ArtEcoVert Pauline Leroux Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert, le podcast qui vous parle d'art, d'écologie et de verdure. Je suis Pauline Leroux, ingénieure agronome passionnée de plantes, et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications. Que ce soit dans le textile, l'ameublement, l'artisanat, la décoration et dans d'autres domaines, chaque jeudi et samedi à 7h30, je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants. pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur. Mon but, fédérer et démocratiser la couleur végétale dans le monde. Alors c'est parti, bonne écoute ! Bonjour à tous, je vous propose un épisode contemporain en partenariat avec l'intelligence artificielle et ChatGPT. J'ai tapé comment rendre mon activité plus vertueuse donc en me positionnant dans la... tête des entreprises et voir comment la couleur végétale pouvait contribuer d'une manière ou d'une autre. Et vous allez voir, je suis assez surprise de la place de la couleur végétale et des solutions qu'elle apporte. Première solution, choisir des matières premières durables. Un approvisionnement responsable, l'intelligence artificielle nous conseille de sélectionner des fournisseurs qui pratiquent l'agriculture biologique et durable. De ce côté-là, je suis plutôt rassurée. On a nos acteurs, Laure et Amandine Roussier du Champ des couleurs, Stéphanie Hégare de l'Ivaden, Greening qui fait de l'agriculture tinctoriale, les nouveaux arrivés dans la culture avec Vullacourt de la Rougie, Aline Perderot, etc. Ensuite, on nous recommande de sélectionner des matières locales, donc privilégier des plantes ou des matériaux locaux pour réduire l'empreinte carbone liée au transport. Nous, on peut revendiquer un... Grown in France, il y a le Made in France. Nous, on a bien sûr des plantes qui poussent en France, qui sont cultivées chez nous, mais également l'association avec ces fibres naturelles, comme le chanvre, le lin. Je vous réinvite aux épisodes de Virgo Coppe et de Safi Lain. Avec les plantes tectoriales, certes, elles poussent en France, mais elles accompagnent ou elles viennent sublimer avec la couleur d'autres cultures de fibres naturelles, comme le lin et le chanvre. Donc ça, on est plutôt bon. Ensuite, il conseille de travailler la certification et la traçabilité. Donc, utilisez des matières premières certifiées et assurez-vous de la traçabilité de vos produits. Là, j'ai envie de dire que ce n'est pas tout à fait acquis. C'est en cours de travail et notamment, on en parle dans l'épisode avec Patrick Brenac et Isabelle Brenac, l'épisode 9 et 10 du podcast que je vous invite à aller réécouter. Donc, conclusion sur ces trois premiers points de choisir des matières premières durables, on est plutôt pas mal avec la couleur végétale. Ensuite... Deuxième recommandation de l'intelligence artificielle, c'est d'optimiser les procédés de production en réduisant les déchets, en adoptant des techniques de production qui minimisent les déchets et recyclent les sous-produits. Alors j'ai envie de dire que, en tout cas, la couleur végétale peut aussi jouer un rôle dans le recyclage des sous-produits, que nous on appelle plutôt coproduits, donc avec une réduction des déchets dans le sens où nous on produit quand même des déchets moins toxiques. que l'usage de colorants à base de plantes est quand même beaucoup moins toxique que les produits qu'on peut utiliser côté synthèse. Par contre, ce n'est pas sans rien non plus. Il y a quand même le mordant qu'il faut regarder ou les agents et auxiliaires à côté de la couleur végétale. Mais en tout cas, on peut également utiliser les coproduits agricoles pour produire de la couleur. Donc, on ne réduit pas forcément les déchets au sens large, mais on réduit les déchets toxiques. et on peut se servir de déchets pour recréer de la couleur. Deuxième point, économiser l'énergie, utiliser des équipements à haute efficacité énergétique et sources d'énergie renouvelables. Alors, on ne peut pas dire que la couleur végétale y contribue, par contre, c'est complètement compatible, on peut carrément travailler la couleur végétale avec des équipements de haute efficacité. Il n'y a pour moi pas de problème, mais n'hésitez pas à commenter s'il y a quelque chose qui vous saute aux yeux. Ensuite, dans la gestion de l'eau, il faut implémenter des systèmes de recyclage de l'eau et des techniques de teinture à faible consommation d'eau. Alors, on en a parlé dans l'épisode de Sandrine Rozier. Sandrine Rozier travaille des techniques de teinture quasiment à sec. J'exagère, mais on n'est pas loin. On a aussi dans les études scientifiques de l'arecoveille, donc cette veille scientifique que je réalise sur les colorants végétaux et les plantes tinctoriales, on a certaines tinctoriales qui sont utilisées pour dépolluer les eaux. On n'y contribue pas forcément tout de suite parce que pareil, pour la production d'indigo dans l'extraction, on utilise beaucoup d'eau. L'irrigation ou l'usage d'eau dans les champs peut aussi jouer, mais on n'est pas trop mal sur l'histoire de la gestion de l'eau. Troisième point avancé par l'intelligence artificielle, c'est de créer des produits durables, respectueux de l'environnement, design et éco-conçus. Donc le premier point, il faut concevoir des produits en pensant à leur cycle de vie, en favorisant la réutilisation et le recyclage. Donc là, moi je vous parle d'un premier point, c'est que les colorants végétaux sont compatibles à la biodégradabilité, c'est-à-dire qu'ils se décomposent effectivement à 100%. Merci. en fonction quand même du mordant qu'on y adjoint et des produits qu'on y met, mais sinon, si le colorant est seul, il se décompose. Autre information, on a dans l'épisode 100 avec Tony Joano, parlé de l'éco-design, le bio-ennoblissement. Donc, c'est à aller consulter l'épisode 100 qui est passionnant. Deuxième point, les emballages écologiques. Donc, on nous recommande d'utiliser des matériaux d'emballage recyclés, recyclables ou compostables. Moi, je peux vous dire qu'en termes d'emballage écologique, la couleur végétale peut contribuer notamment à les colorer. On peut colorer des matériaux qui sont recyclés, on peut employer les encres végétales et elles seront biodégradables. Voilà ce que je peux dire là-dessus. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas. Et notamment des matériaux recyclés, s'ils restent, comment on va dire, à dominante naturelle, ils pourront être colorés. Ensuite, on nous dit travailler la qualité et la durabilité, fabriquer des produits de haute qualité qui ont une longue durée de vie, réduisant ainsi la nécessité de remplacement fréquent. Là, je ne peux pas dire que je place la couleur végétale au top. Objectivement, on ne peut pas dans chaque cas faire aussi bien que des produits de synthèse dérivés du pétrole. Et la longue durée de vie, en fait, c'est relatif aux produits à l'usage, je dirais. Mais historiquement, on a retrouvé des tissus vieux de 5000 ans qui sont toujours autant rouges qu'à la base. Donc là, je vous renvoie à l'épisode 5 et 6 de Dominique Cardon qui ne dira pas le contraire dans les découvertes qu'elle fait avec des couleurs incroyables qui sont restées des années et des années. La quatrième recommandation de l'intelligence artificielle, c'est d'adopter une gestion responsable. Donc, d'être transparent, de communiquer ouvertement sur les pratiques. Vos réussites, vos défis en matière de durabilité, la couleur végétale c'est compatible, il n'y a rien à cacher dans les plantes qui sont utilisées, la transformation et les modes opératoires, donc pas de raison de ne pas avoir de transparence. Ensuite, parler des engagements des parties prenantes, impliquer les employés, les fournisseurs, les clients dans les initiatives durables. Bon alors là, c'est pareil, on n'apporte pas forcément quelque chose, on peut juste dire que... La couleur végétale, c'est une longue chaîne de valeurs. C'est de nombreux acteurs à de nombreux niveaux différents. Et il y a une multitude d'applications. Bon, je ne vais pas toutes les rappeler, mais cosmétiques, en make-up avec le rouge français, la coloration capillaire végétale avec Marc Apar, Couleur Gaïa, Laboratoire Terre de Couleurs, Elwen, Herboris, Nathalie Tuile, et on recevra encore des acteurs de la couleur végétale capillaire. Ça peut être aussi dans la savonnerie, avec Jessica Angélique de Blossom. Ça peut être dans l'agriculture, avec le champ des couleurs, Livaden, etc. La teinture naturelle végétale avec ses marques et ses formateurs, Sandrine Rosier, Clément Bautier, la marque Néprin, Mathieu Ruiz, Livaud. J'en passe et des meilleurs. Et ils disent aussi, travaillez tout ce qui est éducation et formation. Il faut sensibiliser et former les personnes sur des pratiques durables. inciter à adopter ces pratiques. Alors, sensibiliser, on va dire que le podcast à récouvrir quand même y contribue, plus tous ces acteurs passionnés de la couleur végétale qui, soit en donnant des stages, des représentations, des ateliers et des formations, forment les acteurs aux pratiques durables et, comment on va dire, portent les couleurs de la couleur végétale. Cinquième point que nous propose l'intelligence artificielle, c'est de soutenir les communautés locales. Donc, de proposer un commerce équitable, de collaborer avec des partenaires. qui respectent les principes du commerce équitable. Donc là, dans la labellisation de la couleur végétale, on a notamment des labels plutôt, on va dire, tournés bio, etc. Mais il y a aussi des labels, notamment dans la couleur végétale, coloration capillaire, en équitable. Et dans tous les cas, l'idée, c'est de valoriser chaque acteur de la chaîne de valeur. Enfin, de proposer des engagements communautaires, donc investir dans des projets locaux, soutenir des initiatives communautaires. Alors là, je pense tout de suite au travail qui peut être fait en région avec les acteurs, par exemple, des chambres d'agriculture, les pôles d'excellence de chaque région, en mettant en lien des agriculteurs, des fabricants de pigments, des laboratoires d'analyse et des industries que vous avez sur vos territoires. Donc, pour moi, c'est complètement rempli. Et travailler, on nous recommande aussi les partenariats locaux. Bon, là, on est là-dedans. Clairement, en retravaillant cette chaîne de valeur, cette filière tinctoriale, on est complètement dans les partenariats locaux. Un avant-dernier point, c'est d'implémenter des initiatives d'RSE, donc responsabilité sociétale des entreprises. Donc, travailler sur des projets environnementaux, participer à des projets de reforestation, de conservation de l'eau, de protection de la biodiversité. Là, j'ai envie de dire qu'on est en plein dedans. Employer la couleur végétale, c'est favoriser une agriculture tanctoriale qui est compatible avec l'agroforesterie, qui est souvent certifiée bio. ou en tout cas qui n'utilise pas de produits phytosanitaires, donc qui est dans le mode agriculture régénérative, qui augmente la biodiversité, que ce soit souterraine ou en surface. On a eu des échanges notamment avec Stéphanie Hégare de l'IVADEN qui avait recensé la biodiversité sur ses champs. On est clairement, en utilisant la couleur végétale, au top dans les projets environnementaux. Ensuite, favoriser la santé et la sécurité. garantissez des conditions de travail sûres et saines pour vos employés. Alors là, pareil, la couleur végétale tire son épingle du jeu parce qu'on propose des produits dont la toxicité est vérifiée, donc non toxiques, on va dire, des produits utilisés par exemple pour la teinture végétale, la coloration de capillaires végétales, on l'utilise dans les encres et dans la cosmétique, à savoir qu'une des premières causes de changement ou de retour à la couleur végétale, à la base, c'était pour les problèmes d'allergie et de problèmes cutanés. Donc... Si les gens qui ont ces sensibilités aux produits de synthèse reviennent au végétal, vous comprenez bien qu'il y a cette histoire de santé, de sécurité. Après, je rappelle toujours que végétal ne veut pas dire sans danger. On a dans les noyaux d'abricot du cyanure, on a la digitale qui peut effectivement nous faire du tort. Bref, végétal ne veut pas dire sans problème, sans danger, mais en tout cas, la couleur végétale... Pour l'instant, dans tout ce qui est employé, il n'y a pas eu de toxicité reconnue. Dernier point, c'est promouvoir l'économie circulaire. Alors, favorisez le recyclage et le réemploi. Donc, mettez en place des programmes de recyclage pour des produits en fin de vie et encouragez vos clients à les retourner. Bon, clairement ici, j'imagine une chemise en lin colorée végétalement. Avec un mordant, pourquoi pas un bio-mordant ? Clairement, une fois que votre chemise est à bout de souffle, déposez-la tranquillement dans votre compost si vous avez la chance d'avoir un jardin. Sur les autres produits, j'imagine des matériaux recyclés, recyclables et biodégradables avec des encres végétales non toxiques et biodégradables. En fait, je pense que là, il n'y a que la limite consommée et surtout l'emploi des auxiliaires. à contrôler, c'est-à-dire que le mordansage pour la teinture, les liants pour les encres, voir ce qu'on met en plus de la couleur végétale et de l'eau pour s'assurer que ce soit bien biodégradable et non nocif. Ensuite, on nous propose de travailler l'upcycling, donc d'utiliser des matériaux récupérés pour créer de nouveaux produits innovants. Donc ça, ça peut être le support sur lequel on viendrait appliquer la couleur végétale. Donc des supports, des matériaux qui seraient récupérés, retravaillés, qu'on vient colorer, ou encore ces boucles vertueuses de couleurs que j'aimerais vraiment mettre en avant, à savoir des déchets d'industrie agroalimentaire, d'éco-produits agricoles, des déchets d'entretien de forêts ou de haies ou d'autoroutes qu'on vient valoriser en leur extrayant de la couleur avant de les méthaniser. Et enfin, de créer des modèles d'affaires circulaires, donc adopter des modèles tels que la vente de services plutôt que de produits. Donc là, on est moins concerné. En tout cas, la couleur végétale, ici, ne vient pas forcément apporter quelque chose sur ces objets dématérialisés. Bref, sur tous ces sujets-là, sur tous ces thèmes, vous allez avoir des récurrences parce que le sujet de la RSE, j'y ai bossé pendant quatre ans, j'adore ces sujets-là. J'avoue, là, je prenais un peu de distance avec tout ça et j'explorais la couleur végétale. Mais bien sûr, les liens sont à faire. Vous allez retrouver des épisodes où je vous parle des avantages de la couleur végétale et des chiffres parce qu'on est bien conscient que malgré tous les témoignages qu'on a pu apporter sur tous les préjugés de la couleur végétale, on a besoin de chiffres, de faits réels, d'études scientifiques, d'analyses de cycles de vie pour être convaincu. Et il n'y a rien de plus convaincant que des chiffres et de la preuve par les faits. Et donc, vous aurez des marques. Vous aurez des enseignes, vous aurez des produits. Puis on fait la preuve de tout ce que je viens de vous raconter là. C'est à suivre pour cette belle rentrée qui nous attend, qui va être très riche. C'est un gros virage que beaucoup d'entreprises sont en train de prendre. Un retour vers la naturalité avec la cerise sur le gâteau, en plus du biosourcé, la couleur végétale. Et plus il y aura d'acteurs, plus il y aura de force dans cette chaîne et plus il y aura des réductions de coûts pour huiler toute cette chaîne de couleurs végétales. Belle journée à tous, à la prochaine ! Je vous invite à aller consulter les autres épisodes Zoom ou les épisodes avec les invités et aller sur la page Instagram ArtEcoVert, A-R-T-E-C-O-V-E-R-T, pour y retrouver et deviner les futurs invités du podcast, mais notamment retrouver les sources écrites de tout ce que nous abordons dans les épisodes Zoom. Belle journée à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale