Speaker #0Le choc est passé, mais le brouillard, lui, il est toujours là. Tes repères ont disparu, et tu veux juste que les choses rentrent dans l'ordre et que ça s'arrête. Et tu ne sais pas comment avancer. L'avenir refuge a lieu pour revenir à toi, et pour te rappeler que la crise ne te brise pas. Elle te sépare de toi-même. Tu essayes d'avancer, mais tu regardes autour de toi et tu ne vois plus rien. Plus de chemin, plus de montagne, rien du tout. Tu ne perçois rien à plus d'un mètre. Et tu ne sais plus où tu es. Tous tes repères ont disparu, alors tu ne sais pas comment avancer, ni dans quelle direction aller. Alors cela t'inquiète, car tu ne sais pas quand cela va s'éclaircir. Et peut-être qu'une partie de toi voudrait juste que ça s'arrête, que le brouillard se lève. Et que tu puisses poursuivre ton chemin comme avant. En plus, c'est aussi qu'une partie de toi ne comprend pas ce qui est en train de se passer. Ni comment tu vas te sortir de là. Alors tu essaies d'avancer. Et tu te fatigues. Parce qu'avancer sans voir, c'est impossible pour une personne. Et dans ce brouillard... C'est normal d'avoir peur et de se sentir perdu. Et même si tes repères ne sont plus visibles, les montagnes sont toujours là, et le chemin aussi, même si on ne dirait pas. Ton corps fait exactement ce qu'il est censé faire dans un cas comme celui-là. Il essaie simplement de te protéger. Et tu sais ce que font les bergers et les randonneurs expérimentés lorsqu'ils sont prêts dans le brouillard ? Ils ne voient plus rien, ils ne savent plus où aller non plus. Alors ils se mettent à l'abri et ils patientent le temps que ça se passe. Car avancer dans ces conditions est trop dangereux. Dans ces moments-là, il n'y a rien à comprendre, rien à décider. Juste à patienter à l'abri. Juste respirer et laisser le brouillard se déciper. Et toi aujourd'hui, c'est exactement ce que tu peux faire. Ne rien faire. Ne rien décider. Juste respirer et laisser le brouillard se déciper. Quand ton mental s'emballe, C'est à travers ton corps que tu peux retrouver du calme, ressentir ce qu'il se passe en toi en ce moment. Et tant que le brouillard est là, tu as le droit de te reposer, car c'est ce qui te permettra de continuer lorsqu'il se sera levé. Alors même si le brouillard est toujours là, Tu peux peut-être te mettre à l'abri, à l'abri de tes préoccupations, et t'accorder quelques minutes de repos, où tu es tout simplement là. Car ce moment n'est pas la fin de ton histoire, même si le chemin n'est pas encore visible. Et dans ce brouillard, beaucoup de choses disparaissent, il ne reste que l'essentiel. Même si tu ne le vois pas encore. Alors écoute ton corps, pour qu'il te guide doucement vers un peu plus de repos. Peut-être vers plus de paix. Ton corps, il sait. Il sait ce dont il a besoin en ce moment. Tu peux doucement ressentir ce qui se passe en toi. Peut-être une tension quelque part, peut-être une résistance, peut-être une envie que ça s'arrête. C'est normal. Accueille cette résistance. Laisse-la être, Laure. Tu n'as pas à la combattre. Maintenant, respire doucement. Et remarque sous cette résistance, sous cette tension, il y a quelque chose. quelque chose de plus calme, quelque chose de plus profond, ressens-le. Tu n'as pas besoin de lui donner un nom, juste de ressentir ce qui se passe en toi. Et ça, Cette chose-là, ce que tu ressens en ce moment, c'est ce qui reste dans le brouillard. Quand tout le reste a disparu, ce que tu ressens là, sous tout le bruit, c'est la partie de toi qui te fait sentir vivant. Pas le toi du travail, ni le toi des obligations. Pas le toi qu'on a construit pour toi, avec ces croyances qu'on a posées sur toi depuis de petit. Juste toi. Celui qui était là avant tout ça. Et qui est encore là maintenant. Cette partie de toi qui est encore au fond de toi. A que cette partie de toi qui t'est révélée par le brouillard. Et observe ce qui reste, maintenant que tes repères ont disparu. Fais ce qui est là, lorsqu'il ne reste que toi. Prends une dernière courbe de respiration. Inspire. Expire. Et relâche tout. Merci d'avoir pris ce moment juste pour toi. C'est précieux. Ta traversée ne commence pas quand la situation change. Elle commence quand tu acceptes de ne plus détourner le regard. Et que tu restes doucement avec ce que tu ressens et ce que tu vis. Et c'est exactement ce que tu fais maintenant. Tu n'as pas besoin d'être fort. Tu n'as pas besoin d'espoir. Juste d'être honnête avec ce que tu vis. Et ce que tu ressens. Peut-être que des parties de ta vie ou de toi ont été brisées. Peut-être que tu as perdu tes repères. Mais même ici, dans ce moment de fragilité où ta flamme te semble éteinte, il reste cette petite essentielle. Et tu n'as pas traversé ce moment seul. Alors si tu veux, tu peux prendre un petit moment avec cette partie de toi après l'épisode et dire « Je suis toujours là, prends soin de toi » .