Speaker #0Hello à tous, c'est Shirley et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. amnebar. Pour les personnes qui me regardent sur Youtube, je tiens à m'excuser. J'ai pas mis un gros budget dans le choix de ma chambre pour mon séjour à Rome et du coup la déco elle est pas terrible. Ils ont décidé que refaire la punchure c'était pas nécessaire mais on s'en fout ce qui compte. C'est pas la forme, c'est le contenu, n'est-ce pas de cet épisode. Du coup pour l'épisode d'aujourd'hui je voulais profiter d'une petite introspection que j'ai faite pendant mon séjour du coup ici en Italie. Il faut savoir que du coup pour les personnes qui me connaissent pas je suis italienne. Du coup il y a une grande partie de ma famille du côté de ma maman qui vient en Italie donc je Je viens en Italie régulièrement et notamment dans un village où toute la famille vit. Je ne vous donnerai pas le nom parce que ça ne sert à rien. Mais bref, j'ai grandi en France mais aussi en Italie puisque chaque année, j'allais dans mon village. Je vivais chez mes grands-parents, etc. Donc, c'est vraiment mes racines. J'ai une grosse partie de mes racines qui se trouvent en Italie. Et voilà, là, je suis à Rome puisque Rome est une des villes les plus proches du village où il y a ma famille. J'adore Rome. Donc, dans tous les cas, même si je pense que je n'avais pas une partie de moi qui vivait pas loin d'ici, je viendrai quand même régulièrement. Mais il se trouve qu'il y a un peu plus d'un an maintenant, j'ai perdu ma grand-mère. donc à l'époque où j'allais dans ce village je vivais chez mes grands-parents, donc mon grand-père et ma grand-mère. Il y a deux ans j'ai perdu mon grand-père et à la suite de ça, un an après, j'ai perdu ma grand-mère. La dernière fois que je suis allée dans mon village du coup c'était pour l'enterrer et depuis j'ai pas réussi à remettre un pied là-bas donc je suis retournée deux fois en Italie mais deux fois à Rome et actuellement à l'heure où je vous parle je suis encore à Rome pour quelques jours et demain je prends un train pour aller dans mon village et je me suis rendu compte que finalement ce que je faisais depuis plus d'un an c'était juste fuir ou en tout cas esquiver ce que j'allais devoir affronter là-bas parce que je sais que d'y retourner du coup ça va me faire mal, c'est que je n'y verrai pas mes grands-parents, je ne vais pas pouvoir dormir dans la maison où j'ai grandi puisque c'était chez eux et que, voilà, à l'heure actuelle, elle ne nous appartient plus. Donc voilà, aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de ça, de toutes ces choses qu'on esquive, que ce soit le deuil, que ce soit des conversations difficiles, que ce soit des émotions. Parce qu'en fait, on pense souvent qu'en les évitant, on va moins souffrir. Alors qu'en fait, ben voilà, ce que tu vas éviter, ce que tu ne vas pas vouloir traverser, ben bien souvent, au final, tu vas le transporter avec toi et te le porter comme fardeau pendant des années, Donc puisqu'on rentre dans le vif du sujet, je vais tout au long de cet épisode vous donner un petit peu des exemples, mais c'est vrai que le fil conducteur un petit peu de cette prise de conscience, c'est ma venue en Italie, c'est le fait de retourner dans mon village. C'est rigolo parce qu'à l'heure où je vous parle vraiment je suis à quelques heures d'y retourner et je voulais vraiment faire cet épisode avant, même si il y aura peut-être une suite à cet épisode. Mais voilà, le fil conducteur ça sera vraiment cette histoire-là, mais je vais essayer encore une fois de dépersonnaliser un petit peu tout ça. pour que vous puissiez vous identifier puisque là pour le coup pour moi c'est retourner en Italie c'est faire le deuil de mes grands-parents de ma mamie plus spécifiquement mais voilà il y a plein de choses que j'ai fait dans ma vie que ce soit des émotions que ce soit certaines actions et ça doit être votre cas aussi donc j'ai envie de vous aider au travers de cet épisode à vous projeter et à transposer ça sur vos histoires à vous pour vous donner du courage et pour vous sortir de cet état-là de fuite Musique Et coucou, moi c'est Shirley, je suis coach et athlète d'haltérophilie et à chaque épisode je trouve les coulisses de ma vie sportive et de mon métier. Mon but est de t'aider à simplifier ta pratique, renforcer ta confiance et t'aider à progresser avec authenticité afin que toi aussi tu brilles sous la barre et dans la vie. Musique Donc dans un premier temps j'ai analysé un petit peu le comportement de fuite et je me suis dit mais en fait pourquoi tu fuis autant et la réponse évidente est celle qu'on pense souvent que fuir va nous protéger. Sauf qu'en fait fuir ça va nous protéger mais seulement un temps, ça va te protéger certes sur le moment mais tu verras que ce sera temporaire. Donc comme je vous le disais dans la première partie de cet épisode, peu importe la chose que vous êtes en train de fuir, que ce soit un deuil, que ce soit le deuil d'une personne d'ailleurs ou que ce soit le deuil d'une relation, que ce soit une émotion, que ce soit plusieurs émotions, que ce soit des actions. que vous avez peur de mettre en place. On pense que le fait d'éviter, ça va nous empêcher de ressentir toutes ces choses-là. Et donc sur le moment, c'est pas douloureux. Ou en tout cas, comme on fuit cette douleur-là, cette difficulté-là, on l'affronte pas, on la vit pas. En tout cas sur le moment, c'est pas douloureux. Et on pense que du coup, c'est que ça va bien ou que ça va mieux. Sauf que repousser une douleur, c'est aussi finalement mettre un petit peu les choses sous le tapis. C'est ma métaphore préférée parce que moi-même, vraiment, je pense que jusqu'à mes 28 ans, j'ai mis mes... tellement de choses sous le tapis. Parce qu'en fait, c'était comme ça que je survivais finalement. C'était ma carapace à moi et je mettais des choses sous le tapis, et il y a un jour où j'ai eu une bonne nouvelle. En tout cas, j'ai vécu quelque chose d'assez positif dans ma vie et ça m'a fait un petit peu comme un choc émotionnel puisque toutes les émotions que j'avais mises sous le tapis, en fait, elles sont ressorties. Et d'un truc positif, en fait, j'ai l'impression que d'un coup, ça a mis un coup de pied dans le tapis et là... je me suis retapé des trucs mais j'ai dû affronter vraiment des douleurs que j'avais mises des deux côtés mais pendant des années mais peut-être même des trucs dont j'avais même plus le souvenir et c'est vrai que voilà j'aime bien cette métaphore là parce que mettre des choses sous le tapis ça ne sert à rien mais c'est comme quand tu fais le ménage tôt ou tard la poussière elle va ressortir puisque déjà voilà si tu soulèves le tapis tu verras que dessous c'est tout pourri et puis si c'est pas toi qui le fais à un moment donné voilà la poussière ressortira et vraiment à mon sens donc voilà c'est une solution à très court terme d'ailleurs ça n'est pas une solution c'est clairement pas ce qu'il faut faire et tôt ou tard tu finiras par affronter toutes ces choses-là que t'as fuit et ce sera d'autant plus douloureux. J'en suis arrivée aussi à une autre conclusion, c'est qu'en fait, des fois, fuir, ça fait plus mal que d'affronter le problème ou d'affronter l'émotion ou peu importe. Bon voilà, vous avez compris, la chose que tu fuis, finalement, elle fait des fois bien moins mal que la fuite en elle-même. Donc là, du coup, je pense notamment aux conversations difficiles, Ausha difficiles. Et ça, du coup, ça rejoint un petit peu l'épisode que j'ai fait la semaine dernière. Mais souvent, en fait, on se fait un monde de plein de choses. Et du coup, en fait, toute cette période-là où on va appréhender la chose, où on va appréhender la discussion, où on va vraiment se créer une montagne de ce qu'on doit affronter, ça va être encore plus douloureux qu'au final l'affront en lui-même. la conversation en elle-même, parce que clairement vraiment je me suis rendue compte qu'il y a eu plein de fois où j'ai esquivé des trucs parce que je me disais mais ça va être terrible vraiment je vais souffrir, ça va être fatigant ça va être épuisant, ça va me prendre toute mon énergie et au final, sur le coup, je me suis rendue compte que c'était bien moins pire que ce que je m'étais imaginé et que j'étais tellement soulagée que si j'avais su, je ne me serais pas fait souffrir pendant tout ce temps-là, en fait. Troisième un petit peu prise de conscience, c'est que tu ne peux pas guérir de quelque chose que tu passes ton temps à contourner. Et là, vraiment, je vais reprendre l'exemple de ce que je suis en train de vivre, mais du coup, ça fait plus d'un an qu'en fait, je fais presque le tour, mais même géographiquement, en fait, on peut appliquer ce que je suis en train de dire, c'est-à-dire que je fais le petit tour du village, je vais à Rome, je vais dans les alentours, mais je ne vais jamais sur le lieu. en lui-même. Et en fait, ça fonctionne pas. Ça fonctionne pas parce que ça fait plus d'un an que je me traîne le deuil de ma grand-mère. Je pense que là, vraiment, à l'heure où je fais cette vidéo, il y a des personnes qui savent même pas que je souffre, à part mes proches. D'ailleurs, il y a une partie de mes proches qui n'est pas au courant, mais je pense qu'ils regarderont pas cette vidéo. Mais voilà, ça fait des mois, et du coup plus d'une année, que je m'oblige à me faire croire que tout va bien, et que je me mens à moi-même en me disant non, mais je vais à Rome parce que j'aime bien Rome. Alors oui, c'est vrai, j'aime bien Rome, mais j'adore aussi aller dans mon village. Et en fait, déjà, je suis en train de m'amputer d'une partie de mon identité, parce que je suis pas capable de retourner à l'endroit de mes racines, clairement Clairement, le village où vit une partie de ma famille, c'est un village où j'ai grandi. J'ai des amis là-bas. J'y allais une fois par an chaque année. J'ai vraiment grandi là-bas. J'ai appris à marcher sur la terrasse de ma grand-mère en Italie. Vraiment, et c'est la l'heure où je vous parle, j'ai tellement raconté cette histoire à mes amis que ça va mieux. Mais avant, vraiment, il y a même quelques jours, j'étais incapable de parler de ça sans pleurer. Et voilà. Et en fait, ça n'a fait que reculer le process. Et ça fait juste plus d'un an que je me traîne en fait cette souffrance à me voiler la face. Et que vraiment, je contourne la chose sans l'affronter. Et du coup, ça passe pas. Parce qu'en fait, je ne traverse pas. Cette chose là, donc en fait elle est là en permanence, elle gravite autour de moi et je m'en sors pas, clairement je m'en sors pas. Donc voilà, aujourd'hui ça m'empêche juste clairement d'avancer. et en plus de ça, ça me prive de super moments que je peux vivre avec mes cousines. Bon là, du coup, certes, ça va être super compliqué, mais voilà, ce week-end, voilà. Donc dès demain, j'arrive au village et c'est la fête pendant 10 jours. Alors c'est bien loin de la fête qu'on peut avoir en France, mais c'est une fête avant tout religieuse, mais c'est une fête à laquelle j'ai adoré assister chaque année. Je vais retrouver ma cousine, mes cousins, voir ma tante, enfin vraiment, clairement, c'est tous ces moments-là dont je me prive finalement. Donc voilà, j'ai compris maintenant qu'il est temps pour moi de traverser tout ça et j'en ai besoin, clairement, voilà, il faut que j'avance. Il faut que j'arrête de contourner. ce village et que je finisse par y aller. Voilà, tout simplement. Du coup, troisième, je sais plus, ou quatrième partie, je voulais quand même nuancer aussi un petit peu mes propos et je veux que vous fassiez la différence entre arrêter de fuir et se forcer ou se faire violence. J'ai pas envie que le message de cette vidéo ce soit franchement, allez affronte tes traumas, ferme ta hum et sois forte. Parce que ça, le sois forte surtout, quelque chose que je me suis mis dans la tête pendant très longtemps, mais en fait, forte, ça veut rien dire. Voilà. Tu peux pleurer et être forte. déjà donc voilà je voulais juste nuancer cette partie et la nuance en fait c'est que quand je dis arrêter de fuir c'est juste vivre les choses mais aussi avec beaucoup de compassion et beaucoup d'amour voilà c'est ok de pleurer c'est ok ça va être dur il y a des personnes qui vont se dire mais elle est sérieuse elle pleure ça fait un an qu'elle nous parle de sa grand-mère c'est juste sa grand-mère ouais ben en fait c'est ok moi c'est un deuil que j'ai du mal à vivre c'est quelque chose que voilà j'ai eu du mal à affronter et voilà et je vais le vivre avec beaucoup d'amour beaucoup de compassion pour moi même tout simplement et si j'ai besoin de pleurer je pleurerai si j'ai besoin de m'isoler je m'isolerai si j'ai besoin d'en parler j'en parlerai si j'ai besoin besoin de ne pas le faire. Je le ferai ferais pas. Encore une fois, voilà, traverser quelque chose, ça veut pas dire se brutaliser à tout prix. Ça me fait penser qu'il y a quelques jours, en fait, j'ai dit à une pote à moi, donc avec qui j'étais à la mer, qui traverse un petit peu une période difficile aussi. En fait, j'ai fait une autre métaphore ou je sais pas, oui, je pense que c'est une métaphore, avec le surf. en fait puisque comme vous le savez du coup à Bali j'ai appris à surfer et souvent ils t'expliquent que quand il y a des vagues énormes qui arrivent en fait au lieu de les éviter ou de voir les contourner à tout prix en fait il faut vraiment les traverser. En gros tu plonges et voilà le seul moyen de pas te prendre la vague dans la gueule et de pas risquer ta vie finalement parce que des fois ça peut être super dangereux c'est vraiment de plonger et de traverser, de rentrer dans la vague pour pas la prendre en pleine gueule et du coup c'est un petit peu la métaphore que je lui ai fait. Bon on était au Saint-Marie de la mer, il y avait de toutes petites vagues mais même celle-là j'ai dit bah écoute plonge, tu peux pas la prendre dans la gueule genre vraiment... affronte-la, traverse-la. Et du coup, je trouvais ça sympa de vous en parler aussi parce que je trouve que ça va vraiment bien avec ce qu'on est en train de se raconter. Donc voilà, je vais tout simplement conclure cet épisode et vous laisser avec une seule question, c'est tout simplement qu'est-ce que tu es en train de fuir en ce moment ? Que ce soit une émotion, un sentiment, une conversation, une décision, un deuil, ou tout simplement une vérité que tu connais déjà mais que t'as pas envie de regarder en face. Et surtout, je veux que la question d'après ce soit combien d'énergie ça te coûte, combien d'énergie ça te prend ? consomme en continuant de fuir et en esquivant cette chose-là. Et je voulais aussi du coup conclure en vous disant une chose, le courage ce n'est pas ne pas avoir mal. Au contraire, je trouve ça bien plus courageux les personnes qui affrontent leur douleur, affrontent leurs émotions. Et c'est ça le courage, c'est savoir que voilà, que ça va être inconfortable mais que c'est nécessaire et que voilà, t'as choisi d'accepter de pleurer, d'accepter d'être vulnérable. ou de tout simplement ressentir tes émotions. Et c'est uniquement ça la clé de l'amour, de la vie tout simplement. Et vraiment ça c'est un truc que j'ai dit récemment aussi parce qu'elle me disait non mais moi en fait pour moi la vie elle est simple, j'ai pas de problème dans ma vie, tout est chill, je suis chill etc. Et je lui ai dit ouais mais en fait ça fait combien de temps que t'as pas ressenti aussi de l'amour, le véritable genre les trucs en fait finalement cool parce que c'est bien beau, tu penses que t'es chill parce que tu relativises sur ces choses là, pour toi y'a rien qui est grave, t'es jamais triste etc. Mais en fait combien de fois t'as été heureuse finalement ? Parce qu'en fait t'es peut-être jamais triste mais en fait est-ce que t'es heureuse ? Parce que souvent quand on se prive de ses émotions, émotions négatives, on se prive tout simplement de ces émotions. Et du coup, c'est aussi se priver des émotions positives finalement. Donc voilà, vivre c'est aimer, vivre c'est ressentir. Et mettre beaucoup d'amour, beaucoup de compassion dans toutes ces choses-là, même si c'est des choses un petit peu douloureuses sur le moment, voilà. Il faut les vivre et ressentir des choses, pleurer, être triste, c'est être vivant les gars. Donc s'il vous plaît, arrêtez de fuir, arrêtez de vous inventer des histoires, arrêtez de dramatiser des choses qui finalement sont pas si dramatiques et qu'on vit tous. Voilà, vivez-les tout simplement, parce que sinon vous allez vous les traîner et ça va être encore plus douloureux. vraiment croyez moi et voilà et s'il y a bien une chose que moi j'ai compris aujourd'hui c'est que moi il y a des choses que j'ai décidé d'arrêter de me traîner et que je voulais vivre tout simplement des bisous