- Speaker #0
C'est la fin ! Eh, il a les cheveux mouillés, alors pas dehors, hein, pas dehors ! En effet de jouer au football !
- Speaker #1
Vous avez peur de quoi ? Vous êtes dans des quilles ?
- Speaker #0
Pas chacun son tour, c'est tout le monde ensemble.
- Speaker #1
C'est là où l'ADN Foot est très puissant.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast ADN Foot. Durant chaque épisode, mon invité parle de son amour pour le foot, de son enfance à aujourd'hui... mais aussi de son activité professionnelle si cette dernière s'articule autour du football. C'est Brams au micro et je vous invite à découvrir ce nouvel épisode d'ADN Foot dans lequel j'ai le plaisir de recevoir Thierry, supporter de l'équipe de France et suiveur de l'équipe de France dans les compétitions internationales. Bienvenue à toutes et à tous dans un nouvel épisode d'ADN Foot. Alors on est au mois de mai, on est sur une année paire, donc qui dit mois de mai et année paire dit forcément... compétition internationale en approche. Alors cette année, vous le savez, c'est la Coupe du Monde qui a lieu aux Etats-Unis. Et donc, pour ce nouvel épisode d'ADN Foot, j'ai voulu mettre en avant les personnes sans qui les équipes nationales ou les clubs ne seraient pas grand-chose, c'est-à-dire les supporters. Donc j'accueille, j'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Thierry, supporter de l'équipe de France. Alors bonjour Thierry.
- Speaker #1
Bonjour Brahim.
- Speaker #2
Bienvenue dans ADN Foot.
- Speaker #1
Merci, merci.
- Speaker #2
Alors pour commencer Thierry, rituel d'ADN Foot, je vais te demander simplement de te présenter auprès des auditrices et des auditeurs qui ne te connaîtraient pas encore.
- Speaker #1
Bonjour tout le monde, je m'appelle Thierry Noël, je suis franco-mexicain, mon père était français, ma mère est mexicaine et je suis né à Mexico. Et je suis venu habiter en France en 2008, c'est-à-dire à mes 18 ans et je partage la passion du foot. Je suis le Mexique et la France parallèlement.
- Speaker #2
La richesse d'une double culture, aussi bien dans la vie de tous les jours que dans le football. Justement, en parlant de football, Thierry, première question, est-ce que tu te souviens de ton premier souvenir de football ?
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, ça remonte au Mexique, un très bas âge. J'ai commencé par regarder tout simplement des dessins animés avec Capitaine Tsubasa, les matchs de la ligue mexicaine avec Chivas, Cruz Azul, America. C'est un souvenir assez lointain, mais qui m'a quand même assez marqué. Et le foot est assez présent au Mexique, donc ça fait partie de mon enfance depuis tout petit.
- Speaker #2
T'as vite été contaminé en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et là, il échappe mais en fait.
- Speaker #2
Justement, ça nous permet aussi de discuter d'une autre culture foot. Le foot au Mexique, c'est comment ? C'est vraiment très, très, très populaire. Vraiment, les gens sont très passionnés.
- Speaker #1
Oui absolument, c'est passionnel. Les gens défendent leur couleur avec leur vie pratiquement. Il y a des rivalités un peu partout. Le Mexicain est assez passionné par le foot. C'est le sport national d'ailleurs.
- Speaker #2
D'accord. On va faire une petite parenthèse vite fait comme ça, ça sera fait. Qui dit championnat du Mexique et forcément pour les Français dit André-Pierre Gignac. Moi, je voudrais juste que tu nous expliques, parce que peut-être en France, on ne se rend pas bien compte de la popularité de ce joueur dans le championnat mexicain, au Mexique en fait.
- Speaker #1
C'était tout un phénomène en fait, je me rappelle à l'époque. D'ailleurs, en fait, le problème, c'est que le championnat mexicain n'est pas très regardé. Et il n'y a pas beaucoup de grands joueurs qui y vont, bon, à part quelques exceptions par le passé. Mais lorsque Gignac a été annoncé pour les Tigres, ce fut un phénomène, quoi. Je veux dire, les gens s'en ont eu fou. Ils sont allés l'accueillir à l'aéroport en masse. Il y avait énormément de gens qui étaient très attentifs à ce qu'il allait faire. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a aussi beaucoup d'étrangers qui viennent au Mexique et qui forcément ne sont pas sages et ne sont pas très importants. Mais Gignac est rapidement devenu une légende. Aujourd'hui, ça fait 11 ans qu'il est là. Il vient de quitter Tigres pour son dernier match. Et les gens l'adorent. C'est arrivé à un point, pour te dire. où les gens appellent leurs enfants Gignac. Pas André-Pierre, mais directement Gignac-Pérez, Gignac-Gonzalez, Gignac-Pedro, des trucs comme ça.
- Speaker #2
C'est à ça qu'on mesure la popularité de quelqu'un, puisque je sais qu'il y a des pays en Afrique où les enfants ont appelé leur enfant Platini ou Giresse. D'ailleurs, il y a un joueur qui s'appelait Giresse Cambo à l'époque. C'est vraiment la preuve que la greffe a bien pris entre Gignac et ce pays. Gignac en France, c'était quand même un joueur international, il a joué à l'OM, donc c'était quand même un bon joueur, un très bon joueur. Moi le Parisien je dis ça, mais c'était un très bon joueur bien sûr. Mais c'est vrai que... de façon peut-être un peu péjorative. Quand on l'a vu partir au Mexique, on s'est dit, bon, ben voilà, il est en fin de carrière et tout ça. Et pas du tout, en fait. Il a vraiment créé son histoire. C'est quand même une très belle histoire de foot. Et alors derrière, il y en a d'autres qui ont essayé, notamment Florian Thauvin. Bon, ça n'a pas de gros marché. Donc, c'est la preuve aussi que, comme tu dis, ce championnat est méconnu en France, mais tout le monde ne peut pas y arriver, en fait. Donc, c'est... paradoxalement, le fait que Thauvin n'y arrive pas, c'est une preuve que le championnat n'est pas si facile que ça. Parce que de l'étranger, on a peut-être tendance, quand on ne connaît pas trop, à dire que c'est moins bien. Comme ailleurs, les gens doivent dire que la Ligue 1, comme en Angleterre, ils l'appellent la Farmer League. Qu'est-ce que tu peux nous dire sur le niveau de ce championnat, au niveau technique, au niveau physique ? Est-ce que c'est un championnat que tu as vu évoluer avec les années ?
- Speaker #1
Je pense que le championnat mexicain a toujours été très technique. C'est des joueurs assez rapides. On va dire que ça peut ressembler un peu dans le style de jeu au championnat brésilien. Ce n'est pas très défensif, c'est surtout un jeu spectaculaire. Il essaie toujours de mettre en avant l'émotion, d'aller de l'avant, d'essayer de dribbler, d'essayer de mettre du rythme. Et justement, comme tu disais tout à l'heure, Pas n'importe qui qui réussit au championnat mexicain. D'ailleurs, il y a aussi le cas de Saint-Maximin qui est arrivé une saison et demie et se fuit un flop, malheureusement. Menez aussi, il y a quelques années.
- Speaker #2
Saint-Maximin, ça s'est un peu mal terminé, de ce que j'ai compris, puisqu'il est parti du jour au lendemain suite à un homejacking ou un cambriolage, je ne sais plus très bien exactement. Il a attiré au RC Lens, il y a pire, bien sûr. Donc, effectivement, oui, c'est un championnat qui, je pense, mériterait le coup d'être plus mis en lumière. Et d'ailleurs, dans ce championnat, toi, tu supportes quel club en fait ?
- Speaker #1
Je supporte Cross Assoul, un club de la capitale. Et justement, je faisais partie de l'équipe du centre de formation jusqu'à mes 18 ans, pendant deux saisons d'ailleurs.
- Speaker #2
D'accord, donc tu as touché de près le haut niveau.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Après, à un moment donné, où ça passe ou ça casse, c'est venu le moment de prendre une décision. J'ai décidé de prendre le chemin des études, on va dire.
- Speaker #2
D'accord. Et tu jouais quel poste ?
- Speaker #1
Attaquant de centre. D'ailleurs, pour la dernière saison, j'avais marqué 10 buts quand même.
- Speaker #2
D'accord. Ok. Donc, tu as nourri des espoirs qui, malheureusement, ont été refroidis quand on t'a annoncé qu'on ne te gardait pas, malheureusement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est qu'après les 18 ans, c'était l'équipe de moins de 18 ans. Et forcément, après, ils peuvent garder uniquement trois joueurs. L'entraîneur est venu me voir pour me dire, écoute, il faut prendre une décision. Là, tu n'as pas le niveau pour aller en pro. Et donc, nous, ce que tu conseillerais, c'est plutôt suivre le chemin des études. Je n'ai pas lâché prise. J'ai quand même décidé de partir en France faire mes études et j'ai fait quelques détections en France, notamment avec l'OGC Nice, un club de Saint-Laurent-du-Var. Et j'ai terminé par jouer avec l'équipe de l'université de Nice, de la fac de droit, et également avec l'équipe des enseignants de l'éducation nationale, qui est en régionale. Je ne me souviens pas très bien la catégorie, mais j'ai fait une saison ou deux avec eux.
- Speaker #2
De toute façon, pour... comment dire... même si l'issue n'a pas été celle que tu souhaitais, pour arriver là, en centre de formation où tu étais, bien sûr, c'est que tu avais un niveau qui n'était pas loin du niveau pro, bien sûr. Tu me dis que tu es supporter du Cruz Azul au Mexique, enfin à Mexico. Quels sont les clubs, justement, rivaux dans la capitale ?
- Speaker #1
Écoute, principalement l'Américain. C'est ce qu'ils appellent. Il s'appelle le classique jeune et le classique cojoven. Il y a toujours une rivalité contre l'Amérique. Mais aussi avec Pumas, avec le club de l'Université nationale. D'ailleurs, c'est la finale, c'est ce week-end-là qui arrive. Et ils vont se retrouver face à face, Pumas et Kousassoul.
- Speaker #2
Ok. Et je voudrais savoir, Kousassoul contre l'Amérique. Est-ce que c'est sociologiquement, est-ce que c'est un peu comme, vraiment c'est une comparaison large, mais je voudrais juste comprendre, est-ce que c'est un peu comme River Plate et Boca Junior, à savoir un peu l'équipe du peuple et un peu l'équipe, je ne veux pas dire de la bourgeoisie, mais un peu des gens aisés ?
- Speaker #1
Pas vraiment, parce que tu as toutes les classes sociales qui suivent l'Américain. On va dire que c'est le club populaire, le club qui a gagné le plus de titres. Je pourrais le comparer un peu à... Real Madrid et Atletico.
- Speaker #2
D'accord. Ok, je vois.
- Speaker #1
Parce que Real Madrid est le club le plus titré. Kroos Assoul, d'ailleurs, a perdu beaucoup de finales à la dernière minute. Ils finissent deuxième. C'est un peu la comparaison que je peux faire avec l'Atletico du moins.
- Speaker #2
D'accord. Oui, oui, l'Atletico et le Real qui sont deux grandes équipes qui ont bien leur identité propre, effectivement, et qui sont chaque année... Le Real a plus souvent le... le dessus sur l'Atletico, mais l'Atletico est toujours là en Ligue des Champions, dans les trois premiers, dans les quatre premiers. D'accord. Et donc, pour revenir à la naissance de ta passion du foot, puisque tu supportes l'équipe du Mexique et l'équipe de France, je voudrais savoir comment est arrivé progressivement ton amour pour l'équipe de France, parce que juste pour répéter, je ne sais plus si on l'a dit ou pas, mais... Donc, ton père était français, ta mère est mexicaine et donc forcément, c'est la double culture à la maison. Comment tu as commencé à suivre cette équipe de France ?
- Speaker #1
Écoute, mon père était fanatique du foot français, pareillement depuis son bas âge. Et à l'époque où il est arrivé, il n'y avait pas beaucoup de couverture, on va dire, de la ligue française ou des matchs où l'équipe de France jouait, à part bien sûr l'Euro, la Coupe du Monde. Donc moi, ce que je regardais le plus souvent, c'était les matchs de la Ligue mexicaine. Après, bien sûr, quand il y avait un événement important comme ce fut la Coupe du Monde 98, on suivait un peu plus de près la France. Mais de part, on va dire l'influence footballistique qu'on a au Mexique, j'étais plus supporter bien sûr du Mexique, mais aussi du Brésil. Il y a toujours eu cette affection pour l'équipe brésilienne de la part du peuple mexicain et j'en faisais partie. Et d'ailleurs, en 98, on s'est rendu à Paris pour les vacances d'été et on suivait de très près les matchs de l'équipe de France. Et je m'appelle très bien du moment de la finale où on s'est retrouvé dans un petit bar bistrot du 16e arrondissement de Paris à regarder la finale. D'ailleurs, jusqu'à ce moment-là, j'étais fervent supporter du Brésil.
- Speaker #2
Le match a dû être difficile alors.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. D'ailleurs, je finis par pleurer. J'étais un peu triste que l'équipe du Brésil ait perdu 3-0. Et c'est à ce moment-là qu'il y a eu un clic dans ma tête.
- Speaker #2
Qu'est-ce qui t'a fait basculer alors ?
- Speaker #1
Déjà, premièrement, je voyais la passion de mon père. Il était excité par le résultat de l'équipe de France. Il suivait tous les matchs, on regardait que ce soit dans la rue, les télé-bistrots ou autre, on suivait de près. Et quand je vois qu'il y a cette communion, on va dire, entre l'équipe de France, les gens dans la rue, les supporters, j'ai ressenti cette ambiance où il y avait tout le monde dans les rues, les gens qui étaient unis, qui étaient là à faire la fête, célébrer la victoire de l'équipe de France. Et à mon père, il me dit, écoute, mon petit gars, tu n'as pas à être triste, on est champions du monde. Là, il y a eu un... clique dans la tête, j'ai dit mais oui, qu'est-ce que fait supporter le Brésil si la France fait partie de ma culture et je me sens en partie de cette communauté maintenant.
- Speaker #2
D'accord. Alors, il faut préciser qu'effectivement, ton papa n'a pas toujours vécu au Mexique. Il était en France et il est allé au Mexique. Après, il est devenu prof de français. C'est ça ?
- Speaker #1
T'es arrivé au Mexique à l'âge de 26 ans, tantouiste. D'ailleurs, il voulait découvrir le pays et il tombait amoureux. Ensuite, il a rencontré une Mexicaine qui fut ma mère et ils se sont mariés. Il n'a plus quitté le Mexique, il est resté 26 ans là-bas.
- Speaker #2
D'accord. Et oui, donc du coup, ce qui fait que toi, pendant les vacances d'été, tu viens en France. Et ce qui fait que tu es au bon endroit au bon moment, parce que c'est le premier titre de champion du monde de l'équipe de France dans son histoire. Et toi, tu vis ça. à l'âge de 8 ans, dans les rues de Paris, ça devait être magnifique quand même.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En plus, je me rappelle bien, on m'avait acheté un maillot de Zidane, et quand je le portais dans la rue, les gens m'interpellaient. Ah, Zidane, le petit Zidane, ouais, ouais. Parce que le ballon, j'avais toujours mon ballon à la main, je jouais un peu dans la rue avec les autres, comme avec les autres enfants, ou simplement me baladant, et les gens m'interpellaient. Donc ça aussi, ça m'avait... Ça m'a marqué, je me suis dit, tiens, c'est sympa l'ambiance qu'on peut vivre ici. Ça m'est resté à l'esprit.
- Speaker #2
Et puis, c'était le début d'une équipe qui a régné sur le foot pendant, j'allais dire, 4 ans. Bon, la Coupe du Monde 2002 a été un peu compliquée, bien sûr, mais l'Euro 2000, ça a été, je crois, encore une meilleure équipe que celle de 1998. Donc, dans la foulée, tu avais 10 ans à l'Euro 2000. Et là, l'équipe de France, en plus, dans un scénario fou, gagne cette finale. Donc là, déjà que tu as été piqué en 1998, mais là, en 2000, c'est la potéose, en fait.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et d'ailleurs, je ne pensais jamais que j'allais voir un match de l'équipe de France en vrai dans un stade. Ça a commencé à se développer dans ma tête. C'était un rêve d'enfant que j'ai pu accomplir quelques années plus tard. Après, je n'ai pas pu assister à une Coupe du Monde avant 2014. C'est toutes ces années-là qui m'ont marqué, qui m'ont permis de construire ce rêve. Oui,
- Speaker #2
parce que tu... Tu quittes le Mexique en 2008, à l'âge de 18 ans, donc on en parlera après. Mais du coup, c'est vrai que ce qui est un peu, comment dire, je ne veux pas dire paradoxal, mais un peu différent des autres supporters de l'équipe de France en règle générale, c'est que tu vis ta passion à distance, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et il y a aussi un souvenir, justement, de la Coupe du Monde 2010, par exemple. où l'image de l'équipe de France était assez dégradée, on va dire. Et malgré ça, moi, je gardais cette affection aussi pour l'équipe française. Et le problème, c'est quand j'ai commencé à voir que les supporters en général méprisaient le Mexique, méprisaient l'Uruguay, méprisaient l'Afrique du Sud, je commençais à avoir un petit sentiment de revanche. Donc, je ne vais pas te cacher que quand il y a eu le match France-Mexique... 2-0. J'étais assez content que le Mexique l'emporte sur ce match. Parce que peut-être tout ce qu'on a vu.
- Speaker #2
Un match qui est rentré dans l'histoire pour d'autres raisons. D'ailleurs, on est en plein. Là, au moment où on enregistre, c'est le moment où le reportage sur Netflix est sorti en France. Alors, je ne sais pas si en Espagne, c'est le cas. Mais puisque tu viens à Madrid actuellement. En France, il y a le reportage justement sur Naïsna. Ce n'est pas très reluisant tout ça. mais... Malheureusement, quand on est supporter, il y a des hauts, il y a des bas. Alors là, c'était un bas vraiment, vraiment, vraiment, vraiment très bas parce que c'était fou ce qui s'est passé cette année-là. Mais bon, après la pluie, vient le beau temps, comme on dit. Donc, je disais, tu as vécu jusqu'en 2008 au Mexique. Donc, tu nous as expliqué que malheureusement, au centre de formation, tu n'as pas eu l'issue que tu souhaitais. donc tu as décidé à ce moment-là de... de prendre la décision de partir vivre en France, dans le sud de la France, du côté de Nice. Vous êtes venu en famille ou tu es venu tout seul ? Ça s'est passé comment ?
- Speaker #1
Je suis venu avec mon père.
- Speaker #2
Venu avec ton père ?
- Speaker #1
Mon père paternel habitait à Mandelulana-Pau, qui est à 40 minutes de Nice. D'accord. Et je voulais essayer de le suivre et essayer de poursuivre mon rêve, mais tout en gardant de côté aussi, côté études.
- Speaker #2
Bien sûr, bien sûr. Malheureusement, le football professionnel, c'est beaucoup de... Merci. Beaucoup de candidats et peu d'élus, donc c'est important effectivement de garder l'option étude parce que malheureusement, on n'arrive pas toujours au fin qu'on voudrait. Et donc, on va faire un petit bond en avant puisque tu nous as expliqué il y a un instant que tu n'avais jamais vu de masse de l'équipe de France en direct dans le stade. C'est quelque chose que tu souhaitais faire ? Depuis longtemps avec ton père qui t'a transmis la passion du foot, l'amour du foot, l'amour de l'équipe de France. Et arrive donc ce match amical avant la Coupe du Monde 2014 à Nice. Donc c'était le match France-Paraguay qui s'est terminé sur le score de 1 partout. Quels souvenirs tu as de ce match ?
- Speaker #1
Écoute, premièrement, c'était difficile de convaincre mon père de nous rendre au stade. Parce qu'il faut savoir que lui, malgré sa passion et à quel point il aimait le foot, Mon père était réticent d'aller dans l'Estad. De par tout ce qui était dit, tout ce qui arrivait parfois entre supporters, les bagarres, mauvaises ambiances ou autre. Il était assez réticent. Donc déjà, je commence par lui annoncer la chose. Bon, papa, il y a l'équipe de France qui vient. Est-ce que tu voudrais qu'on aille tous les deux ? J'essaie de le convaincre. Et finalement, il accepte. Et c'était la première fois qu'on se rendait au stade tous les deux, d'ailleurs. Merci. pour voir l'équipe de France pour la première fois. C'était au stade de Nice et je me rappelle, c'était un très beau souvenir parce que finalement, il a bien aimé, tout s'est bien passé, il n'y a pas eu d'incident ou de choses, on va dire, qui pourraient... le refroidir pour une prochaine fois. Et on a gardé tous les deux un très bon souvenir de l'ambiance qu'on a vécue, de l'équipe de France de 2014 également, parce que l'image avait complètement changé. Il y a eu un 180 degrés et on était complètement fans.
- Speaker #2
D'accord. Alors en 2014, c'était déjà le nouveau stade ou c'était l'ancien stade duré ?
- Speaker #1
C'est déjà le nouveau stade.
- Speaker #2
C'est déjà le nouveau stade, d'accord.
- Speaker #1
Ils avaient des courses pour l'Euro 2016,
- Speaker #2
Bien avant, en fait. D'accord. Donc là, il a pu se rendre compte, effectivement, que généralement, pour les matchs de l'équipe de France, c'est très rare qu'il y ait des débordements. Ça, c'est plutôt malheureusement quand il y a des clubs rivaux ou qu'il peut y avoir des bagarres ou des choses dans le genre. Et effectivement, l'ambiance de l'équipe de France, c'est une ambiance assez familiale. Des groupes de supporters qui sont là pour mettre l'ambiance, qui suivent l'équipe de France. Il y a les Irrésistibles Français, qui sont le groupe de supporters les plus connus, qui sont souvent là pour mettre de l'ambiance. Il y a aussi le club des supporters de l'équipe de France. Il y a aussi le groupe dont tu fais partie qui s'appelle les Baroudeurs du Sport. Voilà, j'ai triché, j'ai lu sur ma feuille. Généralement, oui. les supporters de l'équipe de France, les matchs de l'équipe de France se passent très bien. Et donc, vous avez cette première expérience à Nice. L'expérience suivante, c'est laquelle ?
- Speaker #1
L'Euro 2016.
- Speaker #2
Quel match ?
- Speaker #1
On s'est rendu au match de la demi-finale entre la France et l'Allemagne.
- Speaker #2
Selon les joueurs, l'ambiance la plus incroyable de cet Euro pour les matchs de l'équipe de France. Moi, ce genre de moment, j'adore ça en fait. l'avant-match ? On est excité, on est content de vivre ça ensemble, on y réfléchit des jours à l'avance. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'était une décision qu'on avait prise avant de savoir que la France allait arriver en demi-finale parce que déjà on spéculait un peu sur le fait que la France pouvait aller jusqu'en finale et que ce match allait se jouer à Marseille qui était à 1h30 de route de chez nous. Donc, on a tout bien préparé à l'avance. Et le jour Jui est arrivé. Écoute, c'était toute une expérience. Je veux dire, on a pris la voiture, on s'est rendu quelques heures avant pour vivre un peu l'ambiance qu'il y avait aux abords du stade. C'était complètement bondé. Et c'était une ambiance de fête également qui me rappelait vachement l'ambiance de 2098, en fait. D'accord. Et pas mal de surprises. Je portais dans la rue des pétards, des gens qui criaient, qui animaient. Bonne ambiance tout de même, mais assez impressionnant.
- Speaker #2
Et donc, le déroulé du match, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Très émotif, parce que je me souviens que pour moi, c'était un moment important parce que je vivais ça avec mon père. Et il n'avait jamais vu un match de l'équipe de France en compétition officielle. C'était la première fois, ce n'était pas n'importe quel match. On avait réussi à avoir des bonnes places également, très près, très proche du terrain. Et lorsque la France mène, commence à mener, on n'arrivait pas à le croire. Et d'ailleurs, je me souviens de chanter la Marseillaise côte à côte de mon père. C'est un moment unique. C'est un moment que je vais garder gravé dans ma tête jusqu'à ma mort.
- Speaker #2
Moi, je me mets à ta place. Je me mets à ta place et je me dis, ce petit garçon qui était au Mexique, qui supportait les Bleus à des milliers de kilomètres, qui n'attendait qu'une chose, c'est aller voir un match au stade, voir l'équipe qui supporte. Là, tu y es avec ton père qui t'a inculqué la passion du foot pour une compétition à domicile et pour une demi-finale, en plus contre l'Allemagne, vraiment l'adversaire que la France voulait battre depuis très longtemps parce qu'il y a un historique. Les France-Allemagne sont toujours très épiques, comme on dit. Donc, l'équipe de France ouvre le score. Comment se passe la deuxième mi-temps ? Parce que l'équipe de France ouvre le score en première mi-temps, en fin de première mi-temps, il me semble. Et donc, comment la deuxième mi-temps ? On se range les ongles, on est confiants.
- Speaker #1
C'était assez tendu, quand même. Je ne vais pas te cacher qu'on retoutait l'Allemagne. Et on gardait un peu en tête, à toutes ces fois, on s'est fait battre par les Allemands, le fait qu'ils venaient d'être champions du monde également deux ans auparavant, et qu'on s'était fait sortir par eux. Donc on les redoutait jusqu'à la fin. Mais venu le deuxième but de Griezmann sur la fin, là c'était la libération totale. Là, j'étais en larmes complètement d'avoir vécu ça avec lui, de voir un moment historique, de voir l'équipe de France aller en finale. C'était acté. Quand il y a eu le 2-0, on s'est dit c'est bon.
- Speaker #2
Oui, il y a ce petit tour de passe-passe de Pogba sur le côté de la surface de réparation qui fait mine de faire un petit geste et qui arrive à s'entrer. C'est le gardien Neuer qui intervient, mais qui ne maîtrise pas trop le ballon. Ça tombe dans les pieds de Griezmann et là, c'est le deuxième but. Et avoir deux buts d'avance pour la France contre l'Albanie, ce n'est pas toujours synonyme de victoire. Donc effectivement, à la fin du match, je me souviens également que c'était assez tendu. Et donc, coup de sifflet final, j'imagine que là, c'est la délivrance.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Comme je te dis, j'étais en larves, j'ai pris mon père dans mes bras. Et je l'ai vu aussi dans ses yeux, cette joie. Ça avait un goût différent. Ce n'était pas la même chose que de le voir. à la télé et dire, voilà, c'est bien content de le voir en vrai, d'être avec lui et voir comment il était aussi, lui, assez touché par cette victoire de l'équipe de France. Et d'ailleurs, c'est marrant parce que pour la petite histoire, il y a un monsieur qui était derrière nous et il nous a regardés un peu dans le match, on s'est parlé vite fait et quand la France se qualifie, il me touche le bras et me dit, ouais, t'es content ? La France, c'est un Anglais d'ailleurs. La France est en finale, t'es content ? Oui, bien sûr, j'adorerais aller au match. Là, c'est ton jour de chance. J'ai un billet pour la finale à Paris et je ne vais pas m'en servir. Si tu le veux, je te le rends à prix coûtant. Là, je ne pouvais pas le croire, mais je l'ai pris dessus. Je lui ai dit, vas-y, donne-moi le ticket, je te le paye. Et je me retrouvais enfin aussi en route pour la finale de l'Euro à
- Speaker #2
Paris. D'accord, donc tu as assisté à la finale aussi ?
- Speaker #1
Oui, aussi.
- Speaker #2
Mais seul, par contre.
- Speaker #1
Oui, cette fois, seul. D'accord. Il n'y avait qu'une seule place.
- Speaker #2
Écoute, on a un point commun, puisque j'étais dans le stade, moi aussi, ce jour-là. J'étais derrière. Écoute, ce n'est pas dur. La frappe d'Eder, elle est pile en face de moi. Je la vois partir et je me dis non. Et puis bon, elle y va. Elle y va et puis elle rentre, malheureusement. C'est le destin, c'est comme ça. On parlait de Gignac en début d'épisode. À quoi ça tient un destin en équipe de France ? Parce que si Gignac marque ce jour-là, peut-être que le Portugal ne revient pas derrière. Et il inscrit son nom dans le palmarès de l'équipe de France dans une finale. On s'en rappelle tous de ça. Même lui disait que, par la suite, ce poteau n'a pas encore quitté son cerveau. C'est vraiment difficile pour lui. De passer à autre chose. Et puis nous, dans le stade, on était déçus. Bien sûr qu'on était déçus.
- Speaker #1
Surtout que là, il aurait fait taire tous ses détracteurs. Parce que là, c'était sa première saison au Mexique où tout le monde parlait de son niveau allait baisser. Ça n'allait pas être un bon changement pour lui. Il était assez critiqué. Et là, ça l'aurait délivré, ça aurait fait taire tout le monde. Alors, heureusement, c'est comme ça.
- Speaker #2
Alors, je ne veux pas dire que moi, j'étais un détracteur, parce que je n'étais pas un détracteur de l'Iniac. Je n'étais pas un supporter, mais je n'étais pas un détracteur. Mais c'est vrai que, comme je te disais tout à l'heure, nous, on a nos visions un peu auto-centrées. Nous, on s'est dit, quand il est allé là-bas et tout ça, bon, on s'est trompé. Et effectivement, les plus cruelles défaites font apprécier les victoires qui suivent. Et forcément, en 2018, on était aux anges. Comment tu l'as vécu cette Coupe du Monde 2018 ?
- Speaker #1
D'ailleurs, pour résumer, c'était le meilleur voyage de ma vie. Je suis parti en Russie avec ma copine de l'époque. On est resté un mois entier. Logistiquement parlant, c'était assez compliqué, mais on a réussi à suivre les deux équipes. On est allé aux quatre matchs de l'Aïméxip en phase de poule. On a suivi la France à partir du troisième match de phase de poule contre le Danemark jusqu'en finale. D'ailleurs, on était en finale avec... J'ai vu la naissance de mon groupe de supporters d'ailleurs. Les gens qui étaient à côté de moi en tribune, ce sont les fondateurs de notre groupe que s'appelle aujourd'hui les Barreaux d'Heures du Sport.
- Speaker #2
D'accord, donc tu as eu la chance d'assister à cette finale.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #2
D'accord, magnifique.
- Speaker #1
C'était un souvenir aussi incroyable de pouvoir le vivre comme ça, de près, vraiment, avec quelques mètres de distance du terrain. Et surtout que ce jour-là, je me rappelle, on n'arrivait pas à le croire. Parce que la France a pris le dessus très rapidement et on aurait presque dit que c'était facile pour eux.
- Speaker #0
C'est un match qui nous a fait rêver, tout simplement.
- Speaker #1
C'était très clinique. On a l'impression que dès qu'il y avait une offensive, ça rentrait. Il y a Hugo Lloris qui nous a un peu fait peur à la fin. Ça lui coûte d'ailleurs le prix du meilleur gardien du tournoi. Puisque là, c'était un peu compliqué. C'était un peu compliqué. Et puis les détracteurs de l'équipe de France, pour chambrer un peu, disait que les dieux n'étaient pas contents de cette victoire puisque la remise de la coupe s'est faite sous un orage tu devais être dessous de toute façon assez incroyable mais bon vous avez vécu vous avez fêté ça sur place quand même après le match, ça s'est passé comment ?
- Speaker #0
En fait on n'a pas bougé d'un poil quoi, je veux dire même si il a commencé à pleuvoir à Torrent je me rappelle on avait une petite ardoise pour faire passer des messages à la télé, on s'est couvert avec ça on a mis euh la veste, mais on n'a pas bougé. On était là, on voulait regarder absolument tout ce qui se passait sur le terrain. De toute manière, avec l'émotion, même si on avait froid et tout, peu importe, on voulait être près des joueurs. Les joueurs sont venus aussi nous remercier. On a vécu ça en direct. C'est tout simplement magique. Je me rappelle qu'en sortant du stade, tout le monde voulait le maillot de l'équipe de France. Et on s'est regroupés avec une trentaine d'autres supporters. On a pris les transports en commun. On est allés fêter ça. Premièrement, à la Casa Bleue.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'était organisé par l'ambassade de France. Là, on s'est retrouvés avec la plupart des supporters français. C'était la fête, une bonne ambiance. Mais on a voulu continuer un peu dans la rue, aller dans les endroits iconiques. On s'est retrouvés avec une trentaine de supporters sur la place rouge de Moscou, à chanter, à animer. D'ailleurs, pour être... 30 supporters, on faisait pas mal de bruit.
- Speaker #1
Oui, mais quand il y a une victoire comme ça, tu es un peu dans un état second. C'est tellement que des émotions positives que c'est magnifique. Tu aurais envie que toute la vie soit comme ça tous les jours. Après, arrivé le Covid, bien sûr, l'Euro 2021 a été un peu particulier. Est-ce que tu es allé au Qatar en 2022 ?
- Speaker #0
Oui, je suis allé aussi à l'Euro en 2021 au Qatar. Et là, pour la petite histoire, j'ai battu mon record personnel de match en Coupe du Monde. J'ai passé à 29 matchs dans toute la compétition au Qatar.
- Speaker #1
Ah oui, incroyable. Parce que là, on parle de l'équipe de France, mais évidemment, tu suis aussi l'équipe du Mexique en parallèle, bien sûr.
- Speaker #0
C'est ça. Et comme bon passionné du foot, si je peux me permettre de voir un match intéressant, pour l'anecdote, on est là. Et je me rappelle que le groupe du Mexique était, on va dire, le voisin de l'équipe de France. D'ailleurs, ils pouvaient se rencontrer en huitième. Donc forcément, quand il y avait un match du Mexique ou de la France, une heure après, il y avait le match du Mexique ou l'inverse. Du coup, il fallait courir entre les stades. Je me souviens, j'avais pris deux parties cinq minutes avant pour arriver cinq minutes en retard au prochain match. Mais on prenait un Uber et en 15-20 minutes, on était là.
- Speaker #1
Alors, cette Coupe du Monde au Qatar a été beaucoup décriée, bien sûr. Elle a été décalée en hiver. On prenait question d'environnement. Il y a eu beaucoup de détracteurs. Elle avait un avantage visiblement, c'est que la proximité des matchs, la proximité des stades, pardon, faisait que les supporters avaient l'impression que c'était presque une ville dédiée à la Coupe du Monde. Et du coup, l'ambiance était particulière, puisque beaucoup de proximité là-dedans.
- Speaker #0
C'est comme si la Coupe du Monde s'était déroulée en région parisienne.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
La totalité des matchs en région parisienne. Et du coup, ça permettait de voir beaucoup de matchs, de rencontrer des supporters d'autres équipes et de voir l'ambiance qu'il y avait. Mais je ne vais pas te cacher que l'ambiance était un peu moins bien qu'en Russie. Il y avait beaucoup de gens qui étaient réticents à se rendre au Qatar de par tout ce qui s'est dit. Justement, les critiques, la logistique, c'était assez loin quand même. Le prix des hôtels. On s'est retrouvé dans des espèces de maisons préconstruites, d'appartements dans le plein milieu du désert, à 45 minutes du centre de Doha, à 200 euros la nuit. D'accord, oui. Ce n'est pas non plus donné.
- Speaker #1
supporter de l'équipe de France alors on y viendra dans la suite du podcast en termes d'organisation et tout ça c'est la passion mais c'est aussi beaucoup de moyens humains et beaucoup de moyens financiers mis au service de cette passion c'est
- Speaker #0
ça et surtout quand moi je me suis dit t'es passionné, c'est un moment unique c'est quelque chose qui ne va pas se répéter on ne reverra plus jamais une Coupe du Monde dans un seul pays avec une euh... une telle proximité d'un stade à l'autre. Donc, il faut y aller. Il faut y aller. En plus, on était champions en titre. Il fallait forcément représenter son pays.
- Speaker #1
Représenter tes deux pays en plus te concernant. Alors, du coup, j'imagine que tu as assisté à la finale. Oui.
- Speaker #0
D'accord. Et c'est d'ailleurs grâce à mes amis de Baroudeur du Spé... sport que j'ai pu m'y rendre, parce que c'était assez compliqué quand même d'avoir des billets. Et je partageais mon histoire avec eux par rapport à ce qui s'était passé avec mon père cette même année. Et ils ont réussi à me trouver une place pour être au premier fil avec eux.
- Speaker #1
Ça nous fait un point commun, encore une fois, parce que j'étais aussi au stade ce jour-là. J'étais avec mon fils. J'étais avec mon fils qui avait 8 ans à l'époque, il me semble. qui avait 8 ans, c'était période de Noël, super cadeau de Noël quand même. Mais moi, ce que je revois, c'est mon fils de 8 ans à l'époque qui éclate en pleurs, mais d'émotions à l'égalisation à 3-3. Il était dans un état, voilà, mais comme tu... Je fais le rapprochement avec toi et ton père, effectivement, parce que tu vis ça en famille, c'est magnifique en fait. Bon, malheureusement... L'issue n'a pas été celle qu'on souhaitait. Je revois encore, on est juste derrière le but, sur lequel Colomoni... Je revois cette balle qui arrive en arc de cercle, elle arrive devant lui, je prends mon fils comme ça, même le voisin, je ne sais plus. Et là, quand il n'a pas marqué, je me suis dit, je crois que le destin est en train de nous échapper. C'était un moment à la fois triste, mais à la fois magnifique. J'imagine que toi, tu l'as ressenti de la même façon.
- Speaker #0
Oui, justement. Comme tu dis, de vivre ça avec ton fils, c'est un moment magique. Peu importe l'issue, au final, c'est quelque chose qui restera gravé dans ta mémoire.
- Speaker #1
Exactement. Ça me permet justement de faire la transition avec ce que moi, je trouve magnifique comme procédé, comme façon de faire. Voilà. Malheureusement, avant l'année de la Coupe du Monde, en début d'année, tu as la tristesse de perdre ton père. Et tu prends la décision. Je trouve ça vraiment magnifique. C'est vraiment très fort de continuer à participer aux événements, aux compétitions internationales des Bleus. Et tu floques ton maillot. à chaque compétition avec le prénom de ton père et l'âge qu'il aurait eu au moment de cette compétition.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Oui, vas-y, je t'en prie. J'allais te demander comment tu as mûri ça, comment tu as eu l'idée de perpétrer la passion de ton père à travers cette situation.
- Speaker #0
En fait, après le succès des Bleus en 2018 et l'expérience qu'on avait vécue à l'Euro 2016, on s'était dit avec papa que ça serait sympa de se rendre au Qatar. tous les deux pour vivre la Coupe du Monde de près. Et malheureusement, début d'année, mais vraiment le 1er janvier, il m'annonce qu'il est malade, qu'il a une tumeur, que ça pourrait être un cancer. Et tant de cinq jours après, mon père est malheureusement décédé. Et moi, à ce moment-là, je suis en choc. Je suis complètement consterné parce que je me suis dit, il n'est plus là. projet de se rendre ensemble au Qatar. Mon compagnon de match n'est plus là. La personne avec laquelle je regardais que ce soit la télé ou au stade de match de l'équipe de France, n'est plus là. Qu'est-ce que je peux faire pour qu'il vienne avec moi ? C'est pour ça que j'ai décidé de lui rendre hommage en l'amenant avec moi de partout, en floquant le maillot avec son prénom. et l'âge qu'il aurait au moment où se déroule le match. C'est-à-dire que mon père est décédé à l'âge de 70 ans. Donc pour la Coupe du Monde du Qatar, je l'ai floqué Michel avec 70, qui est l'âge qu'il avait au moment où il est décédé. et d'une certaine façon c'est pour moi de l'amener avec moi, c'est aussi mon porte-bonheur c'est mon porte-bonheur, je me dis voilà il est là de là où il est il pourra le voir et je sens qu'il m'accompagne, je sens qu'il vit cette expérience je vis cette expérience pour lui, pour continuer notre petite tradition de regarder les matchs de l'équipe de France et d'ailleurs pour... Oui vas-y, je t'en prie Oui. pour l'Euro 2024. Je vais refaire un maillot et cette fois-ci avec Michel, 72. Et pour cette Coupe du Monde au Mexique, je vais faire une petite édition spéciale. Je floquerai deux maillots, un maillot du Mexique et un maillot de la France avec Michel, 74. Et là, tu l'aurais entendu.
- Speaker #1
Écoute, moi, je trouve ça magnifique. Alors, les forces de l'au-delà, on ne sait pas comment ça se passe. Nous, humains sur Terre, il y en a qui y croient, il y en a qui n'y croient pas. Moi, je fais plutôt partie de ceux qui y croient. Je pense que de là où il est, il est très fier et ça doit beaucoup l'émouvoir de voir tout ça. Et tu n'oublies pas la personne qui t'a transmis la passion du foot, avec qui tu as vécu des moments inoubliables. Et moi, je trouve ça... C'est pour ça que... Ton histoire m'a beaucoup touché. Je trouve ça extraordinaire. Je tenais justement à ce que tu abordes ce sujet parce qu'on est dans le cœur de la passion du foot, on est dans le cœur des émotions. Alors effectivement, perdre quelqu'un, c'est d'une tristesse infinie. Mais avec le temps, perpétrer cette mémoire, c'est quelque chose de positif. C'est quelque chose qui, j'imagine, doit t'aider au quotidien. Et à chaque fois que tu... part en compétition, tu as ce petit supplément d'âme en te disant que voilà, qu'il est avec toi. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, je me dis, voilà, il m'accompagne. Et d'ailleurs, lors de la finale, quand on perdait 2-0, je ne suis pas forcément croyant, mais je crois qu'il y a un autre là. Je crois qu'il y a une divinité supérieure. Et moi, je... je regardais le ciel et je disais, mais vas-y papa, aide-nous, là on se fait mener 2-0, on fait quelque chose, si tu étais là, comment t'aurais pris ça, qu'est-ce que t'aurais pensé ? Et tout à coup, on commence à revenir au score, et moi j'étais extasié également, je faillis m'évanouir, tellement j'ai crié de toutes mes forces, et j'ai célébré ça, je faillis m'évanouir lors de l'égalisation. Je me souviens de regarder les ciels et de dire, même si on ne connaissait pas encore l'issue du match, de dire merci papa, c'est là pour toi.
- Speaker #1
Alors Michel, si tu nous entends de là où tu es, tu es intervenu, mais tu nous as fait une petite blague quand même, parce que tu nous as fait croire qu'on allait l'emporter. Et puis finalement, voilà quoi. Donc bon, peut-être partie remise pour la Coupe du Monde 2026 qui approche. Alors on va y venir justement à cette Coupe. du monde 2026, à l'organisation, à tout ce qu'il y a autour d'un supporter de l'équipe de France. Mais juste avant, je voudrais faire une petite parenthèse, parce que tu vis à Madrid, tu es supporter du Real Madrid, donc j'imagine que, parce que tu es supporter depuis assez jeune, donc j'imagine aussi que ça a été une émotion pour toi d'arriver à Madrid et de commencer à côtoyer les tribunes de ce club. quand tu as pu en avoir l'occasion. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. D'ailleurs, quand les gens me demandent qu'est-ce qui te plaît le plus à Madrid, je me dis qu'un week-end quelconque, je peux me rendre au stade Bernabeu pour voir un match du Real. Ça, ce n'est pas n'importe quelle ville qui peut te l'offrir. En plus, j'habite à 15 minutes du stade, donc ça permet de m'y rendre assez souvent, assez régulièrement quand même. Et d'ailleurs, cette passion aussi pour le Hall vient de deux de mes joueurs préférés. Et l'un est Hugo Sanchez, mexicain qui a été cinq fois Pichichi, donc quatre au Réal.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et bien évidemment, Zidane. C'est un bon souvenir d'enfance.
- Speaker #1
Je ne connais pas Zidane. C'est un bon joueur.
- Speaker #0
Il paraît.
- Speaker #1
On risque d'en entendre parler d'ici quelques mois. Et donc, il est arrivé en quelle année à Madrid ?
- Speaker #0
En 2017.
- Speaker #1
2017. Donc, c'est... Oui, c'est en plein dans l'hégémonie des trois ligues de champions d'affilée. D'accord, donc tu arrives à Madrid dans une équipe qui est au sommet. C'est magnifique en fait.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai pu vivre la finale de la Ligue des champions dans le stade de Bernabeu. D'ailleurs, quand l'équipe arrive en finale, Ils proposent aux abonnés, aux socios, des places pour aller voir au Santiago Bernabéu, le match en question sur des écrans géants. Et ce qui est dommage, c'est qu'aujourd'hui, aller voir un match du Real Madrid, c'est devenu plus qu'un match de foot, une attraction touristique.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, c'est assez compliqué déjà pour voir un match à domicile. Alors là, on aurait pu penser que pour avoir un match sur un écran géant, ça n'allait pas être le cas. Et malheureusement, non. Il y a énormément de reventes, énormément de touristes qui s'y rendent. Donc, on a quand même tenté le coup. On s'est rendu au stade avec ma copine de l'époque, justement. Et on n'avait pas de billets. Et devant, tu avais les revendeurs. qui était là en train de guetter les touristes, à proposer des places à 50 euros et plus. Et forcément, on ne voulait pas payer 100 euros pour le voir sur un écran. Ça aurait été autre chose. Il ne me serait plus que de voir l'équipe à domicile. Là, je ne t'en parle pas. Donc, on était un peu déçus. On était sur le point de partir. Et là, je vois une famille qui arrive avec une dizaine d'enfants. Et le papa nous regarde. Et il me dit, vous cherchez des places ? Et je dis, oui. On était calme en train de partir. On est déjà à la route pour le métro. Le match avait débuté depuis cinq minutes. Ils nous regardent, ils nous cherchaient des places. Oui, tu les vends à combien ? Non, non, t'inquiète, venez. Suivez-moi, vous rentrez gratuitement avec moi. Et il nous a fait entrer avec toute sa famille, les enfants, et on s'est retrouvés fil dix, à regarder en plein milieu de l'écran géant la finale. donc ça aussi c'est un bon soutenu ouais ouais incroyable toujours de la chance dans ce genre de situation et oui effectivement comment dire je suis en train de réfléchir je me suis dit tu supportes le club de
- Speaker #1
Cruz Azul qui est en finale cette année du championnat tu supportes le Real t'es arrivé à Madrid et t'as vécu les grands moments même si le Real de toute façon il y a toujours des grands moments avec le Real voilà Les grands moments avec l'équipe de France, donc tu es un supporter de foot comblé. C'est ça. C'est très bien ça. Et donc, pour faire une petite parenthèse sur la situation actuelle, parce que là, tu ne vas pas y échapper, bien sûr. Le Real actuel, le nouveau, entre guillemets, Real Mbappé depuis deux ans. Tu as quel regard sur la situation, notamment en ce moment ? On sort juste de la polémique de Mbappé qui critique ou qui fait de l'ironie parce qu'il est quatrième joueur de l'attaque. Bon, Arbeloa ne va pas rester, bien sûr. C'est Mourinho qui est pressenti. Comment tu analyses ça, en fait ? Tu trouves que c'est trop d'individualité ? Tu trouves que l'esprit d'équipe a été perdu ? Tu as confiance en l'avenir quand même ? Ton ressenti dans toute cette atmosphère un peu particulière ?
- Speaker #0
Déjà, il faut commencer par dire que les supporters du Real Madrid et les socios sont très exigeants. Donc, Tabouette, la meilleure équipe du monde, pour eux, arriver en demi-finale, ce n'est pas assez. Ça m'est déjà arrivé de voir des matchs où l'équipe perd Oumene 3-1, notamment avec Ajax ou avec City en huitième, 2019, il me semble. Et les supporters, carrément, ils commencent à huer les joueurs, à sortir. sortir les mouchoirs en tissu blanc, à les agiter en signal de mécontentement. C'est une équipe qui est suivie à la loupe par les journalistes et tout le temps critiquée. Donc c'est une équipe d'excellence où les supporters en général ne tolèrent pas être deuxième. De vrai, le Madrid, c'est une équipe où il faut être champion tous les ans.
- Speaker #1
Donc les deux dernières saisons ont dû être assez difficiles à vivre.
- Speaker #0
C'est ça. Et les gens, ils oublient vite. Et le souci avec le Real, c'est que quand tu es au-dessous d'une finale ou d'être champion, ça ne va plus. Et là, il faut se rendre compte que c'est une équipe de transition, j'ai envie de dire. C'est une équipe qui est en train de se transformer. On a eu une époque dorée avec trois Champions League d'affilée, une hégémonie sur toute l'Europe et en Espagne. Et tout à coup, tu te retrouves avec une nouvelle génération de joueurs. des nouvelles recrues, tu as un nouvel entraîneur, donc forcément, tu ne peux pas espérer avoir une équipe au meilleur de sa forme avec les circonstances actuelles. Moi, dans mon cas particulier, je suis assez compréhensif, je me dis, bon, voilà, c'est une deuxième année où on est en train de changer de façon de jouer, de jours qui arrivent. d'entraîneur, donc on ne peut pas non plus espérer être champion chaque année, mais je pense que ça va venir avec un peu plus de stabilité. Et aussi, j'aimerais parler sur le cas pour Mbappé, parce que j'ai l'impression que depuis qu'il a été mentionné pour aller au Réal, les gens n'arrêtent pas de lui taper dessus. T'as beau dire quoi que ce soit ou un bon match du joueur, forcément, c'est parce que l'équipe en face n'était pas au niveau. C'est toujours, comment dire, mépriser la performance. Et j'ai l'impression que là, dernièrement, ils essayent de responsabiliser Mbappé de tout ce qui arrive au Real Madrid. Ce qui me paraît injuste parce que oui, forcément, il y a des tensions. Forcément, il y a peut-être des malentendus entre les joueurs et des frictions avec l'entraîneur. Mais c'est pas... toute la faute d'Empapé, mais bon, c'est le prix à payer d'être une star mondiale avec deux finales de Coupe du Monde à son compte.
- Speaker #1
Alors, moi, je suis un peu plus mitigé que toi, parce que moi, je l'ai vécu à Paris, évidemment, sous mes yeux. Alors, évidemment qu'avec ce joueur, tout est scruté, c'est sûr. Tout est scruté, tout est interprété, tout est... Voilà, il n'a pas le même destin que les autres, parce que tout est scruté. Deuxième chose, il arrive dans une équipe qui vient de gagner la Ligue des Champions et qui vient d'être championne d'Espagne donc là effectivement le défi est assez relevé, bon il a toujours rêvé du Real Madrid, nous en tant que supporters de Paris on savait qu'à un moment ou à un autre il allait partir il est resté 7 ans à Paris c'est logique qu'à un moment donné il ait envie d'autre chose aussi bien sûr après le problème d'Mbappé pour moi c'est la volonté de trop maîtriser sa communication Il veut... tout maîtriser. Et du coup, ça perd une certaine spontanéité. Par exemple, avant de partir de Paris, il va faire son barbecue avec les membres du cup, du groupe de supporters. Il y a beaucoup de com, tout le temps de la com, tout le temps de la com. Le problème, c'est que d'un côté, je suis d'accord avec toi, c'est qu'il est... On met tout sur lui. Mais parfois, il a la maladresse ou je ne sais pas si c'est volontaire ou involontaire. J'ai l'impression que lui, il veut toujours faire bien. En fait, je n'ai pas l'impression que c'est quelqu'un qui est animé d'une certaine volonté de mal faire ou de marcher sur les autres. Ou je pense que lui, quand il parle, c'est sincère. Mais quand il est sincère comme ça, parfois, il est maladroit. Quand il arrive en conf et qu'il dit qu'il est quatrième derrière les trois autres attaquants. Bon, Vinicius, OK, mais les deux autres. Bon, il sait pertinemment que c'est ironique ce qu'il dit. Et que pour le coach, bon là, en même temps, il tend aussi le bâton pour se faire battre. C'est un peu... Mais je n'ai pas l'impression que c'est volontaire, en fait. J'ai l'impression que lui, il a envie de communiquer comme ça. Pour lui, il y a un problème, il y a un micro, il arrive, il s'en sert. Et des fois, ce n'est pas du tout interprété comme lui, il aurait voulu. Donc, c'est pour ça que moi, à la fois, je comprends, mais à la fois, des fois, j'ai envie de lui dire, Kylian, fais attention à ce que tu dis aussi. Et il y a aussi ce fameux aspect... Aspect qui rentre toujours en compte dans le jeu, c'est le fameux aspect défensif qu'on demande aux attaquants aujourd'hui. Lui, il n'arrive pas à rentrer dans ce moule-là. Par contre, je suis très curieux, moi, de voir ce que va donner l'alchimie entre Mourinho, si c'est lui qui vient au Real, et Mbappé. Alors là, c'est soit l'amour total et on part pour le règne du Real, parce que Mourinho, on peut beaucoup le critiquer, mais il a une qualité, c'est que quand il arrive, il remet de l'ordre. Ça, c'est clair. Après, quand ils partent, c'est un peu plus compliqué derrière. Mais moi, je suis impatient de voir ce que ça va donner. Je ne sais pas si toi, qu'est-ce que tu en penses de cette éventuelle nomination de Mourinho ?
- Speaker #0
Pour être sincère avec toi, je pense qu'ils n'auraient pas dû le rappeler. Personnellement, je pense qu'il aurait pu y avoir des meilleurs candidats. Si je me rappelle bien, ça ne s'était pas bien fini avec Mourinho. Il est également très polémique. Il y a eu pas mal de soucis avec la presse, avec certains joueurs. Ce n'est pas quelqu'un qui va venir apaiser les choses.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Mourinho, c'est un entraîneur extraordinaire. Franchement, c'est un meneur d'hommes, c'est un tacticien, c'est tout ce qu'on veut. Et il a la faculté de remettre sur pied les clubs. Mais c'est vrai que quand il part des clubs, généralement derrière, ça finit toujours en eau de boudin où il part, comme tu dis. il ne part pas en bons termes avec les présidents ou les supporters enfin bref donc à suivre pour la saison prochaine si c'est bien lui qui signe au Real mais là on parle de la saison prochaine Dans quelques jours quand même, commence un événement qui s'annonce passionnant, même si c'est une Coupe du Monde à 48, ça c'est un autre débat. Justement, je voudrais recentrer le débat sur l'équipe de France, sur ton côté supporter et sur le fait que tu suives l'équipe de France dans toutes les compétitions. Moi, je voudrais parler un peu d'organisation. Comment tu... Déjà, première chose, comment tu fais pour avoir des places ? Car le grand public ne sait pas forcément comment ça se passe en fait.
- Speaker #0
Oui, alors il y a deux chemins. Tu as le chemin près de la Fédération française, tu t'inscris, tu enregistres ton intérêt pour avoir des places. Et là, comme tu dis, c'est tirage au sort, ou bien si tu as de la chance, si tu arrives à entrer dans le portail de vente, tu peux... tu peux acheter des places directement ou bien tu as le chemin d'adhérer à un club de supporters, que ce soit le club officiel de l'équipe de France, le club des supporters FFF, les Irrésistibles Français ou bien les Baroudeurs. Et en fonction de ton ancienneté, l'affiliation que tu as avec eux, tu peux faire ta demande de place, on va dire, de supporter officiel, entre guillemets. et c'est grâce à eux que j'ai pu avoir mes places pour l'équipe de France aussi bien pour la phase de poule que pour les matchs à l'élimination directe après ce qui change et ce qu'il faut préciser c'est que pour les matchs à l'élimination directe c'est des billets conditionnels c'est à dire que si la France avance tu reçois ton billet si c'est pas le cas, t'es remboursé donc c'est surtout et je tiens à les remercier particulièrement particulièrement parce que sans eux, je n'aurais pas pu assister à la finale en 2022. Et c'est grâce à eux que j'ai pu avoir des places pour cette Coupe du Monde. Parce que ce qu'il faut préciser, c'est que malgré le fait que ce soit des places beaucoup plus chères cette année, parce que tu peux voir des billets de phase de poule à 2500 dollars, pays officiel, pas de prix de revente, malgré ça, c'est extrêmement compliqué de s'en procurer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de concurrence où la FIFA est en train de relâcher moins de billets cette année. Mais c'est la fois où j'ai le plus de mal à en acheter. Je veux dire, par exemple, en 2018, sans connaître le groupe de supporters, parce qu'il venait de naître à l'époque, j'ai pu me procurer des billets pour l'équipe de France et pour le Mexique et pour la finale de façon indépendante. Il y a des prix qui étaient quand même raisonnables. Par raisonnable, j'entends... 400 euros pour une place en finale de Coupe du Monde, ou 100 euros une place pour un match de face de poule. Aujourd'hui, une finale, ça va depuis les 6 000 dollars par match. Il y a des matchs, comme je te disais, de face de poule, 2 000, 2 500 dollars, et les gens trouvent ça normal.
- Speaker #1
Donc oui, à ce sujet, moi j'ai fait une petite comparaison, puisque j'étais sur place il y a 4 ans pour la finale. Alors, il y a 4 ans, La place la plus chère est moins chère que la place la moins chère de la finale de 2026. Il y a eu une inflation des prix assez incroyable. D'ailleurs, c'est aussi un sujet chez les supporters de l'équipe de France. Alors déjà, tu as parlé des Irrésistibles, des Baroudeurs du Sport et du club des supporters officiels de l'équipe de France. Moi, je tiens déjà à remercier tous ces groupes de supporters parce qu'ils font un travail magnifique, un travail d'ambiance, un travail de suivi de l'équipe de France. Pour moi, il faut vraiment les mettre en avant, ces gens-là. Ce sont des passionnés qui, justement, dépensent beaucoup pour suivre leur équipe, encore plus cette année. Et ça pose un cas de conscience à certains supporters, que je peux comprendre, parce que les supporters aiment l'équipe de France, mais n'aiment pas beaucoup ce que devient le football en règle générale, à l'image de la FIFA, à l'image des prix qui explosent, à l'image des nouvelles règles, etc. Donc moi, je comprends le cas de conscience des supporters qui se disent J'aime pas ce que ça devient, mais bon, c'est l'équipe de France. Alors, il y en a qui décident de boycotter cette année. C'est leur droit, tout à fait, pour revenir dans deux ans ou dans quatre ans. Et il y en a qui continuent à suivre parce que c'est leur passion, tout simplement. Et eux aussi ont le droit, bien sûr. Donc, ça crée beaucoup de débats au sein des supporters des Bleus. Et donc, juste là, par exemple, pour 2026, t'as prévu pour le moment de voir combien de matchs ?
- Speaker #0
Pour le moment, j'ai... les matchs pour toute la série de la France. Il faut dire depuis la phase de poule jusqu'en finale. J'ai vraiment eu du mal à procurer des billets pour le Mexique parce que forcément étant le pays hôte, presque impossible de s'en procurer donc j'ai réussi à voir après FIFA que j'avais un billet pour le match d'ouverture. Il faut préciser quand même que c'est des prix assez élevés. Le moins cher, je pense qu'il y a eu des moments où ça coûtait un peu moins, mais prix officiel FIFA, on a payé 1200 euros pour un billet en 3ème catégorie, c'est-à-dire tout en haut du stade pour assister au match d'ouverture. Bon, après, il faut préciser que oui, c'est un budget, mais moi, je me dis en tant que Mexicain, en tant que franco-mexicain... C'est un événement qui ne va plus jamais se reproduire. Bien sûr. Ou du moins peut-être dans les prochaines 40 années. Donc il fallait quand même que les gens puissent assister.
- Speaker #1
Il y aura une ferveur sur place, une ambiance des jours avant le match qui s'annonce magnifique. Et puis après, effectivement, c'est un débat. Il y en a qui vont trouver ça très cher. De toute façon, c'est cher. Même pour ceux qui y vont et qui décident d'y aller, ils ont conscience que c'est cher. Après tout, chacun fait ce qu'il veut de son propre argent, bien sûr. C'est une expression un peu bateau, mais quand on aime, on ne compte pas. Alors, quand on a les moyens d'y aller, pourquoi se priver ? Mais du coup, ce que je voulais poser comme question, au-delà des billets de stade, comment tu fais pour gérer l'hébergement, pour gérer les déplacements aussi ? Parce que là, entre les États-Unis et le Mexique, ça s'annonce quand même assez épique.
- Speaker #0
C'est un peu...
- Speaker #1
Comment vous gérez ça à plusieurs, entre membres du club des baroudeurs du sport ? Est-ce que vous arrivez à vous organiser là-dessus ? Je ne sais pas, pour avoir peut-être des hébergements moins chers, j'en sais rien, ou pour réserver à plusieurs ? Il y a quand même, j'imagine, une solidarité, une entraide qui naît pour ce genre de moment.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, dès qu'il y a un bon plan qui est trouvé, c'est partagé parmi les groupes des baroudeurs. Il y a également l'organisation de différentes... Ils ont mis en place un système de bus pour se rendre au stade le jour du match contre le Sénégal, par exemple. On s'organise entre nous. Par exemple, s'il y a quelqu'un qui veut partager un déplacement ou qui veut être dans le même avion, on s'organise. Mais pour être honnête avec toi, cette année, j'ai dû me mettre un peu à l'écart à ce niveau-là. Parce que comme je suis dans une situation particulière à vouloir suivre les deux équipes, Bien sûr. Là, ça va être compliqué, pas d'un point de vue billet, mais surtout logistique. Un billet d'avion qui aurait pu coûter 100 euros entre Mexico et une ville aux États-Unis, par exemple, aujourd'hui, c'est x6, x7. Surtout dans des dates précises, on parle d'un billet aller-retour Mexico-New York pour 700 euros, qui est démentiel pour un trajet comme ça de 4 heures. Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion. Justement, en disant, voilà, je vais laisser à la dernière minute et voir si je peux m'organiser et surtout financer ça. Parce que ce n'est pas donné de faire trois allers-retours si je veux regarder les matchs. Deuxièmement, j'ai uniquement ce match-là pour l'équipe du Mexique. Donc peut-être que j'assisterai à ce match. Et ensuite, j'irai aux États-Unis. Qui sait ? Là, pour le coup, c'est un peu... Je le laisse. Pas au hasard, mais dernière minute. J'ai quand même confiance que les prix vont baisser, parce que déjà la FIFA a annoncé que l'occupation hôtelière n'était pas celle qui était espérée. Et la même chose pour les transports. Après, je suis un baroudeur. Je sais me débrouiller et trouver des moyens pour voyager moins cher. Donc forcément, je trouverai la façon de m'y rendre. Pour l'instant, j'attends parce que ce n'est pas donné, pas donné du tout.
- Speaker #1
C'est la passion du foot, mais c'est un sacré sacrifice financier, effectivement. Qui plus est, dans une période où tout ce qui est fioul, kérosène, essence, on est vraiment dans une période un peu compliquée. Donc, pour moi, ça renforce d'autant plus, entre guillemets, je ne veux pas dire admiration, c'est un grand mot, mais je félicite moi tous ces suspens. supporters qui suivent leur équipe comme ça à travers le monde et j'aimerais bien je ne sais pas si la fédération, si toute l'équipe de France ont vraiment conscience d'avoir la chance d'avoir des supporters comme ça, alors il y en a pour tous les pays bien sûr, mais là on parle de l'équipe de France d'avoir des supporters plein de serveurs, plein de passions qui suivent les bleus partout, parce que cette année c'est vraiment pas évident, alors je ne sais pas si dans 4 ans les prix vont revenir à des valeurs un peu plus raisonnables Voilà, mais non, mais c'est ça ce que je disais tout à l'heure. Moi, les supporters de l'équipe de France, je les ai vus au Qatar, je les ai vus à l'Euro 2016 ou dans les divers matchs qu'il peut y avoir au Stade de France. Ils sont toujours là pour mettre l'ambiance, ils sont toujours là pour être présents. Moi, je les félicite. Et puis là, on parle de ton histoire à toi qui est magnifique. Quand vous vous rencontrez entre vous, c'est aussi des amitiés qui se créent, des histoires que vous partagez. Voilà, donc ça entretient aussi la passion du football. Et moi, je trouve ça très beau.
- Speaker #0
Oui, justement, on a fait un groupe d'amis. Maintenant, ça a commencé comme des étrangers qui étaient assis à côté de nous. Et c'est devenu plus que des amis, une famille. Parce qu'aujourd'hui, ça me fait marrer parce que je ressors des vidéos des matchs de 2018, forcément, où on ne se connaissait pas. et comme j'aime bien faire des selfies ou des vidéos en montrant un peu la tribune je commence à regarder un match et je me dis ah tiens là il y a Olivier tiens là il y a Othman je reconnais des gens qui aujourd'hui sont des très bons amis et qui n'avaient pas beaucoup de connaissances on ne se connaissait pas et je revois les vidéos et ils sont bien là donc c'est des gens qui sont assez fidèles à leur équipe et qui suivent l'équipe de France depuis des années et justement j'allais dire que cette année ça a été plus compliqué la plupart des gens part des gens que je connais ne vont pas assister à toute la compétition. Ils ont été obligés de faire un choix, soit deux matchs au début, deux matchs à la fin parce qu'avec le prix que ça coûte... D'ailleurs, ça va se retourner contre la FIFA parce que déjà, il y a eu le flop hôtelier. Ils attendaient vraiment beaucoup de demandes. Les gens, ils se sont rendus compte que c'était hors de prix et ils n'ont pas la demande qu'ils espéraient. La FIFA a annulé il me semble que 40% des hôtels qu'ils avaient réservés. Les prix des billets en revente commencent à descendre, commencent à baisser. Je pense que la FIFA, en essayant de faire un max d'argent et éviter la revente, la seule chose qu'ils ont provoquée, c'est que les gens ne s'y rendent pas.
- Speaker #1
Je vais faire un parallèle un peu particulier. En fin de mercato au football, mercato d'été, on dit souvent que la dernière journée, c'est les panic buy. C'est que les clubs qui n'ont pas encore recruté. Je pense que la FIFA va être obligée de faire un panique baisse des prix parce que là, à un moment donné, il va falloir qu'ils reviennent à des choses plus raisonnables. Parce que d'une part, ils ont dégoûté les gens et de deux, ils se sont retrouvés, comme tu dis, avec des hébergements, tout ce qu'ils avaient imaginé à moitié vide. Et déjà, je trouve que pour le prix des places, visiblement, ils ont réussi à bien remplir les stats. Donc c'est déjà... Moi, je ne pensais pas que ça se remplirait aussi vite. Mais comme on disait tout à l'heure, la passion des gens n'a pas de limite. Ils se sacrifient pour suivre leur équipe, ce que je trouve très beau. Mais c'est pour ça que je te dis que j'espère que dans quatre ans, ça va redescendre quand même à des valeurs plus vraies. En plus, toi, tu seras à domicile. Donc là, tu n'auras pas de problème d'hébergement pour les matchs à Madrid. Donc, c'est très bien. Dernière question sur l'organisation. comment tu fais pour ou en règle générale comment vous faites parce que les supporters sont des gens comment dire de la vie de tous les jours des gens anonymes pour s'organiser pour être absent professionnellement ça pose pas de soucis d'être absent ou alors c'est les congés de l'année qui sont pris pour la coupe du monde après
- Speaker #0
ça dépend de ton poste en particulier quoi à l'époque en 2018 j'avais un poste de commercial Et je m'étais résigné, on va dire, de prendre deux semaines. J'allais prendre les deux premières semaines de la Coupe du Monde. Et puis basta. Après, je me suis mis à mon compte. Et finalement, j'ai démissionné de ce travail-là. Et je me suis dit, si je vais aller deux semaines, pourquoi pas continuer l'aventure ? Et j'ai changé le billet d'avion. On s'est retrouvé à être un mois complet en Russie. Et la même histoire pour le Qatar. Après, je comprends pour les gens qui ont un travail salarié, qui requièrent une présence, ça devient compliqué, surtout de part à la distance. Après, j'ai envie de dire les plus passionnés, et ça, c'est une histoire vraie, j'ai entendu déjà des potes faire l'aller-retour en fonction de l'équipe de France, d'aller se rendre pour un match de poule au Qatar et de revenir pour la finale, par exemple. C'est plus compliqué, mais c'est faisable. Si tu es passionné, les gens ne comptent pas et ils le font.
- Speaker #1
Encore une fois, moi, chapeau bas à tous ces gens qui se sacrifient, qui suivent leur équipe. Moi, je trouve ça très beau, tout simplement. Alors, on parle d'organisation, on parle de moyens financiers, etc. On va quand même revenir un peu sur le sportif. Tu la vois comment, cette Coupe du Monde ? Pour toi, quelles équipes vont sortir du lot ?
- Speaker #0
Écoute, moi je vois bien la France championne du monde. On va être en interact avec toi. C'est une équipe qui a s'équilibrer. Les années passent et on continue de sortir des générations de joueurs qui pourraient faire trois équipes avec, trois équipes titulaires qui pourraient concurrencer avec n'importe quelle autre équipe au monde. Et pour être honnête avec toi, la seule équipe qui me fait peur actuellement vis-à-vis des Bleus, ça serait l'Espagne.
- Speaker #1
Oui, évidemment, l'Espagne. En plus, toi, tu vis en Espagne, donc tu te rends vraiment compte de tout ça. L'Espagne, ils ont une sacrée équipe. Ils ont un joueur majeur qui s'est blessé récemment. Zarin. Voilà, c'est ça exactement. Mais après, j'ai envie de dire aussi que sur cette Coupe du Monde qui s'annonce longue, avec des déplacements, de la chaleur, etc., la fraîcheur physique va être primordiale. Évidemment, comme à chaque fois. À chaque fois, bien sûr, mais là, j'ai l'impression qu'en plus, la Coupe du Monde dure plus longtemps que d'habitude cette année, puisque c'est un mois et dix jours environ, sous des matchs à une température assez compliquée. C'est vraiment la fraîcheur physique, l'équipe qui va réussir à sortir les joueurs d'une saison harassante, comme d'habitude, et qui va réussir à maintenir cette condition physique tout le long, à avoir des joueurs qui ne se blessent pas trop, etc. Ça va être très important. Est-ce que le Brésil qui vient de sélectionner Neymar va réussir à créer une belle histoire avec Ancelotti à sa tête ? Est-ce que l'Argentine va confirmer son statut de tenant du titre ? Ou alors peut-être une autre équipe qui va sortir du lot ? La dernière Coupe du Monde aux Etats-Unis, ça remonte à longtemps, 1994. On avait quand même la Bulgarie et la Suède en demi-finale. Est-ce que l'histoire va se répéter avec des équipes sur cou ? surprise. Voilà, il y en a beaucoup qui disent que la Norvège, c'est pas mal, par exemple. Est-ce qu'on peut tirer son épingle du jeu ? L'Allemagne, on ne sait jamais si à un moment ou à un autre, elle va se réveiller. C'est l'Angleterre, l'éternel...
- Speaker #0
Les Pays-Bas aussi.
- Speaker #1
Voilà, les Pays-Bas, bien sûr. Donc ça s'annonce passionnant. Alors toi, tu vois les bleus devant, on l'espère tous. C'est la dernière de Deschamps. Alors est-ce que... J'ai l'impression que Deschamps, pour la dernière, il a l'impression qu'il... Je ne vais pas dire qu'il renie sa façon de faire, mais j'ai l'impression qu'il s'ouvre un peu plus à l'offensive. Donc, j'ai l'impression qu'il est en train de se dire, bon, allez, j'ai envie de finir en beauté parce que Deschamps, c'est très solide et c'est très efficace, mais ce n'est pas le jeu le plus flamboyant, on va dire. Donc, même si, bien sûr, quand Deschamps est critiqué, j'ai envie de dire aux gens, souvenez-vous dans quel état il a récupéré l'équipe de France en 2012. Voilà, c'est un sacré travail, même si on n'est pas obligé d'être fan, bien sûr. On va suivre ça. On va suivre ça. Alors toi, sur place, moi... Les Mexiques,
- Speaker #0
pourquoi pas ?
- Speaker #1
Écoute, oui, bien sûr. Moi, j'ai un souvenir du Mexique qui est toujours une équipe spectaculaire qui peut aller loin, mais parfois, par naïveté ou par manque d'expérience, on peut revenir sur le Allemagne-Mexique de 1998. où les Mexicains mènent 1-0 et se prennent deux buts dans les dix dernières minutes, je crois. C'est assez terrible à vivre. Et j'ai l'impression que c'est... Alors là, je te parle, c'est une impression. Je n'ai pas vérifié, mais j'ai l'impression que c'est un peu souvent comme ça avec le Mexique. C'est qu'il y a des espoirs. Ils ont vraiment de la technique, équipe technique, qui, au fur et à mesure de la compétition, nourrit des espoirs. Et parfois, malheureusement, ces espoirs sont vite...
- Speaker #0
ils sont vite douchés donc on espère aussi on espère aussi que ça se passe bien pour eux alors je ne sais pas si la France et le Mexique peuvent se retrouver en cours de compétition il me semble que non parce qu'ils sont sur une différente partie du tableau mais pour être honnête avec toi on n'a pas une très belle génération de joueurs le seul facteur qu'on a on va dire pour nous c'est qu'on joue à domicile et on ne joue pas n'importe où on joue au stade aztèque où il y a À Mexico, où il y a 2300 mètres d'altitude et une chaleur incroyable au mois de juin, parfois des pluies torrentielles, tout peut se passer. Et tant qu'on va jouer sur le sol mexicain, c'est-à-dire jusqu'en huitième, tout est possible. Après, il faudra voir parce que nous, on n'est pas au même niveau que la France. nous ce qu'on cherche depuis 40 ans c'est arriver en quart de finale le 5e match là en l'occurrence ça sera le 6e mais si on arrive à
- Speaker #1
à passer,
- Speaker #0
ça sera déjà bien pour nous.
- Speaker #1
Écoute, c'est tout ce que je te souhaite et moi je suivrai ton parcours parce que de temps en temps je t'enverrai des messages pour savoir si tout va bien, tout simplement. Et je te souhaite vraiment de suivre, d'avoir une belle compétition sur place. Alors nous ici, il va y avoir du décalage horaire parce que toi tu parles de la France et du Mexique. Moi évidemment je supporte l'équipe de France. J'ai aussi l'équipe de l'origine de mes parents, qui est l'Algérie. La page de l'Algérie, c'est 3h du mat, je crois 5h du mat ou minuit. Et je crois que l'Algérie, j'ai lu ça quelque part, c'est l'équipe qui va parcourir le plus de distance entre les matchs pendant le premier tour. Et donc ça, ça a aussi son importance. On parlait de récupération. Et bon, ils sortent d'une canne un peu mitigée. Voilà, donc... J'espère que ça va bien se passer pour eux. Après, il y a l'Argentine dans la poule. On verra le Maroc à le Brésil, l'Algérie à l'Argentine. Ça va faire des matchs excitants à aborder. On verra comment ça se passe. En tout cas, je te souhaite une belle compétition sur place. J'espère que le jour du 19 juillet, tu seras dans un stade pour supporter une de tes deux équipes. même s'il y en a une qui est plus favorite que l'autre bien sûr et je te remercie en tout cas d'avoir accepté mon invitation dans cet épisode d'ADN Foot moi je trouve que ton histoire elle est magnifique évidemment il y a de la tristesse dedans mais voilà tu vas arborer le maillot bleu avec le prénom de ton père et l'âge de ton père qu'il aurait eu en 2026 Je tenais à saluer cet aspect des choses parce que la personne qui t'a appris le foot, vous avez vécu des beaux moments ensemble et tu continues à perpétrer sa mémoire dans toutes les compétitions qui viennent et qui doit être très fier de toi là où il est. Donc ça me tenait vraiment à cœur d'aborder ta passion du foot dans cet épisode. Pour toutes les auditrices et les auditeurs d'ADN Foot, j'espère que vous avez passé également un bon épisode. Je vous souhaite aussi une bonne Coupe du Monde, même si je vous retrouverai sur les réseaux et début juillet pour un autre épisode d'ADN Foot. Mais en tout cas, cette Coupe du Monde s'annonce passionnante. On est toujours très excités à l'approche d'une compétition comme celle-là. C'est tous les quatre ans, donc on est très cohérents, nous en tant que supporters, de vivre ça devant la télé ou comme toi sur place. Donc, vraiment, je te souhaite le meilleur pour ces 40 jours de compétition. Et encore une fois, merci pour l'invitation. Et merci à toutes les auditrices et les auditeurs d'ADN Foot de continuer à suivre ce podcast. C'est vraiment la passion du foot. En fait, ce n'est pas une interview, c'est une discussion entre passionnés, tout simplement. Et bon rendez-vous. pour le prochain épisode d'ADN Foot. Et d'ici là, portez-vous bien. A bientôt.
- Speaker #0
Au revoir. Merci.
- Speaker #1
Merci. A bientôt. Cet entretien passionnant avec Thierry est maintenant terminé. Si vous l'avez apprécié, n'hésitez pas à liker, commenter, ajouter une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. N'oubliez pas également de vous abonner et activer les notifications pour être informé des nouveaux épisodes d'ADN Foot tous les premiers lundis du mois à 20h. Il ne me reste plus qu'à vous remercier pour votre écoute. Et à vous donner rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode d'ADN Foot. D'ici là, portez-vous bien et bonne Coupe du Monde !