- Speaker #0
Bonjour les amis, j'espère que vous êtes en pleine forme. Aujourd'hui, je vous propose un épisode sur une course qui ne veut pas grandir. Organiser une course en ville et un trail en même temps, c'est le challenge fou qu'ont relevé les membres du comité du Trail des Châteaux. Le Trail des Châteaux, c'est un événement qui a réussi à s'intégrer dans une institution existante, la course de Noël, et attirer son propre public. C'est d'ailleurs à l'occasion des 40 ans de cette manifestation, qui est la doyenne des courses en ville de Suisse, que les discussions pour créer un trail blanc ont débuté. Curieux de connaître la recette secrète de cet événement qui aura lieu le samedi 14 décembre, je suis allé à la rencontre de David Valtério, président du comité d'organisation, pour discuter de la manifestation, mais également, et ça c'est moins habituel dans ce podcast, des points communs entre le monde du travail et celui du sport. Je vous souhaite une très belle écoute. Bienvenue dans Au-delà du mur, le podcast pour tous les passionnés de course, qu'il s'agisse de bitume, de nature ou de piste. Que vous soyez débutant ou coureur à guéris, nous explorons ensemble la préparation physique et mentale, la nutrition et la santé, pour vous aider à atteindre vos objectifs. Si vous cherchez des conseils pratiques, des témoignages inspirants et des discussions captivantes, Vous êtes au bon endroit. Préparez-vous, votre voyage au-delà du mur commence ici. Mon cher invité, bonjour, comment ça va ?
- Speaker #1
Super, bien avec toi.
- Speaker #0
J'ai bien, merci beaucoup. C'est très gentil de m'accueillir dans ce merveilleux bâtiment de la Fédération Fribourgeois des Entrepreneurs.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Pour les gens qui ne te connaissent pas, qui ne t'ont pas encore reconnu, est-ce que tu pourrais nous dire qui tu es et d'où tu viens ?
- Speaker #1
Très volontiers. Vous l'avez remarqué, j'ai un accent pas tant fribourgeois, je viens du Valais, de Sion. Et puis, quel lien j'ai avec la course à pied ? Moi, j'ai été pendant 10 ans président de la course Nouvelle Nation et pour le 40e anniversaire, on avait mis en place un train des châteaux. On a décidé de garder la présidence de ce trail, même en étant parti du Valais. Pourquoi ? Parce qu'on est une bonne équipe de copains et copines. Ça m'intéresse et ça me permet de garder un lien avec mon canton d'origine.
- Speaker #0
Et toi, tu es un coureur ?
- Speaker #1
Oui, j'étais un coureur, mais ça remonte à très longtemps. Il y a plus de 20 ans, je me rends à Fribourg, j'ai fait plusieurs fois. Tu es dans les bons ! mon cours en Suisse, j'étais dans des cadres militaires de course à pied. T'as des universitaires, j'ai fait deux, trois compétitions. Voilà, mais j'ai fait mon rafrimour il y a deux semaines, c'était plus commun, c'était un petit peu dur. C'est normal. Puis on vieillit aussi. Il faut accepter aussi de vieillir, et puis il faut accepter d'avoir un temps pour tout, puis après c'est d'autres générations qui arrivent. Même si j'ai souffert. j'ai quand même eu du plaisir et puis ça m'a donné envie de dire maintenant je rentrais d'un peu plus parce qu'avec moi fonction c'est vrai que j'ai pas toujours le temps de prendre du temps pour moi pour faire du sport mais je pense est très important pas seulement pour pour l'aspect de la santé physique mais aussi pour l'aspect de la santé aussi mentale pour se s'échapper à un moment dans la nature ça fait c'est je pense la meilleure psychanalyse qu'on connaisse quoi effectivement et c'est pas très cher effectivement c'est chouette donc tu peux parlais de ta fonction de directeur de la fédération fribourgeoise des entrepreneurs c'est ça oui exactement ça fait combien de temps que tu as poste alors c'est tout frais ça fait une année 9 mois que je suis là je dois dire l'intégration s'est très bien passé parce que déjà là La mentalité entre Fribourgeois et Valaisans est assez proche. On me l'avait dit, je l'avais vu à l'armée, je l'avais vu, j'ai eu la chance, j'étais à l'Uni aussi à Fribourg, et puis j'ai fait un EMBA à la HEG de Fribourg, et j'avais déjà expérimenté cette chose, comme quoi les Fribourgeois et Valaisans s'entendent bien. Et puis là, je suis arrivé il n'y a pas longtemps, mais ce qui est super intéressant, c'est qu'on a un super beau titre de travail, à court amont, et c'est ce qui m'a plu, c'est pour ça que j'ai postulé là. énorme potentiel de développement de créer des choses de faire connaître aussi notre fédération à ce sujet il ya deux semaines on a eu la chance d'avoir le départ des 10 km de courtes pas chez nous à court avant la fédération france entrepreneurs ça nous a fait une belle pub et aussi c'était intéressant pour les coureurs parce qu'avant quand il était à la micarne avant juste de l'autre côté un petit peu plus loin. Ils n'avaient pas d'abri, rien du tout chez nous, ils ont pu utiliser nos halles pour se changer, il y avait le restaurant qui était ouvert, il y avait beaucoup plus de confort aussi pour eux. Et puis on a eu la chance aussi d'avoir un stand à l'arrivée sur la place Piton. Pour nous c'est important aussi de faire connaître nos métiers, surtout aux enfants, et à cause des enfants on a cartonné, il y avait vraiment plein de monde qui venait sur notre stand pour faire connaître nos professions parce que comme tous les... Les métiers, on a des difficultés, on a de la pénurie de main-d'oeuvre et puis on doit aussi, des fois, essayer de faire changer les mentalités des enfants, c'est important, mais surtout aussi des parents. Et puis leur expliquer que c'est pas si mal de faire maçon, qu'il y a tout plein de possibilités après, dans différents domaines, tout plein de passerelles, c'est la richesse de la Suisse, mais il faut peut-être parfois prendre leur temps de leur expliquer. Bref, on était très contents. Et puis de voir aussi qu'il y a ce lien, des fois, qu'on sous-estimante le sport et puis le... La construction, les entrepreneurs, il y a vraiment des similitudes qui sont très proches. Moi, je le vois, j'ai de la chance de faire de la course à pied à un certain niveau. Ça m'a beaucoup aidé et ça m'aide beaucoup aussi dans mon travail actuel. On voit qu'il y a des valeurs, il y a des choses qui sont vraiment similaires. C'est très intéressant de faire des fois, s'amuser à faire la comparaison. Pour la course à pied, il y a de l'endurance. Dans la construction, il faut aussi de l'endurance. Il faut de la rigueur pour entraîner, il faut de la rigueur. Il faut accepter de souffrir dans la course, rien n'est gratuit. Dans la course, c'est la même chose, ça va pas comme on va, mais on doit aussi prendre sur soi et continuer d'avancer. C'est le parallèle et le proche quand on le pense.
- Speaker #0
Et ce départ de cette fameuse course des 10 km de Courte-Pin, c'est mis à toi ? C'est quelque chose qui existait déjà avant que tu arrives ou quand tu es arrivé justement de par ton expérience ? Dans l'organisation des événements sportifs, tu t'es dit, tiens, il y a quelque chose à faire.
- Speaker #1
Alors, quand je suis arrivé à la Fédération, il y a une année et huit mois, j'avais donné à mon président une liste de projets que je voulais faire. Et je m'étais dit, mais là, on a juste un atout incroyable, parce qu'on est sur le parcours de Moura Fribo. Et en plus, on est au départ des 10 kilomètres. Et puis j'ai dit là, il faut que je fasse quelque chose. Et je venais à peine d'arriver, j'ai pris contact avec le président de Mora Fribourg, qui est un copain, Frédéric Dumas. On se côtoyait quand on faisait des courses. Lui faisait plus de 800, 1500 et moi plus des plus longues distances. 1500, 5000, 6000 marathons. Et puis comme on avait toujours gardé un bon feeling en dos, j'ai dit mais qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce qu'on pourrait faire ça ? Et puis il m'a dit ouais, c'est une bonne idée. Et puis en plus, on a le 90ème en 2024. On s'est vus. Ils ont fait le souper des bénévoles au pavé gourmand juste en dessous. Ils sont venus visiter avec Marc Morand, le directeur. Ils ont dit qu'effectivement, il y a un potentiel super intéressant. Et pour nous, ça nous simplifierait la tâche en termes d'infrastructures. Parce que vous avez déjà une bonne partie des infrastructures qui sont là. Et en plus, nous, on ne les utilise pas parce que le week-end, on n'a pas de cours. Et là, après, la chose a bien pris. On s'est revus. Et puis après, on a trouvé un partenariat satisfaisant les deux parties. Et puis on a dit go. C'est clair, ce n'était pas évident. Même que j'ai l'habitude de le faire quand j'étais président de la course de Noël, je n'étais pas responsable directement du départ de la course de Noël. Et c'est vrai qu'on a dû mettre en place les choses assez rapidement. Ce n'est pas évident, mais moi, je dois dire, j'ai eu la chance aussi. Mes collaborateurs, qui sont toutes et tous des personnes en or, ils ont aussi accepté de devenir de manière bénévole. Ça, c'était vraiment chouette. Puis ça créa... Un esprit d'équipe juste incroyable, quand vous avez quasiment les 20 collaborateurs, la majorité des gens qui viennent, vous dites, finalement, on ne fait peut-être pas tout faux en termes de management, vous n'avez pas besoin de les forcer à venir, c'est quand même chouette, ça crée un réel engouement. Et beaucoup de gens m'ont dit, après, il faut qu'on garde ça, c'est une tradition, il faut qu'on maintienne. Après, je ne sais pas, il faut qu'on fasse encore le bilan, est-ce que c'est bien de rester comme départ ? Personnellement, j'en suis convaincu, mais après, il faut qu'on analyse encore les choses. mais c'est bien parce que ça permet de créer un esprit juste super sympa entre tous les collaborateurs, la fédération sur un projet qui met tout le monde ensemble. Parce qu'on a appris, il y a des projets dans la formation, il y a des projets dans le marché du travail, il y a des projets d'administration technique chez moi, différents projets. Et là, c'est un projet qui rassemble tout. Et puis en termes d'image aussi, pour nos membres entrepreneurs, c'est bien parce qu'on fait connaître nos métiers, nos infrastructures. Vous me l'avez dit, vous n'étiez jamais venu ici à Courtamont. On s'est entendu parler et là ça fait aussi de la pluie pour nous parce que notre centre de formation, c'est d'abord en priorité pour nos entreprises membres, mais si on a des gens qui veulent venir pour faire des cours, on l'ouvre aussi. On a du reste des collaborations qui sont en train d'être. On a ces belles infrastructures, on veut les partager. Parce que le but, c'est de les remplir. Et puis si on peut partager nos infrastructures et nos compétences, et si les gens n'ont pas besoin de recommencer de zéro, ils gagnent du temps, ils gagnent de l'argent, et puis tout le monde est gagnant.
- Speaker #0
Et c'est très intéressant ce que tu disais au niveau de la participation des collaborateurs. Parce qu'en soi, pour eux, je n'imagine pas que c'était écrit dans leur cahier des charges que participer à l'organisation d'une course. Ça en faisait partie et pourtant, j'imagine, je suis persuadé qu'il en fait de bon cœur. Donc toi, en tant que directeur d'une fédération patronale, qu'est-ce que tu penses que justement le sport pourrait apporter aux différentes entreprises ou aux différents corps de métier où a priori, on se dit qu'on est à des années-lumière du sport ?
- Speaker #1
Moi, je pense que le sport, il apporte des choses que j'ai déjà dit un petit peu avant. Il apporte le respect. Je pense aussi l'entraide. Alors, on a vu... C'est un événement qui réunit tout le monde. Et puis le sport, ce qui est magnifique, c'est qu'il réunit toutes les classes sociales ensemble, et plus particulièrement la course à pied, parce que la course à pied, c'est un sport où vous n'avez pas besoin de beaucoup de moyens. Et je trouve que c'est bien, il y a un directeur qui court avec ses collaborateurs, et puis là, je pense qu'on est tous sauvés. au même niveau. Et puis moi je trouve aussi des fois un challenge de la part des collaborateurs, ils disent je veux mettre la pâté à mon chef Et là c'est vraiment chouette, je le voyais aussi quand j'étais à Sion, la convention de Noël, on avait fait une course spécifique des entreprises et on avait fait des entraînements, puis une fois je rigolais, il y avait une équipe d'une pharmacie de la place à Sion, et puis les dames disaient ouais mais en rigolant nous, notre challenge c'est de battre notre patron Et puis c'est bien, ça crée des choses et des valeurs qui sont juste fortes. et qui peuvent beaucoup aider aussi les gens dans leur quotidien. Et puis, je pense que si les gens faisaient plus de sport, on aurait beaucoup moins de problèmes psychiques, de santé, etc. Mais après, ça, c'est la liberté de chacun.
- Speaker #0
On en parlait effectivement avant des bienfaits gratuits de la course à pied. Et puis, tu parlais d'animation organisée aussi par la Fédération Fougeuse d'Entrepreneurs à l'arrivée.
- Speaker #1
Oui, alors on avait l'idée, on a eu un stand qu'on avait à l'arrivée, et on l'a fait en partenariat avec la société suisse des entrepreneurs, et puis on avait des lunettes virtuelles pour se mettre dans le métier, on avait aussi dans différents métiers, on avait aussi une petite pelle mécanique téléguidée, et les jeunes devaient aller chercher avec le godet des bonbons ou des trucs, et puis là c'était assez ludique aussi, ce forme de jeu, et puis on avait une roue à tourner, puis il y avait des choses à gagner. Et ça c'est vrai que ça marche toujours bien auprès des jeunes, mais le but c'était vraiment déjà de leur faire connaître la fédération et nos métiers de manière globale. Je dis c'est pas là qu'on va créer des vocations, mais déjà qu'ils l'aillent dans la tête, et après quand ils rentrent à la maison ils disent ah regarde j'ai reçu ça, puis qu'ils disent, les parents ils demandent c'est quoi ce que t'as reçu là, puis qu'ils expliquent ah mais j'étais au stand, j'ai reçu, il y avait une peine mécanique, c'était quel stand ? Peut-être pas tous, on fait le rapprochement que c'était la FFE, mais on aura. On a déjà fait notre travail parce que moi je pense honnêtement qu'on doit intéresser les jeunes à nos métiers beaucoup plus tôt. Parce que souvent ils font leur choix au cycle, mais à mon avis c'est trop tard. Et puis on doit essayer surtout, ce que j'ai dit avant, de changer les mentalités des parents. Parce que pour moi le plus important c'est que le jeune fasse ce qui lui plaît, pas ce que les parents veulent pour lui. Et ça des fois c'est un petit peu compliqué. Et puis les parents, des fois ils me disent, le métier de maçon c'est physique. C'est pas bien payé, mais c'est pas vrai, c'est très bien payé. Et puis ils ont des a priori qui sont fausses, et puis ils ne se rendent pas compte de tout ce qu'ils peuvent faire après. Un jeune qui fait aujourd'hui maçon, il a des... Je ne devrais pas le dire, mais je le dis, je ne vais pas pouvoir le dire. Moi j'ai fait des études, au début c'était... C'était beaucoup plus compliqué pour trouver après ton premier travail. Tandis que là, il y a une telle pénurie, il trouve demain du travail. Et puis le jeune a tellement de possibilités. d'évoluer selon ce qu'il a envie. Il peut même devenir un jour patron. Pour un jeune, c'est quand même chouette, peut-être patron après sa propre entreprise. Et je pense là, les parents et les jeunes, mais aussi au niveau de manière générale, de l'orientation professionnelle. Ils travaillent déjà beaucoup de l'orientation professionnelle, mais on doit faire encore plus d'efforts pour bien expliquer ce que c'est. Et puis surtout, on a priori dira, un jeune, s'il ne fait pas le collège, il n'a pas réussi, mais ce n'est pas vrai. Il y a plein d'exemples de jeunes qui ont fait des apprentissages et qui ont des super parcours de vie. changer les mentalités des gens.
- Speaker #0
Exactement, et surtout que la Suisse est un pays où dans le monde entier, en access en Europe ou plus loin dans le monde, on nous envie justement cette formation duale, cette formation d'apprentissage. J'ai fait un apprentissage de mécanicien sur automobile, je n'aurais jamais cru que je ferais des études d'ingénieur, et pourtant ça a été possible, et ça ouvre effectivement le tour des possibles. C'est quand même important de pouvoir, en tout cas pour moi, à ce moment-là, de faire quelque chose de manuel, quelque chose qui convenait. mes aspirations du moment, en tout cas, pour pouvoir éveiller mon esprit. Et puis après, plus tard, j'étais prêt à aller plus loin. Mais c'est sûr que faire ce que les parents veulent, parce qu'ils trouvent qu'il y a des métiers qui sont moins sexy que d'autres, c'est effectivement beaucoup d'a priori.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Et puis là, je trouve que c'est dommage, parce que je pense que le problème, c'est qu'il y a surtout une méconnaissance de ça. Et puis il y a des a priori qui perdurent depuis je ne sais pas combien d'années. Mais je dois dire, sur Fribourg, on a quand même de la chance, parce que moi, je vois les maçons, première année, on en a. quasiment autant que sur le canton de Vaud, alors on est quand même beaucoup plus petit que le canton. Et je trouve l'image d'apprentissage sur Frivo est quand même beaucoup mieux que chez Novoise. Juste à côté, moi je viens du canton du Valais, le canton du Valais ça marchait bien aussi quand même, mais le canton de Vaud c'est beaucoup plus compliqué, et puis je ne parle pas de Genève, Genève c'est encore une autre histoire.
- Speaker #0
Pas simplement de similarité entre les deux cantons, comme tu disais avant, c'est peut-être aussi une des raisons qui expliquent pourquoi on s'entend si bien. Oui. Une des raisons pour laquelle je suis venu te voir, ce n'était pas pour parler de ton expérience, mais c'était extrêmement intéressant quand même.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
C'était de parler de l'organisation du Trial des Châteaux. Volonté. Vous avez lancé l'occasion du 40e anniversaire de la course de Nolation. Je ne me souviens pas que c'était une course qui était si ancienne.
- Speaker #1
La plus ancienne course en ville de Suisse. Oui,
- Speaker #0
effectivement. Qui va vivre la 40 et quelques éditions cette année.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un peu du contexte général ? Tu nous as parlé que c'était dans le cadre du 40e anniversaire de la course finale de Sion. Le Trail des Châteaux a lieu également pendant le mois de décembre. J'imagine bien que ce n'est pas le même week-end, mais c'est quoi les différences entre les deux courses essentiellement ?
- Speaker #1
C'est une particularité. On a eu cette idée lors de cet anniversaire de la course Noël. Et puis on s'est dit, c'est comme dans le monde de l'entrepreneuriat, il faut être les premiers. Et puis on a dit, il n'y avait pas de treillis blancs à l'époque. On a dit, on va faire un treillis blanc. Et puis on s'est dit, on lance Treillis des Châteaux. Et puis c'était parti aussi avec Bernard Brayancourt, que tu connais certainement, qui est malheureusement décédé, qui était une personne qui était impliquée dans tout plein de comités. Et là, j'ai eu cette idée de mettre en place ça en discutant aussi, bien évidemment, avec Ryan, qui est mon beau-frère, simplement, des petits. Et puis en discutant avec lui, on a dit, il faut qu'on fasse quelque chose. Et petit à petit, on a mis en place quelque chose. On a fait une édition zéro, juste avant l'anniversaire de la course Noël. Et la particularité qu'on a réussi à faire, c'est que ce trail allait en même temps, le même week-end que la course Noël. Et puis là, ce qui était bien, et c'était aussi Ludo Collet, que tu connais certainement, l'envoyé du trail, qui disait, vous avez réussi un truc unique, c'est que vous avez réussi à mêler une course en ville avec un trail. Et puis ça a commencé dès le début très fort, on avait 500 participants, la première édition c'était soldante en très peu de temps. Et puis après on a continué d'avancer, et puis aujourd'hui on a demandé des autorisations au canton pour arriver à 800 participants. Mais comme j'ai dit avant, en offre c'est pas toujours facile de discuter avec les différents services, mais je comprends aussi leur point de vue aussi, parce qu'on peut pas faire tout et n'importe quoi. Mais ça pose des fois des questions en tant qu'on est tous des bénévoles. Et c'est vrai que des fois, c'est un petit peu frustrant. Ça prend des fois un peu plus de temps. Je pense qu'on a eu cette bonne idée-là. Et preuve en est, il y a d'autres courses qui ont fait un petit peu la même chose après. On a créé d'autres trails qui sont réglés à des courses existantes, soit des courses de montagne ou soit d'autres courses en ville.
- Speaker #0
Tu disais que le trail des châteaux a lieu le même week-end que la course de Narelle. Donc le public, j'imagine que c'est pas le même, où il y a des illuminés, alors j'imagine bien qu'il y en a quelques-uns, mais qui font les deux disciplines.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est ce que tu dis, c'est pas les mêmes clients, on n'a pas de concurrence, c'est pas du tout la même courant. Parce que les courses en ville, ça va jusqu'à 7 kilomètres le plus loin. Et puis ce qui était important pour nous, c'est que si on est à la capitale du Valais, qu'on puisse jouer avec les villages environnants. Et puis on a pu jouer avec les villages de... Saviès, Arbat, Révisoie. Et puis on les a associés et on s'est dit l'emblème de science c'est le Valéret-Tourbillon, les deux châteaux. Et puis ils se sont dit, il faut qu'on fasse un trail des châteaux. Et puis là ce qui est intéressant, on a quelques-uns des châteaux dans les environs et puis c'est l'idée qui est partie. Après on s'est dit, il faut qu'on fasse un trail en discutant avec eux. Ryan, Bernard et Pierre-Michel et les autres du comité, il faut qu'on fasse un trait qui soit quand même pas trop long, passer en hiver. Et jusqu'à maintenant, on n'a jamais pu faire le parcours original parce qu'il y a toujours eu beaucoup de condens, et qu'il soit abordable. Et puis là, on a parti sur ces 32 kilomètres. de course mais les gens ont tout de suite vendu à l'absence mais c'était pas évident au début aussi de lancer parce qu'on a un peu de la réticence des anciens la course de droite qu'est ce que vous allez faire un trail ça n'a rien à voir etc mais après
- Speaker #0
des fois il faut croire en ses convictions puis il faut y aller même si ça plaît pas tout le monde effectivement pour savoir se lancer et au niveau des infrastructures le trail utilise une empreinte qui est quand même plus grande j'ai vu le parcours vous faites des crêtes etc Mais est-ce qu'il y a des secteurs où vous réutilisez le balisage déjà en place ou alors les routes qui sont fermées ?
- Speaker #1
Alors, ce qui est super intéressant d'avoir la cause Noël et le train des châteaux ensemble, typiquement tout ce qui est départ-arrivée, c'est tout au même endroit. Et puis on a aussi la tente de fête, on se la partage. Et ce qui est intéressant aussi en termes financiers, c'est qu'on se partage les coûts aussi des infrastructures d'arrivée et de départ. Et puis après, on désengorge sur... Parce qu'en tout, c'est à peu près 5000 coureurs plus qu'on a eu. On désengorge ça parce qu'on envoie les trailers en dehors. Et puis après, ils arrivent, au fil de la journée, ils arrivent sur la même arrivée que les coureurs et ça crée une émulation assez sympathique. Mais on profite des infrastructures de la course de voile, ce qui nous coûte très beaucoup plus cher et des bénévoles aussi.
- Speaker #0
Oui, et vous avez les arrivées toute la journée. Donc il y a le public qui est là le matin ou le soir,
- Speaker #1
en fonction de l'arrivée des gens. C'est super intéressant, puis on le fait aussi, soit la course Noël ou soit le 13, ça appartient au club athlétique de Sion. Et puis ça on le fait surtout d'abord pour le club athlétique de Sion, l'idée c'est de faire, si possible, un bénéfice, puis après qu'on redistribue pour le club, pour que le club ait des moyens financiers pour les décans, etc.
- Speaker #0
Et au niveau autour de la manifestation, étant donné que c'est quelque chose qui dure sur tout un week-end, qu'est-ce que vous prévoyez pour les gens qui ne courent pas ?
- Speaker #1
Alors pour les gens qui ne courent pas, déjà on a des temps de fête avec la restauration, des choses comme ça. Et puis sur le parcours, ça ne se passe que le samedi, ce n'est pas tout le week-end. Sur le parcours, on a toutes sortes d'animations avec des cours des Alpes, des trucs comme ça, des gens qui animent tout ça et on a aussi des Google Music qui tournent. Et puis ce qui est impressionnant aussi, c'est qu'il y a énormément de monde qui vont dans les restaurations. Je pense qu'ils font la caisse, à mon avis, la caisse, l'une des plus grosses caisses de l'année, grâce à cette course. Et puis en même temps, il y a souvent aussi le marché de Noël. Les gens, ils viennent à ça, on va faire la course, on profite d'aller au marché de Noël. Ou de faire des achats, Noël c'est juste après. Mais par là, on a la course des entreprises, beaucoup d'entreprises viennent faire la course, et puis ils profitent de faire leur souper de fin d'année après. C'est-à-dire qu'il y a les collaborateurs, ceux qui veulent courir, qui courent. Et puis après, ils vont faire un souper et puis après, ils reviennent. Mais par contre, ce qu'on a remarqué, c'est que depuis le Covid, on avait un temps de fête qui marchait aussi super bien. Le soir, là, c'est un peu plus compliqué. Les gens ont perdu un petit peu l'habitude de revenir après pour faire la fête. Mais il faut peut-être laisser encore un petit peu de temps pour que les gens reviennent. Mais il y avait des éditions, c'était la folie, l'attente était pleine de gens. C'était juste incroyable.
- Speaker #0
Tu parlais de... d'entreprises qui organisaient leur repas de fin d'année, des jeunes qui vont faire leurs achats de Noël parce qu'il y a le marché de Noël aussi, on a l'impression d'une douce harmonie. Et puis, j'ai également l'impression en t'écoutant que c'est une course qui réunit pas simplement les gens locaux. Est-ce que c'est une course, entre guillemets, uniquement pour les gens locaux ou est-ce que vous cherchez à tirer un peu plus loin également au niveau de la région ?
- Speaker #1
Alors, je parle des deux courses, je pense qu'elles attirent quand même des gens de l'ensemble de la Suisse romande. On s'éclaire plus les cantons Limitrof, Vaud, même Genève, parce que maintenant, dans le circuit, tu as entendu parler d'un circuit avec Mule, Genève et Sion. Et puis, on a beaucoup aussi, les Bernois sont proches. Il y a beaucoup. Après, il y a des traditions, il y a des clubs comme là, les All Blacks, où je crois la STB, ils viennent assez régulièrement chaque année courir. Et là, on draine quand même, mais c'est majoritairement des valaisans. Et puis, les courses des Ames-Français, excusez-moi, c'est des valaisans.
- Speaker #0
Cette année vous avez prévu un nouveau parcours, le Trail des Châtelais. 14 km avec 700 mètres de dénivelé. Pourquoi avoir créé un nouveau parcours ?
- Speaker #1
Alors...
- Speaker #0
Là c'est la 6ème édition, on vous l'avait dit, on a toujours eu de la neige jusqu'à maintenant. Et puis on s'est aperçu que peut-être 32 km, même si ça a été adapté chaque fois, c'est peut-être un peu long pour certaines personnes. On a eu beaucoup de gens, quand ils voyaient la neige, qui ne venaient pas. On a eu pas mal de neuchaux. Et puis on s'est dit, on voudrait peut-être faire un trail un peu plus abordable. On est parti sur 14 km. En tout cas, bien nous a appris, parce qu'aujourd'hui, le petit parcours est full, sold out. Et puis je pense qu'on a bien fait de le faire. Et puis ça donne une alternative aussi pour les gens de pouvoir faire du trail, mais en ayant une distance abordable. C'est vrai que toutes les autres années, il y a eu de la neige, de la brousse, c'est quand même assez éprouvant. Et je peux comprendre que les gens sauraient peut-être un peu beaucoup, 30 km dans la neige et la boue.
- Speaker #1
C'est une particularité des trails blancs. Alors j'avais discuté également avec Yatel Pinalel du Freeway by Night Trail. Et puis le taux justement de personnes de non-partant, il était quand même très élevé. Parce qu'en plus, l'inscription n'était pas forcément extrêmement élevée. Et quand tu vois les conditions météo qui des fois peuvent être grotesques, c'est vrai que tu peux être découragé d'entrer le départ. Donc c'est vrai que c'est peut-être... Le salut vient peut-être de ce genre de petit parcours-là, effectivement. Et au niveau des têtes d'affiches, pour ce genre de course-là, j'imagine que ce n'est pas forcément le créneau dans lequel vous inscrivez, mais vous cherchez quand même à attirer des gens à cette course ?
- Speaker #0
Je parle de le trail des châteaux, c'est vraiment une course locale. On ouvre à tout le monde. Il y a des gens qui viennent, mais on n'a pas de prime de départ. On reste très esprit de trail. Et puis s'il y a des gens, ça c'est plutôt Ryan qui s'en occupe, Ryan Beaumont, s'il y a des gens qui veulent venir, on leur paye en principe l'inscription, et puis certains qui viennent un peu loin, on les loge, on ne donne pas de prime de départ. On a toujours gardé cette optique, on avait une discussion l'année passée parce qu'on avait des coureurs kenyans qui voulaient venir, puis c'est clair les coureurs kenyans on est obligé de les défrayer, puis on a discuté au niveau du comité, on dit no, no On reste populaire, c'est notre marque de fabrique. De toute façon, il y a la course des élites, la course de Noël, qui a des élites déjà. Comme ça, on reste notre créneau plus populaire.
- Speaker #1
La course aura lieu le 14 décembre. Qu'est-ce qu'il reste à faire, monsieur le Président ?
- Speaker #0
Alors, il reste à faire... Il y a des autorisations qui sont en cours, parce qu'on a reçu certaines réponses seulement il y a peu, alors qu'on avait demandé il y a longtemps. Mais ce n'est pas grave, ça fait partie du jeu. A finaliser, il reste des communiqués au niveau des réseaux sociaux, il reste aussi des éléments de com'aussi à voir, on en a parlé de masse à tomber dans le comité hier soir, il reste aussi des synergies à mettre en place avec la course de Noël, comme on est deux ensemble, mais on est déjà bien dans les temps, je parle pour le trade déjà tôt, et puis on veut regarder pour mettre en place aussi un concept de sécurité. Et là on doit encore travailler sur ça quoi. Pour qu'on soit vraiment... On en demandait déjà bien, bien avancé je pense.
- Speaker #1
Magnifique. Et au niveau des inscriptions, tu disais que le trail des Châtelet, donc les sold-out. Oui. Et le trail des Châteaux, on en est où au niveau des inscriptions ?
- Speaker #0
Eh bien tous les sold-out aussi, ils restent sans. Alors ça va aller vite quoi, je pense. Les gens, il faut pas trop qu'ils tradent quoi.
- Speaker #1
Donc c'est assez réjouissant quand même quand on dit d'aller en course en sachant que deux mois avant, il y a déjà quasiment tout qui est vendu.
- Speaker #0
Et puis là c'était pourquoi est-ce qu'on peut pas faire ? Plus parce qu'on a des contrats au niveau environnemental, parce qu'on a une montée qui est juste magnifique, qui est dans un cadre incroyable, c'est la montée du château de Tourbillon. Mais c'est des prairies sèches d'importance nationale et là on ne peut pas faire passer 3000 coureurs. Alors là on a discuté avec le canton, il nous a accordé ce nombre et on ne va pas y déroger, on va respecter. Et puis du reste cette partie-là est interdite. Le reste de l'année on le répète déjà, on a mis des pas d'ombre, on le répète tout le temps qu'on rejoint. Faites attention, ne venez pas sur ce parcours pour éviter qu'on ait tout d'un coup plus l'autorisation de le faire. Ça enlèverait tout le charme de ce trait.
- Speaker #1
Mais c'est très bien aussi justement de ne pas chercher la croissance à tout prix et de chercher à conserver justement un événement local qui appartient aux gens locaux.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Et puis je pense que nous on prône plus la qualité que la quantité. On s'en sort du point de vue financier, ça va bien. Et puis on se dit bon... Comme ça on a moins de soucis aussi en termes de... Après le problème des infrastructures, on voit aussi avec la course de Noël, on a gentiment, c'est un peu comme pour un fribourg à notre échelle, on a déjà gentiment atteint l'alpite et puis je pense qu'il ne faut pas plus, parce qu'après c'est beau dans plein de monde, mais s'il y a les infrastructures qui ne suivent pas derrière, les vestiaires, tout ce qui est aussi la nourriture, les choses comme ça. ça risque d'aller plus dans l'autre sens. Et après, l'année suivante, il y a des gens qui ne viennent plus parce qu'ils n'étaient pas contents.
- Speaker #1
Oui, ça serait dommage. Et au niveau des nouveaux participants, chaque année, vous avez des habitués, des gens qui reviennent, la sixième édition, mais j'imagine que vous cherchez quand même aussi à attirer des nouvelles personnes pour créer une nouvelle énergie.
- Speaker #0
Alors, les nouveaux participants, on remarque, parce que le trail est quelque chose qui devient, je ne sais pas, tant que je vais le dire, ça se mondialise. Et on a de plus en plus, pas encore beaucoup, mais on a de plus en plus de français qui viennent courir au Trail des Châteaux. Et là, c'est un public différent, mais ça reste, comme je disais avant, ça reste très local. La majorité, c'est quand même des valaisans. Et puis, c'est des valaisans qui profitent, qui se disent, ouais, mais il n'y a plus de course de montagne. De toute façon, la saison, elle est finie. Alors, on vient faire le Trail des Châteaux à Sion. Et puis, c'est chouette. Puis, il y a certains, ils ont fait les six éditions. Et puis, ils ont toujours autant de plaisir à y venir. Mais moi, ils savent qu'il faut s'inscrire tôt. j'avais un copain systématiquement il était là la dernière minute et deux trois fois il a frisé le code il a juste trouvé la solution pour s'inscrire donc le voilà averti voilà exactement le voilà averti comme tu dis merci infiniment de m'avoir reçu chez toi David merci à toi c'était super intéressant l'échange
- Speaker #1
et tout et puis voilà comme un cité par sur le 14 décembre j'y pensais justement pendant que tu disais la note et je crois que c'est une des rares fois où je vais pouvoir dire je crois que je suis disponible alors c'était passionnant et c'est un plaisir qu'on t'invite c'est très gentil merci beaucoup c'était un super parallèle en tout cas le monde professionnel et puis le sport on y reviendra très certainement merci beaucoup merci d'avoir écouté cet épisode d'Au-delà du mur si le sujet vous a inspiré ou intrigué, n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes Rejoignez notre communauté sur les réseaux sociaux et partagez vos réflexions avec nous. Je serai ravi d'entendre ce que vous avez pensé de cet épisode. Et si vous avez aimé, pensez à laisser un avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément à faire conduire la communauté d'au-delà du mur. A très bientôt pour une nouvelle exploration de l'autre côté du mur. Jusque là, continuez à questionner, à explorer et à repousser vos limites.