- Speaker #0
Oui, c'est important. Toute ma collection est prête à porter. Depuis le jour 1 jusqu'à aujourd'hui, tout est déclavé. On donne du travail. C'est vrai que c'est fastidieux. En rapport avec mon petit, c'est compliqué. C'est compliqué parce qu'en restant en Afrique, trouver la main-d'oeuvre compétente, il faut beaucoup suivre derrière. Voilà, je trouve que c'est important pour moi de me mettre sur moi la Côte d'Ivoire. Ça reste important, c'est quelque chose qui ne va pas bouger. J'ai la possibilité aujourd'hui d'aller en Turquie, de faire des vêtements de prêt-à-porter en masse. Et j'ai déjà un an de faire de l'argent et tout, mais en vêtement, tu te fatigues. C'est fastidieux parce que derrière, tu ne vas pas produire forcément assis là-bas. On se met un peu pour du mille pièces, tout ça, mais je ne sais pas, je n'arrive pas encore à... Pour moi, ça reste encore, c'est pareil, regarde ce que je dis là, ça reste impersonnel, il n'y a pas... Et là, je suis à tout, là quand c'est nous qui finançons la vision, je suis vraiment à toutes les étapes, en fait. De la création en tissu, aux ateliers, aux finitions, à la remise en boutique et tout. Donc, pour moi, ça reste important.
- Speaker #1
Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour. Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain. Je vous invite à voyager à Abidjan, Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux, responsables et ambitieux. Au fil des interviews, je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà. Ce podcast est un moyen de sortir des clichés, du boubou et du wax, pour présenter un éventail de tissus, de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés. Je suis Ranata Diallo, je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode. En 2017, j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis, je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux qui font la mode en Afrique. Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine. Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour. Aujourd'hui, je suis en compagnie d'Ibrahim Fernandez. Ibrahim est le fondateur de la marque éponyme Ibrahim Fernandez, connue pour proposer une collection de prêt-à-porter et une collection sur mesure pour les cérémonies et les mariages. Ibrahim est basé à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et il voyage régulièrement à travers le monde pour faire découvrir ses collections. Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous raconter son parcours et partager ses ambitions pour les années à venir. Bienvenue Ibrahim, je suis ravie de te retrouver pour enregistrer cet épisode. Comment vas-tu ?
- Speaker #0
Salut, je viens avec toi.
- Speaker #1
Ça va super, merci beaucoup. Ben écoute, je suis, comme je le disais, je suis ravie de faire cette interview avec toi aujourd'hui. Moi, je t'ai découvert en 2017. En fait, la première fois que j'ai assisté à une Fashion Week en Afrique, c'était à Abidjan. Et j'ai découvert plusieurs créateurs, mais dont ta collection. Et ça a été... Depuis, je suis une fan absolue. Donc, je vais essayer de faire cette interview en gardant le professionnalisme des journalistes. mais sachez mesdames et messieurs qui écoutez que Je suis pro Ibrahim Ferlandez, donc tout ce qu'il va dire, je vais dire, c'est extraordinaire. C'est super, c'est formidable. Mais je vais essayer de garder mon calme. En tout cas, je suis vraiment ravie que tu sois là aujourd'hui, parce que je sais que tu ne fais pas souvent cet exercice-là de prendre le temps. Je te remercie d'avoir accepté. Je suis vraiment touchée. Et je suis sûre que l'audience, elle va vraiment être contente de pouvoir échanger un petit peu avec toi, parce qu'on a l'habitude de... Tu donnes énormément en communication, tu partages beaucoup sur les réseaux sociaux, mais on n'a pas souvent d'interview où on peut un petit peu savoir qui est Ibrahim Fernandez. Donc ça, c'est l'objet de cette interview. Du coup, je voudrais commencer par te demander de te présenter, de raconter un petit peu d'où tu viens, comment t'es venue ta passion pour la mode. La genèse.
- Speaker #0
Exactement. Bon, je suis Ibrahim Fernandez, je suis Ibrahim. Et comment ça me vient, comment ça me vient ? Ça a augmenté, ça fait dix ans. Il faut savoir que la marque a déjà maintenant dix ans. Et tout commence, je tourne au Maroc. Voilà, je tourne au Maroc. Et j'ai eu le décès de mon père. Voilà, et donc je devais rentrer sur Abidjan. Et je suis rentré, on avait les afsèques et tout, voilà. Et bon, un an passé, j'avais plus de vêtements à me mettre, je bossais pas. Et tout ce que je voulais, c'était très cher. Et on avait ce qu'on appelle chez nous, comme en Afrique, des couturiers de famille. Voilà, donc, il y a ma mère, depuis qu'on est tout petit, qui est dans le textile. C'est-à-dire, elle est conversante, elle partait prendre des tissus au Togo. au Ghana et tout. Donc, elle avait une petite boutique de textile. Donc, elle avait envoyé des étoffes. Et donc, je suis allé au marché chez elle et j'ai pris un tissu. Et je me suis rendu chez le couturier de famille. Et c'est là que j'ai posé mon premier croquis et j'ai demandé à ce qu'il réalise. Et c'était tellement difficile pour lui. Il n'arrivait pas. Il ne comprenait pas. À l'époque, c'était une salopette. C'était une salopette. Et donc, spontanément, je me suis mis à l'aide à la Técnopoto. Et c'est comme ça que c'est parti. J'ai fait une tenue, je l'ai postée sur le réseau. Et tout de suite, j'ai eu beaucoup de compliments. Mais c'est beau qu'il a fait tout ça. Et moi, au début, c'était vraiment... Je suis arrivé à la mode là, vraiment. C'était piquenu au début. Voilà, parce que je me suis dit, ah mais ça, c'est un bon business. J'ai la demande et tout. Et donc, c'est comme ça que je repars avec lui. Et on a trouvé un compromis, c'est que tous les soirs... Il finissait sa journée à 21h et moi, de 21h jusqu'à 2h du matin, j'apprenais avec lui sur le tas.
- Speaker #1
Ok, je te remercie d'avoir partagé ça avec nous et cette jeunesse qui a commencé avec un petit peu un moment difficile par rapport à ta vie personnelle. Tu dis que tu as appris sur le tas il y a 10 ans de ça. Avant, tu travaillais dans quel domaine ? Tu étais déjà dans le secteur de la mode, de près ou de loin ? Ou alors, c'était vraiment quelque chose de nouveau ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. Moi, j'ai fait des études de commerce. J'ai eu un BTS en gestion commerciale. Pas du tout. Pas vraiment sur le tas. Je suis parti avec zéro base, vraiment. Zéro base. J'ai vraiment appris sur le tas. Même le patronat, j'ai appris le patronat via Internet à l'époque. Il y avait YouTube. Je suis beaucoup antique. C'est-à-dire beaucoup d'Internet, beaucoup de curieux et tout. Donc, comme je n'avais pas de moyens aussi au début de m'acheter des cours de couture, donc j'avais YouTube et j'avais un compte d'une dame, elle était française, on l'appelait Madame Couture. Elle nous offrait des patronages et tout. Après qu'il fallait télécharger le patronage, je partais au cyber, je téléchargeais, je repartais avec ça à l'atelier parce que le coutureux des familles, c'est le coutureux qui coupe à bien les vies. qui ne coupe pas avec le patronage. Donc, voilà. Donc, j'ai vraiment appris sur le tas avec lui pendant deux ou trois ans.
- Speaker #1
Très bien. Et ce que tu expliques, c'est que le premier dessin, cette fameuse salopette, tu l'as dessinée, tu l'as montrée à ce couturier de famille. Donc, t'es tombé sur la mode. Tu dis que t'as appris sur le tas, mais tu savais quand même dessiner ou t'as toujours peut-être eu une passion pour le dessin ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. J'ai gravouillé, comme on dit. J'ai dessiné. Je ne trouvais pas... Pendant longtemps, avant que j'arrive à faire de beaux dessins, pendant longtemps, je trouvais que mes dessins étaient moches et tout. C'est un peu la difficulté quand tu apprends sur le tas, au mieux quand tu es autodidacte, quand tu commences, tu as beaucoup de questionnements. Surtout quand tu commences à te faire un nom par rapport au fait que tu sois légitime ou pas et au fait que tu n'es pas forcément à l'école. Je n'ai pas suivi un parcours très académique. Au début, c'est beaucoup de questionnements, beaucoup de remises en question. Mais pour aujourd'hui, je n'ai pas rugi parce que voilà. Je trouve que c'est la meilleure école.
- Speaker #1
Exactement. Ce que tu dis, c'est que tu avais un peu un syndrome de l'imposteur. Tu ne te sentais pas légitime parce que tu n'avais pas forcément peut-être les diplômes ou les compétences. Exactement. Mais avec de la persévérance et de la détermination, finalement, tu as réussi quand même les idées que tu avais en tête à les exprimer et à les faire vivre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok, donc du coup, tu as ce partenariat avec ce couturier de famille et donc tous les soirs vous travaillez ensemble, il t'apprend en fait les bases. À partir de quel moment est-ce que tu commences à peut-être créer la première collection ?
- Speaker #0
Comment ça commence ? En fait, je faisais ça tous les soirs, mais c'était dangereux parce que comme je disais, c'était de 22h à 2h du matin, c'était dans un quartier vraiment risqué. Et donc, comment je commence ? Petit à petit, dès que j'ai eu une petite entrée dans Jean, j'ai squatté la cour familiale. C'est-à-dire, je me suis acheté ma première machine et j'ai squatté la cour familiale et j'ai commencé à recevoir le peu de clients que j'avais dans le salon à la mer. Donc, ce qui se rappelait très bien à l'époque. Vraiment, dès le début, je recevais carrément dans le salon à la mer. Quand je rentrais, tu vois... La photo de ma mère, la photo de mon père, vraiment dans le salon à la mer. J'utilisais le salon à la mer comme un bureau. Et l'arrière-cour que personne ne voyait, c'était vraiment une cour comme ça, à ciel ouvert, il y avait la machine. Donc petit à petit, j'ai commencé comme ça. Et ce qui a fait un déclic, c'est que j'ai été repéré par Bilsco, même pas d'ici, via Instagram et pour une campagne. Voilà, donc c'était une campagne et j'ai été très, très bien payé. C'était mon premier gros cachet. Et là, après l'argent que j'ai eu, j'ai pu m'investir dans un showroom. C'est-à-dire, j'ai cassé le devant de la maison de ma mère et j'ai fermenté quatre murs et j'ai créé mon premier showroom officiel.
- Speaker #1
À l'époque, quand tu travaillais, quand tu recevais les clients qui étaient intéressés par ton travail ? C'était du sur-mesure que tu faisais, tu proposais ?
- Speaker #0
À l'époque, c'était vraiment du sur-mesure. C'était des clients sur du sur-mesure. Je travaillais seul, mais je continuais à travailler aussi, comme on appelle ça, je faisais ce qu'on appelle de la sous-traitance. C'est-à-dire, si par exemple, parce que je ne pouvais pas seul, c'était compliqué, je n'avais pas aussi de quoi acheter, à payer, donner des salaires à des employés et tout. Donc, quand j'avais trop de clients, Mais à l'époque, trop, c'est pas... Voilà, 10 déjà, je suis venu. Voilà, donc quand j'avais trop de clients, je partais. Soit je suis l'ancien coutureur de famille, soit je suis un autre et essayer d'utiliser les ateliers pour faire compétitionner les vêtements et revenir encore à la maison pour faire les essais à Géto. Voilà, avant d'avoir le showroom que j'ai fait pour un Grasse à Vilsko. Voilà, à cette époque, quand j'ai eu le showroom, Là, j'avais maintenant, je pense, deux employés et quatre machines.
- Speaker #1
Ok, très bien. Donc, c'est intéressant de voir comment tout de suite, à partir finalement d'un premier dessin et d'un post sur Instagram, les opportunités que tu as pu avoir. Toi, très naturellement, dès le départ, tu t'es dit que chaque fois que tu allais créer, tu allais le poster sur les réseaux sociaux. Comment ça s'est fait, cette volonté vraiment d'utiliser les réseaux sociaux ? partager ton travail ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Moi, je me dis peut-être que c'est à cause de mes études de commerce. Ça m'a beaucoup salué. Moi, dès le début déjà, même dès le jour 1, j'ai vite compris que ça doit être une entreprise. Peut-être que c'est ce qui a fait la différence avec beaucoup. C'est que moi, dès le début, j'ai vite compris que c'est une entreprise. Donc, j'ai fonctionné tel. C'est-à-dire j'ai déclaré mon entreprise, j'ai donné le nom d'une marque. La première chose que j'ai faite, c'est d'ouvrir un compte Facebook, un compte Instagram. A l'époque, ce n'était même pas le nom, ce n'était pas Ivoirien-Félandais, c'était un nom très urbain. C'était Zongo. Zongo, en Côte d'Ivoire, ça veut dire bien habillé. Tu es bien habillé, conduit, tu es Zongo. Et comme ça, c'est-à-dire que tu es bien habillé et tout. Donc, à l'époque, c'était ça. Donc, pendant les premières années de la marque, c'était ça. Donc, j'ai créé Zongo comme ça. Et c'était très à la mode. Et on m'a vite repéré. Même, c'est grâce à ça qu'on m'a repéré à l'atelier. Il y a Isabelle qui m'a contacté, je pense que c'était une blague. Elle m'a dit non, ce que tu fais, c'est frais et tout. Est-ce que tu veux passer une émission à la télé ? Voilà, j'étais choqué. Mais moi, ça arrive très vite. C'est arrivé tout de suite ce que j'ai proposé sur le réseau. Tout de suite, les gens accrochaient parce qu'ils ont trouvé ça différent, ils ont trouvé ça frais. Et moi, j'ai très vite compris que dès le début, qu'il fallait que je sois organisé, même si je suis seul, que je sois organisé et que tout soit derrière. ce que tu es dans le barrage.
- Speaker #1
Ok, très bien. Donc, toi, ce que tu racontes, c'est qu'effectivement, ça allait très vite, puisque tu as eu Visclo qui t'ont découvert à travers Instagram, et ensuite, tu parles d'Isabelle Hanno. Donc, tu as eu en fait des opportunités qui sont venues à toi assez rapidement. Est-ce que tu peux nous expliquer, pour ceux qui ne connaîtraient pas Isabelle Hanno, qui c'est en fait, de manière à ce que on puisse comprendre à quel point c'est quelqu'un d'important dans l'univers, dans la sphère en fait de la mode en Côte d'Ivoire et au-delà.
- Speaker #0
C'est une productrice de mode et tout, très importante en Côte d'Ivoire. Donc moi, j'étais choqué quand, à l'époque, il y avait une émission qu'on appelait Tendance où elle mettait en avant des créateurs de mode connus, pas connus et tout. Et moi, le jeune comme ça, je venais de créer ma... Je pense que ma marque n'avait même pas six mois. Dès le début, comme je dis, quand j'ai créé le compte Instagram, j'ai fait des photos avec des jeunes au quartier, avec mes soeurs et tout. Et je travaillais une matière qui était assez différente. Je travaillais du basin et j'ai mélangé le basin à du panier. Et puis j'ai fait ça, j'en ai fait des modèles assez urbains. Donc quand j'ai reçu le message via Facebook, je ne croyais pas, au début je pensais que c'était une blague, parce que je me disais, mais attends, on ne me connait pas et tout, mais après j'ai accepté, ils ont fait un petit focus sur moi, un petit focus sur la marque et tout. Et voilà, donc Isabelle a nous, pour moi, le fait que dès le début qu'elle m'a donné cette plateforme-là m'a aussi aidé, je pense.
- Speaker #1
Ok, donc en tout cas, ce qu'on comprend, c'est que tu avais un style très différent de ce qu'il pouvait y avoir sur le marché, où tu as mélangé en fait un côté urbain, tu as mélangé du bazar et du pagne. Tu es arrivé avec quelque chose de complètement nouveau et aussi dans ta manière de communiquer, le fait que tu structures ton entreprise comme un business. Il y a tous ces éléments-là qui sont des éléments clés dans ta réussite qui est arrivée très rapidement.
- Speaker #0
Oui, oui, exactement, c'est ça. Comme je l'ai dit, dès le début, j'ai... Je sais que pour ça, tu as su quelque chose, c'est une entreprise, il faut être structuré, il faut te déclarer, il faut trouver des employés, dès que tu as les premiers sous-crivants, il faut avoir un showroom, tu ne vas pas continuer à accueillir des gens au salon, tout ça. Donc, j'ai essayé de gravir des étapes, mais pendant très longtemps... entre guillemets la société ne faisait pas de bénéfices c'est à dire bon je ne sais pas si on appelle ça des bénéfices de profit parce que tout ce qui rentrait je réinvestissais ça dans le bon fonctionnement de la société quoi donc pour moi c'est que tu faisais du profit mais en fait tout
- Speaker #1
ce que tu en faisais tu le réinvestissais dans ton entreprise tu le dépensais pas pour t'acheter toi peut-être voiture,
- Speaker #0
immeuble j'avais pas des startups pendant bien longtemps
- Speaker #1
Donc, du coup, l'entreprise faisait du bénéfice, mais toi, tu réinvestissais dans ton entreprise pour assurer son développement dans la suite.
- Speaker #0
Si, si.
- Speaker #1
Et donc, ça, c'est vraiment, on va dire, les débuts de la marque. Les débuts, oui. OK. À partir de quel moment est-ce qu'il y a un tournant et tu prends davantage d'ampleur ? Est-ce que c'est à travers d'autres rencontres, d'autres collaborations ? Est-ce que c'est les premiers défilés ? C'est quoi le tournant après ces premiers débuts, en fait ? En fait,
- Speaker #0
c'est après Bilsko. Après, je commence à faire des défilés dans la sous-région. Au Ghana, je n'ai pas fait mes premiers défilés forcément à Abidjan, mais au Ghana, au Nigeria. Un jour, j'étais au Ghana et il y a l'animatrice qui, en m'appelant, me disait « Zango, comment tu vas ? » Et puis, elle m'a dit « Mais Zango, ce n'est pas ton nom. » Je dis « Non. » indice et croitant, j'ai dit non c'est Ibrahim Fernandez mais t'es un bonhomme, pourquoi tu tu fais pas de ça ta marque en fait c'est ce que toutes les grandes marfons et tout, donc quand je suis rentré à la vision ça m'a fait j'ai posé la question à ma communauté, vite fait il y avait une petite communauté à l'époque qui m'a dit qu'est-ce que vous pensez si je passais à Ibrahim Fernandez et tout, et tout, on me disait oui oui mais qu'est-ce que tu attends, il dit il m'attend donc on a décidé de passer à Ibrahim Fernandez donc beaucoup de choses ont changé dès que j'ai décidé de passer à Ibrahim Fernandez La communication a changé. À l'époque, je travaillais avec une équipe, un photographe, et il m'a dit, si tu passes à l'Université de Fernandez, tu seras obligé de te montrer. Parce qu'au début, ça m'arrangeait bien que c'était en gros, parce que je ne voulais pas vous montrer. C'est quelque chose que je déteste. Et donc, il dit, tu seras obligé de te montrer parce que les gens vont vouloir savoir qui est derrière. Voilà, donc j'ai commencé à faire mes premiers moments, mes portraits. tout ça. La communication totalement a changé, que ce soit sur Instagram, le visuel a changé. J'ai commencé à faire des vidéos plus travaillées avec un vidéographe, un photographe et tout. Donc, voilà, c'est dès que la marque a décidé de basculer vers Ivoine-Trélandaise que tout a changé.
- Speaker #1
Et ça, c'était à quelle époque à peu près ? Ça faisait combien de temps que tu t'étais lancé, que la marque s'appelait Zango ? C'est à partir de quel moment qu'elle est basculée à Ibrahim Tirmondes ?
- Speaker #0
Je pense à la bonne moitié. Je pense que ça fait peut-être 6 ans, 6 ans, 5 ans. Je n'ai pas envie d'éder de bêtises. 6 ans,
- Speaker #1
5 ans.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et quand tu parles de l'évolution, c'est-à-dire que tu changes de nom et tu changes la stratégie de communication, à ce moment-là ? Toi, c'est des décisions que tu prends seule ou tu te fais accompagner ou tu regardes ce qui se passe autour. Qu'est-ce qui fait que tu, à un moment donné, peux évoluer ta stratégie de communication ?
- Speaker #0
Non, comme je disais, ça s'est fait totalement naturellement. Dès que j'ai changé, dès que je suis passé à Ibrahim Fernandez, je travaillais à l'époque avec un photographe, Philippe Laurier. Lui aussi, c'est photographe à l'intervention du pays et tout. Et c'est lui qui me disait, tu sais Ibrahim, tes histoires de ne pas te montrer et qu'on sort là, c'est bon. Donc, tu vas devoir te montrer et tout. Et du coup, par exemple, j'ai changé de photographe. Déjà, lui, il était meilleur. J'avais un photographe qui n'était pas forcément professionnel. Donc, mes contenus sont devenus plus travaillés. Il a commencé à me montrer, parler un peu de moi et tout, et à créer une communauté aussi.
- Speaker #1
OK, très bien. Donc, en fait, par la manière de raconter les choses, en tout cas, c'est que ça s'est fait assez spontanément. Oui, oui,
- Speaker #0
c'est vraiment... Comme j'aime à le dire, moi, ma marque, c'est vraiment mon... bébé, en fait. Je fais beaucoup de choses. C'est comme des intuitions. Quand je considère que c'est le moment de le faire, si je suis avec un collaborateur, à ce moment-là, je l'explique et puis on en discute. En général, même s'ils ne veulent pas, je le fais. Mais je veux dire que beaucoup de décisions ont été prises parce que j'ai considéré qu'il était temps. Et ça s'est fait naturellement, pas forcément en cas de... culer et tout, mais vraiment naturellement.
- Speaker #1
Ok, très bien, très intéressant. Aujourd'hui, en fait, comme tu l'expliques, tu as commencé assez tôt à défiler dans la sous-région, au Ghana, au Nigeria, et c'est vrai que toi, la particularité, c'est que très régulièrement, tu vas défiler dans différentes capitales de la mode, que ce soit à Paris ou dans différentes capitales de la mode en Afrique. Est-ce que tu peux nous raconter en fait que Comment tu prépares les différents défilés auxquels tu participes ?
- Speaker #0
Déjà, pour défiler, il faut qu'il y ait une collection. En général, ça dépend. Ça dépend. Souvent, on peut créer une collection juste pour un défilé. Ça arrive souvent. Ou souvent, tu as déjà la collection qui est là. Tu crées la collection. Ça dépend aussi du type de défilé. C'est-à-dire, souvent, une collection que je vais amener à Paris, ce n'est pas la même collection que je vais la réajuster. Une collection que j'ai présentée, par exemple, au Ghana, si quand je pars à Paris, par rapport au public et tout, je vais soit la réajuster, soit la changer. Et voilà. En général, quand on va à une défilé, c'est parce qu'on a quelque chose à promouvoir. Donc, il y a soit une collection qui est là. qui est là déjà. Et donc, les défilons, on les utilise juste comme une plateforme pour s'ouvrir au monde. Ou bien, moi, en général, j'utilise vraiment pour promouvoir une collection. Voilà, c'est une manière plus vivante de présenter son travail.
- Speaker #1
OK. Et je sais qu'en plus des défilés, tu fais assez régulièrement des pop-up stores et également à Paris. Oui. Dans différentes capitales de la mode en Afrique. Ça aussi, en termes de stratégie, est-ce que c'est le même principe ? C'est-à-dire que tu as une collection à vendre et tu profites de la présenter dans un défilé et de faire un pop-up store. Comment tu t'organises pour avoir finalement des opportunités de vente en dehors d'habit de gens à l'étranger à travers des pop-up stores ?
- Speaker #0
Encore, moi, ce que je fais, ça, c'est la meilleure partie. J'adore. Moi, j'apprête en général même des ventes privées. en général je les organise moi-même par exemple ma première bande privée à Paris je devais aller à l'encontre de ma communauté donc je donnais les dates je pense que j'avais souloué, je ne sais pas si vous connaissez le coin d'Amba à Paris comment on appelle ça, le Saragal j'avais souloué Saragal et elle m'a remis l'espace et j'ai ramené mes vêtements et j'ai dit à ma communauté que j'étais là Et moi, c'est les moments qui, pour moi, sont les plus importants. On me parle mieux que les déchirés parce que tout de suite, tu rencontres les clients, tu les habilles, tu parles avec eux. Et voilà. Donc, c'est quelque chose que j'aime faire. Et annuellement, que ce soit à Paris ou aux États-Unis, j'ai décidé de faire ça au moins deux ou trois fois. C'est quelque chose qui fonctionne aussi, il faut dire.
- Speaker #1
Tu fais un pop-up, tu envoies, tu présentes en fait l'information sur Instagram et il va y avoir énormément de gens qui vont se déplacer pour venir acquérir une pièce d'Ibrahim Fernandez en fait. C'est vraiment un événement dont énormément de gens parlent, les gens se passent l'information. Il faut absolument aller au pop-up, en tout cas la vente privée d'Ibrahim Fernandez. Est-ce que tu arrives à l'expliquer ? Est-ce que tu le comprends ou toi-même tu es choqué en fait ?
- Speaker #0
Bon, après, je suis toujours choqué quand je viens voir qu'il y a une, on dit que ça commence à 10h, il y a 8h, il y a des gens qui sont déjà là. Mais après, je pense que ça s'explique par rapport à l'attachement que les gens ont vers la marque. Je vous explique. Pendant longtemps, quand j'ai décidé de basculer vers Imane Fernandez, j'avais une équipe derrière, mais qui voulait vraiment structurer la marque et tout, par rapport à mes postes, par rapport à mes stories et tout. Je pense que mon collaborateur... lui il a lâché prise parce qu'il est tellement pas chier mais j'arrive pas, moi je veux que ma marque soit vraiment très vivante, je sais pas comment vous expliquer donc souvent même en story, sur mon compte professionnel je partage des moments pas moments forcément de vie mais certaines émotions voilà donc les gens tout de suite ils sont ils ont l'impression forcément peut-être aussi de me connaître ils me voient comme un frère au-delà d'acheter la marque d'autres viennent seulement aussi pour moi aussi. Donc, je ne suis pas souvent même dans le domaine du luxe et tout. Il y a beaucoup de marques qui ont des très... Je ne sais pas comment vous expliquer, mais moi, c'est quelque chose à laquelle je ne veux pas tomber. Je n'arriverai pas à faire de ma marque une marque assez froide comme ça, qui n'est pas proche des... Voilà, de... Ça peut nous plaindre les clients. Je n'y arrive pas. Donc, je suis assez présent. Mon compte Instagram jusqu'à l'heure actuelle, c'est moi qui le gère. J'ai approfité devant plusieurs personnes, mais c'est moi qui continue à parler avec les clients jusqu'à aujourd'hui. Après, pas les numéros du boulot, le service client, pas ça. Ça, c'était délégué, mais le compte Instagram jusqu'au jour d'aujourd'hui, c'est toujours moi qui le gère. Donc, je pense que c'est tout ça qui fait que les gens viennent à la vente privée, mais on parle comme si on se connaît, comme si on se connaît tranquille. Voilà, parce qu'ils ont, tu sais, un attachement vis-à-vis de la marque, je pense. Ils aiment aussi peut-être ce qu'elle propose.
- Speaker #1
Exactement, et je pense que, pour le coup, c'est très intéressant que tu partages ça. C'est qu'il y a vraiment une certaine proximité et on a vraiment l'impression de te connaître en te suivant sur les réseaux. Et effectivement, il y a cet effet qui fonctionne, qui fait que... Les personnes qui vont venir acquérir tes pièces, elles ont vraiment l'impression de, quelque part, acquérir les pièces de quelqu'un qu'elles connaissent vraiment. Et cette proximité-là, on sent que c'est quelque chose d'authentique et de réel. Tu n'essayes pas de faire comme si tu étais proche.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
On sent que c'est vraiment quelque chose de naturel et je pense que c'est ça qui fonctionne. Et bien sûr aussi, le style d'Ibrahim Fernandez. Du coup, toi, si tu devais décrire comment a évolué la marque au cours de ces différentes années par rapport à la première collection dont tu parlais, avec le mélange de basin et de pagne et le style urbain, aujourd'hui, ta collection, il y a une partie prête à porter avec un imprimé phare iconique Ibrahim Fernandez et il y a aussi toute une partie pour les cérémonies et les mariages. Comment est-ce que tu as fait évoluer ton travail de créateur ? pour avoir d'un côté le côté vraiment très structuré sur mesure et de l'autre le côté prêt-à-porter qui est structuré aussi avec un imprimé iconique. Comment c'est venu en fait le fait de partager la collection comme ça ?
- Speaker #0
Déjà, ce qui s'est passé, c'est que comme je disais au début, je t'attendais, j'étais via Internet, j'ai appris via un mentor et tout. Et quand tout ça a été bien installé, J'avais commencé à faire du prêt-à-porter et je me suis vite rendu compte que finalement on fait les mêmes choses. C'est-à-dire que quand je partais chez un fournisseur ici, à l'époque je n'avais pas d'argent pour me fournir à l'historien, donc quand je partais chez un fournisseur ici, je trouvais deux ou trois designers, surtout des grosses têtes, on a le même fournisseur. Et t'imagines, tu prends une étoffe, tu fais la collection, pendant que t'es en train de faire une collection, tu te rends compte que l'autre, il a peut-être sorti la collection avec la même étoffe. Donc, je me suis rendu compte que ça allait être problématique et je me suis posé, j'ai décidé de crier. Un tissu. Donc, j'ai contacté un ami aussi qui est une des petites fortes aussi de la marque, qui a très jeune. La très jeune, c'est une des villes les plus populaires d'Abidjan où il y a beaucoup de pays qui se retrouvent et tout. Donc, il y a une forte communauté de Mariens, de Guinéens et tout. Et donc, je l'ai contacté pour qu'il m'aide à... a trouvé la meilleure dame qui fait ce qu'on appelle de la teinture. Je ne savais pas trop faire quand je parlais à des gens, mais lui, comme il est néo-intestin aussi, il m'a trouvé la dame. Et j'ai dessiné le premier motif de ce qui va être aujourd'hui mon imprimé. Voilà, j'ai dessiné, je lui ai apporté. Il m'a dit, non, il faut imprimer. J'ai imprimé. On a fait des tests, un, deux, trois. Et vraiment, je ne m'attendais vraiment pas. Moi, j'ai juste fait ça pour être différent. Voilà, pour faire sortir une collection qui est différente, pour être exclusif et tout, mais je ne m'attendais vraiment pas. Si on me disait il y a quelques années que ça allait être ce que c'est aujourd'hui, c'est parce que là aujourd'hui, ça c'est vraiment l'ADN de la marque même. Et donc j'ai fait sortir cet imprimé-là et il y a eu tout ce qu'il y a eu. Vraiment, le retour a été incroyable. Et je pense que ce n'est pas que l'imprimé, parce que ce genre d'imprimé, ça existe. Je pense que c'est le fait que j'ai associé ça à des... coupes très modernes. En fait, j'ai associé ça à des coupes très modernes. Voilà. Donc, tout de suite, ça pleut. J'ai eu beaucoup d'influenceuses, beaucoup de célébrités qui ont un beau style et tout. Et c'est vraiment devenu... Ça a dépassé les frontières. Il y avait même la COVID. Moi, malgré la COVID, je vendais. Et c'est pendant la COVID même, je pense que j'ai plus vendu parce que les gens étaient chez eux, donc ils achetaient. Donc, voilà. Donc, ça a été... Très, très vite. Très vite. Bon, là, la question est si je vais aller jusqu'à 6 mesures directement. Et pendant longtemps, on a fait ça. Ça a beaucoup fonctionné. Et après, je suis assis au Nouveau Naturel, au Vieux Angalo. Un moment, je me suis posé. Je me suis dit, bon, j'ai fait le tour du point d'apporter. Je sens comme une certaine vie. J'ai besoin de m'exprimer. À la base, je suis designer, je suis styliste. Je n'ai pas envie de tomber dans la... J'avais besoin d'un peu d'adrénaline et tout. Et donc, j'ai dit à mon équipe que moi, je vais ouvrir officiellement. Je vais scinder la marque en deux. Ouvrir une session prêt-à-porter, une autre session sur les yeux. Et encore là, quand j'ouvrais à nouveau la session sur les yeux, je ne pensais vraiment pas que ça allait faire ce que ça fait. À chaque fois que je commence quelque chose, ce n'est pas comme si je me projette, mais je me dis non, que ça, ça va. Voilà, c'est vraiment pour moi. Moi, c'est moi qui voulais l'exprimer, montrer aux gens que je suis capable de faire des robes de mari, parce que ce n'est pas ça que j'ai commencé, mais je n'avais pas cette visibilité au début, forcément, que je suis capable de faire des robes de soirée et tout. Et j'ai ouvert notre showroom en zone 4, et bref, Fernandez Couture, et là, on a fait nos premières robes, et ça fait un bon goût aussi. Donc, voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ce partage. Encore une fois, on retrouve le côté très spontané où finalement tu vas vers tes envies et puis derrière, les consommateurs, le public, ils adhèrent complètement à ce que tu proposes. Toi, dans la manière dont tu crées tes collections, à chaque fois, c'est fabriqué à Abidjan, c'est fabriqué en Afrique ?
- Speaker #0
Toutes mes collections ont été fabriquées en Afrique, sauf une quand j'ai... commencé le Ibrahim Flandes Couture, je me suis approché de ce qu'on appelle ça, d'un atelier, d'un atelier de Bixito. J'ai une collection que j'ai remis à l'ordre du jour qu'on appelle Tambourto. Une collection que j'ai remis à l'ordre du jour qu'on appelle Tambourto. Je me suis approché d'un atelier de couture en France et une autre aussi en Turquie pour la confection d'un tissu. Donc, c'est un tissu qu'ils ont confectionné à l'usine. C'est de la mousseline qui a été découpée au laser. Voilà, donc juste ça, ils ont fait le tissu et j'ai fait les patronages qu'ils ont corrigés. Ils ont corrigé les patronages par rapport à... Je voulais vraiment être au niveau de la haute couture et tout. Donc ils ont corrigé les patronages et après ça, tout a été confectionné dans nos ateliers à pyjama.
- Speaker #1
Bien, et du coup, pour toi, c'est important que ce soit fabriqué à Abidjan et qu'une majorité, en tout cas, des pièces que tu proposes, que tu présentes, ce soit fabriqué à Abidjan, que ce soit fabriqué en Afrique ?
- Speaker #0
Oui, c'est important. Toute ma collection est prête à porter. Depuis le jour 1 jusqu'à aujourd'hui, tout a été fabriqué à l'Ujong. On donne du travail. C'est vrai que c'est fastidieux. On n'a pas ce montant. C'est compliqué. C'est compliqué parce qu'on reste en Afrique. Trouver la main d'oeuvre complétante, c'est... Il faut beaucoup suivre derrière. Mais voilà, je trouve... que c'est important pour moi de me mettre chez moi à la Côte d'Ivoire. Ça reste important. C'est quelque chose qui ne va pas bouger. J'ai la possibilité aujourd'hui d'aller en Turquie, de faire des vêtements de poète à porter en masse. J'ai déjà un an de faire de l'argent et tout, mais tu te fatigues. C'est fastidieux parce que derrière, tu ne vas pas produire forcément assez là-bas. En une semaine, tu peux produire 1000 pièces. tout ça, mais je ne sais pas, je n'arrive pas encore à... Pour moi, ça reste encore séparé. Regarde ce que je dis là. Ça reste impersonnel. Il n'y a pas... Voilà. Et là, je suis à tout... Là, quand c'est nous qui finançons la vision, je suis vraiment à toutes les étapes. On fait de la création en tissu, aux ateliers, aux finitions, à la remise en boutique et tout. Donc, pour moi, ça reste important. Peut-être après, on... On ne sait jamais, dans 5 ans, dans 10 ans, ça peut basculer, mais pour le moment, j'ai juste tout ce que je fais encore à Béjar.
- Speaker #1
Ok, très bien. Et je pense qu'après, tes consommateurs et ta communauté, ils sont conscients que c'est important pour toi cette partie-là et ça peut aussi faire partie de ton succès. Et du fait que les gens, ils achètent, ils sont présents, ça peut être un des facteurs aussi, en fait.
- Speaker #0
Je ne sais pas si en Afrique les gens sont sensibles à ça. En Afrique, ils s'en foutent. Que tu fasses en Turquie, ils s'en foutent. Je pense que c'est plutôt des gens avertis qui connaissent le travail que la marque effectue, qui ont du respect à ce niveau. Vous voyez, il y a des gens en Europe et tout, mais en Afrique, ils ne savent pas. La preuve par rapport à mon imprimé, justement, j'ai subi une vague de copies. de l'imprimer là c'est quelque chose qui m'avait beaucoup affecté et pendant longtemps j'ai dû me batailler pour faire comprendre aux gens que c'est pas normal parce que quand j'en parlais même sur les réseaux c'est moi qui étais le fautif, on me dit mais toi je suis qui et puis on ne te copie pas on copie vite en pourquoi tu te plaît, tout le monde copie ça partait dans tous les sens je ne me sentais pas soutenu mais là actuellement ça va, depuis un bon moment ça va et quand quelqu'un m'importe une copie de l'imprimer tout de suite c'est les gens qui viennent en bas à mais voilà c'est la copie de l'éclat de monsieur car je trouve que j'ai gagné la bataille parce que moi mon but c'était même pas de d'enfermer ou de créer des problèmes à dame qui revend cette copie là parce que c'est juste des revendeuses mais c'est de comprendre gens que les gens comprennent que il ya un gros travail qui est fait de la tisana qui est fait derrière et il faut qu'ils sachent que ok Mais là, c'est l'original et l'autre, c'est les copies. Je ne connais pas ce qu'il y a dans ma gamme parce qu'il y a des gens aujourd'hui qui voient la copie sur le marché, qui pensent que moi, je suis juste allé acheter un tissu et puis voilà. Et ça, c'est quelque chose à l'époque qui m'a beaucoup affecté. Mais bon, là, ça va.
- Speaker #1
Ok, très bien, c'est intéressant de partager ça parce qu'en fait, on va dire que les marques de luxe, elles ont toujours souffert et souffrent encore de contrefaçons, mais du coup, il y a... partie des consommateurs avertis qui, eux, savent et reconnaissent qu'ils savent à quel endroit acheter la vraie marque et ils savent faire la différence entre, en fait, ce qui est de la copie et ce qui est la marque originale.
- Speaker #0
Mais pour ça, il faut éduquer les gens. C'est ce que je dis en Afrique, il faut éduquer les gens par rapport à ça parce que c'est pas... Il y a d'autres qui n'arrivent pas à comprendre, en fait, qui ne comprennent pas. Jusqu'à l'heure d'aujourd'hui, il y a certaines personnes qui disent, mais si je dis que ça a été fait... Mais jusqu'à l'heure d'aujourd'hui, il y a certaines personnes qui ne comprennent pas que c'est moi qui fabrique forcément ce tissu-là. Parce que la copie a vraiment inondé aussi le marché.
- Speaker #1
Du coup, ce qui est important, c'est que tout le travail de communication que tu fais sur Instagram, ta présence à des défilés dans différentes capitales, ça permet aussi d'asseoir ta crédibilité, ta notoriété. Et de faire qu'on sait que ça, c'est l'imprimé et ce sont les modèles Ibrahim Fernandez. Moi, j'avais envie de revenir avec toi, notamment sur ta stratégie de communication. Je sais que l'année dernière, fin 2023, il me semble, ou c'était début d'année, mais tu as organisé des lives avec certaines de tes clientes, notamment des mariées, en fait, qui sont venues raconter leur expérience, toute leur expérience de confection de leur robe de mariée. en travaillant avec toi.
- Speaker #0
Ok, là ça rejoint encore ce qu'on a dit, c'est fait de manière spontanée. En fait, quand on a fini l'année et tout, j'étais épuisé et je me suis dit quoi ? Je me suis posé, j'ai réfléchi, j'ai dit mais qu'est-ce qui me revenait beaucoup ? Je sais que c'est difficile pour moi de m'avoir à la session sur mes yeux, c'est très difficile pour moi d'avoir un chenou, d'avoir un rendez-vous. Les gens se plaignent, les gens se plaignent du fait que c'est compliqué d'avoir accès à moi en passant par le service. qu'il y a en étouffement. Donc, je me suis dit, bon, les personnes sont mieux placées pour expliquer leur expérience, pour voir qu'elles soient positives ou négatives, ce serait ces mariées-là. Et moi, ça va m'éviter. Ça va m'éviter. Il n'y a pas plus de crédit qu'elles. Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai écrit à toutes les mariées, vraiment, toutes les mariées qu'on a eues sur une année. Donc, toutes les mariées, j'ai fait un groupe. et j'ai dit c'est qui sont libres de venir et mon même posé petit est sûr qu'on peut tout dit j'ai dit oui plutôt dire donc on a fait ce live là et encore une fois je savais pas que ça allait s'arrêter à l'exploiter comme ça et jusqu'aujourd'hui j'ai des retours et jusqu'aujourd'hui qu'on a fini là j'ai plein de mariés qui venaient pour cette année là comment dit mais le live nous a édifiés on sait comment marcher maintenant on sait que par exemple si tu ne vous prends pas un jour de jeu, c'est parce que tu ne veux pas. En fait, ça a été... bénéfique, mais à un point pour la marque. Et moi, je suis content d'avoir eu cette idée-là. Et voilà, cette année-là, on pourra quelque chose, vous allez voir. Je suis vraiment content. S'il n'y a pas mieux pour moi, ça prend de la communication, ça donne de la pub, ça a une certaine transparence aussi sur la manière de gérer tout ça. Donc, bref. J'ai cru aujourd'hui, même souvent, si certains clients ont des questionnements, je les invite à aller regarder le live, car ils sont tous utilisés par la presse.
- Speaker #1
Donc, encore une fois, la spontanéité, c'est ce qu'on va retenir, puisqu'à chaque fois, ça revient dans ta manière de travailler. En tout cas, moi, effectivement, je n'ai pas regardé l'intégralité du live, mais j'en ai regardé plusieurs témoignages. et moi jusqu'ici je regardais les photos sur Instagram comme beaucoup de gens donc on voit des magnifiques photos de mariées en se disant waouh c'est du Made in Africa et les robes elles sont absolument magnifiques mais on ne sait pas tout le travail qu'il y a derrière et là quand la mariée elle vient raconter comment se passe en fait toute la préparation c'est vraiment très intéressant et c'est vrai que c'est vraiment très, c'est un coup de génie en fait cette idée que t'as eu maintenant comme dès le début de l'interview j'ai dit que j'allais être là pour te flatter mais Merci. D'un point de vue stratégie marketing, si je prends ma casquette de professeure et d'expert en marketing, c'est vraiment un truc génie de laisser parler le consommateur, parce que quand c'est lui qui dit qu'il a apprécié un service, après tu n'as plus besoin de rien dire en fait. Voilà, et donc à partir de là, on est rassuré. Moi, j'ai bien aimé que quelqu'un dise que pour son mariage, elle avait toujours envisagé d'acheter plutôt une robe en Europe, en Occident. de venir à Paris, qu'elle n'avait jamais envisagé une robe made in Africa. Et puis, elle a vu ton compte Instagram et elle s'est dit, vraiment là, et elle a vu, en fait, je pense, une vidéo d'une...
- Speaker #0
Elle a même dit au début, le premier truc qu'elle a vu, c'était, vas-y, vite fait, et puis après, c'est encore une autre vidéo qu'elle a vue, comme tu dis, et puis là, elle a été, je vais le tester. Sinon, elle a beaucoup douté.
- Speaker #1
Et je trouve que ça, il n'y a pas meilleur, je pense, preuve en fait qu'un client qui explique qu'au départ il n'était pas forcément convaincu qu'il n'était pas sûr, qu'il avait des doutes et finalement c'est lui qui devient le premier ambassadeur pour dire vraiment tout le monde doit venir acheter ici alors qu'elle même au début elle était là non vraiment je vais aller à Paris, je vais aller dans une boutique ils vont me faire une robe en plus prête à porter finalement un modèle qui existe déjà là elle a eu et puis ce que j'ai trouvé intéressant aussi c'est hum... Une des mariées qui explique que je lui ai fait confiance et il a créé pour moi une robe. Je lui ai indiqué quelles étaient mes préférences et ensuite, il a créé pour moi quelque chose qui me correspondait à 100%. Est-ce que tu peux expliquer, du coup, toi, comment se passe ton processus créatif quand une mariée vient te voir en te disant… Parce que pour le coup, pour une femme, c'est la robe la plus importante de sa vie. Est-ce que tu peux expliquer, toi, comment tu réfléchis à la robe pour une mariée ?
- Speaker #0
Ok, là le processus a changé depuis un an encore. A chaque fois que ça évolue, avant c'était vraiment des rendez-vous directs. Voilà, vous venez, on parle et tout, maintenant ça a changé. Le processus c'est lequel ? C'est que quand vous venez, vous contactez le service client. Déjà, il faut qu'on sache la date du mariage, il faut qu'on sache c'est quoi, c'est un mariage religieux, musulman, chrétien et tout. Pour voir déjà même si on a des disponibilités. Parce que moi j'ai un couteau. que je dépasse pas parce que tout de suite après on est sur une issue bouquet on n'avait pas bien travaillé non comme service qui n'y ont boutique c'est bon voilà il vous met en contact avec moi tout ça d'abord pas de mon nouveau physique est encore en ce qu'on appelle un rendez vous il vous met en contact avec moi et moi vous me dites vous m'avez une photo de vous vous me dites ce que vous voulez et tout, si vous avez des inspirations comme beaucoup de femmes parce que quand elles veulent se marier elles font tellement de captures d'écran de leurs rêves et tout, mais quand vous m'envoyez, je vous dis directement que je ne fais pas de copie et moi je ne me base sur ce que vous m'avez envoyé ou bien si vous n'avez pas d'inspiration de ce que vous me dites il y a des dames qui sont complexées qui n'aiment pas l'imprat, qui ne veulent pas montrer le poitrine, qui n'aiment pas par exemple leur hanche et tout Et je basse ça pour faire ce qu'on appelle une première proposition, c'est-à-dire un croquis. Je vous fais un croquis en plan noir. Et quand vous validez le croquis, là, je vous donne un rendez-vous physique. Et quand vous venez, on discute. On discute maintenant par rapport au croquis. On fait des ajustements. On fait la prise de mesure. On fait la tarification. Et puis, voilà, c'est tout. On vous donne un rendez-vous pour le jeu des essayages. Voilà.
- Speaker #1
Très bien. Et en termes de... Donc, du coup, c'est très clair. En fait, c'est très structuré et très carré.
- Speaker #0
Oui, c'est facile comme ça à dire, mais c'est vraiment que ça, je vais... Bon, je vais t'expliquer ça en une minute, mais c'est si dur. Parce que, justement, à chaque fois qu'on poste une photo, on a au moins plus de services qui viennent en queue, on se voit minimum 300 messages, 400 messages. Et je dis ça, c'est le minimum. Entre ça, entre les appels, entre des dames qui veulent... pas attendre qu'ils veulent forcément qu'elles appellent le service client. Elles sont, elles veulent forcément sauter cette étape-là. Elles veulent forcément avoir accès directement à moi et tout. Donc, c'est souvent la bagaille entre moi-même qui suit aussi certains clients qui ont leur mariage. Donc, ça fait que c'est jamais illico. C'est jamais illico. Donc, ça, c'est l'un des trucs qu'on doit travailler là-dessus cette année pour essayer de se faire passer la pilule, pour essayer de faire comprendre Au client, il faut juste patienter parce qu'en général, ce n'est pas le même processus. Comme je dis en Afrique, ici avant, quand tu veux te marier ou bien quand tu veux faire ton habit de sur mesure, tu prends ton tissu, tu vas chez le couturier, directement, c'est incident, tu as accès à lui et puis voilà. Et nous, on essaie de faire quelque chose de différent, mais qui ne passe pas souvent. Souvent, même, c'est quand les mamans sont impliquées. Parce que quand c'est des jeunes et tout, il n'y a pas de souci, ils comprennent. Mais quand c'est des moments qu'on ne prend pas cette manière de travailler, elles se disent, mais pourquoi on appelle, on ne peut pas venir le voir directement. Voilà, mais il y a d'autres qui viennent directement, mais elles n'ont pas, on n'a pas de, comment on appelle ça, de, la date, il n'y a pas de date disponible pour le jour de leur mariage. Mais j'ai essayé une ou deux fois de faire ça. Après, c'est compliqué, tu ne peux pas dire non. Et la mère a des chantages émotionnels et tout. Donc, comme ça, c'est facile. Mais comme la marque a une forte, forte, forte demande. Donc, le temps de faire des prix, déjà, des maris qui sont patients, le temps qu'on les envoie vers moi et tout, ça reste un peu c'est quelque chose sur lequel, aujourd'hui, pour moi, je pense que c'est épineux pour la marque, l'attente. Donc, on peut dire en moyenne, les gens, en moyenne, je donne une moyenne, deux, trois semaines. pour avoir accès à moi.
- Speaker #1
En fait, le business du mariage, c'est l'un des plus complexes et des plus difficiles et la cliente qui se crie, c'est la plus exigeante en fait. Donc voilà, de toute façon, quand tu t'engages dans créer des robes pour des mariés, c'est un challenge qui est extrêmement important. Et du coup, effectivement, je comprends toute la complexité et tout ce que tu décris, mais pour le coup, ça fait partie vraiment du... Tous ceux qui travaillent au niveau du mariage, que ce soit le traiteur, que ce soit celui qui fait la robe, je pense que c'est celui qui est le plus stressé, mais celui qui loue la salle, celui qui fait la décoration, à toutes les étapes, de toute façon un mariage c'est extrêmement stressant en fait. Et tous les prestataires qui travaillent avec des mariés, qui travaillent sur des mariages, il y a un niveau de stress, un niveau d'organisation qui doit être vraiment très élevé. Et donc, moi, ce qui m'intéresse aussi, c'est qu'à chaque fois, tes créations, elles sont toutes d'une mariée à une autre extrêmement différentes. À chaque fois, il y a un style, il y a une matière. Enfin, il y a vraiment, c'est un périmètre qui est très, très large. Et on est sûr qu'on va avoir la touche Ibrahim Fernandez. On reconnaît cette singularité, mais on ne se dit pas, je vais avoir la même robe qu'un tel qui a été marié le mois dernier. Comment tu fais pour réussir à proposer autant de diversité en fait ?
- Speaker #0
Ce n'est pas difficile. C'est très, très, très difficile. Comme je dis, plus la marque évolue, plus la demande est forte, plus ça devient difficile. Parce que c'est quelque chose qu'on peut tomber dans la facilité, comme je dis, comme beaucoup. Reproduire les mêmes tenues ou bien reproduire directement les tenues qu'elles nous envoient. Les dames, parce que beaucoup insistent, mais le fait qu'on veut exactement proposer quelque chose de différent, quelque chose qui est unique, c'est ce que je dis à mes maris, patientez, laissez-moi vous proposer quelque chose qui sera unique, quelque chose qui va vous représenter. Il faut que vous soyez chers, que c'est votre robe. Moi, je dis toujours, je préfère quand je fais ce type de robe, que les gens prennent ma robe en copie, que directement quand on voit la robe... on sait d'où l'inspiration vient puis on voit on ne sait pas le coup de pied du notre homme donc du coup c'est quelque chose qui est difficile c'est pas comme en Europe comme je dis aussi où les marques ont ce qu'on appelle une direction artistique et tout ici c'est le CDI c'est moi qui fais un peu tout donc vraiment c'est chaque cliente chaque proposition en général ce que je fais je prends tout ça je note tout ça quelque part et le dimanche qui est censé être mon jour de repos. Le dimanche, je m'assois et j'essaie de trouver des propositions adéquates. C'est l'étape la plus difficile pour oser essayer des différents, essayer de proposer des choses. Et moi, derrière aussi, je travaille avec un illustrateur. Aussi, on essaie de proposer des croquis. assez moderne. Surtout même avec le visage de la mariée, qu'elle puisse se projeter, qu'elle voit son coquet directement se projeter. Elle voit directement la matière et tout. Donc, c'est quelque chose qui est très compliqué. C'est l'étape la plus difficile pour moi parce que c'est ma tête qui travaille. Du coup, il peut arriver des moments où je bloque. Et c'est au moment où je bloque, je dis à la mariée d'attendre. Et souvent, elles sont impatientes. Mais pour le moment, je n'ai pas encore flanché. Je ne suis pas encore arrivé à proposer à Celtif, franchement, de faire une copie, en tout cas. Pour le moment, je n'ai pas encore flanché, mais ça va être difficile.
- Speaker #1
Très bien. Merci de partager, en fait, ce point sur la créativité avec Franchise, parce que c'est vrai que c'est le... Pour moi, c'est ce qui fait ta force, en fait. C'est vraiment la force de la créativité et la variété dans la créativité. C'est que voilà, on sent que c'est la touche Ibrahim Fernandez, mais qu'à chaque fois, il y a des choses qui sont très différentes selon les personnes qui portent tes tenues. Donc, c'est intéressant que tu dises que c'est beaucoup de travail et que ce n'est pas facile, en fait, parce qu'on pourrait croire, quand on voit les photos, que chaque nuit, tu es inspiré et que ça vient comme ça facilement. Et en fait, il y a un gros travail derrière. Là, j'ai envie de venir sur un point, puisque à plusieurs étapes, tu as parlé de photographes, tu as parlé de personnes de tes équipes, notamment du service client qui gère une partie des messages. Tu as pu parler aussi d'un illustrateur avec lequel tu travailles. Aujourd'hui, en fait, au niveau de ton état, ça se répartit comment ? Tu as combien de personnes qui travaillent avec toi et quel type de métier travaille avec toi ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si je dois compter les couturiers. J'ai des couturiers. Je pense qu'actuellement, ils sont combien ? Une dizaine. J'en prends une dizaine de couturiers. Pour la boutique, il y a des vendeurs. J'en ai trois. J'ai ma gérante. C'est celle qui s'occupe aussi du service client via WhatsApp. J'ai celui qui s'occupe de tout, de reprendre un mail, quand je veux faire souvent des posts Instagram, d'instructurer tout, qui s'occupe aussi de... Un peu le conseiller de la marque aussi, quand je fais des... Parce que quand je dis là, moi, je suis beaucoup spontané. Et souvent, c'est si je voulais, mec, tout ce que je voulais directement, comme ça, ça va être chaud. Donc à chaque fois, quand je reviens, on lui dit, si j'ai une idée et tout. Il dit non, mais ça, c'est trop personnel et tout. Bon, on essaie de trouver le juste milieu et c'est ce qui sort. Voilà, donc il y a lui, il y a le photographe. Le photographe, c'est une sorte de partenaire à un pays, forcément. Voilà, avec qui, quand vous voyez toutes les belles photos, voilà, c'est quelque chose que je me suis posé. Parce que souvent, tu fais une belle tenue et la mariée, tu ne peux pas avoir de belles photos. Soit je n'ai pas le temps, soit il y a un prestataire qui n'a pas. Voilà, donc moi, ce que je fais, c'est que moi, je me déplace en général avec mon photographe. Je fais et voilà, c'est quelque chose qui est aussi, ça peut être autre avant, mais bon, qui est un peu au prix maintenant. J'ai le photographe, j'ai qui encore ? Je pense que c'est toi.
- Speaker #1
Ok, donc tu as une véritable équipe autour de toi qui t'accompagne à assurer le développement de tout l'Empire Ibrahim Fernandez. Toi, c'est quoi tes ambitions pour le futur en fait ? C'est quoi tes rêves de développement pour la marque ?
- Speaker #0
C'est comme je le dis. Je ne suis pas celui qui a projeté dans 5 ans, dans 2 ans. Moi, je me lève aujourd'hui et je dis, OK, je veux ça. C'est comme je me suis dit, il y a 2 ans, j'ai dit, je veux ouvrir une sculpture. C'est pareil. J'avais l'ambition d'ouvrir une boutique parce que la communauté à Paris est forte. Une boutique à Paris, c'était que je l'ai publiée cette année, mais j'ai remis un peu dans le placard. Je veux avoir d'autres choses. mais si je dois ouvrir quelque chose d'autre ça va être à Paris voilà ça va être à Paris puis aussi ça fait quand même 10 ans que la marque existe même si elle a eu deux vies et donc normalement cette année je vais vraiment prendre une vache en chaux pour moi qui est focus je vais faire un à Paris puis un sur Abidjan vraiment c'est des projets très Bye bye ! Par long terme, des projets de là-là. Et je ne me projette pas forcément dans deux, trois ans. Je vois comment ça fonctionne et puis par ça, j'envisage. Ok,
- Speaker #1
très bien. Écoute, les auditeurs et auditrices qui sont basés à Paris, on attend que ce soit l'événement, l'ouverture de la boutique. Nous sommes là, on est prêts. Et les autres aussi, bien sûr, mais comme on a eu le scoop que Paris, ça fait partie des villes qui seront, comment dire, dans lesquelles tu as prévu de faire une pause. On en parlera, c'est sûr, sur le média Africa Fashion Tour. En général, moi, comment dire, l'ambition de ce média Africa Fashion Tour, c'est d'essayer de donner un peu une... Une définition, en tout cas, à regard de ce qu'est la mode africaine, parce qu'il y a beaucoup de stéréotypes et de clichés quand on peut parler de mode africaine. Et du coup, j'aimerais bien avoir un peu, toi, ton sentiment par rapport à quand on parle de mode africaine. Qu'est-ce que ça évoque pour toi ? Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? Est-ce que c'est une expression que tu utilises ? Ou est-ce que, du coup, tu n'es pas forcément à l'aise avec l'utilisation de cette expression ? Qu'est-ce que tu penses de ce terme-là, mode africaine ? Est-ce que toi, tu considères que... Ce que tu fais, c'est de la mode africaine.
- Speaker #0
Moi, je n'ai pas de problème particulier avec le service que j'utilise. Je dis que c'est le monde africain et tout. C'est le mode qu'il y a toujours. Moi, c'est parce que je dis le monde africain que ce que je fais n'est pas destiné à un public européen et tout, parce que je considère que les couples sont... C'est la nécessité, quoi. C'est la tradition, la modernité, même si la matière est faite, par exemple, ici et tout, mais les couples sont... qui est mis en mode moderne, ça fait ce qu'on appelle moderne et tout. Et puis aujourd'hui, il n'y aura pas ce moment-ci, on voit beaucoup que l'arbre d'oxygène, notamment pour l'emploi, le dit aussi, a beaucoup inspiré de ce qu'on fait ici et tout. On est beaucoup pisté sur les réseaux et tout, beaucoup de créateurs de mots africains. Donc, je pense qu'on est vu, on a regardé.
- Speaker #1
Très bien. Effectivement, tu es vu et tu es regardé, ça c'est certain. Il n'y a pas de doute là-dessus. Écoute, on arrive à la fin de cette interview. J'ai été ravie de pouvoir échanger avec toi et d'en savoir un peu plus sur la genèse de la marque et sur tout ton processus et sur ta détermination, ton implication, ton sérieux dans ton travail et aussi ta spontanéité. Je trouve que ça, c'est quelque chose qui était intéressant à découvrir avec cette interview. Je te remercie beaucoup de m'avoir accordé du temps et d'avoir pris... le temps de partager tout ça avec les auditeurs et les auditrices d'Africa Tachentour.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup à toi. Merci pour cette opportunité. Comme je l'ai dit, c'est la première fois et c'était sympa. J'espère que j'aime beaucoup qu'on a des questions et j'espère que tes auditeurs ont passé un bon moment.
- Speaker #1
C'est certain. On est tous fans ici, donc il n'y a pas de problème. Il n'y a pas de doute. Écoute, je te dis à très bientôt. Merci beaucoup. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère que cette interview vous a plu. Pour soutenir mon initiative et donner de la portée au message des créateurs du continent, je vous propose trois actions. Abonnez-vous sur Spotify ou Apple, partagez l'épisode à trois de vos amis, prenez le temps d'évaluer le podcast et de mettre cinq étoiles. Merci encore et à très vite en Afrique ou ailleurs.