Speaker #1Bienvenue dans cette nouvelle séance de reprogrammation. Je vous laisse vous installer confortablement dans un espace où vous pouvez vous relaxer, où personne ne viendra vous interrompre, où toutes vos notifications sont coupées, où pendant 30 minutes vous êtes disponible pour vous-même. Je vous laisse prendre une profonde inspiration, expirez par la bouche, trois fois. Aujourd'hui nous allons parler du contrôle. Peut-être qu'en entendant ce mot, une partie de vous pense immédiatement organisation, anticipation, préparation, sécurité, obligation. Parce que pendant longtemps, le contrôle a probablement eu l'impression de vous protéger. Le contrôle essaye d'éviter la douleur, le contrôle essaye d'éviter la perte, le contrôle essaye d'éviter l'humiliation, le contrôle essaye d'éviter le rejet, le contrôle essaye d'éviter le danger. Il est important de comprendre que le contrôle n'est pas votre ennemi, il est un système de protection. Une partie de votre esprit a appris qu'en anticipant, en vérifiant, en prévoyant, en maîtrisant, en gardant tout sous surveillance, vous pourriez éviter de souffrir. Vous pourriez éviter d'être déçu. Alors le système se met à surveiller, à calculer, à prévoir, à analyser, à contrôler les réactions des autres, à les anticiper, à contrôler le futur, à contrôler les émotions, à contrôler l'image, à contrôler les résultats. Comme si tout pouvait et devait être parfaitement maîtrisé. Maîtriser pour que vous puissiez enfin vous sentir en sécurité. Cette sécurité est une illusion. Observez quelque chose maintenant. Le contrôle promet la sécurité, mais très souvent il produit surtout de la tension, de l'hypervigilance, de l'épuisement. Parce qu'au fond, contrôler signifie souvent essayer de gérer à l'avance quelque chose qui n'est même pas encore arrivé. étudier un champ des possibles parmi l'infinitude des possibilités et parfois on constate que rien de tout cela n'arrivera jamais alors le corps commence déjà à ressentir la peur, la tristesse, la perte, la catastrophe avant même qu'elles existent réellement Imaginez une personne assise dans son salon, regardant constamment par la fenêtre, par peur qu'un orage arrive. Le ciel est bleu, et pourtant son corps vit déjà l'orage. Il ferme les volets, il annule ses projets, il se crispe et vérifie le ciel encore et encore. Comme si anticiper l'orage allait l'empêcher d'exister. Mais pendant ce temps, la vie continue dehors. Le soleil est là, le vent est doux, le moment est vivant. Tout le monde vit et cette personne est déjà enfermée dans une souffrance qui n'existe peut-être même pas, qui est là, dans sa projection. Et peut-être qu'une partie de vous fait cela parfois, intérieurement, dans certaines situations. Peut-être qu'une partie de vous essaye tellement d'éviter certaines douleurs qu'elle commence à vivre cette douleur avant même qu'elle n'arrive. La peur de la fin d'une relation avant même que celle-ci n'ait pu commencer. La peur d'un échec avant même d'avoir essayé. La peur d'un chemin impossible, d'un cul-de-sac, alors que l'on n'a même pas commencé à envisager de faire un pas. La peur de la réussite d'un projet, au vu du chemin et de la montagne à escalader. Peut-être qu'une partie de vous essaye tellement d'éviter certaines douleurs qu'elle commence à vivre cette douleur avant même qu'elle n'arrive. Cela crée un épuisement immense. C'est éreintant de tout baliser, de tout anticiper, de tout éviter. Parce que le système nerveux reste constamment en alerte, comme si la vie entière devenait une chose à surveiller. Il est impossible de surveiller totalement la vie, comme si vous deviez toujours être prêt, toujours anticiper, toujours prévoir, toujours contrôler. Mais aujourd'hui, je voudrais vous inviter à regarder cela autrement. Le contrôle ne supprime pas la douleur. Il la fait simplement vivre avant l'heure. Une plante qui pousse peut être accompagnée, mais pas contrôlée. Parfois, on peut vivre cette douleur avant l'heure plusieurs fois. Parce qu'un événement difficile vécu une seule fois peut être ressenti 100 fois à travers l'anticipation, alors que la vie réelle, elle, n'est toujours en train de se produire que maintenant. Et parfois, loin de l'illusion que l'on s'en fait. Respirez doucement et imaginez maintenant quelqu'un tenant une poignée de sable très fort dans sa main. Cette personne sert tellement fort, par peur de perdre le sable, que le sable commence à glisser entre ses doigts. Plus elle sert, plus elle perd, et parfois le contrôle fonctionne exactement comme cela. Plus on veut tout maîtriser, plus le corps se tend, plus l'esprit s'épuise, plus la fluidité disparaît. On évite de vivre. Parce que le contrôle est souvent l'opposé du mouvement naturel de la vie. La vie bouge, la vie change, la vie respire, la vie évolue. Et tout vouloir contrôler, c'est parfois essayer d'empêcher la vie d'être vivante. Je veux que vous compreniez quelque chose de très important maintenant. Lâcher le contrôle ne veut pas dire devenir irresponsable. Cela ne veut pas dire tout abandonner, ne plus agir, ne plus réfléchir, ne plus construire. Lâcher le contrôle veut dire cesser d'essayer de gérer émotionnellement tout ce qui n'existe pas encore. Ça veut dire revenir dans le présent. Respirez. Au fond, la vraie sécurité ne vient pas du contrôle absolu. Elle vient de la capacité à traverser la vie, à être un roseau, à se laisser bercer par le vent en étant très ancré dans le sol. La vraie sécurité, ce n'est pas rien de difficile, n'arrivera jamais. La vraie sécurité c'est je serai capable de traverser ce qui arrivera. Et je ne peux pas anticiper tout ce qui arrivera. Et ça change tout. Parce qu'à partir du moment où le système comprend cela, il n'a plus besoin de contrôler autant. Il agit là où il peut agir. Et il laisse faire ce qui est à laisser faire, là où il n'a pas de possibilité de contrôle. Ce qui est, est. Imaginez maintenant un surfeur dans l'océan. S'il essaye de contrôler la vague, de figer l'eau, d'empêcher le mouvement, il tombe. Mais quand il apprend à accompagner le mouvement, à ressentir, à s'ajuster, à faire confiance en son équilibre, alors quelque chose devient fluide. Il danse. C'est beau. C'est harmonieux. C'est à ça que ressemble la vie. Peut-être que le bonheur ne vient pas du contrôle parfait, mais de la capacité à danser avec le mouvement, à rester présent, souple, vivant, disponible, dans le choix. Parce qu'au fond, la liberté commence souvent exactement ici, au moment où on laisse de vouloir tout verrouiller. Au moment où l'on accepte que la vie est mouvante, que l'on accepte l'inconnu, l'incertitude, l'éphémère, à un moment où on comprend, je n'ai pas besoin de tout contrôler pour être en sécurité. Ressentez maintenant la différence dans votre corps entre tenir et faire confiance. Entre contrôler et respirer. Se contracter et laisser circuler. Et peut-être qu'une partie de vous ressent encore une peur, comme si sans ce contrôle, tout allait devenir chaotique. Comme si lâcher le contrôle voulait dire être vulnérable, être naïf, être en danger. Mais observez cela doucement. Le contrôle n'a jamais réellement garanti que rien de difficile n'arriverait. Il a seulement donné l'illusion momentanée de sécurité. Et parfois même, il vous a empêché d'écouter votre intuition, d'écouter votre élan, de saisir des opportunités, d'aimer librement, de créer, de respirer. Parce qu'à force de vouloir éviter toute douleur, on finit parfois par éviter aussi une immense partie de la vie. Alors aujourd'hui, il ne s'agit pas de devenir inconscient. Il s'agit de remplacer le contrôle permanent par quelque chose de plus profond. La confiance. Pas une confiance naïve, une confiance vivante. Une confiance que vous êtes capable de traverser. Une confiance que vous avez la force et la souplesse et la capacité de votre posture, le choix à tout instant, la confiance que tout ce qui arrive peut devenir une information, une évolution, une expérience, un passage, une opportunité, la confiance que vous n'avez plus besoin de vivre en guerre permanente contre l'incertitude, parce qu'au fond, la vie n'a jamais été totalement contrôlable. Et pourtant, elle continue de se déployer. Le cœur continue de battre. Le soleil continue de se lever. Les saisons continuent de changer. Le vivant sait bouger et vous faites partie du vivant. Le vivant s'adapte. C'est ça la grande intelligence du vivant. Alors peut-être qu'aujourd'hui, vous pouvez commencer doucement à desserrer l'emprise, à relâcher les épaules, à relâcher cette hyper-vigilance intérieure, à arrêter de porter émotionnellement tous les scénarios qui n'existent pas encore et n'existeront peut-être jamais. Imaginez maintenant que toute cette énergie utilisée pour contrôler revienne à vous. L'énergie mentale, l'énergie émotionnelle, l'énergie nerveuse. Toute cette énergie immobilisée dans l'anticipation redevient disponible pour vivre, pour créer, pour aimer, pour ressentir, pour construire, pour être pleinement là. Respirez profondément. Et imaginez maintenant une situation que vous essayez de contrôler. Peut-être une relation, peut-être un résultat, peut-être le regard des autres, peut-être le futur. Et imaginez que vous desserrez doucement les mains autour de cela. Pas en abandonnant, mais en laissant respirer. En laissant la vie bouger. En accueillant la vie. En acceptant de recevoir ce qui est. De surfer sur la vague qui arrive. D'en voir toute la beauté. En vous autorisant à ne pas tout savoir immédiatement. en vous autorisant à ne pas tout maîtriser, en gardant du choix à tout instant de votre posture. Ressentez cela maintenant. Je peux être en sécurité même dans l'incertitude. Je peux être en sécurité même face à la surprise. Je peux être dans la sécurité, même dans le flou. Je peux faire confiance à ma capacité de traverser. Je n'ai plus besoin de contrôler chaque détail pour être libre. Parce qu'au fond, la liberté n'apparaît pas quand tout est parfaitement sécurisé. La liberté apparaît quand le système cesse de vivre en état d'alerte permanent. Peut-être que maintenant vous pouvez ressentir quelque chose de nouveau, plus d'espace, plus de souffle, du calme, de la sérénité. Comme si votre corps comprenait enfin qu'il n'a plus besoin de porter le monde entier sur ses épaules. Vous pouvez agir sans hyper contrôler. Vous pouvez observer sans vigilance permanente. Vous pouvez être responsable sans vivre crispé. Vous pouvez construire sans surveiller chaque seconde du futur. Vous pouvez aimer sans essayer d'empêcher toute possibilité de douleur, de déception. Parce qu'au fond, la vie ne demande pas le contrôle parfait, elle demande la présence, ici et maintenant. Et plus vous revenez dans la présence, plus quelque chose devient simple. Le contrôle se relâche, le corps respire, l'intuition revient. Le mouvement revient, l'énergie circule, la vie recommence à circuler au travers de vous. Alors maintenant, je vous invite à prendre une grande inspiration. Et en soufflant, laissez le mot confiance descendre profondément dans votre corps. Confiance dans la vie, confiance dans votre capacité à traverser, confiance dans votre capacité à vous positionner, confiance dans le mouvement, confiance dans le vivant. Encore une respiration et laissez partir doucement tout ce qui n'a plus besoin d'être contrôlé. Le passé, les scénarios. Les anticipations, les peurs répétées, les catastrophes imaginées, les relations figées. Et laissez votre système enregistré maintenant, je peux être en sécurité sans tout contrôler. Je peux vivre sans tout anticiper. Je peux respirer sans tout verrouiller. Je peux faire confiance en ma capacité à traverser la vie et plus je relâche le contrôle, plus la liberté revient, la joie, la légèreté, l'harmonie. Le passé est passé, l'anticipation se dissout, l'hypervigilance laisse place au calme et quelque chose en vous recommence à faire confiance au mouvement de la vie. Je vous laisse inspirer par le nez, expirer par la bouche, et prononcer le mot libération. Faites cela trois fois, avec vos mains, qui vous servent d'aimant. Du nez vers l'arrière du crâne et en nettoyant tout votre corps à une certaine distance, 15 cm c'est bien. Prenez toutes les énergies et toutes les émotions dont vous ne voulez plus dans votre corps et renvoyez-les à la terre. Je libère et je remets toutes les énergies, toutes les émotions qui ne me sont plus utiles dans la terre. Et j'accueille la lumière au travers de moi. Je vous laisse digérer, je vous embrasse.