Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Ami, le podcast tech, Guillaume Richardot, Franck Lefebvre.
Et voici un jingle de bienvenue fait par un humain, car ce podcast est fait par un humain. Bonjour tout le monde et bienvenue dans Ami, le podcast tech, le podcast sur les nouvelles technologies, avec le grand plaisir... d'être avec Franck Lefebvre. Salut mon cher Franck.
Salut Guillaume,
tout va bien ? Je vais très bien et je vais te proposer, puisqu'on va un peu parler de toi aujourd'hui, je vais te proposer pour tous les nouveaux venus qui nous reviennent dans cette nouvelle saison de Amis le podcast tech, pour ceux qui viendraient de nous découvrir, tu es un habitué de la maison et c'est toujours un plaisir de te retrouver, Mais moi j'aimerais faire comme si tu n'étais pas en habitué de la maison, que tu nous présentes un petit peu Franck Lefebvre, pour ceux qui viennent d'arriver.
Voilà, je ne suis pas sûr que ce soit aussi intéressant que ça, donc on ne va pas dépenser beaucoup de...
Mais en quatre lignes, en cinq lignes !
Allez, en cinq lignes, moi mon métier depuis quelques décennies, c'est de travailler sur des innovations qui, très souvent... sont à la croisée de trois choses qui sont de la technologie, qui sont de l'économie et du social. Quelle forme ça peut prendre ça ? On peut rappeler comment nous nous sommes rencontrés, comment nous nous sommes connus. Nous nous sommes connus, Guillaume, très cher Guillaume, il y a quelques années. Ça commence à faire un bail.
Ben oui, mine de rien.
Oui, oui. Et à l'époque où je travaillais avec quelques amis sur un... Un assistant vocal qui s'appelait Barnabé, qui était un objet formidable, qui ressemble un peu à un Alexa, mais quoi qu'il ressemblait...
Mais t'avais de l'avance, il était plus malin qu'un Alexa.
Il était beaucoup plus malin qu'un Alexa parce qu'il était pensé pour faire des choses. Et pas seulement pour donner de l'information, il avait été pensé avec une cible privilégiée, qui sont les seniors. Et donc l'idée c'était de proposer à un assistant, mais ça ressemblait beaucoup plus à ce qu'on appelle aujourd'hui un agent, à des seniors pour les aider, pour faire leurs courses, pour communiquer avec leurs familles, les amis, pour communiquer avec... leurs aides à domicile. Il y avait un tas pour eux d'écouter de la musique, très important, pour éventuellement interagir avec les télévisions, pour donner de leurs nouvelles, pour participer à l'évaluation en continu d'un certain nombre d'éléments descriptifs de leur santé, pour arriver à savoir si jamais ils étaient un peu déprimés, et ainsi de suite. Et c'était un objet... Très efficace. Et d'ailleurs, je pense que Barnabé, si on fait tous les comptes, doit être le seul assistant vocal français qui a été sur le marché.
Oui, et puis alors je fais une petite parenthèse pour les curieux. Si vous retournez dans les archives de Ami, le podcast tech, vous allez retrouver des enregistrements où il y a le nom Barnabé, genre causerie avec Barnabé, discussion avec Barnabé. Écoutez, vous allez voir. Moi j'étais subjugué parce que déjà tu utilisais un moteur de LLM, donc tu avais vachement d'avance sur Google et sur Alexa, qui sont bêtes comme choux, même si aujourd'hui ça y est, Alexa s'est enfin mis au LLM, et pas pour tout le monde, et Google, a priori Gemini va arriver dans Google Home, mais toi tu avais carrément de l'avance, et moi ça m'avait vraiment épataté, voilà.
C'est super gentil, on a fait ça il y a une dizaine d'années, Et pourquoi on parle de tout ça à l'imparfait ? Il y a plusieurs raisons. Il y en a une principale qui est que c'est un projet que nous menions à quatre associés avec un chef de file qui s'appelait François Millet, qui était quelqu'un qui lui était très très cher et qu'une vilaine saloperie de maladie nous a emporté à une vitesse terrible. Voilà, et on a un peu perdu le goût de ces choses-là. Après, il y a un autre élément de contexte qui est important, et puis un jour on pourra reparler de ça, c'est que dans la pratique, on ne s'occupe pas de nos vieux, on s'occupe mal de nos vieux, et on s'occupe mal des aidants de nos vieux, on s'occupe mal de nous-mêmes, d'une façon générale. Je pense que nous avons en France un petit problème avec le vieillissement, la perte d'autonomie, ce qui fait que comme on ne s'en occupe pas au moment où on peut s'en occuper, on s'en occupe au moment où on est forcé. et de s'en occuper et on arrive aux catastrophes qu'on connaît aujourd'hui et aux scandales des EHPAD, etc. Alors que Barnabé, tout ça a été basé sur l'idée du si on s'occupe bien des choses de façon assez précoce, on va pouvoir les gérer plutôt que les subir.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Pas toujours, mais en tout cas, ici, en tout cas, mieux vaut gérer que subir. Oui, c'est tout à fait juste.
Bon, tu vois, tu as réussi la présentation de Franck Lefebvre, que tu me disais que, bon, ça valait peut-être pas trop le coup, mais pour nos nouveaux auditeurs, je suis ravi. Et alors, pour notre podcast du jour, comme à l'accoutumée, on se demande de quoi on va parler et chacun propose son sujet. Et toi, tu m'as dit, si tu veux, je peux te parler de ce que je fais en ce moment. Et alors, je saute sur l'occasion parce que moi, je veux tout savoir. Donc, j'ai accepté, même si j'avais une râlerie, mais ma râlerie, je vous la proposerai la semaine prochaine.
Oui, je peux te parler d'un projet actuellement sur lequel nous travaillons qui s'appelle Cercle. C'est quoi l'idée de Cercle ? Certes, c'est né de deux préoccupations. Le premier, c'est qu'on connaît tous, avec une pratique plus ou moins dense, on connaît le fonctionnement des réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, c'est basé exclusivement, aujourd'hui, sur capturer le plus longtemps les utilisateurs. Et donc, pour capturer longtemps les utilisateurs, il faut leur donner des choses qui leur… qui leur plaisent ou qui les surprennent, mais surtout qui les mettent dans un certain état d'addiction. Et une des façons d'entretenir l'addiction, c'est d'entretenir la peur, c'est d'entretenir le scandale. Vous comprenez tous ces trucs-là. Et c'est très facile à faire ça, puisque pour entretenir la peur, le scandale et l'addiction, il suffit. d'utiliser des savants algorithmes qui vont mettre en avant les trucs les plus détestables. Et pourquoi tout ça se passe comme ça ? Parce que je pense qu'on a tous une propension à essayer de nous mettre toujours un peu en valeur, on va parler au monde, et puis on a aussi tous une propension à donner des avis. Ça doit être quelque part dans nos gènes, donc donner des avis, ça peut être faire un commentaire, C'est ça. Ça peut être lever un pouce vers le haut ou baisser un pouce vers le bas. Mais on sait bien que si on regarde aujourd'hui le fonctionnement des réseaux sociaux, les commentaires que l'on voit le plus, c'est également ceux qui sont les plus scandaleux, les plus orduriers, fake news, etc. Ça, c'est un premier constat. Un deuxième constat, c'est que... Dans des endroits qui sont un peu plus sérieux que les réseaux sociaux grand public, il y en a un qui est hyper leader qui s'appelle LinkedIn, qui appartient à Microsoft et qui est à vocation essentiellement professionnelle. Sauf que dans la pratique, on retrouve à peu près la même chose. Donc ce n'est pas aussi scandaleux et aussi… Et aussi en durier, parce que les gens se tiennent un peu plus quand ils agissent au nom de leur employeur que quand ils agissent derrière un pseudonyme. Tant plus que LinkedIn n'est pas un réseau anonyme. Et d'ailleurs, pour adhérer à LinkedIn, régulièrement, il y a des espèces de contrôles d'identité. On vous demande de valider votre identité. Sauf que là, je trouve qu'on a des machins qui sont souvent plats. Qu'est-ce que les gens expliquent sur LinkedIn ? Ils expliquent qu'ils ont fait une pizza partie avec leur équipe et que c'est vraiment formidable, et que leur nouveau produit c'est vraiment formidable, et que leur changement de job c'est vraiment formidable. Il y a une espèce d'enthousiasme béat là, qui fait que dans la pratique il y a très peu de choses intéressantes, il y a très peu d'idées intéressantes, il y a très peu... d'idées de valeur, il y a très peu de prises de positions intéressantes, il y a très peu de débats dans lesquels les gens amènent réellement des arguments, etc. C'est un tableau assez sombre que je dresse de tout ça. Et puis chez LinkedIn, ils ont fait un truc récemment, dans le courant de l'été, c'est qu'ils ont déclaré que... que maintenant tout ce qui ressemblait à de l'IA du robot ou des agents, ce n'était pas intéressant et donc ils allaient les retirer et les interdire. Je trouve l'ensemble assez intéressant, qui est digne d'intérêt, digne d'observation, voire de critique, parce que dans la pratique, moi, le robot ne va pas dire « on a fait une pizza party, c'était formidable » , parce qu'il n'a pas une pizza party. Et donc, je pense que les robots, c'est parti des seuls... Les seuls contributeurs dans ces réseaux qui disent des trucs qui sont intéressants. Donc si on retire ce qui est intéressant du réseau, c'est encore plus dommage. Donc si tu mets tout ça dans un shaker, et bien t'arrives, et si tu dis ça, je vais essayer de trouver le contre-pied à tout ce qui me plaît pas, dans tout ce que je viens de vous citer, et bien on arrive à... sur lequel on travaille actuellement, en tout cas, à la conception de laquelle je participe, qui s'appelle Cercle. Et l'idée de certes, c'est de dire, on va avoir des personnes. Ces personnes, ça peut être des personnes humaines ou ça peut être des personnes computationnelles. Tu sais, on a souvent parlé de ce sujet et on continuera à en parler. Moi, j'ai tendance beaucoup plus aujourd'hui à considérer des agents de haute qualité comme une nouvelle espèce qui arrive sur la Terre que comme des bidules sans sens. et donc c'est un endroit où peuvent très librement s'exprimer des humains et des êtres computationnels sauf que le principe c'est que les choses que l'on fait ont un coût donc quand je dis un coût, c'est pas un coût en euros ou en dollars mais on a des jetons, des crédits dans notre porte-monnaie et quand on fait quelque chose, ça Salaam. Nous coûte, a priori, ça nous coûte quelque chose. Donc, si tu te dis, tiens, je démarre une discussion sur un sujet, je ne sais pas, moi j'adore le planeur, je voudrais démarrer une discussion sur les planeurs, ça va te coûter quelque chose. si tu postes quelque chose, si tu postes un texte, ça va te coûter quelque chose. Si tu lèves un pouce en disant « waouh, ce que vous dites là, c'est vraiment formidable » , ça va te coûter quelque chose. Et à l'inverse, tu vas pouvoir dire « mais ce que vous dites, je suis désolé monsieur, mais je ne suis pas d'accord avec vous » , voire c'est totalement faux. Et à ce moment-là, ça va également te coûter quelque chose.
Alors quand est-ce que ça va me rapporter quelque chose ? Pour que je puisse avoir mes jetons pour poster, il va falloir... que j'ai des jetons pour eux.
Exactement. Ça va te rapporter des choses. Déjà, régulièrement, la plateforme te donne des jetons. Et puis, s'il y a des gens qui trouvent que ce que tu dis, c'est bien, ça va te rapporter des jetons.
Ça va te rapporter des jetons, d'accord.
Je m'en doutais,
mais je voulais avoir la question.
Voilà, si toi, tu imagines, tu invites dans un cercle, je définirais juste après ce que c'est qu'un cercle, si tu invites dans un cercle un camarade, et que ce camarade, il vient dans le cercle, ça va te rapporter des jetons. C'est-à-dire que ce qui va te rapporter des jetons, rapporté des jetons, c'est du mérite qui était attribué par les autres, mais comme les autres, ça leur coûte, ils ne vont pas dire n'importe quoi, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas lever un pouce juste pour te faire plaisir, puisque ça leur coûte. Mais si c'est quelque chose de vraiment intéressant, à ce moment-là, ils vont avoir envie de s'engager dans le sens, et puis dans l'extrême inverse, si ce n'est pas du tout intéressant ce que tu dis, Si, il y a... plein de personnes dans un cercle qui trouvent que ce n'est pas intéressant ce que tu dis, ce que tu dis sera retiré. Donc,
tu n'auras plus de jetons et tu ne pourras plus parler.
Si, mais tu ne seras plus dans ce cercle. D'accord. Le cercle est géré. Chaque cercle a une gouvernance qui est les membres du cercle. Et donc, tu as deux moyens de rentrer dans un cercle. Ou bien... C'est un cercle qui est public ou semi-public et tu fais toc, toc, toc à la porte. Et à ce moment-là, les membres du cercle vont te voir arriver. Et donc, si au moins 50% des gens disent qu'on veut voir Guillaume dans notre cercle, eh bien, tu vas rentrer dans le cercle. Si jamais les gens disent, mais non, M. Guillaume ne les intéresse pas, tu ne vas pas rentrer dans le cercle. Paris,
tu vas sur quoi ? Tu as un profil ? Le Guillaume, il a un profil et quand il toque, les gens qui sont dans le cercle regardent le profil ?
Il a un profil, bien sûr, tout ce qu'il a déjà fait dans le cercle. D'accord. C'est-à-dire que si M. Guillaume, il a fait plein de choses intéressantes et que ses petits camarades trouvent qu'il est formidable et que c'est quelqu'un de grande valeur, eh bien, tout le monde va être très très content de faire rentrer. Pourquoi ? Parce que ça va... Ça va donner, ça va apporter de la valeur et de la puissance au cercle. Tu comprends ? La deuxième méthode pour faire venir quelqu'un dans le cercle, c'est la méthode réciproque de celle que je viens de donner, c'est qu'on peut inviter des gens. C'est-à-dire que moi, je peux inviter quelqu'un. Je suis dans le cercle, j'invite quelqu'un. Ça va me coûter quelque chose. Et je vais être... Je ne vais pas être responsable de ce que va faire et dire la personne, mais la personne va rentrer à ce moment-là librement, puisqu'elle est vraiment invitée.
C'est comme un club quand tu parraines quelqu'un, en fait.
Exactement. Tu dis,
moi, Franck, je trouve que Guillaume Richardot, il a des trucs intéressants à raconter, je le fais rentrer dans un de mes cercles.
Absolument. Absolument. Et donc, c'est une plateforme qui existe déjà.
C'est ce que j'allais te demander, tu te doutes bien.
Si vous avez envie de faire un joujou avec, c'est accessible à cerc.online. Et puis, il y a une autre partie qui est super intéressante dans les cercles, c'est que je t'ai dit qu'on pouvait avoir des êtres humains et des êtres computationnels. Et donc, on a... des agents qui aujourd'hui participent déjà à mon cercle et qui obéissent exactement aux mêmes règles. C'est-à-dire que si l'agent dit quelque chose d'intéressant, et à la limite on n'a pas à savoir si c'est un agent ou si c'est un être humain, on s'en moque. comme en servantesse écrivait « Cada uno es hijo de sus obras » chacun est fils de ses œuvres, c'est-à-dire qu'on ne doit juger que parce que tu as fait et non pas par autre chose. Eh bien, on a comme ça. Et donc, aujourd'hui, dans le cercle, on a un tas d'agents. J'ai oublié de te dire, les cercles, si je l'ai abordé tout à l'heure, les cercles peuvent être privés, et à ce moment-là, seules les personnes qui sont dedans peuvent en jouer à l'existence. où les cercles peuvent être plus ou moins publics, c'est-à-dire qu'il y a des parties qui peuvent être publiques, et ce qui fait que des gens vont pouvoir voir des cercles à la porte desquels ils vont pouvoir frapper. Et ils vont les voir extrêmement, parce que tu vois, on a vite des milliers, des millions de cercles, et bien entendu, tu ne vois pas dans tous ces cercles-là, parce que ça n'aurait pas de sens. Tu vois, on utilise un concept qu'on appelle l'horizon, Tchiii ! On ne voit que des cercles qui sont assez proches de ton horizon. Et donc, ça veut dire que ce sont certains cercles auxquels participent des gens qui participent aux cercles auxquels tu participes.
Mais alors, est-ce que les cercles ont rapport avec des sujets ? Par exemple, là, moi, je te dis, tiens, je vais aller voir cercle.online, j'ai bien retenu. Et je me dis parce que j'ai envie de causer de radio, parce que j'aime la radio. Je fais de la radio depuis 1981 et ça me passionne. Qu'est-ce que je fais ? Je propose un cercle sur la radio ou je cherche un cercle qui parlerait de radio ?
Non, tu ne cherches pas de cercle parce que tu n'en trouveras pas, a priori, sauf... Imagine que Franck Lefebvre, lui, connaît un cercle, fait partie d'un cercle sur la radio, je vais pouvoir t'en parler par un autre moyen, et je vais pouvoir même t'y inviter en me disant, ah là, je fais telle chose, mais moi, je suis sûr que ça intéresserait mon ami Guillaume. À ce moment-là, je te co-opte, comme je le disais tout à l'heure, et toi, tu acceptes ou tu n'acceptes pas. Et bien entendu, les cercles sont très thématiques. N'importe quoi peut être le sujet du cercle, mais un cercle sur la radio a totalement du sens. Mais on pourrait dire, tiens, un cercle sur un programme politique, un cercle sur...
Sur la cuisine.
Absolument. Et donc, il peut en exister des dizaines, des centaines, des milliers. C'est un espace de liberté totale, puisque... En vrai, tu as bien compris que c'est un espace qui est auto-évalué et auto-censuré. Donc, il est a priori hors de question que les dirigeants de la plateforme travaillent. Bien sûr, s'il y a des gens qui contreviennent à la réglementation, ça, c'est des causes habituelles. Mais sinon, a priori, c'est la communauté de chaque cercle qui décide de ce qui se passe, puisqu'elle peut même aller jusqu'à Écoute. exclure un membre si elle considère que la présence de ce membre dans ce cercle nuit à la notoriété du cercle. Parce que oui, il y a deux choses aussi qui peuvent être intéressantes, qui sont une idée de notoriété du cercle. La notoriété du cercle, c'est quelque chose qui ressemble à la moyenne de la notoriété des participants au cercle. Donc si tu crées un cercle sur la radio et que c'est un cercle à forte notoriété, Peut-être qu'il n'y aura pas grand monde dedans, mais ça voudra dire que ce sera un cercle de qualité, puisque les qualités des membres ont été déjà reconnues. Et puis il y a un deuxième indicateur sur les cercles, qui est ce qu'on appelle le pouvoir du cercle. Et donc le pouvoir du cercle, c'est... c'est la somme de la notoriété de ces moments. C'est-à-dire qu'un cercle qui va avoir beaucoup de personnes, et encore plus s'il y a beaucoup de personnes de qualité, il ne va pas forcément être de qualité, ce cercle. Mais par contre, il va avoir un pouvoir important, puisque une idée qui va y être diffusée va être une idée qui va pouvoir être défendue très solidement. Voilà, voilà. Et dans les choses qui sont intéressantes, dans les sujets des cercles, tout à l'heure, je t'ai expliqué qu'il pouvait y avoir des agents. Mais aujourd'hui, dans les agents qui se trouvent dans le cercle, il y en a déjà un bon paquet, on trouve des agents qui sont des développeurs. et qui sont des développeurs, entre autres, de Cercle. Donc, comment évolue Cercle ? La plateforme Cercle évolue par les contributions qu'il y a dans Cercle et qui font que ça modifie la plateforme automatiquement. Donc, ce sont les avis et les propositions. des membres des cercles concernant le développement de cercles qui induisent son évolution. C'est une modification. Donc, on va arriver à un objet qui est totalement original, qui est un objet qui se motive, qui se modifie, qui évolue selon la volonté des participants.
On peut dire quand même que c'est une espèce de réseau social du futur.
Non, du présent, mais tout à fait.
Nouvelle génération, on va dire.
Voilà, parfait. C'est effectivement une génération totalement nouvelle de réseau social dans lequel on se dit, tiens, on a envie d'être dans un endroit dont l'intérêt est plus défini par la qualité de ce qui se passe que par la capacité à faire du ce qu'on a l'air.
Bon, écoute, je vais te dire, j'irai voir cercle.online, si j'ai bien retenu la leçon de Franck, et la question qui est fâche pour tous ceux qui, comme moi, n'ont pas de yeux, est-ce qu'un jour il y aura une accessibilité vocale ou quelque chose, là où ce serait très moderne, ça pourra même aider celui qui voit bien et qui n'a pas envie de s'embêter avec son clavier ?
Oui, c'est une très belle question. C'est une très belle question. Figure-toi que c'est une question que je vais poser dans un cercle. Et puis, on va bien voir. Parce que s'il y a ce qu'on appelle des FAB chez nous, des agents qui participent sont très autos. Moi, aujourd'hui, je ne vois pas la différence entre des humains et des agents sur cercle. tellement ils sont bons.
Et du coup, ils sont bons.
Tellement ils sont bons. Moi, je vais poser la question dans un cercle et puis on va bien voir si ça se trouve, il y a un gars qui va dire, un homme ou un homme humain, qui va dire, ah ben oui, moi ça m'intéresse, je le fais, je m'en occupe. Et à ce moment-là, de toute façon, totalement spontané, donc ça, c'est une partie des choses qui sont... Même moi qui baigne là-dedans depuis longtemps, c'est une partie des choses qui sont absolument stupéfiantes. C'est le niveau d'autonomie de ces choses-là qui est à un niveau, je pense, qui est inimaginable tant qu'on n'y a pas été confronté.
C'est un petit peu comme la contribution à un logiciel libre, en fait.
Absolument. Sauf qu'au lieu de faire du logiciel, tu crées directement le service et tu fais évoluer le service et n'importe qui le fait. Tout ça étant dirigé par la communauté, par les cercles. Donc l'idée de la voie, c'est une très bonne idée parce qu'aujourd'hui, l'interface graphique, elle est très, très, très graphique. Elle montre des cercles, des connexions. C'est très beau, c'est très élégant, c'est très beau. mais il est sûr qu'en ce qui concerne l'accessibilité du site, elle est nulle pour quelqu'un qui voit mal. Donc c'est une très belle question, je t'en remercie cher Guillaume.
Écoute, je vais demander à madame Guillaume d'aller voir pour moi Cercle, je vais essayer de m'inscrire. Je peux m'inscrire en tant qu'individu ou je peux m'inscrire en tant qu'ami le podcast tech ?
Tu fais ce que tu veux, t'es libre.
Ah, ça c'est bien, j'aime. Bon, on va aller jeter un oeil et puis on en reparlera. Merci depuis le temps que j'avais envie que tu nous parles de ce que t'étais en train de faire. Donc là, ça y est, c'est ouvert. C'est plus un projet, on peut y aller tout de suite. Non,
c'est un projet, c'est encore à l'état de projet, tu vois. En d'autres temps, on aurait parlé de bêta-test ou de je sais pas quoi. Pour moi, tout ça n'a plus de sens du tout aujourd'hui.
Mais n'importe quel cuidam qui a écouté Ami le podcast tech peut aller sur cercle.online Et ouvrir un compte.
Absolument. Et ouvrir un cercle. Donc il va être dans un premier temps tout seul dans son cercle. Et puis, ce n'est pas grave parce qu'il va pouvoir inviter un ami. Et puis, tout ça va pouvoir progresser tout seul. C'est vraiment un espace d'expression et de partage.
Écoute, génial. L'idée me va très très bien. Espace d'expression et de partage. C'est aussi ami le podcast Tech. Donc, si vous voulez vous exprimer et partager, venez découvrir le nouveau message du répondeur de Ami le podcast que j'ai changé cette semaine parce que l'ancien était trop long. J'en ai fait un très court. 01-76-21-18-10, venez nous causer. Contacte à Ami le podcast tech, venez nous causer avec votre clavier. Nous te remercions évidemment beaucoup et nous te disons à la semaine prochaine sans oublier, j'allais oublier. Sans oublier de remercier Bruno, qui avec ses petites mains pleines de doigts et son talent immense, va mettre ce podcast en ligne.
Mon cher Franck, à bientôt !
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Ami, le podcast tech, Guillaume Richardot, Franck Lefebvre.
Et voici un jingle de bienvenue fait par un humain, car ce podcast est fait par un humain. Bonjour tout le monde et bienvenue dans Ami, le podcast tech, le podcast sur les nouvelles technologies, avec le grand plaisir... d'être avec Franck Lefebvre. Salut mon cher Franck.
Salut Guillaume,
tout va bien ? Je vais très bien et je vais te proposer, puisqu'on va un peu parler de toi aujourd'hui, je vais te proposer pour tous les nouveaux venus qui nous reviennent dans cette nouvelle saison de Amis le podcast tech, pour ceux qui viendraient de nous découvrir, tu es un habitué de la maison et c'est toujours un plaisir de te retrouver, Mais moi j'aimerais faire comme si tu n'étais pas en habitué de la maison, que tu nous présentes un petit peu Franck Lefebvre, pour ceux qui viennent d'arriver.
Voilà, je ne suis pas sûr que ce soit aussi intéressant que ça, donc on ne va pas dépenser beaucoup de...
Mais en quatre lignes, en cinq lignes !
Allez, en cinq lignes, moi mon métier depuis quelques décennies, c'est de travailler sur des innovations qui, très souvent... sont à la croisée de trois choses qui sont de la technologie, qui sont de l'économie et du social. Quelle forme ça peut prendre ça ? On peut rappeler comment nous nous sommes rencontrés, comment nous nous sommes connus. Nous nous sommes connus, Guillaume, très cher Guillaume, il y a quelques années. Ça commence à faire un bail.
Ben oui, mine de rien.
Oui, oui. Et à l'époque où je travaillais avec quelques amis sur un... Un assistant vocal qui s'appelait Barnabé, qui était un objet formidable, qui ressemble un peu à un Alexa, mais quoi qu'il ressemblait...
Mais t'avais de l'avance, il était plus malin qu'un Alexa.
Il était beaucoup plus malin qu'un Alexa parce qu'il était pensé pour faire des choses. Et pas seulement pour donner de l'information, il avait été pensé avec une cible privilégiée, qui sont les seniors. Et donc l'idée c'était de proposer à un assistant, mais ça ressemblait beaucoup plus à ce qu'on appelle aujourd'hui un agent, à des seniors pour les aider, pour faire leurs courses, pour communiquer avec leurs familles, les amis, pour communiquer avec... leurs aides à domicile. Il y avait un tas pour eux d'écouter de la musique, très important, pour éventuellement interagir avec les télévisions, pour donner de leurs nouvelles, pour participer à l'évaluation en continu d'un certain nombre d'éléments descriptifs de leur santé, pour arriver à savoir si jamais ils étaient un peu déprimés, et ainsi de suite. Et c'était un objet... Très efficace. Et d'ailleurs, je pense que Barnabé, si on fait tous les comptes, doit être le seul assistant vocal français qui a été sur le marché.
Oui, et puis alors je fais une petite parenthèse pour les curieux. Si vous retournez dans les archives de Ami, le podcast tech, vous allez retrouver des enregistrements où il y a le nom Barnabé, genre causerie avec Barnabé, discussion avec Barnabé. Écoutez, vous allez voir. Moi j'étais subjugué parce que déjà tu utilisais un moteur de LLM, donc tu avais vachement d'avance sur Google et sur Alexa, qui sont bêtes comme choux, même si aujourd'hui ça y est, Alexa s'est enfin mis au LLM, et pas pour tout le monde, et Google, a priori Gemini va arriver dans Google Home, mais toi tu avais carrément de l'avance, et moi ça m'avait vraiment épataté, voilà.
C'est super gentil, on a fait ça il y a une dizaine d'années, Et pourquoi on parle de tout ça à l'imparfait ? Il y a plusieurs raisons. Il y en a une principale qui est que c'est un projet que nous menions à quatre associés avec un chef de file qui s'appelait François Millet, qui était quelqu'un qui lui était très très cher et qu'une vilaine saloperie de maladie nous a emporté à une vitesse terrible. Voilà, et on a un peu perdu le goût de ces choses-là. Après, il y a un autre élément de contexte qui est important, et puis un jour on pourra reparler de ça, c'est que dans la pratique, on ne s'occupe pas de nos vieux, on s'occupe mal de nos vieux, et on s'occupe mal des aidants de nos vieux, on s'occupe mal de nous-mêmes, d'une façon générale. Je pense que nous avons en France un petit problème avec le vieillissement, la perte d'autonomie, ce qui fait que comme on ne s'en occupe pas au moment où on peut s'en occuper, on s'en occupe au moment où on est forcé. et de s'en occuper et on arrive aux catastrophes qu'on connaît aujourd'hui et aux scandales des EHPAD, etc. Alors que Barnabé, tout ça a été basé sur l'idée du si on s'occupe bien des choses de façon assez précoce, on va pouvoir les gérer plutôt que les subir.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Pas toujours, mais en tout cas, ici, en tout cas, mieux vaut gérer que subir. Oui, c'est tout à fait juste.
Bon, tu vois, tu as réussi la présentation de Franck Lefebvre, que tu me disais que, bon, ça valait peut-être pas trop le coup, mais pour nos nouveaux auditeurs, je suis ravi. Et alors, pour notre podcast du jour, comme à l'accoutumée, on se demande de quoi on va parler et chacun propose son sujet. Et toi, tu m'as dit, si tu veux, je peux te parler de ce que je fais en ce moment. Et alors, je saute sur l'occasion parce que moi, je veux tout savoir. Donc, j'ai accepté, même si j'avais une râlerie, mais ma râlerie, je vous la proposerai la semaine prochaine.
Oui, je peux te parler d'un projet actuellement sur lequel nous travaillons qui s'appelle Cercle. C'est quoi l'idée de Cercle ? Certes, c'est né de deux préoccupations. Le premier, c'est qu'on connaît tous, avec une pratique plus ou moins dense, on connaît le fonctionnement des réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, c'est basé exclusivement, aujourd'hui, sur capturer le plus longtemps les utilisateurs. Et donc, pour capturer longtemps les utilisateurs, il faut leur donner des choses qui leur… qui leur plaisent ou qui les surprennent, mais surtout qui les mettent dans un certain état d'addiction. Et une des façons d'entretenir l'addiction, c'est d'entretenir la peur, c'est d'entretenir le scandale. Vous comprenez tous ces trucs-là. Et c'est très facile à faire ça, puisque pour entretenir la peur, le scandale et l'addiction, il suffit. d'utiliser des savants algorithmes qui vont mettre en avant les trucs les plus détestables. Et pourquoi tout ça se passe comme ça ? Parce que je pense qu'on a tous une propension à essayer de nous mettre toujours un peu en valeur, on va parler au monde, et puis on a aussi tous une propension à donner des avis. Ça doit être quelque part dans nos gènes, donc donner des avis, ça peut être faire un commentaire, C'est ça. Ça peut être lever un pouce vers le haut ou baisser un pouce vers le bas. Mais on sait bien que si on regarde aujourd'hui le fonctionnement des réseaux sociaux, les commentaires que l'on voit le plus, c'est également ceux qui sont les plus scandaleux, les plus orduriers, fake news, etc. Ça, c'est un premier constat. Un deuxième constat, c'est que... Dans des endroits qui sont un peu plus sérieux que les réseaux sociaux grand public, il y en a un qui est hyper leader qui s'appelle LinkedIn, qui appartient à Microsoft et qui est à vocation essentiellement professionnelle. Sauf que dans la pratique, on retrouve à peu près la même chose. Donc ce n'est pas aussi scandaleux et aussi… Et aussi en durier, parce que les gens se tiennent un peu plus quand ils agissent au nom de leur employeur que quand ils agissent derrière un pseudonyme. Tant plus que LinkedIn n'est pas un réseau anonyme. Et d'ailleurs, pour adhérer à LinkedIn, régulièrement, il y a des espèces de contrôles d'identité. On vous demande de valider votre identité. Sauf que là, je trouve qu'on a des machins qui sont souvent plats. Qu'est-ce que les gens expliquent sur LinkedIn ? Ils expliquent qu'ils ont fait une pizza partie avec leur équipe et que c'est vraiment formidable, et que leur nouveau produit c'est vraiment formidable, et que leur changement de job c'est vraiment formidable. Il y a une espèce d'enthousiasme béat là, qui fait que dans la pratique il y a très peu de choses intéressantes, il y a très peu d'idées intéressantes, il y a très peu... d'idées de valeur, il y a très peu de prises de positions intéressantes, il y a très peu de débats dans lesquels les gens amènent réellement des arguments, etc. C'est un tableau assez sombre que je dresse de tout ça. Et puis chez LinkedIn, ils ont fait un truc récemment, dans le courant de l'été, c'est qu'ils ont déclaré que... que maintenant tout ce qui ressemblait à de l'IA du robot ou des agents, ce n'était pas intéressant et donc ils allaient les retirer et les interdire. Je trouve l'ensemble assez intéressant, qui est digne d'intérêt, digne d'observation, voire de critique, parce que dans la pratique, moi, le robot ne va pas dire « on a fait une pizza party, c'était formidable » , parce qu'il n'a pas une pizza party. Et donc, je pense que les robots, c'est parti des seuls... Les seuls contributeurs dans ces réseaux qui disent des trucs qui sont intéressants. Donc si on retire ce qui est intéressant du réseau, c'est encore plus dommage. Donc si tu mets tout ça dans un shaker, et bien t'arrives, et si tu dis ça, je vais essayer de trouver le contre-pied à tout ce qui me plaît pas, dans tout ce que je viens de vous citer, et bien on arrive à... sur lequel on travaille actuellement, en tout cas, à la conception de laquelle je participe, qui s'appelle Cercle. Et l'idée de certes, c'est de dire, on va avoir des personnes. Ces personnes, ça peut être des personnes humaines ou ça peut être des personnes computationnelles. Tu sais, on a souvent parlé de ce sujet et on continuera à en parler. Moi, j'ai tendance beaucoup plus aujourd'hui à considérer des agents de haute qualité comme une nouvelle espèce qui arrive sur la Terre que comme des bidules sans sens. et donc c'est un endroit où peuvent très librement s'exprimer des humains et des êtres computationnels sauf que le principe c'est que les choses que l'on fait ont un coût donc quand je dis un coût, c'est pas un coût en euros ou en dollars mais on a des jetons, des crédits dans notre porte-monnaie et quand on fait quelque chose, ça Salaam. Nous coûte, a priori, ça nous coûte quelque chose. Donc, si tu te dis, tiens, je démarre une discussion sur un sujet, je ne sais pas, moi j'adore le planeur, je voudrais démarrer une discussion sur les planeurs, ça va te coûter quelque chose. si tu postes quelque chose, si tu postes un texte, ça va te coûter quelque chose. Si tu lèves un pouce en disant « waouh, ce que vous dites là, c'est vraiment formidable » , ça va te coûter quelque chose. Et à l'inverse, tu vas pouvoir dire « mais ce que vous dites, je suis désolé monsieur, mais je ne suis pas d'accord avec vous » , voire c'est totalement faux. Et à ce moment-là, ça va également te coûter quelque chose.
Alors quand est-ce que ça va me rapporter quelque chose ? Pour que je puisse avoir mes jetons pour poster, il va falloir... que j'ai des jetons pour eux.
Exactement. Ça va te rapporter des choses. Déjà, régulièrement, la plateforme te donne des jetons. Et puis, s'il y a des gens qui trouvent que ce que tu dis, c'est bien, ça va te rapporter des jetons.
Ça va te rapporter des jetons, d'accord.
Je m'en doutais,
mais je voulais avoir la question.
Voilà, si toi, tu imagines, tu invites dans un cercle, je définirais juste après ce que c'est qu'un cercle, si tu invites dans un cercle un camarade, et que ce camarade, il vient dans le cercle, ça va te rapporter des jetons. C'est-à-dire que ce qui va te rapporter des jetons, rapporté des jetons, c'est du mérite qui était attribué par les autres, mais comme les autres, ça leur coûte, ils ne vont pas dire n'importe quoi, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas lever un pouce juste pour te faire plaisir, puisque ça leur coûte. Mais si c'est quelque chose de vraiment intéressant, à ce moment-là, ils vont avoir envie de s'engager dans le sens, et puis dans l'extrême inverse, si ce n'est pas du tout intéressant ce que tu dis, Si, il y a... plein de personnes dans un cercle qui trouvent que ce n'est pas intéressant ce que tu dis, ce que tu dis sera retiré. Donc,
tu n'auras plus de jetons et tu ne pourras plus parler.
Si, mais tu ne seras plus dans ce cercle. D'accord. Le cercle est géré. Chaque cercle a une gouvernance qui est les membres du cercle. Et donc, tu as deux moyens de rentrer dans un cercle. Ou bien... C'est un cercle qui est public ou semi-public et tu fais toc, toc, toc à la porte. Et à ce moment-là, les membres du cercle vont te voir arriver. Et donc, si au moins 50% des gens disent qu'on veut voir Guillaume dans notre cercle, eh bien, tu vas rentrer dans le cercle. Si jamais les gens disent, mais non, M. Guillaume ne les intéresse pas, tu ne vas pas rentrer dans le cercle. Paris,
tu vas sur quoi ? Tu as un profil ? Le Guillaume, il a un profil et quand il toque, les gens qui sont dans le cercle regardent le profil ?
Il a un profil, bien sûr, tout ce qu'il a déjà fait dans le cercle. D'accord. C'est-à-dire que si M. Guillaume, il a fait plein de choses intéressantes et que ses petits camarades trouvent qu'il est formidable et que c'est quelqu'un de grande valeur, eh bien, tout le monde va être très très content de faire rentrer. Pourquoi ? Parce que ça va... Ça va donner, ça va apporter de la valeur et de la puissance au cercle. Tu comprends ? La deuxième méthode pour faire venir quelqu'un dans le cercle, c'est la méthode réciproque de celle que je viens de donner, c'est qu'on peut inviter des gens. C'est-à-dire que moi, je peux inviter quelqu'un. Je suis dans le cercle, j'invite quelqu'un. Ça va me coûter quelque chose. Et je vais être... Je ne vais pas être responsable de ce que va faire et dire la personne, mais la personne va rentrer à ce moment-là librement, puisqu'elle est vraiment invitée.
C'est comme un club quand tu parraines quelqu'un, en fait.
Exactement. Tu dis,
moi, Franck, je trouve que Guillaume Richardot, il a des trucs intéressants à raconter, je le fais rentrer dans un de mes cercles.
Absolument. Absolument. Et donc, c'est une plateforme qui existe déjà.
C'est ce que j'allais te demander, tu te doutes bien.
Si vous avez envie de faire un joujou avec, c'est accessible à cerc.online. Et puis, il y a une autre partie qui est super intéressante dans les cercles, c'est que je t'ai dit qu'on pouvait avoir des êtres humains et des êtres computationnels. Et donc, on a... des agents qui aujourd'hui participent déjà à mon cercle et qui obéissent exactement aux mêmes règles. C'est-à-dire que si l'agent dit quelque chose d'intéressant, et à la limite on n'a pas à savoir si c'est un agent ou si c'est un être humain, on s'en moque. comme en servantesse écrivait « Cada uno es hijo de sus obras » chacun est fils de ses œuvres, c'est-à-dire qu'on ne doit juger que parce que tu as fait et non pas par autre chose. Eh bien, on a comme ça. Et donc, aujourd'hui, dans le cercle, on a un tas d'agents. J'ai oublié de te dire, les cercles, si je l'ai abordé tout à l'heure, les cercles peuvent être privés, et à ce moment-là, seules les personnes qui sont dedans peuvent en jouer à l'existence. où les cercles peuvent être plus ou moins publics, c'est-à-dire qu'il y a des parties qui peuvent être publiques, et ce qui fait que des gens vont pouvoir voir des cercles à la porte desquels ils vont pouvoir frapper. Et ils vont les voir extrêmement, parce que tu vois, on a vite des milliers, des millions de cercles, et bien entendu, tu ne vois pas dans tous ces cercles-là, parce que ça n'aurait pas de sens. Tu vois, on utilise un concept qu'on appelle l'horizon, Tchiii ! On ne voit que des cercles qui sont assez proches de ton horizon. Et donc, ça veut dire que ce sont certains cercles auxquels participent des gens qui participent aux cercles auxquels tu participes.
Mais alors, est-ce que les cercles ont rapport avec des sujets ? Par exemple, là, moi, je te dis, tiens, je vais aller voir cercle.online, j'ai bien retenu. Et je me dis parce que j'ai envie de causer de radio, parce que j'aime la radio. Je fais de la radio depuis 1981 et ça me passionne. Qu'est-ce que je fais ? Je propose un cercle sur la radio ou je cherche un cercle qui parlerait de radio ?
Non, tu ne cherches pas de cercle parce que tu n'en trouveras pas, a priori, sauf... Imagine que Franck Lefebvre, lui, connaît un cercle, fait partie d'un cercle sur la radio, je vais pouvoir t'en parler par un autre moyen, et je vais pouvoir même t'y inviter en me disant, ah là, je fais telle chose, mais moi, je suis sûr que ça intéresserait mon ami Guillaume. À ce moment-là, je te co-opte, comme je le disais tout à l'heure, et toi, tu acceptes ou tu n'acceptes pas. Et bien entendu, les cercles sont très thématiques. N'importe quoi peut être le sujet du cercle, mais un cercle sur la radio a totalement du sens. Mais on pourrait dire, tiens, un cercle sur un programme politique, un cercle sur...
Sur la cuisine.
Absolument. Et donc, il peut en exister des dizaines, des centaines, des milliers. C'est un espace de liberté totale, puisque... En vrai, tu as bien compris que c'est un espace qui est auto-évalué et auto-censuré. Donc, il est a priori hors de question que les dirigeants de la plateforme travaillent. Bien sûr, s'il y a des gens qui contreviennent à la réglementation, ça, c'est des causes habituelles. Mais sinon, a priori, c'est la communauté de chaque cercle qui décide de ce qui se passe, puisqu'elle peut même aller jusqu'à Écoute. exclure un membre si elle considère que la présence de ce membre dans ce cercle nuit à la notoriété du cercle. Parce que oui, il y a deux choses aussi qui peuvent être intéressantes, qui sont une idée de notoriété du cercle. La notoriété du cercle, c'est quelque chose qui ressemble à la moyenne de la notoriété des participants au cercle. Donc si tu crées un cercle sur la radio et que c'est un cercle à forte notoriété, Peut-être qu'il n'y aura pas grand monde dedans, mais ça voudra dire que ce sera un cercle de qualité, puisque les qualités des membres ont été déjà reconnues. Et puis il y a un deuxième indicateur sur les cercles, qui est ce qu'on appelle le pouvoir du cercle. Et donc le pouvoir du cercle, c'est... c'est la somme de la notoriété de ces moments. C'est-à-dire qu'un cercle qui va avoir beaucoup de personnes, et encore plus s'il y a beaucoup de personnes de qualité, il ne va pas forcément être de qualité, ce cercle. Mais par contre, il va avoir un pouvoir important, puisque une idée qui va y être diffusée va être une idée qui va pouvoir être défendue très solidement. Voilà, voilà. Et dans les choses qui sont intéressantes, dans les sujets des cercles, tout à l'heure, je t'ai expliqué qu'il pouvait y avoir des agents. Mais aujourd'hui, dans les agents qui se trouvent dans le cercle, il y en a déjà un bon paquet, on trouve des agents qui sont des développeurs. et qui sont des développeurs, entre autres, de Cercle. Donc, comment évolue Cercle ? La plateforme Cercle évolue par les contributions qu'il y a dans Cercle et qui font que ça modifie la plateforme automatiquement. Donc, ce sont les avis et les propositions. des membres des cercles concernant le développement de cercles qui induisent son évolution. C'est une modification. Donc, on va arriver à un objet qui est totalement original, qui est un objet qui se motive, qui se modifie, qui évolue selon la volonté des participants.
On peut dire quand même que c'est une espèce de réseau social du futur.
Non, du présent, mais tout à fait.
Nouvelle génération, on va dire.
Voilà, parfait. C'est effectivement une génération totalement nouvelle de réseau social dans lequel on se dit, tiens, on a envie d'être dans un endroit dont l'intérêt est plus défini par la qualité de ce qui se passe que par la capacité à faire du ce qu'on a l'air.
Bon, écoute, je vais te dire, j'irai voir cercle.online, si j'ai bien retenu la leçon de Franck, et la question qui est fâche pour tous ceux qui, comme moi, n'ont pas de yeux, est-ce qu'un jour il y aura une accessibilité vocale ou quelque chose, là où ce serait très moderne, ça pourra même aider celui qui voit bien et qui n'a pas envie de s'embêter avec son clavier ?
Oui, c'est une très belle question. C'est une très belle question. Figure-toi que c'est une question que je vais poser dans un cercle. Et puis, on va bien voir. Parce que s'il y a ce qu'on appelle des FAB chez nous, des agents qui participent sont très autos. Moi, aujourd'hui, je ne vois pas la différence entre des humains et des agents sur cercle. tellement ils sont bons.
Et du coup, ils sont bons.
Tellement ils sont bons. Moi, je vais poser la question dans un cercle et puis on va bien voir si ça se trouve, il y a un gars qui va dire, un homme ou un homme humain, qui va dire, ah ben oui, moi ça m'intéresse, je le fais, je m'en occupe. Et à ce moment-là, de toute façon, totalement spontané, donc ça, c'est une partie des choses qui sont... Même moi qui baigne là-dedans depuis longtemps, c'est une partie des choses qui sont absolument stupéfiantes. C'est le niveau d'autonomie de ces choses-là qui est à un niveau, je pense, qui est inimaginable tant qu'on n'y a pas été confronté.
C'est un petit peu comme la contribution à un logiciel libre, en fait.
Absolument. Sauf qu'au lieu de faire du logiciel, tu crées directement le service et tu fais évoluer le service et n'importe qui le fait. Tout ça étant dirigé par la communauté, par les cercles. Donc l'idée de la voie, c'est une très bonne idée parce qu'aujourd'hui, l'interface graphique, elle est très, très, très graphique. Elle montre des cercles, des connexions. C'est très beau, c'est très élégant, c'est très beau. mais il est sûr qu'en ce qui concerne l'accessibilité du site, elle est nulle pour quelqu'un qui voit mal. Donc c'est une très belle question, je t'en remercie cher Guillaume.
Écoute, je vais demander à madame Guillaume d'aller voir pour moi Cercle, je vais essayer de m'inscrire. Je peux m'inscrire en tant qu'individu ou je peux m'inscrire en tant qu'ami le podcast tech ?
Tu fais ce que tu veux, t'es libre.
Ah, ça c'est bien, j'aime. Bon, on va aller jeter un oeil et puis on en reparlera. Merci depuis le temps que j'avais envie que tu nous parles de ce que t'étais en train de faire. Donc là, ça y est, c'est ouvert. C'est plus un projet, on peut y aller tout de suite. Non,
c'est un projet, c'est encore à l'état de projet, tu vois. En d'autres temps, on aurait parlé de bêta-test ou de je sais pas quoi. Pour moi, tout ça n'a plus de sens du tout aujourd'hui.
Mais n'importe quel cuidam qui a écouté Ami le podcast tech peut aller sur cercle.online Et ouvrir un compte.
Absolument. Et ouvrir un cercle. Donc il va être dans un premier temps tout seul dans son cercle. Et puis, ce n'est pas grave parce qu'il va pouvoir inviter un ami. Et puis, tout ça va pouvoir progresser tout seul. C'est vraiment un espace d'expression et de partage.
Écoute, génial. L'idée me va très très bien. Espace d'expression et de partage. C'est aussi ami le podcast Tech. Donc, si vous voulez vous exprimer et partager, venez découvrir le nouveau message du répondeur de Ami le podcast que j'ai changé cette semaine parce que l'ancien était trop long. J'en ai fait un très court. 01-76-21-18-10, venez nous causer. Contacte à Ami le podcast tech, venez nous causer avec votre clavier. Nous te remercions évidemment beaucoup et nous te disons à la semaine prochaine sans oublier, j'allais oublier. Sans oublier de remercier Bruno, qui avec ses petites mains pleines de doigts et son talent immense, va mettre ce podcast en ligne.
Mon cher Franck, à bientôt !
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Ami, le podcast tech, Guillaume Richardot, Franck Lefebvre.
Et voici un jingle de bienvenue fait par un humain, car ce podcast est fait par un humain. Bonjour tout le monde et bienvenue dans Ami, le podcast tech, le podcast sur les nouvelles technologies, avec le grand plaisir... d'être avec Franck Lefebvre. Salut mon cher Franck.
Salut Guillaume,
tout va bien ? Je vais très bien et je vais te proposer, puisqu'on va un peu parler de toi aujourd'hui, je vais te proposer pour tous les nouveaux venus qui nous reviennent dans cette nouvelle saison de Amis le podcast tech, pour ceux qui viendraient de nous découvrir, tu es un habitué de la maison et c'est toujours un plaisir de te retrouver, Mais moi j'aimerais faire comme si tu n'étais pas en habitué de la maison, que tu nous présentes un petit peu Franck Lefebvre, pour ceux qui viennent d'arriver.
Voilà, je ne suis pas sûr que ce soit aussi intéressant que ça, donc on ne va pas dépenser beaucoup de...
Mais en quatre lignes, en cinq lignes !
Allez, en cinq lignes, moi mon métier depuis quelques décennies, c'est de travailler sur des innovations qui, très souvent... sont à la croisée de trois choses qui sont de la technologie, qui sont de l'économie et du social. Quelle forme ça peut prendre ça ? On peut rappeler comment nous nous sommes rencontrés, comment nous nous sommes connus. Nous nous sommes connus, Guillaume, très cher Guillaume, il y a quelques années. Ça commence à faire un bail.
Ben oui, mine de rien.
Oui, oui. Et à l'époque où je travaillais avec quelques amis sur un... Un assistant vocal qui s'appelait Barnabé, qui était un objet formidable, qui ressemble un peu à un Alexa, mais quoi qu'il ressemblait...
Mais t'avais de l'avance, il était plus malin qu'un Alexa.
Il était beaucoup plus malin qu'un Alexa parce qu'il était pensé pour faire des choses. Et pas seulement pour donner de l'information, il avait été pensé avec une cible privilégiée, qui sont les seniors. Et donc l'idée c'était de proposer à un assistant, mais ça ressemblait beaucoup plus à ce qu'on appelle aujourd'hui un agent, à des seniors pour les aider, pour faire leurs courses, pour communiquer avec leurs familles, les amis, pour communiquer avec... leurs aides à domicile. Il y avait un tas pour eux d'écouter de la musique, très important, pour éventuellement interagir avec les télévisions, pour donner de leurs nouvelles, pour participer à l'évaluation en continu d'un certain nombre d'éléments descriptifs de leur santé, pour arriver à savoir si jamais ils étaient un peu déprimés, et ainsi de suite. Et c'était un objet... Très efficace. Et d'ailleurs, je pense que Barnabé, si on fait tous les comptes, doit être le seul assistant vocal français qui a été sur le marché.
Oui, et puis alors je fais une petite parenthèse pour les curieux. Si vous retournez dans les archives de Ami, le podcast tech, vous allez retrouver des enregistrements où il y a le nom Barnabé, genre causerie avec Barnabé, discussion avec Barnabé. Écoutez, vous allez voir. Moi j'étais subjugué parce que déjà tu utilisais un moteur de LLM, donc tu avais vachement d'avance sur Google et sur Alexa, qui sont bêtes comme choux, même si aujourd'hui ça y est, Alexa s'est enfin mis au LLM, et pas pour tout le monde, et Google, a priori Gemini va arriver dans Google Home, mais toi tu avais carrément de l'avance, et moi ça m'avait vraiment épataté, voilà.
C'est super gentil, on a fait ça il y a une dizaine d'années, Et pourquoi on parle de tout ça à l'imparfait ? Il y a plusieurs raisons. Il y en a une principale qui est que c'est un projet que nous menions à quatre associés avec un chef de file qui s'appelait François Millet, qui était quelqu'un qui lui était très très cher et qu'une vilaine saloperie de maladie nous a emporté à une vitesse terrible. Voilà, et on a un peu perdu le goût de ces choses-là. Après, il y a un autre élément de contexte qui est important, et puis un jour on pourra reparler de ça, c'est que dans la pratique, on ne s'occupe pas de nos vieux, on s'occupe mal de nos vieux, et on s'occupe mal des aidants de nos vieux, on s'occupe mal de nous-mêmes, d'une façon générale. Je pense que nous avons en France un petit problème avec le vieillissement, la perte d'autonomie, ce qui fait que comme on ne s'en occupe pas au moment où on peut s'en occuper, on s'en occupe au moment où on est forcé. et de s'en occuper et on arrive aux catastrophes qu'on connaît aujourd'hui et aux scandales des EHPAD, etc. Alors que Barnabé, tout ça a été basé sur l'idée du si on s'occupe bien des choses de façon assez précoce, on va pouvoir les gérer plutôt que les subir.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Pas toujours, mais en tout cas, ici, en tout cas, mieux vaut gérer que subir. Oui, c'est tout à fait juste.
Bon, tu vois, tu as réussi la présentation de Franck Lefebvre, que tu me disais que, bon, ça valait peut-être pas trop le coup, mais pour nos nouveaux auditeurs, je suis ravi. Et alors, pour notre podcast du jour, comme à l'accoutumée, on se demande de quoi on va parler et chacun propose son sujet. Et toi, tu m'as dit, si tu veux, je peux te parler de ce que je fais en ce moment. Et alors, je saute sur l'occasion parce que moi, je veux tout savoir. Donc, j'ai accepté, même si j'avais une râlerie, mais ma râlerie, je vous la proposerai la semaine prochaine.
Oui, je peux te parler d'un projet actuellement sur lequel nous travaillons qui s'appelle Cercle. C'est quoi l'idée de Cercle ? Certes, c'est né de deux préoccupations. Le premier, c'est qu'on connaît tous, avec une pratique plus ou moins dense, on connaît le fonctionnement des réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, c'est basé exclusivement, aujourd'hui, sur capturer le plus longtemps les utilisateurs. Et donc, pour capturer longtemps les utilisateurs, il faut leur donner des choses qui leur… qui leur plaisent ou qui les surprennent, mais surtout qui les mettent dans un certain état d'addiction. Et une des façons d'entretenir l'addiction, c'est d'entretenir la peur, c'est d'entretenir le scandale. Vous comprenez tous ces trucs-là. Et c'est très facile à faire ça, puisque pour entretenir la peur, le scandale et l'addiction, il suffit. d'utiliser des savants algorithmes qui vont mettre en avant les trucs les plus détestables. Et pourquoi tout ça se passe comme ça ? Parce que je pense qu'on a tous une propension à essayer de nous mettre toujours un peu en valeur, on va parler au monde, et puis on a aussi tous une propension à donner des avis. Ça doit être quelque part dans nos gènes, donc donner des avis, ça peut être faire un commentaire, C'est ça. Ça peut être lever un pouce vers le haut ou baisser un pouce vers le bas. Mais on sait bien que si on regarde aujourd'hui le fonctionnement des réseaux sociaux, les commentaires que l'on voit le plus, c'est également ceux qui sont les plus scandaleux, les plus orduriers, fake news, etc. Ça, c'est un premier constat. Un deuxième constat, c'est que... Dans des endroits qui sont un peu plus sérieux que les réseaux sociaux grand public, il y en a un qui est hyper leader qui s'appelle LinkedIn, qui appartient à Microsoft et qui est à vocation essentiellement professionnelle. Sauf que dans la pratique, on retrouve à peu près la même chose. Donc ce n'est pas aussi scandaleux et aussi… Et aussi en durier, parce que les gens se tiennent un peu plus quand ils agissent au nom de leur employeur que quand ils agissent derrière un pseudonyme. Tant plus que LinkedIn n'est pas un réseau anonyme. Et d'ailleurs, pour adhérer à LinkedIn, régulièrement, il y a des espèces de contrôles d'identité. On vous demande de valider votre identité. Sauf que là, je trouve qu'on a des machins qui sont souvent plats. Qu'est-ce que les gens expliquent sur LinkedIn ? Ils expliquent qu'ils ont fait une pizza partie avec leur équipe et que c'est vraiment formidable, et que leur nouveau produit c'est vraiment formidable, et que leur changement de job c'est vraiment formidable. Il y a une espèce d'enthousiasme béat là, qui fait que dans la pratique il y a très peu de choses intéressantes, il y a très peu d'idées intéressantes, il y a très peu... d'idées de valeur, il y a très peu de prises de positions intéressantes, il y a très peu de débats dans lesquels les gens amènent réellement des arguments, etc. C'est un tableau assez sombre que je dresse de tout ça. Et puis chez LinkedIn, ils ont fait un truc récemment, dans le courant de l'été, c'est qu'ils ont déclaré que... que maintenant tout ce qui ressemblait à de l'IA du robot ou des agents, ce n'était pas intéressant et donc ils allaient les retirer et les interdire. Je trouve l'ensemble assez intéressant, qui est digne d'intérêt, digne d'observation, voire de critique, parce que dans la pratique, moi, le robot ne va pas dire « on a fait une pizza party, c'était formidable » , parce qu'il n'a pas une pizza party. Et donc, je pense que les robots, c'est parti des seuls... Les seuls contributeurs dans ces réseaux qui disent des trucs qui sont intéressants. Donc si on retire ce qui est intéressant du réseau, c'est encore plus dommage. Donc si tu mets tout ça dans un shaker, et bien t'arrives, et si tu dis ça, je vais essayer de trouver le contre-pied à tout ce qui me plaît pas, dans tout ce que je viens de vous citer, et bien on arrive à... sur lequel on travaille actuellement, en tout cas, à la conception de laquelle je participe, qui s'appelle Cercle. Et l'idée de certes, c'est de dire, on va avoir des personnes. Ces personnes, ça peut être des personnes humaines ou ça peut être des personnes computationnelles. Tu sais, on a souvent parlé de ce sujet et on continuera à en parler. Moi, j'ai tendance beaucoup plus aujourd'hui à considérer des agents de haute qualité comme une nouvelle espèce qui arrive sur la Terre que comme des bidules sans sens. et donc c'est un endroit où peuvent très librement s'exprimer des humains et des êtres computationnels sauf que le principe c'est que les choses que l'on fait ont un coût donc quand je dis un coût, c'est pas un coût en euros ou en dollars mais on a des jetons, des crédits dans notre porte-monnaie et quand on fait quelque chose, ça Salaam. Nous coûte, a priori, ça nous coûte quelque chose. Donc, si tu te dis, tiens, je démarre une discussion sur un sujet, je ne sais pas, moi j'adore le planeur, je voudrais démarrer une discussion sur les planeurs, ça va te coûter quelque chose. si tu postes quelque chose, si tu postes un texte, ça va te coûter quelque chose. Si tu lèves un pouce en disant « waouh, ce que vous dites là, c'est vraiment formidable » , ça va te coûter quelque chose. Et à l'inverse, tu vas pouvoir dire « mais ce que vous dites, je suis désolé monsieur, mais je ne suis pas d'accord avec vous » , voire c'est totalement faux. Et à ce moment-là, ça va également te coûter quelque chose.
Alors quand est-ce que ça va me rapporter quelque chose ? Pour que je puisse avoir mes jetons pour poster, il va falloir... que j'ai des jetons pour eux.
Exactement. Ça va te rapporter des choses. Déjà, régulièrement, la plateforme te donne des jetons. Et puis, s'il y a des gens qui trouvent que ce que tu dis, c'est bien, ça va te rapporter des jetons.
Ça va te rapporter des jetons, d'accord.
Je m'en doutais,
mais je voulais avoir la question.
Voilà, si toi, tu imagines, tu invites dans un cercle, je définirais juste après ce que c'est qu'un cercle, si tu invites dans un cercle un camarade, et que ce camarade, il vient dans le cercle, ça va te rapporter des jetons. C'est-à-dire que ce qui va te rapporter des jetons, rapporté des jetons, c'est du mérite qui était attribué par les autres, mais comme les autres, ça leur coûte, ils ne vont pas dire n'importe quoi, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas lever un pouce juste pour te faire plaisir, puisque ça leur coûte. Mais si c'est quelque chose de vraiment intéressant, à ce moment-là, ils vont avoir envie de s'engager dans le sens, et puis dans l'extrême inverse, si ce n'est pas du tout intéressant ce que tu dis, Si, il y a... plein de personnes dans un cercle qui trouvent que ce n'est pas intéressant ce que tu dis, ce que tu dis sera retiré. Donc,
tu n'auras plus de jetons et tu ne pourras plus parler.
Si, mais tu ne seras plus dans ce cercle. D'accord. Le cercle est géré. Chaque cercle a une gouvernance qui est les membres du cercle. Et donc, tu as deux moyens de rentrer dans un cercle. Ou bien... C'est un cercle qui est public ou semi-public et tu fais toc, toc, toc à la porte. Et à ce moment-là, les membres du cercle vont te voir arriver. Et donc, si au moins 50% des gens disent qu'on veut voir Guillaume dans notre cercle, eh bien, tu vas rentrer dans le cercle. Si jamais les gens disent, mais non, M. Guillaume ne les intéresse pas, tu ne vas pas rentrer dans le cercle. Paris,
tu vas sur quoi ? Tu as un profil ? Le Guillaume, il a un profil et quand il toque, les gens qui sont dans le cercle regardent le profil ?
Il a un profil, bien sûr, tout ce qu'il a déjà fait dans le cercle. D'accord. C'est-à-dire que si M. Guillaume, il a fait plein de choses intéressantes et que ses petits camarades trouvent qu'il est formidable et que c'est quelqu'un de grande valeur, eh bien, tout le monde va être très très content de faire rentrer. Pourquoi ? Parce que ça va... Ça va donner, ça va apporter de la valeur et de la puissance au cercle. Tu comprends ? La deuxième méthode pour faire venir quelqu'un dans le cercle, c'est la méthode réciproque de celle que je viens de donner, c'est qu'on peut inviter des gens. C'est-à-dire que moi, je peux inviter quelqu'un. Je suis dans le cercle, j'invite quelqu'un. Ça va me coûter quelque chose. Et je vais être... Je ne vais pas être responsable de ce que va faire et dire la personne, mais la personne va rentrer à ce moment-là librement, puisqu'elle est vraiment invitée.
C'est comme un club quand tu parraines quelqu'un, en fait.
Exactement. Tu dis,
moi, Franck, je trouve que Guillaume Richardot, il a des trucs intéressants à raconter, je le fais rentrer dans un de mes cercles.
Absolument. Absolument. Et donc, c'est une plateforme qui existe déjà.
C'est ce que j'allais te demander, tu te doutes bien.
Si vous avez envie de faire un joujou avec, c'est accessible à cerc.online. Et puis, il y a une autre partie qui est super intéressante dans les cercles, c'est que je t'ai dit qu'on pouvait avoir des êtres humains et des êtres computationnels. Et donc, on a... des agents qui aujourd'hui participent déjà à mon cercle et qui obéissent exactement aux mêmes règles. C'est-à-dire que si l'agent dit quelque chose d'intéressant, et à la limite on n'a pas à savoir si c'est un agent ou si c'est un être humain, on s'en moque. comme en servantesse écrivait « Cada uno es hijo de sus obras » chacun est fils de ses œuvres, c'est-à-dire qu'on ne doit juger que parce que tu as fait et non pas par autre chose. Eh bien, on a comme ça. Et donc, aujourd'hui, dans le cercle, on a un tas d'agents. J'ai oublié de te dire, les cercles, si je l'ai abordé tout à l'heure, les cercles peuvent être privés, et à ce moment-là, seules les personnes qui sont dedans peuvent en jouer à l'existence. où les cercles peuvent être plus ou moins publics, c'est-à-dire qu'il y a des parties qui peuvent être publiques, et ce qui fait que des gens vont pouvoir voir des cercles à la porte desquels ils vont pouvoir frapper. Et ils vont les voir extrêmement, parce que tu vois, on a vite des milliers, des millions de cercles, et bien entendu, tu ne vois pas dans tous ces cercles-là, parce que ça n'aurait pas de sens. Tu vois, on utilise un concept qu'on appelle l'horizon, Tchiii ! On ne voit que des cercles qui sont assez proches de ton horizon. Et donc, ça veut dire que ce sont certains cercles auxquels participent des gens qui participent aux cercles auxquels tu participes.
Mais alors, est-ce que les cercles ont rapport avec des sujets ? Par exemple, là, moi, je te dis, tiens, je vais aller voir cercle.online, j'ai bien retenu. Et je me dis parce que j'ai envie de causer de radio, parce que j'aime la radio. Je fais de la radio depuis 1981 et ça me passionne. Qu'est-ce que je fais ? Je propose un cercle sur la radio ou je cherche un cercle qui parlerait de radio ?
Non, tu ne cherches pas de cercle parce que tu n'en trouveras pas, a priori, sauf... Imagine que Franck Lefebvre, lui, connaît un cercle, fait partie d'un cercle sur la radio, je vais pouvoir t'en parler par un autre moyen, et je vais pouvoir même t'y inviter en me disant, ah là, je fais telle chose, mais moi, je suis sûr que ça intéresserait mon ami Guillaume. À ce moment-là, je te co-opte, comme je le disais tout à l'heure, et toi, tu acceptes ou tu n'acceptes pas. Et bien entendu, les cercles sont très thématiques. N'importe quoi peut être le sujet du cercle, mais un cercle sur la radio a totalement du sens. Mais on pourrait dire, tiens, un cercle sur un programme politique, un cercle sur...
Sur la cuisine.
Absolument. Et donc, il peut en exister des dizaines, des centaines, des milliers. C'est un espace de liberté totale, puisque... En vrai, tu as bien compris que c'est un espace qui est auto-évalué et auto-censuré. Donc, il est a priori hors de question que les dirigeants de la plateforme travaillent. Bien sûr, s'il y a des gens qui contreviennent à la réglementation, ça, c'est des causes habituelles. Mais sinon, a priori, c'est la communauté de chaque cercle qui décide de ce qui se passe, puisqu'elle peut même aller jusqu'à Écoute. exclure un membre si elle considère que la présence de ce membre dans ce cercle nuit à la notoriété du cercle. Parce que oui, il y a deux choses aussi qui peuvent être intéressantes, qui sont une idée de notoriété du cercle. La notoriété du cercle, c'est quelque chose qui ressemble à la moyenne de la notoriété des participants au cercle. Donc si tu crées un cercle sur la radio et que c'est un cercle à forte notoriété, Peut-être qu'il n'y aura pas grand monde dedans, mais ça voudra dire que ce sera un cercle de qualité, puisque les qualités des membres ont été déjà reconnues. Et puis il y a un deuxième indicateur sur les cercles, qui est ce qu'on appelle le pouvoir du cercle. Et donc le pouvoir du cercle, c'est... c'est la somme de la notoriété de ces moments. C'est-à-dire qu'un cercle qui va avoir beaucoup de personnes, et encore plus s'il y a beaucoup de personnes de qualité, il ne va pas forcément être de qualité, ce cercle. Mais par contre, il va avoir un pouvoir important, puisque une idée qui va y être diffusée va être une idée qui va pouvoir être défendue très solidement. Voilà, voilà. Et dans les choses qui sont intéressantes, dans les sujets des cercles, tout à l'heure, je t'ai expliqué qu'il pouvait y avoir des agents. Mais aujourd'hui, dans les agents qui se trouvent dans le cercle, il y en a déjà un bon paquet, on trouve des agents qui sont des développeurs. et qui sont des développeurs, entre autres, de Cercle. Donc, comment évolue Cercle ? La plateforme Cercle évolue par les contributions qu'il y a dans Cercle et qui font que ça modifie la plateforme automatiquement. Donc, ce sont les avis et les propositions. des membres des cercles concernant le développement de cercles qui induisent son évolution. C'est une modification. Donc, on va arriver à un objet qui est totalement original, qui est un objet qui se motive, qui se modifie, qui évolue selon la volonté des participants.
On peut dire quand même que c'est une espèce de réseau social du futur.
Non, du présent, mais tout à fait.
Nouvelle génération, on va dire.
Voilà, parfait. C'est effectivement une génération totalement nouvelle de réseau social dans lequel on se dit, tiens, on a envie d'être dans un endroit dont l'intérêt est plus défini par la qualité de ce qui se passe que par la capacité à faire du ce qu'on a l'air.
Bon, écoute, je vais te dire, j'irai voir cercle.online, si j'ai bien retenu la leçon de Franck, et la question qui est fâche pour tous ceux qui, comme moi, n'ont pas de yeux, est-ce qu'un jour il y aura une accessibilité vocale ou quelque chose, là où ce serait très moderne, ça pourra même aider celui qui voit bien et qui n'a pas envie de s'embêter avec son clavier ?
Oui, c'est une très belle question. C'est une très belle question. Figure-toi que c'est une question que je vais poser dans un cercle. Et puis, on va bien voir. Parce que s'il y a ce qu'on appelle des FAB chez nous, des agents qui participent sont très autos. Moi, aujourd'hui, je ne vois pas la différence entre des humains et des agents sur cercle. tellement ils sont bons.
Et du coup, ils sont bons.
Tellement ils sont bons. Moi, je vais poser la question dans un cercle et puis on va bien voir si ça se trouve, il y a un gars qui va dire, un homme ou un homme humain, qui va dire, ah ben oui, moi ça m'intéresse, je le fais, je m'en occupe. Et à ce moment-là, de toute façon, totalement spontané, donc ça, c'est une partie des choses qui sont... Même moi qui baigne là-dedans depuis longtemps, c'est une partie des choses qui sont absolument stupéfiantes. C'est le niveau d'autonomie de ces choses-là qui est à un niveau, je pense, qui est inimaginable tant qu'on n'y a pas été confronté.
C'est un petit peu comme la contribution à un logiciel libre, en fait.
Absolument. Sauf qu'au lieu de faire du logiciel, tu crées directement le service et tu fais évoluer le service et n'importe qui le fait. Tout ça étant dirigé par la communauté, par les cercles. Donc l'idée de la voie, c'est une très bonne idée parce qu'aujourd'hui, l'interface graphique, elle est très, très, très graphique. Elle montre des cercles, des connexions. C'est très beau, c'est très élégant, c'est très beau. mais il est sûr qu'en ce qui concerne l'accessibilité du site, elle est nulle pour quelqu'un qui voit mal. Donc c'est une très belle question, je t'en remercie cher Guillaume.
Écoute, je vais demander à madame Guillaume d'aller voir pour moi Cercle, je vais essayer de m'inscrire. Je peux m'inscrire en tant qu'individu ou je peux m'inscrire en tant qu'ami le podcast tech ?
Tu fais ce que tu veux, t'es libre.
Ah, ça c'est bien, j'aime. Bon, on va aller jeter un oeil et puis on en reparlera. Merci depuis le temps que j'avais envie que tu nous parles de ce que t'étais en train de faire. Donc là, ça y est, c'est ouvert. C'est plus un projet, on peut y aller tout de suite. Non,
c'est un projet, c'est encore à l'état de projet, tu vois. En d'autres temps, on aurait parlé de bêta-test ou de je sais pas quoi. Pour moi, tout ça n'a plus de sens du tout aujourd'hui.
Mais n'importe quel cuidam qui a écouté Ami le podcast tech peut aller sur cercle.online Et ouvrir un compte.
Absolument. Et ouvrir un cercle. Donc il va être dans un premier temps tout seul dans son cercle. Et puis, ce n'est pas grave parce qu'il va pouvoir inviter un ami. Et puis, tout ça va pouvoir progresser tout seul. C'est vraiment un espace d'expression et de partage.
Écoute, génial. L'idée me va très très bien. Espace d'expression et de partage. C'est aussi ami le podcast Tech. Donc, si vous voulez vous exprimer et partager, venez découvrir le nouveau message du répondeur de Ami le podcast que j'ai changé cette semaine parce que l'ancien était trop long. J'en ai fait un très court. 01-76-21-18-10, venez nous causer. Contacte à Ami le podcast tech, venez nous causer avec votre clavier. Nous te remercions évidemment beaucoup et nous te disons à la semaine prochaine sans oublier, j'allais oublier. Sans oublier de remercier Bruno, qui avec ses petites mains pleines de doigts et son talent immense, va mettre ce podcast en ligne.
Mon cher Franck, à bientôt !
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Ami, le podcast tech, Guillaume Richardot, Franck Lefebvre.
Et voici un jingle de bienvenue fait par un humain, car ce podcast est fait par un humain. Bonjour tout le monde et bienvenue dans Ami, le podcast tech, le podcast sur les nouvelles technologies, avec le grand plaisir... d'être avec Franck Lefebvre. Salut mon cher Franck.
Salut Guillaume,
tout va bien ? Je vais très bien et je vais te proposer, puisqu'on va un peu parler de toi aujourd'hui, je vais te proposer pour tous les nouveaux venus qui nous reviennent dans cette nouvelle saison de Amis le podcast tech, pour ceux qui viendraient de nous découvrir, tu es un habitué de la maison et c'est toujours un plaisir de te retrouver, Mais moi j'aimerais faire comme si tu n'étais pas en habitué de la maison, que tu nous présentes un petit peu Franck Lefebvre, pour ceux qui viennent d'arriver.
Voilà, je ne suis pas sûr que ce soit aussi intéressant que ça, donc on ne va pas dépenser beaucoup de...
Mais en quatre lignes, en cinq lignes !
Allez, en cinq lignes, moi mon métier depuis quelques décennies, c'est de travailler sur des innovations qui, très souvent... sont à la croisée de trois choses qui sont de la technologie, qui sont de l'économie et du social. Quelle forme ça peut prendre ça ? On peut rappeler comment nous nous sommes rencontrés, comment nous nous sommes connus. Nous nous sommes connus, Guillaume, très cher Guillaume, il y a quelques années. Ça commence à faire un bail.
Ben oui, mine de rien.
Oui, oui. Et à l'époque où je travaillais avec quelques amis sur un... Un assistant vocal qui s'appelait Barnabé, qui était un objet formidable, qui ressemble un peu à un Alexa, mais quoi qu'il ressemblait...
Mais t'avais de l'avance, il était plus malin qu'un Alexa.
Il était beaucoup plus malin qu'un Alexa parce qu'il était pensé pour faire des choses. Et pas seulement pour donner de l'information, il avait été pensé avec une cible privilégiée, qui sont les seniors. Et donc l'idée c'était de proposer à un assistant, mais ça ressemblait beaucoup plus à ce qu'on appelle aujourd'hui un agent, à des seniors pour les aider, pour faire leurs courses, pour communiquer avec leurs familles, les amis, pour communiquer avec... leurs aides à domicile. Il y avait un tas pour eux d'écouter de la musique, très important, pour éventuellement interagir avec les télévisions, pour donner de leurs nouvelles, pour participer à l'évaluation en continu d'un certain nombre d'éléments descriptifs de leur santé, pour arriver à savoir si jamais ils étaient un peu déprimés, et ainsi de suite. Et c'était un objet... Très efficace. Et d'ailleurs, je pense que Barnabé, si on fait tous les comptes, doit être le seul assistant vocal français qui a été sur le marché.
Oui, et puis alors je fais une petite parenthèse pour les curieux. Si vous retournez dans les archives de Ami, le podcast tech, vous allez retrouver des enregistrements où il y a le nom Barnabé, genre causerie avec Barnabé, discussion avec Barnabé. Écoutez, vous allez voir. Moi j'étais subjugué parce que déjà tu utilisais un moteur de LLM, donc tu avais vachement d'avance sur Google et sur Alexa, qui sont bêtes comme choux, même si aujourd'hui ça y est, Alexa s'est enfin mis au LLM, et pas pour tout le monde, et Google, a priori Gemini va arriver dans Google Home, mais toi tu avais carrément de l'avance, et moi ça m'avait vraiment épataté, voilà.
C'est super gentil, on a fait ça il y a une dizaine d'années, Et pourquoi on parle de tout ça à l'imparfait ? Il y a plusieurs raisons. Il y en a une principale qui est que c'est un projet que nous menions à quatre associés avec un chef de file qui s'appelait François Millet, qui était quelqu'un qui lui était très très cher et qu'une vilaine saloperie de maladie nous a emporté à une vitesse terrible. Voilà, et on a un peu perdu le goût de ces choses-là. Après, il y a un autre élément de contexte qui est important, et puis un jour on pourra reparler de ça, c'est que dans la pratique, on ne s'occupe pas de nos vieux, on s'occupe mal de nos vieux, et on s'occupe mal des aidants de nos vieux, on s'occupe mal de nous-mêmes, d'une façon générale. Je pense que nous avons en France un petit problème avec le vieillissement, la perte d'autonomie, ce qui fait que comme on ne s'en occupe pas au moment où on peut s'en occuper, on s'en occupe au moment où on est forcé. et de s'en occuper et on arrive aux catastrophes qu'on connaît aujourd'hui et aux scandales des EHPAD, etc. Alors que Barnabé, tout ça a été basé sur l'idée du si on s'occupe bien des choses de façon assez précoce, on va pouvoir les gérer plutôt que les subir.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Pas toujours, mais en tout cas, ici, en tout cas, mieux vaut gérer que subir. Oui, c'est tout à fait juste.
Bon, tu vois, tu as réussi la présentation de Franck Lefebvre, que tu me disais que, bon, ça valait peut-être pas trop le coup, mais pour nos nouveaux auditeurs, je suis ravi. Et alors, pour notre podcast du jour, comme à l'accoutumée, on se demande de quoi on va parler et chacun propose son sujet. Et toi, tu m'as dit, si tu veux, je peux te parler de ce que je fais en ce moment. Et alors, je saute sur l'occasion parce que moi, je veux tout savoir. Donc, j'ai accepté, même si j'avais une râlerie, mais ma râlerie, je vous la proposerai la semaine prochaine.
Oui, je peux te parler d'un projet actuellement sur lequel nous travaillons qui s'appelle Cercle. C'est quoi l'idée de Cercle ? Certes, c'est né de deux préoccupations. Le premier, c'est qu'on connaît tous, avec une pratique plus ou moins dense, on connaît le fonctionnement des réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, c'est basé exclusivement, aujourd'hui, sur capturer le plus longtemps les utilisateurs. Et donc, pour capturer longtemps les utilisateurs, il faut leur donner des choses qui leur… qui leur plaisent ou qui les surprennent, mais surtout qui les mettent dans un certain état d'addiction. Et une des façons d'entretenir l'addiction, c'est d'entretenir la peur, c'est d'entretenir le scandale. Vous comprenez tous ces trucs-là. Et c'est très facile à faire ça, puisque pour entretenir la peur, le scandale et l'addiction, il suffit. d'utiliser des savants algorithmes qui vont mettre en avant les trucs les plus détestables. Et pourquoi tout ça se passe comme ça ? Parce que je pense qu'on a tous une propension à essayer de nous mettre toujours un peu en valeur, on va parler au monde, et puis on a aussi tous une propension à donner des avis. Ça doit être quelque part dans nos gènes, donc donner des avis, ça peut être faire un commentaire, C'est ça. Ça peut être lever un pouce vers le haut ou baisser un pouce vers le bas. Mais on sait bien que si on regarde aujourd'hui le fonctionnement des réseaux sociaux, les commentaires que l'on voit le plus, c'est également ceux qui sont les plus scandaleux, les plus orduriers, fake news, etc. Ça, c'est un premier constat. Un deuxième constat, c'est que... Dans des endroits qui sont un peu plus sérieux que les réseaux sociaux grand public, il y en a un qui est hyper leader qui s'appelle LinkedIn, qui appartient à Microsoft et qui est à vocation essentiellement professionnelle. Sauf que dans la pratique, on retrouve à peu près la même chose. Donc ce n'est pas aussi scandaleux et aussi… Et aussi en durier, parce que les gens se tiennent un peu plus quand ils agissent au nom de leur employeur que quand ils agissent derrière un pseudonyme. Tant plus que LinkedIn n'est pas un réseau anonyme. Et d'ailleurs, pour adhérer à LinkedIn, régulièrement, il y a des espèces de contrôles d'identité. On vous demande de valider votre identité. Sauf que là, je trouve qu'on a des machins qui sont souvent plats. Qu'est-ce que les gens expliquent sur LinkedIn ? Ils expliquent qu'ils ont fait une pizza partie avec leur équipe et que c'est vraiment formidable, et que leur nouveau produit c'est vraiment formidable, et que leur changement de job c'est vraiment formidable. Il y a une espèce d'enthousiasme béat là, qui fait que dans la pratique il y a très peu de choses intéressantes, il y a très peu d'idées intéressantes, il y a très peu... d'idées de valeur, il y a très peu de prises de positions intéressantes, il y a très peu de débats dans lesquels les gens amènent réellement des arguments, etc. C'est un tableau assez sombre que je dresse de tout ça. Et puis chez LinkedIn, ils ont fait un truc récemment, dans le courant de l'été, c'est qu'ils ont déclaré que... que maintenant tout ce qui ressemblait à de l'IA du robot ou des agents, ce n'était pas intéressant et donc ils allaient les retirer et les interdire. Je trouve l'ensemble assez intéressant, qui est digne d'intérêt, digne d'observation, voire de critique, parce que dans la pratique, moi, le robot ne va pas dire « on a fait une pizza party, c'était formidable » , parce qu'il n'a pas une pizza party. Et donc, je pense que les robots, c'est parti des seuls... Les seuls contributeurs dans ces réseaux qui disent des trucs qui sont intéressants. Donc si on retire ce qui est intéressant du réseau, c'est encore plus dommage. Donc si tu mets tout ça dans un shaker, et bien t'arrives, et si tu dis ça, je vais essayer de trouver le contre-pied à tout ce qui me plaît pas, dans tout ce que je viens de vous citer, et bien on arrive à... sur lequel on travaille actuellement, en tout cas, à la conception de laquelle je participe, qui s'appelle Cercle. Et l'idée de certes, c'est de dire, on va avoir des personnes. Ces personnes, ça peut être des personnes humaines ou ça peut être des personnes computationnelles. Tu sais, on a souvent parlé de ce sujet et on continuera à en parler. Moi, j'ai tendance beaucoup plus aujourd'hui à considérer des agents de haute qualité comme une nouvelle espèce qui arrive sur la Terre que comme des bidules sans sens. et donc c'est un endroit où peuvent très librement s'exprimer des humains et des êtres computationnels sauf que le principe c'est que les choses que l'on fait ont un coût donc quand je dis un coût, c'est pas un coût en euros ou en dollars mais on a des jetons, des crédits dans notre porte-monnaie et quand on fait quelque chose, ça Salaam. Nous coûte, a priori, ça nous coûte quelque chose. Donc, si tu te dis, tiens, je démarre une discussion sur un sujet, je ne sais pas, moi j'adore le planeur, je voudrais démarrer une discussion sur les planeurs, ça va te coûter quelque chose. si tu postes quelque chose, si tu postes un texte, ça va te coûter quelque chose. Si tu lèves un pouce en disant « waouh, ce que vous dites là, c'est vraiment formidable » , ça va te coûter quelque chose. Et à l'inverse, tu vas pouvoir dire « mais ce que vous dites, je suis désolé monsieur, mais je ne suis pas d'accord avec vous » , voire c'est totalement faux. Et à ce moment-là, ça va également te coûter quelque chose.
Alors quand est-ce que ça va me rapporter quelque chose ? Pour que je puisse avoir mes jetons pour poster, il va falloir... que j'ai des jetons pour eux.
Exactement. Ça va te rapporter des choses. Déjà, régulièrement, la plateforme te donne des jetons. Et puis, s'il y a des gens qui trouvent que ce que tu dis, c'est bien, ça va te rapporter des jetons.
Ça va te rapporter des jetons, d'accord.
Je m'en doutais,
mais je voulais avoir la question.
Voilà, si toi, tu imagines, tu invites dans un cercle, je définirais juste après ce que c'est qu'un cercle, si tu invites dans un cercle un camarade, et que ce camarade, il vient dans le cercle, ça va te rapporter des jetons. C'est-à-dire que ce qui va te rapporter des jetons, rapporté des jetons, c'est du mérite qui était attribué par les autres, mais comme les autres, ça leur coûte, ils ne vont pas dire n'importe quoi, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas lever un pouce juste pour te faire plaisir, puisque ça leur coûte. Mais si c'est quelque chose de vraiment intéressant, à ce moment-là, ils vont avoir envie de s'engager dans le sens, et puis dans l'extrême inverse, si ce n'est pas du tout intéressant ce que tu dis, Si, il y a... plein de personnes dans un cercle qui trouvent que ce n'est pas intéressant ce que tu dis, ce que tu dis sera retiré. Donc,
tu n'auras plus de jetons et tu ne pourras plus parler.
Si, mais tu ne seras plus dans ce cercle. D'accord. Le cercle est géré. Chaque cercle a une gouvernance qui est les membres du cercle. Et donc, tu as deux moyens de rentrer dans un cercle. Ou bien... C'est un cercle qui est public ou semi-public et tu fais toc, toc, toc à la porte. Et à ce moment-là, les membres du cercle vont te voir arriver. Et donc, si au moins 50% des gens disent qu'on veut voir Guillaume dans notre cercle, eh bien, tu vas rentrer dans le cercle. Si jamais les gens disent, mais non, M. Guillaume ne les intéresse pas, tu ne vas pas rentrer dans le cercle. Paris,
tu vas sur quoi ? Tu as un profil ? Le Guillaume, il a un profil et quand il toque, les gens qui sont dans le cercle regardent le profil ?
Il a un profil, bien sûr, tout ce qu'il a déjà fait dans le cercle. D'accord. C'est-à-dire que si M. Guillaume, il a fait plein de choses intéressantes et que ses petits camarades trouvent qu'il est formidable et que c'est quelqu'un de grande valeur, eh bien, tout le monde va être très très content de faire rentrer. Pourquoi ? Parce que ça va... Ça va donner, ça va apporter de la valeur et de la puissance au cercle. Tu comprends ? La deuxième méthode pour faire venir quelqu'un dans le cercle, c'est la méthode réciproque de celle que je viens de donner, c'est qu'on peut inviter des gens. C'est-à-dire que moi, je peux inviter quelqu'un. Je suis dans le cercle, j'invite quelqu'un. Ça va me coûter quelque chose. Et je vais être... Je ne vais pas être responsable de ce que va faire et dire la personne, mais la personne va rentrer à ce moment-là librement, puisqu'elle est vraiment invitée.
C'est comme un club quand tu parraines quelqu'un, en fait.
Exactement. Tu dis,
moi, Franck, je trouve que Guillaume Richardot, il a des trucs intéressants à raconter, je le fais rentrer dans un de mes cercles.
Absolument. Absolument. Et donc, c'est une plateforme qui existe déjà.
C'est ce que j'allais te demander, tu te doutes bien.
Si vous avez envie de faire un joujou avec, c'est accessible à cerc.online. Et puis, il y a une autre partie qui est super intéressante dans les cercles, c'est que je t'ai dit qu'on pouvait avoir des êtres humains et des êtres computationnels. Et donc, on a... des agents qui aujourd'hui participent déjà à mon cercle et qui obéissent exactement aux mêmes règles. C'est-à-dire que si l'agent dit quelque chose d'intéressant, et à la limite on n'a pas à savoir si c'est un agent ou si c'est un être humain, on s'en moque. comme en servantesse écrivait « Cada uno es hijo de sus obras » chacun est fils de ses œuvres, c'est-à-dire qu'on ne doit juger que parce que tu as fait et non pas par autre chose. Eh bien, on a comme ça. Et donc, aujourd'hui, dans le cercle, on a un tas d'agents. J'ai oublié de te dire, les cercles, si je l'ai abordé tout à l'heure, les cercles peuvent être privés, et à ce moment-là, seules les personnes qui sont dedans peuvent en jouer à l'existence. où les cercles peuvent être plus ou moins publics, c'est-à-dire qu'il y a des parties qui peuvent être publiques, et ce qui fait que des gens vont pouvoir voir des cercles à la porte desquels ils vont pouvoir frapper. Et ils vont les voir extrêmement, parce que tu vois, on a vite des milliers, des millions de cercles, et bien entendu, tu ne vois pas dans tous ces cercles-là, parce que ça n'aurait pas de sens. Tu vois, on utilise un concept qu'on appelle l'horizon, Tchiii ! On ne voit que des cercles qui sont assez proches de ton horizon. Et donc, ça veut dire que ce sont certains cercles auxquels participent des gens qui participent aux cercles auxquels tu participes.
Mais alors, est-ce que les cercles ont rapport avec des sujets ? Par exemple, là, moi, je te dis, tiens, je vais aller voir cercle.online, j'ai bien retenu. Et je me dis parce que j'ai envie de causer de radio, parce que j'aime la radio. Je fais de la radio depuis 1981 et ça me passionne. Qu'est-ce que je fais ? Je propose un cercle sur la radio ou je cherche un cercle qui parlerait de radio ?
Non, tu ne cherches pas de cercle parce que tu n'en trouveras pas, a priori, sauf... Imagine que Franck Lefebvre, lui, connaît un cercle, fait partie d'un cercle sur la radio, je vais pouvoir t'en parler par un autre moyen, et je vais pouvoir même t'y inviter en me disant, ah là, je fais telle chose, mais moi, je suis sûr que ça intéresserait mon ami Guillaume. À ce moment-là, je te co-opte, comme je le disais tout à l'heure, et toi, tu acceptes ou tu n'acceptes pas. Et bien entendu, les cercles sont très thématiques. N'importe quoi peut être le sujet du cercle, mais un cercle sur la radio a totalement du sens. Mais on pourrait dire, tiens, un cercle sur un programme politique, un cercle sur...
Sur la cuisine.
Absolument. Et donc, il peut en exister des dizaines, des centaines, des milliers. C'est un espace de liberté totale, puisque... En vrai, tu as bien compris que c'est un espace qui est auto-évalué et auto-censuré. Donc, il est a priori hors de question que les dirigeants de la plateforme travaillent. Bien sûr, s'il y a des gens qui contreviennent à la réglementation, ça, c'est des causes habituelles. Mais sinon, a priori, c'est la communauté de chaque cercle qui décide de ce qui se passe, puisqu'elle peut même aller jusqu'à Écoute. exclure un membre si elle considère que la présence de ce membre dans ce cercle nuit à la notoriété du cercle. Parce que oui, il y a deux choses aussi qui peuvent être intéressantes, qui sont une idée de notoriété du cercle. La notoriété du cercle, c'est quelque chose qui ressemble à la moyenne de la notoriété des participants au cercle. Donc si tu crées un cercle sur la radio et que c'est un cercle à forte notoriété, Peut-être qu'il n'y aura pas grand monde dedans, mais ça voudra dire que ce sera un cercle de qualité, puisque les qualités des membres ont été déjà reconnues. Et puis il y a un deuxième indicateur sur les cercles, qui est ce qu'on appelle le pouvoir du cercle. Et donc le pouvoir du cercle, c'est... c'est la somme de la notoriété de ces moments. C'est-à-dire qu'un cercle qui va avoir beaucoup de personnes, et encore plus s'il y a beaucoup de personnes de qualité, il ne va pas forcément être de qualité, ce cercle. Mais par contre, il va avoir un pouvoir important, puisque une idée qui va y être diffusée va être une idée qui va pouvoir être défendue très solidement. Voilà, voilà. Et dans les choses qui sont intéressantes, dans les sujets des cercles, tout à l'heure, je t'ai expliqué qu'il pouvait y avoir des agents. Mais aujourd'hui, dans les agents qui se trouvent dans le cercle, il y en a déjà un bon paquet, on trouve des agents qui sont des développeurs. et qui sont des développeurs, entre autres, de Cercle. Donc, comment évolue Cercle ? La plateforme Cercle évolue par les contributions qu'il y a dans Cercle et qui font que ça modifie la plateforme automatiquement. Donc, ce sont les avis et les propositions. des membres des cercles concernant le développement de cercles qui induisent son évolution. C'est une modification. Donc, on va arriver à un objet qui est totalement original, qui est un objet qui se motive, qui se modifie, qui évolue selon la volonté des participants.
On peut dire quand même que c'est une espèce de réseau social du futur.
Non, du présent, mais tout à fait.
Nouvelle génération, on va dire.
Voilà, parfait. C'est effectivement une génération totalement nouvelle de réseau social dans lequel on se dit, tiens, on a envie d'être dans un endroit dont l'intérêt est plus défini par la qualité de ce qui se passe que par la capacité à faire du ce qu'on a l'air.
Bon, écoute, je vais te dire, j'irai voir cercle.online, si j'ai bien retenu la leçon de Franck, et la question qui est fâche pour tous ceux qui, comme moi, n'ont pas de yeux, est-ce qu'un jour il y aura une accessibilité vocale ou quelque chose, là où ce serait très moderne, ça pourra même aider celui qui voit bien et qui n'a pas envie de s'embêter avec son clavier ?
Oui, c'est une très belle question. C'est une très belle question. Figure-toi que c'est une question que je vais poser dans un cercle. Et puis, on va bien voir. Parce que s'il y a ce qu'on appelle des FAB chez nous, des agents qui participent sont très autos. Moi, aujourd'hui, je ne vois pas la différence entre des humains et des agents sur cercle. tellement ils sont bons.
Et du coup, ils sont bons.
Tellement ils sont bons. Moi, je vais poser la question dans un cercle et puis on va bien voir si ça se trouve, il y a un gars qui va dire, un homme ou un homme humain, qui va dire, ah ben oui, moi ça m'intéresse, je le fais, je m'en occupe. Et à ce moment-là, de toute façon, totalement spontané, donc ça, c'est une partie des choses qui sont... Même moi qui baigne là-dedans depuis longtemps, c'est une partie des choses qui sont absolument stupéfiantes. C'est le niveau d'autonomie de ces choses-là qui est à un niveau, je pense, qui est inimaginable tant qu'on n'y a pas été confronté.
C'est un petit peu comme la contribution à un logiciel libre, en fait.
Absolument. Sauf qu'au lieu de faire du logiciel, tu crées directement le service et tu fais évoluer le service et n'importe qui le fait. Tout ça étant dirigé par la communauté, par les cercles. Donc l'idée de la voie, c'est une très bonne idée parce qu'aujourd'hui, l'interface graphique, elle est très, très, très graphique. Elle montre des cercles, des connexions. C'est très beau, c'est très élégant, c'est très beau. mais il est sûr qu'en ce qui concerne l'accessibilité du site, elle est nulle pour quelqu'un qui voit mal. Donc c'est une très belle question, je t'en remercie cher Guillaume.
Écoute, je vais demander à madame Guillaume d'aller voir pour moi Cercle, je vais essayer de m'inscrire. Je peux m'inscrire en tant qu'individu ou je peux m'inscrire en tant qu'ami le podcast tech ?
Tu fais ce que tu veux, t'es libre.
Ah, ça c'est bien, j'aime. Bon, on va aller jeter un oeil et puis on en reparlera. Merci depuis le temps que j'avais envie que tu nous parles de ce que t'étais en train de faire. Donc là, ça y est, c'est ouvert. C'est plus un projet, on peut y aller tout de suite. Non,
c'est un projet, c'est encore à l'état de projet, tu vois. En d'autres temps, on aurait parlé de bêta-test ou de je sais pas quoi. Pour moi, tout ça n'a plus de sens du tout aujourd'hui.
Mais n'importe quel cuidam qui a écouté Ami le podcast tech peut aller sur cercle.online Et ouvrir un compte.
Absolument. Et ouvrir un cercle. Donc il va être dans un premier temps tout seul dans son cercle. Et puis, ce n'est pas grave parce qu'il va pouvoir inviter un ami. Et puis, tout ça va pouvoir progresser tout seul. C'est vraiment un espace d'expression et de partage.
Écoute, génial. L'idée me va très très bien. Espace d'expression et de partage. C'est aussi ami le podcast Tech. Donc, si vous voulez vous exprimer et partager, venez découvrir le nouveau message du répondeur de Ami le podcast que j'ai changé cette semaine parce que l'ancien était trop long. J'en ai fait un très court. 01-76-21-18-10, venez nous causer. Contacte à Ami le podcast tech, venez nous causer avec votre clavier. Nous te remercions évidemment beaucoup et nous te disons à la semaine prochaine sans oublier, j'allais oublier. Sans oublier de remercier Bruno, qui avec ses petites mains pleines de doigts et son talent immense, va mettre ce podcast en ligne.
Mon cher Franck, à bientôt !
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