- Speaker #0
Dans cet épisode d'À ta couleur, je te propose un format que j'utilise rarement, des tables rondes avec des clientes qui ont fait partie de mon accompagnement à le village. Ensemble, on revient sur ce que ça brasse en dedans quand on commence à explorer son histoire, les peurs, les croyances, les prises de conscience. À travers leur expérience, mes invités montrent ce que ça change de travailler son storytelling en petits groupes. Quand d'autres nous reflètent ce qu'on porte, certaines pépites deviennent plus claires, plus assumées, plus vivantes. Si t'es solopreneur pis que tu sens que ton contenu pourrait être plus vrai, plus incarné, bref, plus toi, cet épisode risque de te faire du bien. Pis si en l'écoutant,
- Speaker #1
tu sens que t'aurais toi aussi besoin d'un espace pour faire ce travail-là, bien entouré, sache que les portes du village sont ouvertes du 12 au 22 mai 2026. Tu peux nous rejoindre via le lien dans les notes de l'épisode. Allez, c'est parti
- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard, hein, si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Pour cette première table ronde, je suis vraiment heureuse d'accueillir deux solopreneuses qui ont fait partie de mon accompagnement, Le Village, de janvier à mars. 2021-2026, Fanny Achache et Mélanie Breton. Salut les filles
- Speaker #1
Hello Salut
- Speaker #0
D'abord, Mélanie, t'es célébrante de vie et toi Fanny, t'es illustratrice, formatrice en illustration digitale. Aujourd'hui, je vous invite les filles parce que le sujet dont on va parler, je le sais, il touche énormément, énormément d'entrepreneurs parce qu'avant de se raconter en ligne, il y a souvent un petit, je dirais un... Un petit comité intérieur qui se met à jaser à l'intérieur de nous. Vous savez de quoi je parle ? Est-ce que ça va être assez intéressant ? Est-ce que ça fait assez professionnel ? Est-ce que les gens vont se sentir concernés ? Est-ce que je suis en train de parler trop de moi ? Bon, vous les connaissez, toutes ces croyances-là qui peuvent nous empêcher de transmettre notre message. Donc, avec vous deux aujourd'hui, on va jaser justement de ce qui nous freine quand vient le temps de parler de nous en ligne, mais aussi De ce qui se passe quand on comprend que le storytelling, ce n'est pas une invitation à se mettre au centre d'une pièce avec un projecteur dans le front. Vous l'avez compris. Donc, à toi qui nous écoutes, si ça t'arrive parfois d'hésiter à publier un bout de ton histoire parce que tu as certaines peurs ou croyances, je pense que cette conversation-là risque de te faire beaucoup de bien. Donc, question numéro un, qu'est-ce qui vous a longtemps retenu de parler de vous ? en ligne ?
- Speaker #2
Moi, c'est une peur que j'ai toujours eue et qui est encore là. C'est la peur du jugement, de se faire juger par les autres qui nous regardent. Donc, moi, c'est pour cette raison-là que j'ai beaucoup de difficultés à faire des vidéos, par exemple. Dans un groupe privé que j'ai, il n'y a pas de souci, mais comme ça, à large, devant tout le monde, les stories parlées et les vidéos, c'est quelque chose que je me freine énormément. Parce que quand on allume la caméra, on peut se tromper des fois en parlant. Moi, c'est au niveau du vocabulaire. Des fois, je trouve que mon vocabulaire n'est pas assez recherché. Donc, à cause de ça, c'est pour ça que je ne me mets pas de l'avant. Parce que je ne veux pas me faire dire que je ne suis pas assez qualifiée, que je ne suis pas assez bonne. Donc, qui je suis, moi, pour parler de ces sujets-là, c'est pour ça.
- Speaker #0
Fait que je dénote même une... Un petit sentiment peut-être d'imposteur même derrière ça, Mélanie. C'est quand tu dis « je suis qui, moi, pour parler de ça ? » Il y a ça aussi. Et puis, tu es tellement pas la seule. C'est clair, il y a tellement... Je vois que Fanny est à côté, puis elle arrache la tête aussi. Est-ce que c'est des craintes aussi, Fanny, que tu as déjà eues ou que tu as encore ?
- Speaker #1
Alors, pour ce qui est de la peur du jugement, oui, un peu. Mais j'ai décidé de passer outre. Parce que je suis trop vieille, je suis trop grosse. À un moment donné, tu te dis, c'est ça que je suis, faites avec, si ça ne vous plaît pas, regardez ailleurs. Mais moi, mon plus gros souci par rapport au storytelling, c'est que parfois j'ai du mal à faire la concordance entre ce que je fais. et l'histoire que j'ai eue parce que je trouve que c'est pas pertinent de lier les deux tu vois ce que je veux dire c'est vraiment pourquoi je raconterais ma vie alors que je fais des formations en illustration je trouve que ça a pas tant de rapport et après ça quand je vis évidemment surtout après avoir travaillé avec toi c'est sûr qu'il y a un moment donné où tu te dis bah si tu peux tout ramener aussi à ton expérience personnelle et au contraire je pense que c'est très très nécessaire pour que les gens Merci. puissent s'identifier tout simplement à ce que tu fais. Mais pour la peur du jugement, je t'avoue, Mélanie, moi, j'ai eu la même peur que toi. Puis pour l'instant, j'ai décidé de passer outre et c'est payant parce que j'ai jamais eu de remarques.
- Speaker #0
Je suis pendue à tes lèvres, Fanny, et je trouve ça hyper pertinent. Puis je le sais à quel point c'est quelque chose qui est vécu par beaucoup, beaucoup d'entrepreneurs, cette peur du jugement-là, ce sentiment parfois d'imposteur-là aussi, puis la difficulté parfois à faire des liens entre. exactement notre vécu, ce qu'on a vécu puis ce qu'on offre aujourd'hui, les services qu'on offre, les accompagnements. C'est intéressant de voir de quelle façon ça prend forme aussi dans votre contenu. Qu'est-ce que vous vous racontez à vous-même ? Qu'est-ce que ça fait concrètement dans vos contenus, ces peurs-là ?
- Speaker #2
C'est ça, dans le fond, c'est que ça va être des publications écrites qui vont peut-être se perdre sur l'autoroute qui est déjà très congestionnée des réseaux sociaux. Donc, Parce qu'on le sait, les gens accrochent beaucoup à notre vibe, à la personne qu'on est. Des fois, moi, perso, je trouve que ça se transpose. Qui je suis ne se transpose pas assez dans mes publications. Donc, je le sais que ce n'est pas bon pour moi. Parce que si les gens connaîtraient ma vibe ou celle que je suis dans mon énergie, on va dire, c'est sûr que ça attirerait beaucoup plus de gens vers moi que les publications écrites. Mais souvent, on se le cachera pas, les vidéos, ben là, est-ce que tu es correcte, est-ce que tu es belle, est-ce que tu es pas pire ? C'est de se mettre à nu aussi devant les gens, c'est de tomber vraiment dans notre réel. Donc des fois, je fais des belles stories où ce que je vais être, pis là, tu sais, pas longtemps après, je vais aller les effacer ou je vais les enlever parce que je sais comment.
- Speaker #0
C'était une de mes questions, tu vois, je me disais, est-ce que ça vous a déjà arrivé d'écrire un post ou une story, pis après ça, soit aller l'effacer ou soit juste ne jamais la publier. Par part. peur parce que là... Ouais, fait que là, toi, c'est Mélanie de suite, de suite. Clairement oui. Clairement oui. Après coup. Après quoi, aller les enlever. Ouais. Toi, Fanny ?
- Speaker #1
Non. Moi, non. Tu vois, alors, pour le coup, je me dis, une fois que c'est en ligne, tant pis pour moi, là, je vais... Ça m'appartient plus. Mais c'est ça. Puis moi, le truc que j'ai trouvé... Le truc qui me freine, moi, parce que moi, j'aime beaucoup faire des vidéos. Ce qui me retient, justement, c'est ça. En fait... Je veux parler d'un sujet, puis là, je m'en mêle les pinceaux moi-même dans mon sujet. Puis là, je dis, ben non, je ne peux pas parler de ça, mais ça, c'est trop compliqué. Puis là, je le dis mal. Puis là, je recule, je recule, je recule sans arrêt. Puis c'est comme ça que je perds de ma régularité toutes les semaines parce que je recule sans arrêt devant le moment où il va falloir que je m'y colle. Et puis là, des fois, je me dis, le sujet n'est pas assez clair dans ma tête. Ça, c'est mon frein, quoi. C'est vraiment ça.
- Speaker #0
La clarté du message a passé. Si c'est pas 100% clair pour nous d'abord, le défi est grand de le rendre clair quand on est en train de le transmettre.
- Speaker #1
Même si c'est clair, des fois c'est de le transmettre justement. Est-ce que je vais être assez claire dans ma transmission ? Au final, quand je regarde mes vidéos, au bout d'un moment, je me dis finalement oui, c'est clair ce que je viens de dire parce que je trouve ça pertinent. Mais oui, la question tout le temps, est-ce que je vais avoir les bons mots ? Est-ce qu'ils vont comprendre ? Est-ce que c'est pas trop compliqué ? expliquer. C'est vraiment...
- Speaker #0
Hyper intéressant.
- Speaker #1
Je peux rester trois jours sur un script comme ça, quoi.
- Speaker #0
Pis tu sais, les filles, je vous écoute, pis moi, je vais vous faire une confidence. À chaque fin d'enregistrement d'un épisode de podcast, je me dis, oh, comme j'ai l'impression que ma performance était médiocre. Je termine toujours avec ce sentiment-là, pis à chaque fois, je me dis ben non, arrête, pourquoi... Pis là, j'essaie de me ramener, de me raisonner. Je laisse ça décanté, je dors là-dessus. Quand vient le temps de faire le montage de l'épisode, je me réécoute, bien sûr, parce que je repasse l'épisode en entier dans mes oreilles. Puis à chaque fois, ça me fait toujours le même effet, je me dis « Ben non J'étais donc ben bonne » Fait que des fois, sur le coup, là, pour dire que même moi, sur le coup, je trouve que c'était moyen. Il me semble que je me suis enfargée dans mes mots. Il me semble que je me suis emmêlée les pinceaux, puis que je suis partie, j'ai dérapé sur un autre sujet. J'ai cette impression-là, comme dans le moment. Puis finalement, quand je me réécoute, je me dis, ben non, c'était très pertinent, tu sais, là où t'es allé. Alors, c'est drôle, j'amène ce point-là parce que... Maintenant, je le sais, c'est rendu comme une blague. À chaque fois, je me dis « bon, j'ai trouvé ça ordinaire, mais attends de te réécouter, tu vas trouver que c'était pas si pire que ça » . Même que, pas que c'était pas si pire, c'était très bien. Puis j'aime, Fanny, quand tu dis « ben non, moi ça m'appartient plus » . À un moment donné, un coup, c'est publié. Parce que moi, si je le publiais sur le champ, mettons, j'aurais l'impression, j'aurais envie d'aller l'effacer peut-être, parce qu'en me disant « mon Dieu, c'était donc bien médiocre ma performance » . Mais après coup, un coup que ça a décanté, puis que là, je vais le réécouter, je trouve ça très très bon. Alors je ne sais pas ce qui se passe, c'est quoi le phénomène, comme sur le moment, mais il y a quelque chose là.
- Speaker #1
Mais je te dirais quand même qu'avant de publier, je regarde et je re-regarde et je re-modifie. Sur le coup, tu te dis « ça va être nul » , puis finalement quand tu le regardes, tu es content.
- Speaker #0
C'est ça, il y a comme une étape de validation, il y a quelque chose quand on se regarde avec une autre paire de yeux. Après coup, comme pas en direct, un coup c'est enregistré, c'est un phénomène. Je ne sais pas, il doit y avoir un phénomène qui porte un nom. Je suis hâte de trouver ça. Est-ce que les filles, il y a quelque chose que vous avez publié récemment que vous auriez jamais osé publier il y a de cela peut-être un an ou quelques mois, Lani ?
- Speaker #2
C'est tellement une bonne question. C'est vraiment une bonne question que tu poses là. J'essaie d'y penser. On dirait que ce qui monte en moi, c'est quand je parle de celle que j'étais avant. Parce que je ne suis vraiment pas la même personne dans les dix dernières années, autant physiquement que mentalement. Donc, quand je me mets à soit republier des photos de mon passé, ou ça des fois, je suis comme, OK, non, fonce, on y va. Parce que c'est là que ça inspire vraiment beaucoup les gens, parce qu'ils voient le travail que j'ai fait, ils voient le parcours que j'ai eu. Donc là, ça fonctionne.
- Speaker #0
Ça, c'est un pas. C'est un pas que tu as fait parce que tu ne te serais peut-être pas permis ça il y a un an, par exemple, de publier une photo de toi, je veux dire, de ton ancienne version de toi. Là, on évolue en tant qu'humain. On évolue. Puis effectivement, moi non plus, il y a 10 ans, Mélanie, je n'avais pas ce look-là et je n'avais pas ces mêmes pensées-là, cette même évolution-là. Je pense que de se lancer en affaires aussi, en tout cas, je vais parler pour moi. Développement personnel, vitesse, grand V. On dirait que ça atteint des sommets.
- Speaker #2
Je pense qu'il y a aussi le côté vulnérable. J'ai une amie, moi, qui me parle souvent de ce côté-là, que je ne suis pas capable de montrer aux gens mon côté vulnérable. Donc, je pense que dans la dernière année, il y a peut-être ça que j'ai pu mettre un petit peu plus de l'avant, peut-être parmi certaines publications. Oui, il y aura peut-être ça.
- Speaker #0
Ah, intéressant. Oui, parce que la vulnérabilité, quand on ose ouvrir la porte à cette vulnérabilité-là, bien, ça nous expose davantage. Et cette peur du jugement-là est encore plus grande souvent. Ça vient ensemble. Donc, le fait que t'aies, Jean-Taphanie, sourire, là, c'est ça. Effectivement, donc, c'est comme se mettre davantage à nu, hein ? C'est un très beau pas que tu as fait, Mélanie. Puis souvent, quand on ouvre la porte à la vulnérabilité, vous le savez, vous l'avez sûrement constaté, ça ouvre la porte aussi à d'autres. C'est comme si ça donnait la permission à d'autres de l'être à leur tour aussi. Ça ne serait peut-être pas permis. Mais puisque tu en parles, puisque tu ouvres la porte, je vais rentrer. Parce que moi aussi, ça, je l'ai déjà vécu. Moi aussi, ça m'a traversé l'esprit. Et pour toi, Fanny ?
- Speaker #1
J'ai commencé ça un peu, disons, il y a... Peut-être 18 mois, enfin bon, ça fait vraiment pas très très longtemps où je me mets devant la caméra, où je parle. Avant, si tu regardes mes publications, on voit mes mains, on voit mes dessins, mais moi, on me voit quasiment pas. Puis, c'est parce que je suis pas capable de me regarder, c'est que je me dis non, c'est pas vrai que je vais m'imposer ça. Puis finalement, petit à petit, j'ai commencé à le faire, puis maintenant, je m'en fous, on dirait. C'est en fait la force de l'habitude, tu finis par t'habituer, puis au début, t'as une peur bleue. puis t'es pas naturelle, puis en fait, de plus en plus, j'essaye de retrouver le vrai moi, mon naturel, vraiment, je suis plutôt une personne qui est assez drôle, j'ai pas de filtre, vraiment, quand je parle, je parle pas bien, des fois, je dis des gros mots et tout, puis ben, je me laisse, je me laisse, je me permets ça, maintenant, beaucoup plus, mais ça n'a pas été si long que ça, j'ai une dizaine de vidéos, maintenant, sur Youtube, je suis en train de finir. de préparer la onzième. Puis on dirait que je me regarde plus, en fait. Donc c'est vraiment la force de l'habitude. Mais oui, il y a encore quelques temps, tu ne m'aurais pas vue. Ou alors je me serais coupée, genre comme ça, pour qu'on en voit le moins possible. Puis tu sais, j'ai les cheveux très blanches. C'est parfois compliqué, tout ça.
- Speaker #0
On adore ça. Bienvenue dans le club. On a des chevelures argentées. J'avais encore un petit peu... Nous, on est argent. Toi, Fanny, t'es rendue blanche, mais d'un blanc incroyable. Moi, en fait, j'aspire à ton blanc. Pour être totalement honnête, j'aspire à arriver là. Oui, c'est ça. On va y arriver, nous autres aussi.
- Speaker #1
Patientez, les filles. Ça s'en vient.
- Speaker #0
Écoute, chaque chose en son temps. Bref, tout ça pour dire que si tu nous écoutes juste à l'audio... sache que tu peux nous écouter sur YouTube aussi et nous voir la chevelure argentée et blanche, les trois, c'est vrai on est le trio, j'ai même pas pensé, tellement rendu naturel pour moi que je pense même plus, c'est ça, de voir ça de remarquer ça, ça fait partie du décor mais c'est intéressant ce que tu dis Fanny par rapport à tes cheveux aussi, parce que être pleinement authentique ça fait partie aussi d'accepter justement d'être différente ça peut passer par les cheveux aussi Moi, ça a été un premier passage visible de cette authenticité-là qui est accueillie et de plus en plus embrassée. Je trouve ça intéressant, Fanny, quand tu dis « Mon Dieu, en 18 mois, il y a quand même une belle évolution et maintenant, je viens plus à m'en foutre » , c'est comme si le naturel a gagné.
- Speaker #1
Je fais quand même attention. Je me maquille, je me coiffe, je mets des bijoux, je fais attention à comment je suis habillée, mais fondamentalement, c'est ça qui est ça. Je suis moi, puis faites avec.
- Speaker #0
Pour terminer, à quel moment vous avez commencé à comprendre que le fait de se mettre davantage de l'avant, de raconter davantage son histoire, peu importe quel format, à quel moment vous avez commencé à comprendre que ça peut servir à autre chose que de parler de soi ?
- Speaker #2
Moi, je m'en ai rendu compte quand j'ai eu des messages plus en privé de gens qui vont s'ouvrir sur le sujet. Moi, ça a permis à des gens... de donner un déclic qu'ils avaient besoin dans leur vie pour passer à une autre étape. En abordant des sujets que j'ai parlé de moi ou de ma vie, c'était vraiment donner un déclic à l'autre personne pour l'inspirer à passer à une autre étape.
- Speaker #0
Comme si tu ouvrais le chemin vers une possible transformation de ces personnes-là qui étaient dans un chemin semblable ou même le même chemin que toi. C'est là que tu as eu ce déclic-là de dire « Hey, attends un peu, quand j'ouvre cette porte-là, quand j'accepte cette vulnérabilité-là, ça semble servir à d'autres. »
- Speaker #2
J'aurais toute une histoire à te raconter, mais ça s'est vraiment venu me rentrer dedans. Tu dis « Ok, là, je devrais-tu aborder ce sujet-là ? » Je suis comme « Ok, on va l'aborder. J'ouvre la porte, j'ouvre cet espace-là, je raconte ce que j'ai vécu. » Et là, que chaque personne me dise... Mon Dieu, moi aussi, j'ai vécu ça. Moi aussi, j'ai vécu ça. Puis si on ne parle pas de quelque chose de joyeux. Fait que je pense que ça a apporté une certaine libération aux personnes qui étaient présentes.
- Speaker #0
Comme une libération collective. Comme cette permission-là. C'est beau, ça. Puis ça, Mélanie, tu dirais-tu que ça te motive à le refaire ? Oui. Oui, c'est motivant. C'est sûr.
- Speaker #2
Peut-être pas sur les réseaux sociaux, nécessairement, mais c'est quelque chose que j'aimerais faire dans mon village, d'avoir un espace pour pouvoir... Parler de des sujets qui sont plus controversés ou des sujets qui sont plus tabous.
- Speaker #0
Oui, parce que clairement, tu n'es pas la seule à avoir vécu ça. Tu en as eu la preuve même. Et toi Fanny ?
- Speaker #1
Écoute-moi, je veux juste rebondir sur ce que dit Mélanie. Parce qu'elle est dans un domaine qui est vraiment du domaine de l'intime. Puis des choses de la vie qu'on doit vivre et puis on passe tous par là. Donc, c'est vrai que c'est très, très important, je trouve, de pouvoir, justement, l'effet miroir, de pouvoir se reconnaître. Moi, c'est beaucoup plus technique parce que, tu sais, je fais des illustrations. Oui, ça peut être de l'art-thérapie, mais je ne suis pas du tout art-thérapeute. Mais en revanche, on le sait tous, depuis l'année dernière, l'intelligence artificielle a pris énormément de place. Ça nous a fait très, très peur à nous, artistes. Ça nous fait toujours très, très peur. Et en fait, là où je me suis rendue compte que l'authenticité et le storytelling pouvaient faire une énorme différence, c'est justement par rapport à l'intelligence artificielle. Parce que maintenant, ce qui nous distingue, nous artistes, de ce qui arrive en pré-mâché, pré-fabriqué, c'est l'humain. Et ça vraiment, c'est quelque chose sur lequel moi j'ai vraiment décidé de mettre l'emphase absolument. Parce que sinon, je ne peux pas lutter. Je veux dire, ce que je fais peut être fait par une intelligence artificielle en claquant des doigts, puis j'en vois plein des gens qui font ça. Ça me désespère, mais je me dis, tant pis, je les laisse avec leur truc impersonnel. Moi, ce que j'ai à offrir, c'est mon vécu, c'est moi, c'est l'humain, c'est le soutien, c'est l'accompagnement. Ça, l'intelligence artificielle ne peut pas le faire.
- Speaker #0
J'ai envie de dire alléluia à ça, parce que je suis 100% d'accord avec toi, puis je le dis depuis longtemps, puis je le répète encore parce que c'est important. Ton histoire, il n'y a pas aucune intelligence artificielle qui peut l'inventer. Oui, tu peux avoir son soutien pour rédiger du contenu qui raconte ton histoire, mais si tu es le seul et la seule gardienne-gardienne de ton histoire, ce véhicule-là, c'est du contenu pleinement humain, avec une grande authenticité. Et pour moi, tout comme pour vous autres, j'en suis sûre, les filles, c'est du contenu qui se démarque, du contenu générique, que l'intelligence artificielle sort à la pelleté. Pis les filles Dernière question qui monte avant de terminer, avant de clore. Qu'est-ce que vous auriez envie de dire à d'autres entrepreneurs qui se freinent à raconter leur histoire, à se mettre de l'avant de façon parfois vulnérable, pas nécessairement toujours, mais d'ouvrir ces portes-là ? Qu'est-ce que vous auriez envie de leur dire pour les aider à faire le prochain pas ?
- Speaker #2
Ben moi, je pense que c'est justement de faire ce pas-là pour... parce que dans le fond, on a tous... Une clientèle qui est appropriée pour nous. Donc, si on ne plaît pas à quelqu'un, on va plaire à quelqu'un d'autre. Si on s'empêche de se mettre de l'avant sur les réseaux sociaux, on empêche ces gens-là de nous rencontrer, de nous connaître, de nous découvrir. Puis, c'est peut-être des gens qui ont besoin de nous. Donc, non, on ne peut pas plaire à tout le monde. Ça, c'est sûr. Moi, je n'aime pas tout le monde. Ce n'est pas tout le monde qui va m'aimer non plus. Mais si on se freine, bien... On freine notre propulsion, on freine les rencontres, on freine les opportunités.
- Speaker #0
Très bien dit. Puis statistiquement et humainement, c'est impossible d'aimer tout le monde et de se faire aimer par tout le monde. Peu importe ce qu'on fait, peu importe ce qu'on dit, ça va toujours être. C'est un fait. Il y aura toujours quelque chose,
- Speaker #2
il y aura toujours quelqu'un quelque part. Peu importe ce qu'on va faire, même si on s'améliore,
- Speaker #0
Absolument. Alors aussi bien, moi j'ai envie d'ajouter à ça. aussi bien être pleinement qui on est pis au moins de se faire aimer pour qui on est vraiment de se faire moins aimer pour qui on est vraiment aussi moi je le vois comme ça, c'est des sages paroles Mélanie, pis toi Fanny qu'est-ce que t'as envie de leur dire ?
- Speaker #1
Ben moi je dirais tout simplement parce que moi je sais que j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à faire le lien entre mon histoire et ce que j'offre c'est que Être authentique, ça ne veut pas dire se répandre. Ça ne veut pas dire raconter des choses ultra intimes dont on pourra avoir honte ou qu'on a envie de garder pour soi. Ça ne veut pas dire tout dire. Ça veut juste dire montrer qui on est et authentiquement qui on est.
- Speaker #0
100%. Oui, tout à fait. Très bonne nuance ici Fanny. Tout à fait que je partage. Être authentique, ça ne veut pas dire tout raconter son jardin secret. absolument, absolument. Tout à fait. Merci les filles pour cette belle jase. Si vous avez envie de connecter avec Fanny, HH, Mélanie, Breton, vos coordonnées seront dans les notes de l'épisode, donc ce sera facile pour les auditeurs.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci de nous avoir reçus.
- Speaker #0
Pour cette deuxième table ronde, on reste dans le même grand sujet, se raconter en ligne, mais on avance d'un pas. Dans la première discussion avec Fanny et Mélanie, on a parlé de tout ce qui peut nous retenir avant de nous raconter en ligne. Les peurs, les croyances, le syndrome d'imposteur. Ici, j'ai envie qu'on parle de ce qui peut arriver même quand on publie déjà. Parce qu'on peut être présente en ligne, on peut créer du contenu, on peut expliquer ce qu'on fait. On peut même avoir l'impression de bien communiquer tout en sentant que quelque chose manque encore. Pour en jaser, j'accueille Elisabeth Fauché, consultante d'affaires et formateur. On va commencer par faire un petit retour dans le temps, si tu veux bien. J'aimerais ça qu'on ouvre un peu les archives, qu'on retourne en arrière, avec bienveillance bien évidemment, pour voir ce qui était déjà présent dans ta communication, pis ce qui avait peut-être pas encore trouvé sa place. Donc si tu devais résumer tes anciens contenus en quelques mots, tu dirais quoi ?
- Speaker #3
J'ai toujours été à l'in... C'est rare que je pense vraiment beaucoup avant d'écrire. Ça, l'instinct, mais je n'avais aucune stratégie réelle derrière ça. J'ai toujours comme écrit, puis des fois avec la bia, des fois non, sur le coup de l'émotion, sur le coup de taille, sur le coup, mais sans réfléchir à ce qu'il pourrait y avoir une certaine structure qui pourrait aider le lecteur ou la personne devant à s'identifier. comprendre où est-ce que je veux revenir. Ça a toujours été très d'instinct. Ça, ça a comme eu un petit gap de tout ça.
- Speaker #0
Avant, pour toi, bien communiquer, ça voulait dire quoi exactement ?
- Speaker #3
On dirait que le fait d'être super transparente a toujours fait partie de mes communications, que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Pour moi, être bonne communicatrice ou bien communiquer, que ce soit nos offres, nos services ou notre histoire, notre vécu ou peu importe, ça venait beaucoup par le fait de tout dire, tout ce qui me passe par la tête aussi. Puis je sais que tu en parles souvent, toi, dans ton contenu, de « on n'est pas obligé de tout dire, il y a une façon qu'on peut l'amener » . Ça fait que ça, il y a quand même eu une différence à ce niveau-là. Je ne dis pas que je l'applique nécessairement, Tout le temps, mais il y a quand même un switch qui s'est fait par rapport à ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a fait prendre, Elisabeth, conscience de ça ? Que ton contenu était peut-être clair, mais qu'il manquait peut-être quelque chose pour être davantage incarnée ?
- Speaker #3
C'est sûr que je suis entrepreneur. Le but ultime, c'est tout le temps d'avoir des clients, de faire des ventes, de convertir notre audience, notre public cible, etc. Donc, c'est sûr que de créer du contenu pour créer du contenu juste parce que ça nous amuse, juste parce qu'on aime ça, qu'on aime ça se faire voir, qu'on aime ça show up, c'est une chose. Je pense que ça le prend, ce genre de qualité-là. Mais le fait que si ton contenu, au bout de X temps, X semaines, X mois, tu refais tout le temps des choses différentes, mais que finalement, au bout du compte, tu ne convertis pas, tu n'as pas la clientèle, tes objectifs finalement ne sont pas atteints. C'est sûr qu'il y a une question à se poser sur mon contenu. J'ai des likes, il y a quelques interactions, mais peut-être que le message au fond de moi, que j'ai dans ma tête, mais que je n'exploite pas autant par écrit, peut-être qu'il y a un gap. Peut-être que le message ne se rend pas de la bonne manière à ma clientèle cible. Souvent, on veut aller vers des stratégies plus extérieures à nous. Qu'est-ce que je ne fais pas assez ? Je vais le doubler, je vais le tripler, je vais le replifier. je vais faire ci, mais quand on se ramène à l'intérieur, à notre essence, puis qu'on va fouiller au plus profond de nous, on se rend compte que finalement, les stratégies, on les a déjà dans un sens.
- Speaker #0
Tu m'enlèves les mots de la bouche. J'adore que tu abordes ça, c'est sûr. Parce que, bien, c'est mon approche, évidemment, de revenir à l'intérieur de soi, de revenir à soi, parce que, comme tu l'as si bien dit, on a effectivement les réponses à l'intérieur de nous, du moins, je le crois très fort. D'ailleurs, est-ce qu'il y a une partie de ton histoire, Elisabeth, que tu as commencé à assumer davantage dans tes communications ?
- Speaker #3
Une partie de mon histoire, je ne le sais pas, mais une partie d'une facette de moi que je suis profondément, que j'ai vue. En tout cas, je n'ai même pas de stratégie derrière ça. C'est comme nous, naturellement, la dernière semaine, c'est que j'assume mes prises de position, mes pensées, mon mode de penser, la manière. que je suis profondément dans mes réflexions et tout. Je suis comme, je suis partie sur une fleur, j'ai comme plus de barrières par rapport à ça parce que d'un, c'est sûr que j'ai toujours aimé ça m'exprimer, mais, tu sais, il y a différentes manières de s'exprimer, mais je ne m'exprimais pas, je n'exprimais pas cette partie-là de moi qui était d'avoir des opinions, de tenir, tu sais, moi, je suis quelqu'un qui astine des fois quand il pense qu'il a raison, tu sais, je suis profondément... Quelqu'un que normalement dans la vie de tous les jours je suis capable d'affirmer mes opinions, peu importe la personne que j'ai en face de moi. Puis je ne sais pas pourquoi je ne le faisais pas trop sur les réseaux sociaux. Puis pour une raison inconnue, j'ai commencé à le faire. Puis il y a des résultats, que peu importe que ce soit au niveau de l'attraction, que ce soit au niveau de la rétention, que ce soit au niveau de l'interaction, que ce soit au niveau de la conversion. Il y a des résultats que je vois de ça. Donc, est-ce que c'est un peu au hasard ou c'est vraiment ça que j'ai décidé de mettre en place dernièrement sans vraiment l'avoir décidé, que ça soit naturel ? Mais oui, il y aurait ça, je dirais.
- Speaker #0
Souvent, en tout cas, je ne sais pas si ça va résonner avec toi, mais souvent, ça cache une peur parfois de déplaire, la peur peut-être du jugement. Parfois, ça cache la peur, le sentiment d'imposteur qui est encore des fois un petit peu présent. Puis c'est drôle parce que... On parlait de ça avec Mélanie et Fanny, justement, avec la table numéro 1. On parlait justement de ça, ces par-là qui nous empêchent ou qui nous freinent des fois de vraiment dire ce qu'on pense, même si on sait que ça va déranger, même si on sait que ça ne va pas plaire à tout le monde, c'est clair, c'est sûr. Il n'y a pas tout le monde qui pense 100% comme nous sur la planète, bien évidemment, mais de l'accepter, c'est un autre pas quand même. C'est un très beau switch, Élisabeth. C'est un grand pas et tu vois la différence. C'est ça que j'en comprends. Tu vois la différence depuis que tu fais ça.
- Speaker #1
C'est vrai la différence, mais en même temps, je m'amuse là-dedans. Il n'y a rien que je me force à faire dans la vie, pas plus sur les réseaux sociaux. C'est venu naturellement. Je crois fermement que tout ce qu'on met comme contenu sur les réseaux sociaux filtre naturellement aussi notre audience, notre public cible et tout. Fait que moi, même si ça fait du ménage que du monde qui n'aime pas mes propos, c'est correct. Parce que moi, les gens que je veux en face de moi comme client, c'est des gens qui me ressemblent aussi d'une certaine façon, puis qui comprennent qui je suis aussi, puis que la communication va être facile entre nous. Fait que c'est comme si ça fait un ménage, c'est parfait.
- Speaker #0
100% d'accord avec ça, clairement. Y a-t-il d'autres choses ? J'avais l'impression que t'avais peut-être d'autres choses à rajouter, peut-être par rapport à ce que t'as commencé à assumer davantage dans tes communications.
- Speaker #1
Je ne sais pas si je peux dire assumer davantage, mais... Le fait que je pense plus maintenant à faire le pont avec mon audience, c'est quelque chose que j'ai tout le temps été très portée sur, je ne veux pas dire le moi, moi, moi, mais quand on bâtit des textes et qu'on se fait dire raconte-toi, raconte ton histoire, show up, là on a tendance à justement juste penser à nous dans l'histoire et pas penser à qui va nous écouter en ce moment et comment ça va pouvoir résonner en eux. Ça, j'ai appris ça récemment. Ben avec toi, d'être capable de faire la miroir, de faire un pont, de réfléchir quand on crée du contenu, qu'est-ce que là-dedans, les gens vont pouvoir faire comme « ah ben oui, ça je l'ai vécu moi aussi » , puis sans tout le temps rester comme juste sur une fenêtre, d'un côté de la fenêtre, je trouvais ça super pertinent.
- Speaker #0
Tout à fait, puis c'est la chose qui est la plus difficile à intégrer pour les clients, clientes que j'accompagne. Cet effet miroir-là que tu nommes, ce switch-là qui doit se faire pour plein de raisons. Puis d'ailleurs, c'est le sujet de l'épisode d'il y a deux semaines. Donc, si jamais ça t'intéresse d'approfondir ce sujet-là, l'effet miroir, faire le pont avec notre audience, pas juste créer du contenu sur moi, moi, moi, j'aime moi, effectivement. Puis quand on voit ce switch-là, moi, je le vois chez les personnes que j'accompagne, il y a comme un déclic qui se passe pis il y a comme quelque chose qui... Tu as une main qui se tend, comme un pont qui se crée tranquillement entre l'entrepreneur et son audience. C'est beau à voir. C'est vraiment beau à voir. Bravo, Elisabeth, pour vrai, d'avoir saisi cette balle au bon dans le village. Parce que j'en ai, bien sûr, dans mon accompagnement dans le village, on en parle beaucoup. C'est quelque chose qui nous suit au fil des mois, au fil des semaines. Je suis contente de t'entendre en parler, justement. Qu'est-ce qui a changé dans ta façon de te présenter depuis que tu as fait toutes ces prises de conscience-là que tu viens de nommer ? Qu'est-ce qui a changé ?
- Speaker #1
Je dirais que j'ai toujours été d'un ton très naturel, que ce soit quand je me présente sur les réseaux, que ce soit en personne ou peu importe. J'y vais tout le temps de façon, bon, encore l'instinct, la nature, ce que j'ai envie de parler aujourd'hui. Mais j'essaie davantage de structurer, même si... que c'est spontané et que je veux que ça reste naturel. J'essaie quand même de structurer le plus possible. Je me mets dans la tête de la personne qui m'écoute. Je me mets maintenant juste un réflexe-là. De me mettre comme, OK, de regarder un peu c'est qui le genre de personne que j'ai avant de moi et qu'est-ce qui pourrait les concerner dans ce que je vais dire. Vu que j'y vais de façon spontanée avec les personnes, avec la vibe que je sens, je me pose la question qu'est-ce qu'ils ont envie d'entendre. pas qu'ils aient envie d'entendre, mais qu'est-ce qu'ils auraient besoin d'entendre en ce moment, ça va dire de la façon que je vais décider de me présenter à ce moment-là. Fait que moi, avant, cette mindset-là de dire qu'est-ce qu'eux, ils ont besoin d'entendre, je ne l'avais pas. Je faisais juste me présenter comme j'avais envie de me présenter. Mais là, j'ai quand même un souci de l'autre personne en avant de moi pour que, oui, ça soit clair que le message passe, mais que la relation... C'est... un lien comme drette à l'entrée quand on se présente de c'est difficile à expliquer mais de vraiment de de pouvoir se mettre à la place de l'autre ouais et c'est un pouvoir là
- Speaker #0
Incroyable qu'on est capable justement de le faire. C'est un gros travail d'empathie ça, d'être en mesure vraiment comme de se mettre un peu à la place de l'autre, des autres. C'est pas toujours facile, il y en a qui l'ont plus naturel que d'autres, il y en a que ça leur demande un plus gros effort, mais comme toute chose, à force de se pratiquer, on vient à l'avoir plus naturel aussi. Qu'est-ce que ça change ? As-tu vu des changements, des transformations justement depuis que tu fais ça ?
- Speaker #1
Mais si ! Comme tout récemment, j'avais à me présenter, j'ai un tout nouveau site web, donc là, j'avais la réflexion de comment je vais me présenter sur un site web. Les gens, ils ne vont pas me voir en live. Je peux mettre une petite vidéo, oui, mais pour créer le contenu, pour me présenter, ça a été une grosse réflexion de qu'est-ce que j'ai envie que les gens cherchent de moi. Mais qu'est-ce qui est utile aussi, qui montre mon expertise, qui montre ma vibe, ma personnalité, mon... mon expérience, tu sais, il y a beaucoup de choses qu'on peut mettre dans nos présentations, mais qu'est-ce qu'on va aller garder qui va être des petites pépites, puis qui va avoir comme un... une suite, bien pas une suite logique, mais quelque chose de, OK, wow, tu sais, qu'on a déjà, même si on lit un texte, puis qu'on n'a même pas de photos puis d'images, qu'on est capable de se représenter aussi, puis que ça reste dans ma voix, tu sais, que quand on lit quelque chose, on a l'impression d'entendre vraiment la personne, bien c'est ça que je veux aussi quand j'écris quelque chose qui a l'impression qui... comme si... Comme si on parlait en face, qu'ils entendent ma voix et mes intonations. Quand je me présente, que ce soit par écrit ou en vrai, j'ai ce souci-là maintenant de faire attention à ça.
- Speaker #0
Merci, Élisabeth, pour ton temps. Merci beaucoup. Je t'invite maintenant à continuer cette écoute vers la table numéro 3. On se retrouve là. Pour cette troisième et dernière table ronde, on poursuit naturellement le fil de la discussion précédente. Dans la table 2, on a parlé du passage d'un message générique à une parole plus incarnée. Et là, j'ai envie d'aller un cran plus loin, parce que quand on commence à mieux comprendre son histoire, ça ne transforme pas juste la façon d'écrire ou la façon qu'on a de se présenter aux autres, ça peut aussi venir toucher notre manière d'entreprendre, nos choix. nos limites, notre façon d'assumer notre différence, puis de sentir ce qui est vraiment aligné pour nous. Pour en jaser, je reçois trois invités, Jessica Lebb, Stratège Podcast, Véronique, alias la graphiste Fleury, et Émilie Ciarlo, alliée des artisanes et entrepreneurs sensibles. Salut les filles Salut Salut Merci d'être avec moi pour cette troisième table pour... clore cet épisode rempli de riches discussions. Avec vous, j'ai envie de voir comment les pépites qu'on découvre dans notre histoire peuvent devenir des repères beaucoup plus concrets pour entreprendre avec plus de cohérence. Puis, en guise de première question, on y va dans le bain, drette là. Qu'est-ce que le storytelling vous a fait voir autrement sur vous comme entrepreneur ?
- Speaker #2
Pour moi, j'ai réalisé qu'on n'a pas besoin d'être quoi que ce soit d'autre que soi-même quand on crée notre contenu, quand on parle à notre audience. Pour moi, j'ai vraiment vu ça. Puis même, je te dirais que je trouve ça plus facile de créer du contenu quand on est 100% soi-même, qu'on ne cherche pas à convaincre, qu'on ne cherche pas à… Tu sais, on fait juste être. Je trouve ça vraiment… En tout cas, je ne sais pas pour les filles, mais je trouve vraiment que cette façon-là de parler, tu sais, des fois, ça fait peur aux gens. parce que c'est une certaine vulnérabilité, je pense. Mais ça simplifie beaucoup. J'aime beaucoup plus faire mon contenu maintenant parce que je ne cherche pas à essayer de prouver quoi que ce soit. J'ai juste à être 100 % moi.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un switch qui s'est passé pour toi, Émilie ?
- Speaker #2
Sans m'en rendre compte, j'utilisais déjà beaucoup le storytelling. Mais ça m'a fait réaliser qu'on a... Tu sais, des fois, on le fait, puis on se dit, faut-tu que je fasse autre chose ? Faut-tu que je vende plus ? Faut-tu que je convainque ? Tu sais, non, je pense que... ça m'a juste permis de, ok, tu peux juste faire ça, puis le reste va suivre. Fait que je te dirais que c'est comme plus une permission que je suis allée chercher. Je savais que j'utilisais déjà le storytelling, mais le fait de voir que, ok, ben toi aussi, puis les filles, puis de voir l'effet que ça a, c'est comme, ok, je suis à la bonne place, go. Fait que c'est ça, je pense, pour moi, ça m'a validée. C'était le fun.
- Speaker #0
Véro, toi, je sens que t'as quelque chose à ajouter à ça. Vraiment, moi je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #3
Je pourrais même rajouter que moi ce que j'avais peur, c'est que je n'avais pas d'histoire qui était extraordinaire à raconter. Au final, mes histoires qui étaient pour moi... ordinaire, finalement, était extraordinaire dans la façon de l'apporter parce que ça touchait plus de gens qu'une histoire qui n'était pas vécue par d'autres au final. Moi, c'est ça vraiment qui m'a validée aussi dans le sens où mes histoires ordinaires étaient au final extraordinaires pour le storytelling.
- Speaker #0
Ça t'a permis de le voir comme ça, toi, de revoir ton histoire avec toi. Peut-être comme des nouvelles lunettes. C'est une des choses que j'entends le plus. Et toi, Jess ?
- Speaker #4
Ce que j'ai fait avec toi en storytelling, puis ça a été clairement notre affinité dans la vie aussi, Marie-Pierre, de parler de storytelling à chaque fois qu'on se voit et même à distance. Donc, pour moi, quand tu m'as parlé du thème de la table ronde, de changer notre façon d'entreprendre aussi, puisqu'on parle beaucoup de publier sur les réseaux sociaux, mais c'est aussi la façon de prendre ses décisions. Mes valeurs sont tellement... clair et ancré avec la fameuse carte au trésor qu'on travaille avec toi. C'est comme une référence pour moi. Et ça fait déjà deux ans qu'on a commencé le travail ensemble. Puis j'y reviens encore aujourd'hui parce que définir son identité d'entrepreneur, c'est un combat de tous les jours dans les mandats qu'on accepte, dans les mandats qu'on nous propose et qu'on hésite. Et moi, tu as tellement bien cerné dès le départ qui j'étais. était sans même que je le vois tout de suite alors que c'est une évidence pour tout le monde sauf limite pour moi que ça me sert vraiment de référence et puis le fait de vivre dans le village avec les autres filles c'est que en fait le storytelling c'est aussi dès qu'on ouvre la bouche il y a toutes les réponses puis Véro je trouve c'est un bon exemple je sais pas si t'en parleras aujourd'hui mais il y a un élément de ton histoire que dès que t'en as parlé tu disais que t'hésitais à en parler tout le monde t'a dit Véro bien sûr qu'il faut en parler C'est ce qui te différencie. Donc, tu as aussi toute la validation de tout le monde qui arrive. Et tu te dis, pourquoi il n'y a juste pas moi ? Pourquoi moi, je ne le vois pas tout ça, alors que dès que j'ouvre la bouche, c'est une évidence. Donc ça, j'aime beaucoup. On parle du storytelling pour nous-mêmes, mais aussi quand on le confronte aux autres. Et c'est ce qui a été le cas dans le village. De dire, OK, je ne peux même pas mentir. Je ne peux même pas faire semblant. Ça transparaît beaucoup trop de moi pour que je l'occulte. Très bien dit.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Tu sais, des fois, on est tellement collé au projet. Le projet étant notre propre vie. C'est nous qui la vivons, qui l'habitons. Des fois, on ne s'entend pas nécessairement, tu sais. Puis, bien, c'est ça la force d'un petit groupe, c'est de pouvoir le prendre au passage, puis le refléter, le refléter surtout. C'est ça, à chacune d'entre vous, ça, c'est un beau reflet que le village a eu. À quel moment, les filles, vous avez réalisé... que le storytelling, ça ne changeait pas juste, justement, comme tu l'as dit, Jessica, vos contenus, mais aussi votre façon de vous comprendre comme entrepreneur.
- Speaker #3
C'est très drôle parce que Jess, elle vient d'en parler. Donc, moi, c'était vraiment le fait d'avoir subi de l'intimidation au secondaire et puis je n'osais pas en en parler. Mais pourtant, c'est un gros enjeu, pas simplement pour moi. Puis ça définissait aussi tout ce que j'étais en tant que personne, en tant qu'entrepreneur. Ça définissait mes actions. Donc, c'était un no-brainer pour moi d'être dans cette table ronde-là, juste par rapport à ça. Moi, c'est vraiment, c'est ça qui m'a, j'en ai des frissons. Ça m'a apporté ça. Les filles du village me l'ont confirmé aussi. Puis avec nos discussions, ça m'a vraiment beaucoup apporté à ce niveau-là.
- Speaker #4
Ce qui est très drôle, je ne sais pas si tu as déjà fait le lien, Véro, mais c'est que ton combat, c'est que les gens soient visibles en s'assumant, en justement montrant leur personnalité. Puis le fait que nous, on ait accès à ton histoire, quand tu nous as parlé d'intimidation, puis ça a coulé de source, c'est comme ça que tu fais ça. C'est comme si ça donnait une raison de pourquoi tu le fais. Puis moi, personnellement, c'est ce qui m'intéresse profondément dans l'histoire des gens, c'est OK, pourquoi tu es graphiste, Véro ? Pourquoi c'est ça le métier qui te fait vibrer ? Puis avec cette histoire-là, c'est comme tout coulait de source, tout devenait évident, puis ça nous a aidé à mieux te cerner et aussi à te différencier, parce qu'on s'entend des graphistes, il y en a plein. On a l'embarras du choix, donc bravo pour ça.
- Speaker #0
On avait tous relié les fils. Tu sais, le lien semblait direct, fort et évident. Tu sais, des fois, ça nous saute aux yeux. Oui, Émilie ?
- Speaker #2
Je voulais juste dire aussi que le fait qu'on l'écrive, moi, c'est ça, je pense. C'est le fait que plus on en parle dans le groupe, dans le village, plus on... On parle avec les autres, plus on l'écrit dans notre contenu, plus on vous le présente, nos idées. On finit aussi par être ancré et bien le croire.
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #2
de faire comme, bien là, je vais me respecter, j'ai vécu ça, sinon c'est assez. Puis je trouve que, tu sais, on le dit, d'écrire quelque chose, c'est pas juste comme le lire, c'est pas juste comme le penser, tu viens vraiment utiliser un autre sens, ça l'ancre encore plus, mais le fait d'en parler constamment, ça nous permet aussi de solidifier nos valeurs puis les assumer. Moi, en tout cas, c'est ce que j'ai vraiment trouvé, c'est ce qui fait qu'après, tu le vis dans ton entreprise. au quotidien parce que tu fais, bien là, je suis comme ça, ma valeur que j'ai partagée est valide, j'ai une raison de le faire, go on fonce. Fait que je trouve ça le fun, ça bâtit notre confiance aussi, vraiment beaucoup.
- Speaker #0
Toi Jessica, est-ce quelque chose qui t'a permis de mieux te comprendre comme entrepreneur ?
- Speaker #4
Ben écoute, j'ai envie de dire que ça a été pendant tout le processus, mais particulièrement maintenant. Je suis dans un pivot d'identité. Ouais, je suis dans un pivot d'identité. Puis c'est drôle qu'on se parle aujourd'hui parce qu'hier, j'ai eu une conversation avec une entrepreneur très forte. Puis ça me ramène à mon storytelling. Tout est juste logique. Après, est-ce que j'ose aller à 100% dans cette identité-là ou est-ce que je me cache encore ? Je vais en parler. De quoi exactement ? Je suis stratège podcast. Moi, j'accompagne les entreprises, je les coach pour faire des meilleurs podcasts, pour être plus visible, etc. Moi, mon podcast, il n'existe pas encore. Je travaille dessus, je fais ce que j'appelle des baby steps pour avancer. Mais ce qui ressurgissait hier dans notre conversation, c'est pendant combien de temps je vais continuer de faire des baby steps dans mon propre projet alors que c'est peut-être ça qui va m'amener le plus de monde dans mon univers parce que j'aurai moi-même un podcast. Puis j'ai besoin profondément de retrouver... L'animatrice que j'ai été pendant 20 ans dans les médias, que j'ai laissé de côté le temps de faire ce pivot, justement. Et là, de la retrouver pour l'incarner encore plus. Et je suis pile là-dedans. C'est-à-dire, est-ce qu'on le sait, un podcast, ça prend beaucoup de temps à faire. C'est du marketing. Ça ne rapporte pas de l'argent comme une soumission qu'on envoie et qui est acceptée dans les jours qui viennent. C'est vraiment un travail différent. Et là, c'est de me dire, OK, quel plat je lui donne ? Est-ce que je repasse une troisième année à me dire que je ne l'ai pas fait ? et qu'à la fin de l'année, je suis encore déçue parce que je ne l'ai pas fait, parce que c'est à temps perdu ou est-ce que je le mets au centre ? Mais si j'écoute mon storytelling, tout ce qu'on a bâti, je dis « on » parce que je trouve que c'est un travail d'équipe. Et logiquement, c'est au centre, ça devient une priorité. Est-ce que je décide que c'est maintenant ou est-ce que j'attends encore de le faire à temps perdu ? Et je trouve que pour ça, le storytelling, tu vois, c'est beaucoup plus fort que de raconter son histoire, c'est juste. OK, avec tout ce que je connais de mes valeurs, ma mission, mon pourquoi, mon combat, etc., pourquoi ce n'est pas au centre maintenant ? Tu vois, moi, je le donne en exemple parce que je pense que ça peut parler à d'autres. Peut-être que vous faites un métier qui, pour l'instant, vous rapproche de ce que vous voulez faire, mais peut-être que le vrai objectif n'est pas encore là. Pourquoi ne pas le faire maintenant au lieu d'attendre, d'avancer à temps perdu comme je suis en train de le faire ? Voilà. Moi, le storytelling m'aide beaucoup là-dedans, puis je trouve ça drôle qu'on essaie de conversation aujourd'hui.
- Speaker #0
Comme si les pépites de connexion permettaient d'assumer plus clairement ou d'aller valider peut-être parfois l'ordre dans lequel on veut s'investir dans des projets, dans peut-être des collaborations. Où est-ce que je le fais, je le fais pas ? Où est-ce que je trace ma limite ? Est-ce que je mets la roue à on, à fond, la caisse dans ce projet-là ou pas ? Ben oui, car revenir à ces pépites de connexion, comme tu l'as nommé, Jessica, effectivement, ça aide à voir, OK, c'est pas juste une question de son histoire, c'est aussi une question identitaire. C'est une question aussi de qui je suis et qu'est-ce que je porte à l'intérieur de moi et ce que je porte à l'intérieur de moi. Mais c'est des choses qui alignent, qui permettent de prendre des décisions plus éclairées aussi, qui vont être alignées avec qui je suis. C'est comme ça que je le vois. C'est un bel exemple, Jessica, que tu donnes là. J'espère bien que... que ton podcast. Nous aurons la chance très, très, très bientôt de pouvoir l'écouter. Justement, ça me fait faire le pont vers la troisième question. Qu'est-ce que vous assumez plus clairement aujourd'hui dans votre différence, dans votre approche, dans votre manière d'être en affaires ?
- Speaker #3
Moi, je pense que ce que j'assume, c'est le fait de ne pas être parfaite. Je pense que c'est ça. que ça m'a beaucoup apporté. Je me mettais vraiment à beaucoup de pression par rapport à tout ce qui avait rapport aux publications, que ce soit publiées à tous les jours pour plaire à l'algorithme et toutes ces affaires-là qu'on essaie de nous rentrer de force dans le cerveau. Ça m'a beaucoup aidée par rapport à ça parce que j'avais une espèce de contenu en montagne russe. Donc, il y avait des semaines que je pouvais être super productive, puis après ça, j'étais vidée de mon énergie. Je n'étais pas capable de rien donner pour la semaine suivante, puis ça pouvait durer longtemps. Donc, je m'épuisais vraiment beaucoup. Donc, ça m'a apporté ça, le fait de... pour ne pas être parfaite, puis d'accepter ça aussi, que ce soit côté visuel, côté publication, puis je pense que c'est ça qui va aussi interpeller les gens. On ne veut pas de contenu parfait non plus, on veut le vrai, on veut le vrai, puis c'est ce que j'apprends vraiment à faire, puis ça coule plus facilement après.
- Speaker #0
Tellement un beau chemin à brasser l'imperfection, je te comprends là-dessus. Ça fait du bien d'enlever cette pression-là de la perfection. J'y suis passée moi aussi. Je pourrais dire que j'ai eu le mantra, les auditeurs le savent, ceux qui m'écoutent depuis un certain temps, j'ai eu ce mantra-là pendant une année complète, mieux vaut fait que parfait. Je pense que c'était en 2024, il me semble bien. Depuis ce temps, j'ai cheminé, mais quand même, je me le répétais, je me l'étais écrit, c'est quasiment que je ne me le suis pas tatoué. Et effectivement, quand on réussit à lâcher prise de cette perfection-là, comme ça fait du bien et on dirait que tout s'aligne et on dirait que, je ne sais pas, c'est peut-être des messages de synchronicité, de comme, ouais, c'est le bon chemin à prendre, tu sais. Puis c'est ça, fait que Véro, je te comprends et je suis bien contente de constater que ça a eu cet effet-là pour toi aussi.
- Speaker #2
Moi, c'est la vulnérabilité que je trouve que ça m'a permis d'assumer aussi. que tout n'est pas toujours rose. C'est quelque chose de quoi je parlais beaucoup aussi, parce que j'ai fait une dépression post-natale dont j'ai parlé. Et dernièrement, j'en ai parlé, parce que tu vois, Jessica m'avait dit, mais tes valeurs, c'est tellement beau, parle de tes causes, parle de tes projets. J'ai commencé à en parler, vraiment, puis tu sais, veux, veux pas, ça a été mes posts les plus vus, vraiment, les plus lus. Et j'ai quelqu'un qui a dit, ben pourquoi tu parles de ça sur des groupes de vente, tu sais. Puis, je me suis dit, OK. En même temps, ça confirmait que ça résonnait. Ça allait chercher beaucoup plus de personnes. Puis, moi, c'était clair. Ça fait partie de mon histoire. Puis, je m'étais promis, quand je suis sortie de l'hôpital, d'aider d'autres femmes. Donc, pour moi, avoir une entreprise, c'est aussi d'en parler pour rendre les choses moins taboues. Mais aussi parce que tu ne sais pas ce que la personne, en arrière de son écran, traverse. Même si c'est jamais la même situation, tu vois, Jessica, tantôt, ce que tu as dit, ça résonnait en moi et j'ai fait ça en mon dos. Moi aussi, j'ai un projet que je repousse. Pas que je repousse parce que je veux, mais j'ai plein d'autres mandats à faire. Je vais avoir du temps un jour pour mon projet. Même si ce n'est pas la même histoire, on connaît. Je pense que c'est ça. C'est encore plus d'encourager les autres, mais aussi moi, de me dire que c'est OK d'avoir des publications qui ne sont pas toutes... La vie, ce n'est pas ce qu'on voit sur Pinterest et Instagram. C'est pas vrai. La vraie vie, comme Véro a dit, c'est imparfait et c'est correct. Je pense que c'est même que je vais en faire ma bio, probablement, que la vulnérabilité est une des meilleures armes pour te démarquer. Parce qu'elle t'appartient à toi. C'est ta sensibilité. C'est ta vulnérabilité. J'ai une amie qui m'a dit, tu es sûre que tu devrais dire entrepreneur sensible ? tu vois, il y a 2-3 ans, j'aurais sûrement dit ah ouais, ça serait pas mieux puis ils ont une belle sensibilité, puis j'ai fait tu sais quoi, non, on est sensible puis c'est parfait et d'arrêter de le voir comme un défaut excuse-moi, mais c'est ça aussi mais en même temps je la comprends parce que avant d'être rendue là dans mon cheminement j'aurais pensé la même chose puis là je lui ai dit, j'ai dit non, je pense qu'au contraire ça fait, les femmes souvent, on a ce pouvoir-là de parler, de créer avec sensibilité. Et c'est ce qui fait quelqu'un... Le contrat, c'est insensible. Veux-tu être insensible ? Pas du tout. Donc, c'est une qualité d'être sensible. Pourquoi on voit ça comme quelqu'un d'hystérique, qui broyade ? C'est pas ça, là. Puis c'est OK d'avoir des émotions. Puis les humains, on a des émotions. Fait que tu vas beaucoup mieux connecter. Puis en tout cas, quand je lui écris... J'ai vraiment tout dit mon ressenti et j'ai dit, on ne devrait jamais avoir à s'excuser d'être sensible. Moi, je dis qu'au contraire, c'est ce qui fait le plus beau des travails de graphisme pour Véro. Puis la meilleure stratégie pour Jess, c'est notre sensibilité. On projette ça, on veut que tout soit parfait pour notre cliente. On comprend notre sensibilité, fait qu'on comprend aussi ses attentes, ses besoins et tout ça. Puis en tout cas, quand je lui ai dit, elle a dit, ben là, faut que tu fasses un post avec ça. Ça m'a vraiment confirmé que, hey, les plus belles échanges qu'on a eus en groupe dans le village, c'est quand la sensibilité montait. Peu importe.
- Speaker #4
Mais tu vois la passion, comment t'en parles, Émilie. Oui, juste ça, je me dis, ben... C'est tellement incarné, on ne peut pas ne pas te suivre là-dedans. Mais c'est ça, mais là, on t'écoute, ça fait quand même plus d'une minute que t'en parles, puis je dis, mais oui, mais oui, mais oui, tu sais. Puis c'est ça qui est beau dans le storytelling, c'est que nos messages deviennent tous des combats, au final. On a un combat principal, mais c'est ça. Mais voilà, ça, c'est la preuve de tout ce qu'on dit, là.
- Speaker #2
Mais tu vois, c'est ça, ça m'a permis ça, parce que tous les échanges étaient très touchants. Puis c'est là qu'on se reconnaissait le plus dans chacune des personnes.
- Speaker #0
Beaucoup de richesse dans ce que tu dis, Milly. Puis j'ai le goût de rebondir sur une chose. Quand tu as dit qu'on n'a pas vécu les mêmes histoires, nécessairement, on n'a pas tous la même histoire. Évidemment, notre histoire est unique. Mais à travers tout ça, on peut se reconnaître tout de même dans les histoires des autres. Puis ce qui permet de le faire, c'est l'émotion qui est ressentie, qui est vécue derrière. Tu n'as pas le même projet que Jessica. Ce n'est pas un projet de podcast pour toi, c'est d'autre chose. mais t'es capable de t'identifier à ce qu'elle vit, à ce qu'elle ressent, de sentir qu'elle met peut-être pas la priorité sur ce projet-là, puis cette espèce de peut-être procrastination-là, puis de te dire, ah oui, moi aussi, mon projet, j'aimerais ça qu'il avance plus vite. Donc, même si c'est pas la même histoire, même si c'est pas le même projet, il y a des sentiments, des émotions qui se vivent, que tu peux comprendre, puis que là, auquel tu peux t'identifier. C'est ça une des plus grandes puissances, je trouve, du storytelling. Puis pour le fait que t'aies nommé sensible dans... Dans ton titre, entrepreneur sensible, c'est peut-être venu confronter aussi des gens qui ne se le permettent peut-être pas eux aussi. Parfois, moi, je me pose toujours cette question-là. Quand ça vient confronter les gens, qu'est-ce que ça dit sur eux beaucoup plus que sur toi ? Donc, oui, c'est ça qui est intéressant là-dedans. Je suis contente que tu apportes ça aussi parce que d'un certain sens, c'est venu peut-être la toucher cette personne-là. Dernière chose, parce que tu as dit plein de choses intéressantes, il faut absolument que je relève ça. Quand j'ai parlé de ça, il y a quelqu'un qui est venu me dire « Mais pourquoi tu parles de ça dans des groupes de vente ? » Mais en fait, c'est intéressant parce que quand on se met à raconter notre histoire, ça vient faire un tri naturel aussi. C'est sûr qu'il va connecter davantage avec nous ou pas et c'est correct. Et c'est ce qu'on veut.
- Speaker #2
On veut attirer à soi les gens dans notre univers,
- Speaker #0
dans notre écosystème, avec qui on va partager, on va échanger, on va discuter, qui fit avec notre énergie et avec ce qu'on a à offrir aussi. Pour moi, tout ce que tu as dit, c'est tous les pouvoirs qu'apporte le storytelling quand on est capable de l'incarner. Puis je pense que c'est mission accomplie pour toi, Émilie. Jessica, de ton côté, est-ce qu'il y avait quelque chose que tu assumes plus clairement aujourd'hui dans ton approche, ou peut-être dans ta manière d'être en affaires, depuis cette découverte de storytelling-là, qui date quand même de quelques années pour toi ?
- Speaker #4
Oui. Je pense que je continue encore sur l'identité, mais là, ça va être de l'incarner pleinement. c'est à dire que j'allais dire moi, la vendeuse l'incarne très bien. Dans le sens, moi, je fais des masterclass, j'ai fait des masterclass régulières dans les derniers mois. Puis la masterclass, qui est comme un webinaire, on va dire les mots clés tout de suite, on est là pour raconter, pour enseigner quelque chose. Puis à la fin, on vend une offre. Puis ma masterclass est bâtie, elle est très storytellée dans le processus. Je raconte mes valeurs, ma mission, mon combat. Donc tout ça va très bien. En fait, je me suis dit, c'est drôle parce que finalement, si les gens ne viennent pas à ma masterclass, ils n'ont pas accès à ça de moi. Puis moi, la création de contenu est très énergivore. M'asseoir pour publier sur les réseaux sociaux, j'ai essayé de déléguer. C'est difficile parce que quand j'écris un message, moi, ça sort de mes tripes. Je ne veux pas faire des petites publications légères. Je peux faire une petite story avec un cocktail, il n'y a pas de problème. Mais je veux dire, par rapport à ce que j'écris. à communiquer sur ce que je fais, c'est trop profond pour que ça prenne deux minutes. Puis peut-être qu'il faut que je me déprogramme par rapport à ça. Et c'est là que le podcast, pour moi, est le meilleur médium parce que j'ai le temps de plus raconter les choses. Puis pour moi, entre guillemets, ça va plus vite faire un podcast que limite faire ma création de contenu sur un mois. Donc, d'aller embrasser cette identité, mais de la sortir. de la masterclass, pour qu'elle soit dans le podcast, puis je te parle vraiment au moment où on se parle, dans le sens que on se serait parlé il y a deux jours, je t'aurais peut-être pas dit ça mais là ça y est, je me dis embrasse ça à 200% quand tu vas, en fait dans le podcast ça va être tellement incarné que t'auras pas d'effort à faire le projet existe dans ma tête, c'est juste là de le concrétiser Aussi, ce que j'aimerais dire, c'est que dans mon branding, ça va parler à Véro, mais c'est vrai, tous les choix sont évidents.
- Speaker #0
Je voulais intégrer le vintage parce que j'adore ça, mais comment intégrer le vintage dans un média qui est très moderne, le podcast ? Je veux dire, dans les années 50, le podcast n'existait pas. Comment je m'amuse avec ça, d'intégrer du collage dans mes visuels qui peuvent faire plus vintage, justement ? Quoique le collage ait un côté vintage, mais de le rendre moderne aussi. Donc, ça va même dans des choix comme ça, esthétiques, de type de photos, de mon univers visuel. donc ouais c'est pour ça que moi je reviens encore à l'identité parce que je pense que c'est ce qui me touche le plus en ce moment c'est dans ce pivot là que je suis et je sais que ça aussi les gens remarquent mon univers grâce à tout ça donc moi quand les gens disent j'adore ton univers c'est très toi c'est le meilleur compliment qu'on peut te faire c'est très toi moi je dis merci alors que je sais pas si il faut dire merci à ça ça veut dire que t'es reconnaissable même visuellement donc moi ça me touche beaucoup Merci.
- Speaker #1
Dans ton authenticité aussi, parce que si les gens se disent c'est très toi, ça veut dire qu'ils te reconnaissent facilement comme oui, t'as mis le doigt vraiment sur l'image qu'on a de toi aussi, de notre côté. Tu sais, des fois, on a une image de nous-mêmes versus celle que les autres à l'extérieur de nous ont. Des fois, il y a comme une dissonance, mais de se faire dire ça, je le vois comme un compliment en tout cas. Donc, je dirais merci. Je pense que tu fais bien de dire merci. Ça veut dire que t'es vraiment allé aligner ça en pleine authenticité sur ce que tu dégages puis ce que tu vois de toi aussi. C'est... Ouais, c'est... Pour certains, c'est le travail d'une vie. Et pour terminer, les filles, si un entrepreneur pense que le storytelling, ça sert juste à écrire des meilleurs posts ou du meilleur contenu, qu'est-ce que vous auriez envie de lui dire après votre propre cheminement ?
- Speaker #2
Dans le fond, moi, en tant que graphiste, quand j'ai une rencontre, je dis souvent on va créer un filtre visuel ensemble. Donc, ça va vraiment filtrer les clients que tu ne veux pas versus ceux que tu veux. Et puis moi, je pense que le storytelling, c'est un filtre au niveau encore même plus profond. C'est-à-dire que le visuel, on le voit, c'est au premier niveau, mais accompagné de ce storytelling-là, c'est un filtre au niveau des valeurs, au niveau de ce que les gens portent, au niveau de ce qu'ils... peuvent t'apporter aussi, puis du fit aussi, ça confirme en fait le tout. Fait que moi, c'est vraiment ça. Donc, ça fait vraiment un amalgame de tout ça vraiment bien placé.
- Speaker #1
Ce que j'en comprends, Véro, c'est que toi, tu l'utilises dans ton travail aussi de graphiste, avec ton accompagnement, avec tes propres clients, puis tu peux t'en servir aussi de cette façon-là. Tu le vois vraiment dans tes mandats, à quel point ça peut servir à d'autres aussi. C'est intéressant.
- Speaker #2
Oui, exactement. Même avec mon accompagnement, je l'apporte aussi un peu à ma manière côté visuel. Donc, ça m'a vraiment apporté un surplus pour les accompagner.
- Speaker #1
Émilie ?
- Speaker #3
Je pense aussi que c'est vraiment désuet. Je vais être plus directe, mais honnêtement, publier pour publier. puis dire ce que tu vends. C'est des réseaux sociaux. Tu sais, moi, tu ne vas pas là pour feuilleter un catalogue. Tu ne vas pas là pour magasiner. Puis je sais que c'est difficile parce qu'on a été habitués longtemps que ça fonctionnait. Montrer nos produits, puis les gens les achetaient, mais ça ne fonctionne plus. Puis la première chose à penser pour le réaliser, c'est toi, tu vas, tu ouvres ton Facebook, ton Instagram, pourquoi ? Pour connecter, pour t'installer. inspirer, pour passer le temps, pour te divertir, tu as plein de choses, mais le premier, ce n'est pas pour acheter. Peut-être deux, trois fois dans le mois, on a une petite trille, on veut dépenser, mais la plupart du temps, c'est pour connecter, c'est pour ce que ça m'apporte. Je pense que peut-être que moi, peut-être que j'ai déjà eu un patron qui était quand même très dans l'efficacité,
- Speaker #2
disons ça comme ça,
- Speaker #3
mais ce n'est pas comme ça que tu connectes avec ta communauté, C'est pas en faisant un petit... pause rapide, voici ce que je vends, voici nos spéciaux, je m'excuse, mais non. C'est comme, si tu veux que ta communauté s'accroche à toi pis connecte vraiment, te recommande, revienne vers toi, faut que tu la nourrisses. Déjà en partant, tu nourris ton lien. Fait que si t'as pas de storytelling, pis t'es pas authentique dans tes communications, comment tu nourris ça ?
- Speaker #1
On est à une heure où est-ce que ça me semble. pour faire du pouce sur ce que tu dis, essentiel aujourd'hui.
- Speaker #3
C'est nécessaire d'un point de vue même, c'est ça que je veux dire, d'un point de vue marketing. Tu dois utiliser le storytelling. Malheureusement, tu n'aimes peut-être pas ça. Malheureusement, moi, je suis contente parce que je trouve ça vraiment... plus facile. Mais c'est ça, tu sais, c'est fini le petit pamphlet du Canadian Tire que tu reçois et que tu fais. Tu ne peux plus juste faire ça, montrer tes produits et tes services. Ce n'est pas ça qu'on veut sur un réseau social. Encore plus avec l'intelligence artificielle, comment je me démarque ? Et c'est là que l'imperfection, c'est là que le storytelling fait la différence entre toi et un robot.
- Speaker #1
Exactement, tout à fait. Merci. Toi Jessica, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire, les entrepreneurs qui... qui pensent que c'est juste pour écrire des meilleurs posts.
- Speaker #0
J'ai aimé que Véro dise que, quelque part, ça l'aide avec ses propres clients, parce que moi, c'est exactement la même chose. Maintenant, ben en fait, maintenant, il y a toujours eu, mais davantage aujourd'hui, surtout pour les gens qui veulent lancer un podcast, mais même, je te dirais, pour ceux qui en ont déjà un, je reviens sur leur histoire. Parce que, tu l'as largement dit, Émilie, c'est ce qui fait qu'on se démarque, par rapport à quelqu'un qui fait la même chose, ou qui est dans un univers connexe. Puis aussi, c'est quoi raconter qui est intéressant ? Et pourquoi ? Ça m'a fait beaucoup rire, Émilie, ton anecdote sur la personne qui t'a dit pourquoi tu racontes ta dépression post-natale sur un groupe de vente. Puis je suis sûre que tu nous raconterais l'anecdote, puis ce serait super logique. Mais avec mes clients, c'est la même chose. C'est ça, c'est OK, tu as choisi ce thème de podcast, ça te tient à cœur, reprenons du début. Puis pourquoi ça te tient à cœur ? qu'est-ce que t'as raconté, puis quels éléments de ton histoire peuvent venir soutenir ton podcast aussi. Puis, beaucoup de très bons podcasts, on connaît, ou beaucoup de podcasts très écoutés, on connaît l'histoire de la personne en arrière. Parce que ça teinte le thème, premièrement, ça teinte son parcours, ça teinte ses réussites, ses échecs, enfin, c'est partout. Donc, c'est pas juste... Comme tu disais, écrire des beaux posts, parce que oui, on est très content quand on a un record de j'aime sur notre publication et que les gens ont partiellement lu et réagissent. Mais au-delà de ça, c'est qu'est-ce qu'on raconte et pourquoi ça nous tient à cœur et pourquoi ça devient un combat. J'ai beaucoup aimé aussi, Émilie, quand tu t'es dit « quand j'ai vécu ma dépression post-natale, je m'étais promis… » C'est pas rien, là. « Je m'étais promis d'aider d'autres femmes avec ça. » Et quand on a une mission qui vient nous trouver comme ça, parce qu'on a vécu un événement… Maintenant, c'est comment on fait tout le lien pour que ça devienne notre mission avec, comme on disait, une offre, des services, des produits, pour que tout soit cohérent. Et moi, je sais que le succès de mes masterclass dont je parlais tantôt, c'est parce qu'il y a une cohérence entre mon histoire, ma mission et ce que je vends. Tout se répond. Donc, moi, au moment de vendre… c'est pas difficile je veux dire si tu m'as écouté depuis une heure une heure et quart c'est juste cohérent ça fait du sens ça peut pas être autre chose on adore vendre et que ça soit naturel et que ça se voit même pas et je trouve que c'est ça ce que ça permet le storytelling aussi c'est que quand vous vendez ça se voit même plus parce qu'en fait vous vous faites juste raconter ce que vous êtes je dis pas raconter sa vie mais vous l'incarnez profondément donc ça devient encore plus simple et moi j'aime cette fluidité j'ai envie de dire j'adore tout
- Speaker #1
Qu'est-ce que vous avez dit ? J'adore tout, du début à la fin. J'adore ça.
- Speaker #0
T'es fière de nous.
- Speaker #1
Je suis fière de vous, mais c'est magnifique. J'aurais pas pu orchestrer ça mieux que ça. Merci vraiment beaucoup pour votre générosité, votre temps, les filles. Merci beaucoup d'avoir embarqué dans cette belle aventure. Béta, qui a été le village de janvier à mars 2026. Et j'en profite en même temps pour dire qu'à toi qui nous écoutes, si tu as connecté avec Véro, Jessica ou Émilie ou Mélanie, Fanny ou Élisabeth dans les tables 1 et 2, je vais mettre les liens vers tous les canaux de communication de chacune des filles et vous pourrez rentrer en communication avec elles si ça vous dit d'aller voir leur univers incarné. Donc, merci beaucoup. les filles, pour votre présence. J'espère que cet épisode t'a permis de voir le storytelling autrement. Pas juste comme une façon d'écrire des meilleurs contenus, mais aussi comme un chemin pour mieux te comprendre, mieux assumer ta voix et créer plus de résonance avec les bonnes personnes. Parce qu'au fond, se raconter, c'est pas juste parler de soi. C'est apprendre à choisir ce qu'on veut partager, pourquoi on le partage pis surtout, comment ça peut créer un pont avec l'autre. Si tu sens que t'aimerais mieux comprendre ce qui te distingue, trouver les pépites de ton histoire, puis apprendre à les transformer en contenu qui crée de la connexion, tout ça en petits groupes, avec mon regard et mon accompagnement pendant l'été, les portes du village sont ouvertes du 12 au 22 mai 2026. Et le lien pour nous rejoindre est directement dans les notes de l'épisode. Merci d'avoir été là. On se dit dans deux semaines pour un épisode solo. Salut
- Speaker #0
Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie.
- Speaker #1
J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez, pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story puis tagge-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur