Speaker #0Ça t'es-tu déjà arrivé de raconter une histoire dans ton contenu sans trop savoir comment la relier à ton offre après ? Comme si tu savais que ton vécu pouvait créer du lien, mais qu'au moment de le relier à ce que tu vends, ça devenait un petit peu flou. Dans cet épisode, je te parle d'une technique de copywriting toute simple, mais vraiment puissante, le segway. C'est le petit bout de chemin qui transforme une anecdote intéressante en message clair et qui aide ton audience à faire le lien entre ce que t'as vécu, ce que t'as compris et ce que tu proposes aujourd'hui. Parce qu'une histoire, c'est pas juste fait pour être racontée, c'est aussi fait pour mener quelque part. Reste avec moi, ça débute maintenant Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard, hein, si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui. Aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif. Un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise. C'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue dans ce nouvel épisode solo d'À ta couleur. Un épisode que, je l'avoue, j'ai enregistré un petit peu plus tard que prévu, parce que j'ai dû consulter un médecin et un vétérinaire hier et ce matin, parce que mon fils et mon chien se sont tous les deux fait une entorse à la cheville. Imagine-toi donc. Bon, pour mon chien, je sais pas si c'est considéré vraiment comme une cheville, un coude, un genou, parce que, honnêtement, les pattes des corgis, c'est tellement mini que j'ai de la misère à savoir est-ce qu'on parle... de quelle partie, là, on parle, en fait, finalement, de l'anatomie de mon chien. C'est quoi les chances ? C'est quoi les chances que ça arrive en même temps, une entorse ? Bref, tout va bien. Le repos est de mise, hein, avec quelques petits exercices en bonus à faire à la maison pour la cheville de mon fils et mon chien et sur les anti-inflammatoires. Bref consultation médicale pour moi dans les deux dernières journées, ça a quand même fait en sorte que ça a retardé cet épisode-ci. Mais me voilà, me voilà avec l'envie de parler d'un enjeu qui revient souvent chez mes clients. Puis là, quand je dis souvent, je veux dire pas mal souvent, OK ? La plupart d'entre eux arrivent à identifier des bouts importants de leur histoire. Ils savent qu'il y a quelque chose dans leur parcours, dans leur expérience, dans leur valeur, dans leur prise de conscience, qu'ils méritent. d'être racontées, mais quand ils sont rendus à faire le lien avec leur offre, ça bloque. Je les entends souvent me dire « je ne sais pas comment passer de mon vécu à mon service sans avoir l'air de faire un détour bizarre juste pour vendre, sans avoir l'air de vendre, d'être en mode vente finalement. » Puis je les comprends parce que relier son vécu à ce qu'on vend, ce n'est pas toujours évident. On peut avoir une histoire riche, une anecdote hyper divertissante. une offre claire, une expertise solide, mais quand même avoir de la difficulté à construire le lien, le pont entre tout ça, finalement. C'est exactement pour ça que j'ai pensé cet épisode-là pour toi. Si t'es solopreneur, entrepreneur, travailleur autonome, créateur de contenu, accompagnant, consultant, formateur, professionnel en pratique privée, bref, si tu veux quelque chose qui est profondément lié à ta façon de voir le monde, à ton approche, à ton expérience, à ta sensibilité, ou même à ta posture. Il existe plusieurs façons de faire des liens entre ton histoire et ton offre. Dans mon univers, je parle souvent des pépites de connexion. C'est des éléments plus profonds qui se cachent dans ton parcours. Par exemple, tes valeurs, ton why, ton combat, tes alliés, tes leçons. Bref, il y en a plein d'autres. Et tout ça, bien, ça explique bien souvent pourquoi ton offre existe aujourd'hui. Mais même sans creuser aussi loin, il existe une technique toute simple pour partir d'une anecdote du quotidien, même si c'est très banal. puis de la relier naturellement à ton message, à ton expertise ou à ton offre. Cette technique-là, ça s'appelle le segway. Avant d'entrer dans la technique, je veux qu'on prenne deux minutes pour nommer le vrai problème. Parce que souvent, quand j'entends un entrepreneur me dire « je sais pas comment parler de moi dans mon contenu » , c'est pas toujours, même c'est jamais finalement, parce qu'elle a rien à dire. Au contraire, souvent, c'est une personne qui a beaucoup à dire. Parfois même, je le dis trop. C'est une personne qui a vécu des choses. Puis, tu sais, l'humain étant ce qu'il est, on change, on évolue, on apprend, on traverse différentes saisons, on développe une approche qui, elle aussi, va se transformer avec le temps. Parfois, c'est des personnes qui ont des façons bien à elles de voir leur métier. Mais le problème, c'est que ça reste parfois... Dans des petits morceaux séparés, d'un côté, il y a leur histoire, puis de l'autre, il y a leur offre. Entre les deux, il y a comme un petit silence, un petit blanc. On fait quoi avec ça ? On fait quoi avec ça ? C'est là que le contenu peut malheureusement devenir flou, quand on n'est pas capable de relier notre histoire à notre offre, notre anecdote, à nos services. Donc, on raconte une anecdote, les gens trouvent ça touchant, peut-être même qu'ils réagissent. Ils commentent, « Merci pour ton partenariat. » c'est beau, ça me parle, c'est inspirant. Mais après ça, silence radio. Après ça, on se demande, est-ce qu'ils comprennent ce que cette histoire-là révèle dans ma façon de les aider ? Est-ce qu'ils comprennent le lien avec mon expertise ? Est-ce qu'ils voient pourquoi cette expérience-là m'a amenée peut-être à créer mon offre ? Est-ce qu'ils sentent que mon vécu éclaire ma posture ? Parce que c'est ça l'enjeu. Ton histoire, elle ne devrait pas seulement faire dire « Ah, c'est super intéressant » . On veut qu'elle puisse aussi faire dire « Ah, je comprends mieux pourquoi cette personne-là travaille comme ça. Ok, je vois ce qu'elle défend. » Ah, la fameuse cause, d'où la pépite du combat. « Ah, je sens que cette personne-là, comment cette personne-là pourrait m'aider ? » Et pour arriver là, il faut guider. Pas faire un virage 180 degrés, là. Bref, achète mon programme, achète mes services. Non, ce n'est pas ça le point. On veut éviter le moment malaisant où tu parles d'une anecdote sur ton chien, sur ton café renversé, ou ta conversation avec quelqu'un, puis que deux phrases plus tard, t'es rendu à dire « C'est pourquoi mon accompagnement est présentement disponible à 497 $ » . Le but, c'est pas de brusquer ton audience, le but c'est de créer un passage, un pont. Une transition qui fait sentir que ce que tu racontes mène naturellement à ton message. Et c'est là que le Segway devient intéressant. Bon, c'est quoi un Segway ? Déjà, petit point vocabulaire ici, le mot Segway s'écrit S-E-G-U-E, ok ? Mais il se prononce comme, un peu comme un Segway, sauf que le Segway avec un W, c'est le petit véhicule à deux roues, là. Mon fils en a reçu un à Noël, là, hein ? Faut être bon en équilibre, mettons, se mettre là-dessus. On parle pas de ça ici, on n'est pas là. Moi, je te parle du Segway en rédaction. Dans mon univers à moi, je l'ai surtout découvert, ou en tout cas compris plus clairement grâce à Alex Martel, copywriter bien connu au Québec. C'est pas moi qui a inventé ça, le Segway, non. Mais je l'utilise depuis plusieurs années déjà. Je me rappelle d'avoir d'ailleurs entendu expliquer cette technique-là de rédaction, je pense que c'était en 2021. C'était, de mémoire, une conférence qui était organisée par Québec Numérique. Maintenant, ça s'appelle capital numérique. Il me semble que c'est ça. À l'origine, le mot segway, ça vient de la musique. Ça désigne l'idée de passer d'un morceau, d'un mouvement ou d'une section à l'autre sans interruption. Comme dans une transition fluide, quelque chose qui suit naturellement. Et en écriture, c'est exactement ça. Un segway, c'est une transition qui permet de passer d'une idée à une autre sans casser le rythme. Moi, je dis souvent que c'est la façon. la technique, si on veut, de relier deux idées, deux concepts qui, naturellement, ne seraient pas reliés, entre eux. On trouve une façon de les relier. C'est ça un Segway. Donc, dans ton contenu, ça peut être une phrase, ça peut être un paragraphe, un petit passage qui relie ton anecdote à ton message. Mais le Segway, c'est pas juste une phrase cute en deux paragraphes, c'est un outil de sens. C'est lui qui va aider ton audience à faire le lien entre deux choses qui, naturellement, n'auraient pas de lien, OK ? Puis c'est ça que j'aime de cette technique-là, c'est qu'elle est simple, mais elle demande quand même de la finesse, OK ? Parce qu'un bon Segway, on n'est pas dans quelque chose comme « En parlant de café renversé, réserve ton appel découverte » . Non, ça, c'est pas un pont, là. C'est comme... Ah, le lien est pas très fort. C'est boiteux, un peu. Un café renversé tout seul, ça reste un café renversé. Mais si je m'en sers pour parler de surcharge, de chaos, de besoin de clarté ou de petit imprévu qui révèle quelque chose, là, il commence à porter un message. C'est pareil avec ton histoire. Elle ne va pas créer un lien toute seule, il faut parfois l'aider un petit peu, ok ? En storytelling, on parle souvent de raconter des histoires, mais on oublie parfois que l'histoire toute seule, elle ne fait pas toujours le travail. Une histoire, elle peut être belle, elle peut être touchante, drôle, vulnérable, mais si ton audience, elle ne comprend pas pourquoi tu lui racontes ça, bien, ça risque de rester en surface. Peut-être que ton audience va aimer ton texte, elle va malheureusement peut-être pas comprendre par contre ce que ton histoire révèle, ok ? De ton expertise, de ta posture, de ce que tu as à offrir. Oui, elle peut raconter quelque chose, mais quand ça ne révèle pas assez clairement le sens derrière, c'est un peu comme si tu déposais une pépite sur la table, mais sans l'éclairer. Le ségoé, lui, vient mettre la petite lampe de poche dessus. Il dit « Regarde-moi, ce n'est pas juste une anecdote, c'est un indice. Un indice de ta façon de penser, de tes valeurs, de ton combat, de ta posture. Un indice de la transformation que tu proposes. » Puis pour les solopreneurs, c'est hyper important. Parce que ton offre n'est pas juste une série livrable, ton offre porte une vision, même si tu ne réalises pas toujours. Et souvent, cette vision-là part de quelque part. Bien évidemment, ça vient de ce que tu as vécu, de ce que tu as observé, peut-être de ce qui t'a frustré, touché, de ce qui t'a manqué, de ce que tu as dû apprendre, parfois sur le tas, parfois pas, de ce que tu refuses de reproduire ton combat, de ce que tu veux offrir autrement. Le Segway, il t'aide à faire sentir ce lien-là. Perso, moi, c'est une technique que j'utilise beaucoup. dans mes infolettres, parce que l'infolettre, c'est l'endroit parfait pour partir d'un moment de vie. Une conversation, par exemple, une réflexion qu'on a eue, une marche avec mon chien, une discussion avec une cliente, un malaise, une observation, ça peut être une scène vraiment banale du quotidien. Puis ensuite, je fais glisser ça doucement vers une idée beaucoup plus grande. C'est là que la magie opère. Bon, là je dis magie, mais ceux qui me connaissent savent que j'aime pas tant le mot magie, mais vous comprenez l'idée. Disons plutôt C'est là que la petite ampoule s'allume. Parce qu'une infolettre, c'est pas juste un endroit pour annoncer des choses, hein ? C'est un espace de relation. Pis dans une relation, on veut pas juste recevoir des informations, on veut sentir la personne, on veut comprendre sa façon de penser, on veut être amené à quelque part. Ben le Segway, il permet ça. Mais c'est pas juste réservé aux infolettes, là. T'sais, je te dis que moi je l'utilise dans mon infolettre, principalement, ça m'arrive de l'utiliser à d'autres moments dans d'autres types de contenus. Mais tu peux, toi, l'utiliser, par exemple, dans une publication LinkedIn, dans une publication n'importe quelle plateforme de médias sociaux, dans un épisode de podcast, dans une vidéo sur ta chaîne YouTube, sur une page de vente, dans un texte à propos, dans une présentation, même dans une conférence. Bref, à chaque fois que tu veux passer d'un vécu personnel à un message plus profond, le Segway peut t'aider. Le Segway te permet d'éviter que ton contenu fasse « voici une anecdote, voici mon offre, merci, bonsoir » . C'est pas ça qu'on veut, t'sais. On veut plutôt créer quelque chose comme « voici une anecdote, voici ce qu'elle m'a fait comprendre, et voici pourquoi ça te concerne et comment ça rejoint mon approche, voici une invitation à aller plus loin » . Je te donne un exemple concret, là, d'une anecdote banale qu'on peut utiliser pour que ça devienne utile, OK, pour notre audience. Donc, un exemple très simple, imagine que t'es nutritionniste, que tu veux parler de ton approche qui est beaucoup plus douce, plus réaliste. moins axée sur la performance ou la perfection alimentaire, ok ? Tu pourrais partir d'une anecdote super banale, comme par exemple, l'autre soir, j'ai ouvert mon frigo avec l'énergie d'une personne qui aurait préféré commander une pizza et disparaître sous une doudou sur son divan. Il y avait deux carottes molles, un reste de riz, un yogourt et une culpabilité très bruyante. Déjà, là, on a une image, ok ? On peut générer une image dans l'esprit. La personne qui nous lit ou qui nous écoute. On sent le quotidien, la scène banale, qui a jamais ouvert son frigo en se disant « Oh, j'ai pas le goût de manger ce qu'il y a dans mon frigo, je me sens pas inspirée par les restants, j'ai le goût de commander une pide. » Alors là, si tu t'arrêtes là, c'est juste cute, hein, comme anecdote, pis c'est pas ça qu'on veut. On veut créer du sens, un lien. Donc, le Segway, ça pourrait être la suite, finalement, de ça, là, ça pourrait être « Et si je te raconte ça, c'est pas pour te faire visiter mon frigo. » C'est parce que je pense qu'on parle beaucoup trop souvent d'alimentation, comme si on cuisinait toujours à partir d'un état intérieur calme, organisé et méga inspiré, alors que dans la vraie vie, on mange aussi avec notre fatigue, notre charge mentale, nos imprévus, notre niveau de patience qui, certains soirs, est à peu près aussi solide qu'une feuille de laitue oubliée. Bon, là, tu peux faire des métaphores que tu veux, le but, c'est juste de créer un pont. On veut relier une anecdote. à un message plus grand. Bon, ici, on peut supposer que la nutritionniste, elle veut mettre de l'avant le fait qu'elle n'est pas parfaite elle-même, puis qu'elle aussi, parfois, elle a des envies de pizza. Bon, on peut avoir une identification, un rapprochement avec l'audience, à qui elle s'adresse. Ensuite de ça, elle pourrait amener son offre comme ça. C'est justement pour ça que mon accompagnement ne vise pas à te donner un plan parfait à suivre au corps de tour, mais à t'aider à construire une façon de manger qui tient compte de ta vraie vie. de ton quotidien, de ton chaos, bref, tout ce que... Écris ça comme tu veux. Donc, relier une anecdote qu'on ouvre une porte de frigo, on n'est vraiment pas inspiré par ce qu'on voit, à une approche, à une offre, ok ? Tu vois là, tu vois la transition qui se passe ici ? On a une anecdote, on utilise le Segway pour éclairer notre message vers notre offre. On force pas là, ok ? On veut pas forcer la note. Je te donne un autre exemple, ok ? Un exemple de vécu comme racine de ton offre. Donc l'autre exemple, imagine que t'es coach ou consultant, pis que t'accompagnes des entrepreneurs à simplifier leur offre de service. Donc, tu pourrais partir d'un vécu personnel. Par exemple, pendant longtemps... J'ai cru qu'une bonne offre devait contenir beaucoup de choses pour avoir de la valeur. Des modules, des bonus, des documents, des appels, des outils, des sous-titres, des petits bonus cachés, des vidéos, bref, tout le kit. Bon, on sent que l'anecdote du véhicule est là, mais ensuite, il faut faire le passage, parce que si tu t'arrêtes là, c'est très interrompu tout ça. Donc le segway, ça pourrait être, et si je te parle de ça, c'est parce que je vois souvent la même chose chez les entrepreneurs que j'accompagne. Elles n'ajoutent pas toujours plus de contenu parce que leurs clientes en ont besoin. Elles en ajoutent parfois parce qu'elles ont peur que ce ne soit pas assez. Boom Là, tu viens de déplacer l'attention sur le vrai message. C'est pas juste ton histoire, c'est plus juste ton histoire. C'est devenu un miroir pour ton audience. Puis là, tu peux relier à ton offre. C'est pour ça que dans mon accompagnement, on ne commence pas par ajouter. On commence par clarifier. Parce qu'une offre forte, c'est pas toujours une plus grosse offre. C'est souvent une offre qui sait exactement ce qu'elle vient transformer. Tu vois, le ségué, là, il donne du sens. Il explique pourquoi ton vécu compte, finalement, a de la valeur. Un autre exemple, dernier exemple ici, à partir d'un détail du quotidien. Donc, disons qu'un matin, t'es prête à partir, ton manteau sur le dos, ton café est prêt dans ta tasse, ton sac est sur ton épaule, t'es mentalement rendue dans ta voiture, mais là, tes clés ont disparu, hein ? Il y en a plusieurs d'entre nous qui vivent ça. Je ne suis pas la seule, certain. Où sont mes clés ? Alors, tu fais le grand classique. Tu regardes dans ton sac trois fois. Tu retournes sur le comptoir. Tu réfinis dans tes poches de manteau. Tu accuses mentalement tout le monde dans la maison, incluant le chat qui n'a absolument rien demandé. Finalement, tes clés étaient sur la table d'entrée, à la vue de tous, bien tranquilles. Elles n'étaient pas perdues du tout. Tu ne les voyais juste pas. Là, l'anecdote est très simple. Cette anecdote-là de perte de clé. Ou de... Ça me fait penser à l'anecdote que tu cherches tes lunettes et tes os sur le nez. Quelle belle métaphore à faire après ça. Donc, c'est une scène très quotidienne, presque très banale, mais là, si tu arrêtes juste ça là, c'est incomplet. Le Segway, ça pourrait être. Et si je te raconte ça, c'est parce que ça me fait penser à quelque chose que je vois souvent chez les solopreneurs que j'accompagne. Parfois, les éléments les plus forts de notre histoire ne sont pas absents. Ils sont déjà là sous nos yeux. Mais comme ils font tellement partie de nous... on les reconnaît plus comme des éléments précieux. Tu vois, on vient de faire un lien avec une anecdote. Et là, tu peux amener ton message. On cherche souvent la grande histoire, le moment spectaculaire, la bascule digne d'un documentaire Netflix, alors qu'en réalité, ce qui peut créer du lien avec notre audience est parfois beaucoup plus proche qu'on pense. Une valeur qu'on incarne depuis toujours. Une phrase qu'on répète à nos clients. Une façon de voir le monde. Un combat, une expérience qui a façonné notre posture. Tu vois un peu là. Là, on s'entend le segway, je les tire un peu, j'ai amené mon message là-dedans, ce que je voulais vraiment dire. Puis là, tu peux faire le lien avec ton offre parce que ce n'est pas encore fait. Clairement ici, tu pourrais terminer en disant « c'est exactement pour ça que dans mes accompagnements, je ne cherche pas à inventer une histoire plus impressionnante que la tienne. Je t'aide plutôt à voir ce qui est déjà là, à reconnaître les pépites qui se cachent dans ton parcours à toi, puis à les relier à ton message, ton contenu, puis ton offre. » Parce que souvent, ton histoire n'a pas besoin d'être plus grande, elle a juste besoin d'être mieux éclairée. Tu comprends ici à quoi ça sert le Segway ? On utilise une anecdote. Le Segway va relier l'anecdote à un message qu'il porte de plus grand et on va faire un lien avec notre offre. Bon, fait que là tu trouves ça sûrement super cool, mais tu te dis, bon, c'est bien le fun, mais comment je peux faire ? Comment on fait ça, Marie-Pierre ? Donc si tu veux t'exercer concrètement, je te propose une petite structure assez simple en cinq étapes pour ton prochain contenu. Je vais l'appeler les 5 marches du Segway. Donc la marche numéro 1, c'est ton anecdote. Assez simplement, tu pars d'un moment concret. Puis là, je te le dis, ça peut être hyper banal, comme je suis allée chez le vétérinaire avec mon chien, comme j'ai perdu mes clés cette semaine, comme j'ai renversé mon café. Bon, fais-toi une petite liste des petites anecdotes qui te sont arrivées peut-être récemment, pour vraiment rester plus proche du présent. Tu peux aller dans quelque chose de plus gros que tu as vécu dans ton passé, mais tu sais... Pour l'exercice d'aujourd'hui, je te dirais, pars d'un moment concret que ça fait pas longtemps que t'as vécu pour que ça soit frais dans tes souvenirs. Donc ça peut être une observation que t'as faite, ça peut être une phrase que t'as entendue, qui t'a marqué, un malaise que t'as vécu récemment, peut-être une conversation que t'as surpris, un choix que t'as fait. Puis pose-toi la question, qu'est-ce qui m'a marqué là-dedans ? Qu'est-ce qui m'a marqué récemment ? C'est pas obligé d'être quelque chose de super extraordinaire, juste quelque chose qui a accroché ton attention, ça c'est ton anecdote. La marche 2, c'est ce que ça t'a fait comprendre cette anecdote-là. Parce que là, on veut vouloir nommer le sens. Pas juste, voici ce qui s'est passé, mais voici ce que ça m'a fait réaliser. Donc tu peux utiliser des phrases comme, ce que ça m'a rappelé, c'est que... Trois petits points. Ça m'a fait penser à trois petits points. J'ai réalisé que trois petits points. Ce moment-là m'a ramené à une chose que je vois souvent, trois petits points. Si je te raconte ça, c'est pas juste pour l'anecdote, c'est parce que trois petits points. Donc là, t'es en train de créer ton segway, t'es en train de créer le lien entre ton anecdote et le message que tu veux passer à ton audience, ok ? C'est sûr que... Faut réfléchir à ces liens-là, ils tombent pas du ciel. Il faut se dire, ok, comment je pourrais relier telle anecdote à tel message, à tel truc que je veux passer à mon audience, que je veux enseigner à mon audience, que je veux faire prendre conscience à ma clientèle cible, ok ? La marche 3, tu veux ramener l'autre dans ton histoire. Parce que oui, ton vécu commence avec toi, avec ton anecdote, mais il doit pas rester uniquement centré sur toi. Tu peux te demander, pour t'aider à créer ce lien-là, justement, avec ton audience, en quoi mon audience peut se reconnaître là-dedans. Qu'est-ce que mes clients vivent de similaire ? Quel sentiment, quelle peur, quelle situation, ça vient éclairer chez elles ? Tu peux écrire, pour créer ce lien-là avec ton audience, tu peux écrire concrètement. Et je me demande si toi aussi, trois petits points. Je vois souvent la même chose chez trois petits points. Peut-être que tu vis ça en ce moment dans Trois petits points. C'est exactement ce qui arrive quand Trois petits points. Là, ton histoire devient un miroir. On fait le pont, OK ? Le fameux effet miroir que j'enseigne dans mes accompagnements. Super important de ne pas centrer son histoire que sur soi, mais faire le pont avec notre audience à qui on s'adresse. La marche numéro 4, c'est le moment où tu expliques ce que ça révèle de ta façon de voir les choses. C'est ici que tu relis ton vécu à ta posture professionnelle. OK ? Donc tu peux dire, donc tu peux dire, c'est pour ça que je crois que... Trois petits points. C'est ça qui explique pourquoi j'accompagne mes clientes de cette façon. C'est aussi pour ça que je refuse de... Trois petits points. C'est ce qui m'a amenée à créer une approche plus... Trois petits points. Ou c'est une des raisons pour lesquelles mon travail commence toujours par trois petits points. Là, tu montres que ton offre vient de quelque part. OK ? Ton approche n'est pas tombée du ciel. Il y a une raison, il y a quelque chose. Il y a un lien à faire avec ce que tu as vécu, bien évidemment. Finalement, la marche 5, la dernière étape, c'est l'invitation. Donc, c'est là que tu peux amener ton offre, ton appel, ton appel à l'action, ton fameux call to action qu'on appelle. Puis le call to action, il tombe pas du ciel non plus, il arrive d'une suite logique, ok, de ces cinq étapes-là. Donc tu peux dire, si tu sens que c'est exactement ce que tu vis, trois petits points. Si tu veux travailler ça avec moi, trois petits points. Si tu veux apprendre à, trois petits points. C'est ça qu'on explore justement dans, trois petits points. Bon, parce qu'on veut que ton offre devienne une continuité. On veut pas que ce soit juste une annonce publicitaire, une, tu sais, quand tu comprends, collée à la fin de ton texte, là. On veut vraiment que ça soit une continuité fluide à la toute fin. Pas que ça sonne, je veux te pousser dans la gorge que j'ai à te vendre, même à te vendre, même si, bien c'est sûr qu'on utilise la création de contenu pour vendre nos offres et nos services, évidemment, ok ? Donc, maintenant, bien je te propose un exercice très simple. Prends une anecdote récente, vraiment récente, ok, pour que ce soit pas trop compliqué, là, de faire cet exercice-là. Prends quelque chose de cette semaine. Ça peut être une conversation avec une cliente, peut-être un moment où t'as douté. Si t'es parent, là, ça peut être une scène avec tes enfants, un moment avec tes enfants. Ça, c'est toujours du bonbon. Une décision que t'as prise, une erreur peut-être que t'as faite, un moment peut-être que t'as dit non. Une observation que t'as faite en scrollant sur les réseaux sociaux, un achat que t'as fait, une phrase qui t'a accrochée, un moment que t'as réalisé peut-être que t'as changé, bref. Tout peut être intéressant. pour une anecdote dans un segway. Puis ensuite de ça, remplis les cinq phrases suivantes. Et là, je vais te le faire en mode condensé ici, OK ? Première phrase, pour t'aider, tu peux même prendre un crayon. Là, si t'es en voiture, pèse sur pause. Reviens plus tard. Si tu m'écoutes en train de travailler, prends un crayon. Pour vraiment prendre en note ces petites phrases-là, ça va t'aider. Première phrase, récemment, il m'est arrivé. Trois petits points. Ou récemment, j'ai observé. Trois petits points. Récemment, j'ai vécu. Trois petits points. OK ? Ça va t'aider à identifier l'anecdote que tu veux utiliser. Deuxième phrase. Ce que ça m'a fait comprendre, c'est que... Trois petits points. On dirait que je fais une dictée à l'école primaire. C'est ce que ça m'a fait comprendre, virgule, c'est que... Trois petits points. Troisième phrase. Et je vois souvent la même chose chez mes clients. Quand, trois petits points. Quatrième phrase, c'est pour ça que dans mon approche, je, trois petits points. Cinquième phrase, si tu veux toi aussi, trois petits points, je t'invite à trois petits points. OK ? Là, c'est une structure, là, on s'entend vraiment de base, là, juste pour t'aider à cogiter, à, tu sais, à sortir les choses de ta tête, on s'entend avec le temps quand on se fait de la corne de Segway. On appelait ça de même. Quand on se pratique, qu'on devient meilleur, cette base-là, elle peut tellement se transformer, évoluer, elle peut être différente, bien évidemment. Je t'en propose une simple, juste pour faire l'exercice le plus facilement possible, alors que tu m'écoutes dans tes oreilles. Tu peux faire cet exercice-là. Bien sûr, en version brouillon, pas besoin que ça soit beau tout de suite. Le but, c'est juste de trouver le fil entre ton anecdote, ce que ça t'a fait comprendre, et ce que tu observes chez tes clients. Parce que souvent, on veut écrire la publication finale avant d'avoir compris le lien. C'est souvent ça que je vois avec les clients, avec les personnes que j'accompagne. On veut que ce soit fluide, on veut que ce soit touchant, stratégique, punché, parfait. Mais le premier travail, c'est pas d'écrire beau pis parfait, c'est juste de comprendre le fil, de comprendre le chemin à travers tout ça, ok ? Donc, ton anecdote amène où ? Elle révèle quoi ? Assure-toi que tu parles vraiment à ta clientèle cible. Elle soutient quelle partie de ton approche ? Elle ouvre vers quelle invitation ? Quand tu comprends tout ça, l'écriture devient vraiment plus simple. J'ai envie aussi d'aborder les erreurs fréquentes avec le Segway. Quelques petits pièges dans lesquels tu pourrais peut-être tomber. Donc, je veux t'éviter ça. Premier piège, faire un lien trop rapide, trop simple. OK ? Comme par exemple, ce matin, mon grille-pain a brûlé ma toast. C'est pourquoi tu devrais réserver un appel stratégique avec moi. Non. À moins que tu sois spécialiste en gestion de crise de déjeuner, il va manquer un lien beaucoup plus solide, ok ? Tu t'en doutes. Donc on évite de faire des liens trop simples, trop rapides, qui n'ont aucun lien finalement. Faire du lien qui n'a pas rapport ensemble. Deuxième piège, trop expliqué. Parfois on a tellement peur que le lien ne soit pas clair qu'on l'explique pendant huit paragraphes, ok ? C'est peut-être pas nécessaire. Le cégoué doit guider, mais il ne doit pas exposer une thèse de maîtrise non plus. Donc on essaie de synthétiser. Troisième piège, oublier l'audience à qui on s'adresse. Si ton ségo reste juste dans ton vécu, ton audience va peut-être trouver ça bien beau, mais il ne va pas se sentir concerné. Donc la question clé, c'est toujours, qu'est-ce que cette anecdote-là permet à l'autre de comprendre sur lui ou sur elle, sur son besoin, sur son désir, sur sa situation actuelle ? Parce que c'est là que le storytelling devient puissant. Pas quand il parle juste de toi, mais quand il aide l'autre à se reconnaître. Donc si tu repars avec une seule idée aujourd'hui, j'aimerais que ça soit celle-ci. Ton histoire n'a pas besoin d'être séparée de ton offre. Et ton offre n'a pas besoin d'être séparée de ton histoire, ça va de soi. Entre les deux, il peut y avoir un pont, un fil rouge, un passage, le fameux segway. Un petit bout de texte qui permet à ton audience de comprendre pourquoi tu racontes ça. Pourquoi ça la concerne ? Comment ça éclaire ce que tu proposes ? Puis quand t'apprends à créer ce passage-là, tes contenus deviennent souvent beaucoup plus fluides, plus incarnés et aussi plus naturels. Ça fait en sorte que t'as plus l'impression de placer ton offre, ok ? De placer ce que tu veux vendre dans ton texte ou dans ce que tu dis, dépendamment quel format tu utilises. Là, c'est pas juste pour la rédaction, ça. Tu peux l'utiliser aussi à l'oral. Ça permet, c'est ça, de ne pas avoir l'impression de placer ton offre, mais d'aider ton audience à comprendre d'où elle vient. Puis ça, pour toi, c'est hyper précieux parce que tu ne vends pas seulement un service, un produit, une méthode ou un accompagnement, tu vends aussi une façon de voir, une façon d'aider, une posture, une expérience, une transformation. Puis ton histoire peut aider les bonnes personnes à sentir tout ça à travers ton contenu. Donc, si t'as envie de te pratiquer, je te lance un petit défi. Dans ton prochain contenu, essaie d'utiliser un segway. Par d'une anecdote, d'une observation, d'un moment que t'as vécu récemment, puis essaie de créer un pont vers ton message, ton approche ou ton offre. Puis si tu le publies, identifie-moi, la voisine pro, ça va vraiment me faire plaisir d'aller te lire, puis de commenter ton post aussi, donner de l'amour à ton contenu. Je te remercie d'avoir été avec moi pour cet épisode d'À ta couleur. on se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode avec Invité D'ici là, rappelle-toi, ton histoire commence peut-être avec toi, mais quand elle est bien reliée, elle peut devenir un chemin vers l'autre. Salut là Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de t'avoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant juste assez pour te recentrer, te déposer. Puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tag-moi la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur Merci.