- Speaker #0
Aloukou, c'est un clin d'œil aux racines uyanaises de ma mère. Elle y a construit de ses armes avec beaucoup de détermination et une résilience exemplaire. Aloukou, c'est aussi le podcast du souvenir et de l'inspiration, et surtout un big up à elle, Madarone, cette grande dame qui a toujours su affronter les épreuves de la vie avec la plus grande des forces. J'ai toujours été proche d'elle, mais longtemps éloigné. Ce qui est sûr... ce qu'elle m'inspire. Mes racines, mes inspirations ont contribué à construire ma personne. De ma banlieue nord du 9-5 au territoire ruré où j'ai pu passer, ces différents horizons font partie de moi. Aussi différents qu'ils soient, ils font partie de moi. Des expériences souvent joyeuses, parfois douloureuses, mais ça fait partie de moi. Ça, c'est une partie de mon histoire à moi. A Loukou, c'est un hommage à elle, mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Mais ce qu'on veut aujourd'hui, c'est ton histoire à toi. Nouvel épisode d'Aloukou les amis, je suis archi content encore une fois de vous proposer un nouveau podcast du souvenir de l'inspiration de la culture, parce que l'objectif c'est qu'on retrace, comme vous le savez, les références culturelles qui ont permis à mon invité de se déterminer quels sont, quelle odeur, quelle musique, quel film, quelle coutume, je sais pas, qu'est-ce qui t'a permis de devenir qui tu es aujourd'hui, parce qu'on est tous légitimes de raconter nos histoires d'autres. histoire d'avoir une parole forte et possiblement que ça va peut-être inspirer certaines personnes, ça va peut-être donner de la force aux petits frères et sœurs qui doutent, qui sont potentiellement dans la même situation ou pas. Bref, l'objectif c'est comme on l'a dit dans l'intro, c'est de créer des ponts entre les gens et de montrer avant tout ce qui nous rassemble. Et aujourd'hui les amis, je suis très honoré, très content de recevoir monsieur Dylan
- Speaker #1
Très bien, merci et toi ?
- Speaker #0
Merci, merci, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Merci à toi de l'invitation
- Speaker #0
Je suis archi content de te recevoir parce qu'on aura l'occasion d'en parler pendant l'épisode. Moi, je le dis tout le temps, j'aime les gens qui font des choses concrètes, positives pour soi, pour les autres et pour la société de manière générale. Et pour moi, tu fais partie de ces pépites, de ces générations de pépites qui concrètement font des choses. On aura l'occasion d'en parler. Est-ce que peut-être, pour commencer déjà, tu peux te présenter, présenter la personne que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors moi, je suis Dylan, j'ai 23 ans. Je suis de Bagneux dans le 92, très important, je suis fondateur et directeur de l'association Une Voix pour Tous. Ok, et Une Voix pour Tous, qu'est-ce qu'Une Voix pour Tous concrètement ? C'est un projet que j'ai monté avec des amis il y a maintenant trois ans. Moi, on va en reparler, mais j'étais en lycée professionnel après un parcours scolaire. compliqué et assez tardivement je me suis rendu compte de la place sociale qu'avait le lycée pro et en même temps du silence qui l'entourait parce qu'il y a plein d'enjeux qui se croisent dans ces murs et donc on a souhaité créer l'assaut pour pouvoir à la fois raconter l'histoire de ce qu'est le lycée pro des élèves qui y sont scolarisés et aussi pouvoir penser des politiques publiques des solutions ... à travers nos trajectoires, en les objectivant et aussi à travers des vraies réflexions de fond en termes de politique publique.
- Speaker #0
Ok, trop bien. On aura l'occasion j'imagine dans l'épisode d'en reparler, de voir d'où ça vient, pourquoi avoir créé cet assaut et peut-être, il y a peut-être un aspect plus personnel ou qui touche plus à ton histoire, ou peut-être pas du tout, ça se trouve que tu voulais juste donner ta voix pour ces jeunes-là et c'est très bien parce qu'en plus les choses, vous les faites concrètement. On se donnera aussi quelques secondes pour que tu nous présentes peut-être aussi les actions concrètes que vous faites dans l'assaut. Parce que c'est important de parler de ce qui se passe derrière et de voir concrètement ce qui se passe. Mais voilà, l'objectif c'est une discussion à la cool. On est entre nous, on n'est pas dans un média chiant avec des gens chiants. On est entre nous, on discute et on se donne de la force sur plusieurs étapes. Tu vas pouvoir nous parler d'un objet inspirant. Et à la fin, nous balancer ton message inspirant concrètement, directement aux gens qui nous écoutent, qui nous regardent. Donc voilà, on va commencer avec la première étape, la première partie. J'ai des bites de ouf, mais là, ça va être à toi de parler beaucoup. Est-ce que tu peux nous présenter ? Donc la première étape, c'est l'interview tard l'époque. On va appeler tard l'époque. Ça s'appelait à l'époque fut un temps, mais il y a une invitée qui est venue qui a dit on l'appelle tard l'époque. Donc si à un moment donné, tu as envie de renommer une séquence dans le podcast, tu me dis.
- Speaker #1
Je m'impose.
- Speaker #0
et donc l'objectif c'est que tu te présentes et que tu présentes le Dylan de l'époque de Bagneux de l'époque et si possible la troisième personne 1, 2,
- Speaker #1
3 Il,
- Speaker #0
à la troisième personne, qui est ce Dylan ? Où il a grandi ? Dans quel environnement il a grandi ?
- Speaker #1
Alors Dylan il est né à Clamart, j'ai fait toute ma vie dans le 92. Il a été éduqué par sa maman qui l'a élevé seul avec son frère, qui a été nounou, qui est aujourd'hui assistante maternelle. Bagneux c'est une ville qui est très intéressante à plein de niveaux et notamment parce que je pense que tout le monde peut dire ça de sa ville c'est une grande ville qui paraît petite et donc il y a un sentiment de proximité qui est très très fort et moi j'ai fait toute mon école c'est une ville qui a longtemps vécu à travers sa capacité à pouvoir valoriser la culture urbaine à pouvoir laisser la parole à ses habitants à pouvoir... montrer ce qui était peu montré à l'extérieur. Moi, ma mère, elle travaillait juste à côté. Et les parents des enfants qui gardaient, ils étaient constamment abannés pour les événements qui étaient organisés. Et donc, moi, j'ai baigné dans cet environnement où la notion de fierté, elle était très importante. Voilà. À l'école, ça ne se passait pas bien. Ça ne s'est jamais très bien passé. pour plein de raisons que je n'arrive pas encore aujourd'hui à décrire de façon très correcte. Mais j'ai eu la trajectoire scolaire d'un enfant qui n'est pas bon à l'école de façon assez classique, donc qui s'exprime d'autre façon. Ce qui m'a beaucoup aidé, en revanche, c'est la présence d'acteurs associatifs et de structures sociales, qui m'ont très très longtemps accompagné. et qui m'ont permis justement d'avoir un peu une alternative à un chaos scolaire en m'ouvrant des portes, en m'intéressant à des sujets sociétaux, culturels, médiatiques. Moi, c'est aussi beaucoup comme ça que je me suis formé.
- Speaker #0
D'émancipation ?
- Speaker #1
Absolument. En fait, je m'en suis rendu compte récemment, mais c'est vrai que soit tu te structures autour de... tu peux te structurer autour de l'ambition, tu peux te structurer autour de la rigueur que tu vas avoir. Quand je parle de structure, je parle d'évolution et de progression. Moi, je pense que ça a été un mélange de complexe et d'orgueil. Je me suis beaucoup formé comme ça. Ce qui fait que j'ai mangé beaucoup d'émissions de débats, j'ai mangé beaucoup de discours, beaucoup d'archives.
- Speaker #0
Etant jeune ?
- Speaker #1
Etant jeune, oui.
- Speaker #0
Et de ton plein gré ?
- Speaker #1
J'ai commencé... Alors, il y a eu deux phases. Il y a eu une phase où, de mon plein gré, ça s'organisait comme ça. Plutôt par complexe, à ce moment-là. Et ensuite... Comment ça ? Quand je parle de complexe, c'est qu'en fait, quand tu es à l'école, tu vois qui va bien et qui va moins bien. C'est très visible et personne ne peut se mentir. Et forcément... T'as envie d'avoir accès à la vie de ceux qui vont mieux. Et donc, tu vas reprendre des codes et puis tu vas essayer de les reproduire. Et à 15 ans, je me souviens très bien, j'ai eu une conversation avec quelqu'un qui s'appelle Manduket, qui m'a dit, la forme c'est bien, mais le fond c'est important. Et donc, en gros, l'idée livre, à 15 ans. Et j'ai acheté mon premier livre, qui s'appelait Une histoire du monde. Et à un moment, je me suis mis une rigueur de 10 pages par jour, etc. Et ça, ça m'a beaucoup, beaucoup fait grandir dans la façon dont moi, je me percevais. Aussi dans ma capacité à essayer d'avoir une réflexion plus large que simplement mon cas personnel. Et donc, j'ai beaucoup grandi comme ça.
- Speaker #0
Ok. Et donc, là, parce que tu parlais de... de ton plein gré, que tu t'es un peu infligé je me suis infligé au début et dans un second temps du fait qu'on t'ait demandé de lire beaucoup c'est cette ça t'a obligé toi à
- Speaker #1
aller chercher un peu plus en fait ça m'a mis devant une réalité, c'est à dire que vu que j'ai mangé beaucoup de formes j'ai jamais eu de problème d'expression mais je me repose sur ça Oui. Tu vois, dans mes bulletins, ça a toujours été bonne expression. Donc, ça se passe plutôt bien en termes de forme, en histoire, géographie, en français. Mais en fait, je suis né avec trône moyenne, tu vois. Parce que dans le fond, je ne suis pas bon. mais j'en étais conscient et en grandissant tu te rends compte de tes lacunes, de tes manques ce qui fait qu'à ce moment là je sais que moi ça m'a mis une petite gifle parce que je me dis effectivement tu peux pas te mentir à toi même sur ce que t'es capable d'avoir en termes de réflexion en termes de de projection c'est important de pouvoir avoir les deux choses
- Speaker #0
Mais c'est...
- Speaker #1
Cette volonté de regarder des débats ou de pousser le délire à ce niveau-là, elle était venue seule ou c'est justement du fait d'être dans une ville qui porte la culture ? Ou alors c'est quelqu'un dans ton entourage qui t'a donné goût à ça ? La prise de conscience, elle arrivait toute seule ?
- Speaker #0
C'est les deux. En fait, primaire,
- Speaker #1
il y a Conseil... Attends, c'était quoi le nom ? Élection du Conseil des enfants. Campagne américaine. On distribue des trucs dans la cour de récréation, etc. Je rigole quand je dis campagne américaine. Mais je gagne. À ce moment-là, j'avais, je pense, 11 ans.
- Speaker #0
Dans le cadre scolaire.
- Speaker #1
Dans le cadre scolaire. Et tu vois, ça a toujours été une alternative un peu aux résultats académiques. Et donc, forcément, ça m'ouvre la perspective de l'engagement qui devient tout de suite très réel et très tôt. Et ensuite, au collège... Au collège, il se trouve que ça se passe mal. Et que j'ai un conseil disciplinaire en quatrième qui me fait sortir de l'établissement. Et donc le verdict, c'est un stage de pré-professionnalisation pour préparer mon orientation lycée pro. Mais par l'appui des structures sociales que je fréquentais, je réussis à faire un stage à l'Assemblée nationale en quatrième. Ce qui... Ce qui est transformant.
- Speaker #0
C'était quoi les structures ? Quel type de structures ?
- Speaker #1
Beaucoup. Espace Marc Lanvin, c'est un espace de jeunesse. Tous les mardis, on se réunissait pour débattre sur tous les sujets d'actualité.
- Speaker #0
Ok. Voilà. Donc en gros, il y a toi, j'imagine, intrinsèquement dans ta personne où tu as potentiellement une appétence pour ça. Il y a aussi les lieux culturels que tu as pu... Ou les espaces. jeunesse, des espaces qui t'ont permis de pousser le délire. Tu me parles de ces mardis, tu m'as dit ? Les mardis soirs. Et qui t'ont permis d'avoir toutes ces petites opportunités. D'ailleurs, trop bien, stage 4ème à l'Assemblée Nationale. Elle est belle.
- Speaker #1
Elle est très belle, surtout dans le contexte dans lequel ça s'inscrivait. Et donc, en fait... Encore une fois, c'est ce paradoxe-là. Moi, je vis mon stage à 100%. Je raconte, tu entends le bruit des talons sur le marbre. Moi, c'est le souvenir qui me reste. Tu entends le bruit des talons sur le marbre parce que c'est un bâtiment rempli de marbre. Et du coup, tu te mets à marcher en attendant que tes pieds fassent aussi du bruit. C'est anodin, mais ça te fait prendre aussi en valeur. Tu trouves des sables qui vont à peu près avec l'environnement. Tu te trouves beau, c'est important, dans ces endroits-là. Et donc, c'est plein de choses qui te permettent de trouver de la valeur dans ce que tu peux être. Et moi, très tôt, c'est quelque chose dont j'ai eu l'opportunité d'avoir accès. J'ai fait deux stages à l'Assemblée nationale, en troisième et en quatrième. Et donc, la question de l'engagement, très tôt, elle est apparue dans mon parcours.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Et du coup, dans tout ce parcours, dans tout cette... Tout à l'heure, tu me parlais de la ville de Clamart,
- Speaker #1
qui avait une offre culturelle... Bagneux. Bagneux, pardon. Clamart, c'est où t'es né. Ouais, c'est ça. Et ensuite, Bagneux, pardon. C'est là-bas, nous, on est dans le nord, nous, on est à Sarcelles. Mais du coup, est-ce que peut-être il y a une oeuvre, ou une expo, un film, un concert, je sais pas ? Concrètement...
- Speaker #0
Est-ce que tu as des choses qui t'ont marqué, que tu pourrais nous raconter ?
- Speaker #1
Je vais prendre deux trucs. Il n'y a que les balnéolais qui pourront comprendre, mais il y avait ce qu'on appelle la fête des vendanges. La fête des vendanges, c'était un carnaval immense. Et le lendemain, tu avais plein de confettis qui couvraient les rues. Tu avais plein de confettis, je ne sais pas comment on appelle, mais tu avais des petits jouets où il y avait des fils de couleurs qui sortaient. Et moi, c'est un souvenir marquant que je garde. Parce que c'était l'enfance, c'est l'insouciance, tu vois, c'est ces trucs-là. et il y a un concert qu'il y a eu il y a peut-être 10 ans de Kerry James c'est facile Kyrille James mais je ne le connaissais pas encore vraiment j'étais avec des plus grands que moi et je me retrouve dans ce concert là qui donnait dans le cadre de sa bourse et en fait il commence à faire banlieusards et là t'as la salle qui se lève ils avaient tous à peu près 10 ans plus que moi la salle elle se lève il y a des gens qui pleurent tu vois t'as une émotion qui traverse le théâtre c'est un théâtre Victor Hugo et ça c'est un souvenir qui m'a marqué Parce que tu voyais que par la culture, par un objet qui est celui d'une œuvre musicale, tu avais quelque chose qui réussissait à créer de l'émotion collective. Et moi, c'est une image qui me reste quand même gravée.
- Speaker #0
Trop bien. Et typiquement, il y a un son peut-être de K.
- Speaker #1
James ou d'un autre rappeur qui est dans la même idée. Oui, il y en a beaucoup. Tu me lances sur ça. Le combat continu, le son, le combat continu de Kyrgios, je pense que ça devrait être appris à l'école. C'est immense, tu vois. T'as plein de chants comme ça. Le 113 aussi, il m'a marqué un peu plus tard, mais le son, les bronzés du 113, c'est quelque chose qui raconte nos histoires, pour moi.
- Speaker #0
Et sur quel aspect ?
- Speaker #1
Avec une perspective. Il y a une phrase, je suis né bronzé, j'attends que mon peuple retrouve espoir, car lourde et douloureuse fut notre histoire. Assieds-toi à ma table, que je te parle de mon continent, la vie est dure, mais c'est bien connu, on aime bien le piment. Et la dernière phrase, c'est bien connu, on aime bien le piment. Et je pense que ça, c'est un dessin de mon engagement, de nos engagements. C'est qu'il faut aller là où il y a de la difficulté, parce que sinon, ça ne sert pas à grand-chose. Et il faut essayer d'appuyer là où c'est compliqué. là où c'est pimenté et moi c'est une chanson qui me marque toujours c'est une chanson qui te marque je le sais parce que je me permets pas de l'écouter tout le temps il y a des fois où il faut un contexte pour l'écouter trop bien,
- Speaker #0
tu m'as parlé de Kerry James du 113, est-ce que dans ce parcours de vie à l'époque dans ta jeunesse ou peut-être aujourd'hui c'est peut-être arrivé très récemment est-ce que tu ciblerais une personnalité inspirante peut-être qui a été game changer dans cette construction ? Ou alors, toute autre chose, parce que je parle d'une personnalité, mais possiblement autre chose.
- Speaker #1
Quelque chose qui a été transformant. Moi, j'ai l'opportunité d'avoir fait beaucoup de rencontres du troisième type, parce qu'à chaque fois, ça s'inscrivait dans... dans un contexte où on aurait pu penser que je n'étais pas forcément le bienvenu. Mais il y a des personnes qui m'ont accompagné, qui m'accompagnent encore dans mon parcours, dans l'aventure que je porte avec l'association. Je pense à Daniel Salzman qui m'a reçu en stage quand j'étais en lycée pro, dans une grande agence de communication. Je pense à Florence. qui m'a pareil accueilli dans une agence d'affaires publiques. Et à chaque fois, ce qui était drôle, c'est qu'à chaque fois, il y avait un étonnement de leur part sur le fait de mes candidatures ou de ma présence dans leur structure. Parce qu'en plus d'être ce que je suis sur le plan scolaire, ça dysfonctionnait. Mais il y a toujours eu, de leur part en tout cas, un vrai engagement à mes côtés. pour pouvoir m'apprendre avec de la rigueur, avec du sérieux, mais aussi avec de la vraie générosité. Et donc ça, ça a été effectivement déterminant. Quand tu dis, parce qu'à plusieurs reprises, et j'ai l'impression que ça fait quand même socle,
- Speaker #0
tu parles de ce souci avec ce système scolaire, j'imagine, avec, je ne sais pas si c'est la manière d'enseigner, l'approche, ou alors... Enfin toi, qu'est-ce qui... Dans ton cas ou alors de manière générale, si tu ne veux pas parler de toi personnellement ?
- Speaker #1
Dans mon cas, je ne sais même pas, je ne pourrais pas te dire. Parce que je pense que c'est un mélange de tout. Évidemment que...
- Speaker #0
Tu t'ennuyais ?
- Speaker #1
Oui, il y avait de l'ennui, mais il y avait forcément aussi un peu d'autosabotage. Il y a un contexte... structurelle qui a aussi un impact sur la trajectoire scolaire, et ça on le sait. Tu vois que ton milieu social détermine ton parcours scolaire, en grande partie. mais l'école elle dysfonctionne dans son ensemble et pour tout le monde forcément pour les plus faibles ou les plus mises en situation de vulnérabilité et en fait il y a plusieurs moments où ça dysfonctionne on sait que dans les premiers mois d'une vie on est à peu près capable de savoir qui va avoir accès à certains types de parcours académiques ou non, t'as le moment de l'orientation en fin de troisième qui est déterminant parce que c'est là où on fait on opère une sélection Et ensuite, tu as tout ce qui va se passer après qui a un impact, mais un peu moins fort. Ce qui me trouble quand même un peu, c'est que c'est des choses qu'on connaît, qui sont documentées, qui sont chiffrées. On sait précisément les endroits où ça ne va pas dans le parcours de vie d'un enfant. Mais il n'y a pas forcément les solutions qui sont apportées avec.
- Speaker #0
Tout à l'heure, tu me parlais de lecture et que possiblement, le fait de lire des livres, ou en tout cas d'avoir lu le livre dont tu nous parlais tout à l'heure, ça a été aussi un élément game changer.
- Speaker #1
Tu continues la lecture ? Est-ce que ça fait partie de quelque chose ? Je ne continue plus pour les mêmes raisons. Pendant peut-être un an ou deux, je lisais parce que j'avais le sentiment de devoir rattraper un retard que j'avais. que j'avais, que j'ai eues pendant très longtemps en termes de culture dite légitime. La lecture, pour moi, ça représentait le travail que je ne faisais pas. C'était un moment intéressant parce que c'est un moment où tu rattrapes ça de façon plus approfondie et en même temps, ça te stimule. C'est vraiment la notion de stimulation qui m'a beaucoup apporté, mais avec de la rigueur. Et progressivement, j'ai appris à aimer lire des choses qui m'intéressent. Alors qu'avant, c'était un truc...
- Speaker #0
Par exemple ?
- Speaker #1
Par exemple, des livres qui parlent de culture. Le livre que j'achetais la semaine dernière, c'est un livre qui parle de la question de la succession et des conflits de succession au sein des familles. Voilà. J'ai un autre livre juste avant qui parle de la vie dans les territoires ruraux. Je me fais plaisir. Et tu vois, c'est devenu quelque chose que je me suis permis de faire. Alors qu'en termes de réflexe, c'était quelque chose de totalement absent. Et encore une fois, c'est venu pour répondre à un manque initialement et c'est devenu un plaisir que je me permets.
- Speaker #0
Est-ce que... Tout l'aspect, peut-être, parce que tu t'es agrandi en Ile-de-France, et je sais que ça fait socle pour beaucoup de jeunes d'Ile-de-France, est-ce que, possiblement, la culture hip-hop, ou alors quelque chose de plus pop-culture, est-ce que tu as des éléments comme ça que tu consommais plus jeune ?
- Speaker #1
Forcément, comme tu le dis, c'est quasiment dans notre ADN, et je tiens à dire que le rap est né à Bagneux. En tout cas, le rap français est né à Bagneux.
- Speaker #0
Je croyais,
- Speaker #1
c'est pas que Arsenic... Ouais, non, mais ils ont vu le potentiel. Tu vois, là, il va y avoir bagarre. Il n'y a pas bagarre. Vérité, il n'y a pas bagarre. Le rap, l'importation du rap, c'est un DJ, DJ Dynasty, qui vient de Bagneux, qui apporte le rap, qui fait les premières émissions de rap en France. Première rappeuse aussi venait de Bagneux, mais bon, c'est anecdotique. Moi, mon gros dédicace aussi à Tony Tchadeu, parce qu'en fait, du coup, dans l'espace Marc-Lenvois, il y avait des ateliers graphes. Et moi, c'est les premiers moments où, en plus de la consommation, j'ai eu la possibilité d'être dans une participation à ça. Et donc, tu vois, il nous a emmenés faire des murs. de façon tout à fait légale, mais des murs...
- Speaker #0
C'est même illégal, ça fait partie de la culture.
- Speaker #1
Absolument. Et tu vois, on faisait des murs, on taguait, on graffait, c'était formidable, tu vois. On était avec des vrais mecs qui venaient de partout dans le monde, qui faisaient des choses incroyables. Et donc, t'es immergé dans ça, très tôt. Et donc, moi, ça a été un moment, effectivement, clé où... où en plus de consommer, tu es aussi dans la revendication de ta culture. Et c'est de voir se souvenir.
- Speaker #0
Il y a aussi une partie très... Je parle de culture hip-hop parce que... C'est une culture que j'ai commencé à comprendre tard et il y a une vraie partie, comme tu dis, de revendications, de transgressions aussi, parfois, d'appropriation et de réappropriation des lieux physiques et de tout l'héritage qui a été donné. Je trouve ça hyper stylé que, tu vois, on parle de culture hip-hop, il y en a beaucoup qui parleront en direct de rap, mais il faut aussi savoir que le graphe, c'est un mouvement et le graphe en fait partie.
- Speaker #1
Absolument et ce qui est intéressant c'est que avant de ce que je comprends la distinction t'avais une distinction dans l'ensemble culture hip hop et qu'en fait tout était lié tu vois la danse, le graphe le DJ exactement et peut-être qu'on peut considérer tu vois moi je pense qu'on a un élément commun en tout cas qui pour moi est important dans nos engagements soit culturels, médiatiques ou politique associative, c'est la question de la colère, c'est la place de la colère. Et c'est peut-être finalement la poursuite de l'aventuré. L'existence qui, pour moi, est indispensable dans nos engagements. Ça ne veut pas dire qu'elle doit être moteur, elle doit être motrice toute seule, mais elle doit avoir une place importante dans nos engagements. Parce que si on n'a pas de colère, finalement, on perd un peu la source. de ce qu'on doit porter.
- Speaker #0
C'est un vrai beau message et je te rejoins pour mille. Ce n'est pas moi qui vais te contredire aujourd'hui. Tu ne vas pas avoir de contradicteur en face de toi sur ces questions-là.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton assaut de manière très concrète et pragmatique de ce qui vous fait être, qui vous êtes, etc. Pour que si jamais ça intéresse certains d'aller voir un peu plus. L'assaut aujourd'hui, on est une équipe de cinq salariés. plus des bénévoles et des volontaires. Le parti pris, c'est de se dire que ce qui doit nous guider, c'est la politique publique et qu'on ne peut pas être dans une action qui se limite à du programme. Parce qu'en fait, d'abord, on finit par s'ennuyer. Et ensuite, on existe pour faire vivre des choses qui n'ont pas vocation à devenir systémiques. Et les expériences que j'ai eues, moi, m'ont permis de... comprendre qu'en fait, la seule chose qui va, c'est ce qui va pouvoir être systémique. Si demain, on a un programme, on touche 100 personnes, c'est bien. Mais on est 67 millions en France et des gens qui sont en galère. Il y a en politique de la vie, il y a 6 millions de personnes qui vivent dans ces territoires-là. Et donc, on ne peut pas se limiter à ça. Du coup, le particulier de la saute, c'est de se dire qu'on pense des solutions de politique publique et ensuite, on les décline en programme. Donc aujourd'hui, l'assaut, on a trois champs d'action. On a un premier champ d'action qui est de l'ordre de l'institutionnel. On a 40 propositions qu'on défend, notamment par... C'est juste plaidoyer. Plaidoyer, notamment par un groupe de travail à l'Assemblée nationale, un groupe de travail au Sénat, une mission d'information à l'Assemblée nationale, et ensuite du travail qui se fait soit sur des textes ou des amendements que nous on porte, soit sur lesquels on se positionne.
- Speaker #0
Donc concrètement... Vous travaillez directement avec... Vous soumettez des mesures à des députés ou aux parlementaires, etc. C'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Soit on soumet des mesures, soit on nous sollicite pour réfléchir à des mesures. Soit on fait porter des mesures au Parlement ou quand ça vient du ministère, du ministère.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Donc il y a ce premier axe. Ensuite, il y a l'axe... euh programme expérimentation où l'idée c'est de pouvoir se dire qu'on a une idée, on la teste et on l'évalue. Et donc on a une première expérimentation qu'on a lancée, qu'on opère entre La Somme, dans le nord, le Val d'Oise, chez toi, à Sarcelles, qui n'est pas la ville dans laquelle le rap est né, et en Guadeloupe, sur l'accès des élèves de lycées pros à l'enseignement supérieur. On a une autre expérimentation qu'on a lancée à Marseille, sur un programme de bourse pour des filles en lycées professionnels. qu'on opère dans plusieurs établissements de la ville où elles seront financées et accompagnées sur trois ans, essentiellement sur du social. On a un autre programme qu'on fait entre Grigny, Marseille, Toulouse et Aubert-Jeanville, dans le 78, sur la parentalité. Donc comment est-ce que les parents, en particulier les mamans, se réapproprient l'espace scolaire et apportent aussi des solutions.
- Speaker #0
systémique à partir de l'expérience. Comment est-ce qu'une expérience devient une expertise ? Elles aussi travaillent d'ailleurs sur des propositions de loi qu'elles ont eu l'occasion de présenter une fois à l'Assemblée nationale et une fois au Sénat. Donc directement, en fait, vous faites vraiment le lien entre la population et des problématiques concrètes par le biais de groupes de travail et ces personnes-là. Parce qu'il y a vraiment une dimension aussi de citoyenneté.
- Speaker #1
Absolument. D'innovation démocratique. C'est aussi le... C'est ce sur quoi on travaille aussi. C'est dire que tous les problèmes que tu vas rencontrer, en tout cas, si tu n'as pas de solution, c'est que tu n'as pas de problème. Et les problèmes que tu rencontres, en fait, ça peut nourrir une expertise. Tu vois, par exemple, les petits du groupe de travail à l'Assemblée nationale, il y en a qui ne sont pas nés en France, qui disent que la difficulté pour les parents, quand ils ne parlent pas le français, c'est de se rendre dans un espace scolaire qui déjà est violent, et en plus dans lequel ils sentent qu'ils n'ont pas la place. Une des propositions, ça va être de rendre possible à la fois la mise en place de garde d'enfants dans les établissements scolaires, la création d'un bureau de la parentalité qui se charge exclusivement d'assurer le lien entre les familles et l'établissement scolaire, et la possibilité d'avoir des traducteurs mis à disposition dans le cadre scolaire. Expérience, expertise. Les mamans, elles disent, on a un sujet quand des enfants sont virés de leur établissement scolaire. Sur le papier, le rectorat et l'académie sont obligés de rescolariser les petits, parce que tu vas te virer pour tout et n'importe quoi aujourd'hui. Dans les faits, on a plein d'élèves qui ne vont plus à l'école pendant un an, voire deux ans. Donc, une des propositions de loi qu'elles ont présentées, c'est de systématiser la réaffectation dans l'établissement de provenance. En fait, on peut se dire que c'est un élément qui devrait être normal, mais ça ne l'est pas. Donc, vraiment se dire que des expériences sont... construit des expertises. Donc on a ce... On associe ce travail à ces expérimentations. On a des programmes aussi en Ile-de-France sur les 3e prépa métiers et dans la région lyonnaise. Et puis on a tout un travail autour de la valorisation des parcours et des trajectoires du lycée pro. On a lancé cette année les Prodors, donc une cérémonie qui récompense les acteurs de la voie professionnelle. Donc voilà un peu ce qu'on fait avec l'association.
- Speaker #0
Lourds, rappelle-nous ton âge.
- Speaker #1
23.
- Speaker #0
Dinguerie.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Là on peut drop the mic, c'est dinguerie. Quand j'entends tout ça, et ça fait même écho à un MET que j'ai reçu, Emre. Je me dis mais en fait, il y a des ressources. Il y a des ressources dans la jeunesse. Il y a des ressources auprès de nos petits frères et sœurs, auprès parfois d'anciens, même si parfois c'est un peu... Je vais me faire insulter, mais c'est un peu caduc parfois. Mais bon, bref, il faut aussi parfois l'expertise d'ancien. Mais il y a des ressources et je trouve ça incroyable, tout ce que vous mettez en place. Et que tu sois déjà boss de ton assaut, de ton dispositif, avec en plus cinq salariés. Donc quand on connaît l'envers du décor de salariés des gens, on se dit que c'est quand même qu'il y a un big boulot qui est fait derrière et qu'il y a quand même un modèle économique qui est plutôt viable. Donc franchement, lourd, big up pour ce que vous faites.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
C'est important de se le dire et c'est aussi l'objectif d'Aloukou, de ce podcast, c'est de voir d'où tu viens, comment tu t'es construit. Tu nous as parlé un peu de certaines difficultés scolaires que tu n'identifies pas totalement, tu ne sais pas trop d'où ça vient. Tu nous as parlé de tous les dispositifs de lesquels tu as bénéficié, que ce soit culturel, que ce soit des dispositifs de la ville dans laquelle tu as grandi. Moi, je trouve ça ouf de voir aujourd'hui où tu en es, ce que tu fais. c'est très concret, on peut en parler on peut faire du blabla, dire je vais faire, je vais faire c'est très concret, moi je trouve ça lourd et c'est vraiment pour ça, pour aussi ces profils là que j'ai décidé de monter ce podcast donc déjà merci, vraiment lourd on va pouvoir passer à la fin, il nous reste un peu moins de 5 minutes pour pouvoir clôturer ce podcast, peut-être que tu nous parles d'un objet ou d'une chose qui serait qui se dit. qui serait forte pour toi et qu'à la fin tu puisses balancer toi directement à ta caméra qui est face à toi là-bas ton message inspirant aux gens qui nous écoutent vraiment que ce soit tu fais ce que tu veux, tu chantes, tu danses si tu veux tu fais même du graphe bon peut-être pas là parce que bon bah il y a la vanille tu recevras la facture de Podblaine par le médium que tu veux, par ce que tu veux que tu balances ton message est-ce que déjà tu peux nous présenter L'objet ou l'histoire derrière cet objet ?
- Speaker #1
Moi, l'objet qui me parle beaucoup, c'est l'horloge.
- Speaker #0
C'est la montre et c'est la question du temps. On est sur... Je prends une horloge. Ah, voilà. Une magnifique horloge. Servez-vous dans le décor, les prochains invités. N'hésitez pas, on a de l'horloge, on a du vinyle. N'hésitez pas. Et du coup, l'horloge, pourquoi ? Parce que nous,
- Speaker #1
on est sur un sujet qui est celui de l'orientation, qui est pensé, qui est aujourd'hui pensé seulement dans le cadre scolaire, mais qui, en fait... une implication dans un parcours de vie. C'est-à-dire qu'en troisième, on te dit que tu n'es pas bon à l'école, que tu as des problèmes de comportement, que tu n'es pas assez présent, ou que tu n'as pas la bonne couleur, ou que tu n'as pas la bonne adresse, on va t'envoyer en lycée pro, on va t'envoyer en CAP, en bac pro. La question qui se cache derrière, c'est quelle place est-ce qu'on laisse aux individus pour être acteurs de leur destin, être acteurs de leur parcours de vie. Et en fait, c'est la question de la vie. C'est la question de la... place de l'épanouissement dans un parcours de vie. Par exemple, travailler dans le BTP, ça t'enlève 5 ans d'espérance de vie. Aujourd'hui, on le sait. Orienter un psy en BAC pro, en CAP dans les métiers du bâtiment, c'est aussi lui arracher 5 ans de vie, globalement. Et donc, c'est la question du choix et c'est important parce que c'est aussi la question du temps qui nous reste. Quelle place est-ce qu'on a pour construire ce qu'on veut pour le temps qui nous reste ? et donc moi c'est un objet qui me plaît beaucoup aussi parce que dans l'aventure qui est la nôtre et on a le privilège d'être dans un secteur d'activité, dans un métier qui nous permet de construire des souvenirs je pense qu'une des choses qui est la plus belle et en même temps la plus douloureuse c'est justement le souvenir, c'est la nostalgie voilà C'est pour ça que l'horloge, ça me semble être un objet qui parle d'abord à tout le monde et qui traduit bien aussi ce qu'on essaie de faire.
- Speaker #0
Et le temps, ça fait partie de ces denrées rares et qui ne se régénèrent jamais. Donc tant qu'il y a encore temps, tant qu'il est encore possible, et ça c'est un message que j'aime bien balancer à chaque fois, c'est faites ce qui vous anime. C'est hyper important, ça paraît hyper bête, dit comme ça, oui, ok, fais ce qui t'anime. Non, trouve ce qui te fait vibrer. et fais ce qui t'anime donc voilà merci pour ce petit plaidoyer sur le temps il y a aussi un peu de poésie dans le coup j'ai lancé un temps pour tous nos projets il y a aussi un grand écrivain une grande personne de la culture qui a dit le temps m'a réparé le temps m'a réparé Taïk on pense à toi chacun dans son aspect utilisera ce terme de temps comme il le souhaite en tout cas c'est un beau message et c'est hyper stylé est-ce que t'as peut-être un message un autre message à faire passer directement c'est normalement c'est le temps qu'on appelle la carte blanche où justement là tu peux t'exprimer directement tu parles pas à moi, moi j'existe plus tu as ta cam face à toi tu as la France qui te regarde, il y a aussi Saf qui est derrière qui te regarde ... Marouane qui dort.
- Speaker #1
J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle. Ce qui est important de se dire pour moi, c'est que, en fait, et c'est simple à dire aujourd'hui de la position qui est la mienne, tout ce qui peut constituer de la souffrance, parfois du sentiment d'humiliation, un sentiment de perte de contrôle. Demain, en fait, ça va devenir une richesse tellement forte parce que ça va vous permettre de construire le socle sur lequel vous allez pouvoir structurer votre parcours, structurer votre engagement, structurer votre ambition. Donc, pour ceux qui sont dans une trajectoire en particulier scolaire ou sociale qui leur est aujourd'hui défavorable, ne perdez pas l'espoir et considérez que le temps, demain, pourra vous donner raison et faire de votre souffrance une solution. en inversant le regard sur vous.
- Speaker #0
Eh bien, bravo. Merci Dylan.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
C'est un discours utile, à mon sens, qu'il faut porter davantage pour nos prochains. Moi, j'ai coutume de dire, parce que je suis engagé dans les assos de jeunesse pour les petits frères et soeurs, parce que c'est l'avenir. Nous, on est déjà l'avenir de nos anciens. Les petits frères, c'est l'avenir de nous. et de la future société dans laquelle on souhaitera se déterminer. Merci pour ce temps, pour ces messages forts que tu as apportés aujourd'hui. Est-ce que si jamais il y a des gens qui veulent... Donner leur temps, s'engager dans ton assaut, est-ce qu'il y a possibilité ? Comment on peut devenir bénévole ? Oui,
- Speaker #1
bien sûr, ils nous envoient un message et avec grand plaisir.
- Speaker #0
Donc c'est quoi, sur le compte Insta ? C'est ça,
- Speaker #1
le compte Insta.
- Speaker #0
Vas-y, tu peux... Une voix pour tous. Logo bleu. Et tout est à dispo. En vrai, de toute façon, vous verrez sur les réseaux, il y aura tous ces trucs. Donc n'hésitez pas à vous checker, vous cliquez,
- Speaker #1
vous allez voir. Et franchement, si vous voulez vous engager, vous donner de votre temps concrètement et avoir un poids, donc n'hésitez pas, c'est hyper important de donner de son temps,
- Speaker #0
du temps. Franchement, le titre, ça va être Aloukou, le temps. Incroyable. Le temps qu'il nous reste. Merci à vous qui avez écouté, regardé cet épisode. On est partout, encore une fois, sur toutes les plateformes. Écoutez, regardez, partagez. Et c'est un truc que j'ai pour coutume de dire, c'est écoute ce podcast, partagez-le à une personne de son entourage, qui le partagera à une personne de son entourage, qui le partagera à une personne de son entourage. Youssoupha, j'allais le dire, bravo. Et c'est l'idée de ce truc, parce que c'est une chaîne, c'est une chaîne de solidarité, c'est une chaîne de transmission. Voilà, peut-être qu'il ne sera pas audible pour toi, mais peut-être pour quelqu'un d'autre. Donc partage-le, et puis c'est l'histoire d'Aloukou. Fais ce qui t'anime, et voilà, on peut se quitter sur ceci. On m'a dit aussi, il faut dire aux gens de commenter, de liker, tout ça. Faites-le, ou ne le faites pas, mais faites-le si vous en avez envie, n'hésitez pas. Et puis on se retrouve très bientôt, très vite, pour un nouvel épisode. Merci Dylan, merci à toi. A plus.