Speaker #0Alors aujourd'hui j'ai envie d'aborder un sujet qui est finalement quelles sont les bonnes bases, qu'est-ce qu'on appelle un cheval qui a des bonnes bases. Très longtemps dans ce métier, on m'appelait pour savoir quels étaient les chevaux que j'avais de disponibles. Voilà, j'ai un 5 ans, un 6 ans, ah bon mais qu'est-ce qu'il fait ? Il a des bonnes bases, il va promener, il est hyper relax en transport, il est relax à la tâche, il est ok avec tous les soins. On peut l'emmener d'un point A à un point B, il reste calme, il est relax sous la selle. Dans son dressage, il en est là. Ah bon, mais alors est-ce qu'il a déjà concouru ? Et pour moi, il y a une... Bien sûr qu'il y a des chevaux qui sont physiquement prêts à... recevoir un cavalier sur le dos en douceur et progressivement vers 3 ans et demi, 4 ans, qui ont un peu de génie et qui fait qu'ils vont pouvoir rapidement avoir des bases saines et être disponibles pour se retrouver sur un carré de concours sans que ça ne leur coûte et en respectant leur conformation, leur physique, leur mental. Mais finalement, c'est assez rare, ça n'est pas le cas de tous. Et puis, il faut qu'à ce moment-là, ils aient un cavalier qui soit disponible, qui ait les moyens. et la possibilité de les emmener sur un carré qui en voit l'intérêt. Ça fait beaucoup de choses à réunir, et qui n'est pas toujours pertinent et indispensable pour l'évolution d'un cheval. Ça, c'est une chose. L'autre chose, c'est que du coup, sur les terrains, les personnes qui m'appelaient... chercher un cheval qui a déjà concouru. Mais sur le terrain, il y a quand même beaucoup de chevaux encore forcés, c'est-à-dire qui n'ont pas de bonne base, mais qui, pour satisfaire le marché, les demandes de clients, etc., se retrouvent, alors qu'ils ne sont pas prêts, ils se retrouvent finalement sur des carrés un peu tôt, alors que les bases ne sont pas évidentes. Ce que j'aimerais ne plus voir, moi, c'est des chevaux qui ne chargent pas bien, qu'on a chargé juste le jour J et on voit des trucs pas cool sur les parkings. Ce que j'aimerais ne pas voir, c'est des chevaux qui ne sont pas relax. Ça se travaille qu'un cheval quitte son troupeau, quitte son écurie et puis soit relax. Ça se travaille. Alors, il y a des premières fois, il faut des premières fois à tout. C'est pareil, aller jeter la pierre à quelqu'un qui a une difficulté, qui est en train de vivre une première fois avec un cheval, il faut une première fois à tout, c'est toujours pareil. et c'est comment est-ce qu'on... On envisage les choses, la progressivité, à quel point on a préparé ça. Ensuite, emmener le cheval dans des pistes différentes. Cette notion de progressivité et de respect de ce qui est. Tous les chevaux n'avancent pas à la même vitesse. Ils n'ont pas tous les mêmes prédispositions physiques au même moment. Il y en a qui ont des croissances très différentes. Moi, j'en ai un ici qui est très grand, qui vraiment avait un équilibre hyper discutable. Et là, maintenant, du coup, il a 7 ans, peut-être... 7 ans. Et là, il est hyper prêt physiquement. Et du coup, là, il va pouvoir être très confortable et emmagasiner les choses assez rapidement. J'ai fait, là, sur le cercle privé, beaucoup de transmissions quant au fait d'attendre. Il y a une notion de bon moment, quand même. Et donc, pour moi, il y a une méprise de quelles sont les bonnes bases. Les bonnes bases, c'est pas forcément un cheval qui coûte que pardon pour ma voix qui est en train de partir, oui. C'est pas... Un cheval qui coûte que coûte a été en concours en fait. Finalement, vous avez parfois plus intérêt à trouver un cheval qui a promené partout, dont l'intégrité physique a été respectée, qui a eu une vraie régularité, une vraie progressivité, qui du coup va être serein pendant ses premières compétitions, qu'il n'a peut-être pas forcément déjà vécues, mais où les choses ont été faites dans l'ordre et où les bases, c'est-à-dire toutes ces petites choses que l'on sous-estime, cette capacité que le cheval a de rester connecté à son humain, rester disponible, perméable et dans le calme, C'est ça, à la base. La possibilité d'être montée, reine longue, guidée par le poids du corps de son cavalier, c'est ça, à la base. Pouvoir faire une transition avec son corps, c'est ça, à la base. Ne pas être contraint, c'est ça, à la base, pour moi. Et donc, personnellement, je préfère récupérer un cheval un peu vert, mais qui a fait les choses dans le bon sens. Un cheval, c'est très difficile à récupérer. Les chevaux, une fois que les transitions ont été mal demandées, que tout a été pris, que le cheval n'est pas dans le corps, que tout est compensé, ça fait des chevaux qui se fichent, des chevaux qui tirent, qui ne sont pas en équilibre sur leurs quatre pieds. C'est parfois plus long de revenir en arrière de ça que de juste créer quelque chose sur un terrain où le cheval est confiant, serein, content avec l'humain, relax dans différentes situations. Je ne sais pas si ce que j'explique est bien clair, mais c'est important pour moi de le comprendre. Je pense qu'il y a moyen, André, ça, je ne vais pas parler de tous les circuits, mais voilà ce que je peux voir parfois à l'obstacle aussi. Je pense qu'il y a moyen de sortir des jeunes chevaux en respectant leur intégrité physique et leur fonctionnement. C'est rare, parce que ça demande quand même des choses vraiment pas évidentes et tôt, mais il y a des chevaux qui sont capables de ça, et si c'est fait avec beaucoup d'écoute... C'est possible, mais ça n'est pas la majorité, ça n'est pas la norme. Il y a beaucoup de chevaux qui vont grandir plus tard, qui ont un équilibre différent, qui vont avoir des moments plus ou moins disponibles. Il y a des chevaux qui s'épanouissent sur le tard, même mentalement. Et ça ne fait pas d'eux des mauvais chevaux, au contraire. C'est juste que tous les pop-corns ne font pas pop au même moment. Pour moi, les bonnes bases, c'est d'être à l'écoute de quand est-ce qu'on peut laisser popper telle ou telle chose. Et donc, il y a le contact avec l'humain, la manière dont le cheval a été élevé, qu'est-ce qu'il a connu depuis qu'il est tout petit. Pour moi, les antécédents familiaux, environnementaux, sont capitaux en réalité. Et ça, on en parle assez peu. Et donc, quand on me demande, ben oui, mais finalement, il y a tel et tel chevaux, j'aime bien. Alors, on ne peut pas connaître le background du cheval, mais je trouve que la possibilité de connaître tout le background du cheval, de savoir ce qu'il a vécu, comment est-ce qu'il a été travaillé, ce qui a été transmis, quelles sont les bases données, ça a tellement, tellement de valeur, finalement. Et je pense qu'aujourd'hui, on ne met pas toujours la valeur au bon endroit. La valeur de transparence... Il y a un autre truc qu'il faut qu'on se dise ici, vous et moi, c'est que même moi, en tant qu'éleveur, les poulains, dans le pré, ce qu'ils vivent la nuit, je ne le sais pas. C'est-à-dire que même quand je suis complètement transparente, le cheval est né ici. Ou alors, je l'ai acheté, il avait... Pour l'instant, je fais naître et je n'achète plus de chevaux à l'extérieur. Mais avant, j'ai acheté des chevaux à des copains éleveurs. très très jeune, donc après ce vrai âge ou à un an. Même si je connais tout le background, que je donne tout le background, que j'ai photos, vidéos, une énorme transparence, personne ne peut dire qu'il sait suivre à 100% ce que son cheval vit auprès. Là, j'ai récupéré Falcon l'autre jour, il a un petit chpoc à l'intérieur. Quand est-ce qu'il s'est fait ce chpoc ? Est-ce que c'était la semaine ? Je ne sais pas. Il y a un poulain, un de mes deux poulains, ils n'ont pas un an, mais qui sont nés l'an dernier. Il y en a un, là, il n'est pas tout à fait régulier dans son corps. Je pense qu'il sait un petit peu... Je ne sais pas ce qu'il a joué, quoi. Ça arrive, quoi. Il a joué, ça va se remettre tout seul. Il va voir le physio. Il y a aussi qu'est-ce qui est grave, qu'est-ce qui ne l'est pas. Et donc ça, on ne peut jamais baliser à 100% les risques. On ne peut jamais dire à 100%. C'est comme l'éleveur qui vous dit qui sait quelle taille fera le cheval. On peut savoir que celui-là est grand. Mais voilà, la taille finale, on n'est jamais tout à fait sûr. On fait en fonction de la taille des parents et de ce qu'on voit du poulain quand il naît et dans sa manière de grandir. C'est à force qu'on se fait un peu les yeux. Mais c'est important, je pense, le background, qu'est-ce que le cheval a vécu, qu'est-ce qui lui a été transmis. Et finalement, tout ça pour vous dire que pour moi, la base capitale, c'est la connexion. C'est aimer l'humain, avoir envie de dealer avec l'humain, avoir envie de vivre des choses avec l'humain. La capacité de revenir dans le calme et la capacité finalement d'écoute, de perméabilité indirectement. C'est ça un grand cheval. Si après il a les capacités physiques et l'envie et la détermination, tant mieux. Parce que ça aussi, dans les chevaux que vous achetez, il y a beaucoup de gens qui font ça. très attention à la visite. Bon, moi, on sait ce que je pense des visites véto, mais c'est pas qu'il ne faut pas en faire. J'aime beaucoup le fonctionnement. Je n'achète pas des radios, j'achète un fonctionnement. Mais bon, passons. Comment vous dire ? Il faut que je récupère mes idées. Selon la conformation du cheval... Ses aptitudes, sa génétique, ses parents, les différents angles de son corps et à quel point son corps est approprié ou non pour faire ce qu'il y sera demandé, il y aura ou non. Une usure prématurée de la compensation et des difficultés à faire ce qui est proposé. Un tout bon cheval, du coup, connecté à l'humain, à l'écoute, dans la perméabilité, qui a envie, qui est déterminée, qui est confortable dans son corps, qui a une super ligne du dessus avec trois allures incroyables, une génétique, c'est très très très cher. Et donc forcément, il y a aussi une notion économique, où on se voile la face, on en a globalement toujours pour son argent, ça arrive, les coups de chance. Ça arrive d'être là au bon endroit au bon moment mais dans une certaine mesure et donc des chevaux qui sont vendus un petit peu moins cher ont souvent l'une ou l'autre raison qu'ils sont moins bons que celui que va garder l'éleveur ou au contraire qu'ils sont plus possibles. Il faut demander aux gens pourquoi ils vendent ou au contraire l'éleveur doit garder celui-là parce qu'il est moins facile à vendre que celui-là et du coup il vend celui-là. Il faut demander mais on en a pour... son argent et du coup il y a des lignes du dessus et des angles qui font, et des conformations et des prédispositions génétiques qui font que de faire du sport sera une formalité physique. Et donc il n'y aura pas d'usure prématurée parce que le corps est approprié pour ça. Il y a des chevaux aussi qui ont une moins bonne conformation et qui pour autant ont un mental incroyable et vont pouvoir aller super loin sans s'abîmer. Il y a la technique, il y a quand même des techniques qui abîment. Moi, jusqu'à présent, je n'avais jamais, je vais dire je n'ai jamais, mais bon, il faudrait rentrer dans tous les détails de ce qui se passe dans les écuries. Mais je n'ai jamais, par l'équitation, il faudrait savoir ce que c'est qu'abîmer un cheval. Parce que par contre, un cheval de 14 ans, quand même, qui a fait du sport, va avoir des raideurs. Ça ne m'est pas arrivé de, je n'ose pas le dire, je veux toucher du bois. Je fais très attention à ce que mon équitation soit propice à l'épanouissement émotionnel, intellectuel, éducatif et physique du cheval. C'est-à-dire, qu'est-ce que je peux lui donner pour que cela permette à son corps de fonctionner mieux avec plus de fluidité, pour qu'ensuite je puisse aller chercher tel ou tel mouvement dans le confort. Et pour autant, j'ai observé comment... On pouvait faire différemment et à quel point ça pouvait altérer le physique et la santé du cheval, émotionnel, intellectuel, etc. Et donc en fait pour moi ce qui est à favoriser c'est ça, c'est la connexion, le lien, la capacité du cheval à revenir dans le calme, le fait qu'il ait bien compris les choses, le fait qu'il soit relax dans son environnement, le fait que je préfère un cheval qui sait faire trois transitions et qu'il les fait incroyablement bien dans le corps. qui répond à la voix et qui du coup fonctionne dans l'intégralité de son corps, au pas, au trop, au galop, qui n'a pas été contraint, parce que du coup physiquement il aura une intégralité physique qui a été préservée, une envie de travailler. Et il se peut que le cheval ait en plus eu un parcours plus complet, mais dans le respect de son âme, et ça c'est assez rare à voir en réalité. Et donc, on voit sur les terrains des chevaux qui, en fait, n'étaient pas prêts. Et on se trompe tous parfois. Enfin, moi, je fais des erreurs tous les jours. Mais où, vite, vite, parce que, parce que, économie. Il y a une notion économique. C'est très intéressant parce que là, je dois revoir mes plans financiers, la manière dont je fonctionne ici. C'est un peu un cap pour moi. Et j'en ai fait beaucoup, des plans financiers différents. J'ai fait beaucoup. de fonctionnement différent parce qu'en fait quand je suis arrivé j'ai eu un goût de faire tous les choix difficiles j'ai fait beaucoup de pensions travail j'ai fait énormément d'entraînement j'ai fait énormément de formation j'ai fait plein de choses différentes du coup de l'élevage de la valo et c'est génial parce que ça fait que j'ai pu expérimenter les différents horaires les différentes organisations les différents fonctionnements financiers il faut bien se rendre compte que dans la valorisation dans le fait de travailler un jeune cheval dans le temps que ça prend, dans l'énergie que ça prend. Aujourd'hui, en France et en Belgique, c'est difficilement, en tout cas en dressage, sur des chevaux, enfin voilà, sur des jeunes chevaux, c'est assez difficile de rendre ça rentable avec tout le risque que ça comporte. Et donc forcément, quelqu'un qui veut rendre ça rentable, il y a une notion de vite-vite, il faut, je dois, et on... Oui, on quitte un peu, et pour autant, c'est important que des gens le fassent, parce que c'est l'offre qui fait la demande, la demande qui fait l'offre. C'est-à-dire que tout ça fait l'émulsion de notre monde et de la place du cheval dans le monde. Enfin, on pourrait en débattre, mais c'est chouette que ça soit fait. Mais par contre, il faut bien comprendre les tenants et aboutissants de ça. Et de construire un cheval sans le traverser, en l'écoutant foncièrement, en respectant son intégrité physique, ça demande de s'éloigner de toute pensée de rentabilité et d'optimisation de temps, parfois. Ça, sur le terrain, c'est difficile à mettre en place. Alors, quelle est la solution ? Je n'en ai pas. Je vous l'annonce, la fin du podcast, c'est on n'a pas de solution. Mais en tout cas, moi, je peux vous dire ce que j'ai envie de voir éclore. J'ai envie de voir éclore cette notion d'élevage où le cheval est directement au contact de l'humain, mais sans forcer, avec bienveillance, sans à l'aise avec l'humain, où les choses sont faites progressivement, où du coup le débourrage et tout ce qu'il y a autour, le petit l'école, la tâche... attendre, quitter les copains, revenir avec les copains, manger des trucs avec son copain éleveur, et puis pouvoir suivre en main, et puis faire la petite libre, et puis la petite longe, et puis en respectant l'intégrité physique, éventuellement du dextre, et que petit à petit tout se fasse, et que le débourrage soit un parfait non-événement, qui fait que, de toute façon, on a vu tous les copains monter, donc ça a l'air trop cool de vivre ça, et chouette, j'ai hyper envie de vivre ça, bah t'es là, bah super, viens, on s'en va ! Voilà, avec énormément de balades. Moi ici, entre ce que je rêve de mettre en place et ce que je mets en place, il y a un gap. Parce que du coup, j'adore où j'habite, mais il y a quand même un village avec des gens qui n'ont pas conscience de ce que c'est qu'un cheval. Donc quand vous avez un cheval de 3 ans et que l'idée c'est quand même que personne ne meurt, donc j'ai peur des voitures et des autres. Pas de mes chevaux évidemment. Mais voilà. Donc c'est pareil, j'aimerais pouvoir. Les sortir plus, mais l'extérieur c'est capital, quand vous avez des écuries qui mènent directement à un bois, c'est un luxe incroyable. Et chaque écurie a ses luxes, c'est-à-dire qu'on a tous les avantages, les inconvénients, les inconvénients, les avantages, des pistes plus ou moins chouettes, des possibilités plus ou moins d'aller dehors, des possibilités plus ou moins d'aller promener, bref. Et donc un non-événement, le cheval qui va à l'extérieur, qui est bien à l'extérieur, qui physiquement est disponible, qui du coup montre ce qu'il peut donner sans effort. où on ne le contraint pas, on ne le force pas, on attend, on lui donne pour que lui nous offre. Et sur un malentendu, ça mène à des terrains de concours jeunes chevaux, si vous souhaitez. Mais en tout cas, ça mène à des expériences communes et de jeux qui font que cette relation se solidifie à la vitesse de ce qu'il est possible de faire en fonction de l'intégrité physique, émotionnelle, intellectuelle du cheval, qui sera différente pour chaque cheval. Il y en a qui, il y a cinq ans, on va appeler ça crise d'ado, réétude du poste. Les changements d'environnement peuvent avoir une incidence, les hormones peuvent avoir des incidences. La croissance, il y a des croissances qui sont moins confortables, il y a des changements d'équilibre. Et donc, dans cette écoute, avec des chevaux dans le corps, à l'écoute de la voix, connectée en liberté, avec ce travail à pied, c'est chouette, qui est de plus en plus... transmis et où donc on ne se frotte plus à des grandes résistances on attend que les choses soient faciles et fluides alors après voilà les chevaux qui ont peur moi j'ai un cheval qui a peur sur les carrés et temps en temps il se prend un stress il se prend un stress mais il redescend puis voilà rien n'est parfait mais pour autant de tendre vers plus d'écoute et donc parfois fois, eh bien c'est magnifique ! Ça s'est fait parce qu'on a pris le temps, on en a gagné. Et parfois, du coup, une valorisation est possible, est optimale, et parfois pas. Et ça, c'est à prendre en compte. C'est à prendre en compte. Et quand vous cherchez des chevaux, c'est important de connaître la réalité du terrain. Qu'est-ce qui fait qu'un cheval, dans tel et tel pays, est plus ou moins cher ? Qu'est-ce qu'ont fait les parents ? Comment est-ce qu'ils ont été élevés ? Qu'est-ce que ça a coûté à l'éleveur ? C'est important de connaître le prix des choses et de savoir pourquoi les choses ont tel ou tel prix. Alors les choses, je parle de chevaux, mais je pourrais vous parler de vases. Là l'idée, pas que les chevaux soient des vases, mais c'est de comprendre les tenants et aboutissants, le temps qui a été pris, le taux horaire à cet endroit, les frais et les charges incombées au lieu, l'espace, quelles sont les contraintes, et comprendre que oui, il est fort possible que déjà on sait tous ce qu'on vend, pourquoi, comment, et il est évident que quand j'ai vu quelqu'un qui dit « Oui, en Hollande, on va chercher des poulains pas chers » , elle va dire « Oui, bien sûr, c'est des chevaux qui ont une ligne du dessus un peu moins ceci, ou qui ont un truc poulain, et du coup, on sait pourquoi ils ne sont pas gardés, on sait pourquoi ils partent à ce prix-là, il y a de l'élevage en masse. » Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de pépites dans le lot, c'est-à-dire qu'il y a quand même de... C'est à couper, mais je ne fais plus de batterie. Mais je veux finir l'idée. L'idée, c'est que la mer, dans l'idée des bonnes bases, il y a qu'est-ce que le poulain a reçu, la qualité de la mer, est-ce qu'elle était proche de l'homme, est-ce qu'elle a été montée ou pas, pas qu'il faille à tout prix qu'elle ait été montée, mais qu'elle soit montable, que ce ne soit pas un cheval qu'on ait écarté, parce qu'elle soit épanouie, relaxe, et sereine, et ancrée, parce qu'elle va transmettre ça au poulain. Comment a été l'environnement quand le poulain a grandi ? Qu'est-ce qu'il a reçu au contact ? De quel type d'être il a été ? Quels étaient les autres chevaux ? Qu'est-ce qu'il a eu comme exemple ? Les bonnes bases, ça commence dès ce moment-là. Quel était le contact avec l'humain ? Comment se sont passés les premiers gestes ? Et on peut acheter un cheval qui a eu des bases différentes. Moi, j'ai adoré. Tiens, ça me fait penser qu'il y a un autre truc qu'il fallait que je vous dise. Je le note. J'ai adoré faire les chevaux difficiles. J'ai adoré récupérer des chevaux qui n'avaient pas de bonne base. Et donc, quand vous achetez un cheval peut-être moins cher, en acceptant qu'il est peut-être un physique moins approprié, des remarques physiques ou des bases moins bonnes, vous acceptez la prise de risque et le fait que vous allez accorder du temps à ça ou du soin à ça. Ça n'est pas forcément une mauvaise décision, ça doit juste être une décision en conscience. Là, je dis toujours à mes élèves, quand vous achetez un cheval, vous ne faites pas d'économies sur l'horreur comme un chien à bois. C'est parce qu'il y a des gens qui passent dans la rue. Il ne faut pas d'économie à l'achat. Un cheval, quoi qu'il arrive, coûte extrêmement cher mensuellement. Des soins, ça coûte cher. La prévention coûte cher. Et donc, il vaut mieux acheter le cheval que vous aimez vraiment. Et alors, on ne choisit pas. Enfin, c'est pas qu'il y en ait. Donc, c'est cohérent, réaliste. Acheter le cheval que vous aimez vraiment, d'économiser un peu plus, de négocier avec la personne. Pour autant, vous pouvez avoir envie d'une aventure où vous tombez sur, il y a plein de trotteurs réformés ou des chevaux de course qui sont réformés avec des aventures incroyables. Moi, j'ai eu plein d'élèves qui avaient des chevaux de ce type avec lesquels on a fait des choses géniales. Ils avaient des bases différentes et on a dû accorder du temps à revoir les bases. Et c'est OK, c'est juste une aventure différente. Il faut juste que vous sachiez pourquoi vous signez. Et donc dans mes rêves. Les bases sont plus assises. Dans mes rêves, on fait les choses plus en conscience. Dans mes rêves, du coup, ça devient normal quand on m'appelle et que je dis ce cheval-là, il a 5 ans, il a beaucoup promené. Il est hyper bien dans sa tête, vous pouvez faire ce que vous voulez avec lui. Non, il n'a pas encore vu le terrain parce que moi j'ai un camion de chevaux et que la priorité c'est les chevaux qui tournent, le cheval de Grand Prix et celui qui arrive sur le Grand Prix. J'aime courir ce niveau-là. Et que non, je ne passe pas tous mes week-ends à sortir les plus jeunes. Ce n'est pas moi dans mon projet. Je ne dis pas que ce n'est pas bien, pas du tout. C'est moi en tout cas dans ma vie aujourd'hui. C'est comme ça que je fonctionne. Et donc mes 5 ans, ils vont beaucoup promener. Et ils sont relax et ils sont dans le corps. Et je n'ai pas l'intention d'avoir beaucoup de 5 ans et je n'ai pas l'intention de vendre beaucoup de chevaux. Mais ces coups de fil, j'aurais voulu que la personne comprenne la valeur qu'il y avait là-dedans. J'aurais voulu que les personnes comprennent la valeur que c'est de connaître tout le background du cheval, comprennent la valeur et le cadeau que c'est d'être transparent, comprennent la valeur que c'était d'avoir pris son temps, comprennent la valeur que c'est de mettre le cheval dans le corps, à la voix, que c'était de prendre le temps de travailler en liberté, que c'était de prendre le temps de travailler à pied, d'avoir fait du débat. Ça, c'est pour moi important. Et c'est trop gai parce qu'il y a plein de gens qui... comprennent cette valeur et du coup voilà il ya des personnes qui sont nous chercher un cheval qui sont revenus et encore une fois ça n'est pas l'essentiel de mes activités le salle sera pas Pourquoi je vous parle de ça ? C'est parce qu'à l'échelle, parce que d'habitude, moi, j'adore les grandes échelles, à l'échelle globale, j'ai envie qu'on mette de l'énergie, de l'attention, de la demande et de l'offre dans cette valeur, qui est d'avoir des bonnes bases, des chevaux bien dans leur tête, bien dans leur sabot, avec un système préventif, avec un vrai système éducatif, avec une vraie patience, une vraie intelligence dans l'approche, et qui puisse être plus serein, émotionnellement, intellectuellement. physiquement. Parce qu'au final, souvent dans nos métiers, on récupère les déboires de mauvais départs. Et parfois, on fait nous-mêmes nos mauvais départs. On fait des fois les déboires de nos propres mêmes départs. Parce qu'en fait, au bout d'autant, ce que j'aime dans ce métier, c'est que j'ai fait que ça toute ma vie et pour autant, j'en apprends tous les jours et je me plante encore tous les jours. Et la quantité pour les cerveaux qui sont un peu allumés, C'est vraiment un métier où on ne cesse jamais d'avoir à manger dans son cerveau parce qu'il faut toujours pouvoir envisager les choses différemment. Ça répond moins vraiment à mon besoin de stimulation, de résolution de problèmes, d'amour du vivant, de connexion. C'est vraiment, je ne pouvais pas être plus épanouie dans quelque chose. Et j'adore parce qu'en fait, chaque jour, on recommence. Il y a une notion de... On a énormément creusé, mais malgré tout, on ne sait rien et on est toujours dans cette place d'observateur. Et j'aimerais qu'à l'échelle globale du monde du cheval, les bonnes bases, ça soit ça, ça soit la conscience de ce qui a été transmis, du choix de la maman, du choix de la génétique, du choix de son physique, du choix de son intégrité mentale, physique à elle, de sa capacité d'ancrage, de la manière dont le cheval a grandi, où est-ce qu'il a grandi, en boxe, dehors, pourquoi, et que tout le monde tende à améliorer les bases. À avoir trois bonnes transitions à la voie montée sans stress, à aller promener partout, à ce que transporter, non, ça ne soit pas facile, ça soit joyeux et enthousiasmant pour le cheval, qu'il soit content de monter dans son camion, qu'il soit content d'arriver sur un terrain, qu'il soit content quand on lui propose un truc, qu'il ait envie de travailler. Je vous passe le fait que j'aimerais voir ça dans le milieu professionnel également. Je vous laisse avec ça, je vous embrasse.