- Speaker #0
Ce podcast est proposé par Au-delà du Mur et Disruptive Audio. Eh ouais !
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de podcast. Préparez-vous à plonger dans l'univers captivant d'une championne qui a su conjuguer passion, ténacité et réussite à chaque foulée. Dans cet épisode, je reçois Léa Schfunger, ancienne athlète professionnelle, double championne d'Europe et triple olympienne. Elle nous raconte ses débuts inspirés par sa sœur, Les défis rencontrés sur la piste, comme courir le 400 mètres haies en 15 foulées, je lui ai posé la question comment ça se passe, mais aussi les moments qui l'ont poussé à se dépasser mentalement et physiquement. On découvre comment elle réussissait à concilier entraînement intensif et plaisir simple, comme les fameuses pâtes aux crevettes, tout en préparant minutieusement l'après-carrière. Entre anecdotes savoureuses, partages d'expériences et conseils pratiques, Léa nous prouve qu'avec la détermination... et une bonne dose d'humour, les limites peuvent être reboussées, un pas après l'autre. Je vous souhaite une très belle écoute. Des témoignages inspirants et des discussions captivantes,
- Speaker #0
vous êtes au bon endroit. Préparez-vous, votre voyage au delà du mur commence ici.
- Speaker #1
Ma chère invitée bienvenue.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
Ça fait vraiment plaisir, quel honneur de pouvoir recevoir quelqu'un d'aussi prestigieux dans ce studio.
- Speaker #2
Ça me fait super plaisir, j'ai hâte de passer ce moment avec toi.
- Speaker #1
C'est génial. Pour les personnes qui n'ont malheureusement que l'audio est-ce que tu pourrais nous dire qui tu es et d'où tu viens ?
- Speaker #2
Alors je suis Léa, je prends J'étais athlète professionnelle jusqu'à 2021. Je suis double championne d'Europe. J'ai été trois fois aux Jeux olympiques. J'ai fait de l'athlétisme et puis je viens du canton de Roux, de Vinge.
- Speaker #1
Vinge, exactement. Et là actuellement on est à Fribourg. Tu vis à Fribourg ou tu travailles uniquement à Fribourg ?
- Speaker #2
Je travaille à Fribourg.
- Speaker #1
Et c'est quand que tu déménages dans cette merveilleuse ville ?
- Speaker #2
Bientôt, bientôt.
- Speaker #1
Ah sérieusement ?
- Speaker #2
Oui je pense.
- Speaker #1
Ah excellent, super. J'utilisais ça pour te bannir. Moi qui ne suis pas un initié de la distance, qu'est-ce que ça représente de courir le 400 mètres en 15 foulées ? Ça veut dire quoi ?
- Speaker #2
C'est surtout sur le 400 mètres où la foulée est super importante parce qu'on a ces obstacles qui sont fixes. Donc il y a 35 mètres entre chacun des 10 obstacles qu'on a sur la piste. Et puis c'est super important d'avoir le bon rythme. Et puis la foulée va dépendre de son style de course, de sa taille, etc. Et moi comme je suis une athlète qui est très grande avec des très longues jambes, J'étais capable de finir en 15 et je commençais même en 14 foulées. Donc, ça me permettait de... Pour moi, c'était mon rythme de course dans lequel je me sentais le plus à l'aise. Et puis, j'arrivais à montrer ce que j'étais capable de faire.
- Speaker #1
Donc, c'est un avantage pour autant que tu saches en tirer parti au niveau de ton entraînement, j'imagine ?
- Speaker #2
Oui, puis c'est des années d'entraînement. Le schéma de course, il évolue aussi en fonction de la saison parfois. Est-ce qu'on est au début ou à la fin ? en fonction des années, de différentes choses. Donc c'est vraiment du fine tuning tout au long de la saison et d'une carrière. Mais c'est un des éléments les plus importants et les plus intéressants du 400m.
- Speaker #1
"Work hard in silence, let success make the noise." C'est une citation qu'on voit en grand sur ton site internet quand on arrive sur ta page. Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #2
Pour moi, c'était vraiment... Mon leitmotiv, c'est C'est ça qui a guidé toute ma carrière. J'étais une athlète qui adorait l'entraînement, presque des fois plus que la compétition. Et puis pour moi, c'était toujours important de me dire, tu travailles, tu ne réfléchis pas forcément trop au but final, mais tu travailles dur et puis un jour, ça payera. Puis c'est comme ça qu'on... qu'on entendra parler de moi et puis que je marquerai l'histoire de l'athlétisme en Suisse, et non pas à travers d'autres actions qu'on peut avoir. Surtout maintenant, on voit beaucoup avec les réseaux sociaux. Ce n'était pas ma volonté pour la mienne. Et du coup, c'était ça, je n'ai jamais travaillé. Et c'était comme ça que je voulais briller par la suite.
- Speaker #1
C'est exactement là où je voulais en venir parce que maintenant, on est un peu dans l'immédiateté. Tu arrives à garder l'attention des gens environ cinq secondes. Est-ce que tu t'imaginerais avoir la même carrière ? Aujourd'hui, justement, en partant du principe que tu n'as peut-être que quelques minutes ou que quelques compétitions pour convaincre. Est-ce que tu penses qu'aujourd'hui, tu arriveras à avoir la même carrière ? patiemment, étape par étape ?
- Speaker #2
Oui je pense parce que même si ça prend du temps d'arriver tout en haut, on peut quand même en très peu de secondes prendre le public avec soi, les fans avec soi. Parce que même avec cette motivation et ce leitmotiv-là, on peut raconter plein de choses. Il suffit de travailler et puis de montrer ce qu'on est capable de faire à l'entraînement, ce qu'on fait tous les jours, de pouvoir le partager et montrer que peut-être c'est accessible à plus de gens que ce que les gens pensent. Ça peut donner une motivation à d'autres athlètes, c'est important. Et je pense que l'athlétisme, en tout cas ma discipline à moi, elle se prête bien à cette nouvelle société dans laquelle on vit, où effectivement on veut tout consommer maintenant et rapidement et en très peu de temps.
- Speaker #1
Ton parcours sportif sur un célèbre site internet que je ne citerai pas, j'ai trouvé une nombre incalculable de citations sur toi. Tu es très, très populaire. Si tu tapes Lerchponger, tu arrives à trouver des informations, mais à une vitesse grand B. Je me suis contenté de quelques sites internet parce qu'effectivement, si on trouve de tout et n'importe quoi, on lit que tu as débuté le sport et l'athlétisme sur incitation, encouragement de tes parents.
- Speaker #2
Oui. Oui, c'est vrai. Et puis de ma grande soeur, j'ai suivi les traces de ma grande soeur Ellen. Mais c'est vrai que j'ai eu une enfance très sportive et puis le sport a bercé mes journées. On est quatre enfants, donc j'ai deux soeurs et un frère, même si les gens croient qu'on n'est que deux. Non, non, on a toujours été quatre et on était tout le temps dehors à jouer, à faire du sport ensemble. Et puis pour mes parents, c'était très important qu'on fasse... une activité physique. Donc, on a tous fait de la gym parce que c'était ce qu'on avait dans notre village à Gengin. Et puis mon frère est parti dans le foot et puis moi j'ai suivi les traces de ma grande sœur qui faisait de l'athlétisme.
- Speaker #1
C'était une évidence justement de suivre les pas de ta sœur ou est-ce que tu as tenté d'autres choses avant de t'orienter vers l'athlé ? Non,
- Speaker #2
j'ai tenté une année le basket parce que je fais plus d'1m80 donc on m'a dit : "Allez va faire du basket, tu es grande." Premier entraînement, je me suis pété une dent. Et je n'ai pas trouvé ça très cool en fait comme sport. Donc, j'ai fait une saison complète quand même parce qu'aussi une des valeurs de mes parents, c'est que si je commence quelque chose, il faut le terminer. Donc, j'ai dû terminer cette saison. J'adorais la compétition, je détestais les entraînements. Et puis ensuite, j'ai fait de l'athlétisme parce qu'effectivement, ma sœur était déjà au club. Et puis, c'était assez pratique pour mes parents aussi d'avoir les enfants au même endroit. Et puis, en fait, mon entraîneur de club est très fort pour amener le jeu dans un sport qui n'est absolument pas fun qu'est l'athlétisme. Et j'ai crochet et j'ai adoré ça.
- Speaker #1
Et c'était aussi des personnes sportives ou pas forcément ?
- Speaker #2
Qui ça ?
- Speaker #1
Tes parents.
- Speaker #2
Mes parents. Oui, oui. Alors, ils n'ont pas fait du sport de haut niveau. Mon papa a joué au foot beaucoup. Il a beaucoup, beaucoup entraîné après les jeunes... C'était un très bon entraîneur, un très bon pédagogue. Et ma maman, elle n'a pas fait beaucoup de sport. Mais après, on a toujours été dehors et actifs et en mouvement.
- Speaker #1
Et la question qui fâche peut-être, bon, toi tu as l'avantage d'être présente, c'est qu'il est meilleur entre Hélène et toi ?
- Speaker #2
Ça dépend des domaines.
- Speaker #1
Excellente réponse. Excellente réponse, il faut éviter de se fâcher. Avec sa grande sœur en plus. Même si on sait tous les deux qui dirait quoi. Mais bref, c'est un détail. Vous avez eu la chance de participer aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 ensemble. J'imagine que participer à des Jeux Olympiques, c'est déjà une expérience en soi. Mais on se dit toujours, si seulement tu pouvais être là pour voir ça, pour sentir ça, pour ressentir ce que je ressens. Et là, tu as pu le vivre avec ta sœur. Qu'est-ce que ça fait ?
- Speaker #2
C'est une chance énorme en fait. On a vécu à Londres en 2012, mais Rio en 2016 aussi, on était les deux ensemble. Et ce qui est aussi très beau dans cette histoire, c'est qu'en fait, à Londres, on a fait le relais ensemble. C'est même Ellen qui me passait le témoin. Donc c'est vrai que c'est quelque chose d'unique de pouvoir partager ses émotions en famille parce qu'on se dit plus de choses, on partage plus... les choses un petit peu différemment que ses collègues d'entraînement seulement. Et puis pour toute la famille, je pense que c'était aussi quelque chose de très spécial parce qu'on avait les deux cet objectif-là en 2012 d'aller à Londres. Et ça aurait été juste horrible qu'une des deux seulement réussisse et pas l'autre. Donc je pense que pour la famille, mes parents surtout, c'est un soulagement de nous voir les deux au départ à Londres.
- Speaker #1
Effectivement, au moins une fois comme ça, il n'y a pas de chamaillerie.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
C'est toujours la même histoire. Si on revient à nouveau à ton palmarès qui est... Extrêmement impressionnant, je trouve que tu fais preuve d'une telle modestie sur ton site internet où tu mentionnes championne d'Europe 400 mètres A en 2018, championne d'Europe 400 mètres indoor en 2019, double finaliste mondiale 5ème et 4ème, triple olympienne et détentrice du record de Suisse 400 mètres et 400 mètres A. Et quand on regarde...
- Speaker #2
Ça claque en fait.
- Speaker #1
Ça claque, au fond. Et quand on regarde ce célèbre site internet, on se rend compte qu'en fait il y a un bouquin de ton palmarès sportif. C'était vraiment 2018-2019 ces années là où pour toi c'était l'apogée de ta carrière ?
- Speaker #2
Oui, je pense que 2016 avec les Jeux de Rio où je me suis pris une grosse claque. Il faut savoir qu'en 2016 j'ai fait la médaille de bronze au championnat d'Europe. Ensuite j'ai pris une énorme claque aux jeux de Rio. À partir de ce moment là j'ai eu un déclic et c'est allé que vers le haut. J'ai commencé à travailler avec une coach mentale aussi, qui a beaucoup aidé. Ça a pris du temps, la saison indoor 2017 n'était pas incroyable mais après ça, c'est que monter en puissance. Et puis mon premier gros vrai résultat, c'était en 2017 où je fais 5e des championnats du monde. Et après oui effectivement 2018, le titre de championne d'Europe et puis après ça a continué sur cette lancée-là. Et puis on a terminé assez correctement, on dira, avec ce dernier résultat à Tokyo en 2021. Avec une contre-performance parce que je voulais rentrer en finale des Jeux Olympiques. Mais je savais aussi le chemin qu'il fallait pour y arriver. La place que j'ai faite, je crois que je termine 11e finalement. Au vu de ce qui s'était passé les quelques mois avant avec pas mal de blessures, c'était très bien. Mais oui, c'est vrai que depuis 2016 jusqu'à 2017 à 2019,
- Speaker #1
c'était mes belles années. Les belles années sportives ! Voilà ! Sportive ! Quand on a une carrière comme la tienne, justement, qui s'étale sur une dizaine d'années, grossièrement, j'imagine qu'effectivement il y a la part de succès, mais il y a aussi cette part d'ombre et cette part de désillusion comme tu en as parlé il y a quelques minutes. Tu as pris un ou une coach mentale en 2016, c'est ça ? Mais qu'est-ce que ça fait justement de devoir se relever après des difficultés comme par exemple quand c'est pas ta contreperformance mais c'est des décisions, des règlements, je ne vais pas trop m'étaler là-dessus, je ne sais pas à quel point c'est encore douloureux. Quand c'est des notions, la perception personnelle de quelqu'un.
- Speaker #2
C'est vrai que les contreperformances elles sont toujours difficiles à avaler et j'en ai eu plus d'une. certaines c'était complètement ma faute et effectivement en 2019 en 2018 lors des championnats du monde indoor où je pense que c'était d'ailleurs la saison où j'étais le plus en forme physiquement j'ai jamais retrouvé ce niveau de fitness par après j'ai réussi à compenser avec d'autres éléments mais c'est vrai que quand je me suis fait disqualifier des championnats du monde indoor en demi-finale alors que je pense qu'à ce moment là j'aurais été décrocher la médaille mondiale que j'espérais tant. C'est difficile, en fait. C'est super frustrant parce que je marche sur la ligne alors que c'était... Ce n'est pas autorisé, mais c'était pour l'affaire courte. Ils ont introduit pour la première fois l'analyse vidéo et du coup, on était plus de 40 athlètes sur 400 mètres à s'être fait disqualifier sur ces championnats. C'est dur, c'est frustrant Et en fait, moi, j'ai simplement pris cette frustration avec à l'entraînement pour m'entraîner deux fois plus dur. Et puis, et puis, en fait, après, ça a payé l'été. J'ai enchaîné avec le titre de championne d'Europe. Mais voilà, c'est vrai que c'est des choses qui prennent un processus de guérison, on va dire, est complètement différent si c'est par notre faute ou par des éléments externes.
- Speaker #1
Et à ce moment-là, d'ailleurs, sauf erreur, je ne sais pas si c'était une coïncidence ou si c'était écrit quelque part, mais il me semble que on voyait souvent sur ton compte Instagram justement « Trust the process » . Et c'est peut-être à ce moment-là où j'ai commencé à voir pour la première fois la citation « Let the success make the noise » , etc. Donc, c'était vraiment le mot-to où tu t'es dit « Concentre-toi dans ta bulle et puis travaille, travaille, et puis ça finira par payer » .
- Speaker #2
Oui, parce que c'était un peu des illusions sur des illusions, justement… 2016 les jeux compliqués, 2017 indoor compliqué. Donc très dur et puis je sentais vraiment au fond de moi que je n'étais pas arrivée au bout de ce que j'étais capable de faire. Je remarquais à l'entraînement que j'avais des très, très belles choses dans les jambes qui étaient capables de sortir, mais que je n'avais encore pas réussi à le mettre sur la piste, vraiment. Et puis, aussi mon entraîneur, il me disait « Mais on n'est pas arrivé au bout du processus. Soyons encore un petit peu patients. On va trouver comment assembler toutes ces pièces du puzzle. » C'est vrai que moi, j'ai toujours eu cette métaphore du puzzle, en fait, où chaque course chaque saison, je venais rajouter une pièce, etc. jusqu'à ce qu'on ait la big picture. Et oui, mais c'est vrai qu'il faut beaucoup de patience en fait.
- Speaker #1
On est dans un monde où on veut tout tout de suite malheureusement. Et là, on passe un peu de l'autre côté où arrive un moment où il faut tirer la prise. Ça faisait combien de temps que tu pensais à ton après-carrière ? Ou est-ce qu'il y a quelque chose qui a déclenché justement cette réflexion où tu t'es dit « bon maintenant, il faut que je commence à penser à la suite » .
- Speaker #2
Alors j'ai décidé en 2019 que j'arrêterais en 2021, avant le Covid. Pourquoi cette décision ? En fait, généralement quand on est athlète professionnel, on planifie souvent sur cycle olympique. En athlétisme c'est quand même le Graal, les Jeux Olympiques, donc on planifie de 4 ans en 4 ans et puis en 2019, c'était une année très compliquée. Physiquement, j'ai eu un an de pépins de santé, même si au final je fais le quatrième championnat du monde avec enfin le record suisse. Mais tout le processus avant était très compliqué et très douloureux. Et je me disais, l'année prochaine, les Jeux Olympiques à Tokyo en 2020, c'est la fin. Je ne voyais pas encore aller jusqu'à Paris à 34 ans, ce n'était pas possible. Puis en fait, en arrivant au championnat du monde en 2019, j'ai eu un tel plaisir sur la piste que je me suis dit, non, je ne peux pas m'arrêter maintenant. Je me suis dit, je fais encore les Jeux Olympiques et après, je fais une année supplémentaire bonus pour quand je vais en Diamond League à Rome, je reste deux jours de plus pour manger des pizzas et des pâtes et vraiment profiter de tout ça. Pour moi, c'était toujours important de savoir que quand je commençais la saison, j'avais besoin de savoir si c'était la dernière ou pas parce que j'avais besoin de dire au revoir à des gens, à des lieux que je savais que je n'allais plus jamais revoirs. Et du coup, quand j'ai commencé 2020, je dis à mon entraîneur, j'arrêterai en 2021. Et après, il y a eu le Covid. Et c'était la meilleure décision de ma vie parce que les Jeux ont été décalés d'une année. Donc, je n'ai pas dû, comme beaucoup de mes collègues et d'entraînement de compétition, dire « Non, je rajoute encore une année » . Moi, je n'ai pas eu besoin de ça.
- Speaker #1
Et justement, tu l'as très justement dit, donc tu avais besoin de savoir à quel moment ce serait ta dernière saison. Qu'est-ce que ça fait de se dire… que c'est la dernière fois entre guillemets que tu veux aller dans un endroit en tant qu'athlète ?
- Speaker #2
C'est toujours spécial parce que chaque lieu, chaque stade, il y a des souvenirs et il y a des événements qui se sont passés. Alors à certains endroits ça nous tient plus à cœur que d'autres. Par exemple l'Afrique du Sud, je me suis entraînée depuis 2009, j'allais là-bas deux à trois fois par année. toujours dans la même famille, etc. Donc c'était un peu ma deuxième famille. Pour moi, c'était important de pouvoir leur dire au revoir, ce que je n'ai jamais pu faire vu qu'il y a eu le Covid entre deux et que je ne suis pas vraiment retournée. Mais oui, d'avoir ces moments, puis en fait de prendre conscience que c'est la fin et puis qu'en fait tout ce qui est en train de se passer, toutes les émotions qu'on est en train de vivre là, elles ne vont jamais revenir. Et pour moi, c'était toujours important et je pense que ça m'a... Ça m'a aidée, en fait, dans la transition, dans l'après-carrière, parce qu'en fait, je partais en paix.
- Speaker #1
Et au niveau de la préparation, quand tu te dis que c'est ta dernière saison, est-ce que tu arrives quand même à rassembler encore ton énergie pour te dire « je vais tout donner » ou t'es déjà un peu, comme tu disais, plus vraiment là ?
- Speaker #2
Ah non, non, non, tu es au taquet. C'était marrant parce qu'en fait, à la fin de la dernière saison, il y a quand même des... des étapes, la dernière muscu, le dernier entraînement lactique, le dernier échauffement, etc. Autant il y a des choses qui manquent et qu'on adore, mais par exemple, le dernier entraînement lactique, c'est vraiment très douloureux et ça fait très mal et on n'aime pas du tout ça. C'est monstre cool de pouvoir se dire que c'est le dernier, c'est fini. Donc non, c'est cool et je pense que le fait de savoir que c'est la dernière saison, ça m'aide quelque chose de particulier dans tout ce qu'on entreprend.
- Speaker #1
Et toi, tu t'es préparée mentalement, tu savais que c'était ta dernière saison, mais est-ce qu'en tant qu'athlète d'élite, on vous prépare justement à cette après carrière en vous disant par exemple : "Fais un apprentissage, quand tu auras terminé ta carrière, le succès ne sera plus là donc il va falloir que tu gagnes ta vie." ?
- Speaker #2
Non malheureusement pas. trop. Après, je pense que c'est aussi un tout petit peu la faute de l'athlète peut-être parce qu'on a vraiment la tête dans le guidon et on se dit « j'aurai le temps, je verrai ça plus tard » . Ce n'est pas vraiment bien suivi, bien préparé. Et en fait, c'est assez dur parce qu'en fait, le jour où on arrête, du jour au lendemain, on n'est plus personne entre guillemets. Ma fédération suisse, elle ne m'a pas vraiment demandé après trois mois. « Oh, by the way, comment tu vas ? » etc. Je n'attendais pas ça d'eux du tout. Ce n'est aucun reproche. Mais en fait aussi, du jour au lendemain, on n'a plus de sponsors. et on n'a plus d'entrée d'argent. Donc ça peut être très difficile, et je comprends en fait que beaucoup d'athlètes partent dans des burn-out.
- Speaker #1
Et toi comment est ce que tu as géré justement cette après carrière ?
- Speaker #2
J'ai vraiment profité du fait que je savais que j'avais deux ans devant moi pour préparer cette transition. Et puis j'ai aussi un petit peu essayé de comprendre ce que j'aimais, dans quelle direction je voulais partir, j'ai entrepris les premières discussions avec Voilà, les personnes avec qui j'avais envie de travailler. Et puis, j'avais aussi un projet avec ma sœur qui nous trottait dans la tête depuis un petit moment qu'on n'avait jamais mis sur pied parce que moi, je n'avais pas le temps et puis ce n'était pas ma priorité. Puis en fait, avec le temps et plus on se rapproche de l'après-carrière, en fait, il y a des choses qui se mettent en place. Et puis voilà, même si on prépare au mieux, après, il y a toujours des petits imprévus et puis des... des opportunités qui parfois se présentent au dernier moment et puis on les prend.
- Speaker #1
Quand tu parlais de la partie après carrière, ça me fait penser à une des informations qu'on voit sur ton site internet où tu es présidente d'European Athletics, c'est ça ?
- Speaker #2
De la commission des athlètes de l'European Athletics.
- Speaker #1
Exactement, tu es présidente de la commission des athlètes de l'European Athletics. Et dans ce rôle-là, est-ce que tu penses que justement tu peux contribuer à éveiller les sensibilités des athlètes en leur disant « gaffez-vous » . Une fois que la lumière est éteinte, si vous n'avez pas préparé le terrain, il ne reste rien.
- Speaker #2
Oui, c'est une de notre mission. Après, c'est un rôle qui n'est pas facile parce que c'est premièrement du bénévolat et il faut trouver le temps et l'énergie pour faire ça. Et en fait on a aussi d'autres priorités en tant que commission des athlètes. Mais oui, c'est une des choses qu'on discute beaucoup. Je suis aussi membre de la commission des athlètes de World Athletics. Là, il y a peut-être aussi un petit peu plus de moyens et plus de gens impliqués. Et puis on essaye de sensibiliser à plein de thématiques pour les athlètes et essayer de faire évoluer ce monde-là forcément.
- Speaker #1
Et maintenant que tu as ce rôle-là, j'ai vu qu'il y a quelques mois, tu étais à Paris. à l'occasion des Jeux Olympiques 2024, donc premier Jeux Olympique auquel tu ne participes pas. Tu es dans les coulisses. Alors j'imagine que tu as pu manger un peu plus de pasta que par les autres éditions. Mais qu'est-ce que ça fait d'être de l'autre côté ?
- Speaker #2
C'est spécial. Ce n'était pas mes premiers grands championnats de l'autre côté, mais c'est vrai que c'est spécial. Ça nous permet quand même de garder un pied dans ce monde-là, d'être quand même en contact avec, pour moi, avec European Athletics et World Athletics d'être en contact avec les athlètes, ce qui est très important. Mais oui, de rester dans ce milieu et de vibrer quand même différemment, d'avoir accès aux Jeux olympiques gratuitement, c'est assez cool aussi, en toute honnêteté. Mais c'est vrai que c'est chouette. Beaucoup de gens me demandent « Est-ce que ça te manque ? » Et puis en fait non, ça ne me manque pas du tout. Ça me fait plaisir de voir les Suisses… briller ou bien mes anciennes collègues d'entraînement décrocher les médailles, c'est assez chouette.
- Speaker #1
Tu as esquissé un peu justement le projet avec ta sœur dont j'aimerais bien que tu nous parles mais t'as vie et les rythmes par quoi actuellement ?
- Speaker #2
Par plein de choses et je pense que ça ne va jamais trop changer. J'aime bien avoir différentes casquettes et puis faire plein de choses. Mon activité principale, j'ai rejoint Fribourg et TeamMate, l'entreprise de Zeki Ayan. Je suis responsable d'organiser le Fribourg TrackLab qu'on a eu cette année en 1er septembre au Stade Saint-Léonard. Là on amène justement un nouveau meeting d'athlétisme innovant où on vient tester des nouveaux formats de compétition. Donc ça c'est une des grandes parties de mon emploi du temps. Et puis ensuite comme experte à la RTS plein de casquettes de bénévolat. Je suis donc passablement d'associations comitées sur le canton de Vaud. Et puis, le projet avec ma sœur qui s'appelle Smooth, qui nous prend un petit 20% et qu'on essaye de faire grandir.
- Speaker #1
Alors, on va décortiquer un peu chacune de ces casquettes-là, sauf celle de l'RTS, ce qui est totalement évident pour tout le monde, ce que tu fais chez eux. Parle-nous un peu de ce TrackLab.
- Speaker #2
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Ça consiste en quoi ?
- Speaker #2
Alors, TrackLab, c'est une compétition d'athlétisme, donc un meeting d'athlétisme sportif international et notre vision, notre focus c'est l'innovation. Donc on a une compétition par équipe, ce qui ne se fait pas du tout dans le monde de l'athlétisme. On choisit des capitaines, on a six équipes, on choisit des capitaines et le soir avant on forme ces équipes et le classement est fait en fonction du résultat et non pas de la performance. Et il y a l'aspect innovant aussi dans les disciplines individuelles qu'on choisit. Donc, on a huit disciplines qui sont présentées. Et puis, dans chacune d'entre elles, on vient bousculer les codes de l'athlétisme avec des idées un peu nouvelles. Certaines sont nos idées à nous, organisateurs, et certaines idées viennent de la Fédération internationale World Athletics, avec qui on travaille vraiment main dans la main actuellement. qui eux doivent aussi venir innover dans leur sport parce qu'on remarque que notre sport doit évoluer, parce que le consommateur apprécie différemment le sport, elle consomme différemment. Donc ensemble on vient tester des nouvelles choses, on regarde ce qui fonctionne ou pas et puis voilà. Et la force de Fribourg TrackLab c'est qu'en fait on est capable d'offrir une plateforme internationale les meilleurs athlètes du monde qui viennent à Fribourg. Et ça ne va que grandir. Donc, c'est vraiment une chouette compétition et un beau projet.
- Speaker #1
Tu aurais vu, tu aurais aimé, du temps de ta carrière, justement, avoir davantage d'ouverture ? Parce que j'imagine que les codes du 200 mètres, du 400 mètres, du 400 mètres, c'est extrêmement rigide. On parlait tout à l'heure de règlement et d'interprétation. Donc, est-ce que tu aurais aimé, de ton temps, justement, avoir davantage de variations ou de... plus de challenge d'équipe ?
- Speaker #2
Oui, je pense que la compétition par équipe, c'est quelque chose qui m'a manqué. Alors elle existe d'un point de vue national. Il y a la Coupe d'Europe par équipe qui est toujours une compétition assez chouette parce qu'effectivement, on concourt pour... Ah oui, la performance est importante, mais on concourt pour la Suisse. Donc moi, j'aurais adoré participer au track là, mais si je n'avais pas adoré ça, on ne serait pas en train de le faire forcément. Mais oui, et puis je trouve que c'est aussi pour les athlètes chouette de pouvoir faire partie d'un laboratoire et puis de pouvoir donner leur avis sur « Ah ben ça, c'était une bonne innovation. Peut-être qu'on pourrait faire un peu plus comme ça, etc. » Et c'est ce qu'on essaye de faire, c'est d'impliquer les athlètes le plus possible dans cette évolution.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qu'ils ont en pensé justement, les petits jeunes, de ces nouveautés ?
- Speaker #2
Alors, ils ne sont pas tous jeunes. On a eu des champions olympiques, des médailles olympiques. Donc vraiment des très, très bons athlètes. Ils ont beaucoup aimé l'aspect par équipe. C'était vraiment quelque chose de vraiment apprécié. Et puis, ils ont aimé aussi de pouvoir être challengés sur des nouvelles idées. Certains sont plus... On ne va pas se mentir. Certains sont plus communicants que d'autres et on peut plus travailler avec nous. Mais de manière générale, c'était très positif.
- Speaker #1
Et... J'ai l'habitude de le dire, et je le répète encore, Fribourg est une des plus belles villes du monde. Qu'ont-ils pensé de cette idée d'organiser ça à Fribourg ? T'imagines, vous avez réussi à mettre Fribourg sur la carte pour un max de monde.
- Speaker #2
C'est une énorme fierté qu'on a. Fribourg est connu mondialement maintenant, en tout cas dans le monde de l'athlétisme. Les gens savent où est Fribourg et ont entendu parler de Fribourg. Il y a eu énormément de curiosité aussi autour de cette plateforme qu'on a mise sur place. La Suisse en athlétisme est connue pour Lausanne et pour Zurich, et maintenant Fribourg est aussi sur la carte. Les athlètes ont adoré, ils ont trouvé le stade magnifique, la ville magnifique, la magnifique cathédrale.
- Speaker #0
Puis c'était super.
- Speaker #1
Donc, on se réjouit de la deuxième édition.
- Speaker #0
Moi aussi.
- Speaker #1
Tu m'as parlé du projet Smooth avec ta soeur. J'ai passé un peu de temps à écouter les épisodes de podcast. Alors, je me dis forcément que... À chaque fois que j'écoute un épisode de podcast de gens qui ont plus d'expérience que moi, je ne me dis jamais que je vais me lancer dans le coaching parce que je n'ai aucune chance. Vous avez la chance d'avoir été olympienne, vous avez l'expérience. C'est quoi ce projet ? Qu'est-ce que vous cherchez à apporter justement avec ce coaching podcast ?
- Speaker #0
Alors, Smooth, c'est... Pas que du podcast, c'est plein de choses. Et en fait, la réflexion qu'on a eue derrière Smooth avec ma grande sœur Hélène, c'est qu'en fait, on s'est rendu compte après nos carrières que quand on rentre dans une vie, la vie normale, moi, je n'aime pas utiliser ce mot-là, mais c'est la façon la plus facile d'expliquer.
- Speaker #1
J'adore ma vie normale.
- Speaker #0
Oui, mais on adore aussi, mais la vie normale, on n'avait pas forcément une vie très standard avant. En fait, on se rend compte qu'on n'a pas le temps de faire du sport. Et puis, tout d'un coup, le sport passe en priorité numéro 14. Moi, après ma carrière, Ellen aussi, on a travaillé directement. Ellen est maman de deux enfants maintenant en bas âge. Donc, le temps nous manque. Et c'est comme ça qu'est né ce mot où on s'est dit, mais en fait, même avec 30, 40 minutes à disposition, on peut faire du sport et on peut se faire... du bien pour la tête, pour le corps, etc. Donc, nous, on est capables de trouver, en fait, les ressources pour bouger de manière simple et efficace, et efficiente. Donc, partageons-la, en fait, avec les gens. Et c'est comme ça qu'Ennismove, en fait, on propose une plateforme où les gens peuvent faire du body workout à la maison avec des hits. Et ça ne dure jamais plus que 30, 40 minutes. et aussi cette... touche première qu'est la course à pied où on emmène les gens avec nous sur un entraînement d'intervalle training qui est hyper efficace pour progresser en course à pied et qui est souvent laissé de côté parce que les gens ne savent pas comment faire ou ne savent pas par où commencer. Et puis nous, en fait, on enregistre des podcasts et on accompagne le coureur sur la séance de... d'intervalle training où les dix premières minutes d'échauffement, on papote, on raconte un peu des anecdotes ou alors on a des thématiques qu'on approche et puis ensuite, on lance l'intervalle training en ayant l'idée, le vœu que certaines personnes n'y vont même sans la montre parce que c'est nous qui leur disons quand courir, quand marcher, quand courir, etc. Tout en donnant des aspects techniques. Mais juste en parlant, en fait, regarde loin devant toi, lève un petit peu plus les genoux. Et en fait, en répétant ça et en l'entendant, on corrige sa technique de course et c'est bénéfique pour tout le monde. Donc, voilà, c'était très long, mais en gros, c'est ça, ça se mouve et on veut juste faire bouger les gens et rendre l'activité physique accessible à tout le monde. Et il faut prendre conscience qu'en fait, même avec 40 minutes, c'est mieux de faire quelque chose que de rien.
- Speaker #1
Je rejoins totalement cette analyse. Je fais partie du public cible avec les enfants en bas âge qui n'ont pas de temps pour faire le sport. C'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles j'ai créé mon propre podcast, pour partir à la rencontre d'experts qui savent. Qui savent qu'est-ce qu'il faut faire, comment le faire, et puis avoir ces différentes approches-là. Est-ce que vous proposez aussi des entraînements présentiels ou c'est vraiment par voix interposée que vous exprimez à vos auditeurs ?
- Speaker #0
Non, alors c'est principalement par voie interposée. Après, on fait deux, trois fois des événements en présentiel où on propose des week-ends. Des fois, on a des collaborations aussi avec des courses à pied. On a eu une collaboration avec une course à pied à Lausanne où, dans le cadre de ce partenariat, on a eu des entraînements en présentiel. On va aussi dans les entreprises, sur les pauses de midi par exemple, et puis là on offre des... une séance d'intervalle et là du coup on rencontre les gens. Mais c'est principalement sur notre site en fait pour le client, beaucoup par voie orale, mais aussi parce que si on est dans cette optique d'avoir très peu de temps, le but c'est aussi de pouvoir le faire un peu quand on veut, quand on peut. Mais après il y a aussi des vidéos qui accompagnent, si on prend le pack course à pied, on a des vidéos explicatives où on a spécifiquement sur comment préparer un intervalle, des exercices spécifiques où là en fait on nous voit mais... Ce n'est pas du présentiel en physique.
- Speaker #1
Et en tant que championne d'Europe, alors tu sais ce que c'est de gagner, tu sais ce que c'est d'être la meilleure et la première. Donc, tu as goûté à ce sentiment-là. Maintenant, tu te lances dans un nouveau business. Tu arrives dans un milieu, alors tout le monde dit que c'est toujours saturé, mais pour une raison obscure, il y a toujours quand même quelqu'un qui arrive à arriver et puis à faire le game changer et à passer devant. Donc, qu'est-ce que ça fait justement d'être entre guillemets en bas ? devoir faire sa place avec ton projet et devoir convaincre les gens avant justement d'aller au top ?
- Speaker #0
Je pense que le processus est le même que quand j'étais athlète. J'ai aussi commencé tout en bas de l'échelle quand j'étais jeune et puis on gravit les échelons. Et le projet SMOO avec ma sœur, pour l'instant, c'est un à côté en train de réfléchir justement comment est-ce qu'on peut essayer de le rendre un peu plus grand et que ça nous... Salut ! nous apporte plus d'opportunités aussi. Après, voilà, c'est toujours cette balance à trouver. Mais je pense qu'une de nos forces avec Ellen, c'est notre authenticité. Et puis, on sait ce qu'on est d'accord de faire et ce qu'on est d'accord de proposer. On sait ce qu'on ne veut pas et dans quelle direction on ne veut pas aller. Et je pense que c'est notre force. Akron, elle est deux très, très nulles en... au niveau du marketing, parce qu'en fait, on a juste envie que les gens bougent. Donc, on est content quand ils bougent. Donc, il nous manque peut-être un petit peu cet aspect très business, mais ça s'apprend. C'est ça qui est cool.
- Speaker #1
Donc, comme c'est un fil conducteur, il y a toujours une certaine cohérence dans ce que tu dis, pièce par pièce du puzzle, construire le chemin vers le succès.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est qu'il faut y aller pas à pas. Et puis... Et puis après, ça dépend aussi un peu de son rythme de vie, de ce qui se passe dans nos quotidiens, tant chez Ellen, tant chez moi. Les choses font qu'avant, on avait peut-être moins de temps. Maintenant, on en a peut-être un petit peu plus. Et puis aussi, même dans une année, en été, avec nos autres mandats, on n'arrive pas à mettre trop d'énergie dans ce mouvement. Mais c'est OK, en fait. Et puis, on fait ça un peu plus tard. Donc, on avance et puis on n'est pas... bornés, donc on est ouvert d'esprit et on essaye d'évoluer, de répondre à la demande en fait.
- Speaker #1
C'est juste magnifique, en tout cas je me réjouis de refaire le point dans quelques temps, je te regarde une suite, histoire de voir à quel point le puzzle se sera agrandi et de voir quels seront les projets qui te motiveront et qui te stimuleront. Merci beaucoup Léa d'être venue.
- Speaker #0
Avec plaisir, merci à toi.
- Speaker #1
C'était vraiment chouette cette discussion et puis je te souhaite une très belle soirée.
- Speaker #0
Merci toi aussi.
- Speaker #1
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