- Speaker #0
Si t'es un habitué du podcast, t'as sans doute déjà entendu sa voix. L'épisode où Marie-Ève Drolet, alias Drolette, nous parlait du why reste encore le plus écouté de toute l'histoire d'À ta couleur. Aujourd'hui, elle revient au micro avec la même intensité, mais dans une posture différente, celle d'une entrepreneur expat au Nicaragua qui documente son parcours, ajuste son quotidien et se rapproche toujours plus de la vie et de la version d'elle-même qu'elle veut offrir au monde. Ensemble, on explore ce moment charnière où revisiter son histoire devient le meilleur moyen de savoir où poser le prochain pas. Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune au cœur d'un petit village rural où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent au... autour de quelque chose de plus grand que soi puis qui nous donne la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard, hein, si j'étudie l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça, le storytelling introspectif. Un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors, installe-toi sur ma galerie puis laisse-toi inspirer. Salut Marie !
- Speaker #1
Salut Marie ! Merci tellement de m'inviter ! Je suis vraiment contente d'être là !
- Speaker #0
Pour une deuxième fois, vous savez comment ça me fait plaisir ? C'est toujours un plaisir de te parler. Je suis contente de te retrouver derrière le micro. Re-bienvenue une deuxième fois ! Mais là, avant d'entrer dans notre discussion, je vois toujours le magnifique décor derrière toi. Puis là, pour les gens qui ne savent pas, on s'en doute que tu es au Nicaragua parce que je l'ai quand même dit dans l'intro, mais mord-nous donc où est-ce que tu es ! Fais-nous rêver un petit peu ! Regardez ça !
- Speaker #1
Tu sais... Pas le choix de regarder en YouTube pour cet épisode-ci.
- Speaker #0
Ben là, si tu nous écoutes seulement à l'audio, ça vaut la peine d'aller sur YouTube, comme tu dis, Marie, pour voir ça. Ça, c'est le décor que moi, j'ai eu pendant 10 jours, que toi, tu as depuis 8 ans, on va se dire. Moi, je l'ai eu pendant 10 jours, parce que je suis allée te retrouver à Noël 2023. J'ai fui le Québec. pour aller au Nicaragua, pour aller à Popoyo. Et c'était pas ma première fois. J'étais quand même allée aussi au Nicaragua en 2015. Pas en 2015, non, mais quand j'avais 15 ans, plutôt, dans le cadre d'un stage humanitaire. Fait qu'il y a quelque chose qui me rend très nostalgique. Puis c'est comme un lien, un point de connexion qu'on a ensemble, toi puis moi, par rapport à ça. Chaque fois que je pense au NIC, moi, ça me rappelle l'essentiel. Ça me ramène à l'essentiel. Puis toi, bien, t'as posé tes valises il y a 8 ans au Nicaragua. je le sais que c'est une expérience qui a profondément marqué
- Speaker #1
T'as...
- Speaker #0
au point où t'es restée là, au point où, hein, le Nicaragua, tu l'as tatoué sur le cœur. J'ai envie de commencer, justement, par rapport à ça. Quel parallèle, toi, Marie, tu fais entre ce que tu ressentais avant ton départ au Nicaragua, en 2016, pis ce que tu ressens maintenant, dans cette... on va dire cette nouvelle phase de transition-là, parce que c'est comme ça que tu la nommes, hein, t'es comme dans une phase, une certaine phase de transition.
- Speaker #1
Absolument. Phase de transition, euh... On va pouvoir explorer ensemble une phase de transition dans laquelle je suis très vulnérable aussi, mais je suis très à l'aise d'être avec toi, Marie, pour en parler parce qu'on est plus que des partenaires de podcast. Bien, pas partenaires, je suis une collaboratrice.
- Speaker #0
T'es une amie aussi, t'es une bonne amie aussi, on va le dire.
- Speaker #1
Je suis vraiment à l'aise d'en parler avec toi aujourd'hui. Je veux dire en partant aussi merci pour toutes ces belles écoutes-là aussi. C'est fantastique. Je n'ai comme pas réalisé que c'était le podcast le plus populaire. Puis j'ai hâte de voir avec ce deuxième épisode-là. Mais je suis vraiment contente et très touchée aussi de cette réponse-là. Je vais commencer en disant merci pour tout ça. Marie, moi, je suis un peu une expérience en soi. Tu l'as dit tantôt, tu as eu la chance de vivre cet environnement-là magique de Popoyo, du Nicaragua, pendant 10 jours. Moi, je le vis depuis plus de 8 ans déjà. Des fois, même, je l'oublie parce que c'est devenu mon quotidien. Je trouve ça vraiment génial de prendre le temps. de juste se regrounder, puis moi-même, de réexplorer ce qui s'est passé depuis 2016. Puis j'imagine que c'est pas tout le monde qui nous écoute en ce moment qui a écouté l'autre édition.
- Speaker #0
L'épisode, oui, avec où tu parlais du why, justement, dont tu fais référence, bien, écoute, j'ai envie de dire, soit tu passes sur pause, si tu nous écoutes, puis que là, ça piquait ta curiosité, tu peux aller écouter l'épisode sur le why avec Marie-Ève, saison 1, ou soit, bien... Tu continues avec nous, puis Marie-Ève va faire un petit wrap-up. As-tu le goût ? As-tu le goût de refaire un petit résumé de la Marie-Ève de 2016 ?
- Speaker #1
Certainement, bien oui. Puis tu sais, je vais faire ça un peu fast-track, dans le sens que pour ceux qui l'ont déjà écouté, bien, ce n'est pas une répétition. Mais là, je m'excuse, on entend un peu des bruits, mais je suis dans la maison, sur l'eau, la colline qui donne cette belle vue-là, 360 sur la mer. Donc, il y a du mouvement, il y a des clients où je suis présentement.
- Speaker #0
Et là, Marie, c'est comme si tu venais de te téléporter chez toi. J'explique aux auditeurs ce qui vient de se passer. Parce que, oui, on ne l'entendra sûrement pas dans l'audio et c'est tant mieux. Tu étais au Magnifique Rock à Popoyo. Tu nous as montré la belle vue derrière toi de la mer et tout ça. Et là, après ça, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a un trio de chiens de Tékel qui se mit à japper et la connexion s'est mise, on dirait, à être très moyenne. Je sais pas si c'est les chiens qui se sont mis à déjouer la connexion. Bref, c'était vraiment curieux et c'était le chaos. Alors finalement, on a pris la décision d'arrêter, de faire une petite coupure du podcast et tu t'es téléportée, pouf, chez toi. Bref, je dis téléportée, mais c'est quand même ton chum qui est venu te chercher. Et là, on est de retour pour poursuivre l'enregistrement à partir de chez toi. Donc c'est pour ça que, pour ceux qui nous écoutent sur YouTube, vous voyez pas le même décor derrière Marie-Ève. Les chiens ont été gentils. Tout est beau. OK. Alors, on poursuit ça. Où est-ce qu'on était rendus ? Il nous en arrive toujours des anecdotes d'enregistrement, Marie-Ève. Puis là, je fais référence en disant ça à nous autres. Toujours, toujours, toujours. C'est incroyable. C'est incroyable les anecdotes d'enregistrement, Marie-Ève et moi, parce que notre premier enregistrement s'était coupé après quatre minutes quand j'étais au Nicaragua. Et nous autres, on a continué à parler pendant une heure, genre. Donc, c'est très drôle. Finalement, c'est un enregistrement que vous n'avez jamais vu. On a repris ça une deuxième fois en ligne cette fois-ci. Et là... voilà ce qui s'est passé avec les chiens fous qui se sont mis à japper pour absolument rien et la connexion qui s'est défaite. Bon ! Et la connexion. Tout le kit. C'est pas grave. On est de retour et là, bien, j'essaie de reprendre un peu le fil. Je t'avais posé la question, quel parallèle tu fais entre ce que tu ressens avant ton départ au Nicaragua en 2016 et ce que tu ressens en ce moment dans cette nouvelle phase de transition ? Puis là, pour les gens qui ne savent pas un peu, c'est quoi ton histoire ? Tu sais, tu es arrivée en 2016, ça fait huit ans. C'est le parallèle entre ces deux moments-là que j'ai envie d'aborder avec toi.
- Speaker #1
Ah oui, absolument. Avant qu'on rentre là-dedans, je veux juste dire une mini-mini-parenthèse. Ce qui nous arrive avec nos enregistrements, c'est exactement ça, Popoyo. Juste dire que les gens qui écoutent, c'est ça. nos chemins sont en terre, la connexion n'est pas toujours parfaite, il faut s'ajuster. Le moment présent, on est très dans le modo papoyo, moi j'appelle, le modo papoyo, c'est comme le mode on s'adapte, c'est quoi la solution, c'est souvent comme ça à Papoyo. On a des preuves concrètes avec ton podcast, Marie.
- Speaker #0
J'adore, il faut être flexible, il faut s'adapter. Acter, se revirer sur un 10M, c'est ça qu'on a fait. C'est très drôle. Bien oui, on dirait que je me ressens à Popoyo tout à coup, mais avec moins de chaleur. Mais oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Il fait chaud quand même à Popoyo.
- Speaker #1
Oui. Et puis là, je suis fin de la parenthèse, modo Popoyo, pour vous transporter avec moi en 2016. Je sais qu'il y en a plusieurs qui écoutent, qui ont sûrement déjà entendu mon histoire dans l'épisode où j'étais là avec Marie à la première saison. Puis, je vais juste faire un petit retour, là, tu sais, vraiment rapide, là. Tu sais, si je vous amène avec moi en 2016, là, dans le fond, je suis dans un rythme de vie. Tu sais, ça fait cinq ans que je travaille pour Québec en forme. Je fais mon 8 à 5. J'ai un appartement où je suis confortable. Tu sais, j'ai ma voiture de l'année que je suis fière d'avoir achetée. Ça va bien côté financier. Je suis assez confortable, hein, dans ma vie. Ça va très bien. Je me sens bien professionnellement aussi. Puis, j'ai des amis. Kim et Catherine m'ont dit « Marie, ça te tente-tu ? On s'en va au Nicaragua, on connaît du monde là-bas et on irait les voir. » Écoute, pas de problème, je me jette un billet quand est-ce qu'on part. Puis c'est ça, j'ai pas été voir, ça Marie je te l'ai dit, je pense que je me répète beaucoup, mais bon, j'ai pas été voir une seule photo de Popoyo avant de m'en venir ici. Puis t'sais, une photo qui est bien populaire, si vous allez faire une petite recherche rapide, Magnifique Rock Popoyo, c'est une institution ici, c'est vraiment magnifique. C'est une maison rouge sur le top d'une montagne avec un reef. Et puis, il y a des vagues autour, il y a des surfers, le vent, la brise, la mer qui rentre. Puis là, c'est extraordinaire, genre magique comme endroit, tu sais. Tu es restée là avec ta famille.
- Speaker #0
Je confirme, 10 jours de paysages incroyables, oui, à Noël 2023. Oui, c'était quelque chose. Oui, oui, c'est le paradis. Écoute, tu te lèves le matin, tu es sur ta petite galerie, puis tu regardes les surfers en train de faire leur... Non, c'est magnifique, vraiment.
- Speaker #1
Des fois, on est vraiment conscient de « je veux me faire surprendre, je veux… » Puis là, j'étais dans cet état-là, « je veux juste vivre le moment, être avec mes amis, puis être là dans le moment, puis me faire surprendre. » Puis justement, je me suis fait vraiment surprendre parce que quand je suis arrivée avec le taxi à Papoyo, on s'entend qu'il y a un chemin de brousse. Là, c'est vraiment mieux, les routes sont développées, il y a du pavé, c'est vraiment super. Mais dans le temps, là... Ça brose, puis c'est la forêt tropicale, en tout cas, les villages où on voit la pauvreté aussi, c'est assez confrontant. Puis là, quand t'arrives, moi, en tout cas, j'ai débarqué, puis là, je me suis sentie dans un moment de non-retour. Un moment où on dirait que le temps s'arrête. On dirait que t'es juste là. Puis là, en avant de la mer, il faut que je décris un peu, c'est le sable. La plage, la mer Pacifique, le ciel bleu, puis t'sais, t'es juste là, puis y'a rien d'autre. C'est la liberté, c'est un sentiment extraordinaire, en tout cas que moi je décris comme extraordinaire, parce que c'est comme s'il y avait eu une magie qui s'est opérée, y'a quelque chose qui s'est passé, puis c'est comme si j'avais jamais senti cette version-là de moi-même, jusqu'à cette date-là dans ma vie. C'est comme si le drolet, ça pouvait exister. Je ne m'appelais pas Drolette à ce moment-là, je veux dire c'était Marie-Ève, mais je veux dire, Marie-Ève ou Drolette pouvaient exister juste dans la forme où je suis, sans filtre, sans juste être moi-même. C'était magnifique, tellement un sentiment d'être bien et d'être libre. Puis ça, dans le fond, ça fait en sorte que je suis revenue au Québec, je skippe. le cinq mois qui s'est passé, mais quand même, il s'est passé un cinq mois où je me suis planifiée quelque chose, parce que là, je me suis dit, OK, non, il faut que je retourne là. Il y a quelque chose qui s'est passé. Je veux vivre là-bas. Je veux construire une vie autour de ce sentiment-là, tellement fort. Parce que c'est ça, je ne suis pas tombée en amour avec quelqu'un ou un Caraguayen. C'était pas ça. C'est pas ça, là.
- Speaker #0
C'est pas ça qui s'est passé. Je veux juste rebondir sur une petite chose, sans te couper ton élan, mais juste de dire que... Tu sais, on est habitué, je pense, en tout cas pour les gens qui voyagent, puis qui nous écoutent, quand tu fais un voyage, puis que tu reviens chez toi, j'appelle ça le blouse du retour, que tu as ton lavage à faire, ton épicerie à faire, puis toutes les tâches du quotidien qui reviennent, c'est plate en tabarouette, puis tu te dis « carline, serais-tu restée là-bas ? » En tout cas, moi, ça m'a souvent fait ça. ça me fait toujours ça quand je vais au Nicaragua comme si j'étais allée 22 fois, mais en tout cas les fois où je suis allée j'ai toujours voulu rester là, on dirait que quand tu reviens t'as les blouses, mais habituellement ces blouses là Ils sont d'une durée illimitée, c'est-à-dire que ça passe, ça dure une semaine ou deux, puis après ça, ton train-train quotidien revient. Ce que j'entends, c'est que toi, c'est pas passé cinq mois quand même à être dans cette espèce de blouse-là de « moi j'ai vécu de quoi, puis j'ai goût d'y retourner » . Mais solide, c'est pas juste de le penser, c'est une action.
- Speaker #1
Je vais te décortiquer un petit peu le 5 mois parce que ça n'a pas duré un blues de 5 mois. Ce qui s'est passé, c'est que, je vais être bien franche, dans ma voiture, en revenant de l'aéroport, j'étais déjà sur le téléphone à appeler mon meilleur ami, YGP. « Ouais, t'es en train de partir à un auberge, toi, une cargoie ? Quoi ? T'es folle ! » Je suis comme « Ben là, faut que je fasse de quoi ! » Dans le chemin du retour, j'appelais mes amis. J'appelais du monde, j'étais comme là, faut que je me trouve quelqu'un, faut que je pense à quoi. C'était clair,
- Speaker #0
rapidement, toi là, oh mon dieu ! Ça c'est la première fois que tu me le dis, dans l'auto là. Ok, ok, ok. T'as vu,
- Speaker #1
j'en parle souvent.
- Speaker #0
Des fois là, on a cette espèce de... Il y a de la folie là, ces espèces de projets fous là. Moi, je déménagerais ici, je déménagerais tellement pour la vie. J'ai déjà dit ça, moi, quand j'étais allée en Gaspésie. Ah mon Dieu ! Ou quand j'étais allée au Nouveau-Brunswick. Ah mon Dieu, je m'achèterais un chalet. Mais ça m'a passé. C'est-à-dire que j'ai eu ça, on niaisa un peu. Il y a toujours un fond de vérité que j'aimerais ça être là, c'est vrai. Mais après deux, trois jours, on revient à la maison et c'est fini. mais toi c'est pas ça effectivement
- Speaker #1
L'autre histoire, c'est que je me disais, bon, je suis là-dedans, dans la phase que tu viens exactement de décrire super bien. Je me disais, OK, ça va me passer. Calme-toi, ça va être correct. Donne-toi deux semaines. Mais déjà, au chemin du retour, j'étais sur des appels. Mais l'autre histoire, c'est qu'il passe une semaine, il passe deux semaines. Puis là, je suis au travail, dans la job de mes rêves. Parce qu'après ma maîtrise, moi, à l'UQAM, je voulais absolument travailler chez Québec en forme. C'était la place de mes rêves. Puis là, ça fait cinq ans que je suis là, je veux dire, « Hey, tu sais quoi, je peux demander plus. » Mais là, je suis au boulot, puis il n'y a plus rien qui m'interpelle. C'est comme, les gens me parlent, ça me passe par là, je ne sais plus trop. Je ne comprends pas cette déconnexion-là, mais il y a une grosse déconnexion. Je ne me sens plus appartenir à ça. Comme si, là, il faut que tu fasses un mot, Marie, parce que là, tu es morte dans le vent. Je vais le mettre vraiment intense, mais c'était quasiment ça.
- Speaker #0
Tu te sentais vide.
- Speaker #1
Ben oui, exactement, très vite, très, mais c'est quoi qui se passe avec moi, parce que là, on dirait qu'il n'y a plus rien qui m'anime, comme avant, tu sais, les choses, les perceptions, les croyances ou les choses, en tout cas, il y a eu un switch de, oui, mais attends un peu, moi, je peux être la vraie version de moi-même là-bas, il a commencé ça qu'ici, je cherche cette affaire-là, je cherche, puis je n'ai pas l'air de le trouver, puis... Je me suis mise à me questionner sur comment je peux faire pour... Parce que c'est pas réaliste, un moment donné, Marie, c'est bien beau, le rêve de digital nomade. Puis en plus, moi, je suis chanceuse, j'ai des skills, parce que j'évite ma maîtrise en web. Fait que là, je me disais, je peux vivre de ça, quoi là. Mais un moment donné, il faut que tu te fasses un plan. Moi, je me sentais pas genre, OK, je pars, go, on fait un petit baluchon, je vends tout, puis j'essaie de partir de zéro. Il fallait un plan. Dans ma tête, je ne pouvais pas. Il faut quelque chose.
- Speaker #0
C'est sûr que tu es seule. Ce n'est pas un projet que tu es en train de bâtir avec quelqu'un d'autre. Tu es seule. Tu ne connais pas personne. Peut-être que tu étais là une semaine. Tu as des petits contacts ici et là, mais ce n'est pas ton meilleur ami qui t'attend à Popoyo. Tu dis que ce n'était pas réaliste, mais finalement, à la suite de l'histoire, on prouve que ça l'était.
- Speaker #1
Ben oui, parce que je pense que... L'aide que j'ai été me chercher autour de moi m'a énormément... Je me suis sentie soutenue. Je ne me suis pas sentie seule, même si j'étais seule, à partir avec ma valise. Parce que j'avais été chercher une amie qui était forte en planification, puis en entrepreneuriat. Parce que moi, je ne voulais pas devenir entrepreneur. Moi, c'était clair. J'avais le droit à un mentor chez Québec en forme qui nous supporte dans notre volet professionnel. Puis, il m'avait toujours dit, Alain, il m'avait dit, toi, ça ne te tente pas l'entrepreneuriat ? Puis, j'étais même, oh, sérieux, jamais de ma vie, jamais, je vais repartir à mon compte. Puis, j'étais là, Alain, tu ne me connais pas bien, tu ne peux pas comprendre, ce n'est pas moi. Puis, tu vois, c'est devenu une solution pour le mode de vie que je ne voulais pas parce que, ah, mon Dieu, tu sais, non, non, qu'est-ce que je peux faire ? Puis là, bien, être freelance, être travailleur autonome, c'était une opportunité pour moi. Je me suis dit, tant qu'à faire ça, je vais me faire un plan avec les choses que j'aime. C'est quoi que j'aime ? Je me suis fait un mood board, rencontrer ces gens-là, rencontrer, comme je t'ai dit, mon amie qui est forte en entrepreneuriat, l'autre qui est forte en finance, regarder, je peux-tu vivre combien de temps que j'ai sur ce fond-là que j'ai en ce moment, combien de temps je peux faire, qu'est-ce que je fais. J'ai été me chercher d'autres mondes autour de moi pour mon graphisme, pour avoir un logo, une identité. J'avais une équipe. Je n'étais pas toute seule dans ma tête.
- Speaker #0
Tout créer ton positionnement, tout créer ton brand, c'est ça que tu nommes quand tu dis graphiste. Il y a des personnes autour de moi qui étaient là pour m'aider, pour concrétiser ce projet-là, de te lancer en affaires. Tu étais solide dans une grande transition. Ça a dû être une des plus grandes transitions dans ta vie que tu as vécu.
- Speaker #1
C'est la plus grande et la plus magnifique transition de ma vie. que je vais toujours dire, quand les gens m'en reparlent, je dis toujours, ben moi j'ai pas senti tant que ça que c'était une grosse chose, même si je sentais que je... Je sentais que je faisais du base jumping, que je me pitchais dans le vide avec mes ailes que j'allais découvrir en chemin. C'est vrai, mais en même temps, je me suis toujours dit, et c'est ça que je répète aux gens qui ont le goût de faire des transitions dans la vie, qui se disent « mais là, suis-tu rendu là ? J'ai-tu l'argent ? Je suis-tu bonne ? Je suis-tu si ? » Moi, je trouve que quand tu fais un choix avec toi-même, Parce que moi, c'est un choix avec moi-même. Je n'ai pas consulté mes parents. Je m'excuse encore, maman, papa. Je n'ai pas... Tu sais, j'ai fait un choix avec moi-même. Puis quand tu fais un choix, bien après ça, les choses... Tu es tellement focus sur ton choix que les gens te parlent, disent des affaires, n'importe quoi, toi, tu avances. Puis je pense que c'est le plus gros, c'est quand tu as fait ton choix. Après ça, tout te débloque. Parce que moi, après ça, tu sais, il m'arrive un peu l'histoire, mais tu sais, ça reste que je guide. On est en 2025, j'ai ma petite maison, puis on est huit ans plus tard et Drelette vit de la vie que j'ai imaginée.
- Speaker #0
C'est quoi le parallèle que tu fais entre ce que tu viens de décrire, ce sentiment-là que tu vivais dans cette transition-là en 2016, quand tu t'apprêtais à faire le grand saut et à déployer tes ailes, puis... Ce que tu ressens en ce moment, parce que là, tu es dans une nouvelle phase de transition. Veux-tu nous en parler un peu ? C'est quoi les ressemblances qui se passent huit ans plus tard ?
- Speaker #1
Oui, bien, c'est sûr que je vais en parler. Puis honnêtement, je veux juste le dire que je suis très vulnérable là-dedans parce que c'est une transition que je vis en même temps que je suis avec vous sur le podcast. Puis je te remercie encore, Marie, pour cette raison de... L'espace où je me sens bien de parler de ça parce que c'est pas avec tout le monde que je me sentirais confortable. On est en 2025. Juillet-août 2025, ce sont deux mois que j'ai pris pour tout réévaluer ce que je faisais avec Drolet depuis les dernières années. C'est un cadeau en même temps que je me suis faite à moi-même parce que j'avais fini un gros contrat quand même de deux ans et demi. On dirait que j'ai vécu quelques expériences que ça faisait longtemps que je n'avais pas vécu à travers ce contrat-là, dont de l'insomnie, des crises d'anxiété. Puis moi, je veux le dire sur ton podcast, Marie, parce que je ne veux pas que les gens pensent des fois « Ah bien là, Marie, elle vit la big life avec ses palmiers et son surf » . Mais non, parce que... On vit aussi des choses, tu sais, c'est pas vrai, je vis des choses ici. Puis j'ai été confrontée à ces phases-là, dernièrement, dans les dernières années. Puis ça m'a vraiment amenée à me requestionner. Je me suis dit « Wow, Marie, est-ce que t'es vraiment en train de vivre la vie que tu voulais vivre ? » Ou « C'est quoi que t'es en train de faire ? » Fait que j'ai eu des moments de questionnement qui sont très pertinents, je pense, parce que, bien, pertinent, c'est-tu le mot ? qui sont, en tout cas pour moi, déjà longs, parce que c'est important pour moi d'avancer, parce qu'il y avait des signaux que ça n'allait pas. Puis, c'est ça. Je remercie en même temps cette phase-là, sérieusement. Je suis très dans la reconnaissance de ça. Puis, j'ai décidé de m'asseoir avec encore mon papier et mon crayon. Puis, je me suis dit, OK, j'aime bien ça. Je suis une fille de web. Mais en même temps, des fois, j'ai le goût de revenir à... Papier, crayon, dessiner. Puis j'ai refait un mood board. J'ai revu tout ce que Drolette fait, comment Drolette le fait, qu'est-ce que je peux venir améliorer pour venir plus m'ancrer dans le mode de vie que je veux tellement vivre. Puis là, je me suis éloignée. Fait que c'est ramené à ces bases solides-là, à le pourquoi que je suis ici, tu sais. C'est ça la transition. Je viens de sortir d'un beau deux mois à mettre les deux mains dans la pâte avec ça. C'est super trippant. Je veux juste dire qu'en tant qu'entrepreneur, Marie, tu sais exactement ce que je veux dire, mais wow, on est tellement chanceux de pouvoir repenser ce qu'on a, de pouvoir faire exactement ce qu'on a en tête. puis se laisser aller dans la créativité, puis amener les gens avec nous. Moi, je trouve ça incroyable comme force qu'on a, comme travailleurs autonomes. En tout cas, moi, ça me fait triper. Juste wow ! On a cette chance-là de faire ça.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on est chanceuse. Écoute, j'ai envie de rebondir sur trois affaires que tu as dit. Premièrement, merci, tu me remercies d'avoir cet espace-là pour pouvoir t'accueillir. Tout ça, ça me fait tellement plaisir, mais je te dirais merci à toi d'accepter, montrer cette vulnérabilité-là. Je le sais que c'est confrontant, quelque part. On se sent des fois un peu moins confortable parce qu'on est en transition. Tu montes pas, tu l'as bien dit, t'es pas en train de montrer ce qu'on peut penser que ta vie est, mais vraiment ce qu'elle est. C'est l'image rêvée de « wow, c'est cool, t'es au Nicaragua, tu dois faire du surf à tous les jours, puis dans un... » Oui, c'est sûr que c'est dans un environnement carte postale incroyable, mais oui, t'as ta vie, puis oui, tu vis des choses, c'est sûr, on est tous humains, il y a plein d'affaires qui se passent. Puis je trouve ça très, très noble. et très sage de ta part, de vouloir d'accepter de montrer, je vais dire le mot brouillon, je vais dire ça, cette espèce de zone de flou-là, imparfaite, plutôt que le chemin fini, plutôt que le chemin terminé. Je trouve ça super cool que tu acceptes de jaser de cette phase-là, que d'autres refusent de faire, évidemment. Ça, c'était la première chose que je voulais dire. Deuxième chose, c'est le cadeau caché. Tu as dit, j'arrive d'un été où est-ce que Merci. J'ai vécu des choses que je n'avais jamais vécues avant, l'insomnie par exemple, l'anxiété. Puis tu te dis, je remercie ce passage-là quand même parce qu'on pourra en jaser un petit peu plus tard aussi, qu'est-ce que ça t'a apporté, mais c'est le cadeau caché. Moi j'appelle souvent ça le cadeau caché. Parce que tu avais à vivre ça, selon moi, tu me dirais comment tu vois ça, mais je sais qu'on partage pas mal les mêmes croyances là-dessus. C'est-à-dire que t'avais à vivre ça pour prendre conscience. T'avais à vivre ce bouleversement-là pour prendre conscience, pour vivre une épiphanie. Là, je parle en termes de pépites, mais c'est carrément ça qui s'est passé. Prendre conscience pour pouvoir faire le prochain pas, pour pouvoir avancer davantage, te développer davantage, croire davantage. Donc, c'est un cadeau caché. Puis c'est beau parce que quand on s'en rend compte de ce cadeau caché-là, j'ai l'impression, ça veut dire qu'on est déjà en train de passer à la prochaine étape. On est, tu sais... On est déjà en train, le pas est déjà, on est dans le mouvement, là. On n'est pas stagné. Quand on est en mesure de le voir, ce cadeau caché-là, c'est une certaine réponse. Dernière chose par rapport à la gratitude, c'est vrai que je trouve en entrepreneuriat, on est porté à apprendre à se connaître, vitesse grand V. On est porté à développer, en tout cas, à se développer peut-être à croître de façon, je ne veux pas dire plus ou moins, c'est pas ça. Il n'y a pas mieux ou moins bon, mais moi, en tout cas, je ne me suis jamais autant connue. après à me connaître que dans l'entrepreneuriat au cours des six dernières années. Et je trouve ça tellement extraordinaire, le pouvoir de l'entrepreneuriat, que ça peut avoir sur nous d'apprendre à nous connaître davantage. Et je trouve que ça nous nourrit beaucoup dans tout ce qu'on a à offrir aussi, dans tout ce qu'on a à donner de nous, à créer de nous. Mais je trouve que l'un ne va pas sans l'autre. C'est un peu pour ça que, en tout cas, moi, j'ai voulu aller un peu dans des outils de connaissance de soi avec le storytelling introspectif. Bref. on en aurait-tu des choses à dire ? C'est ça que je voulais dire par rapport à ce que tu as dit.
- Speaker #1
Ça te dit combien de temps ? Un heure ?
- Speaker #0
Oui, on a déjà 20 minutes. Bon, écoute, 100% d'accord. 100% d'accord avec tout ce que tu dis. Puis là, bien, je comprends très bien que cette zone de transition-là de certains flous en 2016, quand tu t'apprêtais à faire le saut... Aller au Nicaragua pour y vivre, à ce moment-là, tu ne savais pas combien de temps ça allait durer. Huit ans plus tard, tu revis, cet été, tu revis ce flou-là à quelque part, pas nécessairement sur le lieu où est-ce que tu veux habiter, pas nécessairement sur te lancer ou pas en affaires, mais sur c'est quoi la suite pour Drolette, tu sais.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça, Marie. De façon plus ancrée, ancrée dans le pourquoi je suis venue ici, ancrée dans... Cet ancrage-là, si je suis encore plus ancrée dans mes forces de drolette, comme tu as super bien donné avant qu'on ait la chance de mieux se connaître, d'aller plus en profondeur dans ce qu'on peut donner aux autres, dans ce qu'on peut contribuer, bien moi, plus je vais loin là-dedans, plus je peux aider, inspirer, contribuer, conseiller. Moi, je sens en ce moment que cette version-là est plus ancrée, plus solide. Ça m'aide à co-créer mieux, à mieux conseiller. Je pense que là, je vais aller loin dans ce que je vais dire peut-être, mais c'est le rêve que je me suis mis de l'avant. Que de relettre, ça devient un mode de vie.
- Speaker #0
Fait que c'est plus juste drôlette la business, ou la business on s'entend, c'est moi à mon compte, mais ça, drôlette, il faut que ça soit mon mode de vie. Tu sais, dans les premières années que j'étais ici, j'avais mes séances de surf, je plaçais mon agenda, puis là je me disais, OK, le sweat il est bon, fait que là je mets ça, à 11h, il faut que je sois dans l'eau, parce qu'après ça la marée monte, en tout cas je vais aller là. Puis après ça, je vais prendre tel client avant, tel client après. Ma vie était construite pendant l'espace de deux, trois ans quasiment. Deux ans. C'était en fonction du swell. Puis là, depuis peut-être cinq ans, j'avais pas mis les... Tu sais, quasiment plus. J'avais ma planche, j'avais de la poussière dessus. Non, non, Marie, c'est quoi qui s'est passé ? Non, non, c'est pas ça. Il faut... que je garde un rythme parce que c'est pour ça que je suis ici. C'est pour être la préparation moi-même et mettre ces éléments-là dans ma vie. Pas pour devenir ultra stressée et tomber dans l'anxiété des choses qui ne sont pas des choses que je veux dans ma vie. Bien, que je pense pas qu'il y a grand monde qui veut non plus dans leur vie.
- Speaker #1
On leur prête pas, en tout cas, un peu comme si tu t'étais perdue en cours de route, comme si... Ouais, hein, comme si t'avais commencé à marcher sur un chemin parallèle, différent. Pis tu l'as posé la question, comment ça ? Comment ça, ça s'est arrivé ? Qu'est-ce qui s'est passé, tu sais ? Tu le sais-tu ? Sais-tu qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
Bien, c'est ça. Là, c'est sûr que... Je vais faire un parallèle, ok, avec l'explication que je peux te donner avec ça. Parce qu'il y en a une explication. Mais quand je suis arrivée ici, en 2016, je n'étais pas prête pour partir de Rolette. Fait que je me suis mise à faire du truck. Je me suis dit, ok, il y a un resto, ils vendent la pizza, 100$ de pizza, je te fais ton site web, parfait. Elle était bonne, mais mon site web, c'est ça, il valait 100$ de pizza dans ma tête à ce moment-là. Puis tu sais, c'est ça, fait que je me suis dit, ok, je vais aller... Je vais aller voir, je vais aller tester mes skills, puis je vais aller me prendre d'expérience. Puis j'ai fait ça pendant un an. Puis tu sais, Marie, il n'y avait rien de nouveau. Parce que dans ma tête, je faisais la même chose que ce que je faisais au Québec. Parce que quand j'habitais à Trois-Rivières, il y avait un nouveau resto qui rouvrait, où j'avais des amis qui m'interpellaient, bien moi je trippais déjà sur le web. Fait que là, « Hey Marie, une petite bouteille de vin, un petit souper, tu peux-tu me partir ma page Facebook, j'ai besoin des photos. » OK, ouais, ouais, je suis là, tu sais. Il n'y avait rien vraiment de nouveau là-dedans dans ma tête. C'était comme,
- Speaker #1
ben oui,
- Speaker #0
ça me fait plaisir. Dans ton modèle d'affaires.
- Speaker #1
Dans ta façon de fonctionner, c'est ça. C'est le décor qui a changé, par contre. C'est ça.
- Speaker #0
Sauf que Marie, comment tu payes ta nouvelle planche de surf quand il n'y a pas d'argent qui rentre ?
- Speaker #1
Comment tu fais du troc pour le vendeur de planches de surf ? Qu'est-ce que tu vas échanger ? Tu vas faire son site web ? Non, mais à un moment donné, c'est ça. Il y a comme une limite à ça.
- Speaker #0
Exactement. Même si j'ai adoré faire ça, puis je retourne en arrière, je refais copier-coller, j'ai adoré faire ça. J'ai rencontré plein de monde extraordinaire. Puis j'ai connecté aussi avec l'aspect plus humain de l'expat, parce qu'on était une couple d'expat à être ici. Du monde de l'Espagne, de l'Italie, de la Californie, une couple de Québécois quand même, de la France, partout. J'ai eu des histoires d'expat en même temps que je faisais des sites web. J'ai adoré aussi ce moment-là. Mais honnêtement, à un moment donné, l'histoire de « il faut des sous pour avancer, pour construire sa maison, pour avancer » , ça m'a amenée à un autre modèle d'affaires. Ce qui m'a amenée à peut-être prendre des décisions aussi qui étaient différemment alignées avec, je ne sais pas comment le nommer, c'est des décisions qui étaient peut-être en décalage un peu avec... certaines valeurs que j'ai. Puis, c'est ça qui m'a amenée un peu à me perdre là-dedans. Mais, est-ce que je retourne en arrière puis je refais la même chose ? Oui. Même chose. Même chose. Parce que, comme tu as nommé tantôt, c'est l'expérience qui rentre, c'est toutes ces choses-là. Puis, je suis tellement reconnaissante de tout ce qui s'est passé, de toutes ces gens-là qui m'ont fait confiance, de tout. Puis, tu sais, je me suis donnée à fond, puis comment je leur... fait à fond parce que je suis une fille comme ça, passionnée, quand j'embarque, j'embarque. Fait que tu sais, c'est juste que un moment donné, ben, j'étais plus sur mon ordi que... Je suis en train d'aller faire de la plage et de trouver des petits coquillages que je trouve beaux.
- Speaker #1
Quand on regarde ton travail, Marie, on le sent qu'il y a autre chose qu'une question d'esthétique ou de tendance, par exemple. On dirait que les sites web que tu crées, parce que tu crées des sites web bien référencés, tu es une experte SEO, tu accompagnes tes clients à créer leur positionnement authentique, leur vraie version d'eux-mêmes. On le sent que les sites que tu crées respirent l'humain derrière l'entreprise, derrière la marque. Tu appelles ça, toi, du design web authentique. Concrètement, ça veut dire quoi pour toi, design web authentique ?
- Speaker #0
Bien, OK, si je me répète un petit peu, je m'excuse Marie, mais je vais faire un autre petit retour dans l'histoire. Dans ma tête, en 2016, quand je vais... tout ce qu'il y a dans mon appartement, ma voiture neuve de l'année, puis que je fais ma valise dans le fond, puis que je m'en reviens au Nicaragua. C'est sûr que moi-même, je me questionne, mais pourquoi ça fait autant de sens ? C'était tout le temps ça, ma question. Ce n'était pas pourquoi tu fais ça, c'est pourquoi ça fait autant de sens que tu fasses ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ? Puis là, je me suis mis à questionner. Elle me questionnait, elle me questionnait, puis elle me disait « Ok, je vais lire. Je vais lire du monde qui écrit là-dessus. Je vais aller pousser mes recherches. Je vais aller comprendre c'est quoi que c'est passé avec moi. » Parce que là, il y a quelque chose qui s'est passé. Puis, ça m'a amenée à découvrir Bernadette Giroir, qu'on connaît très bien. C'est génial. Je l'adore. J'aime tellement ses livres. En tout cas, j'encourage tout le monde à... à se plonger là-dedans. J'ai aussi découvert Simon Sinek avec son Golden Circle puis tout le concept du Y. J'ai aussi connecté avec le Y Café. Je n'ai pas nécessairement un auteur, mais un livre que j'ai trouvé vraiment pertinent, qui a plusieurs livres maintenant. J'ai aussi mis à lire plein de choses, des blogs aussi sur des thématiques de pourquoi, d'authenticité, de vulnérabilité. de comment vivre la vie que tu veux vraiment vivre. Tous ces concepts-là, à un moment donné, se sont placés puis j'ai découvert que c'était ça, c'était cette connexion-là avec la version de moi-même qui m'avait donné autant de sens à ces décisions-là que j'ai prises de partir puis d'aller vivre au Nicaragua comme une expat. Puis, bien, c'est ça, Marie, c'est ça. L'affaire, c'est que là, ma recette que j'ai découvert pour moi, je l'applique. Pour du design web, parce que ça ne faisait plus de sens pour moi si je te fais un site web pour te faire un site web. Ah ouais, c'est quoi ? Non, je ne peux pas. Je ne peux pas. C'est devenu comme, OK, mais là, attends un peu. Qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu existes ? Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous voulez dégager ? Qui vous êtes vraiment ? Puis là, bien, tout ça, ça fait en sorte que j'apprends mieux à connaître l'entrepreneur, le startup, l'organisation. Puis, bien, je peux dégager, je peux, avec tout ce qu'il me donne, je peux le dégager sur un design web authentique que j'appelle, parce que c'est le meilleur mot que j'ai trouvé pour refléter ce que je fais. Ça le fait,
- Speaker #1
ça le fait. J'adore ce que tu dis parce que j'ai l'impression que ton propre parcours de vie, tes prises de conscience que tu as faites nourrissent ta façon d'accompagner aujourd'hui tes clients. Ton approche, c'est ce qui fait ton approche unique. J'ai l'impression que tu as envie que tes clients fassent ces prises de conscience-là aussi à leur tour, comme toi. Tu l'as fait parce que tu as pu comprendre, tu as pu le constater à quel point ça avait transformé ta vie de mettre le doigt sur ça, sur ton fameux « why » , sur pourquoi tu fais ce que tu fais. Tu as compris la force et la puissance d'enfin comprendre son « why » , comment ça fait du sens dans notre vie, dans ta vie. Et là, j'ai l'impression que toi, t'as envie que tes clients aient ce même... Cette même révélation-là précieuse. Je me trompe-tu en disant ça ? Fait que j'ai l'impression que t'accompagnes tes clients vers ça aussi. Parce que tu sais comment c'est fort quand on met le doigt là-dessus.
- Speaker #0
Tellement, Marie. Puis, tu sais, on l'a fait, toi et moi ensemble aussi, avec toi, au départ de tout. Puis, je me trouve tellement chanceuse d'avoir vécu ça. Moi, c'est ça que j'ai... Ce qui me fait triper aussi, c'est de voir des petites startups, des gens qui partent à deux, trois, puis là, on travaille ça ensemble. Puis là, après ça, je les vois aller. Je suis comme, c'est malade, tu sais. Puis, des gens aussi qui m'approchent, que ça fait 25 ans que ça roule. Mais ils sont perdus. Ils sont comme « je ne sais plus trop, on a accepté ça, on fait telle chose, on ne sait plus si c'est ça, ça, on fait quoi, on est qui ? » Puis là, ils arrivent, ils repartent, puis là, ils sont comme « merci, on est vraiment alignés. » Moi, je suis de même, c'est ma paix, c'est sérieux. C'est ça qui m'apporte et qui me fait sentir vraiment heureuse. C'est sûr que... On parle de design web, mais c'est ça aussi que je fais avec de l'accompagnement stratégique aussi. C'est juste que je le fais aussi avec le web, le design web, mais en version plus express, on va dire, pour du design web, juste design web. Mais de l'accompagnement stratégique, c'est qu'on va aller encore plus en profondeur dans ça. Puis oui, Marie, c'est exactement ça. C'est ce que moi, j'ai vécu. Je veux donner la chance à plein de belles personnes de le vivre aussi. Ça, on en a déjà parlé ensemble plusieurs fois, mais ça ne se fait pas sur le coin d'une table. Trouver son « why » en deux minutes. « Ah oui, moi, ce « why » -là, je trouve ça cool. Je vais avoir ça, ce « why » -là. » Bien, ça ne se peut pas. Je suis désolée. Puis si ton « why » , en plus, c'est de faire de l'argent...
- Speaker #1
Moi, je dis toujours que ce « why » -là, de faire de l'argent, ce n'est pas un « why » . C'est le résultat. Non, mais c'est le résultat. Je veux dire, c'est sûr que tu dois payer tes factures d'épicerie et ton hypothèque. Tout le monde a à payer ça. Donc ça, c'est le résultat souhaité. Mais si tu gagnais à l'auto demain matin, que tu étais la personne, que tu étais millionnaire en te levant demain matin, qu'est-ce qui ferait en sorte que tu serais encore motivé à faire des actions dans ta vie ? Ça serait quoi ces actions-là que tu continuerais de faire quand même, même si tu avais tout l'or du monde, tout l'argent du monde ? Ton why, il se cache là. Fait que c'est pas... c'est ça. La nuance est là, tu sais, tout à fait.
- Speaker #0
Oui, oui. Tu sais, Marie, si on prend l'exemple de Apple, qui est l'exemple le plus connu de Simon Sinek dans sa théorie, mais tu sais, si Apple, ce qu'ils nous faisaient sentir à travers leur « why » c'est « on veut faire de l'argent » , je ne suis pas sûre que ce que j'attribuerais comme perception autour de mon Mac, bien, ce n'est pas une bonne affaire. Si je sais que le « why » ou la raison d'être... De Apple, puis en arrière, ce qu'ils veulent vraiment faire, OK, bien oui, ils veulent faire de l'argent, c'est sûr. Mais si c'est la raison de pourquoi ils se lèvent le matin et que ça ne marche pas, ça, mais le why de Apple, c'est qu'ils peuvent challenger le statu quo et toujours faire les choses différemment. Ça,
- Speaker #1
ça parle à bout de temps. Tout à fait, tout à fait. On vient toucher des valeurs communes, des visions de la vie, des croyances similaires, absolument. Moi, Marie, je me rappelle que tu m'as déjà dit que tu voulais utiliser ton histoire pour encourager les gens à ne pas, je vais dire, repousser leurs rêves. Puis moi, j'adore ça. J'adore ça, cette idée-là, d'utiliser une histoire dans ce but-là. J'ai envie de te retourner la question vers toi, c'est-à-dire, c'est quoi le rêve que toi, tu refuses de repousser en ce moment ?
- Speaker #0
Ha ha !
- Speaker #1
J'adore ta réaction ! Oui. Y'en a-tu un rêve que tu repuses de repousser ?
- Speaker #0
L'anecdote que je t'ai contée tantôt, que j'ai appelée « tous mes amis dans voiture en revenant de l'aéroport en 2016 » , c'était un rêve que j'ai mis un peu sur la plaque. J'ai mis sur le rond en arrière. Mais j'ai toujours eu ce rêve-là d'accueillir des gens d'un peu partout dans le monde. Le plus de Québécois possible, même, j'aimerais ça, parce qu'on connecte entre Québécois aussi, il y a quelque chose. Mais je veux accueillir des gens ici, puis leur faire comprendre encore plus que par mes mots ou par des vidéocalls. Je veux qu'ils viennent ici, puis qu'ils saisissent toute la magie aussi de l'environnement dans lequel je vis ici. Puis ça, ça c'est un rêve, Marie, qu'est-ce que c'est. qui est sur le rond du poêle, qui n'est pas encore là. Des fois, on ne prend pas le temps de célébrer les rêves dans lesquels on est, parce qu'on en a plein de rêves. En tout cas, moi, j'en ai plein. Puis là, je pense que je peux dire que je célèbre présentement le rêve que j'avais aussi au départ, qui était de bâtir une vie à mon image ici. De vivre de mes propres moyens, bâtir ma petite maison dans laquelle je suis en ce moment. Puis en plus, au-delà de ce rêve-là que je célèbre, j'ai rencontré un homme incroyable, un Nicaragouien qui fait partie de ma vie, ça fait cinq ans. Puis en plus de ça, j'ai bâti... Une petite entreprise avec lui de produits de macramé fait à la main parce qu'on a découvert un talent naturel. Je trouve que je vis quand même dans certains rêves, même au-delà de rêves que je n'avais pas prévus. Pour moi, je trouve ça quand même extraordinaire et je le célèbre parce que je trouve que des fois, on ne prend pas le temps de célébrer. On se met des objectifs l'an dernier. C'est quoi le prochain heure ? Mais il faut prendre le temps.
- Speaker #1
J'adore ce que tu dis. Célébrons ! Célébrons ! T'as-tu un petit drink, quelque chose ? On pourrait lever ça. Je suis là avec ma salle de belégrino. Avec tes électrolytes. Let's go ! Il fait chaud, on s'hydrate. Oui, c'est tellement important. Je suis tellement d'accord avec ce que tu dis. L'importance de célébrer. Oui, là où on est présentement. Oui, je suis à la même place que toi. Tu l'as dit parce qu'on est souvent... à la quête du prochain objectif, du prochain résultat, de la prochaine étape, tu sais. Puis ça m'amène, d'ailleurs, ça, ça m'amène à la question que, étant donné que souvent dans l'univers de la stratégie, là, du web, de la stratégie, puis on va le dire, je vais le dire, là, en Amérique, là, tu sais, parce que l'Amérique du Nord, là, l'Amérique, ça va vite, on a un beat de vie où ça pousse fort, ça va vite. Toi, tu incarnes quelque chose de vraiment plus posé, plus aligné. Au Nicaragua, c'est un beat de vie complètement différent. C'est vrai qu'il faut le vivre pour le savoir, pour le ressentir, le comprendre, mais est-ce que tu sens que, justement, cette différence-là, ce beat-là, plus lent peut-être, plus aligné, attire pour toi une clientèle qui cherche justement autre chose ? Je pense, mettons, des gens qui trouvent que leur vie, ça n'a pas de bon sens, le rythme est freiné, ça va vite, puis ils sont... Ils se demandent où est le bout à ça, qu'ils ont envie de changement, puis qu'ils tombent sur toi. Penses-tu que tu as déjà justement qui sont dans la même quête que toi ?
- Speaker #0
Oui, clairement. Oui, Marie, oui. Puis j'ai reçu un courriel ce matin même de quelqu'un qui m'a écrit, qui était comme « J'aime vraiment ta vibe. » Puis moi, j'aime bien se poser... À chaque fois qu'on prend un café pour se connaître, c'est une belle personne-là qui m'approche dernièrement parce que je ne sais pas pourquoi il se passe. quelque chose avec mon LinkedIn. C'est extraordinaire. Je laisse tout ça aller. Mais j'ai plein de belles personnes qui m'approchent prendre un café. Pas nécessairement un mandat, mais on prend des cafés. Puis ces personnes-là, je leur pose la question. Tu sais, pourquoi ? Qu'est-ce que... Tantôt, t'as nommé quoi tellement beau, Marie ? T'as dit que j'avais une approche unique. Je trouve ça tellement beau. Puis c'est ça que je veux comprendre. Tu sais, quand les gens aussi, ils viennent vers moi, bien, OK, bien... Qu'est-ce qui fait que t'étais comme attirée ? Pis ces gens-là me nomment toujours, ou presque, le mot « authenticité » . Ça revient comme... J'ai même quelqu'un qui m'a dit dernièrement, la semaine passée, genre « entre authentiques, on se retrouve » . Pis j'étais genre « ouh,
- Speaker #1
vraiment ?
- Speaker #0
Wow ! C'est vrai ! »
- Speaker #1
La belle identification, là, qui s'est faite.
- Speaker #0
Oui ! Pis je pense qu'à travers ce rythme-là, tu sais, de... peu le vent des cheveux. On est tout le temps dehors, connexion avec la nature. Je ferme mon ordi, je marche cinq minutes, je suis rendue à la mer, à la plage de Santana, puis je peux regarder le sunset avec mon chum. Ça, ça se ressent, mais je veux... Tu sais, je suis dans cette réflexion-là encore, là, que je peux partager ici, mais c'est comme si je suis encore un petit peu confrontée à... même je serais intéressée à t'entendre là-dessus ce que t'en penses mais j'ai comme deux étiquettes de coller dans le front t'sais j'ai la stratégie j'en comme pis j'ai l'expat au Nicaragua fait que je me pose encore des questions sur ça, est-ce qu'un peut nuire à l'autre dans le sens que mais c'est pas ça que j'ai comme réponse dernièrement t'sais je suis en train de trouver la réponse parce que je questionne les gens, je vais voir qu'est-ce qui se passe passe, c'est quoi la perception. Ce que je saisis, c'est que c'est plus une force qu'un problème. C'est de voir comment doser ça. J'ai travaillé avec un mentor pendant mes deux mois, juillet août 2025, où je me suis vraiment assis et à penser à Drenette, tout refaire. Il m'a dit, Mais moi, ce que je te conseillerais, c'est de mettre un peu ça de côté. Puis de focusser vraiment sur des preuves, de nous faire comprendre à quel point c'est ta crédibilité, puis faire comprendre tout ce que tu peux nous amener avec Drolet en accompagnement stratégique puis en design web. J'étais comme « Hey, ouais, il n'y a pas de tort. » Puis après ça, je me suis questionnée. Puis je suis encore là-dedans. Tu sais, c'est dosé aussi avec les publications sur les médias sociaux puis qu'est-ce que tu racontes dans ton histoire. Mais moi, ces deux étiquettes-là, plus j'avance, plus je pense que je les veux encore comme une combinaison. Pas juste que je trouve le bon équilibre. Je serais curieuse de t'entendre là-dessus, Marie.
- Speaker #1
La façon de marier ces deux étiquettes-là pour que ça fasse sens, que ce soit aligné, que tu sois confortable avec ça, que ça ne renie pas ton beat de Vinica, mais qu'à même temps, les gens puissent comprendre que oui, malgré ça, même si vous n'êtes pas nécessairement sur le même beat, ça n'empêche pas que tu as de quoi d'extraordinaire, de profond et de sensé que tu peux leur apporter pour faire le prochain pas. C'est clair. Oui. C'est clair. Puis là, j'ai l'impression, Marie, que le fait de toutes ces questions-là, de revisiter ton histoire, j'ai l'impression que t'es en train de rouvrir des tiroirs, là, que t'avais peut-être laissé fermés depuis un petit bout. Tu sais, j'ai l'impression que, tu sais, quand ça va vite, les tiroirs, ces tiroirs-là, qui demandent plus de lenteur, plus de profondeur, puis de questionnements, on les laisse fermer, tu sais. Là, j'ai l'impression que t'es réouvre une à une, tranquillement. pis là t'es en train de découvrir peut-être sur toi-même ce que t'as Ce que tu avais peut-être mis sur pause ou oublié, ça se pourrait-tu, ça ?
- Speaker #0
Bien oui ! Tu sais, je vais te donner un exemple, OK ? Concrète. J'ai été courir ce matin sur la plage. C'était magnifique. En plus, l'eau était comme brillante avec les vagues. C'était incroyable. Bien là, je suis jalouse.
- Speaker #1
Mais non !
- Speaker #0
Mais c'est sûr ! Attends, attends, attends. Bien, on va se concentrer sur ce que tu viens de dire, en plus. Je suis jalouse. Je regardais une story d'une autre personne que j'aime beaucoup suivre sur les médias sociaux, que je n'aimerais pas nécessairement, mais elle faisait une story, puis elle était en train de courir, en train de nous expliquer quelque chose. Puis là, je me disais, moi, si je vais sur la plage, puis je fais ma course du matin, puis que j'explique quelque chose dans une story, c'est quoi la perception que les gens peuvent avoir ? Est-ce que les gens vont être jaloux ? Tu sais, est-ce que je veux provoquer... La bonne réaction, pas celle qui peut me nourrir en quelque sorte. Est-ce que c'est ce que je veux provoquer, un sentiment de jalousie, ou est-ce que je veux provoquer de la crédibilité, que les gens comprennent le message que je suis en train de leur livrer ? C'est vraiment intéressant.
- Speaker #1
Moi, je me retourne la question. Pourquoi focusser sur ce que les autres, le regard des autres, versus ce que ça procure chez toi de le faire ? Hum, comment toi ça te nourrit ? J'ai envie de retourner ça, puis pas nécessairement avoir la réponse maintenant, mais plutôt, j'ai l'impression, tu pourrais te questionner à savoir, c'est quoi mon intention avec ça ? Puis moi, si je fais ça, qu'est-ce que ça m'apporte à moi ? Parce que j'ai l'impression que... T'es pas la seule, on est tous humains. Le regard de l'autre prend une place. Quelle place ce regard le prend ? Au-delà de la perception que ça pourrait laisser, comment toi ça te fait sentir ? Comment toi ça te permet de faire le prochain pas ? Est-ce que toi ça te fait du bien d'être comme ça ? Est-ce que c'est la version authentique de toi ? Après ça, il y en aura toujours des gens qui vont avoir une perception qui seront... Ça, ça leur appartient. Ça, c'est mon opinion. Ça, c'est vraiment ma croyance. Ça leur appartient. Mais si toi, quand toi, tu le fais, t'es aligné, t'es authentique, pis c'est ça, le message, c'est ça que t'as envie de créer, c'est ça que t'as envie de transmettre, de contribuer, d'impacter ce jour-là en faisant ta course, moi, je vois ça comme un alignement, peu importe ce que le regard de l'autre ou la perception. J'ai l'impression, en tout cas, c'est comme ça que moi, je vois ça, que c'est là que notre... Je vais utiliser le mot magie. Bon, c'est pas un mot que j'utilise souvent, mais que notre magie se déploie et se révèle, tu sais.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est comme ça que je le vois, tu sais. Bon, je le retourne, tu sais, c'est ça. Je le retourne de bord.
- Speaker #0
Oui. C'est vraiment ça. Je sais pas si t'as dû me voir écrire. J'aime vraiment les questions que tu m'amènes. C'est vrai, quand tu dis est-ce que t'es alignée ? C'est quoi le message ? C'est quoi ? Je pense que dernièrement, ce qui m'a fait aussi sentir de l'anxiété ou des sentiments plus négatifs peut-être, il y avait ce regard-là ou ce doute-là peut-être que... Ce qui ne m'a jamais vraiment atteint depuis que je suis ici, parce que si j'avais écouté ce que les gens me disaient avant de partir, je ne serais jamais partie. Et encore là, je m'excuse à ma mère, parce que ma mère, ça n'a pas été facile de voir sa fille partir. Mais c'est ça l'affaire, c'est que, let it be, c'est comme, laisse les autres, tu ne peux pas contrôler ce que les autres peuvent. pensée. Mais si c'est fait dans une intention... Moi, je suis plus dans une idée de « J'ai le goût de partager. » Moi, je le vis. Moi aussi, les petits brillants dans l'eau, c'est magnifique. On dirait que j'ai le goût de le partager. Mais je n'étais pas là pendant les dernières années. Les gens qui me suivent sur Drelette ont dû le remarquer. Je n'étais pas là. Je suis très... C'est ça. J'étais très focus dans... Pas mixer trop les deux. Ça va être intéressant de voir Marie parce que, comme tu as nommé tantôt, cette histoire-là que je suis comme une expérience moi-même, je veux m'en servir, c'est sûr, pour créer d'autres choses. C'est sûr qu'il va y avoir d'autres choses qui vont arriver. Mes services n'arrêteront pas à être ce que c'est aujourd'hui. Il y a d'autres choses qui s'en viennent sur la timeline.
- Speaker #1
C'est clair, c'est clair. Tu sais, tu as dit quelque chose. Justement, mettons qu'une cliente ou un client arrive aujourd'hui et te dit ça, qu'il se sent désaligné avec son histoire, qu'il ne sait pas trop comment commencer, qu'il ne sait pas trop quoi faire ensuite. Quelle partie, toi, de ton histoire, tu aurais envie de mettre en lumière pour l'encourager à poser le prochain pas ?
- Speaker #0
Quelle partie de mon histoire j'avais envie de mettre en lumière ? Ben, tu sais Marie, c'est ce que je suis en train de vivre. Parce que là, j'étais désalignée. Fait que, en toute vulnérabilité, si mon histoire peut servir à quelqu'un d'autre, c'est sûr que je replongerais là-dedans, puis j'expliquerais concrètement moi qu'est-ce que j'ai fait aussi. Parce que là... Tu peux être désaligné, mais après ça, c'est « what's next » , c'est « qu'est-ce qu'on fait ? » C'est « qu'est-ce qu'on fait ? » On est désaligné, OK. OK. Comment ça ? Pourquoi ? Qu'est-ce que tu sens ? OK. Après ça, c'est comment ? Où qu'on s'en va ? C'est quoi la vision ? C'est quoi qu'on a perdu en chemin qui était là au début ? Parce que toutes ces choses-là, Marie, c'est pour ça que je dis qu'un positionnement, ça ne se fait jamais sur le coin d'une table. C'est pour ça aussi que le « B » plus lent d'ici des fois peut aider, parce que je trouve que c'est pas une méditation, c'est pas le mot que je cherche sérieusement, c'est pas une méditation parce qu'on est très dans la co-création quand on fait ça, mais c'est de prendre le temps de se déposer, puis de « ok, le temps s'arrête, on est ensemble dans un espace ensemble, puis là, on co-crée ensemble. » Puis ce désalignement-là va devenir de plus en plus... Claire. Parce que de toute façon, les réponses sont déjà en dedans. Même si ça a l'air un peu spirituel de dire ça de même, mais on ne peut pas les chercher dans l'univers. Elles sont déjà en dedans. C'est juste d'aller mettre, comme tu as dit tantôt, mettre le doigt dessus. C'est vraiment ça.
- Speaker #1
Marie, j'ai répondu. Ah oui, tout à fait. Tu réponds toujours très bien. Bien oui, la réponse parfaite, c'est celle que tu donnes. On s'entend. Tu sais, moi, ce que je retiens de ce qu'on dit... C'est la force de choisir d'avancer, tu l'as dit, même quand tout n'est pas clair. Oui. Honorer l'entre-deux, célébrer l'entre-deux, le moment présent, ça me rappelle qu'on n'a pas besoin non plus d'avoir tout fini, de se comprendre pour commencer à se raconter non plus. Parce que ton histoire, même une version brouillon, même un flou, même un entre-deux, même une transition, t'es peut-être déjà en train de tracer le prochain pas, justement. Le cadeau caché, tu ne le vois peut-être pas en ce moment, mais tu vas le voir bientôt. Donc, que c'était nécessaire, ce chemin-là, le processus pour arriver à la prochaine étape de ton développement. C'est ça que je retiens. Puis moi, je te remercie vraiment de ce partage-là. Je suis certaine qu'il y a des personnes qui écoutent qui se sentent peut-être dans cet entre-deux-là, cette redéfinition-là, cette transition-là, puis qui ne savent pas trop par où prendre ça. Je suis certaine, en tout cas, c'est ce que je souhaite, c'est qu'à toi qui nous écoute, que ça a pu te donner un brin d'inspiration, que ça a pu te conforter. Écoute Marie, si jamais là, il y a des gens...
- Speaker #0
qui t'écoutent et qui font comme « Hey, wow ! J'ai le goût, moi, de prendre un café virtuel avec Drolette. Comment ça se passe ? Où est-ce que les gens peuvent te contacter ? C'est où la meilleure place pour te rejoindre ? »
- Speaker #1
En ce moment, mon nouveau site n'est pas en ligne, mais au moment où ça va sortir, ce beau podcast-là, tout va être déjà en ligne. C'est super simple. Les gens vont juste se rendre sur drolette.co ou sur n'importe quelle de mes plateformes Facebook, LinkedIn. Il y a un petit lien. Tu fais juste... Cliquez dessus, on prend un café, puis on se set up un petit rendez-vous dans le calendrier ensemble. Puis j'aime tellement ça, prendre des cafés avec des personnes extraordinaires. Marie, je trouve ça tellement riche, j'apprends tellement. Fait que je suis là, je suis là pour parler d'où vous en êtes rendu. J'ai envie aussi de parler, tu sais, de la transition. Moi, dans mon deux mois, juste dire un outil que j'ai trouvé vraiment intéressant, que j'ai envie de partager.
- Speaker #0
Oui, c'est quoi ?
- Speaker #1
Bien, les gens, il y a plusieurs personnes qui écoutent ton podcast, qui doivent être fans de podcast aussi, mais j'ai vraiment aimé le podcast de Un café avec Judith.
- Speaker #0
Ah oui, je te comprends.
- Speaker #1
Je pense qu'elle est très vulnérable dans son podcast, puis elle aborde beaucoup le thème de la transition, donc pour quelqu'un qui est en transition, comme moi, ça a été extraordinaire. J'ai deux écrans, je l'ai mis sur mon écran à côté, puis j'avançais sur mon autre écran, c'était... Un super podcast pour moi, bien, bien, vraiment, sûr, exactement, sur plein de sentiments que je vis ou que j'ai vécu dans les derniers jours, semaines, et que c'est extraordinaire. Puis, je voulais juste dire aussi que, des fois, on pense que là, c'est pas le bon moment, ou tu sais, on a une action qu'on veut faire, mais j'ai aimé ce que t'as dit, Marie, tu sais, avancer dans l'imperfection, tu sais, faire un geste imparfait, mais... Fais-le, tu sais. Moi, là, en plus, je dis ça, la fille qui est trop perfectionniste, une ancienne patineuse artistique qui veut tout le temps les affaires parfaites, puis là, bien, j'apprends, moi aussi, à me challenger avec ça. C'est pas parfait, mais let's go. On est rendu là, on le fait, puis on avance, puis il y a quelque chose de vraiment le fun d'avancer en action aussi.
- Speaker #0
On les trouve parfois, ces réponses-là, en action. OK, je réagis sur deux choses. Premièrement, un café avec Judith. J'imagine que c'est parce que tu parlais de prendre un café avec toi, ça t'a fait penser à ça. J'adore ce podcast-là. D'ailleurs, je pense que j'ai repartagé, republié sur Instagram un extrait de podcast, justement, de ce podcast-là, pas plus tard qu'hier, je pense. Fait que c'est vraiment une pointe. Et d'ailleurs, c'est drôle que tu parles de ça, parce que je reçois Benoît Chalifoux aussi dans le podcast, plus tard cet automne. et Benoît a pensé sur le podcast de... Ce podcast-là est fait avec Judith. Ah oui, extraordinaire épisode. J'ai vraiment hâte de parler avec Benoît. À l'heure où on se parle, ce n'est pas encore enregistré. Mais oui, j'adore ce podcast-là. Donc, c'est nommé. Ce sera dans les notes de l'épisode aussi. Tout ce que tu as nommé, vont se retrouver dans les notes de l'épisode. Fait que les personnes qui nous écoutent et qui se disent, « Moi, j'aimerais ça lire ça, ce livre-là. C'est quoi donc ? Qu'est-ce qu'elle a dit ? c'est quoi le podcast en question qu'elle a partagé, ça se retrouve dans les notes de l'épisode donc n'hésite pas à aller cliquer là-dedans L'autre affaire que t'as dit, t'as parlé du podcast, puis t'as parlé de la transition, être dans l'action, l'imperfection. Oui, c'est ça, j'y arrive. L'imperfection, je voulais juste dire que je te comprends parce que c'est mon mantra 2024. Moi, mieux vaut fait que parfait. Vraiment, je me l'étais écrit, je l'avais tapissé. Je voulais combattre ce motadine de perfectionnisme-là qui m'envahissait et qui me ralentissait surtout, qui me ralentissait incroyablement. Et je suis fière de moi. Je vais célébrer ça en le disant parce que, oui, j'ai beaucoup avancé. Et c'est ce qui a fait en sorte que j'ai pu sortir, d'ailleurs, deux petits produits que sont le filon et la fonderie. Grâce à ce mantra-là, vraiment, ça a une puissance de dire, hey, mieux vaut faire que parfait. Parce que la perfection, ça nous ralentit parce que c'est jamais assez parfait à nos yeux. Donc, on sort jamais les choses qu'on veut lancer. Fait que là, j'ai passé autre ça. Fait que je te comprends et je veux juste dire, si jamais t'es perfectionniste, que tu nous écoutes. Mieux vaut fait que parfait. Puis c'est à force d'être dans l'action, qu'on y va pareil, qu'on se... pas qu'on se guérit, là. Je dirais pas qu'on se guérit, mais qu'on se conforte puis qu'on voit l'impact qu'on peut avoir chez les autres. Tu sais, c'est surtout ça aussi, j'ai envie de dire... Moi, à un moment donné, on m'a dit une phrase tellement, tellement forte de sens. Des amis entrepreneurs avec qui je co-workais à Québec m'ont dit « Marie, pendant le temps que toi, tu es pris avec ton perfectionnisme et que tu n'avances pas, tu prives des gens de ton savoir, de tes compétences, de ton talent, de ce que tu pourrais leur apporter. Pendant ce temps-là, eux autres, ils ne peuvent pas avancer. » On dirait que de le voir, de le percevoir de cet oeil-là, c'est bien vrai, tu sais. Comme si, vu que ça touchait les autres, ça devenait tout à coup plus important pour moi. Alors là, ça m'a donné un coup de pied aux fesses. Non, mais vraiment. Fait que c'est ça. Je comprends tout à fait ce que tu dis, puis je partage ce sentiment, puis je t'incite à faire les choses de façon imparfaite, puis c'est, je pense, ce qui vient de se passer. Je pense que c'est une belle jase. C'est une belle jase imparfaite. Je te remercie énormément d'avoir été à nouveau sur le podcast À ta couleur. Je te souhaite tellement des beaux moments à Popoyo. J'espère que le surf est sur ta planche. Mon Dieu, jeu de mots pour la journée. Puis à toi qui nous écoute. On se retrouve la semaine prochaine, parce que, bien oui, on est rendus aux semaines maintenant, jusqu'en décembre, jusqu'à la fin de l'année. Donc, on se dit à la semaine prochaine avec un épisode solo. Donc, on se retrouve bientôt. Salut, salut ! Salut ! Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part, assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant. juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que tu n'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tagge-moi, la voisine pro. J'adore te lire et repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur !