- Geoffroy
Vous écoutez Quartier d'Affaires, le podcast dédié au monde de l'entreprise. Podcast dans lequel vous retrouvez des interviews de professionnels passionnés et passionnants. Nous parlerons de leur histoire, leur activité et leur business, leur actualité et leur projection, en gardant un axe fondamental, l'humain. Comme l'a si bien dit Antoine de Saint-Exupéry, la grandeur d'un métier est avant tout d'unir les hommes, il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des relations humaines. Et pour ce nouvel épisode de Quartier d'Affaires, j'ai le plaisir d'être accompagné de Antoine Wattissé. Bonjour Antoine.
- Antoine
Bonjour Geoffroy.
- Geoffroy
Antoine, tu es le directeur général de Pitney Bowes France. Alors Pitney Bowes, on connaît surtout quand on fait du B2B. très belle boîte, très belle structure qui accompagne les entreprises. Parle-nous de Pitney Bowes, France mais aussi internationale.
- Antoine
Donc Pitney Bowes est un groupe américain d'abord qui a effectivement inventé la machine à franchir le courrier il y a plus de 100 ans et puis qui s'est développée partout dans le monde à partir de cette idée et qui a ensuite également conquis la France et qui au passage a aussi fait des acquisitions d'une entreprise en France pour se développer plus vite. le métier historique.
- Geoffroy
J'adore, qui a inventé quand même le machine à franchir. C'est génial de travailler dans une entreprise qui a abandonné historiquement. C'est quoi, quand tu dis il y a plus de 100 ans, on est en quel état l'année ou pas ?
- Antoine
Oui, 1920. Ensuite, effectivement, c'est monsieur Pitney et monsieur Bose, donc deux associés qui se sont dit, tu sais, je crois que la création d'entreprise, c'est souvent, on part d'un problème client et les clients se disaient, eux se sont dit, nos clients ont un problème à résoudre. Je dois aller à la La Poste. pour acheter un timbre, pour le ramener à la maison, le coller sur l'enveloppe ou sur un colis, et puis le donner, le rapporter. Ils se sont dit, mais pour des entreprises qui sont structurées et qui ont beaucoup de volume, c'est idiot. Pourquoi je ne vais pas discuter avec la Poste américaine au départ pour dire, je vous prépare une machine qui finalement va faire du timbre pour vous. Et voilà, une idée simple pour rendre un service au client.
- Geoffroy
C'est comme ça qu'on améliore les logiques d'entreprise, magnifique. Et alors toi, tu es directeur général de Pitney Boss France. C'est combien de collaborateurs ?
- Antoine
On est 220.
- Geoffroy
Et aujourd'hui, toujours, donc, traitement du document.
- Antoine
Traitement du document, qui est donc physique, depuis toujours, puisqu'il y a la machine à franchir, mais on a fait aussi ensuite des mises sous plis, capacité à plier un courrier, le mettre dans l'enveloppe automatiquement, coller l'enveloppe et ensuite la franchir.
- Geoffroy
Donc en fait, en partant de la machine à franchir et voir tout ce qu'il y avait derrière dans l'amélioration du système.
- Antoine
Exactement, voilà, tout à fait. Et puis ensuite, ça c'était le document physique, depuis toujours, et depuis très peu, mais maintenant c'est quatre ans d'investissement, quand même, ça fait quatre ans qu'on investit pour préparer. la réforme de la facturation électronique qui a commencé le 1er septembre 2026. Donc c'est très chaud.
- Geoffroy
C'est là, c'est là. L'enregistrement se fait vraiment là. On est en mi-septembre 2026, donc on est en plein dedans.
- Antoine
Voilà, exactement. Mais c'est une logique en fait. C'est une continuité, c'est un traitement de documents. Nous avons calculé il y a cinq ans, 40% des volumes qui passaient par nos machines à franchir étaient des factures.
- Geoffroy
40% ?
- Antoine
Alors depuis, bien sûr, certaines entreprises ont décidé de le passer par mail. Certaines, les volumes avaient déjà un peu baissé Même si le mail n'était pas vraiment reconnu Puisque ça n'est pas un mail Ou alors il faut que ce soit un mail certifié Un document certifié dans le mail Mais bon, beaucoup d'entreprises en tout cas Du moment que le client et le fournisseur sont d'accord pour échanger par mail C'est le principal Maintenant, il y a toujours un risque que l'autre ne joue pas le jeu jusqu'au bout Mais en tout cas, aujourd'hui, effectivement C'était une continuité pour nous Se dire, ce qui était physique devient digital Tout ne devient pas digital Puisque la réforme de la facturation électronique ne traite pas le B2C En tout cas, séparément avec un flux spécifique. Et puis, ne traite pas non plus les flux internationaux. On ne peut pas imposer à une entreprise étrangère de digitaliser sa facture. Et puis, on ne traite pas... Parce que le principal sujet, c'est le traitement de la TVA. Et donc, forcément...
- Geoffroy
Oui, c'est ça, la facturation électronique est vraiment le sujet d'aujourd'hui pour les entrepreneurs. On est vraiment tous dedans. Et ceux qui nous écoutent vont être... profondément intéressé par ce sujet. C'est évidemment un problème de TVA pour l'État. Après, ça s'est fait dans d'autres pays, comme en Italie et autres, et bien fait, donc gageons que ça se passera très bien. Mais il faut quand même, c'est une évolution, c'est un changement de système, un paradigme complet pour nous, les entreprises.
- Antoine
Bien sûr, mais le sujet, il faut justement ne pas le prendre comme une contrainte, puisque la contrainte, c'est ça y est, je change mon modèle, je dois tout digitaliser, mais pourquoi ? Quel intérêt ? Ça ne sert qu'à l'État. qui va avoir un contrôle sur la TVA entre deux entreprises en B2B, puisqu'ils sont en copie des données. Mais c'est aussi une façon de repenser sa façon de traiter l'ensemble des flux, de les homogénéiser, puisque l'ensemble des données ont été mappées, et donc vous êtes sûr que chacune des factures, qu'elles soient émises ou reçues, sont conformes. Donc il y a quand même aussi un vrai enjeu derrière de traitement de ces documents. quand ils entrent ou quand ils sortent. Donc un workflow automatisé. Et puis derrière, il y a bien sûr d'autres idées pour la suite. Ça, c'est la première base. Derrière, il y a beaucoup de services auxquels nous réfléchissons actuellement pour amener plus de valeur ajoutée à nos clients.
- Geoffroy
Mais c'est hyper important ce que tu dis, parce que comme tous entrepreneurs, à un moment donné je vois ça arriver et c'est une contrainte. Par définition on se dit ok, on m'impose quelque chose dans un environnement quotidien déjà complexe et où j'ai envie de me concentrer sur autre chose que cette évolution-là. Je suis venu te voir plusieurs fois en conférence, c'était très intéressant et ta logique elle est évidente. Alors il faut rappeler, un pinébose est un des acteurs agréés pour la facturation électronique qu'on peut choisir pour passer en facturation électronique. C'est là où ta présence est intéressante aujourd'hui. De toute façon, c'est quelque chose qui est imposé. On n'a pas le choix. Donc, soit on décide de le voir comme une contrainte et on continue à un moment donné à se mettre, excusez-moi cette expression, la rate au courbouillon, soit on considère de regarder quelles sont les opportunités potentielles. Et donc, dans les opportunités, il y a la logique d'optimisation aussi d'un quotidien. Les exemples que tu donnes, c'est qu'à un moment donné, tu envoies une facture. En règle générale, que ce soit par mail ou par courrier, il n'y a pas d'accueil de réception. Donc toi, tu attends le paiement de ta facture. Tu es entrepreneur, tu as 20, 30, 50, 100 salariés. Tu attends le paiement. Oui, mais l'autre, il peut te dire qu'il ne l'a jamais reçu aussi. Là, il ne peut plus le dire. Il ne peut plus le dire. Le suivi, le moment où il l'a eu, etc. Il y a quelque chose qui est quand même très important. Il y a une diminution du coût parce qu'il y a quand même le coût du temps de la création de la facture, le coût papier, le coût envoi, le coût gestion. Tout ça, maintenant, sera complètement optimisé. Et finalement, à la fin, on peut gagner du temps. Et le temps, c'est de l'argent. Et donc, quelque part, on peut le voir aussi de façon positive une fois qu'on a compris que c'était une contrainte et qu'on n'avait pas le choix.
- Antoine
Tu as tout résumé. Merci beaucoup. Je vais te laisser continuer. Juste pour rajouter un petit point, on parle de coût. Le coût est plus élevé pour la réception que pour l'émission. La réception d'une facture, ne serait-ce que papier, mais même par mail, c'est le même principe. Il faut l'ouvrir. Donc, ouvrir l'enveloppe, sortir le papier, le lire. l'analyser, donc passer du temps humain pour regarder et se dire, qu'est-ce que j'en fais ? Qui doit valider ? C'est qui le fournisseur ? C'est qui surtout ? Qui a préparé le PO ? Qui doit le valider ? Pardon, le monde commande. Qui doit le valider ? Ça prend du temps, et le temps, c'est l'argent. Là, aujourd'hui, on peut bien sûr automatiser ça avec des systèmes qui, justement, font le rapprochement entre le numéro de monde commande, le numéro de facture, la référence fournisseur, et donc dire, eh bien... Ces éléments-là sont clés pour le routage interne, pour que ça arrive à la bonne personne directement, donc sans effort humain.
- Geoffroy
Là, on est en septembre 2026, on sait qu'à un moment donné, on va être obligé, c'est-à-dire qu'il y a des factures qui vont arriver que de format électronique, et si on n'est pas aux normes, on va passer à côté. Le risque, si tout d'un coup je ne plonge pas, si je continue à être réfractaire, etc., si je ne fais pas le nécessaire pour échanger avec mon expert comptable, sur la bonne plateforme, etc. C'est quoi le risque, au moins en tant qu'entreprise ?
- Antoine
C'est un risque de pénalité de l'État, tout simplement, qui va pénaliser les factures émises qui ne sont pas conformes ou les factures reçues qui ne sont pas conformes non plus. Mais le gouvernement a été extrêmement clair là-dessus, le ministre a été extrêmement clair avant le lancement en disant pour nous c'est un démarrage le 1er septembre. Et donc pendant quatre mois, il a donné une plage de quatre mois, jusqu'à la fin de l'année, où il n'y aura pas de pénalité. Sous réserve, bien sûr, quand même, que si quelqu'un est totalement non conforme, il peut prouver qu'il est quand même dans une démarche, qu'il est au moins en train d'y aller. Qu'il a eu des problèmes techniques, il a eu un problème avec son ERP, il a eu un problème avec sa plateforme agréée, il a un souci, ou il a pris plus de temps que prévu. Tout ça, le gouvernement l'accepte et accepte qu'il y ait une montée en charge. Par contre, si c'est de dire, ça ne m'intéresse pas, je ne le ferai jamais, c'est une contrainte et il n'en est pas question. Bon, là, il y aura d'autres sujets. Mais sinon, ils ont juste demandé à ce qu'on puisse prouver qu'on est dans une démarche de projet sur ce sujet.
- Geoffroy
Antoine ?
- Antoine
Je l'ai déjà dit, je pense que c'est très important, et je le répète, nous sommes plus de 160 plateformes agréées, de toute taille, de tout niveau, avec plus ou moins de valeurs ajoutées, de positionnement et autres. Ces plateformes agréées ont des relais. Les experts comptables aujourd'hui ont toute capacité à fournir un service, ne serait-ce que manuel de connexion à une plateforme agréée.
- Geoffroy
Là, on voit que c'est comme ça que ça se fait aujourd'hui. Oui,
- Antoine
pas vraiment. Nous, on en a aussi eu plein en direct.
- Geoffroy
Oui, en direct, mais c'est vrai qu'en tant qu'entrepreneur, le fait d'aller voir l'expert comptable et qu'il nous dise « Allez, moi je vais travailler avec Pitneboz, moi je vais travailler avec etc. etc. » dans les 160 entreprises agréées dont Pitneboz fait partie. entrepreneur qui peut être à un moment donné perdu par le système peut aussi se raccrocher à son expert comptable. Bien sûr. Et on peut aller en direct, tu l'as dit, voir Pitney Bowes et dire toc toc, voilà.
- Antoine
Exactement, mais en tout cas, il sera difficile de dire au gouvernement « j'ai pas trouvé de partenaire » .
- Geoffroy
Oui,
- Antoine
oui. C'est quand même compliqué après. C'est tout.
- Geoffroy
Antoine, on va passer à la chronique thé ou café ? Antoine, une alternative, tu réponds comme ça, du tac au tac. T'es prêt ?
- Antoine
En café d'abord. Café,
- Geoffroy
donc thé au café, café. Mer ou montagne ?
- Antoine
Mer.
- Geoffroy
Ville ou campagne ?
- Antoine
Ville.
- Geoffroy
Tu es plutôt du lundi ou du vendredi ?
- Antoine
Je suis plutôt du lundi.
- Geoffroy
Donc début de semaine, l'ouverture des opportunités. Cinéma ou Netflix ?
- Antoine
Cinéma.
- Geoffroy
Voiture ou vélo ?
- Antoine
Vélo.
- Geoffroy
Vélo c'est mieux ?
- Antoine
Oui, vélo c'est mieux. Mais je l'utilise, la voiture quand même. Mais je fais du vélo de route le week-end. Ah d'accord,
- Geoffroy
donc toi tu es déjà un sportif...
- Antoine
J'ai un peu mal aux jambes ce matin, j'ai fait 110 km hier matin.
- Geoffroy
Tu as fait 110 km hier matin ?
- Antoine
Tous les dimanches.
- Geoffroy
Mais ce n'est pas vrai.
- Antoine
Tous les dimanches entre 120 et 120.
- Geoffroy
Mais c'est énorme !
- Antoine
Oui, ça paraît, mais en fait, c'est un sport long, tranquille.
- Geoffroy
Mais tu vas où pour faire 110 km ? Tu as des routes spécifiques ?
- Antoine
On va en vallée de Chevreuse, donc Rambouillet ou autre. Et puis sinon, c'est dans les Yvelines vers Paris. Génial ! C'est sympa, ça aère l'esprit.
- Geoffroy
Cuisiner ou berrite ?
- Antoine
Cuisine.
- Geoffroy
Facteur papier ou facteur électronique ? C'était pour la blague. Les deux, en général. Je dois passer facturation électronique, je regarde dans les 160 plateformes agréées, il y a Pitnebos, comment je rentre en contact ? Que m'apporte Pitnebos par rapport aux autres entreprises agréées ?
- Antoine
Comment ? Il y a le site web, donc on peut même contractualiser en ligne, sauf quand on a un besoin spécifique, mais sinon... Toute taille d'entreprise ? Toute taille d'entreprise, le système basique, donc de conformité stricte. Avec ça, je suis conforme à la loi de réforme, pas de souci, ça peut même se faire en ligne.
- Geoffroy
Ok.
- Antoine
Ensuite,
- Geoffroy
c'est en ligne, c'est complexe, c'est rapide, c'est en trois clics.
- Antoine
Quelques clics, oui. Franchement, quelques clics. Derrière, il y a quand même des documents, puisqu'il faut prouver à l'État que nous avons reçu l'autorisation du mandataire. Donc, il nous faut, ça paraît fou, mais il nous faut quand même la carte d'identité et le cabis de l'entreprise, la carte d'identité d'un mandataire social qui peut engager l'entreprise. Donc, il y a quand même quelques échanges de documents après, mais sur le site web, c'est rapide. Après, bien sûr, on peut aussi laisser ses coordonnées, se faire rappeler par un commercial. Et puis, on analyse le besoin et comment lancer le projet.
- Geoffroy
Quand je vais chez Pitnebo, je suis en contact avec quelqu'un quand même ? Ou c'est tout digitalisé ? Non, je suis accompagné, on prend le temps de m'expliquer. Une fois que je m'intéresse et que j'envoie mes documents, comment ça se passe ?
- Antoine
Une fois que c'est automatisé, en fait, tout simplement, on a soit la possibilité de déposer des factures manuelles. Donc sur la plateforme ? Sur la plateforme, je me connecte avec mes identifiants, mes mots de passe et je dépose une facture. Il faut connaître aussi le numéro de TVA intercommunautaire ou de sirène de son client, si c'est une facture qu'on dépose, ou alors tout simplement aller rechercher les factures qu'on a reçues automatiquement. Maintenant, derrière, après, si on peut aussi mettre ça de manière plus automatisée, avec des flux, avec l'ERP, pour que l'ERP puisse s'interconnecter avec des API, pour récupérer. l'ensemble des factures.
- Geoffroy
Pitney Boss parle avec tous les ERP ?
- Antoine
Oui,
- Geoffroy
la plupart.
- Antoine
En général, on utilise l'API de l'ERP, donc c'est plus facile. Mais oui, je dirais toutes. Mais en fait, il y a bien sûr toujours parfois de la complexité avec des ERP qui sont plus ou moins récents et plus ou moins ouverts.
- Geoffroy
Donc, je me lance, j'automatise directement, j'ai ma plateforme avec mes identifiants. Mais à un moment donné, ça bloque, je ne comprends pas, ça m'énerve. Je peux appeler quelqu'un chez Pitney ? Oui,
- Antoine
on a un... un numéro d'appel, on a aussi un portail, donc on peut créer un ticket directement sur le portail de support, et on est rappelé par un agent, mais c'est des hommes derrière, de toute façon. On n'a pas du tout mis d'IA sur le support, zéro. On utilise pour l'instant l'intelligence artificielle essentiellement dans la conception, dans le développement seulement. C'est plutôt de l'assistance humaine qui est automatisée par l'IA, et certainement pas le support, le support est fait humainement.
- Geoffroy
La valeur ajoutée, Pintemba, par rapport à une autre plateforme agréée, c'est quoi ?
- Antoine
Je dirais que c'est notre expertise du document, justement, du document entrant et sortant. On le fait depuis, je l'ai dit, 100 ans. Et donc, or, tout ne sera pas digital. Il n'y a pas que la facture dans la vie. Les entreprises continuent à envoyer des courriers de recouvrement, des courriers publicitaires, et à en recevoir aussi. Et nous, en fait, ce qu'on propose... c'est de dire finalement que c'est un seul partenaire prestataire pour l'ensemble des documents entrant et sortant dans l'entreprise. Et même quand on parle de factures, je l'ai dit tout à l'heure, il y a des factures qui vont arriver de l'étranger, dans une monnaie étrangère, qui ne respectent donc pas la loi. Et donc on dit quoi ? Nous, on a d'autres plateformes qui ne traitent pas ça, qui disent « allez voir Pitnebos pour ça » . Et nous, on dit « pourquoi nous voir que pour la moitié ? On peut vous prendre tout » . Puisque dans ce cas-là, on va réintroduire ce document dans l'analyse et le même process de gestion. financière de cette facture par des mécanismes d'OCR, par des mécanismes de reprendre dans la plateforme, directement sur le portail. Il y a les factures qui sont arrivées dématérialisées et d'autres qui ont été scannées et réintroduites. Mais finalement, c'est le même process, les mêmes workflows, les mêmes validateurs. Tout est pareil.
- Geoffroy
Et avant la facture, il y a le devis. Le devis fait partie aussi du process de devis électronique ou pas ?
- Antoine
Alors, on peut attacher des documents dans l'outil. Mais souvent, les clients ont surtout besoin du numéro de devis. Finalement, ils ont besoin du numéro de bande-commande ou du numéro de devis. C'est souvent le numéro de bande-commande qui est le plus important. pour faire ce rapprochement plus simple. Mais on peut aussi, bien sûr, rattacher des pièces jointes, tout simplement, dans la plateforme.
- Geoffroy
C'est un moment important pour Pitney Bowes, en France, cette évolution de facturation électronique ?
- Antoine
C'est un moment important, oui, parce que, pour nous, on faisait de la digitalisation de documents, mais c'était plutôt de l'externalisation de process, alors que là, c'est vraiment full digital, de bout en bout. Alors qu'avant, on rematérialisait les courriers, donc dans un modèle de... Vous me fournissez un flux, je l'imprime, je le mets sous enveloppe et je l'envoie à la poste pour vous. Avec nos volumes globaux, ça faisait une économie pour le client sur le timbre, sur le process, sur plein de choses. Et puis, moins de papier, moins d'encre pour le client lui-même. C'est nous qui portons cet impact RSE et pas le client. Maintenant, oui, là, c'est du full digital. Et puis, c'est surtout un service qu'attendent nos clients. Justement, ils nous disent, moi, je suis client Pinesbos depuis longtemps. On a aujourd'hui, dans nos signatures, c'est 95% de clients existants. Maintenant, on en a aussi beaucoup quand même en France, donc de toute façon, c'est assez logique. Mais pas seulement, c'est vrai que, d'une manière assez logique, les entreprises sont allées vers des prestataires qu'ils connaissaient.
- Geoffroy
Pour parler de toi, Antoine, tu sais combien de temps que tu es à la tête de Pit No Boss France ?
- Antoine
Ça va faire 5 ans. Ça va faire 5 ans au début de l'année prochaine.
- Geoffroy
Tu y étais déjà ?
- Antoine
Non, je suis arrivé directement pour remplacer le précédent directeur général qui est là depuis 23 ans.
- Geoffroy
Ah oui, ok, donc grosse fidélité. Ton parcours préalable, c'était quoi ? Tu venais de quel univers ?
- Antoine
École de commerce, donc des études très généralistes. Mon père qui était ingénieur me disait que j'étais épicier. Et ensuite, j'ai fait une école de vente tout à fait normale, c'est-à-dire j'étais commercial PME, moyen entreprise, grand compte, manager, directeur régional, directeur commercial France, international. Et ensuite, j'ai basculé. vers des postes de direction générale depuis déjà quelques années. Ça doit faire 15 ans maintenant à peu près sans doute.
- Geoffroy
Bon, écoute, c'était un plaisir de te recevoir Antoine Pitnebos pour vos factures électroniques. Une des 160 entreprises agréées, plateformes agréées pour passer au mieux cette période et que ça soit une opportunité et non pas une contrainte. Bien que ça reste une obligation, mais on peut transformer l'obligation en opportunité, on l'a vu et il y en a encore plein d'autres. Un grand merci, nous étions avec Antoine Wattissé, directeur général de Pitnebos France. Merci Antoine. Merci Geoffroy. Nous espérons que cet épisode vous a plu. Retrouvez-nous sur votre plateforme de streaming préférée. Si vous avez aimé ce podcast, notez-le. 5 étoiles, c'est mieux. Et partagez-le. Si vous êtes une entreprise des Hauts-de-Seine-Sud ou du Sud de Paris, visitez le site internet de AEM www.entrepriseaupluriel-montrouge.net ainsi que ses réseaux sociaux. A très vite pour le prochain épisode de Quartier l'Affaire.