- Speaker #0
Aujourd'hui, vraiment aujourd'hui concrètement en deux trois mots, t'es qui ?
- Speaker #1
Mon joyeux, mon joyeux ! Martin Matin, Deru, Galactic Football...
- Speaker #0
Vous savez quoi, je vais mettre une séquence en plus, apporte ton cadeau frère !
- Speaker #1
Ma mère c'est ma mère, le paradis est sous ses pieds...
- Speaker #0
Par mode Walkman, par mode MP3 !
- Speaker #1
Si t'as pas d'échec, c'est que ton rêve il était pas assez gros !
- Speaker #0
Wouah, ça fouine de mots passants, qu'est-ce que tu nous fais ?
- Speaker #1
C'est un message pour nos frères palestiniens, syriens, soudanais, ukrainiens, congolais... N'oubliez pas ces pays !
- Speaker #0
Quel est le souvenir de ton enfance qui t'a marqué ? Est-ce qu'il y a une personne qui t'a inspiré ? Non,
- Speaker #1
attends, attends.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une chose qui symbolise ton enfance ? Donc attends, tu dirais que t'es vu avant. On parle souvent de ce qui nous sépare, sans même mettre en avant ce qui nous rassemble. Les bangers de notre enfance. Un son, une odeur, des jeux, un texte. Qu'est-ce qui nous lit ? Comme disait Aïna, je réalise que les mêmes rêves nous font et nous rassemblent. On se connaît, et je sais qu'on se ressemble. J'ai décidé d'avoir ces discussions avec de multiples personnes, Car nous avons tous des rêves communs, une histoire inspirante à raconter.
- Speaker #1
Moi, elle, toi, toi, toi, plus moi, plus elle, plus lui, plus tous ceux qui le veulent, plus nous, plus tous ceux qui sont seuls. Allez, venez et entrez dans le podcast.
- Speaker #0
Voilà, je crois qu'on n'a pas besoin de faire de présentation. On sait, apparemment, c'est un slammer qu'on reçoit aujourd'hui, les amis. En tout cas, je suis très content de ce nouvel épisode d'Haloukou. Merci à celles et ceux, encore une fois, je le dis à chaque fois et je continuerai à le dire à celles et ceux qui ont regardé les anciens épisodes, qui ont pris le temps de faire des retours, d'envoyer des messages. C'est une dinguerie. Vraiment, merci, ça donne de la force et ça donne envie de partager des vibes positifs, des choses qui nous lient, qui nous lient, surtout en ce moment. C'est un peu bizarre quand tu allumes la télé, quand tu regardes. Trop de négatifs. Trop de négatifs, il y a trop de choses un peu étranges. Et voilà, à Loukou, comme vous le savez, c'est le podcast de la culture, du souvenir, de l'inspiration. On va retracer pendant à peu près 40 minutes les références culturelles de mon invité du jour. Là, vous avez entendu un peu sa voix, mais vous allez voir un peu bientôt sa tête. Je pense que vous le connaissez. Et voilà, l'objectif, c'est de voir avec quelles références il s'est déterminé, il s'est construit. Et voilà, il va nous présenter son objet pendant l'épisode et aussi sa carte blanche. Et aujourd'hui, on reçoit, on reçoit Mister. ça fone !
- Speaker #1
trop cool là c'est cool, coucou ça va ? tranquille et toi ?
- Speaker #0
ça va, merci d'être présent dans le coup aujourd'hui c'est gentil, c'est un plaisir merci d'avoir accepté mon invitation en vrai c'est moi je t'ai lancé c'est moi je t'ai dit à la team j'arrive en France c'est une manguerie, j'ai pas eu le choix frère je savais pas trop quoi lui dire
- Speaker #1
C'est méchant. Non, je suis très fier de toi, Tim. Là, tu le sais déjà, de toute façon. On a commencé ensemble, TikTok, et tu étais dans les premières vidéos aussi. Je crois qu'on avait 100 000 abonnés à ce moment-là. Non, franchement, je suis fier de toi et je suis content pour toi, pour ce que tu fais, pour ce que tu dégages, l'énergie que tu dégages dans tes podcasts et tout. Et je pense que c'est un très bon podcast parce que tu mélanges, on va dire, des artistes. des personnes qui font quelque chose, mais tu mélanges aussi des personnes simples, qui travaillent, mais qui sont dans l'ombre. Et moi, j'aime bien les hommes de l'ombre.
- Speaker #0
Merci. Franchement, merci. Ce qui est bien, c'est que tu as un peu dit... Déjà, tu as dit, on a commencé ensemble. En réalité, c'est toi.
- Speaker #1
Oui, c'est ensemble.
- Speaker #0
Moi, j'étais là en soutien, mais c'est bien. C'est vrai qu'on a eu plein de temps, on a discuté, etc. Mais avant de rentrer un peu dans tous ces détails-là, peut-être présente-toi pour les gens. Qui sache qui tu es aujourd'hui, vraiment aujourd'hui concrètement en deux trois mots, t'es qui ?
- Speaker #1
Bonjour, je m'appelle Safwan, j'ai 29 ans, je ne suis pas marocain comme tout le monde le dit, je suis indien.
- Speaker #0
Bravo, on les aime aussi.
- Speaker #1
Non mais il y en a plein qui ne le savent pas. Je fais des vidéos, je suis parisien, je suis né dans le 19e, j'ai vécu dans le 13e et maintenant je suis au Canada, à Montréal et je fais ma vie là-bas avec ma femme.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Donc, tu es créateur de contenu sur les réseaux. Oui,
- Speaker #1
créateur de contenu majoritairement sur TikTok. On se lance petit à petit sur YouTube. Et après, on verra où le vent nous mène. Mais pour l'instant, majoritairement sur TikTok.
- Speaker #0
Trop bien. Déjà, pour faire un petit point pour les gens, moi, je le dis à chaque fois que je connais mes invités, ça, toi et moi, on se connaît dans la vraie vie. Comme tu as dit tout à l'heure, on a fait pas mal de vidéos ensemble. On s'est rencontrés à une époque où on faisait de l'animation.
- Speaker #1
C'est la meilleure époque, ça. Mon joyeux,
- Speaker #0
mon joyeux. Mon joyeux, on pense à toi.
- Speaker #1
C'était incroyable.
- Speaker #0
C'était incroyable. C'était des belles années. C'était très formateur. C'était une dinguerie. Et au fil du temps, chacun en a fait nos projets. Toi, aujourd'hui, tu es sur les réseaux. Tu es une communauté de malades sur les réseaux. Tu fais plein de choses. Et voilà. Et l'objectif, là, aujourd'hui, c'est qu'on sait que tu es créateur de contenu, que tu fais du contenu sur Internet et en plus du contenu assez stylé. Parce que c'est très philanthropique, si je peux appeler ça comme ça. et dans le même temps, l'objectif c'est de voir comment le SAF d'aujourd'hui qui est aujourd'hui créateur de contenu, qui vit au Canada, qui est, qui il est. Comment il s'est déterminé, avec quel rêve ? Tu nous as un peu dit que tu as grandi dans Paris. Et voilà, l'objectif, c'est qu'on retrace tout ça. Tu as ton objet ?
- Speaker #1
Incroyable. Ouais, j'ai mon objet. Je vais le montrer maintenant ? Non. Ah ok, d'accord.
- Speaker #0
Tu as ta carte blanche ?
- Speaker #1
Ouais, je l'ai, je l'ai, je l'ai. Il va être assez simple. Enfin, je n'aurai pas besoin d'une minute, une minute trente, c'est ça,
- Speaker #0
non ? Même trente secondes. Tant qu'il y a un message inspirant à balancer à ceux qui nous écoutent, l'eau. J'ai envie de faire un big up à Marwan qui est là, dans la pièce. Il est derrière la caméra.
- Speaker #1
Il va passer dans le big up. Il va passer ? Il va passer à la caméra. Attention.
- Speaker #0
Non, mais il faut... Tu parlais des hommes de l'ombre. Il faut aussi parler des hommes de l'ombre. Et je pense que...
- Speaker #1
En fait, sans les hommes de l'ombre, je pense qu'on n'est personne. Tu vois ce que je veux dire ? Je pense que si j'étais tout seul aujourd'hui, ça aurait été beaucoup plus compliqué. Et Marwan, ce n'est pas juste le mec qui me filme.
- Speaker #0
Attends, tu sais quoi ? On va faire étape par étape Et j'imagine que dans ton propos, à un moment donné, il arrivera Comme ça, on fait les choses au fil de l'eau
- Speaker #1
C'est toi le directeur Merci beaucoup
- Speaker #0
J'aime quand on me parle comme ça T'es bête ou quoi ? T'es mon podcast frère C'est un ouf Il commençait à... On chiale pas maintenant frère On a dit chialer, c'est la troisième étape Pardon,
- Speaker #1
j'ai l'impression d'être de trop
- Speaker #0
Du coup, on va commencer par l'étape 1. L'étape 1, c'est un échange que j'ai appelé « Tard à l'époque » . Une salance s'appelait « À l'époque » , mais Kajatu, qui est dans l'épisode 2 ou 3, a dit « On renomme Tard à l'époque » . J'ai dit « Ok, c'est toi qui décides, Kajatu » . Donc, Tard à l'époque, l'objectif, c'est que là, j'aimerais que tu te présentes à la troisième personne. Tu es à l'école, troisième personne. Je tue il. Tu présentes le Safouane de l'époque à la troisième personne. Le safran du XIXe, du XIIIe, qui est né dans le XIXe et qui a grandi dans le XIIIe. Ce Safouane, il a grandi dans quel type de famille, dans quel type de quartier, dans quel type de mood, qu'est-ce qu'il avait autour de lui, qu'est-ce qui l'entourait ?
- Speaker #1
Il a grandi dans une famille où il a deux frères, un grand et un petit, là où il devait trouver sa place un peu. Comment agir avec le grand, comment il doit agir avec le petit aussi. Il a grandi avec un papa qui a été présent tout au long de sa vie, qui est présent toujours aujourd'hui. Et qu'il l'a inspiré aussi, il l'a beaucoup inspiré parce que mon père, il faut savoir qu'il est venu de l'Inde, et c'est une personne vraiment très très forte, parce qu'il a perdu beaucoup de membres de sa famille, des frères pendant qu'il était jeune, ses parents, et il a continué, il a bâti un bazar, et il a continué, etc. Et je pense que le côté entrepreneurial vient de lui, il est un exemple pour moi, ma mère aussi. Enfin sa mère du coup, sa mère aussi est un exemple pour lui et ses frères aussi. En fait, il s'inspire de tout le monde, de vraiment toute personne qui peut apparaître sur le web, sur internet, dans la rue, les personnes qu'il va fréquenter tout au long de sa vie et il va essayer de réunir des personnes les plus belles ensemble. Celles qui peuvent s'assembler, tu vois ce que je veux dire ou pas ?
- Speaker #0
Et ce Safouane, à l'époque, il grandit dans le 13e, c'est ça ?
- Speaker #1
Il a vécu un peu dans le 19e jusqu'au CP. Et au CP, il a grandi dans le 13e et après toute sa vie dans le 13e arrondissement.
- Speaker #0
Trop cool. Et c'était quoi un peu le mood de ce 13e ? Qu'est-ce qu'il faisait en sortant de l'école ?
- Speaker #1
Il n'avait pas de goûter. Il grattait le goûter de ses potes qui en avaient. Il est très gourmand, il était très gourmand. Sa faune, il l'est toujours, je pense. Après, il a vécu dans un quartier assez chill. Certes, il y avait des personnes de cité tout autour, etc. Mais c'est beaucoup des personnes aussi qui l'ont inspiré. Les grands frères du quartier, ils ont beaucoup aidé mon grand frère. Mon grand frère, il m'a beaucoup inspiré aussi tout au long. Je pense que si j'ai un style aujourd'hui... On appelle ça un style parce que je suis vraiment très simpliste. S'il a un style aujourd'hui, c'est aussi grâce à son grand frère, qui est un exemple pour lui, tu vois, qui va retenir que le bon et le négatif, il va le rejeter. C'est pareil pour le petit, il essaie de l'inspirer, il essaie de le motiver tout au long de son parcours aussi. Et voilà, après, il a une vie assez simple, chill. Il était un peu dans son coin, avant il était... Il était très gêné, introverti, on va dire. Et au fil du temps, il a essayé d'être un peu plus extraverti. Il a gagné confiance en lui énormément, d'ailleurs, dont l'animation qui l'a beaucoup aidé. Et voilà, il est aujourd'hui là où il est et il est très content de là où il est.
- Speaker #0
Trop bien. Trop trop cool, donc on voit déjà, tu nous as un peu parlé des personnalités de ta famille, beaucoup a priori, qui ont fait socle dans ta jeunesse, dans ton parcours, et c'est important, et souvent, moi je sais que quand je demande aux gens qui t'ont inspiré, on a souvent tendance, et souvent les gens, que ce soit hommes, femmes, ils ont souvent tendance à dire leur mère, je ne sais pas pourquoi, souvent on entend, toi tu as beaucoup parlé de ton papa, donc j'imagine que...
- Speaker #1
Ah mon papa, c'est une personne qui est venue, comme j'ai dit, de l'Inde. qui a fait l'armée en Allemagne, qui a été couturier au début, qui a créé, comme j'ai dit, un bazar. Et ce bazar, il a nourri une famille de cinq personnes. Il était tout seul dans son domaine. Il n'avait pas d'amis, il avait quelques membres de sa famille, mais il a toujours été tout seul, très droit, très correct avec tout le monde. Et oui, je pense que c'est un très, très bon exemple pour moi. Et surtout dans ma carrière actuelle, parce que les choses, il faut qu'elles se fassent bien, comme il dit. Tu vois ce que je veux dire ? Mon papa, après ma maman aussi, ça a été une source d'inspiration. Mais plus mon papa, je dirais, moi. Plus mon papa, parce que c'est le côté entrepreneurial, etc. Ma mère, c'est ma mère. C'est le paradis sous ses pieds. Le paradis est sous les pieds de mon père aussi. Donc, je les aime tout autant. Je ne vais pas faire de... de comparaison, mais c'est vrai que professionnellement parlant, ça sera mon père qui m'aura plus inspiré.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Trop, trop bien. Écoute, on va pouvoir passer à la deuxième partie, c'est le C'était mieux avant. Le C'était mieux avant, l'objectif c'est là, concrètement, qu'on essaye d'échanger et rentrer sur les références concrètes qui ont permis de te... Enfin, avec lesquelles tu t'es déterminé. Ça peut être, je sais pas, une odeur, une musique, un film, peut-être, enfin, culturellement. Est-ce que... culturellement ? Est-ce que toi, déjà, la culture a une grande place dans ta vie ?
- Speaker #1
Pas forcément. Ça dépend de ce que tu dis, enfin, ce que tu penses quand tu dis le mot culture. Moi, quand j'étais jeune, c'était beaucoup les dessins animés. Martin Matin, Foot de rue, Galactic Football. C'était vraiment des gros dessins animés comme ça. Cédric aussi. Titeuf J'ai tous ces rêves Avec Lado on parlait de KD2A frère J'ai des invités qui m'ont parlé de tout Là tu me parles là Titeuf C'est les meilleurs trucs C'est des dessins animés aussi qui t'apprennent A vivre A te comporter face à une fille Face à un garçon Comment tu vas agir et tout Après t'as aussi les
- Speaker #0
Est-ce que tu parles du guide du ziz sexuel ?
- Speaker #1
Ouais ça tu viens de me le refaire rappeler ... Je n'ai pas trop de trucs, mais Titeuf, c'était la base. Et ceux qui avaient Canal J, tu te rappelles de Canal J ? Canal J,
- Speaker #0
putain. C'était les privilégiés.
- Speaker #1
Et nous, mon père, il avait une parabole. Et on avait toutes les chaînes. Donc, on avait Canal J, mais c'était incroyable. Après, il y a aussi ma famille d'abord. Excellente, excellent. Malcolm, excellent aussi. Non, c'est vrai qu'on était très gâtés niveau dessin animé, niveau truc.
- Speaker #0
Donc, toi, tu regardais beaucoup la télé quand tu étais jeune ?
- Speaker #1
Majoritairement, oui. Après... C'est aussi parce que mes parents refusaient que je regardais la télé, du coup, ça me donnait encore plus envie de regarder la télé. Tu vois ce que je veux dire ? Les matins, moi, je n'avais pas le droit de regarder la télé et manger un bol de céréales, ce n'était pas possible.
- Speaker #0
Et par exemple, musicalement parlant, c'est...
- Speaker #1
Musicalement parlant, celui qui m'a accompagné, on va dire, tout au long de ma carrière, c'est le seul et unique Dadjou, frère. Dadjou et...
- Speaker #0
Pas depuis que tu es... Quand tu étais jeune, Dadjou...
- Speaker #1
Mes frères Dadjou, c'est depuis la seconde que je connais Dadjou.
- Speaker #0
Mais avant Dadjou.
- Speaker #1
Avant Daju, c'était... Ah, mais avant Daju, OK, d'accord. Tu parles de l'époque MP3. Voilà.
- Speaker #0
Parle-moi de Walkman, parle-moi de MP3.
- Speaker #1
Dis-toi que les MP3, c'est mon père qui me les fournissait. Parce qu'il en vendait dans son bazar. Et j'étais très content. Et c'était majoritairement Lafouine, Booba, Rof. Et ces trois-là, c'est quelque chose. Majoritairement,
- Speaker #0
c'était eux. C'est quoi ? C'est dans leur musique, dans les propos ? C'est vraiment le symbole qui...
- Speaker #1
Ouais, surtout dans leurs paroles. Quand la fouine, il fait tous les mêmes. C'était des musiques magiques. Quand Booba, il te fait tomber pour elle. Des sons vraiment incroyables. Ça, c'était bien avant ça. C'était cool, ça.
- Speaker #0
Et justement, c'est ton grand frère qui t'a apporté tout ça ? Ou c'est vraiment toi ?
- Speaker #1
Mon grand frère m'a apporté le côté américain. C'était vraiment le côté hip-hop. On avait un site internet où toutes les musiques sortaient sur ce site. avant qu'elle sorte sur les plateformes en CD, etc. C'était MZ Hip Hop. Et en fait, moi, à partir du moment où il m'a montré ce site, je commençais à écouter du Lil Wayne, du Drake à l'époque, Kenny West. Et vraiment, c'est là où ma culture musicale s'est développée, etc. Et voilà,
- Speaker #0
c'est tout. C'est trop bien. C'est ouf parce que tu nous ramènes à une époque où justement, il n'y avait pas... C'était avant... Le streaming avant, les Spotify et les sons, tu les as tout de suite. On cherchait, et c'est pareil pour les films.
- Speaker #1
Nous on avait un truc qui était trop bien, c'était en bas de la maison, et je ne sais plus comment ça s'appelait, c'était des bornes. Tu choisissais ton film, tu payais, ça sortait une cassette, t'allais regarder le film, tu rendais la cassette. Mais ça c'était le meilleur move de l'histoire. Et quand ils ont retiré cette borne en bas de chez moi, j'étais tellement triste. Mais c'était magique.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, apparemment, Netflix a commencé comme ça. Apparemment, Netflix, c'était, avant que ce soit le site de streaming où tu as tout plein de vidéos en VOD, en fait, avant, c'était un loueur de VHS et de CD. Je n'étais pas au courant. Et donc, en fait, c'est... Putain, c'est ouf que tu me rappelles ça. Moi, je me rappelle des mardis soirs, quand on allait à Vidéo Futur, où il y avait tous les CD. Et qu'il fallait qu'on... Parce que le mercredi, il n'y avait pas d'école quand tu étais en primaire.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Il n'y avait pas école le mercredi. Donc, le mardi soir, c'était le jour où tu pouvais rester devant la télé un peu plus longtemps.
- Speaker #1
C'est vrai. Et nous,
- Speaker #0
on allait prendre les films à l'époque qui étaient à la mode.
- Speaker #1
C'est vrai. Mais moi, tu sais, à cette époque, je regardais plus de films d'Hollywood. Ah ouais ? Beaucoup de films indiens. Moi, j'étais fou des films indiens et je suis toujours fou des films indiens parce qu'ils ont quelque chose qu'Hollywood n'a pas. C'est... l'émotion, le romantisme, etc. Et on est trop fort dans ça, Bollywood. Et un jour, en fait, j'ai regardé un film et l'acteur, il meurt dedans. Et je pensais que l'acteur, il était mort pour de vrai. Et du coup, je commence à pleurer, je rentre dans ma chambre. Je fais « Non ! Il s'est sacrifié pour le film ! » Et là, ma daronne, elle rentre et me dit « Mais non, mais c'est juste pour le film ! » Je comprenais pas, en fait, le principe du film. Je pensais que c'était vrai, moi, de base. Et voilà. Mais non, beaucoup, beaucoup de films indiens, surtout parce que mes parents qui font ça aussi. Et ouais, une très grosse culture bollywoodienne.
- Speaker #0
Et c'est ouf parce que je sais plus comment, j'ai plus les pourcentages, mais je sais que Bollywood représente avec les Nollywood, donc le Bollywood mais nigérien, africain, anglophone, et bien ça représente une part de marché de zinzin dans l'histoire du cinéma.
- Speaker #1
Aujourd'hui Bollywood vend plus que Hollywood. Je pense. Je pense même que c'est une certitude, faudrait demander à Tchadjipété. Mais non, Bollywood vende plus, mais aussi c'est tout un autre art. je me suis fait beaucoup clasher sur les films indiens tout au long de mon enfance mais c'était drôle parce que le mec il sort quelqu'un de la voiture qui vole au dessus de lui etc mais c'est leur manière de s'exprimer c'est beaucoup dramatique c'est beaucoup de drama le Bollywood et non franchement c'est complètement différent c'est comme le cinéma français avec le cinéma américain ça n'a strictement rien à voir donc voilà c'était très bien j'aime bien Bollywood
- Speaker #0
C'est incroyable, je pense que ma sœur si elle écoute l'épisode là, si elle nous regarde, je pense qu'elle sera cordée avec toi. Parce qu'il y a vraiment beaucoup de... et puis même en termes de costumes, décors culturellement parlant, je trouve que c'est magique. Tu parles un peu ta langue toi ?
- Speaker #1
Ouais bien sûr, je parle plusieurs langues moi. Tu parles quoi ? Je lis l'arabe mais je ne le comprends pas forcément. Je parle le hindi, je parle le gujjati, je parle le français. Et je parle l'anglais aussi.
- Speaker #0
Et c'est les deux langues que tu m'as dit là ?
- Speaker #1
Gujarati et Hindi, ouais. Hindi, c'est la langue, on va dire, universelle de l'Inde. Et Gujarati, c'est le dialecte du Gujarat.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais je ne parle plus trop Hindi maintenant. Parce qu'en fait, quand j'étais petit, ma mère, elle a rigolé. Parce que j'ai dit mal quelque chose. Ils ont tous rigolé autour de moi. J'étais tellement gêné qu'à partir de ce jour, j'ai dit j'arrête de parler Hindi. Par contre, je comprends parfaitement.
- Speaker #0
C'est un traumatisme
- Speaker #1
C'est pas un traumatisme Mais vas-y je me suis dit Ah ouais vous voulez vous moquer vas-y
- Speaker #0
A la maison vous parliez ça ou vous parliez français ?
- Speaker #1
Ça dépend Ça dépend du jour Lundi français
- Speaker #0
Quand la daronne est énervée parce que ta part En fait
- Speaker #1
Par exemple avec mon père on parle français Mais quand il a besoin de dire des choses vraiment sensées Ou il veut aller plus loin dans ses exemples Là il va ramener le gujati tu vois ou le hindi de temps en temps, mais plus le Gujjati avec moi. Et ma mère, majoritairement française, pareil, si elle veut aller plus dans les détails, si elle n'arrive pas à trouver ses mots en français et tout, elle passe sur le Gujjati.
- Speaker #0
Donc ça fait des transitions comme ça ?
- Speaker #1
Ça fait des transitions, voilà.
- Speaker #0
Une conversation épicée.
- Speaker #1
C'est incroyable parce qu'en fait, quand tu écoutes l'indien et que tu ne le comprends pas, c'est trop drôle. Ça fait des...
- Speaker #0
Mais qu'est-ce que t'en sais,
- Speaker #1
frère ? C'est trop drôle. Tu comprends, toi ? Non, parce qu'il y a des langues indiennes que je ne comprends pas. Ah, OK. Donc, tu vois, par exemple, les tamouls, je ne les comprends pas. C'est-à-dire quand ils débite, et je me dis mais attends, mais sinon on débite comme ça en indien, c'est-à-dire que ça doit être fou, tu vois. Et même ma femme, elle me dit, je ne comprends rien, on dirait vous chantez.
- Speaker #0
C'est important pour toi de garder, de parler ?
- Speaker #1
Oui, très important, mais ça va être dur de l'apprendre à nos enfants, surtout aujourd'hui, parce que je ne suis pas l'homme parfait en Gujarati, en Hindi, et surtout, ce n'est pas une langue que je parle. Mais oui, c'est quelque chose que tu dois garder. C'est un héritage. Oui, c'est comme un héritage, c'est ça. Et même si demain, tu es amené à aller en Inde, etc., beaucoup plus de facilité et tout même si l'anglais c'est la langue la plus parlée universellement ça reste des dialectes importants, surtout si tu veux regarder un film Bollywood, mon frère apprend l'hindi sinon c'est nul, tu vois ce que je veux dire donc voilà, je pense que c'est un bon héritage mais je ne le parle pas non plus au quotidien je ne le parle presque jamais mais ça m'aide, surtout au Canada
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
à Toronto il y a énormément d'indiens et si tu veux savoir, quand je suis allé à Toronto j'ai plus parlé indien que français ou anglais ah ouais ? incroyable tu vois comme quoi ? on dirait que t'es en Inde, c'est archi drôle un de mes niveaux développés un peu c'est super stylé, je pense que c'est important et même pour tout le monde mais ça va être dur de l'apprendre à nos enfants ça va être très dur tout à l'heure tu me parlais des post-sensées,
- Speaker #0
des personnalités qui t'ont inspiré Tu en parlais beaucoup de ton papa et il y avait aussi possiblement des personnalités d'internet. Est-ce qu'on peut avoir un petit extrait de ces gens-là ? En fait,
- Speaker #1
ça dépend.
- Speaker #0
Si tu devais me citer une personne qui vraiment, en termes de vision, c'était Game Changer, tu t'es dit, putain, le...
- Speaker #1
Non, il n'y en a pas une.
- Speaker #0
Ou deux ou trois, je ne sais pas. Oui,
- Speaker #1
plus deux ou trois. En fait, comme je t'ai dit, moi, j'essaie de prendre le meilleur de tout le monde. J'efface le reste, je veux juste prendre le meilleur d'eux et tout. Il y en a beaucoup qui m'ont inspiré. Il y a Dadju, ça m'a beaucoup inspiré sur ma relation avec ma femme. Parce qu'il a fait des musiques où justement il disait « Je voulais que tu portes mon nom de famille, mais ça prend du temps. » Moi, ça prenait du temps. Je me suis battu pour avoir ma femme. Donc c'est quelque chose qui m'a inspiré. C'est là où je me dis qu'en fait, je ne suis pas le seul. S'il le chante, c'est qu'il y en a plein qui le pensent, il y en a plein qui le vivent. Après, il y en a plein. Il y a le DJ Snake, son histoire qui m'a fait énormément vibrer. Et après sur internet tu as Squeezie quand il a fait merci à internet, son documentaire qui est incroyable, Kenny West. Mais en fait j'ai tellement de personnes sur lesquelles je m'attache, que je regarde, que je vois. Tu as Joyca, tu as plein de noms comme ça que tu peux balancer et c'est des mecs que je regarde tout le temps. Il y en a deux, eux c'est vraiment genre, c'est des mecs pendant des années, les dimanches c'était pour eux, c'était Mcfly et Carlito. à des concepts de fous parce qu'ils sont trop naturels c'est des personnes super méga naturelles et tu le ressens en fait quand tu vois des personnes naturelles à la caméra moi personnellement je le vois parce que j'analyse beaucoup et tu le ressens et quand t'es avec des personnes qui sont naturelles en vidéo mais tu te tapes des barres de fous et c'est
- Speaker #0
ça où c'est magnifique aussi et dans les premières années toute cette idée de Youtube, vidéos tout ça, parce que là tu m'as cité quand même des refs assez récentes, mine de rien. Est-ce qu'avant, ça pouvait se matérialiser peut-être par la télé ou peut-être par les premiers qui ont fait du YouTube ou Vine ?
- Speaker #1
Moi, il faut savoir une chose et je m'en suis rendu compte là, parce que tu m'as dit que je devais réviser. En fait, si tu veux, quand j'étais petit, et ce n'est vraiment pas pour prouver ou quoi, mais quand j'étais petit, j'allais sur Dailymotion ou YouTube et je tapais Homeless. Et en fait, je regardais des vidéos des personnes qui donnaient à des sans-abri et je pleurais devant ces vidéos. Voilà, ça, c'est un truc que je voulais balancer. Mais non, en fait, j'étais plus film avant, donc ce n'est pas ça qui m'a donné envie de faire des vidéos. Après, je voulais faire des vidéos étant très jeune. Je pense que j'avais 15, 16 ans, mais je suis dans une famille où on est très communautariste, muslim. C'est dur de sortir de là et tout. Et j'avais très peur de ça, j'avais peur du regard des gens et la peur du regard de mes parents, de la famille. Genre ouais, ton fils il fait des bêtises ou des trucs comme ça. Et voilà, après c'est venu.
- Speaker #0
En fait, tu avais une espèce de censure culturelle et du coup, toi tu te censurais et du coup, tu n'osais même pas rêver.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, il y avait ça. Et tu dis que Squeezie, Squeezie, Joyka, c'est des rêves récentes, mais ils sont là depuis très longtemps. Squeezie, il est là depuis plus de 15 ans peut-être. C'est un mec qu'on a connu, je crois, on était en quatrième, troisième. Après, je ne le regardais pas forcément. Je crois même que je ne l'aimais pas forcément au début. Et j'ai appris à l'aimer avec le temps et tout.
- Speaker #0
Pardon, pardon, pardon. On t'aime Squeezie,
- Speaker #1
on t'aime. Mais tu vois, c'est des personnes que tu apprends avec le temps à aimer, etc. Il n'y en a pas un qui m'a marqué sur YouTube ou Dailymotion avant. Je regardais beaucoup de foot, je regardais beaucoup de films. Je voulais faire des vidéos, mais pas plus que ça. Excuse-moi, j'ai juste... Qui t'appelle ? C'est ma mère.
- Speaker #0
C'est la daronne, tu réponds tout de suite. C'est la maman.
- Speaker #1
Ça va ?
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Ouais, ça va. C'est trop bien, parce que là, tu fais comme dans les films, on m'appelle et tout, et moi, je réponds à ma mère. Je suis en podcast avec Tim. Si, je suis en podcast. Non, t'as vu, j'ai répondu là.
- Speaker #0
Sa mère, elle vient de dire qu'il répondait pas au téléphone.
- Speaker #1
Ouais ? Aïe, aïe, aïe. Bah désolé,
- Speaker #0
maman. On sait la pub, hein. Prenez un café.
- Speaker #1
Maman, je suis vraiment en podcast, là.
- Speaker #0
Du, t'es en tournage.
- Speaker #1
Je suis en tournage,
- Speaker #0
je suis en tournage. Il me dit, madame, on ne parle que... Indy parle de podcast. Même moi, madame, tu parles de podcasting.
- Speaker #1
Maman, je te jure, c'est vraiment pas le moment.
- Speaker #0
C'est adoré d'essayer de l'envoyer en mission.
- Speaker #1
Attends, tu sais quoi ? Léo FaceTime. Ah bah j'ai pas FaceTime, dommage. Ouais, maman.
- Speaker #0
Eh mais maman,
- Speaker #1
je suis en plein tournage. Vas-y, bisous. Ah, je suis mort.
- Speaker #0
Sa mère, elle lui a demandé tu viens quoi à la maison ?
- Speaker #1
Je l'ai mis en mode avion, je suis vraiment désolé. J'adore ce moment.
- Speaker #0
Je ne vais même pas couper. Je ne couperai pas à ce moment. Parce qu'on va dire la vérité aux gens.
- Speaker #1
Non, c'est vrai que je ne réponds pas trop à mes parents, ni à personne. Je suis très peu sur mon téléphone. Ce n'est pas très paradoxal, mais je suis très peu sur mon téléphone. Même à ma femme, je ne réponds pas forcément.
- Speaker #0
Pourquoi ? C'est un temps de déconnexion que tu t'autorises à…
- Speaker #1
Non, j'utilise mon téléphone rarement. Je suis majoritairement sur l'ordinateur, sur les montages, les vidéos que je regarde, etc. Pour m'inspirer, etc. Mais téléphone, je ne l'utilise que pour filmer. Genre les soirs j'ai tout le temps de la batterie ou quoi que ce soit. Là c'est juste ici j'ai pas trop de chargeur du coup c'est un peu compliqué avec le déplacement. Mais je suis très très peu sur mon téléphone. Et tout le monde me dit Saf tu réponds jamais à ton téléphone. Ouais mais je suis jamais sur mon téléphone. C'est ça le truc.
- Speaker #0
Tout à l'heure tu parlais du côté entrepreneurial que possiblement ton père t'a inculqué ou t'a donné.
- Speaker #1
Alors déjà pour tous ceux qui entreprennent, peu importe dans quoi ils entreprennent, que ce soit dans des cafés, des bars, des restos, des fast-foods. des vidéos, là où t'es tout seul, t'es toi contre le monde, c'est la chose la plus dure au monde. Genre vraiment, moi j'ai fait un bac plus 5, j'ai été en entreprise, j'ai travaillé en entreprise, ça n'a strictement rien à voir quand t'es entrepreneur. Et il faut du courage, il faut de la persévérance, et il faut s'auto-motiver en fait. Si tu te motives pas toi-même, personne va te motiver autour de toi. Donc c'est un côté très dur et je respecte énormément ce qui... ceux qui entreprennent. Et c'est pour ça que je te félicite et que je suis très fier de toi, parce que tu as entrepris, tu vois, et tu ne t'en rends pas compte, mais tu crées de la magie autour de toi, dans ton entourage, des personnes qui doivent être fiers de toi aussi, avec ce que tu fais, avec ce que tu crées, ce que tu génères et ce que tu vas diffuser sur les réseaux, tu vois. Et tu l'utilises à bon escient et c'est vraiment très, très cool. Mais ouais, après, c'est ce côté-là que j'aime beaucoup, côté entrepreneur, et que mon père m'a beaucoup appris. C'est le côté où, en fait, tu dois te donner à fond quoi qu'il arrive. Et si tu te donnes pas, si tu bosses pas, ne serait-ce qu'un mois, tu ramèneras pas d'argent, tu vois. Et tu récoltes que ce que tu sèmes. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?
- Speaker #0
Tu vois, moi, il y a un truc qui... Alors, tu me dis si j'ai dit des bêtises ou si t'es pas d'accord avec moi. Mais moi, par exemple, en France, tu vois que ce soit, je pense, la communauté indienne ou même maghrébine, il y a même beaucoup de gens qui sont issus de l'immigration. Eh bien, c'est... Parce que, bon, on entend beaucoup dans les médias, oui, c'est des assistés, oui, le RSA, oui, tout ça. Bon, ça, on a compris, extrême droite, on a compris vos trucs. mais il y a un truc qui est ouf c'est que soit dans Paris potentiellement d'autres villes, je ne sais pas, c'est des gens qui ont souvent des commerces, qui entreprennent des choses, qui créent leur business, leurs moyens. Et ça va vraiment à contre-courant de ce discours qu'on entend partout.
- Speaker #1
Oui, mais après, c'est pour ça que je n'aime pas la télé. C'est qu'à la télé, ils te donnent les mauvaises informations. Et ils te la donnent en boucle et en boucle au point où à un moment, ton cerveau finit par y croire. C'est surtout ça, la télé. Et ils ont la chance d'être sur la télé. Parce que si on avait une vraie télé avec des vraies personnes qui parlaient pour de vrai et qui disaient vraiment ce qu'il y avait, ça aurait été complètement différent.
- Speaker #0
D'où l'importance d'avoir plein de médias un peu alternatifs, d'autres médiums.
- Speaker #1
Après, nous, on a la chance parce que nous, on a tout vécu. C'est-à-dire qu'on a vécu l'évolution digitale. On a commencé avec des petits téléphones. On avait un 3310, on était heureux, on jouait à Snake. Et petit à petit, on est sur des iPhones et tout. Et je trouve que l'humain... Enfin, il y en a, ils en ont fait mauvais usage, je crois qu'il arrive. Mais il y a beaucoup d'humains qui en ont fait bon usage, tu vois. Et tu as des personnes comme Hugo Describes, des personnes, tu vois, qui vont te donner les vraies informations. Genre, il y en a parfois aujourd'hui...
- Speaker #0
quand Hugo Décrypte ne le dit pas, ils disent c'est pas une information vraie, tu vois ce que je veux dire ? Il se base sur Hugo Décrypte ou ce genre de choses et t'as plein de personnes, de personnalités qui vont créer leurs podcasts enfin qui vont diffuser des vraies informations et c'est très honorable tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
C'est très honorable et du coup ça montre qu'il y a plein de canaux hyper différents on peut faire passer des messages positifs et on peut rendre à César qu'il appartient à César et pour faire le parallèle avec ce que je disais juste avant, c'est un truc que je trouve magnifique C'est qu'il y a quand même plein de darons, des darons et même pas que des darons, des gens même de notre âge plus jeune, qui parfois ne maîtrisent même pas le français comme nous on le maîtrise, et qui passent leur vie, qui vont à la préfecture le matin pour faire leur papier, qui montent des business, etc. Et donc ça rejoint un peu ton discours de, en fait, si t'as envie de faire quelque chose, fais-le, lève-toi, fais-le, donne-toi la voix. Il y en a qui parlent pas français qui le font, ou qui ont pas un français aussi fluide que le nôtre.
- Speaker #0
Mon père parlait pas français quand il est venu. Il ne parlait pas du tout français et c'était très compliqué pour lui. Il y avait cette barrière de langage, tu vois. Mais ça reste une personne qui était déterminée. Et en fait, ce qu'il faut savoir avec le temps, tu peux prendre n'importe qui comme exemple, tant que la personne est déterminée et qu'il y croit à ce qu'il est en train de faire, il va réussir peu importe. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il en soit, quoi que tu dises, que tu donnes un avis négatif, que tu... que tu vas créer carrément un média contre lui, etc. S'il veut réussir, il va réussir. C'est aussi simple. C'est ça l'énergie, c'est ça les lois de l'attraction, etc. C'est tu y crois, ne demande pas d'avis aux autres. Moi, tu sais, les fois où j'ai le plus douté, les fois où j'ai arrêté un peu la vidéo pendant un mois, deux mois, où j'étais limite à la dépression ou quoi que ce soit, c'est les fois où je n'étais pas sûr de moi et que j'allais vers les autres. Est-ce que tu aimes bien ça ? est-ce que tu aimes bien cette vidéo, est-ce que je devrais la poster, est-ce que je ne devrais pas la poster mais quand j'ai commencé je ne demandais l'avis à personne et c'était fluide, ça allait et j'avais les avis, c'était les commentaires et c'est les seules fois où ça buguait et j'ai arrêté de demander des avis maintenant, je fais mon truc j'ai envie de faire, je fais,
- Speaker #1
tu vois ce que je veux dire ou pas donc le message à retenir c'est faites ce qui vous anime foncez,
- Speaker #0
t'as envie fais,
- Speaker #1
lève-toi,
- Speaker #0
il y a des barrières ça fait partie des échecs les barrières c'est des échecs et si t'as pas d'échecs c'est que ton rêve, il n'était pas assez gros. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Wow. Calme-toi, Maupassant, là. Sa fouine de Maupassant qui s'est ouffée. Ce n'est pas Guy de Maupassant de base. C'est le cousin, sa fouine. Ce n'est pas le cousin Indy ? Non, ce n'est pas moi.
- Speaker #0
En plus, par contre, place de Gandhi.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est fait exprès,
- Speaker #0
mais c'est place de Gandhi, ici.
- Speaker #1
Les studios, ils disent...
- Speaker #0
C'est ça, 12 places de Gandhi, n'hésitez pas. Pod Blend. C'est moi, je l'ai ? Let's go, Pod Blend !
- Speaker #1
des décors magnifiques franchement t'as été rémunéré pour ce partenariat non pas du tout mais il faut donner de la force il faut donner de la force et c'est important et franchement c'est une belle initiative ce studio parce que mine de rien elle a entrepris et elle s'est dit je vais faire des trucs bah on parle de toi tu
- Speaker #0
vois elle a dit je vais faire des trucs pour que sans elle on serait pas là c'est une dinguerie et le décor ça joue beaucoup à l'image et l'image joue beaucoup sur le cerveau bref bravo et toi tu bon on va enchaîner parce qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps pour...
- Speaker #1
Pour terminer, est-ce que tu peux nous présenter ton objet ? C'est ma partie préférée,
- Speaker #0
ton objet que tu as apporté. J'ai deux objets. J'en ai un. Il est assez simple, mon objet. C'est mon petit téléphone, mon iPhone 11, avec lequel j'ai commencé les vidéos. Il est bien cassé, comme vous pouvez le voir. Il en a vécu des choses. Il a trempé dans de l'eau, il a trempé dans de la farine, quand je faisais des trucs. C'est avec ça qu'on se filme. Je ne sais pas si tu te rappelles. Je me souviens. et en fait Pourquoi cet objet ? Parce que c'est aussi... Quand j'ai commencé, j'étais trop perfectionniste. C'est-à-dire que je voulais une caméra, des lumières, etc. Et j'avais un pote qui avait une caméra, je lui disais « Vas-y, filme-moi ! » et tout, et tout, et tout. On prenait genre 3-4 heures de tournage pour faire une vidéo d'une minute qui faisait 200 vues. Et je me disais, c'est pas assez fluide. Tu vois, il y a trop de manières, trop de trucs, etc. Et j'ai fini par prendre mon iPhone, j'ai filmé avec, et c'est avec ça que j'ai fait le premier million de vues. Donc voilà, c'est ça mon téléphone. Incroyable. Mon objet préféré.
- Speaker #1
Trop bien. Trop bien, mais ça raconte une belle histoire. C'est qu'en fait, au final, il t'a fallu des idées, de l'envie et un truc qui filme.
- Speaker #0
C'est ça. En plus, c'est à l'époque où je n'ai pas de micro, je n'ai rien. J'appuie sur record et ça part. Et c'est là où on se trompe beaucoup. C'est qu'au début, on veut tellement trop bien faire, trop bien faire. On se met tellement de charges nous-mêmes. qu'après il y a trop d'étapes avant de réaliser la vidéo. Et ça, ça m'a permis de simplifier. Donc Big Up à l'iPhone.
- Speaker #1
Big Up à Apple.
- Speaker #0
Product Red. Et j'ai un deuxième objet. C'est pas pour moi, c'est pour toi. En fait, tu vois, tu fais la présentation des objets, etc. Moi, j'aimerais qu'on fasse...
- Speaker #1
Un tournée à l'applaudissement ? Pardon, pardon.
- Speaker #0
Non, je voulais que toi aussi, tu aies un objet qui représente un peu ce que tu es en train de créer, de produire. Et là, c'est l'homme de l'ombre qui arrive, Marouane. Ouais,
- Speaker #1
Marouane !
- Speaker #0
Wow ! Et en fait, ça... Attends,
- Speaker #1
viens, viens, viens, Marouane. J'aimerais...
- Speaker #0
Attends,
- Speaker #1
tu sais quoi ? On va tuer le concept, mais c'est pas grave. Pour celles et ceux qui nous regardent, on va rajouter une chaise ici. Tiens, il y a Baya qui va nous... Merci Baya. Moi, c'est ça que j'aime. C'est ce que j'aime. Pour celles et ceux qui nous regardent en vidéo, c'est la pro... Ah, j'adore !
- Speaker #0
Le podcast, il va être plus long que les autres.
- Speaker #1
Merci, merci. Vas-y, vas-y,
- Speaker #0
vas-y, viens, pour me rejoindre à Montréal pendant six mois. Et on a vécu des moments extraordinaires. Et voilà. Je te laisse te présenter Marwan.
- Speaker #1
Bah ouais, Marwan, ça dit quoi ? Merci. Merci d'être là. C'est normal. C'est incroyable. Et du coup, vous avez fait quoi, là ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi, ce truc-là ? Ah,
- Speaker #0
ça ? Du coup, ça, c'est un cadeau qui vient...
- Speaker #1
Reproche-toi bien, Dumit.
- Speaker #0
Ça, c'est un cadeau qui vient tout droit de Montréal. Wow. Et j'aimerais que ce cadeau soit ton objet. pour ce que tu es en train d'entreprendre actuellement sur les podcasts etc et je te laisse le découvrir
- Speaker #1
Waouh putain j'adore tu sais quoi je vais mettre une séquence en plus apporte ton cadeau frère vous validez ou pas ? apporte ton cadeau ma gueule incroyable j'espère que tu vas aimer je montre pas ? waouh mon reuf c'est trop mon frérot C'est quoi l'histoire derrière ?
- Speaker #0
Regarde sur le côté.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Il a même pas vu. Regarde sur le côté.
- Speaker #1
Il a mis Aloukou dessus. C'est une dinguerie. Une casquette. C'est vrai que je ne l'ai pas dit. Pour ceux qui nous écoutent, c'est une casquette. C'est une jolie casquette. Et il a fait broder Aloukou dessus. C'est une dinguerie. Vous savez quoi ? Je vais la porter tout de suite. Et pour le prochain podcast, je la porterai. Pour le prochain épisode, je porterai la casquette. Et je pense que même pour tous les épisodes de La Porte à Ré, c'est une dinguerie. Et il a mis un A. Pourquoi A ? C'est toi qui as choisi A ? Ça veut dire quoi le A ? C'est la marque A ?
- Speaker #0
Non, c'est un logo qu'on a créé. C'est pour le Halouku.
- Speaker #1
Putain, c'est une folie. Merci.
- Speaker #0
J'ai pris le A parce que Halouku.
- Speaker #1
C'est une dinguerie. Merci mon ref. Et en plus,
- Speaker #0
je l'ai mis du profil où il y a la caméra normalement. Ah pardon. J'ai dit, et en plus on l'a mis sur le profil où il y a la caméra, c'est-à-dire...
- Speaker #1
Si je la porte à l'envers, quoi. Ah, à présent.
- Speaker #0
Non, si tu la portes à l'endroit.
- Speaker #1
Bah non, à l'endroit. Bah ouais. La caméra, elle est là.
- Speaker #0
Ah merde.
- Speaker #1
Mais c'est pas grave, c'est incroyable. Et au pire, je m'attirais... On sent... Le cadeau, le geste est incroyable. Merci beaucoup. C'est une dinguerie.
- Speaker #0
Et ça vient du Canada. Ça a été produit là-bas.
- Speaker #1
C'est une folie. Merci beaucoup. C'est une folie. incroyable bah écoute non c'est dingue c'est dingue Merci mon Ruff, merci Marwan vraiment pour ce cadeau, pour tout ça et je ne sais même pas quoi dire, c'est l'émotion qui parle, c'est une dinguerie. Tu sais quoi, je ne vais même plus parler et je vais te laisser enchaîner avec ta carte blanche.
- Speaker #0
Ah tu les enchaînes avec ma carte blanche ?
- Speaker #1
T'enchaînes avec ta carte blanche comme ça on conclut. Pour vous expliquer rapidement, l'objectif c'est que t'as une minute, une minute trente, trente secondes, t'as le temps que tu veux, on s'en fout. Pour que tu balances ton message inspiré en celles et ceux qui nous écoutent. Si tu as un mot à dire ? C'est quand tu veux mon frérot.
- Speaker #0
Alors c'est quelque chose qui fait polémique peut-être pour certains, etc. Mais c'est un message pour nos frères palestiniens, syriens, soudanais, ukrainiens, congolais. N'oubliez pas ces pays qui nous rappellent que nous sommes privilégiés, qui eux, pendant qu'ils sont en guerre, sans nourriture, sans toit, nous mangeons dans des assiettes remplies et nous dormons dans de bons lits. Que Dieu accepte nos prières, notre peine et soulage notre haine. Ces guerres nous rappellent que peu importe notre religion, que nous soyons juifs, musulmans ou chrétiens, nous devons être soudés et continuer à se battre pour leur liberté.
- Speaker #1
Bravo,
- Speaker #0
bravo. Je pense que c'est l'un des messages qui me donne des frissons. Nous, on est bien, on est bien lotis, on a tout ce qu'on veut, etc. Pendant qu'il y en a, ils sont en pleine guerre. C'est le côté mauvais actuel, on va dire. Il y en a qui... Je ne sais pas si tu vas couper la séquence parce que ça parle de ça. Non, non,
- Speaker #1
vas-y, je mets tout. Pas de censure ici.
- Speaker #0
Voilà, mais je pense que c'est des pays qui ont besoin de reconnaissance. qui ont besoin de notre soutien, qui ont besoin de nos dons et de tout ce qu'on fait. Donc voilà, vraiment, donnez-vous à fond, que ce soit Congolais, que ce soit des Noirs, des Arabes, des Français, peu importe, on est tous ensemble et on devrait continuer à se battre pour eux.
- Speaker #1
C'est ouf, c'est ouf. Merci pour ce beau message. Je suis archi ému, franchement, merci. C'est une folie, parce qu'on a besoin de messages comme ça. On a besoin d'union, de reconnaissance, et montrer qu'une vie vaut une vie.
- Speaker #0
En fait, le truc, c'est que je trouve que Dieu nous a créés pour être ensemble. Il a créé une union, et l'homme a créé la séparation, par le biais des religions, par le biais des dogmes, des sectes, peu importe, des ethnies, des cultures, etc. et je le dis parce qu'en connaissance de cause, je me suis battu pour avoir ma femme et je pense que si on s'accepterait, je pense que je serais marié beaucoup plus tôt.
- Speaker #1
Et bien c'est un beau message d'union, de solidarité et d'action concrète pour nos prochains. Merci mon Ruff pour cet épisode, pour cette casquette, pour ce beau message à la fin parce que pour moi c'est hyper important. On a vu tous tes rêves, on a vu avec quoi tu t'es déterminé.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup des rêves.
- Speaker #1
Vraiment, en plus, il nous en a lâché comme ça. Il a bien fait ses devoirs. Donc, merci encore une fois.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
C'est important d'avoir... Je suis fier de toi, je suis fier de nous.
- Speaker #0
Je suis fier de nous, c'est ça. On est fiers de nous,
- Speaker #1
c'est ça. Merci Marwan. Par le peuple,
- Speaker #0
pour le peuple.
- Speaker #1
Vraiment. Et puis, on se tient au jus. Est-ce que tu peux conclure la vidéo ? Moi, je ne sais jamais quoi dire, quoi faire pour conclure une vidéo. Ausha Dans l'ensemble de la famille on se retrouve pour un nouvel épisode et à bientôt Bye bye Incroyable