Pauline ArtEcoVertBonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources tanctoriales, usages concrets, filières, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Bonjour à tous, alors je teste un enregistrement à l'extérieur, j'espère que ça sera agréable quand même pour les conditions d'écoute et pour ceux qui nous regardent sur YouTube. Donc vous savez qu'il n'y aura pas d'épisode invité cet été, mais par contre on va faire des épisodes résumés par domaine d'application, d'où on en est, sur les métiers de la couleur végétale. L'objectif c'est quoi ? C'est que j'organise, je co-organise en novembre, donc le 18 et 19 novembre prochains, La première rencontre physique de la communauté Aréco Vert, après trois ans et demi de travail. Et qui de mieux pour m'associer ? Patrick Martin de l'IUT de Béthune, qui a travaillé des projets plutôt industriels et de recherche sur les colorants végétaux. Et moi qui travaille plutôt sur l'agriculture, l'artisanat, l'artisanat plus plus et les entreprises. Donc du coup, tout ça maillé ensemble, ça fait qu'on a toute la chaîne de valeur. L'idée, c'est de se rencontrer en vrai en novembre. L'objectif, c'est de présenter tous les métiers de la couleur végétale en mettant bien en avant le travail formidable de nos agriculteurs en France, mais aussi dans les territoires d'outre-mer et en Europe. Vous allez voir, je vais vous en parler. L'idée, c'est qu'on ait toute la filière, les agriculteurs, les artisans, les entreprises, les chercheurs et les industriels pour échanger. maillé, etc. Car le contexte ne peut pas être plus favorable pour la couleur végétale qu'en ce moment avec la pénurie de pétrole qui remet en question des histoires d'engrais, des histoires hautement complexes et notamment des interrogations qui commencent à exister sur les colorants de synthèse qui sont dérivés du pétrole. Je le rappelle si vous aviez loupé l'info. Donc là, ce que je voudrais vous proposer c'est de faire une synthèse sur six... qui se passe vraiment dans l'agriculture, ce qu'on a eu comme nouvel épisode depuis l'année dernière sur l'agriculture tinctoriale, où on en est, ce dont on a besoin, etc. Et vous avez compris, on se met en mode warrior, c'est-à-dire qu'on va travailler dans la guilde tinctoriale qui est un espace professionnel pour échanger, structurer et avancer sur les différents sujets. Et en fait, dans la guilde tinctoriale, on va travailler pour la restitution de novembre. la présentation de cette filière tinctoriale, des agriculteurs, de notre palette de couleurs, etc. Donc on s'y prend six mois à l'avance, c'est pas trop tôt j'ai envie de dire, parce qu'il y a énormément de boulot, malgré que ça fasse trois ans et demi qu'on bosse dessus en sous-marin, il y a des sujets qui restent encore à creuser. Alors quoi de neuf sur l'agriculture tinctoriale depuis l'année dernière ? Déjà c'est le changement géographique, donc ce que je voulais vous signaler c'est que en France, il y a un travail qui s'est réagencé autour du collectif. Donc, on va parler du collectif région. Par exemple, je vous prends l'exemple des agricultrices bretonnes. Donc, Aline, Stéphanie, Cécile et Séverine. Des agricultrices qui travaillent toutes en Bretagne et qui ont décidé de se rejoindre pour être plus fortes collectivement alors qu'elles travaillent les mêmes plantes, à savoir les plantes tinctoriale, donc qui donnent de la couleur. Et donc, on recevait il y a un an Aline Perderot. Donc, c'est l'épisode E137. qui nous parlait de sa reconversion, de son challenge, etc. Et donc, ces agricultrices qui se regroupent en collectif, ça, c'est quelque chose qui a changé. C'est nouveau depuis le démarrage d'Arrêt Covert. Et voilà, je voulais saluer cette démarche. Et donc, allez aider les agricultrices, allez regarder ce qu'elles font. Donc, Stéphanie Égaré de Livaden, Aline Perderot de Care Leave You et Séverine Rick Bepi de Graines de Quejaden et enfin Cécile Lamouille de... Ça, c'est sur la France, mais il y a aussi eu des énormes changements dans la vision collective, c'est-à-dire qu'on a réussi, enfin, grâce à la volonté de chacun, à travailler en collectif. Donc l'idée, c'est que c'est très bien de cultiver les plantes tinctoriale. On a environ une petite cinquantaine d'agriculteurs en France qu'on a recensés, mais on ne travaillait pas forcément ensemble. Les gens déjà ne se connaissaient pas. Le podcast a au moins... eu cette vertu-là de rassembler les gens. Les quinzaines tinctoriale, on en a fait cinq. Ça a permis d'échanger, de comprendre les problématiques. Et l'idée, ça a été de travailler un produit qui serait cultivé par tous les agriculteurs, qui serait prestigieux, adapté à tous les métiers de la couleur végétale et qu'on travaillerait ensemble, collectivement, pour harmoniser les lots, faire une extraction, proposer un extrait de cette couleur. pour les différents domaines d'application, différents métiers et industries. Donc ça, c'est le gros changement. On avance vraiment bien. Et à l'heure où je vous parle, on continue les rencontres toutes les trois semaines sur ce sujet-là. Tout le monde prend des sujets à sa charge et on avance vraiment bien. Ensuite, un autre changement géographique de l'agriculture tinctoriale, c'est que l'Europe nous rejoint. On a reçu sur le podcast Audrey Kuhn l'épisode 166 de Mediplan. Mais Diplan qui est à la base historiquement le fournisseur des bonbons Ricola, qui travaille plutôt les plantes aromatiques et qui s'en vient au Tinctorial. Pour moi c'est encore un signal faible, vous vous interprétez comme vous voulez. Et donc là on voyage dans les Alpes suisses et Audrey nous présente le travail qu'elle a réalisé autour de l'Isatis Tinctoria, le premier indigo des Alpes. Elle nous parle aussi des extraits de mélèze et de l'alchémile qu'il travaille. Donc en travaillant encore une fois des ressources locales adaptées. Donc voilà, là c'était pour vous parler de la Suisse, mais on a aussi eu sur le podcast un épisode tellement passionnant, le E128 de Tristan Liénard. Ici on est en Irlande. Tristan et sa femme Jennifer font un travail de malade, elle plutôt dans la partie teindre de la laine, atelier avec une montée en échelle de dingue, et lui plutôt dans la partie agriculture. avec le recyclage de l'eau, les tests de sélection variétale des différentes plantes tinctoriale. Il a vraiment fait une enquête en Europe et dans le monde pour trouver des graines d'isathys, des graines de garance, des graines de reseda, etc. Allez écouter son épisode, il est passionnant. Et si vous êtes dans la guilde tinctoriale, vous avez tous les replays des quinzaines de l'agriculture tinctoriale où Tristan est venu nous expliquer, et de un, comment il recyclait l'eau. pour ne pas la gaspiller, et de 2, tous les travaux de sélection, son protocole, etc. Et enfin, on a encore étendu notre partenariat, j'ai envie de dire, avec les territoires d'outre-mer. On a reçu sur le podcast Jessie Missile, de la Maison du Curcuma à La Réunion. Et donc, Jessie nous explique la culture du curcuma, elle est à la cinquième génération de culture. de cette plante, c'est vraiment un projet familial et on se rend compte que le curcuma et la garance qui sont donc le curcuma, un rhizome et la garance, une racine, ne sont finalement pas si éloignées, vous allez voir dans les procédés de récolte, de stockage et des choses sur lesquelles il faut être vigilant. Et donc vous dire qu'on étend aussi cette agriculture territorial avec des produits qui nous viennent de nos territoires d'outre-mer, le bois de campèche, des indigos, etc. Donc on repense à tous les autres épisodes qu'on a eus depuis le début du podcast, notamment Henri-Joseph de Phytobocase en Guadeloupe, mais beaucoup d'autres. Donc l'idée, c'est vraiment qu'avec les territoires d'outre-mer, on complète et on enrichisse notre palette de couleurs, on va dire de métropole, et même européenne, puisque même si on regarde en Europe, nos territoires d'outre-mer nous apportent des couleurs qu'on ne peut avoir nulle part ailleurs. Donc c'est hyper important pour nous. Donc, si là, tu es en train d'écouter cette vidéo et que tu cultives des plantes panctoriales ou que tu t'intéresses à ces plantes et que tu as envie d'en savoir plus, eh bien, contacte-nous, que ce soit pour passer sur le podcast, pour rejoindre la guilde et les groupes de travail, parce que nous, en fait, tout est fait dans la guilde pour que tu vives de la culture de plantes panctoriales. Voilà. Deuxième chose qui a changé, donc là, on a parlé géographie, moi, maintenant, je voudrais vous parler plus rapidement des modèles économiques. un peu des modèles économiques différenciants, c'est-à-dire que par exemple, les plantes à parfum aromatiques et médicinales se tournent vers les tinctoriale. Pourquoi ? Elles ne se tournent pas vraiment. Les plantes à parfum aromatiques et médicinales contiennent des tinctoriale et inversement, mais on voit de plus en plus de gens qui franchissent le pas des tinctorialeen étant agriculteurs de plantes à parfum aromatiques et médicinales. Et ici, je voudrais vous parler aussi d'un autre complément de ressources Merci. Pour les agriculteurs, c'est ce fameux tourisme tinctoriale dont on a déjà parlé dans le magazine Aréco Vert sur la couleur végétale, mais aussi le rapprochement de la floriculture. Et là, je voudrais vous citer le superbe épisode qu'on a eu avec Géraldine Goya. C'est l'épisode E136 qui nous présente l'association Anthémis, dont elle est à la tête. C'est une association au niveau local dans les Hauts-de-France, mais qui fait un travail de titan. Et l'idée, c'est vraiment de... Voilà, favoriser sur le podcast les démarches régionales et de mutualiser tout ça pour qu'on explose et vraiment attendre ce mois de novembre. Alors ensuite, je voulais vous dire, en troisième changement, on est sur la bonne voie. On est vraiment en train, donc les agriculteurs qui sont présents dans la guilde et sur la communauté, donc une quarantaine, on est en train de monter en compétences et en méthodologie. C'est-à-dire que maintenant, on cultive, mais on note ce qu'on fait, on note les étapes, on analyse nos produits, on optimise nos process. Il y a eu un questionnaire qui a été réalisé auprès des agris avant la quinzaine tinctoriale de mars. Et là, on a réussi à comprendre et à fixer les priorités. Donc, c'est vraiment ce qu'on va bosser là dans la guilde tinctoriale jusqu'à novembre et qu'on va restituer le 18 et 19 novembre. En gros, vraiment, on va mettre en avant notre socle qui sont les agriculteurs en tinctoriale. Donc, on a vu qu'elles étaient des plantes tinctoriale cultivées et cueillies. On a vu aussi les différents métiers et les plantes utilisées par métier qui ne sont pas les mêmes, la différence de réglementation selon les domaines et comment est le cahier des charges des plantes par rapport aux différents domaines. On a vu l'administratif et on a aussi compris qu'il fallait que ces plantes tinctorialesoient considérées comme des ingrédients pour des domaines comme la cosmétique et que ça, il fallait qu'on se mette à niveau et c'est ce qui va se passer dans la guilde tinctoriale. On va former les agriculteurs. en tant que Toréal à être au niveau là-dessus. On a donc rencontré des acteurs en France, mais aussi en Europe, et comme je vous dis, on complète les couleurs. Alors, ce qui nous manque aujourd'hui, pour moi, c'est des agriculteurs qui ne se sont pas manifestés parce qu'ils sont peu présents sur les réseaux sociaux, etc. Donc, si là, toi, tu écoutes et que tu connais un agri et qu'il peut-être n'est pas référencé ou n'est peut-être pas rentré en contact avec nous, dis-lui que déjà, on peut le faire passer sur le podcast pour mettre en avant ses produits. qu'on a tous ces clients qui sont dans la guilde tinctoriale, vu qu'on a tous les métiers qui sont présents, qu'on est mobilisés et motivés à fond pour faire avancer cette agriculture d'avenir. Alors, l'intérêt aussi, là, aujourd'hui, c'est de vous poser la question, à vous qui êtes cultivateur ou agriculteur en plantes tinctoriale, de quel est le plus gros défi, selon vous, que va avoir à remonter, à réussir l'agriculture tinctoriale Et donc, l'idée, c'est que, n'hésitez pas à m'envoyer un... un mail là-dessus ou le mettre en commentaire. Mais l'idée, ça va être de se dire, eh bien, le plus gros défi qui sera le plus voté, enfin le sujet qui sera pour vous le plus gros défi, eh bien, on y répondra le 18 et 19 novembre prochain à l'IUT de Béthune pour les rencontres où, en fait, on va prendre un défi par métier et on y répondra collectivement. Donc, je vous dis rapidement, pour vous, si vous êtes agriculteur, les avantages à rejoindre la Guilde Tinctorial. Bon, je vous l'ai dit, il y a tous vos clients qui sont dans la Guilde. tous les domaines d'application, tous les métiers. On est à 12, mais on sait qu'il y en a encore plus de métiers. Vous êtes avec des experts. Donc, on aura trois experts qui vont vous former en continu sur les grandes surfaces. Donc, c'est Laura et Amandine Roussier du Champ des couleurs, dans le sud de la France, et Stéphanie Égaré de l'IVADEN en Bretagne, qui seront vos experts, qui vous accompagneront et répondront à vos questions toute l'année. Mais il n'y a pas que ça. On va aussi pouvoir faire intervenir des experts ponctuels, selon les sujets qu'on doit travailler. et donc s'entourer des meilleurs pour pendant une heure dans la semaine avancer sur les sujets qui sont importants pour nous. On va remettre en place le sourcil intangible. Alors qu'est-ce que c'est que le sourcil intangible ? C'est vraiment de mutualiser nos récoltes. mais toutes nos récoltes, genre les graines, les plants, les fleurs séchées, les pigments transformés, la pâte pigmentaire, tout ce que vous voulez, et répondre à des plus gros, à des besoins plus importants. Puisque quand on se tourne vers nous et qu'on nous demande 70 tonnes d'un produit, clairement, on ne les a pas à une seule exploitation. Donc l'idée, c'est ça, et on avait besoin d'un outil professionnel, et maintenant cet outil, il existe, c'est la guilde tinctoriale, où on peut tout partager en temps réel, des photos, des cahiers d'échage, des documents, on peut faire des sondages, enfin bref, trop bien. Donc voilà, si vous cherchez des graines, des plants, des arbres tinctoriaux, pour leur panin bien sûr, des fleurs séchées, pigments, pas pigmentaires, on a tout ce qu'il faut sur la guilde tinctoriale. On a même des paniers de ressources à transformer vous-même avec L'AMAP teintilis. D'ailleurs, je précise que Cécilia Aguirre, qui est bien connue sur le podcast, a rejoint aussi la guilde comme experte, mais plutôt des plus petites surfaces agricoles. entre le jardin et la surface agricole. Donc, on vous accompagne aussi, vous l'avez compris, pour faire de vos récoltes des ingrédients disponibles pour les différents métiers de la couleur végétale. Et l'idée, c'est que tout est fait dans la guilde pour que vous viviez, vous, agriculteurs. Donc, voilà. Sinon, je voulais vous parler aussi d'un autre sujet que j'ai mis ici avec l'agriculture tanctoriale. C'est pour moi le nerf de la guerre, c'est l'extraction. Alors... J'ai souvent loupé ce maillon pendant les premières années du podcast et cette année, je me suis rattrapée. Donc, on a reçu Philippe de Beclar d'Extractis, donc l'épisode E132. Et on a aussi reçu Nicolas Athénaud de Bioli by Sainciente, l'épisode 155. Pourquoi je vous dis que c'est hyper important pour moi l'extraction ? Pour deux choses, parce que c'est très bien d'avoir des plantes sectoriales cultivées, Merci. avec amour, etc. Mais si on n'arrive pas à harmoniser les lots et à faire que les couleurs ne soient pas dépendantes des saisons, des terroirs, etc., ce sera compliqué de se coller aux volontés des différents métiers de la couleur végétale. Donc l'extraction, pour moi, c'est un domaine incontournable si on veut monter en échelle. Et pour moi, la bonne nouvelle aussi, c'est que si des acteurs industriels comme Sainte-Sienne entrent dans le domaine, Donc eux, ils sont surtout sur des multinationales autour des pigments. S'ils développent cette branche biosourcée sur les pigments, pour moi, c'est un signal pas faible, très fort. Si vous suivez aussi l'actualité, vous savez que les États-Unis ont interdit des colorants de synthèse et qu'ils sont remplacés aussi par des colorants végétaux, notamment la fleur de pois bleu. Et ça, c'est des signaux qui sont hyper importants pour nous. Ce que ça veut dire aussi, c'est que le marché est suffisamment mature pour que des grands groupes comme ça y investissent. Et ça, c'est bon signe pour nous. Et ça nous met un petit coup de pression aussi parce qu'il faut vraiment qu'on s'active à travailler entre nous. Et d'ailleurs, je pense aussi que c'est ça qui accélère le fait qu'on bosse davantage en collectif. Donc, on a aussi besoin d'extracteurs. Donc, on a un super partenaire qui fait un travail d'orfèvre pour mutualiser nos lots en petites quantités sur différents produits agricoles. Mais on aimerait se sécuriser en trouvant un extracteur qui soit capable de traiter des volumes de feuilles, de racines, pourquoi pas de graines, etc. Mais avec des plus grosses quantités pour qu'on ait vraiment toutes les possibilités qui s'offrent à nous. On a un peu de récolte intermédiaire. On a notre acteur qui fait un travail d'orfèvre. si on a des plus grosses opportunités et qu'on a envie d'aller plus loin. on aurait aussi une solution. L'idée, c'est ça aussi d'anticiper dans la guilde, c'est d'avoir à chaque fois des solutions, peu importe les volumes. Donc, il nous faudrait quelqu'un qui travaille des volumes intermédiaires, qui ne nous fasse pas un tarif de malade mental si possible et qui soit en capacité de traiter tout type de partie de la plante, comme je vous le disais. Si vous connaissez un extracteur, on est preneur. Je voulais aussi vous dire, il y a des coulisses de cette agriculture tinctoriale qui est hyper importante. Quand on voit toutes les problématiques, vous avez vu notre mois de mai, des records de chaleur, des mini canicules annoncés, les framboises qui sont mûres avant, les cerisiers qui sont pleins de cerises. Bref, vous voyez qu'il va falloir être souple et adaptatif. Et donc du coup, ce que je voulais vous dire, c'est vous rappeler l'aubaine agronomique des plantes tinctoriale. Elles sont gourmandes en eau généralement, elles poussent sur des sols qui sont non compétitifs à l'alimentaire. Elles stockent du carbone, elles apportent une biodiversité de malade mental. encore merci à Stéphanie Hégare de l'Ivaden qui nous avait fait des photos de tous les insectes et donc du coup de toute la chaîne trophique qui va avec, les oiseaux, etc. Ils sont peu exigeants en un temps. C'est pour ça que beaucoup de plantes tectoriales sont en bio. Et elles peuvent être un double choix. C'est-à-dire les pâmes, plantes à parfum aromatiques et médicinales, peuvent aller vers cette filière-là, mais peuvent aussi aller vers les filières tectoriales. Donc, bioactivité ou couleur, c'est à vous de choisir. Ensuite, je voulais vous dire qu'on n'était qu'au début, puisqu'on est en train de se rendre compte qu'il y a une hausse de la recherche dans les domaines des plantes tectoriales. Donc on a... Par exemple, le projet Palcol Bio, palette de couleurs biosourcées qui se fait entre Amiens et Orléans, dont nous a parlé Patrick Martin dans l'épisode 249. Si vous avez loupé toute la série de l'été dernier, avec tous ces chercheurs qui étaient réunis autour des troisièmes rencontres des plantes tinctoriale que j'ai couvertes dans le podcast, allez les réécouter si la science est quelque chose qui vous intéresse. Le son n'est pas top, vu qu'on était en conférence tous ensemble, mais franchement, le son est hyper intéressant. Donc... plus de recherche dans ces domaines-là. On travaille aussi sur les propriétés bioactives, notamment de l'isatis tinctoria. Vous n'avez pas loupé la thèse et les épisodes de Romain Vauclin, donc l'épisode 246 notamment, mais il y en a un deuxième. Et en fait, pour résumer hyper facilement, c'est que là où il y a de la couleur, il y a de la bioactivité. Donc, comme tous les acteurs de la cosmétique, du soin, etc. sont en train de s'activer vers un retour au naturel, eh bien, forcément, la couleur végétale arrive à un moment ou à un autre Merci. sur le tapis. Et donc, c'est hyper important qu'on se structure. Il y a un début de, comme je dirais, de légitimation académique. C'est-à-dire qu'il y a 20 ans, rechercher la couleur végétale dans des projets de recherche, c'était plus de l'artisanat. Mais aujourd'hui, c'est financé, c'est publié, c'est reconnu, et c'est même en route économiquement. C'est-à-dire que les projets, par exemple, avec la pelure d'oignon qui ont été faits par Patrick Martin, sont viables économiquement vu qu'ils sont en route, c'est-à-dire qu'on récupère. les pelures d'oignon, on en extrait la quercétine, et ça va dans le domaine de la cosmétique et de la couleur. Donc c'est déjà très en place. Alors, autre sujet, le fait que, comme je le disais, la couleur végétale et les plantes tanctoriales, elles ont un double statut. Elles peuvent être tanctoriales, donc apporter de la couleur, mais elles sont bioactives, donc elles apportent des trucs de fou, du soin, du suin, du soin, du soin, des produits anti-UV, Heu... des propriétés de phytoremédiation, de dépollution, etc. C'est incroyable. C'est vraiment le combo gagnant. Quand on explore ça, quand on explore les plantes sectoriales, comme je vous dis, en fait, on se rend compte qu'avec une plante, on fait un combo de on colore et on soigne. Donc, ça, c'était vraiment pour le rappeler. Et l'autre sujet, c'est la boîte de Pandore avec les tannins. Et donc là, sur le sujet, on a reçu Jean-Marc Sélos, l'épisode 253, où il nous parle des multi-usages du tannin, ces choses incroyables qui nous attendent. On est qu'au début de ce sujet, mais ce que je veux vous dire, c'est que voilà, si vous êtes amateur de vin, finalement, vous n'êtes pas si éloigné de la couleur végétale et ça vous fait déjà un point commun. Et enfin, je voulais vous parler de la valorisation des coproduits. Donc, ce qui est génial, vraiment génial, et c'est pour ça que ces plantes, elles sont top, c'est qu'on valorise... toute la plante. Donc, sur l'isatis tectoria, donc le pastel teinturier ou la waide, selon le nom dont vous l'appelez, eh bien, on valorise les silic, on valorise les graines, on en fait de l'huile, on travaille les tourteaux, on travaille même la racine. Et donc, en fait, c'est pour vous dire que franchement, on utilise tout dans les plantes tectoriales. Ça, vous le retrouvez aussi dans la guilde tectoriale, puisque ça y est, la veille scientifique est arrivée. Tous les mois, vous avez une veille qui arrive sur tous les métiers de la couleur végétale. Donc, on a plus de 12 métiers aujourd'hui et plus en off. Et la veille scientifique des études parues, mais traduites en français et courtées, résumées, pour un temps de lecture très court. Si c'est des choses qui vous intéressent, bien sûr, c'est disponible sur la guilde. Tout ce que je voulais dire, c'est que dans ces coulisses des plantes pictoriales, en fait, tout ça, c'est des arguments économiques. qui sont solides, c'est-à-dire qu'avant, c'était considéré comme de l'artisanat, maintenant, ça ne l'est plus. Donc, si vous êtes chercheur, centre de recherche, n'hésitez pas à nous contacter pour plusieurs choses. Un, on peut parler de vos recherches sur le podcast Arécovert et montrer l'enjeu, justement, de vos recherches, le travail que vous faites souvent depuis des années. On peut aussi vous trouver des ressources. Je pense à des chercheurs qui avaient besoin de retours d'expérience, de déguiser des différentes pratiques de métier, etc. Sur la guilde, dans un récovert, on a tout ce qu'il faut et les acteurs sont surmotivés à vous répondre, donc n'hésitez pas. Et donc, si vous êtes passionné par la recherche, que les plantes tectoriales vous intéressent, vous pourrez écouter toute la série de l'année dernière. On a parlé phytorémédiation, pharmacie, les domaines de la lunetterie, on a parlé des pollutions, enfin bref, vous allez adorer. Donc, ce qui nous manque aujourd'hui, vous l'avez compris, c'est que si vous connaissez un agri en plantes tectoriales ou en pâmes, dites-lui de s'intéresser à Aréco Vert, à la Guilde Tinctorial et au collectif. Il y a toute la playlist de l'agriculture tinctorial que vous pouvez réécouter, il y a toute la playlist sur la recherche que vous pouvez écouter. Si vous êtes un acteur extracteur, extracteur de produits végétaux, parce qu'on le sait, là il y a une recrudescence de la cosmétique végétale, du coup les extracteurs sont occupés avec la cosmétique, n'auront pas forcément de place pour les plantes tinctoriales, Nuit. sachez que nous on est mobilisés, on est au taquet et qu'on propose de la couleur ce qui est différent du soin donc n'hésitez pas à vous manifester si vous êtes extracteur et enfin si vous êtes chercheur, franchement on vous attend le 18 et 19 novembre prochain c'est à un IUT de Béthune on va être dans les labos il y aura des outils de mesure de la couleur qui vont être présentés et on espère vraiment qu'il y a des sujets et des défis que vous allez nous remonter par métier qui vont être proposées aux étudiants-chercheurs des IUT. Et on en a plein des sujets de recherche. Par exemple, est-ce que quand une plante tinctoriale vient dépolluer un sol, est-ce que quand on l'utilise en teinture, il reste sépolluant ? Voilà un exemple de sujet de recherche. Donc si vous êtes chercheur, franchement, manifestez-vous. Et ceux qui écoutent ce podcast, cette vidéo, franchement, s'il vous plaît, allez l'envoyer à des gens agris, extracteurs ou chercheurs. Franchement, on a besoin de se bouger. Merci, belle journée à tous. Merci pour votre écoute. Pour soutenir La Couleur Végétale, abonnez-vous au podcast à Récovers sur la plateforme d'écoute de votre choix et laissez un commentaire si vous avez appris quelque chose. Ça soutient vraiment le podcast. Pour les artisanes de La Couleur Végétale qui veulent aller plus loin, vous pouvez rejoindre la plateforme Patreon ou la communauté à Récovers à vie. Et pour les entreprises qui souhaitent Creusez ! davantage le sujet de la couleur végétale, me faire intervenir dans leurs entreprises pour leur expliquer la filière et les enjeux, on se retrouve sur arecovert.kit.com Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances cosmétiques biotechnologies couleurs du vivant