Speaker #0Bienvenue dans Au bord des praticables, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qu'on n'entend pas toujours, mais qui vivent tout en silence ou en tension autour du tapis. Chaque mois, je te propose deux épisodes, en solo ou en compagnie, avec des histoires inspirantes, des témoignages touchants et des clés puissantes pour mieux traverser les émotions dans ton sport. Que tu sois parent, coach ou athlète, tu es au bon endroit. Bonne écoute ! Bienvenue dans l'épisode spécial Championnat de France. J'ai imaginé cet épisode comme un endroit où l'on peut s'arrêter quelques minutes, un endroit où l'on peut souffler et un endroit où l'on peut redescendre. Parce que le Championnat de France n'est pas juste une compétition, c'est un moment qu'on attend depuis longtemps, un moment que l'on a tous imaginé, que l'on projette, que l'on a anticipé. Et aujourd'hui, si tu écoutes cet épisode, c'est peut-être parce que tu es en plein dedans. Que tu sois gymnaste, entraîneur ou parent, peu importe ton rôle, ce week-end-là, on le vise tous très fort, et même moi. Mais avant d'aller plus loin, je vais t'expliquer comment utiliser cet épisode. Dans cet épisode, tu vas trouver trois choses. Une astuce de respiration simple, une méditation guidée assez longue et un cadeau spécial que je t'ai préparé. La méditation que tu vas entendre ici, dans cet épisode, elle est très relaxante et elle est parfaite le soir avant de dormir ou même le matin en te réveillant. ou peut-être avant d'aller au vestiaire, ou même toi, parent, si tu as un petit coup de stress, tu peux l'écouter, et même toi, entraîneur, qui vas passer trois jours dans un gymnase, tu peux aller t'éclipser dans un vestiaire et aller écouter ça. Mais cette méditation n'est pas faite pour être écoutée juste avant de passer, parce qu'elle détend profondément, et juste avant un passage, on a parfois besoin d'une énergie différente. Pour t'aider, je vais indiquer dans la description de cet épisode la minute... exacte où commence la méditation, comme ça tu pourras y revenir quand tu veux, sans avoir à réécouter tout ce que je dis avant. Et puis, parfois, on a aussi besoin de quelque chose de plus dynamique. Du coup, je t'ai préparé un cadeau, une méditation très courte, environ 3 minutes, avec une énergie beaucoup plus dynamique, beaucoup plus haute. Et celle-là, tu peux vraiment l'utiliser, par exemple, juste avant ton passage, ou pendant ton déplacement, quand on change de salle. ou si tu as un petit coup de stress pendant l'échauffement. C'est un audio de 3 minutes qui est hyper facile à écouter et qui ne va pas te sortir non plus de ta technique ou de la qualité que tu pourrais faire. Voilà, je t'ai tout expliqué. Tu trouveras tout en description. Et maintenant, installe-toi, on y va ! Le championnat de France, ce que personne ne dit vraiment. On en parle souvent comme d'un objectif, mais rarement comme d'une expérience humaine. Ça fait des mois que tu travailles pour ça, ça fait peut-être 7 mois, 8 mois parfois. Beaucoup de répétitions, des changements, des ajustements de dernière minute, par rapport au code de pointage, par rapport au retour. Tu as eu des moments de doute aussi, et puis des moments d'élan. Et peut-être que là, tu es en train de dire « Waouh, c'est long ! » Janvier, c'est souvent comme ça, c'est long, c'est dense, c'est chargé. Et si tu ressens ça, j'ai envie de te dire quelque chose, tu n'es pas toute seule. Moi aussi, je trouve ce mois de janvier assez long. Mais ça y est, on y est. Ce week-end, tout le monde ressent quelque chose. Que tu sois gymnaste, entraîneur ou parent, il y a forcément de l'excitation, de l'envie, de la fierté d'être là. Et puis, il y a cette petite boule quelque part, cette petite boule que tu peux ressentir dans la poitrine ou dans le ventre. On appelle souvent ça de la peur ou du stress. Mais en réalité, la peur, c'est rien d'autre que l'inconnu finalement. Une peur, c'est... Je l'ai déjà dit, mais une peur, c'est quand on ne sait pas ce qui va se passer dans son futur. Mais l'inconnu, ça ne veut pas dire que c'est dangereux. C'est juste quelque chose que l'on n'a pas encore vécu. Alors, on va prendre du temps pour calmer ton corps. Et avant de parler du week-end qui va arriver, du passage ou même de la suite, je te propose de revenir au corps. Parce que tant que ton corps est tendu, en fait, ta tête, elle ne peut pas vraiment se calmer. Donc on va prendre une grande inspiration par le nez et une longue expiration par la bouche. Vas-y. Ok, encore une fois. Inspire et souffle. Observe maintenant où ça se passe chez toi. Si tu sens une oppression dans ta poitrine ou dans ton ventre, je vais te proposer une petite astuce. Si tu sens une oppression dans ta poitrine, je vais te proposer de mettre ton index sur ton pouce. Et là, la respiration va devenir beaucoup plus au niveau de la poitrine. Vas-y, inspire. Expire. Maintenant, au contraire, si tu sens que tu as le ventre noué, là, tu vas mettre ton majeur contre ton pouce. Vas-y, inspire. Expire. Ok. Là, je pense que tu as remarqué, si tu as envie de refaire l'exercice, tu peux. Selon comment tu vas poser soit ton index ou ton majeur, ta respiration ne va pas être ciblée au même endroit. Ça reste un geste simple, mais il peut t'accompagner tout le week-end et d'ailleurs toute ta vie. Que tu sois dans les gradins, dans les vestiaires, en échauffement, dans des moments d'attente. Voilà, dès que tu sens un petit moment comme ça, où tu te sens un peu oppressé, d'abord pose-toi la question, où est-ce que tu te sens oppressé ? Et après, garde ces deux astuces, index, poitrine, majeur, ventre. Super ! Maintenant, on va regarder ce week-end autrement. J'aimerais aussi te proposer quelque chose de différent. Je ne vais pas te demander de visualiser ton enchaînement, que tu sais déjà faire, ni tes difficultés, ni tes notes, mais imagine plutôt ceci. Ça y est, nous sommes lundi 2 février, le championnat de France est terminé. Et tu es en train de raconter ton week-end à quelqu'un que tu aimes bien, ou à moi, ou une copine, ou un proche. Et là, tu racontes tout. Tout, tout, tout, vraiment. Tu racontes comment tu t'es réveillée. Le premier matin, à quelle heure, dans quel état tu étais, ce que tu as fait entre le vent, ce que tu as mangé, tes premières pensées qui sont venues. Bref, tu racontes l'ambiance, le bruit de la salle, les regards, les sourires, les silences, les pleurs. Tu racontes tout. Tu racontes pas juste les horaires de passage. Oui, alors je suis allée en salle d'échauffement à telle heure, je me suis échauffée à telle heure. Non, ça on le sait, tout est détaillé, tout est déjà fait. Mais tout ce qui fait l'épaisseur de ce moment. Et puis, le moment arrive. ton moment du passage. Et là, tu racontes. Ok, tu peux raconter tout ce qui s'est passé techniquement. Voilà ce que j'ai validé. Voilà comment j'ai tenu mes difficultés, etc. Mais vas-y, rends dans les détails émotionnellement. Tu racontes comment tu t'es sentie juste avant, puis pendant. Est-ce que tu t'es sentie libre ? Est-ce que tu t'es sentie présente ? Est-ce que tu t'es sentie à ta place ? Comme si cet instant-là, tu étais exactement là où tu devais être. Et après le passage, qu'est-ce qui se passe en toi ? Peu importe la note, le classement, ça, c'est pas toi qui gère. Vraiment, tu racontes tout ce que tu vis. Et puis, tu racontes aussi le retour, comment tu rentres. La voiture, le train, le bus, l'avion, à vélo, à pied, comme tu veux. Les discussions, les silences, est-ce que tu vous chantes, est-ce que vous dormez ? Et puis après, tu racontes ton lundi. Tu te réveilles, la vie reprend, c'est ta même maison. tes mêmes copines, tes mêmes collègues, tes mêmes entraînements, mais pourtant, quelque chose a changé. Alors je te pose cette question doucement. Qui as-tu envie de devenir grâce à ce championnat de France ? Pas grâce au résultat, grâce à ce que tu as traversé. Qui as-tu envie de devenir grâce à ce championnat de France ? Ce championnat de France, il est certes important, mais il n'est pas toute ta vie. Ce n'est pas le moment qui définit qui tu es. C'est un moment, un moment partagé, un moment fort, un moment de passion commune. Une médaille, bien sûr, peut te rendre super heureuse, touchée, fière, même te rendre en confiance, mais elle ne construit pas une confiance durable. S'il y a quelque chose à travailler, la vie te le reproposera sous une autre forme, à un autre moment. En tout cas, sache que vraiment, Ce championnat de France ne définit pas qui tu es. À présent, on va passer par la méditation. Donc je te propose de t'installer. C'est parti ! Installe-toi confortablement là où tu es. Tu peux être assise, allongée ou simplement poser les pieds au sol. Si tu peux le faire, ferme doucement les yeux. Et si tu préfères garder les yeux ouverts, c'est ok. Laisse simplement ton regard se poser quelque part. Là, il n'y a rien à réussir, il n'y a rien à contrôler, juste à te laisser guider. Commence par prendre une grande inspiration par le nez et expire par la bouche. Ok, encore. Et expire. A chaque expiration, ton corps peut se déposer un peu plus. On va maintenant détendre le corps zone par zone. Je vais te proposer de contracter légèrement puis de relâcher complètement. Maintenant, tu vas poser ton attention sur tes pieds. Serre doucement tes orteils. Garde l'attention. Garde, garde, encore, encore et relâche. Sens la différence entre la tension et le relâchement. Laisse cette détente remonter dans les pieds, les chevilles et les mollets. Contracte légèrement les mollets. Contracte, contracte, encore, encore, encore, encore, encore et relâche. Maintenant les cuisses. Serre-les, serre, serre, serre, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, et relâche. Tes jambes là, elles deviennent lourdes, stables et ancrées. Porte maintenant ton attention sur le bassin. Serre ton bassin, serre, serre, serre, serre, serre tes fesses et relâche. Puis le ventre. Rentre un peu ton ventre. Rentre, rentre, rentre. Garde la tension et relâche complètement. Laisse le ventre se détendre, se ramollir et respirer librement. Amène maintenant ton attention sur la poitrine. Inspire en gonflant légèrement la poitrine, puis relâche à l'expiration et laisse les épaules tomber comme si elles n'avaient plus rien à porter. Contracte à présent les épaules, contracte, contracte, contracte, relève, lève, lève, lève, lève, lève, lève, lève, lève, lève, et relâche. Et sens comme le poids descend. Porte ton attention sur les bras à présent. Serre les poings, Garde l'attention et relâche. Les bras deviennent lourds, chauds et complètement relâchés. Les mains aussi et les doigts se détendent. Porte maintenant ton attention sur ton visage. Serre la mâchoire, serre, serre, serre, serre, serre, serre et relâche. Détends la langue, les lèvres, les joues. Fronce légèrement les sourcils, fronce, fronce, fronce, fronce les sourcils, fronce, fronce, fronce, fronce et relâche. Le front devient lisse. Calme et tout ton visage se détend. Ton corps est maintenant relâché. Et plus ton corps se relâche et plus ton esprit peut se calmer. Imagine que tu descends doucement quelques marches. À chaque marche, tu vas un peu plus à l'intérieur. 5. Tout est calme. 4. Tu es plus présente. 3. Tu es plus ancrée. 2. Tu es encore plus en sécurité. Et 1. Te voilà arrivé. Maintenant que tu es là, dans cet espace calme, Je vais te proposer de penser au championnat de France. Sans images précises, sans détails techniques, juste comme une étape, une étape de ton chemin. Ressens que cette expérience t'a déjà apporté. Ressens ce que cette expérience t'a déjà apporté. Tout ce que tu as appris. Tout ce que tu as traversé, tout ce que tu as développé. Quoi qu'il arrive, cette étape te fait grandir. Laisse venir une qualité que tu veux intégrer profondément. Qu'est-ce que tu as envie d'amener avec toi ? Peut-être de la confiance, de la solidité, de la maturité, de la liberté ? de la sérénité, laisse cette qualité se diffuser dans ton corps. Laisse-la se diffuser dans tout ton corps, comme une lumière douce, stable et présente. Rappelle-toi. que tu n'as rien à prouver. Tu es déjà légitime. Tu es déjà à ta place. Ce championnat ne définit pas qui tu es. Il t'accompagne sur ton chemin. Tu peux vivre ce moment avec présence, avec plaisir et avec... calme. Et quoi qu'il se passe, il y aura un après, une suite, une continuité. Dans quelques instants, tu vas pouvoir revenir tranquillement. Reprends conscience de ta respiration. On ressent l'air qui passe par ton nez, du contact de ton corps avec le sol. Commence à bouger doucement les doigts, les pieds, les épaules, la bouche et... Quand tu te sentiras prête, tu pourras rouvrir les yeux en gardant avec toi tout ce qui est juste pour toi. Avant de terminer cet épisode, j'aimerais te laisser avec une dernière image. Ce week-end va passer comme tous les moments forts. Il laissera des souvenirs, des émotions, des apprentissages, mais il ne dira jamais tout de qui tu es. Tu n'as rien à prouver, tu es déjà en fait sur ton chemin. Alors vis ce championnat de France avec présence, avec douceur et avec respect pour toi-même. Prends soin de toi et on se retrouve au championnat de France. Merci d'avoir été là avec moi. au bord des praticables. Si cet épisode t'a touché ou fait réfléchir, on s'est abonné et a laissé un 5 étoiles sur ta plateforme préférée. C'est tout simple, mais ça m'aide énormément à faire grandir ce podcast. Et si tu connais un parent, un coach ou un athlète à qui ça pourrait faire du bien d'écouter cet épisode, alors partage-lui. On ne sait jamais quelles graines ça peut planter. Allez, à très vite au bord des praticables.