Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Areco Vert, le podcast de celles et ceux qui veulent comprendre, structurer et déployer la couleur végétale et du vivant dans le monde réel. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes et depuis trois ans, chaque jeudi, je reçois celles et ceux qui font la couleur du vivant. On part de la graine à la couleur finale. On parle plantes et autres sources tanctoriales, usages concrets, filières, santé. environnement, innovation et biotechnologie. Du textile à la cosmétique, de l'artisanat à l'industrie, du design aux fibres naturelles, une seule approche, relier la couleur du vivant aux usages réels. L'objectif est clair, fédérer et démocratiser la couleur végétale et recréer une souveraineté de la couleur du vivant chez nous. Belle écoute ! Bonjour à tous, je voulais vous parler aujourd'hui d'un projet nouveau, d'une étape en plus pour la filière teintoriale et je voudrais vous expliquer pourquoi ça arrive maintenant alors que ce n'était pas forcément prévu. Donc deux déclics qui ont été à l'origine de ce changement. Le premier c'est qu'avec toute la consultation que j'ai faite des artisanes et artisans et acteurs de la couleur végétale Depuis plus de trois ans et demi, j'ai voulu créer un outil où on pouvait exprimer tout ce potentiel, dé-siloter entre les acteurs de la filière teintoriale, où vous puissiez vous exprimer sans du soutien, sortir de l'isolement, avoir des réponses à vos questions, et une filière qui grandit ensemble, puisque depuis les débuts, l'envie d'avoir une souveraineté de la couleur végétale, en étant consciente qu'on ne remplacera pas les colorants de synthèse, c'est vraiment un sujet qui me... portée à cœur. Et le constat, c'est qu'au bout de trois ans et demi, malgré les outils mis en place, donc ça a commencé par un abonnement Patreon. Patreon, c'est une plateforme pour soutenir des créateurs de contenu. Et ce n'est pas tellement comme ça que je me vois. Et en fait, ça rabaisse un peu les ambitions d'Arrecover et du projet de la filière. Mais Patreon a fait le job au moment où on a démarré. Il y a plein de fonctionnalités qui ne fonctionnaient pas. Vous ne pouviez pas faire vos autopromotions. Vous étiez vachement dépendant de moi. Et c'était un peu compliqué. Je ne pouvais pas délivrer la valeur que j'avais envie de délivrer. Donc, en septembre dernier, je me suis formée sur un nouvel outil, donc Notion. Notion, c'est un outil où on peut agréger énormément d'informations, de données, de quantités, d'infos. Mais vous savez qu'aujourd'hui, ce n'est pas... tant l'info qui est importante, vu que maintenant avec l'IA, avec tout ce que vous voulez, vous trouvez très rapidement l'info qu'il vous faut. Là, l'idée, c'est d'avoir un outil qui permet d'avoir de l'info vérifiée, utilisable par tout le monde, etc. Donc, premier constat, les outils choisis par Arrecover pour accompagner cette progression, et accompagner aussi la filière, était... perfectible, on va dire comme ça. Deuxième constat, complètement autre chose, avec le contexte économique et ce qui se passe dans le monde, il y a de la tension sur les produits du pétrole mais aussi sur la chimie, ça ne vous a pas échappé. On ne sait pas à quand ça s'arrêtera, quand ça va se calmer et quand tout va rentrer dans l'ordre. Et vous savez que les colorants de synthèse sont issus de dérivés du pétrole et du coup, ce qui se passe en ce moment impacte les colorants de synthèse. Alors, les impacts pour plusieurs choses, c'est-à-dire que les colorants de synthèse sont dérivés du pétrole. Toute l'explication de comment c'est fait, on en parlera plus tard. Mais en gros, ça impacte du coup, en termes de matière première, les colorants de synthèse qui sont fabriqués par une poignée d'acteurs, 5 géants mondiaux et plusieurs autres, mais c'est assez flou, on va dire. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est aussi, je le vois comme ça, une opportunité pour la couleur végétale de montrer qu'on peut proposer une alternative à la couleur de synthèse, issue de récoltes, mais pas que, pour ne pas empiéter sur l'alimentaire, issue de valorisation de ressources dérivées, donc des coproduits alimentaires, des coproduits industriels, agroalimentaires, etc. On a reçu pas mal d'acteurs sur le sujet dans le podcast. Et dire que c'est peut-être notre moment de proposer cette alternative à la couleur de synthèse, qui soit crédible, vu que vous n'êtes pas sans savoir que la filière se structure quand même depuis trois ans et demi et plus, et que du coup, en se structurant, en mutualisant certains coûts, en travaillant ensemble, et bien naturellement, le coût unitaire va ne faire que baisser. Et c'est un des arguments qui nous est le plus reproché. C'est cette histoire de coût des colorants végétaux, des colorants naturels au sens large. Sauf que là, c'est peut-être la fois où on va pouvoir être le plus compétitif, entre guillemets. vis-à-vis des colorants de synthèse. Autre chose, on est tous, toutes les entreprises sont en train de chercher des alternatives plus durables pour leurs matières premières. On parle beaucoup d'éco-conception, on parle beaucoup d'analyse de cycle de vie, on parle beaucoup de bilan carbone, etc. Eh bien, il n'y a pas photo pour faire comprendre que la couleur végétale est excellente dans le terme de l'analyse de cycle de vie, malgré qu'on intègre la partie agricole qui peut prendre, qui peut consommer de l'eau, etc. Mais... Et si vous connaissez les plantes teintoriales, vous savez que ce sont des plantes extrêmement résilientes, qui poussent sur des sols non compétitifs avec les sols agricoles. Et vous savez qu'ils sont peu demandeurs en eau, peu demandeurs en intrants chimiques, etc. Donc, on n'est pas en compétition avec l'agriculture alimentaire. Par contre, ce qui est intéressant... C'est que du coup, ces plantes tectoriales permettent une culture, une biodiversité qui s'accélère, et ça on a tous les éléments dans la communauté, et ça permet d'avoir une ressource qui est bonne aussi pour l'environnement, qui ne fait pas d'eutrophisation de l'eau, puisque les colorants de synthèse, quand ils sont maltraités dans des pays lointains, construit, opacifie, on va dire, l'eau, ce qui détruit les algues qui ont besoin de lumière, etc. Je ne vous fais pas tout le circuit, mais vous avez compris, qui dit plus d'algues, dit plus de poissons, etc. Et bien là, avec les colorants naturels, ça n'est pas le cas. Donc bref, je ne vais pas ici vous faire le débat sur est-ce que c'est mieux ou non. Je pense que si vous suivez le podcast, vous avez votre idée. Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, c'est peut-être le moment où on peut se... accélérer, accélérer dans plusieurs sens, c'est-à-dire se mobiliser davantage, dé-siloter davantage les métiers de la couleur végétale pour avoir une vraie filière qui se structure. Et donc l'idée, c'est de permettre d'avoir l'outil qui propose cette transformation. Donc là, je m'arrête pour cette entrée en matière. Je pense que vous comprenez un peu le pourquoi. Et dans le prochain épisode, je vous explique le quoi et la suite. J'espère que ça vous intéresse et si ça n'est pas le cas, vous avez 420 autres épisodes passionnants avec des experts que je remercie encore chaleureusement. Donc n'hésitez pas à aller écouter ça et si ça vous intéresse, on se retrouve dans le prochain épisode. Bonne journée ! Merci pour votre écoute. 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