Speaker #0Alors, il y a autre chose que je veux absolument réussir à expliquer, c'est la différence entre la version clicker training et la perméabilité. Je pose le téléphone, je suis en train de longer, mais sinon je vais encore rater mon idée. Il y a des moments où le clicker training est intéressant. Par exemple, je ne sais pas, vous voulez que votre cheval prenne son vermifuge, tout ce qui est un peu monomoment. Bravo. De toute façon, moi j'emploie brave tout le temps dans mes séances. Mais brave veut dire, tu restes dans ce que tu fais, mais ça c'est ça que je veux. Mais je le dis au moment où j'ai obtenu ce que je souhaitais. Ça c'est une chose. Le clicker training, c'est qu'il y a un clic, on s'arrête, on mange un truc. Il y a un clic avec un vrai arrêt. Ça, ça peut être un peu délétère dans une forme de travail. Par contre, il y a des moments où c'est utile. Ça dépend encore de ce que vous voulez faire. C'est-à-dire que si vous voulez dresser avec une forme de perméabilité, Pour, en tout cas moi, mon carré, avoir des bonnes transitions, une bonne connexion, etc. Je pense que pour le complet, il y a une notion de dressage également. Je pense qu'un très bon cheval d'obstacle, c'est un cheval très bien dressé également. Même si je pense qu'on pourra aller loin avec un cheval qui saute au cliqueur. Vu que ça reste quand même assez naturel de galoper. d'aller sauter, mais pour aller faire du tout gros niveau où il y a une notion où il faut pouvoir équilibrer le cheval et l'accompagner dans son utilisation lui-même, là on a besoin de perméabilité. La différence c'est quoi ? C'est le cheval qui baisse sa tête à la longe tout seul et on lui dit brave, enfin ou clique, et alors il comprend qu'il doit baisser sa tête. Ça, moi ça ne m'intéresse pas tellement parce qu'en fait ce que j'ai besoin, c'est pas d'avoir un cheval qui baisse sa tête, ce que j'ai besoin c'est d'avoir un cheval qui répond à mon aide. où tout l'éventail des possibles est demandable. C'est-à-dire que du bout de mon doigt, j'ai une réponse. Et donc parfois, je passe derrière une élève, le cheval semble bien, il a une attitude à la longe qui n'est pas si mal, mais pour autant, je n'ai pas de réponse à mon corps, pas de réponse à mes actions. C'est-à-dire qu'il a compris que cette attitude-là était renforcée positivement et donc il choisit cette attitude-là, mais qui n'est en aucun cas liée à des aides qui en plus doivent être pérennes. C'est-à-dire que c'est toujours ça dépend ce que vous voulez faire. Mais pour dresser vers le Grand Prix, il faut une cohérence d'aide depuis le début, qui soit pérenne et qui soit juste et compréhensible par le cheval. Et puis qu'il y ait une logique finale qui permette à chaque fois d'alléger les aides et de redemander autre chose. Je ne sais pas bien comment expliquer ça différemment. Donc moi, dans ma longe, Bah, si je répète que la main n'est pas là pour freiner ni pour reculer, c'est un truc dont je parle beaucoup dans le cercle privé, qui est en train de passer en académie, donc les deux mots sont pour la même chose. Disons que le cercle privé va devenir une partie de l'académie. La notion de connexion est vraiment très importante pour moi. Donc en fait, c'est très différent d'avoir un cheval qui anticipe ce qu'on va lui demander parce qu'il a retenu que c'était ça. Et encore une fois... Il y a des moments où moi je travaille de cette manière-là, pour faire les premiers moutoirs, pour les petits pieds, quand je demande les petits pieds au début. Il y a plein de moments où de dresser dans cette idée de clicker training, de renforcement positif, ce ne sont pas les bons mots, mais de valider un mouvement, s'arrêter, est très pertinent. Pour autant, ce n'est pas du tout ce qu'on cherche quand on dresse. Quand on dresse, je vais vous faire un autre exemple, c'est le cheval vous sort de foulée de piaf d'impatience, vous renforcez positivement, après à chaque fois que vous mettez le code, tranquille, à chaque fois du coup il va refaire cette foulée de piaf. Ça ne veut pas dire que vous savez piafer. Savoir piafer dans la connexion, c'est arriver du passage, du pas, du galop, pouvoir rentrer dans le piaf, savoir exactement quelle amplitude vous voulez en dessous de vous, quel temps de suspension, quel équilibre, plus de hanches, moins de hanches. l'attitude de la tête du cheval, vous pouvez gérer votre rythme. Tout l'accordéon est possible. C'est ça, la perméabilité. Et tout l'accordéon est possible avec une demande de vos aides. Il y a un respect de vos aides. C'est-à-dire que changer de pied, pour moi, n'a aucun intérêt. Ce qui m'importe, c'est que quand je demande de changer de pied, on change de pied. Quand je demande au cheval de s'arrondir, il s'arrondit. Quand je demande au cheval... Quand je fais un claquement de langue ou mon code pour aller piaffer, eh bien là il rentre dans son piaf et là je peux tout demander dans le piaf. Très différent cette notion de perméabilité, c'est très important à comprendre. Parce que du coup, de valider une latitude ou un mouvement au clicker training, on peut faire des mouvements. Le cheval commence un peu, j'en sais rien, à rassembler son galop, à pirouetter, et on peut faire clic. Ce qui fait la différence dans le fonctionnement, c'est que ça passe dans tout son corps, c'est qu'il peut rentrer, sortir, c'est qu'on peut tout demander dans le mouvement. Par exemple, le cheval ici, je lui demande de se baisser, j'agis dans la reine droite. eh bien il bloque son épaule et il ne vient pas se baisser. Pour autant, il est bas et rond dans ma longe, mais il n'est pas perméable. C'est-à-dire que je ne peux pas choisir au centimètre près où est-ce que je mets son nez, au centimètre près où est-ce que je lui demande de placer son épaule, et au centimètre près où est-ce que je lui demande de placer son postérieur. C'est ça la perméabilité. C'est comme ça qu'on travaille la rectitude à la longe, qu'on peut vraiment aller assouplir. Sans enraiment, je suis au filet là, j'ai un petit filet avec une petite plonge. Je ne suis pas très enraînement, je ne suis pas très cavée là-dedans. J'obtiens déjà, très bien, j'obtiens déjà beaucoup grâce au fait que je mets des Z très clairs dès le début. Ces Z qui seront les mêmes le long du mur, les mêmes montées, et qui fait qu'ils vont trouver une cohérence dans le fonctionnement de A à Z. Voilà, il est en train de passer ses coups. Donc vraiment, ce n'est pas qu'il ne faut jamais utiliser cette notion un peu clicker training. Avec un mot spécial où le cheval mange un gâteau. Moi, je ne suis pas pour jamais de gâteau. Je ne suis pas pour 100% d'un truc. Je trouve qu'il y a plein de moments où c'est très bénéfique. Il y a plein de moments où de pouvoir dire bravo et puis de filer un truc, ou clic, ou ce que vous voulez, c'est bénéfique. Par contre, c'est très important de savoir quel mouvement vous avez dressé grâce à une perméabilité générale. C'est-à-dire, le cheval respecte votre corps, respecte chacune de vos aides. votre équilibre, tout le détail de votre équilibre et de votre posture, votre action de doigt éventuellement pour choisir son attitude. Jusqu'où est-ce que vous avez pu le mettre dans votre corps et à quel point vous avez le choix dans votre foulée, à quel point vous avez tout le champ des possibles. Parce qu'une fois que vous avez votre cheval dans votre équilibre, dans votre corps, tout est possible. Vous basculez votre poids d'un centimètre à gauche, à droite, devant, derrière, vous grandissez. Ça a un impact sur toute sa locomotion. C'est ça qu'on veut aller chercher. Et ça, vous ne pourrez pas avoir ce champ des possibles au kicker training. Vous ne pouvez pas apprendre un cheval à se coucher en disant « Marceau, pile à mi » . Par contre, d'aller chercher énormément de perméabilité dans un passage piaf, dans un trot, c'est juste. Il en est dans l'apprentissage à juste le mot et l'exécution. Vous ne l'aurez pas. Donc c'est important. Je peux vous donner un exemple. C'est le saut. le saut en libre, donc mes chevaux étaient dressés en liberté. Et Soufane, qui anticipe beaucoup, adorait ça. Et il a rapidement compris que quand il était pas petit, mais jeune, 4-5 ans, je faisais sauter quelques barres en libre de temps en temps pour lui changer les idées. Et donc, normalement, ils sont dans mon corps en liberté. Sauf qu'il a très vite compris qu'il avait la carotte à la fin. Donc, il traversait mon corps pour aller chercher la carotte. À la fin, il attendait tellement sa carotte qu'il ne l'attendait plus. D'être guidée, au moins je donnais le tracé avec ma posture. Je gérais finalement qu'il y ait suffisamment d'espace pour arriver dans une galopade, que je pouvais un petit peu orienter la sortie. Je pouvais l'orienter également, lui demander de revenir, qu'il reste sur sa ligne. Là non, le mec il arrivait, j'avais même pas remis la barre sur le chandelier, que pouf il arrivait, il anticipait le saut, puis il demandait sa carotte. Ça c'est typiquement la différence entre... Je donne un exemple, le clicker training. Le clicker training, c'est génial pour le chien qui fait la marmotte, rampe. Mon chien, il fait pan, il fait le beau, roule, tourne, à droite, à gauche, stop, attend. Pour un cheval, j'en sais rien, coucher, une première jambe bête, les montoirs au début, donner un pied. Tout ça, c'est OK. Et donc, je m'en sers beaucoup à prendre, à accepter une piqûre. Je sais pas, aidez-moi dans les exemples. En revanche, la vraie perméabilité de corps à la longe, en liberté, montée, qui permet de choisir exactement où est-ce qu'on place les épaules d'un cheval, c'est très bien mon pote, où est-ce qu'on place les épaules d'un cheval, où est-ce qu'on place l'attitude au centimètre près, un petit peu plus de ganache à droite, un petit peu plus de ganache à gauche, ouvre un petit peu la bouche, super, avance un peu ton épaule droite, magnifique, et ton postérieur. Bah ça non, ça va pas pouvoir être possible. Et donc on en revient à cette notion de changement de pied, un très bon changement de pied, vous pouvez gérer. exactement l'équilibre de votre cheval même pendant, l'attitude de votre cheval pendant, c'est-à-dire qu'il y a une perméabilité permanente qui fait que vous pouvez dîner dans le mouvement, le piaf, corriger le passage dans le passage, corriger le passage dans le passage, et puis ensuite travailler tout ça sans travailler le mouvement mais dans le fonctionnement, c'est toujours first fonctionnement. Mais là du coup il y a un besoin de perméabilité que le clicker training ne permettra pas. Voilà, là mais je trouve que vous avez dû voir passer c'est des petites vidéos où il peut rouler en libre. En tout cas, ils viennent très serrés autour de moi. Eh bien, des fois, je les ai en perméabilité. Alors, tout le monde trouve ça magnifique. Mais finalement, des fois, je les ai vraiment dans la perméabilité où je peux doser. Ils sont dans le respect de mes aides. Et de temps en temps, ils ont envie de me l'offrir parce qu'ils savent qu'après, je suis contente et je laisse là-dessus. Et donc là, ils anticipent. Oui, mais du coup, moi, j'ai besoin qu'ils restent dans une forme de perméabilité très précise parce que monter, je dois pouvoir dîner avec ma pirouette. Dans la pirouette, il ne s'agit pas juste de faire une pirouette. Il s'agit de pouvoir ranger le postérieur là, de pouvoir tourner sur place là. de mettre un peu plus d'épaule, un peu moins d'épaule, un peu plus de ganache, un peu plus haut, un peu plus bas. Tout doit être plus vite dans les pieds. Tout doit être peaufinable, réglable, adaptable, ajustable. Je dois pouvoir dealer avec l'équilibre dans le mouvement. Quand je suis dans un format de clicker training, juste le mouvement carotte, je n'ai pas toutes ces options. Donc, ce n'est pas que je ne l'utilise pas, ce n'est pas que je n'utilise pas de bouffe. Moi, je suis franchement... Voilà, je suis pas très enraînement, je n'ai pas de chevaux ferrés ici, pas que je dise qu'il faille, c'est dur de faire des transitions à certains moments de carrière des chevaux. Par contre j'ai des préférences, j'ai des préférences, c'est évident. Pour autant, je préfère ne pas travailler trop avec la nourriture, pour autant on a travaillé plein de trucs avec la nourriture. Il y a plein de choses qu'on apprend au renforcement comme ça, je sais pas comment on peut l'appeler. Parce que si je dis renforcement positif, c'est qu'après je vais lire le truc et bon voilà instinctivement. au renforcement positif, cliqueur, tac, tac, bap, la carotte, il y a plein de choses que je fais comme ça. Et dans mon travail, j'ai un mot qui dit c'est ça que je veux, c'est ça que je veux, c'est ça que je veux. Je dis très rarement, je recommence quand c'est pas ce que je souhaitais si mon projet était bien demandé, compréhensible et si l'expectation est cohérente. Je recommence en fait. Il faut vraiment, je fais la grosse voix en disant non. Moi, ça m'arrive de dire non très fort. Si le cheval fait un peu l'autruche, il n'est pas avec moi, ou Falcon qui envisage une petite bêtise parce qu'il n'a pas assez travaillé ces derniers temps et du coup c'est trop rigolo. Là voilà, je vais faire la grosse voix, comme le chien sur le canap' en me disant non, ça c'est mort en fait. Et je vais utiliser ma voix parce que ma voix est plus légère que toutes mes aides possibles. Voilà, utilisez votre voix, il n'y a pas plus léger. Et ne micromanagez pas tout le temps, ils ont sorti cette expression, mais en gros ne portez pas le cheval tout le temps, ne redemandez pas tout le temps, visez l'autonomie. Mais l'autonomie... dans la perméabilité. Là, le cheval, il tourne autour de moi au trop depuis tout à l'heure. Par contre, j'ai une petite action de doigt pour l'avoir plus relax dans l'encre vu. Je peux, à ma guise, un tout petit peu évaser mon cercle et demander un peu plus d'épaule droite parce que nous sommes à la droite. Je peux un tout petit peu rétrécir mon cercle, demander plus de flexion à droite ou plus d'épaule droite. Et là, il a trouvé la main et il est passé derrière. C'est un cheval que j'ai un peu délégué. Mais il n'est pas si mal pour un cheval que j'ai délégué. Franchement, je suis assez contente. Par contre, la main, ce n'est pas en freine. Sinon, on n'est plus dans la connexion. La main, c'est vraiment juste l'attitude. On ne freine pas avec sa main. Voilà, j'essaye d'expliquer ça de mon mieux. Ce ne sont que des mots, donc je pense qu'il ne faut pas trop s'attacher aux mots. Il faut essayer de comprendre un concept qu'il y a là derrière. Mais en gros, la différence entre la perméabilité et le clicker training, expliqué de mon mieux, comme ça me vient pour l'instant. C'est capital. Si vous voulez aller faire du spectacle, il est possible de faire plein de choses au clicker training. Mais attention ! à la biomécanique de votre cheval, à son utilisation physique, debout-debout, sans être préparé physiquement, ou piaf un peu au merdique, sans être préparé physiquement, sans une vraie cohérence de connexion, on risquerait de les blesser. Je vous embrasse.