- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver pour le dernier épisode de Coureurs du Dimanche de 2024. Il n'y a rien de tel qu'un thé à la menthe pour solidifier et poser les bases d'une amitié saine. C'est par ces mots que commence l'histoire de Grégoire, Damien et Christophe, trois amis que l'amour du sport a réuni. Dans cet épisode, on remonte le fil de leur rencontre, des courses partagées aux défis les plus fous, en passant par la création d'une équipe improbable, la Pink Sox Street Team. On parlera d'Ironman, de préparation physique et mentale, et de cette fameuse grotte dans laquelle ils puisent la force de se dépasser. Installez-vous confortablement, je vous emmène courir avec eux. C'est parti ! Le dimanche, jour de repos ? Pas pour tout le monde. Ils jonglent entre le boulot, les enfants, les amis, et les kilomètres. Bienvenue dans Coureurs du Dimanche, le podcast qui célèbre les héros ordinaires de la course à pied. Chaque mois, un invité, une histoire, une source d'inspiration pour vos sorties longues. Alors, lassez vos baskets, montez le son et préparez-vous à courir avec nous. Pour les gens qui ne vous connaissent pas, est-ce que vous pourriez nous dire qui vous êtes et d'où vous venez ?
- Speaker #1
Ok, très bien. Donc, salut Hugo, merci de nous accueillir dans ton podcast. Moi, c'est Grégoire, je viens du canton de Neuchâtel, j'ai grandi au Locle et j'ai ensuite emménagé dans le canton de Fribourg en 2017, suite à l'occasion de racheter la maison de mes grands-parents. Voilà, c'est tout.
- Speaker #0
Bienvenue.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Damien.
- Speaker #2
Salut Hugo. Alors moi, je m'appelle Damien. Je suis originaire aussi du canton de Fribourg. J'ai fait une petite excursion, une petite infidélité à la Suisse dans ma petite enfance. J'ai été vivre pendant cinq ans en Afrique jusqu'à l'âge de sept ans. Et puis suite à ça, je suis revenu. J'ai vécu dans la région du Giblou. Et puis aujourd'hui, je suis à Ausha, papa de trois enfants. Et je suis... Géologue de métier.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #3
Ben, Christophe. J'ai passé toute ma vie un peu dans le canton de Fribourg. Maintenant, j'ai la joie d'habiter à Bulles, une jolie ville chouette et dynamique. Et puis, quoi te dire sur moi ? Crape à 8h, nouvellement triathlète. Et puis toujours à la recherche de gens cools avec qui partager de bons souvenirs.
- Speaker #0
La transition.
- Speaker #3
Des heures de souvenirs.
- Speaker #0
La transition est toute prouvée d'ailleurs. Un châtelois, un africain exilé, un giblousien. Messieurs, vous avez réussi à vous rencontrer, bravo. La genèse de votre rencontre, si on se resitue, ça a commencé comment ?
- Speaker #1
Alors, ça a commencé disons en deux parties. Peut-être moi j'ai rencontré Christophe en allant courir avec David Girardet. Ces fameux entraînements du lundi et du jeudi. Et puis Damien... on s'est rencontré via astrava et des segments qu'on allait s'auto piquer mutuellement à coup de je t'ai pris ta couronne et il me la reprenait derrière on a Ausha un peu comme ça puis notre vraie rencontre les trois c'est une étape du groupe et tour à tréveau où on s'est croisés au départ on a couru ensemble puis on a bu un thé à la menthe après
- Speaker #0
Il n'y a rien de tel qu'un thé à la mangue pour solidifier et poser les bases d'une amitié saine. Ça, c'est clair et net. C'est qui qui a gagné cette étape ?
- Speaker #1
Christophe, évidemment.
- Speaker #3
Non, mais pas au scratch. Non, mais entre nous.
- Speaker #0
C'est ça qui est important. C'est d'abord qui a gagné l'étape inaugurale.
- Speaker #2
Non, mais c'était vraiment une très jolie première course. Moi, pour l'anecdote, j'avais essayé de partir... dans les pattes de Christophe. Une erreur que je n'ai plus jamais commise parce qu'après le premier kilomètre, Christophe a poussé un immense cri de joie. Il est arrivé en haut d'une montée et il a fait Wouhou ! Et moi, à ce moment-là, j'ai complètement explosé. Alors que lui, il prenait son pied. Moi, j'avais complètement atteint mes limites. Je n'ai plus jamais revu Christophe. Et un peu plus tard dans la course, c'est Grégoire qui me dépassait dans la montée et voilà, il est arrivé devant moi.
- Speaker #1
C'est bien la seule course où je suis arrivé devant toi.
- Speaker #2
C'est ce jour-là. Après la course, on s'est juste fait un décrassage ensemble et puis on a un tout petit peu parlé de notre sensation et puis on s'est tout de suite dit là, les gars, je pense que nous trois, on va bien s'entendre. Parce qu'on s'est tout de suite senti un peu aligné sur le délire de la course à pied et sur ce qu'on avait envie d'y trouver.
- Speaker #0
Ok. Et entre le moment où vous sentez que le courant passe entre vous, et aujourd'hui en plus on a la chance d'avoir la vidéo, donc on voit que vous avez les trois le même t-shirt avec le badge Pink Sox dessus. Racontez-nous un peu la chronologie des événements.
- Speaker #1
En fait, on s'est rencontrés en courant, et puis moi j'avais des velléités de triathlon, et puis on a commencé à aller rouler un peu avec David et avec Christophe. À cette époque-là, Damien n'était pas dans le délire triathlon, il se concentrait plutôt sur des belles prépas marathon. Et puis, ensuite est arrivée l'histoire des chaussettes roses. Moi, je m'amusais à m'acheter des chaussettes fluo, je trouvais ça rigolo et stylé. Et puis un jour, Christophe m'a dit Je me réjouis d'aller rouler avec toi Greg, comme ça je vais pouvoir mater tes chaussettes. Parce qu'à l'époque, Christophe était un petit cran en dessous en vélo, et du coup, il était souvent derrière. Et puis évidemment je lui ai offert une paire de chaussettes roses derrière et puis ensuite une paire a suivi pour Damien et puis c'est parti d'un délire en fait. On s'est retrouvé autour de cet élément fluo stupide entre guillemets puis on s'est rendu compte qu'on partageait plein de valeurs ensemble véhiculées par le sport. Et puis l'année passée on a créé cette petite page Instagram la Pink Sock Street Team et puis on a fait nos logos. C'est de la déconne, mais c'est parce qu'on se retrouve autour de certaines valeurs. Je crois que Damien, il a bien envie de résumer ses valeurs. Je ne sais pas si on est paré pour ça.
- Speaker #0
Damien, sur le grill, les valeurs des Beansocks.
- Speaker #2
C'est difficile de parler, de les lister comme ça, mais je crois qu'il y a un peu un état d'esprit. On sait que la course à pied, c'est un moment de partage. C'est un sport individuel, mais tous ceux qui ont pratiqué la course à pied se sont quand même rendus compte que ça fait plaisir de partager ça avec d'autres. Et nous, on partage bien sûr des joggings sympathiques de Blabla Run, mais on partage aussi un certain esprit de compétition. On est quand même là pour atteindre le maximum de nous-mêmes. Et puis parfois, c'est quand même... aller chercher assez loin au fond de soi-même dans une forme de douleur qu'on connaît. Et en fait, de pouvoir partager ça avec d'autres personnes qui vivent un petit peu ces expériences un peu introspectives. Et puis de pouvoir dire, mais toi, t'as eu mal, mais t'as eu mal comment ? Toi, t'es allé jusqu'où là ? Et puis de voir qu'il y a d'autres personnes qui sont un peu sur le même chemin. Là, c'est quelque chose qui nous a, je pense, aidé à nous surpasser en tant que sportifs. Et puis après, il y a la convivialité, le partage simple aussi, d'aller chercher ses propres limites, mais ensemble. Et puis c'est ça, je pense, qui fait partie du principe. On se dit aussi, on ne se prend pas au sérieux, parce que nous, notre idée, on sait très bien qu'on ne sera jamais des sportifs d'élite, on ne va jamais viser des top, top niveaux, même si on se débrouille bien pour des amateurs. L'idée, c'est d'aller chercher ensemble cette convivialité du sport.
- Speaker #0
On va rentrer dans la partie un peu plus technique de la discussion. Comment est-ce que vous arrivez à caser les entraînements dans vos emplois du temps bien chargés ? Alors, je ne vais pas dire que pour Christophe, c'est plus facile. Mais d'ailleurs, je pense que pour nous mettre en apathie, Christophe, tu vas pouvoir nous dire comment est-ce que tu gères l'organisation des entraînements dans ton quotidien d'employé à 100% qui se balade toute la journée. Ça, c'est une contrainte supplémentaire d'ailleurs.
- Speaker #3
Oui, alors moi, ma contrainte, c'est d'être beaucoup en déplacement. Je n'ai pas cette contrainte qu'ont mes deux amis d'avoir. Enfin contrainte, plaisir ! Attention ! Non, plaisir d'avoir une vie de famille avec enfants et tout. Moi ma contrainte elle est essentiellement dans le fait que j'ai un travail de représentant, je suis beaucoup en déplacement. Donc en fait, pour moi c'est relativement simple, c'est-à-dire je dois caser mes entraînements soit tout le matin, soit tard le soir, ou alors dans une pause de midi selon où je me déplace. Mais ce qui est une bonne chose parce que je me retrouve à faire du sport à Lausanne, à Genève, un peu partout.
- Speaker #0
Tu traverses la Suisse. Je connais des gens qui l'ont fait en 26 jours. Je te le présenterai. Et vous, messieurs, vous avez une organisation un peu plus industrielle, SARL, voire SA. Comment est-ce que vous arrivez à caser un entraînement dans vos emplois du temps ?
- Speaker #1
Une très bonne planification à l'avance et de la discipline. C'est à mon avis les maîtres mots parce que quand on va chercher des prépas triathlon qui montent à 12 entraînements par semaine pour un total de 15 à 18 heures, il n'y a pas de place à la niaiserie. Et puis c'est vraiment ça, préparer les affaires la veille pour les entraînements du matin. Tout avoir planifié et puis jamais se laisser l'opportunité de se dire je referai ça à un autre moment parce que le slot il est là puis après il n'est plus là. Donc vraiment juste organisation et puis discipline.
- Speaker #0
Donc Damien, toi tu es à fond dans le triathlon aussi maintenant, donc j'imagine que tu es soumis également à ces mêmes contraintes organisationnelles ?
- Speaker #2
Alors absolument, j'y suis malheureusement plus directement confronté en ce moment parce que le triathlon je l'ai mis un tout petit peu de côté. suite à l'accomplissement de cet Ironman qu'on a eu au mois de juillet. Mais effectivement, j'ai connu exactement les mêmes contraintes. Ce que je voulais rajouter un petit peu, je pense que ça peut être aussi un type utile pour n'importe quel pratiquant de la course à pied qui cherche à s'organiser et qui cherche à progresser. Souvent, ce qui prend beaucoup d'énergie, c'est la fatigue décisionnelle. On parle souvent de ça, c'est-à-dire est-ce que j'aimerais bien entraîner trois fois par semaine, mais j'en reste là. Par contre, il faut passer à l'étape supérieure, puis dire j'aimerais bien m'entraîner trois fois par semaine, mais quand est-ce que je vais le faire ? Je vais le faire le mardi à 18h, je vais le faire, etc. Et le fait de prendre la décision une seule fois pour le reste des six prochains mois, par exemple, ça simplifie énormément l'organisation. et ça simplifie énormément aussi l'organisation familiale. Quand il y a des discussions à avoir, moi j'ai souvent eu le cas où je me suis assis un seul soir avec ma conjointe et puis on s'est dit voilà, maintenant je veux préparer cet Ironman pendant six mois, je dois m'entraîner trois fois dans chaque sport dans la semaine, quand est-ce que je le fais ? Et puis j'ai placé un moment pour chaque sport et chaque entraînement dans ma journée et puis on s'est mis d'accord, il y a des moments pour la famille, il y a des moments... où c'est consacré à ce type d'entraînement, etc. Et le choix, il est fait en une soirée, et il est valable pour le reste du temps. Il n'y a plus de chamaille. Après, il y a toujours des imprévus, mais le fait de faire une fois la décision pour tout le reste, et puis de s'y tenir, alors ça c'est clair, ça demande la discipline après. Il faut être conséquent. C'est que comme ça, je pense qu'on peut vraiment progresser, mais ça c'est quelque chose... J'ai entendu dans un podcast. Et puis, si je peux leur transmettre, c'est vraiment, je pense, très utile de s'asseoir une fois et une bonne fois pour toutes de fixer les slots.
- Speaker #0
Ça, c'est clair. Et c'est qui qui s'occupe de vos plans d'entraînement ? Parce que vous avez trois parcours de vie différents. Vous êtes les deux des papas, mais vous ne faites pas les mêmes sports. Vous êtes constamment en déplacement. C'est quoi le noyau de votre entraînement en commun ? S'il y en a un où chacun fait comme il veut et puis vous... vous rejoignez quand il y a une compétition ?
- Speaker #3
Alors, je peux parler pour moi. Moi, la pratique du sport, ça a toujours été avant tout un plaisir. Et ce qui me motive à faire du sport, c'est aussi avant tout le partage. Donc, jusqu'à maintenant, je me suis rarement astreint à un plan d'entraînement. J'ai toujours essayé de ressentir vraiment au feeling ce dont mon corps avait besoin. Et puis... Je profite toujours de me greffer sur les entraînements d'autres personnes, de faire des trucs avec d'autres personnes. Il se trouve que l'année passée, non, c'est pas vrai, début d'année, j'ai fait la première expérience, faire deux mois avec un plan d'entraînement. Ça a assez bien marché. Et c'est une expérience que je vais répéter l'année prochaine. Je vais prendre un coach six mois pour mon prochain objectif. Mais ouais, c'est quelque chose de totalement nouveau.
- Speaker #0
Et vous,
- Speaker #3
messieurs ?
- Speaker #1
Alors moi, je vais dire que je suis un hybride entre Christophe et Damien, donc vous verrez ce que Damien dira après. Mais j'ai une grande part justement aussi de plaisir et de feeling, et puis au bout d'un moment, je suis arrivé aussi un peu confronté au fait que je n'ai pas une grande science de l'entraînement pour la spécificité, savoir quand mettre quelle séance, quel bloc d'intensité, etc. Et pour ça, je me suis greffé sur les plans de Damien. Je vais pomper ses plombs.
- Speaker #0
C'est avoué, maintenant tu te sens mieux. Absolument,
- Speaker #3
tout va bien maintenant.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #0
toi, la source des plans d'entraînement agrégoires.
- Speaker #2
Oui, alors c'est vrai que moi, assez rapidement, à la suite, je crois, la première fois que j'ai couru le Grand Prix de Berne, il y avait cette application René Coach, une application suisse qui m'a proposé une action. Et puis, je me suis dit, tiens, ça pourrait être sympa pour préparer mon marathon, de structurer mon plan. Et puis, je suis parti avec ça. Suite à ça, j'ai toujours enchaîné avec des plans issus d'Internet qui étaient au départ bon marché. Plus tard, j'ai quand même par moment investi un peu d'argent dans ces plans payants sur la plateforme TrainingPix, notamment avec des plans qui étaient aussi axés pour le triathlon. Ça me permettait quand même de comprendre mieux ce que je faisais et de m'assurer que c'est du sens. Et puis de me dire que si j'investissais autant d'heures, j'avais envie que ce soit quand même dans un contexte réfléchi, où il y ait quelqu'un qui réfléchit à une structure qui me fasse progresser. Donc ça, ça m'a toujours motivé. Et puis ça me motive aussi d'aller à l'entraînement quand je sais qu'il est dans un plan. Ça me motive de me dire, aujourd'hui j'ai cette session, et puis quoi qu'il arrive, elle va être faite. Donc ça, c'est quelque chose qui me motive bien. Et maintenant, je suis passé à une étape supérieure. Donc j'ai aussi maintenant un coach qui me prépare des plans d'entraînement. Et puis la motivation, pour moi, elle est encore décuplée. Parce que là, il y a en plus une interaction directe sur les séances. Et puis une adaptation du type d'entraînement par rapport à d'éventuels points faibles. Et puis voilà. Il a encore une motivation supplémentaire à réaliser les entraînements. Je dirais que je garde quand même le plaisir, c'est clair. Il est clairement là. Mais pour moi, il va aussi de pair avec, c'est un peu mon côté ingénieur, avec une certaine structure et ça m'aide à aller de l'avant et probablement aussi à progresser. Je ne dis pas que Christophe ne progresse pas, parce qu'effectivement, lui, c'est un peu un diamant brut. Il a du talent. Et oui, non, mais c'est vrai que je crois qu'on a tous besoin de trouver du plaisir dans ce qu'on fait. Et c'est un des éléments essentiels. N'importe quel sportif aussi, au niveau de l'IRA, s'il y met du plaisir, il va obtenir des résultats.
- Speaker #0
Donc, on ressent ce point commun, ce dénominateur commun entre vous trois dans la notion de plaisir. Donc, une sortie, j'imagine que les sorties longues se prêtent assez facilement. Allez, sortie plaisir. Juste histoire de palper un peu le truc, c'est quoi le pace du plaisir quand vous êtes les trois ?
- Speaker #1
Sur une sortie longue à pied ? Ça varie entre... On a fait du 640 l'autre jour. Ah oui, il semble.
- Speaker #3
On a fait du 640, c'est vrai,
- Speaker #1
ouais. Je ne sais pas si c'était du plaisir. Je crois que si on se laisse aller et qu'on discute sans regarder la montre, on tourne aux alentours de 5 au kill.
- Speaker #0
Ah oui, ça va.
- Speaker #2
5, 5,30. Mais pour en revenir au dénominateur commun ou à l'entraînement en commun qu'on pourrait avoir, c'est vrai que là, on a chacun un petit peu notre propre organisation personnelle. Mais un truc qu'on aimait bien faire, c'était d'aller le dimanche courir un parcours de 22 km avec l'équipe de Trilogy. Et ça, c'était un moment, pendant quelques années, hyper sympathique, convivial, dimanche matin, de faire une sortie longue entre copains. Il y avait toujours aussi d'autres personnes qui se greffaient à cette sortie longue. Malheureusement, là, on n'a plus réussi à la replacer, mais on essaye aussi d'avoir deux, trois éléments rituels pour savoir.
- Speaker #0
Ce qui est un truc qui m'a toujours fasciné, en tout cas, je ne sais pas si c'est toujours le cas, tu me corrigeras si je me trompe, Christophe, c'est que À une époque, toi, le diamant brut, tu me disais que tu avais pour habitude de t'entraîner à 80% de tes capacités par rapport à tes sensations, pour notamment pas avoir besoin d'avoir recours à des massages, de l'ostéopathie, etc. Est-ce que déjà, première question, c'est toujours quelque chose d'actualité, ou sinon, par quoi est-ce que tu as remplacé ça au niveau de ta récupération ?
- Speaker #3
Ouais, je dirais que c'est toujours vrai. En fait, moi, je me suis toujours entraîné au feeling. J'essaye toujours de ressentir cette charge dont le corps a besoin, et cette charge dont il a besoin pour progresser. J'essaye de trouver cette ligne fine. Et c'est vrai, j'ai toujours, peut-être à tort, certainement à tort, j'ai toujours considéré que si t'avais vraiment besoin de massage, c'est que tu en faisais trop. Après, comme je l'ai dit, c'est certainement à tort. Tous les sportifs professionnels, les sportifs d'alliés qui ont besoin de massage font ça régulièrement. Mais pour moi, dans ma pratique... J'ai toujours essayé de sentir cette ligne.
- Speaker #0
Et comment, c'est quoi les signes qui t'indiqueraient justement que tu es plus fatigué ou qu'un entraînement n'était pas adapté ? Si tu peux donner justement quelques conseils à quelqu'un qui n'a pas de montre et qui va se lancer à courir dès qu'il entend.
- Speaker #3
Alors ce qui marche pour moi, très sincèrement, si j'ai envie de me mettre une mine, c'est que tout va bien. Et puis dès que je n'ai plus envie de m'entraîner, c'est que tout va mal.
- Speaker #0
C'est un bon indicateur, mais l'idée, c'est de trouver quand même quelque chose entre eux deux.
- Speaker #3
Ouais. Non, et puis dès que tu commences à avoir des petits bobos, des douleurs, il faut écouter son corps. Ça, c'est absolument central chez moi et je pense que ça devrait l'être chez la plupart des gens.
- Speaker #0
Et puis toi, Greg, avec des enfants, j'imagine que la partie récupération, des fois, elle est induite. Tu n'as pas le choix parce qu'il faut s'occuper des enfants. Alors, t'en cours, récupère le cerveau, pas forcément. Mais comment est-ce que tu as intégré la routine de la récupération avec la famille, peut-être ?
- Speaker #1
Oui, alors je ne crois pas que j'ai de routine de récup. En réalité, peut-être que je devrais ou j'aurais dû le faire. Je n'ai jamais vraiment consacré de temps à m'étirer ou à prendre un bain froid, etc. D'une part, à cause des contraintes temporelles qui faisaient que quand je m'entraînais vraiment beaucoup, avec la famille, comme tu le dis, c'est compliqué. Et puis j'essayais de faire cette transition auprès de la famille sans penser à moi encore plus que ce que je pensais déjà assez. Donc j'ai pas de routine de récup, je crois que je me suis fait masser une fois dans ma vie. De temps en temps j'ai le dos qui coince parce que ça va plus trop, puis là je vais chez l'ostéo. Et puis ils me sauvent la vie, c'est tout. Après j'ai quand même essayé, je touche du bois, je me suis très rarement blessé, même jamais blessé sérieusement. Mais quand il y a des douleurs trop importantes, j'essaye quand même de lever le pied, évidemment, pour calmer cette douleur. Et jusqu'à maintenant, ça a marché. Donc, j'espère que ça continuera.
- Speaker #0
Toi, Damien, au niveau récupération, tes enfants, je sais qu'ils sont un peu plus grands. Donc, en tout cas, dans ma projection de l'esprit, je m'imagine qu'ils te laissent davantage de temps pour que tu puisses faire du rouleau de massage. Mais comment ça se passe pour toi ?
- Speaker #2
Alors oui, ils sont peut-être plus grands. C'est quand même des enfants... assez vivant, on va le dire comme ça. Non, c'est vrai que le temps, il faut se le donner. Moi, je me fais régulièrement masser. J'ai inclus ça dans une forme de routine pour essayer d'éviter des petits pépins qui pourraient arriver. Je n'ai pas toujours des douleurs, mais c'est une sorte d'entretien. Après, je pense que la récupération, si on parle au sens plus large, je pense qu'elle fait partie d'une forme d'hygiène de vie. Ça veut dire, moi, quand j'ai commencé à courir, je l'ai fait, je pense aussi comme vous, mais avec passion. Et donc, j'ai commencé à consommer beaucoup d'informations, beaucoup de podcasts, beaucoup de vidéos. Et puis, finalement, au fil du temps, j'ai intégré plein de choses en lien avec les bonnes pratiques pour le sport et la récupération. Ça va par essayer de dormir comme il faut, l'alimentation. Il y a plein de choses qu'on peut mettre dans son corps. peuvent aider à moins se blesser et puis l'hydratation j'ai toujours une bouteille d'eau à côté de moi enfin tout plein de choses qui font que si on veut s'entraîner x heures par semaine si on prend ses bonnes habitudes on épargne on s'épargne aussi pas mal de bobos et on récupère mieux des entraînements si on fait on fait quelques jours ou quelques semaines d'affilée des choses pas comme on a l'habitude de les faire assez rapidement on se rend compte qu'il y a quelque chose qui va se dérégler et puis là on peut générer des blessures. Donc ça va un petit peu avec des bonnes habitudes à prendre et on essaie plutôt d'éviter l'arrivée des bobos si on veut continuer à faire du sport, parce qu'il n'y a rien de pire pour nous que d'être blessé et de ne plus pouvoir en faire. C'est une hantise, donc on met en place des choses pour continuer à pratiquer au niveau où on est capable de faire.
- Speaker #0
Cet épisode va sortir mi-décembre, donc le 15 décembre si je ne me trompe pas. Ce sera la fin de l'année. Quand on discutait avant de commencer l'enregistrement, vous disiez que votre année était gentiment terminée. Si on fait le bilan de vos accomplissements, des choses qui se sont bien passées, un peu moins bien passées en 2024, vous pointeriez quoi dans l'ordre ? Allez, commençons par les choses positives, Christophe.
- Speaker #3
Les choses positives ? Alors moi, franchement, les deux plus belles expériences, les deux plus beaux souvenirs que j'ai de cette année, c'est précisément des courses où je n'étais pas tout seul, c'est où j'étais paysseur. Franchement, c'est les deux courses où j'ai eu l'occasion d'aider un ami ou une amie pour atteindre un chrono sur une course. Et typiquement, la première, c'était la Kertzerslauf. Kertzerslauf, je me suis aligné sur cette course. Sans ambition, je la connaissais pas, j'allais en mode découverte. Et à l'échauffement, il se trouve que je trouve un ami qui me parle de ce chrono, ce gros chrono qui le faisait rêver et qui l'angoissait. Et puis je lui dis, écoute, on va le chercher ensemble. Go, motard ! C'était une expérience fantastique. On s'est mis dans le dur, on s'est tiré la bourre et puis on a été le chercher, ce chrono. Et puis à nouveau cette fin d'année dans le cadre de ma réhabilitation après ma blessure. Je ne voulais pas manquer Maura Fribourg, je tenais absolument à courir cette course. Et j'ai eu l'occasion d'accompagner une amie qui voulait passer la barre des 1,30. Donc je l'ai payé. Et on a réussi à atteindre ce chrono de 18 secondes. C'était bang on, quoi.
- Speaker #0
Suspense jusqu'au bout, c'est ça le plus important. C'est comme ça que c'est important.
- Speaker #3
Donc c'est clair, c'est elle qui a fait le travail. Moi, j'étais là juste pour l'accompagner, pour la pousser où il le fallait. Peut-être la freiner où elle poussait trop fort. Et garder un oeil sur le chrono. Expérience magnifique. Pouvoir voir les gens se mettre vraiment dans le mal. Pouvoir voir les gens différemment.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Et au niveau des moins bien ?
- Speaker #3
Des moins bien, genre contre-performance, on se souvient.
- Speaker #0
Le 2024, est-ce qu'il y en a eu ? Est-ce qu'il y a des choses qui, pour toi, sportivement, tu t'es dit Ouais, là, franchement, ce n'était pas ouf. Et puis, tu as envie de repartir sur 2025, encore le couteau.
- Speaker #3
Oui, on en parlait avant ce podcast, les 10 kilomètres de Payern. La grosse mine traditionnelle de début d'année, ouais. Cette année, je m'étais préparé comme un sauvage, et puis je suis parti beaucoup trop fort, comme beaucoup d'autres cours.
- Speaker #0
Comme un débutant, comme quoi ça arrive encore.
- Speaker #3
Comme un débutant, ouais, exactement.
- Speaker #0
C'est magnifique, comme quoi on en apprend toujours.
- Speaker #3
Ouais, donc du coup, une bonne leçon cette année, et puis on va repartir pour l'année prochaine.
- Speaker #0
L'hivernage est en cours. Et puis cette blessure, comment ça va ?
- Speaker #3
C'est bon. 100% ? Ah ouais, c'est bon, c'est passé. Nickel,
- Speaker #0
sans réserve. Damien ?
- Speaker #2
À 2024, il faut parler forcément du grand highlight de cette année parce que c'est un petit peu aussi la consécration de cette rencontre qu'on a eue à travers les Pink Sox. C'était de faire du triathlon. Ce n'était pas du tout un truc qui m'était passé par la tête avant. Donc souvent, quand on fait du triathlon, c'est parce qu'il y a quelqu'un qui te dit Eh tiens, tu ne voudrais pas faire du triathlon ? En l'occurrence, c'est Grégoire. Et puis cette idée saugrenue a été mise en action de façon vraiment correcte. Donc on a fait en 2023 un semi Ironman ensemble à Rapperswil. L'idée était de voir si ça me plaisait. Je crois que c'était assez clair qu'on allait partir pour la double distance. Et l'année 2024, c'était la préparation de l'Ironman de Thun. Malheureusement, Christophe a dû nous abandonner en chemin, mais il était là le jour J, ce qui était hyper chouette. En tout cas, c'était un support exceptionnel. Et puis, avec Grégoire, on s'est fait une préparation splendide. On a pu quand même faire deux, trois jolis sorties à vélo ensemble. Et puis, on est arrivé au bout de cette course. Pour moi, largement au-delà des attentes chronométriques. Au niveau des attentes émotionnelles, c'était complètement rempli. Donc, expérience fabuleuse. Après, voilà, je me suis fait un petit peu de la vie. Mora Fribourg, qui était aussi incroyable cette année. J'ai sorti un truc totalement inattendu. Donc, c'était encore plus beau comme ça. Et puis, sinon, on a toute une sorte de petit rituel avec plein de cours sympas. Un petit groupe étour par-ci. On a fait un triathlon où on est allé ensemble à Oberney, en Alsace. Ça c'était aussi très chouette parce qu'on a carrément pris nos valises, on est partis un week-end ensemble pour faire une sorte de semi-alimentation, de préparation. Et puis là on a passé aussi un chouette moment d'amitié. Si je devais ressortir un down...
- Speaker #0
Je ne sais pas. La première course d'année, je n'étais pas tout à fait satisfait de moi. C'était juste l'occasion de repartir. C'était la bonne résolution de la première année. La première de l'année en 2024, je trouvais bof. Mais hormis ça, plutôt content.
- Speaker #1
Ça va, c'était la première. Et toi, Guido ?
- Speaker #2
Je vais rejoindre ce qu'a dit Damien et ce qu'a dit Christophe. En fait, mes highlights 2024, je crois que je n'ai eu que des highlights. C'était une année incroyable. J'ai vécu déjà des super moments, ma femme s'est mise à courir l'année dernière, là je lui fais quelques plans d'entraînement, elle se donne à coeur joie là dedans, et puis je l'ai accompagné sur deux semi-marathons, le semi nocturne de Bienne, et puis là tout récemment le semi marathon de Frauenfeld, donc j'ai couru avec elle à côté pour la tirer en avant et puis qu'elle puisse aller chercher des jolis chronos, et ça c'était vraiment une expérience comme a dit Christophe, incroyable. C'est génial de partager ça en fait et de pouvoir accompagner des gens dans l'effort et dans cette recherche de la performance pour soi-même évidemment. Et puis après pour moi, 2024 c'était l'année, comme l'a dit Damien juste avant, de l'Ironman. Retour à l'Ironman, je l'avais déjà fait en 2022, plus ou moins tout seul. La préparation avec Christophe en 2022 déjà et puis il avait eu un ennui mécanique sur le parcours à vélo. Donc malheureusement, on n'avait pas pu vivre les émotions post-course ensemble. C'était dommage, mais tout le process était là. Et puis 2024, c'était peut-être même plus que la course, cette prépa incroyable de six mois qu'on a fait. Je pense qu'on s'est plus vu à des moments, on se voyait plus que ce qu'on voyait notre propre famille. C'était vraiment des entraînements incroyables. D'aller chercher dans cette fatigue et dans cette limite, d'aller chercher ces limites physiques et mentales, ça permet déjà de vivre des choses incroyables et puis d'apprendre à se connaître, à se découvrir aussi soi-même. Et puis après, rien que de penser à la journée de la course de l'Ironman, j'en ai les frissons. C'était dingue. Je me souviens, j'ai une vidéo en tête où j'arrive sur la ligne d'arrivée, il y a Damien qui a un air complètement bené sous une couverture de survie. Il était déjà arrivé depuis un petit moment, complètement éclaté, puis qui hurle, et puis Christophe qui nous filme et qui hurle aussi. C'est la transe, c'est génial, c'est vraiment incroyable.
- Speaker #0
C'est peut-être l'occasion de développer le concept de la grotte. C'est ça aussi qui caractérise un petit peu la passion qu'on a, c'est comme tu disais, d'aller jusqu'au fond de soi-même. d'aller se rencontrer soi-même, je pense, dans la course à pied et puis dans les efforts qu'on peut faire. On parle d'un espace qu'on a au fond de soi, qui est comme une grotte. On a développé le concept en se rendant à un triathlon à Valiselen ensemble. Épique d'ailleurs, qui s'était fait sous la pluie. Et voilà, en fait, on a tous cette grotte qui est un espace à l'intérieur de nous-mêmes, mais quel que soit le niveau finalement. dans lequel on n'a pas trop envie d'aller. Quand on commence à regarder et qu'on arrive dans cet endroit sombre, ça fait peur. On ne sait pas trop ce qu'il y a dessous. Et puis, on a plutôt tendance à reculer. Donc, quand on arrive dans une course et qu'on est dans le dur, et qu'on a cette sensation, on a tendance un peu à prendre peur et à reculer. Et puis, le fait d'être nous ensemble et de se dire, mais ouais, allons voir un petit peu plus loin. creusons, allons regarder, il ne faut pas avoir peur, on peut rentrer dans la grotte, on a nos pupilles qui vont s'adapter un peu au manque de lumière, et puis on va pouvoir descendre un peu plus loin. Et cette notion, en fait, le fait de la partager entre nous, et puis de pouvoir se dire, mais tiens, toi, dis donc, tu es allé jusqu'où dans ta grotte ? Puis on sait vraiment, je pense, dépasser beaucoup plus en ayant pu partager ce type. de ressenti et puis en s'étant conforté nous-mêmes en se disant moi aussi je ressens ça mais on peut toujours aller un peu plus loin, on peut repousser ses limites et puis je pense que dans le sport c'est aussi ça c'est une rencontre avec soi-même on peut aller chercher au fond de soi des ressources insoupçonnées et il faut juste avoir confiance et puis le fait de savoir qu'on n'est pas tout seul des fois dans ces moments où c'est un peu effrayant dans le noir Mais ça nous a permis à tous, à nous trois en tout cas, je pense, de nous dépasser. Parce qu'on savait que les potes, ils allaient faire de la spéléo en même temps. Donc ça, c'était cool.
- Speaker #1
C'est extrêmement bien résumé. Je ne vais même pas rebondir là-dessus. Je ne peux pas rebondir sur la grotte. Je vais simplement me contenter de vous demander quel est votre highlight pour l'année 2025. Alors, je sais comment c'est censé commencer. Donc, allez-y, mollo, quand même. On se verra, pas hier. On prendrait pas un tour. On se verra pas hier. Mais quel est... la course, il y en a déjà une que vous avez déjà marquée dans votre agenda pour 2025.
- Speaker #3
Je vais commencer si vous êtes d'accord. L'Ironman de Thun, il faudra quand même que je le fasse une fois dans ma vie.
- Speaker #1
Merci Christian.
- Speaker #3
Moi c'est clairement l'Ironman de Thun l'année prochaine. J'ai déjà commencé à me préparer pour ça. Je pars pour une prépa de 9 mois. Et c'est en combinaison aussi avec un autre projet j'accompagne un bon ami à moi qui va faire l'Himalayan Extreme. C'est un triathlon, une distance Ironman dans l'Himalaya, et où j'aurai l'occasion de pouvoir l'accompagner en voiture, lors du parcours vélo, et je ferai le marathon avec lui. Donc moi, c'est mes deux objectifs pour l'année prochaine, j'ai déjà commencé à me préparer pour ça.
- Speaker #1
C'est juste magnifique, tu me donneras la date pour Toon. D'un coup je viens, je peux venir parce que tu l'as loupé deux fois, il faut que je sois là pour la troisième. Pourquoi jurer, il sort, il faut changer un truc.
- Speaker #3
Non, mes deux potes sont adorables, ils ont déjà dit qu'ils sont là pour moi sur la ligne d'arrivée, encore une belle fête.
- Speaker #1
Ouais, avec tout le monde.
- Speaker #3
Alors c'est clair, il faut jouer le match et puis le remporter, mais ouais, je me réjouis.
- Speaker #1
Il faut jouer le match et aller jusqu'au bout du match. Le remporter, ça, on verra. Et toi, Grégoire, ton highlight ?
- Speaker #2
Alors, écoute, moi, j'ai des grands changements dans ma vie professionnelle qui se profilent pour 2025. Donc, je ne me mets pas d'objectif sportif, parce que je vais me concentrer sur une formation.
- Speaker #1
OK, effectivement, c'est assez sage.
- Speaker #2
Oui, merci.
- Speaker #1
Et toi, Damien ?
- Speaker #0
Alors, pour moi, ce sera un retour un petit peu au... aux basics, c'est-à-dire à la course à pied, et puis un truc qui fait rêver tout coureur, je pense qu'il a envie de faire ça à fond, c'est-à-dire le marathon. Donc moi, j'ai bien envie d'aller chercher... Mon potentiel aujourd'hui avec mon âge sur le marathon, le maximum, justement avec l'aide de mon coach Tim, que je salue. Et l'idée c'est de faire le marathon de Genève au mois de mai, peut-être comme premier marathon de l'année pour un petit peu fixer les bases. Et si tout se passe bien, j'aimerais participer au marathon de Valence, Valencia. en fin d'année pour clôturer peut-être cette étape marathon parce que j'ai bien envie de faire d'autres choses aussi plus tard. Mais j'aime bien me fixer une sorte de plan comme ça pour l'année. Avec probablement un peu de triathlon parce qu'on a quand même envie de se faire plaisir. On a quand même un pote à accompagner dans sa préparation. Et puis on adore ça. Donc on va peut-être faire du triathlon, peut-être moins en mode...
- Speaker #1
optimisation parfaite de l'entraînement mais plutôt en mode on aime faire ça quoi donc entre les deux marathons quelques triathlons voilà le plan pour moi donc on a un peu le fil conducteur des pink socks donc vous allez faire quelques entraînements ensemble vous allez accompagner christophe dans sa préparation marathon mais vous n'avez pas prévu de faire une course ensemble les trois en
- Speaker #0
fait on va faire quand même les 10 km de paillard et puis on va faire la course de la bonne résolution oui et la course de la bonne résolution cette année elle s'annonce assez coloré parce qu'on a inscrit pas moins de 20 coureurs dans une nouvelle équipe qui s'appelle la Pink Sox Trilogy Sport et puis à cette occasion-là on avait envie un peu de véhiculer les valeurs Pink Sox dans le sens où on avait envie de réunir des gens qui avaient envie d'être ensemble et puis de porter des chaussettes roses donc tout le monde portera obligatoirement des chaussettes roses parce que On avait envie de mettre ce petit côté marrant. C'est aussi un peu tous les coureurs qui gravitent autour de l'équipe de Trilogy Sport et de David Girardet. Et aussi d'autres éléments qui avaient envie de se joindre. C'est une course qui est très sympathique avec l'occasion d'aller au bain après. On a envie d'aller manger un morceau. C'est un peu l'esprit des Pink Sox là-dedans. C'est passer un moment convivial, partagé. Et puis, se faire mal un moment, puis après profiter du vivre ensemble après.
- Speaker #1
Magnifique. Christophe, un mot de la fin ?
- Speaker #3
Un mot de la fin ? difficile non c'est facile continuez à courir prenez beaucoup de plaisir dans ce que vous faites et puis ouais,
- Speaker #2
éclatez-vous j'aurais pas dit mieux prix de cours 14 réfléchis, très bien show time un mot de la fin Comme le dirait Christophe, prenez du plaisir, gardez à l'esprit que c'est important, peu importe le niveau que vous avez, c'est d'avoir du plaisir. Et puis si vous voulez progresser, allez chercher les limites et descendre un peu dans cette grotte.
- Speaker #1
Magnifique. Messieurs, merci beaucoup d'être venus jusque chez moi ce soir, c'était vraiment un plaisir. Je vous souhaite de très belles aventures et puis je vous dis à très bientôt.
- Speaker #3
Merci à toi Hugo.
- Speaker #1
Vous avez vécu une course hors du commun ? Cet événement vous a transformé ? Envoyez-moi un message à contact à au-delà-du-mur.ch en me décrivant en quelques lignes votre événement marquant, ce qu'il a représenté pour vous et ce qui a changé dans votre approche de la course à pied. C'est peut-être votre histoire qu'on entendra prochainement dans le podcast.