Speaker #0C'est mort, ma vie est foutue. Peut-être que toi aussi tu as déjà pensé ça. Peut-être qu'il y a des choses qui remontent en toi en ce moment, que c'est difficile et que tu te sens dépassé. Quand ton monde s'effondre, et que tu ne peux plus porter ça tout seul. Appel d'urgence est une traversée audio en 12 étapes pour traverser l'épreuve sans perdre ton cœur et pour être renouvelé par l'espoir et le courage. Hey, moi c'est Laure. C'est mort. Ma vie est foutue. Peut-être que toi aussi tu as déjà pensé ça. Peut-être qu'il y a des choses qui remontent en toi en ce moment, que c'est difficile et que tu te sens dépassé. Peut-être que comme moi avec mon papa, tu as passé des nuits blanches à chercher comment faire pour que tout redevienne comme avant, à espérer de tout cœur que quelque chose puisse encore changer. Et que tout ne soit pas foutu. Ou peut-être que tu fais tout pour ne pas y penser. Tu es toujours occupé. Tu es vite. Tu fais de ton mieux pour tenir. Alors tu gardes tout à l'intérieur. Quelque chose reste bloqué en toi. Les mêmes pensées tournent en boucle dans ta tête. Tu as ce poids dans la poitrine. Ce vide. Tu es saturé, fatigué, c'est normal. Tu sais, même les cœurs les plus forts ont besoin de se reposer. Parce que quand tout devient flou, tu perds tes repères, tu ne contrôles plus ce qui se passe. Et accepter que quelque chose d'important dans ta vie est en danger, c'est peut-être trop dur pour l'instant. Et ça fait peur. Ce n'est pas que tu refuses la réalité, c'est juste que c'est trop dur pour le moment d'imaginer tout ce que ça pourrait changer pour toi. Peut-être que tu veux avancer, mais tu n'y arrives pas. Ça fait trop de choses à affronter d'un coup, et tu ne sais même pas quoi faire avec tout ça. Ou peut-être même que tu n'y crois plus. Enfin, tu veux y croire, mais en toi quelque chose te retient. Et résister, ce n'est pas être faible, c'est te protéger. Et avec ce que tu vis, c'est normal que tu ressentes ça. Imagine un bourgeon en plein hiver. Il ne s'ouvre pas, il reste fermé, il résiste. Et si tu l'observes de l'extérieur, tu pourrais croire qu'il ne se passe rien, que tout est arrêté, bloqué, mort. Mais à l'intérieur, il protège quelque chose. Quelque chose de fragile. quelque chose de vivant. Et toi, en ce moment, tu fais pareil. Tu te fermes, tu résistes, tu tiens. Pas parce que tu refuses d'avancer, mais parce que quelque chose en toi a besoin d'être protégé pour le moment. Ce n'est pas une faiblesse, c'est de la survie. Ce que tu ressens, ce n'est pas qui tu es, car même si ce que tu vis est très violent, ça n'a pas détruit qui tu es. La flamme au fond de toi, elle est toujours là même aujourd'hui, même si c'est encore difficile de la voir. Et rien de ce que tu as vécu n'enlèvera jamais ça. Ici tu n'as rien à expliquer, tu peux juste rester calmement avec ce qui est là en ce moment. Tu peux ralentir et tu n'as pas à aller plus loin. Tu es en sécurité là maintenant. Je sais que ce que tu vis ou ce que tu as vécu peut tourner en boucle dans ta tête et te faire du mal. Alors peut-être que tu as essayé d'ouvrir, essayé de trouver tous les moyens possibles pour ne plus y penser, parce que ce que tu as vécu est profondément violent, alors c'est normal de sentir les choses aussi intensément. Ici tu n'as rien à expliquer, tu n'as pas à te juger, ni à aller au-delà de ce que tu peux supporter pour le moment. Ta douleur est bien réelle et même au cœur cette douleur, ce qui t'arrive ne t'a pas enlevé ta valeur, et tu n'es pas condamné à vivre ça encore et encore. Même si tes pensées tournent en boucle, ce n'est pas une rechute. C'est quelque chose qui cherche à se libérer pour que tu puisses respirer à nouveau. Et parfois ça vient comme des vagues. Ça monte, puis ça redescend. Et quand tu arrêtes de lutter contre ça, quelque chose en toi se relâche. Pas parce que tout disparaît, mais parce que ça circule autrement et que l'intensité peut diminuer peu à peu. Alors si tu veux, reste juste à... Fais ce qui est là en toi, en ce moment, pas toute l'histoire, juste ce que tu peux porter. Et sache que tu peux porter quelque chose de douloureux, sans perdre ta valeur, sans perdre qui tu es. Même si ce que tu as traversé t'a peut-être fait du mal, ça ne t'a pas détruit, même si parfois c'est l'impression que tu as. Tu es encore là, et le fait que tu sois là aujourd'hui, que tu écoutes, Que quelque chose en toi cherche encore à s'en sortir, c'est déjà énorme. Tu n'as pas à réparer tout aujourd'hui, tu n'as pas à tout comprendre. Ne force rien. Reste avec ce qui est supportable et laisse le reste circuler. Et un jour, si tu veux aller plus loin, reste juste avec ce qui est là en toi, à ce moment-là. Tu n'as pas à traverser ça tout seul. Alors, avant que tu reprennes ton chemin, Je te propose une accalmie, un court instant pour souffler et déposer ce que tu as sur le cœur aujourd'hui. Et si tu ressens le besoin de rester plus longtemps dans cet espace, tu peux écouter la version longue dans Le Refuge, l'épisode restauratif d'Appel d'urgence, qui sort une semaine sur deux. Avant de commencer, je veux te rappeler que quelle que soit l'issue de ton épreuve, il y a quelque chose au fond de toi qui brillait avant. et qui continuera à briller après. Allez. Pour finir, on prend deux minutes juste pour toi. Tu n'as rien à faire. Juste être là, relâcher, et te laisser aller. Alors si tu es prêt, on y va. Dans un refuge, on met son sac à l'entrée. Alors je t'invite à déposer ce que tu portes, le temps de ces quelques instants si tu veux. Porte à ton esprit la situation qui te préoccupe, ce qui te fait de la peine, ou tout simplement ce que tu vis aujourd'hui. Observe doucement ce qui se passe en toi, et si tu ne ressens rien pour l'instant, c'est ok. Tu es quand même là, et c'est déjà beaucoup compte tenu de ce que tu as vécu. Alors respire un peu, et accueille ce qui est là en toi. Où tu en es là maintenant ? Comment va ton cœur en ce moment ? Prends ton sang. Une dernière grande respiration pour finir. Expire et ouvre les genoux. Merci d'avoir pris ce petit moment juste pour toi. C'est précieux. Alors prends soin de toi.