Speaker #0Hello à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Amdebar. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un sujet qui me touche particulièrement en ce moment mais surtout qui touche aussi beaucoup d'entre vous puisque du coup le fait d'en avoir parlé pas mal autour de moi et sur les réseaux sociaux je me suis rendu compte que c'était un sujet qui... qui était quand même assez général et qui touchait beaucoup de sportifs. Du coup, qu'est-ce qu'on fait quand le sport qu'on pratique ne nous correspond plus ou ne nous ressemble plus ? Et dans cet épisode, je ne vais pas vous parler d'arrêter définitivement, de changer complètement de discipline. Ça, bien sûr que ça arrive. mais le but en fait de cet épisode c'est de m'adresser aux personnes qui n'ont pas forcément envie d'en arriver là. Moi je vous parle du coup de ce moment-là dans la vie d'un sportif où tu sens qu'il y a quelque chose qui a changé, où au final tu continues cette discipline parce qu'en fait toute ton identité elle tourne un petit peu autour de ça et que tout le monde s'identifie à cette discipline et toi aussi, mais que tu ne prends plus autant de plaisir qu'avant etc etc. Donc que faire ? Forcer, pas forcer, changer complètement de vie, persévérer C'est vraiment la question qu'on se pose tous à un moment donné Et du coup j'ai décidé de vous en faire un épisode entier Et coucou moi c'est Shirley, je suis coach et athlète d'haltérophilie Et à chaque épisode je t'ouvre les coulisses de ma vie sportive et de mon métier Mon but est de t'aider à simplifier ta pratique, renforcer ta confiance Et t'aider à progresser avec authenticité Afin que toi aussi tu brilles sous la barre et dans la vie J'ai voulu scinder du coup cet épisode en plusieurs parties, notamment parce que pour moi, il y a plusieurs étapes dans ce passage à vide où tu as l'impression que ta discipline ne te ressemble plus. Déjà, la première étape, c'est le fait que tu t'identifies à ton sport. Pourquoi c'est une erreur ? Tout simplement parce que déjà, il y a un moment où, et ça a été mon cas, Tu ne dis plus je fais de l'haltérophilie, tu dis je suis haltérophile. Moi, encore tout à l'heure, j'ai fait une réelle de présentation et j'ai dit « Coucou, moi c'est Charly, coach et athlète d'haltéro. » Mais en fait, merde, à la fin, je ne suis pas que ça. Je ne fais pas que de l'haltérophilie et je ne suis pas que coach d'haltéro déjà. Donc, c'était une alors, ni que. athlète d'haltéro. Alors athlète d'haltéro, c'est plus ou moins vrai parce qu'en compétition, c'est la seule discipline que je faisais actuellement. Mais voilà, je ne suis pas juste coach d'haltéro non plus. Enfin bref. Donc voilà, on a tous tendance à s'identifier à cette discipline-là, ce sport. Et d'ailleurs, il y a une période où ça nous fait énormément de bien. L'humain est un être social, a besoin d'un sentiment d'appartenance. Donc on appartient à un groupe, on appartient à un truc, à un univers et tout. Et ça nous rassure. On est tous comme ça. Donc il y a forcément un moment de toi dans ta vie où tu t'es identifié à un sport et le problème c'est que du coup tu as l'impression que ça définit toute ton identité. Donc ça a été le cas pour moi et j'en ai parlé un petit peu sur les réseaux. Il y a une période où j'ai été emmerdée parce qu'en fait là pour le coup moi j'ai été blessée mais j'y reviendrai plus tard. J'ai eu aussi une période dans ma vie un petit peu changée. Dans tout ce que tu vas faire de façon intense, il y a forcément un moment où tu vas un petit peu, pas stagner mais où tu en auras peut-être un petit peu marre aussi. Et le problème c'est si tu te définis dans ta discipline, enfin par ta discipline, t'es un petit peu emmerdé parce que tout le monde te voit comme comme ça, comme la coche d'haltéro ou comme l'haltérophile. Et en fait, à un moment donné, le jour où tu fais plus d'haltéro, t'es qui en fait ? Et moi, j'en ai parlé sur les réseaux parce qu'en fait, je me suis dit mais les gens, ils sont là pour l'haltéro. Et en fait, si je parle pas d'haltéro, ils vont se barrer. Enfin en fait je sers à quoi dans ce monde ? Vraiment j'extrapole mais que légèrement Parce qu'il faut comprendre que moi c'est ma vie en tant qu'athlète Mais c'est aussi ma vie professionnelle Et en fait toute ma vie finalement est tournée autour du sport que je pratique Ou que j'enseigne Et du coup c'était ultra compliqué Et je me suis dit mais en fait meuf à quoi tu sers ? Qui tu es ? Et c'est quand même rigolo parce que hier pour le coup hier, donc à l'heure où je vous parle, enfin à l'heure où je sortirai cette vidéo, ça sera peut-être une semaine après, mais j'ai fait une story où justement j'ai mis les gars, pourquoi vous me suivez sur les réseaux ? Et en fait, alors je ne dis pas qu'on ne m'a pas parlé d'Altero, mais c'était vraiment une... une infime partie des réponses. Il y en a beaucoup qui m'ont dit que voilà ils étaient là pour ce que je dégageais, l'énergie, pour même, il y en a même qui m'ont parlé de la course à pied, enfin bref, qui m'ont parlé de plein de choses mais pas que de l'haltéro, voilà, pour ma personnalité, pour le fait de pousser les gens à faire du sport, à croire que tout est possible, etc. Bon bref, on s'en fout de pourquoi les gens me suivent, mais en tout cas, la réponse principale n'était pas l'haltérophilie. Et ça en fait c'est quelque chose qui m'a trotté pendant très longtemps, et là je vous parle d'un travail que j'ai fait sur des mois, et c'est pour ça que je fais cette vidéo maintenant, mais il y a 2-3 mois j'étais incapable de faire cette vidéo parce que j'avais pas conscience de ce truc là, et j'en souffrais terriblement du coup le jour où en fait En fait, tu changes de discipline ou le jour où tu en as un peu marre, tu as l'impression que tu ne sers à rien, tu as l'impression de te trahir, tu as l'impression de trahir tout ton entourage, tes abonnés, tes athlètes, tes clients, enfin bref, qui tu veux. Du coup, ça peut te faire traverser une période ultra compliquée et c'est moi-même ce que j'ai vécu du coup il y a quelques mois. Deuxième partie de cet épisode, du coup, j'ai pris un peu de recul et en fait, je me suis rendu compte que souvent, en fait, ce n'est pas notre discipline le problème. En tout cas, la discipline, elle, elle n'a pas changé. Ce qui a changé, c'est toi finalement. Donc vous l'avez compris, en ce moment je prépare un semi-marathon. Si clairement on me l'avait dit il y a un an, deux ans, trois ans, dix ans, enfin bref, si on me l'avait dit avant là cette année, je n'y aurais jamais cru. Si même on en avait discuté avec mon entourage aussi, vous en aurez parlé autour de moi, à mes potes, etc, à mes proches, tout le monde aurait rigolé, vraiment. Et d'ailleurs c'est pas pour rien, je pense que j'ai des trucs à me prouver, c'est pas pour rien que j'ai choisi vraiment une discipline aux antipodes de ce que je pratique d'habitude, mais j'avais toujours dit la course à pied, jamais, et c'est aussi pour ça que j'ai un petit peu choqué tout le monde. et moi-même, quand j'ai annoncé que j'allais préparer un semi-marathon. Mais voilà, il y a eu plusieurs étapes. A l'heure actuelle, je ne renie pas l'haltérophilie. J'adore toujours, c'est toujours ma discipline de cœur. D'ailleurs, ça me manque énormément. Mais voilà, moi, vraiment, par force, j'ai été blessée. J'ai voulu persévérer comme beaucoup. Quand ça va pas, tu veux forcer, etc. Et ça, ça vaut pour tout. Encore une fois, même dans la vie, si tu forces un truc qui ne fonctionne pas, c'est très rare que ça fonctionne au bout d'un moment. Souvent, c'est qu'il y a un message derrière tout ça, c'est qu'il faut ralentir, il faut peut-être changer un petit peu de direction. Et faire des pauses, c'est même des fois ultra nécessaire. Et donc du coup, moi, je n'avais pas compris ça. J'ai persévéré, forcé, etc. J'ai continué de me blesser. Et j'ai fini par me dégoûter en fait, parce que clairement, faire des compétitions pour être vraiment à 10, 15, 20 kilos d'écart de ce que je suis capable de faire, ça n'a rien de plus frustrant. Et au final, j'étais en train de me dégoûter complètement de cette discipline, que j'aime tant. Donc du coup, j'ai décidé de m'arrêter. Et... de faire quelque chose qui allait surprendre peut-être un petit peu tout le monde et moi-même, mais quelque chose de complètement opposé, parce que c'était pour moi un beau challenge, parce qu'il y avait aussi plusieurs raisons pour moi de se mettre à la course à pied. J'avais très envie de faire un sport d'extérieur. Je suis enfermée dans une salle de sport depuis toujours. Avant, c'était la muscu, après ça a été les clubs d'altéro. J'avais besoin d'extérieur, j'avais besoin de me reconnecter à la nature, à moi-même. Et c'est vrai que pour ça, la course à pied, c'est exceptionnel. Donc du coup, voilà. Et puis vraiment, j'avais besoin de me prouver que j'étais capable de courir sans reculer. Donc du coup, je me suis inscrite à mon premier semi-marathon, Et j'ai commencé ma préparation. pas run. Pour autant, je n'ai pas arrêté complètement l'haltéro, je le fais juste différemment. Je le fais maintenant en warm-up pour l'explosivité et je reprendrai bien sûr après mon semi-marathon et même peut-être un petit peu avant. C'est pas à un moment donné, c'est pas un hasard. J'ai aussi fait ça en fonction de la saison d'haltéro et je reprendrai l'haltérophilie de manière plus régulière et plus intense. Mais sans oublier que voilà, j'ai eu cette petite période là de course à pied que j'arrêterai peut-être pas non plus. Mais en fait, j'ai aussi compris que j'étais pas juste une case et qu'en fait, au final, je suis une sportive. J'aime le sport. sport, je ne suis pas une altérophile, je suis une sportive, j'aime des disciplines, j'en ai aimé plusieurs dans ma vie. Avant, et d'ailleurs vous ne le savez probablement pas, je ne l'ai peut-être même jamais dit, mon premier sport en compétition, ça a été l'équitation. J'ai fait les championnats de France de CSO, j'ai été à la mode beuvron, j'adore l'équitation, enfin j'adore le cheval, j'ai fait ça 5 fois par semaine à la donf pendant des années. Ma première discipline, ça a été ça, ça m'a pas empêché après de faire beaucoup de musculation, après beaucoup d'altérophilie, et ça veut pas dire que je me suis trahi parce que j'ai arrêté l'équitation. Enfin voilà. À un moment donné, j'ai aussi évolué et finalement, j'ai toujours fait du sport. Et donc, j'ai fini par comprendre ça, que voilà, j'étais pas juste dans une case, j'étais pas obligée de choisir une discipline, que je peux faire de l'haltéro et de la course à pied, etc. Et que j'évolue et que du coup, ce que je pratique aussi évolue. Et j'en ai fait d'ailleurs un réel et je y reviendrai un petit peu plus tard dans cet épisode, mais je pense que ces périodes-là, même de pause, même quand peut-être vous avez des obligations, peut-être que vous êtes professionnel dans ce que vous faites, faire une petite pause, aller voir autre chose. aller voir un petit peu ailleurs, c'est pas une mauvaise chose au contraire, c'est même bien plus productif ça va vous aider à revenir à votre discipline plus motivée ce petit manque là que vous ressentez qu'on aime même créer dans nos relations amicales ou amoureuses, c'est pareil dans le sport ça va vous aider à revenir plus motivée, plus déterminée et à sortir de cette période un petit peu relou où tu y vas et tu prends plus du plaisir, donc peut-être des fois de toucher d'autres choses, ça permet de découvrir de nouvelles passions mais ça veut pas forcément dire supprimer la première ça veut juste dire y revenir peut-être un petit peu plus tard et un peu reposer avec beaucoup plus d'envie. Du coup, ça m'a mène avec une transition parfaite, je suis vraiment un génie, à la troisième partie un petit peu de cet épisode où justement je disais que en fait, changer de sport ça ne veut pas dire abandonner. Et du coup en fait j'ai un petit peu spoilé parce que je me suis un peu emballée mais en fait c'est dans cette partie là que je voulais vous dire que justement, j'ai d'ailleurs fait un réel là-dessus où j'ai expliqué que mon conseil cet été pour tous les sportifs c'était de changer de sport. Peu importe le sport d'ailleurs, peu importe le sport que tu pratiques ou peu importe le sport que tu vas faire ou les sports que tu vas faire. Mais en fait, c'est vraiment la meilleure période pour tester de nouvelles choses sans attendre forcément d'être dégoûté. Mais c'est le bon moment pour aller faire des sports d'extérieur parce qu'il fait meilleur. C'est le moment d'aller faire des sports peut-être en nature, mais des sports un petit peu plus aquatique comme le surf, le wakeboard, comme moi j'ai fait l'année dernière, du vélo, de la course à pied, peu importe. Parce que souvent l'été, c'est aussi la période de pause des compétitions, peu importe la discipline que tu fais. L'été, c'est vrai que c'est souvent... Alors vous allez me dire peut-être en commentaire, non mais pas pour ma discipline. Peut-être, il y a des exceptions, Voilà, souvent l'été c'est la période période de foncier un petit peu pour tout le monde, où on va faire un petit peu plus du muscle et où on va travailler différemment. Donc c'est vraiment déjà la bonne période. En plus de ça, du coup, ça va te permettre de tester des nouvelles disciplines, donc de kiffer tout simplement parce que je suis persuadée qu'il y a une discipline auquel tu penses quand j'ai fait cet épisode. Si t'as cliqué sur cet épisode, c'est parce que tu pensais à une discipline en particulier que t'as envie de tester peut-être. Du coup, c'est le moment. Si ça fait longtemps que tu penses, fonce ! Donc ça va te permettre ça, et puis ça va remettre un petit peu aussi de plaisir. Mais pas du plaisir parce que du coup t'es dégoûté de la discipline que t'es en train de pratiquer, même si c'est le sujet vraiment de l'épisode, mais ça va remettre du plaisir justement dans ta pratique, dans le sport tout court. Parce que là tu vas tester un nouveau sport cet été, tu pourras peut-être pas exceller et faire des compétitions de suite, mais en fait c'est aussi ça le sport, c'est juste du kiff. C'est pas que de la performance, et là je parle surtout pour les personnes comme moi qui font de la compétition, mais voilà, ça va nous rappeler aussi que des fois on fait du sport juste pour le fun en fait, et pour kiffer, et même si on est nul. et des fois ça fait du bien d'être nul. Puis cette période, du coup ça permet de remettre un petit peu l'église au milieu du village, de kiffer, de reprendre du plaisir au sport en général, mais aussi du coup à la discipline qu'on a mis un petit peu en stand-by. Parce que comme toutes les pauses, comme je l'ai dit tout à l'heure, t'as plein de choses dans la vie, c'est valable. Dès que tu mets un petit truc en pause, souvent ça te manque. Et puis si ça te manque pas, c'est aussi un indicateur que peut-être que c'est pas le moment de reprendre pour toi et peut-être que t'as fini le jeu, tout simplement. Donc voilà, cet épisode était un petit peu plus court et un petit peu plus léger. C'était le but parce qu'en fait je pense que c'est la meilleure période pour la légèreté justement, c'est l'été. Et c'est pour ça que aussi je vous invite à aller voir je voulais faire cet épisode-là parce que si c'est une période où tu en as moins envie, c'est une période où tu te sens moins alignée avec ta discipline, c'est le moment d'en profiter. C'est l'été, donc coupe, va faire autre chose, pars en nature, fais de la rando. t'es pas obligé de performer, t'es pas obligé de faire un sport c'est pas qu'il y ait des vrais sports et tout, je peux pas dire ça mais si c'est du tir à l'arc, fais du tir à l'arc t'es pas obligé de faire un truc comme de la discipline, si par exemple tu pratiques du crossfit t'as peut-être envie de faire du tir à l'arc et c'est ok si tu dépenses pas 2000 calories en une heure et ben c'est ok aussi, voilà c'est le moment d'aller peut-être chercher des trucs aux antipodes de ce que tu fais en règle générale et voilà, cet épisode c'est ton signe qu'il faut y aller, c'est ton signe qu'il faut te foutre la paix c'est ton signe qu'il faut un petit peu mettre de légèreté, de kiff dans ton été et dans ta discipline et tu verras après si si tu as envie d'y retourner un petit peu plus tard. Et tu verras qu'à mon avis, tu reviendras bien plus motivé et bien plus performant que pendant cette longue période où du coup tu t'es forcé. Pour conclure aussi, je voulais vous rappeler que tu as le droit de changer. Tu as le droit de changer la vie. Tu as le droit d'évoluer. Tu as le droit de changer de sport. Tu as le droit d'être dans une discipline et dans l'autre. Tu as le droit d'avoir plusieurs passions. Tu as le droit de débuter une nouvelle discipline. Tu as le droit d'exceller dans une et d'être débutante dans l'autre. Et qu'au fond, ton identité, ce n'est pas ton sport, mais c'est la personne que tu deviens grâce à lui.