Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, je suis trop content de vous retrouver pour ce premier épisode de podcast de la saison 5 d'Au-delà du mur. Tradition oblige, je me permets de vous adresser mes meilleurs voeux pour cette année 2025. Le début de l'année est souvent perçu comme un nouveau départ, une opportunité de tourner la page et de se fixer des objectifs ambitieux. Et soyons honnêtes, c'est motivant. On se dit qu'on va tout remettre à plat, s'améliorer, réussir là où on a peut-être échoué. l'année passée. Mais en réalité, cette période peut être aussi déroutante. On sort à peine des fêtes, on se sent parfois fatigué, désorganisé, et les grandes résolutions peuvent devenir une source de pression supplémentaire. Pour ma part, je ressens souvent une sorte de flottement en janvier, comme si je perdais mes repères. On se pose plein de questions. Est-ce que je vais réussir à tenir mes engagements ? Est-ce que mes priorités sont les bonnes ? Est-ce que je vais réellement progresser si je ne m'entraîne pas dès les premiers jours de l'année ? Et là, on voit fleurir sur les réseaux sociaux des défis comme courir 100 km en janvier, ou participer au Dry January pour arrêter l'alcool. Ces initiatives peuvent être de belles sources de motivation, mais elles ajoutent parfois une pression supplémentaire. Et qu'est-ce qui se passe d'après vous une fois le mois de janvier terminé ? Avec le temps, j'ai appris qu'il fallait s'en inspirer sans se comparer. Accepter ce flou, avancer à son rythme et célébrer chaque petit progrès. C'est comme ça qu'on finit par construire une base solide pour le reste de l'année. Dans cet épisode en cinq parties, on va parler de deux piliers essentiels pour bien commencer l'année. Le premier, c'est la fixation d'objectifs réalistes. Le deuxième, c'est la gestion des périodes de stress tout au long des mois à venir. L'idée, c'est de trouver un équilibre. Comment se fixer des ambitions motivantes sans se surcharger ? Comment anticiper et gérer les moments plus intenses de l'année, comme les échéances professionnelles ou les imprévus familiaux sans s'épuiser ? Je partagerai avec vous des outils pratiques pour établir des objectifs atteignables et des conseils pour mieux traverser les périodes stressantes. On parlera aussi de lâcher prise et de l'importance d'avancer à son rythme, sans céder à la pression des défis ou des comparaisons. Alors si vous cherchez des clés pour aborder cette nouvelle année avec sérénité et motivation, restez avec moi, cet épisode est fait pour vous. C'est parti ! Bienvenue dans Au-delà du mur, le podcast pour tous les passionnés de course, qu'il s'agisse de bitume, de nature ou de piste. Que vous soyez débutant ou coureur à guérit. Nous explorons ensemble la préparation physique et mentale, la nutrition et la santé pour vous aider à atteindre vos objectifs. Si vous cherchez des conseils pratiques, des témoignages inspirants et des discussions captivantes, vous êtes au bon endroit. Préparez-vous, votre voyage au-delà du mur commence ici. Dans cette première partie de l'épisode, on va parler de la fixation des résolutions réalistes avec la méthode SMART. La méthode SMART, c'est un outil de planification très connu. Elle a été développée dans les années 80 par Georges T. Doran, un consultant en management. L'idée initiale était d'aider les entreprises à définir des objectifs clairs et mesurables pour améliorer leur efficacité. Mais au fil du temps, la méthode a dépassé le cadre professionnel pour s'appliquer à la vie personnelle, au sport ou même au projet du quotidien. Elle repose sur cinq critères simples. Le S, spécifique, se concentrer sur un objectif précis, par exemple courir un semi-marathon ou encore mieux gérer son emploi du temps. Le M, pour mesurable, par exemple les résultats lors des compétitions de préparation en vue de votre objectif principal. Le A, spécifique, se concentrer sur un objectif précis, par exemple courir un semi-marathon ou encore mieux gérer son emploi du temps. Pour attrayant, dans l'industrie, ce critère serait remplacé par atteignable comme le taux de panne d'une machine. Dans notre cas, ce sera plutôt la capacité que l'objectif a à nous maintenir motivés, y compris dans les moments les plus difficiles du programme d'entraînement. Le R pour réaliste, ces objectifs devront être atteignables grâce à une préparation suffisante et il faut bien veiller à respecter ces limites en tenant compte des contraintes de la vie familiale. et professionnel. Le T pour temporel, il faut donner une échéance claire. Mon objectif aura lieu à telle date. Dans mon cas, mon premier objectif principal, ce sera le semi-marathon de Zurich qui aura lieu le dimanche 13 avril 2025. Dans ma carrière professionnelle, j'ai très souvent été confronté directement ou indirectement à cette méthode. Quand je travaillais dans l'excellence opérationnelle, je me rappelle que c'était un casse-tête chaque automne quand on devait définir les objectifs de l'année suivante avec les chefs de département. Une fois qu'on avait fini de compiler les objectifs de tous les services, on arrivait en première approche à se dire qu'il fallait engager 30 personnes de plus et augmenter le budget de 25%. Dans le sport, c'était un peu la même chose pour moi jusqu'en 2021. Ce qui est surprenant, c'est que l'année 2025, c'est la première où j'ai défini des objectifs en utilisant cette méthode. Comme quoi, les cordonniers, c'est toujours les moins bien chaussés. Si en 2024, je m'étais restreint à un petit nombre de courses, c'était plus pour d'autres raisons. Pour cette année, je me suis fixé deux objectifs principaux dans la saison. Le premier, comme je l'avais dit un peu avant, c'est le semi-marathon de Zurich qui aura lieu en avril et le second, le marathon de Lucerne fin octobre. Je serais tenté de dire, c'est tout. Toute ma planification sportive dépendra de ces deux événements. Dans la deuxième partie de notre discussion, on va aborder comment reconnaître et anticiper les moments chauds de l'année. Vous remarquerez que les deux objectifs dont je viens de vous parler sont suffisamment éloignés des fêtes de fin d'année ou encore des vacances d'été. J'ai bien évidemment tenu compte de ces impondérables pour choisir ces objectifs. Je sais qu'au cours de cette année, il y aura des périodes qui nécessiteront plus d'investissement que les autres, comme sont les périodes budgétaires en automne, la rentrée scolaire en août, ou à nouveau la peur que beaucoup de monde a avant la fin de l'année, c'est que tout le monde s'arrête d'un coup. Il faut absolument tout terminer parce que ce n'est pas possible de le faire à tête reposée au début de l'année suivante. Je suis certain que vous savez de quoi je veux parler. La période après la rentrée 2024-2025, l'automne dernier, a décidément été une machine à laver pour moi. Je vous en avais un peu parlé dans l'épisode de mon bilan 2024. Si vous ne l'avez pas encore écouté, allez-y sur le champ et ne revenez qu'une seule fois que vous aurez terminé. Je continue pour ceux qui ne sont pas partis. Si les premières semaines de la rentrée, j'avais l'impression que l'organisation qu'on avait définie était au top et que tout roulait, tout s'est accéléré dès qu'on est entré dans la période des budgets. À partir de ces moments, j'avais l'impression d'être entraîné dans une immense machine qui m'a recraché deux mois plus tard. On en a parlé avec ma femme, qui partageait aussi ce sentiment de surcharge. Il faut dire que cet automne a été particulièrement intense aussi pour elle, avec la concrétisation de son objectif de participer à la rentrée. à la course Mora-Fribourg. Et comme tous ceux qui viennent de terminer un très gros objectif, il y a eu une part de décompression liée à la fin de ce programme d'entraînement. Depuis le début de la scolarité de notre grand garçon, elle s'était nettement moins entraînée du fait que c'est elle qui amenait les enfants à l'école. À ce moment, on a décidé de profiter de la coupure scolaire d'automne pour partir avec les enfants afin de ressourcer et redéfinir nos priorités. Ensuite, on a réparti différemment l'accompagnement des enfants, ce qui laisse à chacun d'entre nous la possibilité de s'entraîner durant les heures où on n'est pas en famille. Si la rentrée scolaire était quelque chose de nouveau, parce qu'il s'agissait de la première rentrée, notre organisation est rodée et elle sera moins compliquée quand les deux seront enfin à l'école. La petite va encore à la crèche. La partie budgétaire, c'est une composante qui est temporaire et c'est important de ne pas se laisser aller. C'est normal, tout le monde croit que la fin du monde a lieu chaque année le 31 décembre. Autre point qu'il faut retenir, c'est que la fin d'un gros objectif sportif, c'est quelque chose qui doit se préparer. Quand vous passez des heures dans votre semaine pour vous entraîner pour un objectif, et si du jour au lendemain, à J plus 1, vous n'avez plus d'objectif, vous allez faire quoi des créneaux horaires que vous aurez certainement âprement négocié avec votre moitié ? C'est très important d'y penser aussi. On entre dans la troisième partie de cet épisode où on va parler de l'anticipation comme allié pour gérer le stress. Mon organisation familiale doit être très très rigoureuse si on veut s'en sortir. Sans vouloir aller dans le cliché, c'est presque militaire. On a un agenda partagé où on écrit toutes les dates importantes qui ont un impact sur le temps en famille. Que ce soit les vacances, les anniversaires, les répétitions de théâtre, les enregistrements de podcast avec pasta party, les compétitions, les repas avec les amis ou à l'extérieur dans le cadre du travail, ou encore les obligations politiques. En ce qui concerne les repas, c'est moi qui m'y colle, j'adore ça. Tous les jours où je travaille, je mange plus ou moins la même chose. Ça m'a demandé des mois d'essai, mais j'ai trouvé la formule idéale pour avoir la patate toute la matinée avec ce que je mange. ma racette, du cerimètre, deux fruits découpés et une poignée de noix. J'essaie de changer régulièrement les fruits, mais en hiver, c'est un peu plus compliqué. Pour les repas de midi, j'essaie de faire des assemblages de choses assez simples afin d'avoir un repas équilibré qui ne me prenne pas trop de temps à préparer. Féculents, protéines et légumes. Basta. Les jours d'entraînement, je prévois un chèque en plus. Et les jours de séance du conseil, je prévois un goûter pour tenir le coup avec des séances qui durent parfois jusqu'à 20h30. Pour le travail, c'est la même chose. Ça fait maintenant bientôt 3 ans que je fais partie du conseil communal et 2 ans que j'ai débuté mon emploi actuel. Je serais tenté de dire qu'on va plus me la faire avec les questions de budget. Cette question-là, elle est suivie toute l'année avec des outils de productivité que j'ai sur mon ordinateur, sur tous mes ordinateurs d'ailleurs, du genre Trello ou alors Notion qui fonctionnent très bien. Et ces outils-là, ils me permettent de ressortir les gros points d'attention assez rapidement et à chaque fois qu'un collaborateur ou un collègue me parle d'une dépense qui devrait figurer au budget de l'année suivante, je le fais chiffrer et je le consigne, comme ça je suis prêt à le ressortir le moment voulu. Le fait d'organiser les échéances planifiables laisse nettement plus de temps pour gérer les imprévus. J'ai mis en pratique ce dont je viens de vous parler cette année-là, et en 2024, malgré des sollicitations en nombre, et malgré d'ailleurs un nombre d'heures au sein du conseil beaucoup plus grand que les années précédentes, et malgré justement, et avec le fait que je me sente davantage à l'aise dans mon emploi actuel avec l'expérience grandissante, j'ai quand même réussi à tenir le coup, et ça, c'était chouette. On entre dans la partie 4 de cet épisode où on va aborder le fait d'accepter de ralentir et de lâcher prise. Dans les moments chauds, il faut savoir prendre du recul et savoir dire non à des choses qui ne sont pas essentielles. Vous allez me dire, plus facile à dire qu'à faire. J'adore passer du temps avec mes amis ou sortir, mais je suis très souvent tiraillé parce que j'appellerais des fois une schizophrénie où j'ai envie de voir du monde et des moments où je déteste les gens. Je ne sais pas si ça vous arrive aussi, mais je me demande des fois comment faisaient nos parents à l'époque pour voir leurs amis faire du sport, s'occuper des champs et encore s'occuper de leurs 8 enfants sans toute la technologie qu'on a aujourd'hui. Poser la question, c'est presque un peu y répondre. Si la technologie nous a permis des énormes avancées, on pourrait être aussi tenté de rajouter. A quel prix ? On est sollicité le matin au réveil parce qu'il y a des WhatsApp qui ne sont pas lus, la journée au travail par les collègues ou par les appels des clients ou encore des fournisseurs, toujours pendant la même journée par des messages WhatsApp, ou des partages genre t'as vu ? ou des tags sur les réseaux sociaux pour participer à des concours, ou des autres notifications. Pour les plus chanceux, les sollicitations en lien avec le travail s'arrêtent une fois que vous avez timbré. Mais... Il reste encore les autres, les sollicitations sociales. Il y a de ça plusieurs mois, j'ai décidé d'arrêter de me faire imposer ce rythme. J'ai décidé de ne plus consulter mes WhatsApp le soir à partir d'une certaine heure. J'ai supprimé, pu réinstaller et resupprimer et encore re-réinstaller des applications comme Facebook de mon téléphone parce qu'elles ne m'apportent pas grand chose. Au début, j'avais cette fameuse peur de louper quelque chose, cette fameuse fear of missing out. Et c'est pour ça que je finissais toujours par réinstaller ces applications, qui sont d'ailleurs actuellement à nouveau sur mon téléphone. Il n'y a quand même pas tout à jeter avec les réseaux sociaux, malgré la montagne de détritus qui la constituent. En fait, il faut juste accepter que dès le moment où on veut faire un certain nombre de choses en même temps, tout ne sera pas parfait. Pour les moments réseaux sociaux, j'essaie de me discipliner pour les consulter en allant travailler le matin et le soir après avoir terminé ce que je voulais faire pour la famille, pour le podcast, pour la commune. Malgré ça, je ne sais pas vous, mais j'ai assez vite tendance à me faire entraîner par certains contenus et à plus savoir pourquoi j'étais entré au début. Même avec la meilleure organisation du monde, c'est très difficile de tout faire. J'entends souvent des collègues pour qui leur carrière a débuté avant la mienne dire que tout s'accélère, et ça de plus en plus. On a de moins en moins de temps pour faire les choses correctement. Ce genre de message de nos aînés, ça doit nous rappeler que c'est très important de tracer la ligne entre ce qu'on est prêt à accepter et les no goals. Si je résume ce dont je vous ai parlé aujourd'hui, les choses importantes à retenir sont la priorisation des objectifs. Il faut arrêter de croire que vous arriverez à tout faire. Il y a des choses que vous pourrez prévoir, comme les impondérables liées à la scolarité de vos enfants ou alors de vos études. Vous pouvez anticiper les vacances, les périodes de budget ou en ce qui concerne votre entraînement, les différentes phases de préparation, les compétitions de préparation, les stages ou l'impact de votre... ou l'impact de vos vacances sur votre entraînement. On a également parlé de la nécessité de faire preuve de flexibilité pour s'adapter aux imprévus. On peut facilement se laisser séduire par le côté pompier et passer d'un incendie à l'autre, mais c'est extrêmement épuisant à la fin. Et ça laisse pas beaucoup de place pour effectuer les choses qui nous tiennent à cœur. Et le dernier point, ce serait d'essayer d'augmenter l'implication de la famille dans certains projets, pour renforcer les liens je vous ai parl lors du bilan de fin d'anne 2024 l'or a srieusement dbut la course pied cette ann l avant le passage par la course pied on s'tait fix un rendez-vous marche blabla tous les mercredis matins pendant que les enfants sont chez leurs grands-parents merci d'ailleurs eux de les garder Ce rendez-vous avait lieu avant le travail, juste pour discuter, tôt le matin. Progressivement, ces marches sont devenues des blablarons. Dans un autre registre, l'année dernière, mon choix de participer aux 10 km d'Annecy était également motivé par le fait qu'on adore tous les deux cette ville et je me disais que ce serait intéressant de caser une course au printemps qui n'impacterait pas trop la famille. Un autre exemple, c'est lors de la participation à l'or à son premier et pas dernier mort à Fribourg, comme elle le clame haut et fort, on a organisé mon anniversaire avec toute la famille le jour même après la course. Les enfants étaient gardés par leurs grands-parents, décidément c'est vraiment des perles. Là où je veux en venir, c'est qu'il faut savoir tirer parti des opportunités et vous autoriser à impliquer votre famille dans les différents mondes que vous avez. Dans la mesure du possible, bien évidemment. Pour l'année 2025, toutes les courses auxquelles je participerai auront lieu en Suisse. Ça dans le but que ça ait le moins d'impact avec ma famille et surtout qu'ils puissent être présents le jour J avec moi. Avec les enfants qui grandissent, j'ai aussi envie de leur transmettre ce goût de l'effort et du partage qu'offre la course à pied. Il y a également un dernier point que j'aimerais rajouter, c'est l'importance de faire preuve de bienveillance envers vous-même. Très souvent, il y aura des moments de doute et vous devrez peut-être ajuster vos plans. Ça fait partie de la vie et c'est notre capacité à relever ces défis qui se présentent sur notre chemin qui rendent le parcours si fascinant. Voilà les amis, on arrive au terme de cet épisode. Pour celles et ceux qui l'auront écouté jusqu'à son terme, je vous remercie du fond du cœur. Avant de vous laisser, je vous propose un exercice simple. Identifiez une période chaude de cette année à venir et écrivez une ou deux actions concrètes pour mieux l'aborder. Chaque année, assiez haut et c'est bas. Mais en étant bienveillant avec vous-même, vous pouvez avancer plus sereinement. Je vous remercie encore pour votre attention et votre fidélité, et vous souhaite une très belle journée, où que vous soyez. Allez, ciao ! Merci d'avoir écouté cet épisode d'Au-delà du mur. Si le sujet vous a inspiré ou intrigué, n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. 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