- Speaker #0
Il y a des entreprises qui naissent d'une bonne idée, puis il y en a d'autres qui naissent d'un bouleversement, d'un rêve un peu fou, puis d'un grand saut dans l'inconnu. Aujourd'hui, je reçois Alex et Nathan de Bohème Académie, et leur parcours est un superbe exemple de ce qui arrive quand une histoire personnelle devient une vision, puis une entreprise. Un épisode qui devrait te plaire autant si tu songes à la reconversion ou à la possibilité de te lancer à ton compte comme gestionnaire de médias sociaux, que si tu aimes comprendre comment le storytelling peut concrètement soutenir une marque. C'est parti Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi, c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleines même. C'est pas un hasard, hein, si j'ai étudié l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens. se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue sur le podcast À ta couleur. Aujourd'hui, je reçois deux invités que je suis vraiment contente d'accueillir, Alex et Nathan, les fondateurs de Bohème Academy. Salut à vous deux
- Speaker #1
Hello, hello
- Speaker #2
Allô, ça va bien ?
- Speaker #0
Ça va super bien, vous autres
- Speaker #1
Oui On était excités d'être là
- Speaker #0
Ah, moi aussi On se disait « off the record » que je ne comprenais pas comment ça. Je vous ai juste invité à la saison 4, alors que... J'aurais tellement pu vous inviter avant. On se connaît depuis un petit bout quand même, on va le dire. Ça fait quelques années quand même qu'on collabore ensemble parce que Bohème, c'est une entreprise qui accompagne celles et ceux qui veulent devenir gestionnaires de médias sociaux à leur compte. Mais derrière cette formation-là, il y a aussi une vraie histoire. Une histoire de reconversion, de liberté, d'expérimentation. Puis c'est justement ça que j'ai envie qu'on explore ensemble aujourd'hui. Ce qui me fascine chez vous autres, c'est pas juste que vous enseignez la gestion de médias sociaux, c'est le fait que votre entreprise s'est construite à même votre vécu. Comme si votre parcours avait été un terrain d'essai, un espèce de laboratoire vivant avant de devenir votre méthode, une vision claire, puis quelque chose à transmettre à d'autres. Puis ça, pour moi, c'est tellement un bel exemple. de ce que j'appelle souvent la puissance des fameuses pépites de connexion. Si vous me suivez depuis un petit bout, je parle souvent des pépites de connexion qu'on peut aller identifier dans notre parcours, dans nos histoires. Donc, c'est des morceaux d'histoire qui servent justement à raconter d'où on vient, mais pas juste ça, à créer un pont avec les bonnes personnes. Fait qu'aujourd'hui, ce que j'ai envie, c'est qu'on regarde ensemble comment votre histoire est devenue un pilier de Bohème Académie, comment aussi ça nourrit votre manière, encore aujourd'hui, de communiquer. Puis tu sais, je dis qu'on se connaît depuis quelques années, c'est parce que moi, quand je me suis lancée en affaires, je me suis lancée en tant que gestionnaire de médias sociaux, à mon compte, en 2020, alors que je faisais ça depuis plusieurs années déjà. Et là, on s'est connus parce que vous avez lancé votre formation. J'ai été une des expertes qui enseignent un module à travers votre formation. Quand on regarde Bohème Académie aujourd'hui, on sent que ce n'est pas une entreprise qui est née juste d'une bonne idée sur le coin d'une table. J'ai l'impression... que Bohème Académie s'est construite à partir de quelque chose de beaucoup plus vécu, de beaucoup plus intime même, j'oserais dire. On peut dire que votre entreprise est née d'une transformation que vous avez d'abord dû traverser vous-même. Puis souvent, je trouve que quand une entreprise naît d'un mouvement intérieur, ça ne se bâtit pas de façon parfaitement linéaire. Il y a une vision, oui, mais il y a beaucoup de flou souvent, d'essais, de terrains inconnus. Est-ce que vous diriez que vous avez bâti votre entreprise comme on part en expédition ?
- Speaker #2
Bien, moi, je pourrais dire qu'en fait, la création de l'entreprise est un résultat de la réalisation de notre rêve, en fait, de partir en van et tout ça, parce que ça a été ça, notre premier but, en fait, nous, c'était d'atteindre une certaine liberté dans notre vie, de pouvoir voyager. De pouvoir voir le monde, c'était quelque chose qui criait pour nous. En fait, on a commencé à essayer de moduler notre vie pour pouvoir atteindre ça. Puis une fois qu'on a réussi à l'atteindre, après, on était comme « ok, what's next ? » Fait que je ne sais pas si tu pourrais...
- Speaker #1
Oui, puis tu sais, l'atteindre, ça a pris quelques années avant qu'on réussisse à le vivre un peu ce rêve-là. Tu sais, la vanne... Je fais tout le temps une parallèle entre notre business puis notre van, parce que la van, on l'a achetée, puis elle était complètement vide. C'était une boîte de tôle. Donc, tu sais, pour nous, tu sais, monétairement parlant, mais aussi, on voulait construire quelque chose à notre image. Donc, on s'est dit, bon, ça va prendre plus de temps, mais on va vraiment créer quelque chose qui répond exactement... À nos besoins. Puis à notre vision. À notre vision. Oui.
- Speaker #2
Parce que même à ce moment-là, en bâtissant la vanne, nous, on est les deux dans un emploi présentiel. Mais on a la vision qu'on va être télétravail, puis ça va faire soutenir, en fait, notre rêve de pouvoir voyager. Fait qu'on bâtit la vanne pour qu'on puisse vivre dedans à temps plein, mais aussi faire du télétravail à partir de cette vanne-là. Alors que... On n'a aucune expérience, on n'a jamais eu de job télétravail, mais on a une vision, par contre.
- Speaker #1
Oui, puis tu sais, ce qui est drôle, c'est que, tu sais, on a acheté la van, mais à ce moment-là, on n'avait pas d'outils, on n'avait pas de télétravail. Souvent, les gens, ils pensent, ah, ils sont chanceux, probablement qu'ils ont un télétravail. Puis après ça, ils se sont dit, OK, bien, on va aller voyager en van, mais c'est le contraire. On s'est dit, on veut voyager en van. En ce moment, on n'a aucune idée comment c'est possible. On n'a pas la job pour nous permettre de le faire. On n'a pas les outils pour construire la van.
- Speaker #2
On n'a pas de garage. On n'a pas de garage. Parce qu'on est en appartement, puis Alex, elle vient déménager avec moi, puis il m'en meurt. Puis finalement, la vie a pris une tournure. C'est juste parti avec une intention.
- Speaker #1
Oui. Fait que c'est ça. Fait que ça a été un risque au début qu'on a pris. Puis après ça, bien, c'est là que ça a commencé à... L'aventure, comme tu dis, c'est là qu'elle a débuté.
- Speaker #0
À ce moment-là, vous n'aviez pas encore, j'imagine, l'intention, quand tu dis « Nathan, c'est né d'une intention de vivre un rêve, de pouvoir voyager en travaillant » , mais j'imagine que vous n'aviez pas encore eu cette idée-là de « on fonde une académie, on enseigne ce qu'on sait aux autres » . Ce n'était pas encore là, c'est ça. Parce qu'au début, on vit les choses un peu pour soi. Puis à un moment donné, ça se peut-tu qu'il y ait un petit déplacement qui se fait ? On réalise que ce qu'on est en train de vivre, hey, ça pourrait servir à d'autres. Y a-tu un moment où vous avez compris que ce que vous avez traversé pouvait devenir quelque chose à transmettre à d'autres ? Parce que c'est une histoire assez unique, on s'entend ?
- Speaker #1
En fait, comment ça s'est passé, c'est que bon, là, comme on t'a dit, on était salariés et tout, bon, on bâtissait la vanne, et là... Moi, j'étais comme, bien, les deux, on fallait se trouver quelque chose qui allait nous permettre de gagner des sous à distance. Et peu longtemps après l'achat de notre van...
- Speaker #2
Bien, je dirais un an après, tu sais, dans le sens, rendu en milieu qu'elle soit terminée, là.
- Speaker #1
Bien, je me suis lancée dans des études en gestion de médias sociaux parce que, pour moi, ce métier-là, de un, je trouvais qu'il me correspondait. Je suis quelqu'un d'assez créative. J'aime ça faire briller les entreprises. Donc, pour moi, ça me correspondait. Puis en plus, c'est quelque chose qui se fait à distance. Donc, je me suis dit, c'est ça que je veux faire. Fait que je me suis lancée dans des études. Puis là, fast forward, bon, j'ai fait des études. J'ai fait une étude, un ASC. J'ai fait plein de petites formations indépendantes à gauche, à droite. J'ai fait une formation en acquisition de clients. Parce que moi, à ce moment-là, je savais comment faire la GMS, sauf qu'il n'y avait personne qui m'avait appris comment aller trouver des clients et faire une business, dans le fond. Puis j'ai pris cette formation-là et c'était une formation qui avait beaucoup de modules, qui avait des coachings. Puis j'étais comme, c'est bien cool, cette formation-là. J'avais vraiment aimé mon expérience. C'était avec Virtuel & Co. C'est plus la même propriétaire aujourd'hui, mais j'avais adoré mon expérience dans cette formation-là. Puis ça m'a ouvert un peu la porte du domaine des formations en ligne, en fait, puis de toute cette espèce de communauté-là. Puis j'ai trouvé ça vraiment trippant. Fait que ça, ça a été quand même une pièce clé dans notre parcours. Et là, encore évidemment, fast forward, j'ai travaillé comme GMS à mon compte. J'ai commencé comme salariée comme GMS. Après ça, j'ai eu mes propres... de client GMS, puis on a travaillé ensemble.
- Speaker #2
Bien, c'est ça. J'ai pris une job, en fait, télétravail. Ma première job télétravail, c'était comme représentant des ventes à distance pour des produits à base de chanvre naturelle. Fait que moi, je m'occupais, mettons, d'appeler dans les commerces, puis tout ça. Fait que c'est là que j'ai commencé à travailler, en fait, sur un ordinateur, tu sais. Fait que dans un CRM, puis tout ça. Fait que voir aussi un peu le système de processus de vente. À partir d'un ordinateur, parce que moi, j'étais tout le temps sur le plancher. Ce n'était pas les mêmes systèmes qu'à distance avec un système de téléphonie et tout ça. Ça m'a fait apprendre. Puis, on a eu la chance qu'Alex puisse décrocher sa première job salariée en tant que gestionnaire de médias sociaux à la même entreprise que moi. Parce qu'à travers le fait que Mablon était gestionnaire de médias sociaux, Fait que là, on s'est ramassé qu'on a pu terminer la vanne et partir les deux avec... cet emploi-là au BC puis on s'est ramassé en fait à créer du contenu parce que j'ai pris part à son travail parce que c'est pour la même compagnie puis on est les deux en van. Faut qu'elle aille prendre des photos avec des produits pour pouvoir faire des publications après. Fait que là, je me ramassais à prendre les photos de elle et les produits, à l'accompagner à travers ça, à discuter de c'est quoi le métier, à discuter de c'était quoi la formation. Fait que je veux pas le fait qu'elle l'étudie. Moi, par la bande, je l'apprenais aussi. C'était deux forces complémentaires qui se sont tressées un peu à travers cet emploi-là.
- Speaker #0
Si la vie vous avait envoyé une opportunité ou un message de dire, « Hey, là, vous deux, votre projet de vie, de partir en vente, c'est un projet de vie, c'est une bonne idée. » En tout cas, je ne sais pas si vous avez vu ça comme ça. Des fois, je vois ça comme des synchronicités. C'est une bonne idée. Regarde, on met tout en place pour que ça se passe.
- Speaker #1
On a exactement cette vision-là. Pour nous, c'était comme un message. « Hey, vous êtes à votre place en ce moment. » Puis ça nous a permis de travailler ensemble pour la première fois. Puis on a vu qu'on était bons pour travailler ensemble. C'est pas le cas de tous les couples, je pense. Il y en a qui s'affilent moins. Mais dans notre cas, on a vraiment des compétences qui sont complémentaires. Fait qu'on se pile pas ses pieds. C'est un peu là qu'on a vu comme, OK, c'est cool de travailler ensemble. C'est vraiment le fun.
- Speaker #2
Quand on parle de synchronicité, c'est que nous, à ce moment-là, on met toutes nos payes dans la vanne pour essayer de la bâtir. Fast forward, on a quoi, 23 ans à peu près. On est assez jeunes. On met toutes nos payes là-dedans et on essaie de bâtir notre œuvre. Cette job-là, on a besoin de nous de travailler 41 semaines. Elle nous a permis de nous faire goûter. En fait, c'est quoi de partir en vanne ? pendant six mois au BC, gérer un 40 heures semaine à partir de la vente. Ça, ça veut dire qu'on faisait nos journées de travail, des fois dans des parkings de Walmart ou des fois sur le bord de l'eau. Tu sais, tu avais les deux, mais on pouvait juste se déplacer le soir et la fin de semaine. Fait que là, tu as des heures de route à faire, mais tu es tout le temps en train de gérer, en fait, le fait de remplir de l'eau, d'aller faire ton épicerie, de gérer ton solaire, de gérer ton électricité. Fait que tu es en perte. perpétuelle gestion de ton travail.
- Speaker #0
Est-ce que le déclic est arrivé pour vous deux, justement, que ce beat de vie-là, peut-être, c'était pas soutenable à long terme ou que vous aviez votre vision de départ, de vivre la van life, la liberté, vous étiez peut-être pas si libres que ça finalement en le vivant, là.
- Speaker #1
Exact, c'est ça. On était comme « Yes, c'est cool, ok, on est en van, on est au PC, pis honnêtement, on a quand même... » eu beaucoup de fun, même si on avait un 40 heures, sauf que c'est pas quelque chose qui était soutenable à long terme, de travailler autant, pis c'était de telle heure à telle heure, pis un 40 heures stable tout le temps, tout à la même heure, t'sais. Fait que c'était beaucoup de gestion, c'était épuisant, t'sais, à la longue, de faire ça comme ça.
- Speaker #2
Je me rappelle aussi, en Colombie-Britannique, il y a trois heures de décalage, fallait que je me lève à 5 heures du matin. Il fallait que je commence à parler à des gens au téléphone à 5h du matin quand il faisait encore noir dehors. Puis ça, c'était rough. Tu sais, à 5h du matin...
- Speaker #0
On n'est pas matinale.
- Speaker #2
Je n'ai pas le goût de parler à personne.
- Speaker #0
Ça veut dire que ton premier café, il faut que tu le fasses à 4h.
- Speaker #3
Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Fait que, tu sais, c'est un peu tout ça. Mais on peut aussi raconter l'histoire, dans le fond, fast forward, qu'est-ce qui a fait qu'on a commencé à devenir travailleurs autonomes.
- Speaker #0
Oui, racontez-moi ça. Vas-y.
- Speaker #2
Bien, en fait, on était sur une plage au Texas, puis on a eu une rencontre avec notre boss, mais les deux en même temps. Puis étant donné qu'on est dans deux départements différents, déjà là, ça nous avait mis un peu la puce à l'oreille. Puis il y avait eu une mise à pied des personnes de marketing le mois d'avant. On s'en doutait. En fait, on a été mis à pied, les deux en même temps, sur une plage pendant qu'on était au Texas en voyage. À ce moment-là, paye par paye, je veux dire, c'est là qu'on a besoin que l'argent rentre pour continuer le voyage. Étant donné qu'on est aux États-Unis, on ne peut pas avoir d'assurance-emploi non plus. On avait deux options. Est-ce qu'on continue le voyage et on essaie de trouver une manière ou est-ce qu'on retourne ? retourne à la maison pour essayer d'avoir de l'assurance emploi.
- Speaker #0
On s'entend d'une manière, on s'entend faire de l'argent. Il faut que l'argent rentre à quelque part. Donc, c'est pour ça, il est vite épuisé.
- Speaker #2
Est-ce qu'on essaie de trouver une solution et de faire confiance à la vie ? Parce que nous, on est le même. On pense qu'on est guidé et on se dit, si on y va, il y a quelque chose qui va arriver, il y a quelque chose qui va se passer, qui va faire que on va réussir. Puis en fait, le déclic a été là. Quand on a perdu notre emploi puis on a décidé de continuer notre voyage ou notre expédition, comme tu disais, en fait, on s'est dit, on va commencer à faire des offres de services pour faire tout ce qu'Alex a appris à travers la gestion de médias sociaux, mais d'essayer de le faire à notre compte. Puis au final, nous autres, on ne l'a pas fait par nous-mêmes parce que ça fait peur à l'inconnu. Mais là, c'est comme si la vie nous a obligés à se lancer. C'est comme ça que je le vois, en fait. Ça a été ça, l'élément déclencheur. C'est la perte de nos jobs puis le fait d'avoir pas le choix de trouver une solution, en fait, pour continuer notre expédition, notre voyage puis continuer notre premier tour des États-Unis, en fait.
- Speaker #0
J'adore ça parce que vous êtes la preuve, avec ce que vous venez de raconter, que derrière chaque bouleversement ou des fois nouvelle, un peu plus tough qui nous arrive, Même si on ne le voit pas sur le coup, ça cache toujours. Bon, on peut le voir de différentes façons, soit une opportunité ou un cadeau caché. J'appelle souvent ça un cadeau caché, que peut-être vous n'auriez pas, vous n'auriez peut-être pas rendu là si cette mise à pied-là n'avait pas eu lieu, on ne le sait pas, la suite de l'histoire. J'aime beaucoup ça, les cadeaux cachés derrière les bouleversements, parce que sur le coup, ça a dû être tout un bouleversement. Donc là, j'en comprends que... Là, vous vous dites, OK, on se fait confiance, on essaye, qui risque rien à rien. On essaye de se lancer à notre compte un peu, pas à notre insu, mais même si on ne l'avait pas planifié, un peu spontanément. Puis là, bien, j'imagine, vous me direz, j'imagine que ça a fonctionné. Comment, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez pu continuer votre voyage ?
- Speaker #1
Exact. Donc, on a continué à avoir des clients en gestion de médias sociaux. Ça a roulé comme ça pendant un an supplémentaire, je pense.
- Speaker #2
Dans le fond, ça nous a montré. On a commencé à ramasser des clients, à avoir des contrats et à faire de l'argent. On a pu, évidemment, finir le voyage comme on voulait le faire, même qu'on est revenu par la Colombie-Britannique et qu'on est redescendu par le Canada.
- Speaker #1
On est reparti, je pense, une deuxième fois à Baja. Je pense que c'est quasiment deux ans qu'il y a. Jusqu'à... l'idée de Bohème Académie qui a germé.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
parlons-en. Justement, on y arrive. À quel moment vous vous êtes regardé et vous vous êtes dit « Hey, ben, pourquoi on ne fonderait pas une école ?
- Speaker #0
Pourquoi on ne l'enseignerait pas ? Est-ce que ça s'est passé comme ça ? » Je veux vous entendre, je suis curieuse de savoir.
- Speaker #1
Donc, on a eu l'idée en revenant de notre voyage à Baha. toujours avec la van, c'est au Mexique, à l'ouest du Mexique, pour ceux qui se le demandent. Donc, ça nous fait un beau 60 heures de route. Ça fait bien du temps pour écouter des chansons, jaser, réfléchir, penser à notre avenir. Fait que c'est dans cette route-là qu'on s'est dit... Tu sais que la gestion de médias sociaux, de un, c'était une découverte incroyable pour nous, qui nous a permis de vivre ces voyages-là, d'aller au BC, d'aller aux États-Unis, d'aller après ça au Mexique. Puis on se disait à quel point on était chanceux de vivre ça, à quel point on était reconnaissants de pouvoir partir six mois par année en van. Alors qu'au début, on n'avait aucune idée de comment on allait pouvoir faire ça. Puis on est comme, on a vraiment un homme d'entrepreneur, là, depuis qu'on s'est... Bien, les deux, on en a une. Puis quand on s'est rencontrés, ça a comme... Où les étincelles ont fait un gros feu, là. Fait qu'on était comme, qu'est-ce qu'on pourrait créer de plus ? On a un goût de... Tu sais, quand t'as l'espèce de flamme à l'intérieur, là, que t'as le temps... Oui. Oui, le créatif, on avait ce feu-là. Oui.
- Speaker #2
Exactement. Puis quand tu es dans cette source d'énergie-là, dans le sens de la créativité puis que ça floue, on dirait que là, tu prends une idée puis elle se développe. Puis là, tu commences à tresser plein d'idées. Puis en fait, nous, avec notre tête entrepreneuriale, c'est que quand on a une première idée au core, on est capable de discuter puis de se rendre ensemble en tant que couple fusionnel, je peux appeler ça de même, mais à tout tresser les idées pour atteindre... l'objectif au bout du but qu'on est en train de se faire. On dirait qu'ensemble, on est capable de voir toutes les étapes. Je veux juste ramener que, dans le fond, quand on est passé de salarié à notre compte en tant que gestionnaire de médias sociaux, ça a complètement changé la dynamique de notre voyage. Je ne veux pas le fait qu'on ait perdu notre job au Texas. Notre voyage après versus avant, notre après était tellement plus le fond. On avait plus de temps pour vivre. vraiment les journées, puis de vivre les expériences, les paysages. On n'avait plus cette pression-là de devoir tout faire rapidement, puis de gérer un gros horreur. Ça, ça nous a amené vraiment à une découverte qu'on était comme « OK, wow, ça, c'est une sorte de liberté de pouvoir vraiment gérer notre propre temps. »
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
vraiment. Oui, fait qu'à partir de là, on peut se dire que quand on a pensé à Bohème Académie, on s'est dit « Nous, on a fait, on a connu les deux. » On a connu... le avant et on a connu notre après. Puis dans l'après, c'est tellement tout ce qu'on a voulu que ça serait tellement le fun de pouvoir l'apporter, en fait, à d'autres gens, en fait, ce qu'on a découvert.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
En vrai, un switch important, là, de se dire, de sortir de soi, puis de faire comme, nous autres, yes, on a atteint ça. Comment, wow, on a envie de le transmettre, on a envie de le partager avec d'autres, on a envie que d'autres vivent. cette liberté-là, comme nous, on l'atteint, c'est quand même un autre niveau. J'en comprends que 60 heures de route, ça permet de passer à toutes les options. C'est une histoire de reconversion de vie et de vie nomade, on s'entend. Comment vous avez su, avec cette idée-là, quand l'idée de, OK, ça serait le fun de le transmettre à d'autres et tout ça, quand est-ce que vous avez su que c'était pertinent de raconter ? votre histoire ?
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment fait organiquement. C'était comme, pour nous, ça allait main dans la main. Le nom Bohème Académie, c'est venu dans ce 60 heures-là, c'est venu à nous tout de suite. Ça n'a pas été difficile pour nous, le nom Bohème. Nous, on est des hommes Bohème depuis toujours, dans le fond. Notre mode de vie, c'est ça, mais aussi Je trouve que le mot bohème, ce que ça représente, évidemment, c'est la liberté, c'est la créativité. Puis je trouve que ça représente bien une partie du métier de gestionnaire des médias sociaux. Et ça nous représente également bien. Pour nous, je trouvais que ça allait juste bien ensemble. Donc après, le nom, le reste, c'est juste venu naturellement d'un peu raconter. Comment nous, on a vécu ça ? Qu'est-ce que ça nous permet de vivre ? Ça s'est vraiment fait naturellement.
- Speaker #0
De façon intuitive, comme si c'était là. Ça attendait juste que vous preniez l'idée au vol qui était pas trop loin au-dessus de vous. Parce que tu sais, on peut tout raconter des choses qu'on a vécues, mais il y a une différence entre partager un bout de vie puis raconter quelque chose qui soutient vraiment la vision qu'on a. Selon vous, qu'est-ce qui fait qu'une histoire personnelle que vous avez vécue devient stratégique au lieu de juste personnelle ?
- Speaker #3
Bonne question.
- Speaker #1
Bonne question. Veux-tu répondre ? Oui,
- Speaker #3
oui. T'as-tu quelque chose ?
- Speaker #1
Ben oui, je peux y aller. En fait, moi, je trouve que là où l'histoire personnelle devient pertinente à partager, si ça permet aux autres de soit se sentir validés dans leur expérience ou de se sentir inspirés.
- Speaker #2
Côté stratégie aussi, c'est que dans notre histoire personnelle, quand on a eu l'idée de faire Bohème Académie, évidemment, c'est une entreprise, mais de la manière... qu'on l'a créé, Bohème Académie, c'était pas seulement nous. Cet projet-là, il fallait le faire pour que ça réussisse. Fait qu'on a investi une grosse somme monétaire qu'on avait, nous, de côté, chacun, moi pis Alex. On a été trouver plusieurs personnes, pis ça, je te dirais, Marie, nous autres, on arrivait, pis on conduisait, pis on avait déjà tout ce genre de plan d'affaires-là qui était en train de se formuler. OK, on voulait pas que ce soit seulement nous, on voulait... Fait que tu sais, veux pas, à travers notre histoire personnelle, la stratégie, elle s'est aussi faite en sorte qu'on fait pas juste créer un nom, là. On crée une valeur, tu sais, on crée une entreprise qui doit être profitable, pis c'est là que ça a comme aussi changé qu'il a fallu devenir stratégique, là, à ce moment-là.
- Speaker #1
Ouais, pis tu sais, nous, ça aussi, c'était dès le début. Quand on a pensé à Bohème, j'ai dit, je veux pas faire ça tout seul, tu sais, on veut pas faire ça tout seul. On a le goût d'être en collaboration avec d'autres personnes. Puis tu sais, nous, on a eu nos expériences dans le domaine, mais je trouvais ça tellement précieux d'aller chercher des gens qui ont des expériences complètement différentes. Puis c'est ça qu'on est allé chercher avec chacune d'entre vous. Vous avez tous des parcours super différents, super complémentaires. Puis pour moi, pour créer la formation la plus complète et approfondie, Ça peut être... prenait, ça prenait ça.
- Speaker #0
Quand tu dis, Alex, on est allé chercher d'autres personnes, des collaborateurs, on a voulu s'entourer, tout ça, tu fais référence aux experts qui donnent chacune un module dans la formation de Bohème Académie, gestionnant les médias sociaux à ton compte. Donc, c'est ça, je parle au « on » parce que je fais partie, comme je l'ai nommé plus tôt, je fais partie de ces experts-là. On était encore dix, hein ? au départ, puis on est encore 10. Chacune avec notre expertise. C'est ça aussi qui est intéressant dans la formule, là. Je me permets de le dire. C'est le fait qu'on a chacune notre expertise. On n'est pas experte de tout. On a chacune notre champ. Donc ça, c'est vraiment une grande force de Bohème, je trouve. Je veux rebondir sur quelque chose aussi. Le fait que je dis souvent, quand j'enseigne le storytelling, quand je leur dis, tu sais, votre histoire, c'est pas à propos de vous, c'est à propos des autres. Ça, je le dis souvent, puis ça... Je vois souvent comme des espèces de points d'interrogation dans le visage des gens. « Hein ? Ben voyons, c'est mon histoire. » Oui, c'est ton histoire, mais pour qu'elle devienne pertinente à raconter, ben, il faut qu'elle dépasse ta propre personne. Il faut que... C'est une manière de faire un pont avec les autres. C'est une manière de connecter avec les autres. Donc, c'est pas à propos de toi, c'est à propos des autres. Donc, ça me fait penser un petit peu à ça, ce que vous dites, dans le sens où, à un moment donné, ça dépassait notre histoire personnelle. On s'est mis à avoir une vision, puis on s'est dit, « Hey, Crème, ça serait bien de partager ça avec d'autres. On doit pas être les seuls à vivre ça. On doit pas être les seuls à vouloir aspirer à cette liberté-là. Il y en a sûrement plein d'autres. » assurément que ça répondrait à plein de problèmes. C'est pas le bon mot, problème, mais des gens qui sont pas heureux, qui sont pas épanouis dans leur travail pour différentes raisons, différents profils, qui pourraient atteindre cette liberté-là que nous, on connaît. C'est un grand enseignement, quand on comprend ça, quand on comprend que ça dépasse notre propre histoire, on se raconte pas juste pour le fun de se raconter. C'est beau se raconter, puis ça peut nous faire du bien, assurément, de raconter notre histoire, mais au-delà du bien personnel, comme le bien commun qui embarque. Je voulais faire un petit pont par rapport à ça, parce que vous autres, vous avez compris ça assez tôt.
- Speaker #2
Exact.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est un gros switch en storytelling.
- Speaker #2
C'est une grande mission, je pense. Il faut qu'il y ait un but final que tu veux atteindre. des valeurs aussi que tu vas créer autour de ça. Tu ne peux pas juste te lancer parce que ça va peut-être faire de l'argent, parce que toutes les heures que tu passes, tous les efforts que tu mets à bâtir, il faut qu'il y ait un but plus profond derrière l'histoire.
- Speaker #0
Tout à fait. Le fameux « why » , là, t'as parlé de valeur. C'est deux pépites dans mon univers, d'ailleurs, qui sont essentielles quand vient le temps de se raconter. Tout à fait. Vous autres, vous avez assurément mis le doigt là-dessus, là. En cours de route, on va dire ça, mais vraiment, dans les deux sens, figuré, puis en cours de route. Est-ce que votre histoire vous sert de boussole pour savoir quoi publier, puis quoi ? pas publié. Je dis publié en supposant le contenu à créer. Comment ça vous oriente encore aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. On dirait que moi, ça me vient tellement naturellement. C'est vraiment poche comme réponse.
- Speaker #0
C'est comme inconscient. Mais, ouais Tu sais, je pense un peu au grand moment de déclic qu'on a eu dans notre histoire, à travers notre évolution, à travers nos emplois, à travers nos voyages. Puis je viens chercher comme ces grands déclics-là. Fait que oui, ça m'inspire beaucoup dans qu'est-ce que je partage. honnêtement, ça se fait quand même vraiment naturellement. Je ne me dis pas comme « Ah » Je ne sais pas comment dire, je ne me pose pas vraiment la question tant que ça. Je ne sais pas si...
- Speaker #1
Je pense aussi qu'il y a un facteur qui, en fait, s'est rendu tellement naturel pour toi aussi. Ça fait tellement longtemps que tu fais ça, que tu parles avec tes bohèmes académiques. Mais si je me ramène au début, je veux dire dans les communications, dans les textes, il y a énormément... de ce que nous, on a vécu pour discuter avec la personne qui va lire le texte pour qu'elle se sente aussi appelée. Parce que je veux dire, on essaye d'attirer des gens qui se posent un peu les mêmes questions que nous dans notre histoire. Fait que je pense que ça a un lien, en fait, à travers les communications.
- Speaker #2
À ce moment-là, où est-ce que vous étiez à cette place-là, à ce moment-là ? Puis tu sais, une histoire de maths. On va dire, c'est jamais figé non plus. On raconte souvent les mêmes fondations, mais avec le temps, il y a des nuances qui se précisent, il y a des angles qui vont se raffiner. Est-ce que votre manière de raconter votre histoire a changé depuis vos débuts ? Qu'est-ce qui s'est peut-être raffiné ? Est-ce qu'il y a des prises de conscience qui ont été faites ?
- Speaker #1
En raconter notre histoire, je pense que notre histoire n'a pas vraiment changé, mais la communication dans Bohème Académie. a un peu plus changé. Moi, dans le sens que je pense qu'on parle plus du métier de gestionnaire de médias sociaux. Réellement, c'est quoi le « behind the scenes » ? On essaie de plus faire voir, en fait, ça va être quoi être GMS dans la vraie vie de tous les jours.
- Speaker #0
Oui. Je pense que, tu sais, où est-ce que je fais la balance entre le storytelling et le contenu un peu plus, je vais dire, concret ? c'est que j'essaie toujours de balancer un peu. Oui, je mets un petit peu de storytelling, sauf que je trouve que ça reste important de garder aussi beaucoup d'informations concrètes pour que les, tu sais, soit nos abonnés ou les personnes, tu sais, qui nous suivent ou qui s'intéressent au métier, oui, ils peuvent se reconnaître à travers notre histoire, mais en même temps, on a quand même une histoire unique. pis c'est pas tout le monde qui peut se reconnaître là-dedans pis c'est pas tout le monde qui aspire à... À partir en vanne. Donc, c'est de mettre quelques pépites par-ci, par-là, quand je trouve que ça s'intègre bien au contenu ou à ce que je veux apporter. Mais de quand même amener une balance entre les deux.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #2
Il y a souvent un profil, une énergie, un désir profond qui revient chez les personnes, attiré. Par notre univers, on a chacun des univers différents, mais quand on a un univers, chose que vous avez très fort à Bohème Académie, c'est comme si ça dégageait une énergie, puis il y a comme un profil qui se dessine de personnes qui viennent graviter autour de cette énergie-là. Quelles personnes sont justement attirées vers vous, justement à cause que cette transformation-là que vous incarnez, qui vous attirait chez Bohème Académie ?
- Speaker #0
On a deux grandes, on a plein de personnes différentes, mais On a une tendance de deux types de personnes qui aspirent à deux choses, oui, différentes, mais au final, semblables, j'explique. On attire évidemment des personnes qui veulent voyager, des personnes qui veulent partir à l'aventure et tout. Clairement, c'est une bonne partie de notre communauté, c'est des gens qui aspirent à faire ça, ce qui est vraiment trippant. Donc, ils cherchent la liberté dans ce sens-là. Et également, on a aussi beaucoup de mamans. Donc, les mamans, elles, leur but, c'est pas nécessairement d'acheter une vanne pis de partir au fin fond du Mexique. C'est une forme de liberté différente. C'est la liberté de pouvoir être plus près de leur enfant, de passer plus de temps avec eux, d'avoir une meilleure flexibilité pour... Pis oui, je parle de leur enfant, mais aussi... pour elles-mêmes. En fait, le travail s'acclimate davantage à leur mode de vie. Donc, ces deux types de personnes-là, au final, recherchent un travail qui leur offre cette flexibilité-là puis cette liberté-là.
- Speaker #2
La liberté, en fait, sous toutes ses formes, sous différentes formes, qui n'est pas la même. Mais c'est sûr qu'avec votre image de Bohème Académie, avec votre histoire de van, tout ça, vous avez attiré des gens qui veulent vraiment voyager, eux autres aussi, versus d'autres qui veulent cette liberté-là peut-être plus en termes d'horaire, en termes de temps, en termes de... ben, être son propre boss, là, quand on a des enfants. et puis moi je fais Je fais partie de ces personnes-là, d'ailleurs. Persona numéro deux pour moi, quand je me suis lancée. C'était ça qui m'attirait, de pouvoir passer plus de temps avec mon fils, assurément. Quand on raconte son histoire et qu'il y a une énergie, par exemple ici, de liberté qui est partagée, ça peut attirer des gens qui aspirent aux mêmes, je vais dire même pas juste énergie, aux mêmes valeurs. C'est une valeur que vous avez très, très forte. Un archétype aussi que vous incarnez très fort à WEM Academy. Moi, je dis souvent, dans les exemples que je donne, quand je parle d'archétype, je parle de vous autres. Je dis, vous l'avez entendu, je pense, Nathan, toi peut-être pas, mais je dis souvent qu'on a un archétype dominant et qu'on a un archétype secondaire. Parce que l'humain étant ce qu'il est, on est tous en nuance, on n'est jamais une seule chose. Puis, je dis souvent que Bohème Académie, pour donner l'exemple, vous avez un archétype qui mélange le rebelle et l'explorateur. Vous êtes comme un heureux mélange de rebelle-explorateur, l'explorateur qui met de l'avant vraiment l'expérience, la curiosité, d'aller le tester pour le découvrir. Puis, l'explorateur, on peut le voir comme le voyageur aussi, mais pas juste, mais entre autres. Puis, le rebelle qui veut sortir des sentiers battus. qui veut faire les choses à sa façon. Pas nécessairement le rebelle qui revendique dans la rue avec sa pancarte, pas nécessairement, puis c'est pas non plus hors-la-loi, précisons-le, mais il en demeure pas moins que c'est des archétypes, je pense, que vous incarnez énormément dans vos communications, puis en fait, pas juste dans vos communications, avec qui vous êtes. Et quand on incarne bien nos archétypes, les personnes avec qui ça vibre. qui aspirent aussi à ça, bien, Colline, ils embarquent dans notre énergie puis ils ont envie d'embarquer dans notre univers, tu sais. Fait que, bon, là, je parle des archétypes. Si jamais c'est quelque chose qui vous intéresse, il y a un épisode, là, je pourrais mettre le lien dans les notes de l'épisode. Vous pourrez aller écouter ça, là. Je pense que c'était dans la saison 2, il me semble. Bref, les archétypes de Marc à incarner. Vous le faites très bien, en tout cas, Alex et Nathan. Ce que je trouve beau aussi, dans votre histoire, dans ce que vous incarnez justement, c'est qu'une histoire, ça fait pas juste dire « Hey, voici qui on est » . Ça donne aussi, parfois, souvent, une permission très concrète aux autres. Tu sais, quand on se permet de raconter son histoire, ça vient souvent donner une permission aux autres de faire la même chose, de s'ouvrir, ça ouvre des portes. C'est le d'oser, de croire, de se projeter aussi différemment. Est-ce que vous avez l'impression que votre histoire donne une forme de permission à vos étudiants ? Puis laquelle ? Quelle permission ça offre ?
- Speaker #1
Clairement, tu sais, comme tu l'as si bien dit, en passant, ça me parle vraiment, l'archétype que tu viens de me donner. Puis même si c'est un peu ça, tu sais, en fait, on a fait ça à notre image de qui qu'on est à l'intérieur puis qu'est-ce qu'on voulait qu'il transparesse à travers une entreprise, de là la Bohème Académie. Je pense que de le faire de cette manière-là, et aussi en allant chercher les bonnes personnes pour faire partie de l'académie, je pense qu'on est tous des gens super ouverts. On est dans le non-jugement, puis vraiment, à notre corps, on cherche à aider son prochain. Je pense que chaque personne dans l'académie a un peu cette énergie-là, puis c'est ça qu'on essayait d'aller chercher, en fait. Je trouve que ça ouvre la porte aux gens qui vont commencer, puis essayer de faire en sorte... de diminuer le syndrome de l'imposteur que tout le monde va avoir en démarrant quelque chose de nouveau. Si tu commences à une place que tu vas te sentir écouté, que tu vas pouvoir discuter sans te faire juger, puis qu'il n'y a jamais une question à laquelle on va faire « c'est bien stupide » , non, nous autres, on est complètement de l'autre côté, on est comme « on aime ça que tu puisses communiquer avec nous, que tu puisses t'ouvrir, puis on va essayer de t'aider le plus possible » . En fait, ça ressort de notre intérieur vers l'entreprise. Puis après, la personne, exactement, elle va se sentir comme qu'elle peut s'ouvrir à nous. Puis elle va se sentir... Ça, c'était dès le début, dès le départ. C'était venu de cette pulsion-là. Fait que je pense que oui, les gens peuvent le sentir.
- Speaker #0
Puis ça, c'est... Tu parles de l'intérieur de notre académie. Puis de l'extérieur, disons, à travers nos communications et notre storytelling. Oui, je pense qu'en racontant un peu notre histoire, nos valeurs, notre côté un peu plus rebelle, effectivement, ça allume peut-être... En fait, ça allume rien parce que c'est déjà une pensée que les gens qui nous suivent, qui tombent sur nos choses, ont déjà à l'intérieur d'eux. Mais peut-être que ça va faire en sorte que « Ah mon Dieu, moi aussi, j'y vais sans nous-mêmes. » Parce que nous aussi, on l'a vécu, d'être dans des emplois vraiment en poche. On avait des boss vraiment pas le fun, vraiment pas de flexibilité. Quand on se permet de nommer ces choses-là qu'on a vécues, puis de nommer qu'on était curé de ça, on était tanné, puis on voulait créer quelque chose pour nous, ça vient rejoindre les gens qui sont peut-être dans cette situation-là aussi.
- Speaker #2
Le fameux moi aussi. J'aime ça que tu apportes ça. Le fameux « moi aussi » , qui est en fait une forme d'identification, de reconnaissance, de validation de qui on est et qui permet tellement de connecter et d'avoir une prise, si on veut. Et ça, c'est puissant. C'est puissant en storytelling. C'est ce qu'on aspire à faire avec notre histoire. Parce que toute relation se bâtit ou presque sur un « moi aussi » . Pensez-y quand on discute avec des gens. puis qu'on raconte peu importe quoi, là, de façon banale de notre quotidien, quand on réussit à aller chercher, « Hein ? Ben voyons, moi aussi » Le fameux « moi aussi » , paf Connexion qui vient de se faire. Il y a quelque chose qui vient se dire, il y a quelque chose qui vient se connecter. Et pour avoir ce « moi aussi » là, il faut dire quelque chose. Puis c'est pas juste à travers les mots qu'on va publier aussi. C'est pas juste à travers les « comme » , oui, à travers les « comme » qu'on va... Publier de façon publique, que ce soit sur les médias sociaux ou dans toute autre forme de communication. Mais notre histoire va aussi s'intégrer et va aussi teinter la façon dont on construit l'expérience elle-même. Je parle de l'expérience que vos étudiants vivent dans l'académie. Donc, votre histoire vient teinter. Je pense, puis là, vous me direz comment vous voyez ça, mais je pense, entre autres, quand vous vous adressez aux étudiants. Salut les bohèmes Il y a un sentiment d'appartenance. Il y a comme... Une communauté qui partage des valeurs, des façons de se parler entre elles. Comment vous faites vivre ça, cette histoire-là, votre univers, à travers l'expérience même à l'intérieur de l'Académie ? Un coup qu'on est rentré et qu'on veut se lancer en tant que gestionnaire de médias sociaux, j'ai envie de vous entendre là-dessus.
- Speaker #0
Oui. Pour nous, le sentiment de communauté, c'était super important de l'avoir. Oui, en plus, on est en virtuel, donc on a quand même un défi de, bon, on ne se voit pas en chair et en os. Comment on peut faire en sorte qu'on soit quand même, on ait quand même ce sentiment-là de connexion et d'entraide ? Et je pense qu'on le fait justement à travers un peu la bienveillance et de toujours nommer que c'est un espace qui est sans jugement parce que souvent, quand tu lances dans quelque chose de nouveau, Des fois, tu te dis, c'est une question niaiseuse que je veux poser. Nous, on répète sans arrêt qu'il y a des questions niaiseuses. Ça n'existe pas.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Je pense que c'est vraiment en posant ces paramètres-là, dès le départ, dès que tu rentres dans l'académie, dès le premier courriel que tu reçois après ton inscription. D'abord,
- Speaker #1
l'idéal d'introduction, c'est carte sur table. On veut vraiment mettre... la communauté de l'avant, le fait qu'il n'y a pas de questions niaiseuses, que tu te sens accepté. Fait que je veux dire, on définit le vibe qui doit être intégré dans Bohème, en fait. On explique c'est quoi être Bohème, c'est quoi l'énergie Bohème. Fait que je pense que tout le monde après peut se mettre sur les mêmes bases. Puis ça fait une énergie qui est comme... Comme je te dis, c'est important d'amener ça dès le départ.
- Speaker #2
Vous êtes tellement inspirant. Vous êtes l'exemple, je dirais, parfait, imparfait, en même temps, parce que bon, j'aime moins la perfection. Alors aujourd'hui, quand je dis « Hey, vous êtes l'exemple parfait » , je m'amuse souvent à dire « imparfait » , puis c'est beau comme ça aussi, d'un storytelling de transformation incarnée, c'est-à-dire que quand on a nous-mêmes vécu ce qu'on veut faire vivre aux autres, vous êtes un bel exemple de cette pépite-là, d'une transformation. c'est pas le cas de tout le monde, il n'y a pas tout le monde qui... qui va se lancer en affaires, puis qui veulent, si on veut, vendre une transformation qu'eux-mêmes personnellement ont vécue. C'est un des chemins en storytelling, une des avenues. Puis là, on parle de Bohème Académie. Tout à coup qu'on aurait, à travers ces quarante-quelques minutes-là de discussion, allumé le feu, ou en tout cas, un feu déjà allumé, mais d'auditeurs qui se disent « aïe aïe, ça a l'air le fun de Bohème Académie » . J'aimerais ça, moi aussi, aspirer à cette liberté-là. Comment les gens peuvent vous découvrir ? Est-ce que vous acceptez les candidatures à l'année longue ? Est-ce que les portes s'ouvrent à certains moments ? Je veux vous entendre là-dessus.
- Speaker #0
En fait, nous, les inscriptions sont ouvertes en tout temps dans l'académie. Ça fait un moment que c'est comme ça. Tu peux t'inscrire en tout temps. Donc, dès que tu t'inscris, tu reçois tes accès à la plateforme de formation et à nos groupes. vraiment, il n'y a pas vraiment de timeline, là. C'est quand... Quand pour toi ça fait du sens de commencer, tu commences. Pour nous rejoindre, ça va être soit sur les médias sociaux, Facebook ou Instagram, Bohème Académie. On a aussi un groupe Facebook, on vient juste d'ouvrir il y a deux semaines. Donc ça s'appelle les GMS de la nouvelle ère. Ce groupe-là est complètement gratuit. Donc notre objectif avec ce groupe-là, c'est de partager... Plein de choses, plein d'informations par rapport au métier de GMS. Tu sais, aujourd'hui, dans notre podcast, on a parlé beaucoup du lifestyle, mais on parle aussi beaucoup de c'est quoi ce métier-là, puis qu'est-ce que ça implique exactement, puis qu'est-ce que ça implique de faire ça à son compte. Donc, dans ce groupe-là, on fait des lives, on va créer plein de types de contenus éducatifs, inspirants. Et donc, ça, je pense que ça serait un bon... point d'entrée pour ceux qui sont curieux d'en apprendre sur la GMS et ou sur notre académie dans le fond.
- Speaker #2
Ceux qui songent mais qui sont pas sûrs pis qui se disent c'est quoi exactement ? Est-ce que ça pourrait être une belle opportunité pour moi aussi ? Ok, super Fait que c'est un groupe qui est public, que les gens peuvent rentrer facilement. Vraiment cool. Puis j'en profite aussi pour dire que s'il y a des auditeurs, auditrices qui écoutent et qui ont des questions ou qui ont envie de jaser de GMS, avec moi aussi, c'est toujours possible de me contacter. Ça me fait toujours plaisir de partager moi aussi mon histoire, comment ça s'est passé, mes aspirations, comment ça se passe. Bien, une journée type de GMS parce que j'en fais encore de la GMS, même si. Même si j'ai d'autres types de mandats plus nichés en storytelling, je fais aussi de la GMS encore aujourd'hui avec des petites entreprises locales de mon coin. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui se lancent, qui aiment cette idée-là de faire de la création de contenu pour des entreprises près de chez elles, près de chez eux. Donc, ça va être intéressant de voir ce modèle-là. Ça m'est arrivé à quelques fois, quand même, plusieurs fois, plusieurs fois par année, où il y a des gens qui me contactent et qui disent « Hey » J'aimerais ça savoir comment ça, toi, si tu fais juste de la GMS, de petites entreprises, puis surtout rural. Moi, je suis vraiment plus nichée en ruralité. Donc, c'est-à-dire en campagne, pour dire les vraies choses. Donc, c'est un modèle que moi, j'aime, qui peut correspondre à d'autres aussi. Fait que je suis toujours ouverte, en tout cas, je le dis. Mes IDM sont ouverts. Donc, si vous avez des questions, vous pouvez venir me voir. Puis bien sûr, Alex et Nathan sont... sont disponibles aussi. Mais là, je trouve ça vraiment cool, le groupe Facebook que vous avez ouvert. J'ai vu ça passer, justement. Je voulais vous en parler, mais là, vous confirmez la chose durant le podcast. Franchement, intéressant. Est-ce qu'il y a, Alex, Nathan, est-ce qu'il y a des choses qu'on n'a pas jasées aujourd'hui que vous croyez hyper pertinentes, qu'on ne peut pas se laisser sans le mentionner ?
- Speaker #1
En fait, je pense que je dirais à tout le monde, en fait, la morale de l'histoire, c'est qu'on avait un rêve, en fait, un grand rêve qui semblait si loin et inatteignable. mais de faire confiance à la vie que quand on se lance dans un projet, elle va tout mettre en place pour que ça se passe bien. Nous, on a eu la preuve plusieurs fois dans notre vie que c'est comme ça. Si c'est aligné, ça va finir par arriver. Je pense que la morale de l'histoire, autant pour moi qu'Alex, c'est que si tu as un rêve croisé, ça va arriver. Nous, on en a eu la preuve, on s'est lancé. Puis, tu sais, le bout de chemin qu'on a fait, ça a complètement changé notre mode de vie, changé les expériences qu'on a vécues dans notre vie. Puis, on est heureux, tu sais. Je pense que le fait de dire oui, je me lance au final, crime fait les, parce qu'aujourd'hui, on peut dire qu'on est heureux de l'avoir fait.
- Speaker #0
Oui, puis comme on disait, Marie-Claire, avant d'enregistrer, c'est aussi de se lancer avant de se sentir 100% prêt. parce que au final c'est l'action de se lancer qui va faire en sorte que tu es dedans puis là au final tu vas te sentir prêt souvent on a l'impression qu'il faut attendre que tout soit parfait, tout soit aligné puis là après ça ok j'y vais mais tu sais des fois il faut oser puis se lancer avant d'avoir toutes les réponses dans le fond il faut qu'on trouve les réponses en cours de route
- Speaker #2
Puis si on n'avait pas fait ce bout de chemin-là, la réponse ne serait pas arrivée. On l'aurait attendue peut-être éternellement. Je trouve ça intéressant ce que vous dites là, puis 100 % d'accord aussi. Je le vois comme ça. Puis une autre chose que je veux souligner, Nathan, quand tu dis, oui, nous autres, ça a changé notre vie, croire en nos rêves, quand on se lance dans un projet, on est heureux aujourd'hui. Puis j'ai envie de rajouter à ça en disant, oui, puis vous êtes allés chercher de l'aide aussi. C'est-à-dire quand vous dites, On est allé chercher des gens pour collaborer. On avait cette vision-là de s'entourer. Vous êtes allé chercher de l'aide. Et puis là, quand je dis de l'aide, je pense entre autres aux experts qui sont avec vous autres dans la formation, qui créent le produit à quelque part aussi, qui font partie. Mais pas que, pas que parce qu'il y a plein d'autres gens que je sais qui gravitent autour de vous, plein d'autres collaborateurs. Mais d'aller chercher de l'aide quand on y croit, un peu comme vous, vous êtes l'aide finalement. de personnes qui aspirent à ce rêve de liberté-là puis d'être plus heureux dans leur travail. Donc, je trouve que c'est un beau parallèle puis c'est une belle leçon. Ça termine sur une belle leçon, je trouve. Qui est une autre pépite de connexion dans l'univers de la voisine ? Tout est dans tout Merci, Nathan.
- Speaker #0
Ça me fait penser à ton univers aussi. À ton univers de village, on dit que ça prend un village. Pour qu'on a construit le Boehm Academy, ça a pris un village. C'est quelque chose que tu fais rayonner. Effectivement, je trouve que ça fait toute la différence quand tu veux être travailleur autonome.
- Speaker #2
Totalement. C'est drôle que tu dis ça, parce qu'entre autres, hier, ça terminait. La dernière séance du village, parce que j'ai lancé un accompagnement, un espace collectif qui, d'ailleurs, s'appelle le village. Écoute, c'est drôle. Puis on a terminé ça pas plus tard qu'hier. Oui, tu le sais, hein ? Écoute, c'est extraordinaire. Puis c'était exactement ça, cette vision-là que j'avais avec le village. C'est une communauté où est-ce que, bien oui, le sentiment d'appartenance, où est-ce que l'adhésion, cette espèce de... d'énergie de communauté là qui embarque, oui, puis ça prend tout un village effectivement, alors je ne pourrais qu'adhérer à ces mots quand on a des univers forts, quand on a des univers forts comme Bohème, ou j'oserais dire, en tout cas, La Voisine, un univers qui me suit depuis les tout débuts ça permet aux gens de capter je pense, de capter notre énergie, capter ce qu'on a à offrir puis de voir si ça correspond rapidement à ce qu'ils ont envie de vivre, puis à ce qui aspire. C'est des belles paroles de fin, ça. Merci, Alex, Nathan. Merci pour votre... Cette belle jase, cette belle jase-là. Ça faisait un bout qu'on avait jasé tous les trois. Je suis bien contente. Merci aussi à toi qui nous écoutes de t'être rendu jusqu'à la fin de l'épisode. N'hésite pas si t'as des questions en lien avec la GMS, si tu hésites ou si tu veux te lancer à ton compte. Alex Nathan, Bohème Académie, toujours disponible. Et moi, de même, tu retrouveras Le lien vers tous les points d'entrée de Bohème Académie dans les notes de l'épisode. Je vous souhaite une très belle journée. Merci à vous deux. On se dit à dans deux semaines pour un prochain épisode solo.
- Speaker #0
Salut, salut Bye
- Speaker #2
Merci d'avoir été là.
- Speaker #0
C'est toujours un privilège de t'avoir quelque part assis avec moi sur ma galerie.
- Speaker #2
J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez pour te recentrer, te déposer. puis peut-être découvrir une pépite de connexion que tu n'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tag-moi, la voisine pro. J'adore te lire puis partager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode d'Attaque couleur