- Speaker #0
Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. On a une très grande famille, 14 enfants. Une équipe de foot finalement. Voilà, exactement. On se titule R3 en plaçant. T'es vraiment des... T'es spécialisé du fait qu'on cassait. La transmission, elle se fait beaucoup par l'oralité. C'est le griot, je pense que tout le monde connaît un petit peu. C'est des gens qui se transmettent l'histoire de génération en génération.
- Speaker #1
Je sais que Sarcelles, c'est une ville où il y a plein de nationalités qui vivent ensemble.
- Speaker #0
Il y a cette culture, cette solidarité entre voisins, entre habitants. Zidane... Quand il a gagné la Clue du Monde, il a aboli le racisme pendant 48 heures.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un plat, justement, un plat qui a forgé ton goût ? On a parlé de sport. Et tu mangeais quoi, toi ?
- Speaker #0
Oui, parce que dès que tu fais le tour du monde, que ce soit au niveau alimentaire, au niveau culturel, je mangeais beaucoup de riz. Je connais les familles maliennes, c'est le riz.
- Speaker #1
Moi, je connais des Parisiens qui supportent l'OM.
- Speaker #0
Il y en a, il y en a. Les amis d'enfance, ils s'appelleront au quartier. Des débats de deux heures, trois heures sur PSG-OM. Très jeune, j'étais éducateur sportif. À la SS. à la SS fameux SS il perd un peu le 95 la France il la prend donc il faut croire en ses rêves il faut croire au destin parce que tout peut se passer j'étais des fois assis dans le quartier et moi j'avais toujours cette conscience je me disais je leur disais les gars le
- Speaker #1
vote c'est très important à l'oukou c'est un clin d'oeil aux racines du Yannès de ma mère Elle y a construit ses armes avec beaucoup de détermination et une résilience exemplaires. Aloukou, c'est aussi le podcast du souvenir et de l'inspiration, et surtout un big up à elle, Madarone, cette grande dame qui a toujours su affronter les épreuves de la vie avec la plus grande force. plus grande des forces. J'ai toujours été proche d'elle, mais longtemps éloigné. Ce qui est sûr, c'est qu'elle m'inspire. Mes racines, mes inspirations, contribuent à construire ma personne. Ma banlieue nord du 9-5, le territoire ruraux où j'ai pu passer, ses différents horizons font partie de moi. S'ils sont différents qu'ils soient, font partie de moi. Des expériences souvent joyeuses, parfois douloureuses, mais ça fait partie de moi. Ça, c'est une partie de mon histoire à moi.
- Speaker #0
À l'écoute, c'est un hommage à elle, mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, un nouvel épisode d'Alokou. Les amis, merci à celles et ceux qui écoutent les épisodes, qui donnent de la force sur les réseaux, qui partagent, qui mettent des commentaires. Ça me motive, ça donne de la force à continuer à porter des projets comme ça, des projets rassembleurs, des projets qui ont pour vocation d'être fédérateurs. Et aujourd'hui, un nouvel épisode d'Alokou. Et pour ce nouvel épisode d'Alokou, je reçois... Je reçois encore, vous allez me dire, la propagande sarcéloise, mais c'est normal, on porte notre ville partout où on est, partout où on va. Et aujourd'hui, je reçois monsieur, je dis monsieur parce que c'est monsieur, Bassi Konaté.
- Speaker #0
Merci Tim.
- Speaker #1
Ça va, Vasile ?
- Speaker #0
Et toi, à forme ?
- Speaker #1
Eh bien, ça va. Merci d'être présent aujourd'hui dans le coup.
- Speaker #0
Merci de me recevoir. C'est vraiment honorable. J'aime beaucoup ce que tu proposes. Le décor, il est vraiment à couper le souffle.
- Speaker #1
Il est ouf, hein ?
- Speaker #0
Franchement, j'aime beaucoup. Je me croirais, comment dire, dans les appartements des années 90.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En tout cas, merci.
- Speaker #1
C'est des « i » , ça dépend.
- Speaker #0
Ça dépend des générations,
- Speaker #1
ça dépend des rêves de chacun.
- Speaker #0
C'est cela.
- Speaker #1
Mais merci d'avoir accepté mon invitation aujourd'hui dans le coup. pour rappeler rapidement le concept pour celles et ceux pour qui ce serait la première fois qu'ils écoutent Aloukou ou qu'ils nous regardent, d'ailleurs on est dispo sur Youtube sur Spotify, partout sur les plateformes n'hésitez pas on va retracer pendant une heure, pendant 45 minutes, tes rêves culturels les rêves avec lesquels tu t'es déterminé toutes ces petites choses qui ont fait ton parcours de vie et l'idée c'est que tu puisses te raconter Tu vas aussi nous présenter ton objet.
- Speaker #0
Le fameux objet.
- Speaker #1
On a hâte de le découvrir, ça sera plus tard dans l'épisode.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Et du coup, il y aura aussi ta carte blanche. Tu auras 1 minute, 1 minute 30 pour balancer ton message inspirant à celles et ceux qui nous écoutent. Donc ça va être ton petit moment inspirant où tu vas pouvoir nous balancer ce message. Donc j'ai hâte de voir ce que tu vas nous faire. C'est un peu le grand moment de l'épisode. Et donc voilà, ce que je te propose, c'est qu'on commence par la première partie. La première partie, on a appelé ça l'interview tard à l'époque. Tard à l'époque, pour appeler à l'époque. Là, l'idée, c'est que tu nous présentes... D'ailleurs, même avant, je suis un ouf, j'ai loupé un moment de ouf. Avant de commencer avec l'interview tard à l'époque, est-ce qu'en quelques mots, rapidement, tu peux présenter qui t'es, ce que tu fais dans la vie, etc.
- Speaker #0
Allons-y, let's go. Donc moi, c'est Bassek Konate, j'ai 38 ans, et je suis cadre dans la fonction publique. territorial. Et je pense que c'est plus un secret. Tu le sais, je suis candidat aux élections municipales à Sarcelles, la ville qui m'a vu naître et la ville dans laquelle j'ai grandi, où j'ai été scolarisé, j'ai passé quasi toute ma vie, on va dire. la majeure partie de ma vie. Et donc, j'y officie toujours d'ailleurs. Et donc, voilà. Et donc,
- Speaker #1
tu as décidé de te présenter aux élections municipales, de te porter candidat.
- Speaker #0
Exactement. Donc moi, si tu veux, j'ai un parcours très sarcélois. Comme tu as dit tout à l'heure, c'est un honneur déjà d'être reçu par un sarcélois. Une ville qui regorge de talents et de ressources. Eh bien, si tu veux, j'ai été scolarisé à Sarcelles. J'ai... également travailler, oeuvrer dans le social durant pratiquement 20 ans. Et j'étais très jeune déjà, j'étais engagé dans le milieu associatif. Je me rappelle à l'âge de 16 ans avec mes amis, on avait créé une association pour justement oeuvrer en direction de la jeunesse à l'époque.
- Speaker #1
Et vous faisiez quoi comme action par exemple ?
- Speaker #0
Si tu veux, bon, c'est un peu marrant. On organisait des fêtes, des soirées, c'est-à-dire des après-midi, pardon. Dans le jargon, on appelle ça des booms. Après-midi, donc... On essaie de créer des moments festifs dans la ville pour essayer d'encadrer, en tout cas de procurer de la joie en direction de la jeunesse. Mais également, ce qu'on faisait, on essayait de situer ces événements, on les faisait, c'était pour récolter de l'argent et par la suite partir en vacances. En tout cas, permettre à nos amis de partir en vacances et permettre également à des jeunes comme nous qui n'ont pas forcément les moyens de partir en vacances ou de participer à des activités de loisirs ou des activités sportives. Donc c'était un peu ça, en tout cas, l'objectif de nos actions. Et j'ai également été conseiller municipal jeune. C'est-à-dire que déjà très jeune à l'époque, je m'appliquais, comment dire, j'avais toujours cet esprit citoyen. On en parlait il n'y a pas longtemps avec des amis. On était des fois assis dans le quartier et moi, j'avais toujours cette conscience. Je leur disais, les gars, le vote, c'est très important. Il faut voter. La plupart, ils me disaient, écoute, voter, ça ne sert à rien. Après, quand tu es jeune... On n'a pas forcément cet état d'esprit, mais en tout cas, aujourd'hui, je suis content de voir qu'à Sarcelles, il y a en tout cas cette conscience, cette prise de conscience qui a été faite par les jeunes. En tout cas, j'espère que ça va aller au-delà.
- Speaker #1
Donc, tu disais que tu as commencé à apporter des initiatives très jeunes, donc en créant des espaces de rencontres pour les jeunes. C'est parce que c'était inexistant ?
- Speaker #0
En fait, si tu veux... C'est vrai qu'à l'époque, c'était inexistant. Moi, je me rappelle encore, et je pense que les amis qui verront le podcast pour prendre le premier...
- Speaker #1
Mettez dans les commentaires.
- Speaker #0
Voilà, exactement. On jouait au foot, nous, sur le béton. Le béton, et il n'y avait pas de cage de foot, par exemple. Et on mettait nos vêtements, et on jouait tout pendant des quatre heures. La journée, c'était comme si c'était notre Ligue des champions, on va dire. Et donc, si tu vois, quand tu n'as pas de moyens, tu te débrouilles, on va dire, avec ce qu'il y a. Mais on s'occupait... tant bien que mal, comme on le pouvait. Et je pense que ça forge. Ça forge ton esprit et ça te permet de trouver des modes innovants pour pouvoir justement t'épanouir ou en tout cas se divertir. Et j'ai également eu un parcours dans le sport. Pareillement, très jeune, j'ai été éducateur sportif.
- Speaker #1
À la SS.
- Speaker #0
À la SS. Un club en vivantique.
- Speaker #1
La France en tout cas.
- Speaker #0
On est vraiment une ville de talent. Et très jeune à l'époque, même, j'avais 17 ans à l'époque. Je me rappelle, c'était Jimmy l'Allemand, qui était un de mes éducateurs quand j'étais jeune également. Et je l'avais rencontré lors d'un séjour et il m'a dit, viens avec moi, tu vas entraîner avec moi. Et donc, il m'a mis, en tout cas, il m'a intégré dans le club. Et je me rappelle, on partait les week-ends, on entraînait la semaine et les week-ends, on partait en déplacement. Il y a Alipoc. Je me rappelle, dans son équipe, il y avait Steve Iago et Riyad Mahrez. Ah oui, des grands noms. Exactement. En tout cas, j'ai eu l'honneur et la chance de pouvoir les encadrer. Je crois qu'ils avaient 12 ans à l'époque. 12 ans, c'était les moins de 13.
- Speaker #1
Donc là, tu es en train de me dire que tu as été encadrant de Riyad Mahrez.
- Speaker #0
Encadrant de Riyad Mahrez.
- Speaker #1
Tu sais que là, on peut arrêter l'épisode là.
- Speaker #0
On va dire encadrant. Il avait beaucoup d'entraîneurs. Oui. Mais en tout cas, les week-ends, comment dire. Lui et Steve Diago, je me rappelle qu'ils étaient présents. Et si tu veux, après, par la suite, j'ai entraîné aussi les débutants. Les débutants, comment dire, tous les samedis. Tous les diman... Non, samedi matin, pardon. Le samedi matin, pareillement, avec des amis du quartier des Ausha. Un quartier qu'on appelle La Secte. Et voilà, pareillement, j'avais toujours cet état d'esprit, on va dire, d'essayer de transmettre des valeurs aux jeunes. Et c'est un plaisir pour moi. C'est un plaisir parce que j'ai encore les souvenirs quand j'avais peut-être 8 ans. Pareillement, j'étais inscrit au club. À l'époque, la licence était à coûter 400 francs. Et à l'époque, si tu veux, à la place du Synthétique, c'était un terrain rouge, un terrain sableux. Je pense que les infirmières...
- Speaker #1
Il ne fallait pas tomber.
- Speaker #0
Voilà, exactement. À la place du terrain Christanval. Et donc, à l'époque, pareil, j'étais passionné. Je jouais à l'époque à l'ESS en poussin. Et donc, voilà.
- Speaker #1
Et à l'époque, Bastien Connaté, il a grandi dans quel type de quartier ? Il se situe dans sa famille ? Une fratrie ? Écoute,
- Speaker #0
moi, on est une très grande famille.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
14 enfants.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Une famille recomposée.
- Speaker #1
Une équipe de foot, finalement.
- Speaker #0
Voilà, exactement. On se titule alors trois remplaçants. C'est cela. Donc moi, j'ai grandi à Sarcelles. Je suis originaire du quartier des Sablons.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais j'ai eu la chance, comment dire, moi, de toujours côtoyer les différents acteurs de tous les quartiers.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Grâce à l'école, grâce au sport, je te l'ai dit. Et en fait, j'ai toujours côtoyé les différents acteurs de tous les quartiers, mes amis d'enfance. Des fois, je pouvais passer mes journées du côté du marché avec mon pote Samir. Je pouvais être au stade, jouer au foot avec mes amis et être dans mon quartier. Dans ma famille, ma mère a eu un premier mariage avec le grand frère de mon père qui est décédé pendant son âme il y a très longtemps. Par la suite, dans la tradition, la culture en tout cas chez les Maniens. souvent tu te remaries avec le frère de ton mari. Donc ma mère, comment dire, s'est mariée avec mon père. Et donc en tout, ça fait 14 enfants. Sachant qu'on est une famille, en tout cas, je suis issu d'une famille polygame.
- Speaker #1
Tu te foutis où dans les 14 ? Au milieu ? À la fin ?
- Speaker #0
Écoute, on est issu d'une famille polygame. Moi, si je te compte, j'ai 4 grandes sœurs, un grand frère. Et le reste, c'est des petits frères. On va dire que je suis le sixième.
- Speaker #1
Ok, donc il y a quand même des plus jeunes que potentiellement tu as aussi accompagnés, j'imagine.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. J'ai mon petit frère d'Adjiri, que tu connais très bien.
- Speaker #1
Tu le connais très bien, big up à lui d'ailleurs. Oui,
- Speaker #0
exactement. Je l'ai porté dans mes mains. Apparemment, il a toujours été proche de moi. J'ai d'autres frères aussi, Aguib et tant d'autres, avec qui j'étais très proche en tout cas. Donc en gros,
- Speaker #1
si je comprends bien, tu as eu ce rôle de grand frère dans la famille, après tu as aussi accompagné des plus jeunes au sein de la municipalité.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc tu as toujours eu ce rôle un peu de pont entre les gens et d'encadrement.
- Speaker #0
Exactement. Tu sais, moi, ça s'est fait naturellement. J'ai toujours ce rôle de grand frère, de tuteur ou d'encadrant. Et même, je me rappelle, très souvent, en tout cas, les parents me prenaient en exemple. Moi j'étais un peu gêné, souvent quand il y a un enfant, on regarde, fait comme lui et autre.
- Speaker #1
C'est bien, c'est une source d'inspiration.
- Speaker #0
Voilà, et d'autres aussi m'ont inspiré. Et souvent, les parents faisaient appel à moi, quand il fallait en tout cas essayer de recadrer un peu leur fils, leur enfant. Et quand ils rencontraient des difficultés, c'est vrai que souvent ils faisaient appel à moi pour essayer de discuter avec leur enfant, pour essayer de parler. Et j'ai toujours ce rôle de pédagogue. En tout cas, d'essayer de transmettre des valeurs aux jeunes et d'essayer de les conscientiser et de leur donner des bons conseils, comme ce fut le cas pour moi durant ma jeunesse. Cette maturité, on va dire, dès le plus jeune âge.
- Speaker #1
Trop bien. Tout à l'heure, tu m'as parlé de foot. D'ailleurs, ça va faire le lien avec la deuxième partie. La deuxième partie de l'interview, c'était le « C'était mieux avant » . « C'était mieux avant » , c'est le moment où on va un peu rentrer concrètement dans les rêves, tes références culturelles.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Tu as parlé de foot tout à l'heure. Tu as joué au foot. Mais attends, ma question est que tu regardais aussi le foot, j'imagine. Et tu regardes toujours, j'imagine.
- Speaker #0
Moi, le foot, je suis un passionné de football. Franchement, depuis tout petit, je rêvais à l'époque, je pleurais. J'ai un maman, maman, inscris-moi au foot. Je me rappelle ma mère, malgré qu'elle ait des difficultés, elle n'a pas eu une vie facile. Et c'est une femme forte, c'est vraiment ma source d'inspiration. Et c'est une femme combative. Et donc, voilà, c'est d'aimer tant bien que mal pour... m'inscrire au foot à la SS. Et c'est vrai qu'en tout cas, j'ai encore les souvenirs. Et c'est un vrai kiff.
- Speaker #1
Tu supportes quel club ?
- Speaker #0
Moi, c'est le PSG. C'est parisien. On ne change pas.
- Speaker #1
Moi, je connais des Parisiens qui supportent l'OM.
- Speaker #0
Il y en a, il y en a. Dans ma jeunesse, c'était des vrais duels, je me rappelle. Les amis d'enfance, ils se rappelleront au quartier. Des débats de deux heures, trois heures sur PSG, OM. C'est vrai qu'en Ile-de-France, tu as beaucoup de Parisiens qui supportent l'OM. Mais bon, c'est comme ça. C'est les nostalgiques de 93. Je pense. Donc moi, si je vois le foot, ça a toujours été ma passion. Et même dans ma vie, je m'identifie toujours, en tout cas, je fais toujours ce parallèle avec le football. La compétition. Et toujours d'avoir cet esprit compétiteur. et de se dire que jusqu'à la dernière minute, rien n'est joué. Donc, il faut croire en ses rêves, il faut croire au destin, parce que tout peut se passer.
- Speaker #1
Donc, en fait, les valeurs de ce sport, elles te portent au quotidien ?
- Speaker #0
Exactement, clairement.
- Speaker #1
Et le collectif aussi ?
- Speaker #0
Exactement, l'esprit collectif. On va dire, essayer de soutenir son coéquipier, soutenir son prochain. Moi, si tu veux, mon ADN, c'est ça. Je me suis toujours mis naturellement au service des autres. Et donc, le football, c'est un peu ça. On joue collectif. Ce n'est pas une personne qui peut faire la différence. Donc, moi, j'ai toujours été passionné par le football. Passer des journées à jouer au football, voulu encadrer des jeunes dans le football. Et j'aime beaucoup les valeurs. Les valeurs de faire play, l'esprit collectif, et suivre une direction et tout faire pour aller vers la victoire.
- Speaker #1
Trop bien. Pour enchaîner dans tout ce qui est aspect culturel, moi, c'est une question que j'aime bien poser à mes invités. Est-ce qu'il y a un plat, justement, un plat qu'à Fajret Tengou, on a parlé de sport, mais tu mangeais quoi, toi ? Tu manges quoi ? Est-ce qu'il y a quoi comme plat qui te...
- Speaker #0
À l'époque, je mangeais beaucoup de riz. Je connais les familles maliennes, c'est le riz, le sukanja, le mafé, le tchèbe. Donc, je mangeais beaucoup de riz. D'ailleurs, j'ai fait un peu une overdose de riz. J'avais fait un séjour au Mali en 2007. C'était en 2002, je crois. Et je crois qu'un mois et demi de riz, je ne m'en suis pas remis. Donc depuis, c'est vrai que j'en mange beaucoup moins. Mais moi, si tu me parles d'un plat, je ne vais pas te parler des fast-foods parce que ce ne sera pas comme aujourd'hui.
- Speaker #1
En vrai, ça en fait partie. En vrai, dans nos quartiers populaires.
- Speaker #0
Exactement, c'est une gastronomie, la gastronomie turque. Donc, beaucoup on mange. Mais non, moi, franchement, ce que j'aime beaucoup, c'est un peu le côté italien, c'est la pizza.
- Speaker #1
la pizza c'est vraiment mon plat préféré c'est quoi toi ta pizza ?
- Speaker #0
moi c'est la New York mes potes ils me disent ça fait 10 ans que tu manges la même pizza et je change pas,
- Speaker #1
donc c'est la pizza la New York franchement mon plat préféré c'est les pizzas en plus ça rappelle encore cette idée de partage on coupe les parts, chacun prend son truc en fait ça se relie beaucoup dans différents aspects ça fait partie de mes valeurs en tout cas
- Speaker #0
Et voilà, je pense que le sens du partage, c'est important. La vie, c'est ça, on doit partager, partager de l'amour, partager, on va dire, sa joie, et essayer de procurer du bonheur à son prochain. Je pense que c'est un peu cela le but, en tout cas. Je pense que ça doit être le but d'un être humain.
- Speaker #1
Et dans la même idée du plat cafard j'ai ton goût, je sais que Sarcelles, c'est une ville où il y a plein de nationalités qui vivent ensemble. C'est une ville... Il y en a qui l'appellent la ville monde. J'imagine qu'il y a aussi plein de plats, de cultures que tu as pu...
- Speaker #0
Clairement, c'est une ville cosmopolite. Comme je dis, quand tu fais le tour de Sarcelles, tu fais le tour du monde. Clairement. Et donc, c'est vrai que moi, clairement, j'ai goûté à tous les plats. Et je me rappelle à l'époque, même pendant la période du Ramadan, moi, juste avant de manger, je courais chez mon ami, l'autre fille. mon ami qui est algérien, et je le suppliais de me donner des briques. Parce que les briques de sa maman avaient franchement un goût. Tu tombes par terre, quoi. Et donc, franchement, tu découvres tous les plats. J'aimais beaucoup, en tout cas, le couscous, les briques, le psémème, tous les plats, on va dire, de culture maghrébine. et comme tu dis éventuellement tu découvres aussi les plats du Comore les plats du Congo de la Côte d'Ivoire différentes gastronomies la gastronomie française aussi il ne faut pas négliger et c'est vrai qu'à Sarcelles tu découvres, tu fais le tour du monde que ce soit au niveau alimentaire, au niveau culturel tu touches un peu à tout et c'est une fierté en vrai, c'est une force pour cette ville c'est une force et c'est une fierté c'est une chance même pour nous je dirais Le fait de découvrir différentes cultures. Souvent, quand je parle avec des cousins qui habitent dans d'autres secteurs, d'autres villes en Ile-de-France, par exemple, ils ne connaissent pas la culture assyro-caldéenne. Ils ne savent pas.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a une grosse communauté qui est forte et qui porte aussi la ville.
- Speaker #0
J'ai grandi avec beaucoup d'amis et des frères que je considère comme des frères. Antoine Hanard, un frère avec qui j'ai grandi, et qui est de culture assyro-caldéenne. Et voilà, tu découvres un petit peu l'histoire de chacun. Et je pense que c'est une richesse. Et je dirais même, ce qui a manqué à Sarcelles, c'est qu'on découvre la culture de notre prochain, qu'on va dire malgré nous, c'est-à-dire qu'en grandissant avec la personne. Mais il y a une histoire derrière. Et moi, vraiment, j'en profite. Dans le programme, je me suis dit, il faudrait... À Sarcelles, créer un musée interculturel. Parce qu'on est une ville, comment dire, où tu as des gens qui viennent d'Asie, des gens qui viennent du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Amérique latine. Et en fait, je pense que ce sera intéressant de permettre à chaque habitant de découvrir la culture de son prochain, l'histoire de son prochain. Par exemple, l'histoire acéro-caldienne, moi je me rappelle encore, c'était avec une association dans ma jeunesse, où c'était un monsieur qui nous expliquait un petit peu comment est-ce que les acéro-caldiens sont venus en France. Et donc, j'ai découvert cette histoire. J'étais très jeune. Comme je t'ai dit, je m'intéressais beaucoup à l'histoire de la vie. J'avais toujours cet esprit citoyen. Et donc, je pense qu'il y a tellement de choses à découvrir. Et même dans les cultures subsahariennes ou maghrébines, qui représentent encore une grande part, une grande frange de la population sarsale, je pense qu'il y a des choses à raconter, à expliquer aux enfants. Parce que souvent, les enfants ne savent même pas le parcours de leurs parents. Donc aujourd'hui les parents ont cette pudeur où ils n'aiment pas expliquer un peu leur parcours mais je pense que ça serait une richesse et ça permettrait surtout à la jeunesse de prendre conscience et de se rendre compte de la chance qu'ils ont.
- Speaker #1
C'est un héritage, c'est un héritage de l'histoire passée on se doit aussi de porter quelque part on est en fait les relais de ces narratifs qui sont les nôtres au final et moi je te rejoins je vois pas comment on ne peut pas te rejoindre sur ce sujet là on se doit de porter en fait ce que les darons ont fait à l'époque et surtout que la France c'est une chance et même la France devrait se rendre compte de la chance qu'elle a d'avoir
- Speaker #0
toutes ces cultures parce que moi je prends souvent en exemple quand j'ai voyagé à travers le monde avec des amis on était de différentes couleurs mais nous on fait pas attention et en fait les gens à l'étranger sont étonnés de nous voir Et en fait, quand tu vas à l'étranger, tu te rends compte qu'il n'y a qu'en France, il n'y a que les Français qui peuvent se retrouver avec trois visages différents. C'est-à-dire que tu vas aux États-Unis. Moi, je suis parti aux États-Unis en 2011. C'est-à-dire que là-bas, c'est très communautaire. Les blacks avec les blacks, les hispaniques avec les hispaniques. Et en fait, de voir un black, un maghrébin, un breton, eh bien pour eux, ils se disent, attends, mais... On est ensemble, on vit, on vit comme des frères. Et en fait, c'est vrai que c'est la France, comment dire, qui est vraiment le reflet de... En tout cas, qui montre cette mixité culturelle à travers le monde.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Et donc, c'est important, je pense, en tout cas, de valoriser cela.
- Speaker #1
Carrément. Carrément, écoute, on espère qu'en plus, Sarcelles, c'est une ville qui regorge de tellement de choses. Et ce serait hyper important. Tout à l'heure, moi, quand j'explique le concept du poids... du podcast aux gens, ils me disent souvent, ils me posent la question, souvent « Mais quand tu parles de culture, tu parles de quoi ? » Moi, j'explique qu'en fait, c'est 360. Et souvent, on a souvent en vision la culture un peu élitiste, qui n'est pas négligeable, qui est très bien. C'est le théâtre, le cinéma, toutes ces choses qui sont quand même d'un rang social différent, mais aussi tout plein de cultures et tout plein de choses qui sont présentes dans nos quartiers, dans nos villes. Et comme tu dis, des narratives, des histoires qu'il faut valoriser. Donc, c'est très fort. C'est très, très fort ce que tu dis. Et pour enchaîner sur cette idée de culture, toi, Bassi Konate, plus jeune ou même aujourd'hui, il écoute quoi comme musique, comme type de musique ?
- Speaker #0
Il écoute comme tous les jeunes. C'est le hip-hop, le rap. Moi, tu sais, j'ai toujours eu cette particularité. Mes amis, ils me taquinaient à l'époque quand on était plus jeunes. Ils me disaient, t'es trop simple, toi, t'es pas comme nous. Et donc moi, j'aime beaucoup aussi la musique des États-Unis. La musique, je ne sais pas comment je pourrais la devenir. Ce n'est pas le jazz, mais un peu un mix d'un artiste. Richard. J'aime bien Richard. La soul. La soul, voilà. Le mot, c'est la soul. Et la soul, Jacob Banks. Même si c'est notre époque, mais moi, j'aime beaucoup les musiques anciennes. Et donc, voilà, la musique soul africaine. Afrique, pardon. afro-américaine et même l'achora l'achora malienne c'est une culture que j'aime beaucoup parce que à travers l'achora on raconte une histoire on raconte une histoire c'est un peu l'idée des griots tout ça ? exactement, t'as les griots mais à travers l'instrument, l'achora quand on joue, en fait à l'époque les griots jouaient pour le roi par exemple, le roi du Mali Et en fait, à travers les instruments, tout ce qui était projeté, c'était en tout cas une histoire qui était racontée. Donc j'aime beaucoup en tout cas cette mélodie et j'écoute souvent.
- Speaker #1
C'est très fort parce que je...
- Speaker #0
Je ne sais plus avec qui j'en discutais,
- Speaker #1
mais il y a aussi ce truc en Afrique, en tout cas, et ça se retranscrit aujourd'hui, c'est qu'il y a, en tout cas, dans l'Afrique supérieure, je ne sais pas si c'est présent partout en Afrique, mais la transmission, elle se fait beaucoup par l'oralité, par raconter, par les sonorités, la musique. Il y a moins l'idée d'écrire ou d'avoir des œuvres, des ouvrages. Et je trouve fort que tu parles de cet instrument et que du coup, derrière, il y a... Il y a une histoire, on raconte... Il y a un message,
- Speaker #0
ce qui me frappe même, c'est les griots, je pense que tout le monde connaît un petit peu. C'est des gens qui se transmettent l'histoire de génération en génération. C'est-à-dire qu'il n'y a pas forcément d'écrit, mais les griots vont te raconter par exemple l'histoire, avec ton nom on va dire, ils vont te raconter l'histoire de ton ancêtre. Des anecdotes à l'époque, fut un temps, et même des fois ils te racontent l'histoire de l'arrière-grand-père, de l'arrière-arrière-grand-père. Parce qu'en fait, ils se transmettent ça de génération en génération. Et je trouve que c'est fort. Je trouve que c'est un mode d'apprentissage qui est quand même important. Et voilà, il y a les livres. Aujourd'hui, il y a les vidéos. Mais il y a aussi, comment dire, des gens qui se transmettent la mémoire de leurs ancêtres. Et c'est quand même, voilà, c'est une culture qui est quand même aussi fascinante.
- Speaker #1
Et toi, de manière générale, justement, la culture plus classique, plus académique, on va dire, je parle du théâtre, du cinéma et tout, est-ce qu'elle a une place forte dans ta vie, tout ça, ou pas spécialement ? Ou ça arrivait plus tard ?
- Speaker #0
Franchement, moi, je ne vais pas te mentir, c'est vrai qu'on va dire, moi, je dis souvent que quand tu vis dans un quartier, c'est du théâtre. C'est un film, on va dire. Parce que la vie dans un quartier, c'est une vie qui est quand même assez atypique. Et il y a toujours une nouvelle histoire. Tous les jours, tu peux avoir une anecdote, tu peux avoir une nouvelle histoire qui naît. Et donc, pas forcément au niveau culturel, pas forcément, comment dire, je n'ai pas pris de cours de théâtre, pas fréquenté un conservatoire ou une académie.
- Speaker #1
Est-ce que tu es allé au théâtre ?
- Speaker #0
Non, franchement, quand j'étais jeune, non.
- Speaker #1
Moi aussi. Et comme beaucoup dans les quartiers populaires, malheureusement.
- Speaker #0
Malheureusement, comme tu le dis. Mais c'est vrai que quand j'ai commencé à travailler dans le social, j'ai mis en place, en tout cas, des actions culturelles. À l'époque, j'avais initié ça à Sarcelles en 2009-2010, quand j'étais animateur jeunesse. C'était de faire un Paris by Net. Je faisais découvrir Paris aux jeunes. Et pas que les aspects, on va dire, pas que la tour Eiffel ou Champs-Elysées, c'est des choses classiques. En tout cas, découvrir des monuments culturels de Sarcelles. Trouvez-en. Les plantéons, différents, en tout cas, les différents musées culturels. Bon, on passait d'abord par le musée Grévin parce que c'est plus simple.
- Speaker #1
Et ça en fait partie et c'est très bien.
- Speaker #0
C'est ça. Mais en tout cas, ça, l'Académie française et autres. Et tu as beaucoup de choses, en tout cas. Tu as beaucoup de patrimoine en France et à Paris. Et pourquoi ne pas les faire découvrir à notre jeunesse ? D'autant plus que nous, on a la chance en tout cas d'être à 15 minutes de Paris. Et donc, quand j'ai commencé à travailler dans le social, je me suis dit, il faut qu'on fasse découvrir cette culture à la jeunesse sarcéloise. Parce que voilà, c'est des choses qui peuvent peut-être avoir un impact et les booster dans leur vie. Parce que dans nos quartiers, malheureusement, c'est vrai qu'on n'a pas accès à la culture. On n'a pas en tout cas cet état d'esprit où on se dit, on va aller vers la culture.
- Speaker #1
On sait que t'es pas fait pour nous. Voilà,
- Speaker #0
exactement. Alors que t'as des talents. Moi, je prends souvent en exemple des amis d'enfance. On a tous un ami d'enfance qui était grave marrant, qui taquinait, qui sortait des vannes, et tout le monde, comment dire, rit. Voilà, on avait toujours la mascotte du groupe. Et pour moi, c'est une forme de théâtre.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
C'est une forme de théâtre qu'on met pas en avant. C'est-à-dire que le plus grand vanneur qui se met à vanner tout le groupe et tout le monde rigole, c'est une forme de culture. de la banlieue. La rhétorique. Exactement, la rhétorique et autres. Et donc, aujourd'hui, je pense que nous, c'est ramener la culture au sein de nos quartiers, la faire découvrir à notre jeunesse. D'ailleurs, moi, dans mon programme culturel, ce que j'ai mis, c'est mettre davantage d'action culturelle en pied d'immeuble. Au sein du quartier, on a une belle salle à Sarcelles qui s'appelle la salle André Malraux, avec une saison culturelle que je pense qu'il faudrait en tout cas améliorer davantage et essayer de mettre davantage d'action culturelle. qui parlerait en tout cas aux Sarselloises et aux Sarsellois. Comme tu l'as dit tout à l'heure, on a vu qu'il y a plusieurs cultures. Donc pourquoi ne pas mettre, je ne sais pas... en place, je ne sais pas, une pièce de théâtre qui permettrait de découvrir cette culture. Mais pourquoi également ne pas la mettre en pied d'immeuble au sein de nos quartiers ? Demain, je ne sais pas, on vient au marché de Sarcelles, on met en place un…
- Speaker #1
Le grand marché mythique de Sarcelles.
- Speaker #0
Le grand marché emblématique de Sarcelles. Ce n'est pas un spectacle. En tout cas, je pense que ça va attirer les habitants qui n'en ont pas l'habitude.
- Speaker #1
Donc l'idée, c'est de faire venir la culture auprès des gens ?
- Speaker #0
Dans le quartier.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
dans nos quartiers directement dans tous les quartiers de la ville sans en exclure il y a le quartier des Ausha d'Honorette par exemple qui est très excentré au nord de la ville pourquoi ne pas mettre en place des actions culturelles dans la ville,
- Speaker #1
une pièce de théâtre ou autre franchement on te souhaite de pouvoir réaliser tout ça c'est beau c'est des beaux projets pour la ville pour continuer pour enchaîner est-ce que là comme ça à la volée tu pourrais me citer une personnalité une personne qui t'a inspiré si vraiment il y a une personne tu te dis ça peut être un prof, ça peut être un membre de ta famille ou autre même un artiste tu dirais qui t'a inspiré dans ton parcours de vie moi c'est ma mère ma mère c'est elle qui m'a inspiré par le combat
- Speaker #0
Par son histoire. Et ne jamais rien acheter dans la vie. Et se battre. Avoir un mental de fer. Et souvent, on ne parle pas beaucoup de nos parents. Qui, je pense, ont des parcours particulièrement... En tout cas, on doit leur tirer le chapeau. Parce qu'en fait, ils viennent de loin. Ils viennent de contrées lointaines. Ils n'ont pas eu des vies faciles. Et aujourd'hui, ils ont réussi à construire de belles choses. Et en tout cas, moi, c'est ce qui m'a inspiré, en tout cas, tout au long de ma vie, de se battre, d'essayer de réussir dans la vie, d'essayer, en tout cas, d'aller le plus loin possible et de faire le bien autour de soi. Voilà, nul n'est parfait, bien sûr, mais moi, en tout cas, le parcours inspirant, c'est la madrèque. La madrèque.
- Speaker #1
Je te rejoins beaucoup sur ce sujet. Franchement, on devrait davantage porter le chapeau à nous. à nos darons de manière générale. Et c'est vrai que les mamans, il y a souvent une place particulière dans le cœur.
- Speaker #0
Tu l'as dit au début de ton podcast. J'étais attentif. On ne parle pas assez, mais c'est vrai qu'en tout cas, elles nous transmettent.
- Speaker #1
Et puis même, il y a souvent une cohésion au sein des quartiers, au sein des communautés. Moi, je me souviens plus jeune, ma mère, parce que ma mère, plusieurs années, dues à certains problèmes malheureusement qu'elle a eus, elle ne pouvait pas travailler. Et du coup, ce qu'elle faisait, c'est qu'elle allait chercher, quand elle allait à l'école, quand elle allait chercher mes petits frères et soeurs, elle prenait aussi l'enfant du voisin.
- Speaker #0
C'était courant à l'époque. Ça, c'est de la solidarité. Dans les quartiers, il y a vraiment cette culture, surtout à Sarcelles. C'est une ville où il y a cette culture, cette solidarité entre voisins, entre habitants. Et tu as toujours, comme tu dis, une ou deux mamans qui ont ce rôle en tout cas de mascotte du quartier ou de maman du quartier. Et comme tu dis, ça a un impact. On en parlait à l'époque. C'est vrai que moi, je me rappelle même que... C'est dommage qu'on ne le voit plus. Quand tu traînais un petit peu dans le quartier, tu étais regroupé avec tes amis, il y avait toujours un parent pour veiller sur les autres et dire aux parents, attendons, votre fils, je l'ai vu faire ça. Et en tout cas, ça permettait d'améliorer le cadre. de vie dans le quartier. C'est-à-dire que les jeunes savaient qu'il fallait faire attention parce qu'il y avait des mamans qui veillaient sur nous. Si tu fais une connerie ou autre, racontez ça à tes parents et tu te fais gronder quand tu rentres le soir à la maison. En tout cas, les mamans ont une place particulière et je pense que ça s'est perdu un petit peu. Mais aujourd'hui, il faut s'appuyer sur elles.
- Speaker #1
Mais ça peut se recréer, je pense que c'est pas terminé parce qu'il y a beaucoup je pense de tout ce qu'on a raconté là qui viennent aussi des cultures passées des cultures de nos origines de solidarité de se dire que dans chaque quartier c'est aussi une mini-ville dans la ville où les gens interagissent, vivent ensemble et c'est vrai que quand il n'y a pas un projet ou qu'il n'y a pas une idée qui est portée dans ce sens ça se perd, mais je pense que ça peut et je pense que ça se... Ça se témoigne aussi d'une autre manière, toujours d'une autre manière aujourd'hui. Il faut aller dans ce sens et c'est beau.
- Speaker #0
Bien sûr, je me rappelle il y a quelques années, j'ai une thématique qui me tient particulièrement à cœur, c'est lutter contre les RICS dans nos banlieues. Il y a de plus en plus de jeunes qui, malheureusement, s'entretuent pour des motifs utiles et avec des couteaux. À l'époque, j'avais expérimenté, je me dis qu'ils ont un rôle important. Les mamans, c'est-à-dire que les mamans, une fois on avait un groupe de mamans de deux quartiers rivaux qui, comment dire, on s'est réunis ensemble avec les mamans et en fait compte on est parti à la rencontre des deux bandes rivales pour, comment dire, essayer de les sensibiliser. Et ça a un impact, ça a un impact parce que le fait de voir sa maman ou sa tante qui vient justement te sensibiliser, qui souvent pleure parce qu'en fait compte ça leur déchire le cœur de voir ces jeunes s'entretuer, eh bien elles ont un rôle. un rôle, quand elles se regroupent, elles se donnent la main, on peut faire de belles choses et en tout cas, essayer également d'endiguer tous les phénomènes qui nuisent à notre cadre de vie ou à la sécurité de nos gamins. Donc comme tu l'as si bien souligné, les mamans, c'est sur elles qu'il faut s'appuyer sur plein plein de choses, je pense.
- Speaker #1
C'est un message fort. On note et franchement, je pense qu'il y en a plein qui réagiront et qui partageront cet avis. D'ailleurs, n'hésitez pas à réagir si vous le souhaitez. Il y a les commentaires, il y a tout, il y a les messages. Si même après, vous voulez, vous êtes un peu timide dans les commentaires, n'hésitez pas à venir. On va passer, il nous reste encore quelques minutes. On va passer au, moi j'avoue, c'est mes moments préférés. C'est le moment où je lâche un peu le truc, où je laisse l'invité parler et puis nous présenter les choses. Tu nous as apporté un objet, un objet inspirant avec une histoire, avec que... C'est vrai que quelque chose derrière, est-ce que...
- Speaker #0
D'ailleurs, tu sais, j'avais ramené un ballon de foot.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai oublié dans ma voiture.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Mais bon, tu sais, dans la vie, il y a des solutions à tout. Donc voilà, avec mon ami, comment dire, on a pu se procurer un ballon de foot. Et donc, moi, mon objet inspirant, c'est le ballon.
- Speaker #1
C'est le ballon. Il est où, le ballon ? Il est là.
- Speaker #0
Ouais, il est juste là. Comme je te l'ai dit, voilà, moi, mon...
- Speaker #1
Regarde, je te le passe.
- Speaker #0
Super. Top.
- Speaker #1
Donc en fait, tu n'avais pas de ballon. Et en arrivant, comment tu l'as trouvé ?
- Speaker #0
Justement avec mon ami. Il y a toujours des solutions. Quand on est arrivé, j'ai vu qu'il y avait à côté un centre culturel ou un espace culturel. C'est la culture de la débrouille. Il est parti chercher. On a trouvé justement un ballon. Dans la vie, il y a toujours des solutions. C'est ouf.
- Speaker #1
Du coup, tu avais prévu un ballon. Tu n'as pas de ballon. Au final, tu es un peu dans la galère. Toi, tu te dis qu'il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions.
- Speaker #0
ils ont forcément un ballon l'esprit social et surtout la vie c'est comme ça il faut se dire qu'il y a des solutions à tout nous on est sur terre, on est tous de passage c'est normal mais il ne faut pas être fataliste et se dire que pour moi on peut toujours trouver une solution il faut le vouloir et il
- Speaker #1
faut se battre alors pourquoi ce ballon ?
- Speaker #0
le ballon pour moi
- Speaker #1
C'est vraiment le symbole.
- Speaker #0
C'est un symbole pour moi parce que le ballon, d'abord, c'est un objet qui permet d'abord de réunir les gens. Je prends l'exemple, quand j'étais jeune, nous, quand il y avait juste un ballon de foot, dans la cour de récréation, tout le monde joue. Il n'y a pas de cage de foot. C'est vraiment un objet fédérateur. Quand tu regardes les grands événements comme la Cannes qui s'est déroulée il n'y a pas longtemps et qui a été gagnée par le Sénégal, je félicite.
- Speaker #1
Bravo, félicitations à vous.
- Speaker #0
Eh bien, tu vois l'engouement qu'il y a autour. Tu vois comment toutes les personnes sont dirigées, sont préoccupées par l'événement. Quand il y a la Coupe du Monde, je m'en rappelle celle de 1998, j'étais jeune, les casseroles par la fenêtre, celle de 2018. Eh bien, je trouve que c'est le sport qui arrive à fédérer le monde entier. Et c'est un très très gros symbole. On ne parle pas assez du ballon de foot. Mais le ballon, comment dire, il permet de lutter contre le racisme. Même si ça existe encore. Mais quand la France, par exemple, elle gagne, le racisme, il est oublié. J'aime bien une anecdote d'un humoriste que j'aime beaucoup, Jamel Debbouze. Il avait remis un trophée une fois à Zinedine Zidane. Le trophée UNFP. Et il avait dit... Zidane, quand il a gagné la Coupe du Monde, il a aboli le racisme pendant 48 heures. Tu vois ? Et c'est vrai, on oublie. Et c'est vraiment le symbole du monde. Quand il y a une compétition sportive, on prend l'exemple de l'équipe de France, tu vois, toute couleur, toute religion, tout le monde est ensemble, main dans la main, les supporters peuvent s'embrasser dans les rues. C'est vraiment un objet qui rassemble, qui fédère. qui procure de la joie et qui nous fait également oublier en tout cas les problèmes. Donc moi, c'est vraiment ce qui m'a guidé toute ma vie. D'autant plus que je t'ai expliqué un peu dans mon parcours. J'étais éducateur, j'étais joueur aussi. Grand défenseur.
- Speaker #1
Grand défenseur.
- Speaker #0
J'en rappelle à Sarcelles, demande-leur. Demande à Riyad Mahrez. Et pendant le temps, justement, j'étais particulièrement chez lui en Arabie Saoudite. Et on parlait, il m'a dit, toi, tu étais un grand casseur à l'époque. Une petite anecdote, tu sais, à l'époque, Riyad, lui, il jouait en U19. C'était moins de 18 à l'époque, on appelait. Et on avait un coach, Guy. Moi, j'étais enseigneur, je jouais avec les seniors et l'équipe 1. Et donc, comme lui, il y a un jeune qui s'appelait Eril, il avait un talent. Il les faisait monter avec nous en senior. Et nous, c'est le baptême de feu. Quand tu veux venir chez nous, il faut être prêt. Donc, je me rappelle, nous, on était vraiment des... On s'en foutait. Et la dalle. Ils se plaignaient du fait qu'on cassait. Ils disaient, non, franchement, t'as un casseur. Et le travail de Manu, toi, t'es un vrai boiseur à l'époque. Et donc, voilà, à l'époque, c'était quand on jouait ensemble. On a joué ensemble avec Riyad Mahrez, un très, très bon joueur en senior. Et donc, voilà, le football, c'est vraiment... Un élément fédérateur. À l'époque, il y avait des tournois interquartiers. Malheureusement, ça ne se fait plus. Il y a la Cannes qui est faite, qui est un très bel événement organisé par la Cannes de Sarcelles. D'ailleurs, je l'ai installé au passage. Mais en tout cas, je pense que le ballon, c'est un symbole qui rassemble. Qui est vraiment la Coupe du Monde à tous les pays qui sont réunis. Moi, j'ai beaucoup aimé. L'autre fois, j'en parlais avec un ami. Moi, on sait que des fois, tu as des tensions entre différents pays. Mais bon, c'est la politique.
- Speaker #1
C'est la politique qui fait partie du jeu. Ça fait partie du sport.
- Speaker #0
Et moi, j'étais content que quand je voyais la Cannes, par exemple, au Maroc, il y avait des drapeaux algériens. Il y avait cette cohésion. Et je trouve que c'est beau. Et c'est pour ça que j'ai pensé au ballon de foot. Et c'est mon état d'esprit, en tout cas, le football. Même là, on est en pleine campagne électorale, municipale. Pour moi, c'est une compétition. C'est une compétition. Voilà. Bien sûr, on a un programme, il y a des règles à respecter. Mais c'est une compétition et il faut être fair play. En tout cas, c'est mon état d'esprit. Mais en tout cas, il faut tout faire pour gagner. Il faut tout faire pour gagner, pour ne pas avoir de regrets. Et il faut tout donner.
- Speaker #1
Eh bien, belle valeur. Franchement, belle valeur. Et c'est vrai que... Je n'avais pas vision de tout ça, mais c'est vrai que tu as du coup, avec cet objet qui est le ballon de foot, il y a plein de messages et plein de valeurs autour.
- Speaker #0
On n'en parle pas souvent, justement. Moi, le football, je me rappelle à l'époque, je jouais à l'ASS, l'association amicale sportive de Sarcelles, le football. Et Sarcelles, malheureusement, c'est une ville aussi qui a été sujette à beaucoup de conflits interquartiers. Et moi... J'ai intégré le football. Je suis issu d'un quartier qui avait des conflits avec d'autres quartiers. Je n'étais pas dans les conflits, j'ai toujours des bonnes relations avec les gens. Et donc j'étais minoritaire, on va dire. Et en fait, par la suite, je me rappelle, des fois, il y avait des tournois de foot. Le week-end, il y avait encore des rancunes du passé entre certaines personnes qui étaient âgées. Moi, je ramenais des gens dans mon quartier. Venez, on va jouer à un tournoi de foot qui est organisé par un grand... du quartier des Ausha et on jouait ça se passait bien des fois les mecs ils se regardaient un petit peu mais c'était des rancunes qui datent d'il y a plus de 10 ans et en fait c'est le football qui a fait que c'est pas parti en cacahuète et que les gens se sont retrouvés et moi ça m'a beaucoup aidé le football franchement j'ai beaucoup d'amis dans le quartier des Ausha avec qui j'ai passé des moments formidables et c'est vraiment fédérateur Et par la suite, je ramenais beaucoup de jeunes, en tout cas, vers le stade, aller au stade de la piscine, aller jouer au football, aller vous mélanger avec les autres. C'est vraiment un vecteur puissant de cohésion sociale. Et le football, c'est un sport, ça transcende, ça transcende les barrières.
- Speaker #1
On a vu que ça a transcendé. On a vu pendant la canne que ça en a transcendé plus d'un.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et du coup, parce que là, il nous reste un peu moins d'une minute pour conclure. On va passer à la... dernière partie, toute dernière partie. C'est vite,
- Speaker #0
je voulais continuer là.
- Speaker #1
Il faut enchaîner, on se fera un épisode deux si tu veux, dans six mois.
- Speaker #0
Avec plaisir à Sarcelles, j'espère. Travailler avec des gens comme toi, mettre en valeur cette culture aussi, le podcast de la jeunesse et pourquoi pas.
- Speaker #1
Parler, parler, parler, c'est hyper important. On ne remarque pas à quel point l'outil de la parole, parler, Euh... Être présent dans la rue, ici, dans des lieux comme ça, sur Internet, partout, parler, c'est faire résonner nos voix et c'est hyper important. Et ça, on n'est pas éduqués à ça. On est plutôt éduqué à fermer sa bouche et à lever la main. Mais il faut parler. Il faut parler, c'est hyper important. Ça, c'était un petit aparté. Mais du coup, là, ça va être ton moment où tu as ta caméra juste en face de toi, là-bas. Là, c'est toi et ta caméra, toi et les gens. Tu regardes ta caméra et tu as une minute pour balancer ton message. Je ne sais pas si tu as préparé quelque chose ou alors c'est peut-être du feeling. Non, monsieur feeling.
- Speaker #0
Moi, c'est monsieur feeling. Je n'ai pas préparé.
- Speaker #1
Donc voilà, quand tu veux, c'est ton moment. C'est ta carte blanche.
- Speaker #0
On va te remercier déjà, Tim, pour ce moment. C'est vraiment un pur kiff. Et bien là, actuellement, on est en période électorale. Donc j'en profite un petit peu pour parler un petit peu d'élection. Et j'aimerais m'adresser à toutes les Sarcelloises et à tous les Sarcellois en leur disant que dans quelques mois, vous aurez à faire un choix. Un choix important, un choix déterminant pour l'avenir de votre ville. Et bien moi, aujourd'hui, je vous propose une candidature, je dirais inédite, à travers un citoyen qui a grandi à Sarcelles. qui a vécu à Sarcelles et qui vit toujours, et qui connaît vos problématiques et vos besoins. Et je pense qu'il est temps que des citoyens, en tout cas, à travers toute la France même, se réveillent, se lèvent, pour essayer, comment dire, de donner de l'espoir aux habitants, et en tout cas de faire naître le bonheur dans leur cœur. Donc c'est un peu le message politique que je vais passer. Et sur un message, on va dire, plus large... c'est que dans la vie, je pense qu'essayer de faire le bien autour de vous. Essayer de faire le bien autour de vous, lutter contre les préjugés, ne juger pas les gens par leur apparence. Malheureusement, des personnes sont là, malheureusement dans ce monde, pour nous diviser, pour créer de la discorde. On peut voir ce qui se passe à travers le monde, toutes ces guerres, tous ces massacres. Et je pense qu'on n'est pas venu sur Terre pour faire cela. Donc moi, vraiment, le message que je souhaiterais transmettre aux gens, c'est... à ayez un esprit collectif et de l'amour envers votre prochain et c'est surtout d'aider les autres quand ils sont dans le besoin aimez-vous, aimons-nous les uns et les autres voilà un peu le message que je souhaiterais vous transmettre aimons-nous,
- Speaker #1
aimons-nous vivants merci Bassi pour ce message, pour ce podcast cet épisode,
- Speaker #0
c'était fort merci à toi Tim, franchement c'était un plaisir J'espère pouvoir revenir et j'espère que de plus en plus de personnes te suivront. Et d'autant plus que tu es un sarcelloin. Je le dis.
- Speaker #1
Il faut le dire, il faut le répéter. Je ne sais pas, on a dit combien de fois sarcelle dans le podcast, mais il faut le dire.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
partout où je vais, je le répète, je le dis. C'est la première chose que je dis avant de dire mon prénom.
- Speaker #0
On est trop attachés à notre vie. On est trop sarcelles. En tout cas, merci. C'était vraiment un pur kiff. Le décor, le concept, j'aime beaucoup et je te souhaite vraiment de la réussite.
- Speaker #1
Eh bien, je nous souhaite de la réussite et je me permets aussi un petit message personnel. Je te souhaite la victoire.
- Speaker #0
Merci beaucoup, merci
- Speaker #1
C'est hyper important on a besoin de nouvelles figures qui nous représentent, qui portent des messages forts comme tu l'as porté, la carte blanche elle est à l'image de je pense ta campagne et de ce que tu as proposé pour la ville Moi je souhaite à la ville du renouveau que ce soit une ville porteuse pour nous dans le 95 et au niveau de la France peut-être, qui sait Franchement Et franchement, c'est un peu le petit message personnel que je voulais faire passer. Il y a plein de choses à faire, il y a des talents, il y a tout ce qu'il faut. Et je pense qu'il y a plein de choses à faire. Et il y a trop de talents qui sont prêts à venir porter cette ville. Donc j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Et puis de toute façon, victoire ou pas, on est toujours sur le terrain, on est toujours là.
- Speaker #0
Quoi qu'il se passe, quel que soit l'issue du résultat, on sera toujours à Sarcelles. Contrairement à nos opposants On sera toujours au quartier Toujours sur le terrain Ça c'était gratuit Défenseur
- Speaker #1
En tout cas merci à Bassi Merci à celles et ceux qui nous ont écouté Qui nous ont regardé sur Youtube et sur Spotify Et n'hésitez pas comme on a dit A liker, partager Moi je dis toujours faut le faire On me dit toujours dis-le Vous voulez pas le faire le faites pas on s'en fout Mais en tout cas il y a un message que toujours je fais passer C'est Euh... partage ce podcast à une personne de ton entourage, c'est Youssoupha qui disait, qu'il partagera à une personne de son entourage, qu'il partagera à une personne de son entourage, et ainsi de suite, parce que c'est un peu comme la vie dans nos quartiers, c'est de la solidarité, c'est tout ça, c'est du lien, et si toi ça t'a inspiré, ça inspirera peut-être quelqu'un d'autre, et donc voilà, on est ensemble.
- Speaker #0
On s'est partagé, vraiment, il fait quelque chose de fort, et de très beau team, donc vraiment, j'entends tout le monde à suivre sa page, et le concept, il est vraiment magnifique, on est vraiment... là dans de très bonnes conditions et j'espère qu'il y aura d'autres personnalités qui viendront à Sarsol. Sur Aloukou. Sur Aloukou, pardon.
- Speaker #1
On croise les doigts et on est ensemble, la famille, ça bouge pas.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
À la prochaine.
- Speaker #0
Merci, Tim.