Speaker #0Coucou tout le monde, cette semaine je vous laisse avec un épisode de podcast qui a été pris, prélevé dans le cercle privé, qui est un espace dans lequel je transmet au quotidien mes techniques, mon backstage, mes réflexions, ce que je fais avec mes chevaux. Ça reste une communauté plutôt équestre, même s'il y a beaucoup de mindset et qu'on parle aussi d'entrepreneuriat. Et donc, il y a une partie où je transmets chaque jour et où j'enseigne chaque jour. Et il y a une partie communauté où on est tous là pour s'entraider, célébrer, poser les questions pour que je puisse accompagner chacun et que les autres professionnels présents puissent accompagner chacun dans sa propre évolution le mieux possible. J'adore cet endroit et de temps en temps, j'y dépose des idées que je trouve qui peuvent être pertinentes à rajouter au podcast. C'est ce que j'ai fait cette semaine. Voilà, j'espère que vous allez tous bien, j'espère que ça vous plaira. Je vous embrasse. Le sujet que je vais aborder aujourd'hui, c'est parce que j'avais une personne en stage ici. C'est pour introduire les différents exercices dans le travail à pied que je veux vous filmer. Parfois les troubles physiques chez un cheval, les faiblesses physiques, je ne sais pas quel est le bon mot, les nœuds physiques, je vais même dire souvent. sont très liés à qui il est et qu'est ce qu'il vit. C'est un secret pour personne, un cheval qui a des ulcères est plus propice au stress. Alors déjà il est stressé parce qu'il a des ulcères et il était stressé donc il a eu des ulcères. Parfois il y a d'autres causes mais je vais essayer d'aller au bout de mon idée sans vous faire de la relativité à chaque phrase. Des chevaux très grégaires qui sont très stressés, qui ont la nuque très là-haut, qui ont le dos un petit peu qui se fige, auront une ligne du dessus un peu plus figée avec plus souvent des raideurs de ce côté-là. Des chevaux qui ont fort tendance à tirer, à emmener, à planter les épaules, auront le bas de l'encolure très durci et les épaules très plantées avec une cervicale basse peu mobile. À ça, on rajoute l'environnement. Le fait que les chevaux aient leur tête par-dessus une porte de boxe toute la journée, ce n'est vraiment pas du tout ergonomique. Ce que je veux vous dire, c'est que ce qu'on est, est écrit dans notre posture. Déjà, l'effet qu'on bouge comme on pense, parce que ça, c'est de la science. Ce n'est pas de la science, parce que ça a été empirique, ces études. Mais en tout cas, on a pu constater qu'il y avait une vraie corrélation entre la manière dont on bougeait, les connexions qui avaient été faites dans le ventre de notre maman et la manière dont on pensait, avec des recroisements très intéressants. Je trouve que quand on voit quelqu'un, on a énormément d'informations sur qui il est. Beaucoup d'émotions, de vécus se retrouvent sur le visage, mais également dans la posture. Et ensuite, dans les mots physiques, il y a souvent des corrélations de l'écu, des corrélations émotionnelles. Souvent, quand je vais me faire, je ne parle pas de pathologie grave, mais quand je vais me faire accompagner et qu'on trouve tel ou tel nœud récent, ou nœud, vous appelez ça comme contraction. Je trouve pas d'autres enjeux qui me plaît. Contracture, c'est pareil. Zone un petit peu plus figée. On pourrait trouver des corrélations émotionnelles, des choses qui ont été vécues et que le corps a cristallisé. Et donc, qui on est a une conséquence sur comment on bouge, mais notre corps de manière générale. Quand des chevaux compliqués arrivaient ici, et petit à petit lâchaient prise, il y avait un changement dans le comportement, mais également dans tout le physique. Des muscles qui étaient très contractés se relâchaient, des chevaux qui n'avaient pas du tout de ventre, qui étaient très efflanqués, grossissaient un petit peu, des encolures s'orientaient différemment, de la mobilité pouvait apparaître partout. Donc, bien sûr, il y a une part environnementale. Ensuite, il y a une part de leadership dans le sens où de trouver un vrai leader clair et cohérent, des vraies explications et du confort dans le travail, il y a un relâchement qui se fait. Qui, du coup, a une conséquence sur un relâchement physique, une posture physique et une mobilité physique. Pour reprendre l'exemple du jour, c'est un cheval qui fixe ses pieds, veut chipoter tout le temps, veut chiquer tout le temps, bouge son encolure tout le temps, pousse avec sa tête, enfin un petit côté un peu hyperactif qui veut attirer l'attention, négocie beaucoup, n'a pas peur de grand chose, a les pieds très plantés, du coup plante son épaule, durcit ses encolures. finalement Toute la zone cervicale basse, le bas de l'encolure est assez durci, le dos ne fait pas assez son travail, du coup il a un petit peu de ventre. Dans le travail, il est tellement occupé à faire le neuneu et le cake de je ne suis pas sûr de ceci, de cela, etc. Il n'est pas vraiment là, ici et maintenant, dans le relâchement. comprend pas, il ne profite pas pleinement de ce que c'est d'être là, détendu, dans un roulis de petit trot serein, répétitif, relax. Et du coup, c'est le chat qui se met en la queue parce qu'au moins il le fait, au plus il fige cette zone, au plus il fige cette zone, au moins il est agréable et à l'aise, au moins il est à l'aise, au plus il le fait. Et donc on rentre dans un petit cercle vicieux un peu comportemental. Il y a beaucoup de chevaux comme ça, il y a souvent des cercles vicieux comportementaux. Là ça en est un de cheval un peu planté là-devant, qui est toujours un peu occupé à tirer, mais pas tirer pour emmener, tirer cette encolure, diriger le monde par cette encolure. Il y a des chevaux qui font l'inverse, qui du coup se mettent dans un état de peur systématique pour... analyser la réaction de l'interlocuteur. C'est très intéressant toutes les postures qu'on est amené à prendre pour aller rechercher finalement du calme, de la confiance et de la détente de la part du cheval. Ce cheval-ci, il a besoin d'une limite très claire et d'un renforcement positif de son attitude. Et du coup, le problème du mot attitude, c'est qu'il y a deux Il y a l'attitude, dans quelle position est le cheval, et dans quelle position intérieure, mentale, disponibilité intellectuelle, je ne sais pas quel autre mot, il est. Et là, en l'occurrence, ce qu'il faut d'abord valider chez ce cheval-là, c'est son attention et sa disponibilité mentale, c'est sa connexion, c'est son relâchement dans la connexion. Avant toute question technique, même si on a fait de la technique, Il faut renforcer une attitude positive dans le travail. Un moment où il ne négocie pas, où il se relâche et où il se concentre. Pas longtemps. Typiquement, ça rejoint la différence entre clicker training et perméabilité. C'est des chevaux qui sont très très forts dans le clicker training. C'est des vrais chiens ces chevaux-là. Par contre, ce n'est pas évident de les avoir ici et maintenant connectés quelques foulées. Il faut un vrai gros leader, très très juste, très très calme, très très ancré. pour dire écoute pour ton bien on va pas faire comme ça regarde ce que ça peut apporter de faire comme ça et donc on a travaillé un peu la technique j'ai travaillé le calme et la posture de la cavalière mais j'ai une conversation avec la cavalière à la fin en disant que là son nom sont on va pas faire comme ça il est à 3 sur 10 de confiance en elle et de d'impact Et que l'idée serait d'aller augmenter le tranchant, alors il fallait bien trouver un mot, mais l'impact de son nom. Et descendre son nom. Pas agir plus fort, mais que son nom soit tellement descendu qu'il soit indiscutable. C'est très énergétique. Et c'est quelqu'un qui, pour le coup, est un peu hors norme. Est un peu hors cadre. Alors forcément, moi, j'ai facile, je suis aussi un peu comme ça. Je ne suis pas très branchée cadre à la base, j'ai du lettre pour mon métier. Et donc, c'était important qu'elle se redemande pourquoi. Pourquoi, pour le bien de ce cheval, elle allait devoir... Avoir plus d'impact dans le nom et être traversé par un nom plus puissant. Je vais expliquer, le problème c'est que là en l'état il se fait mal, il n'a pas trouvé le confort dans son travail parce qu'il est toujours en train de faire le singe. J'entends bien qu'il fait beaucoup moins le singe qu'avant, mais aujourd'hui de faire le singe est délétère pour son fonctionnement physique et le côté intellectuel, parce que là du coup ça n'est pas très gai pour lui de travailler, par son attitude actuelle, c'est-à-dire qu'il se dessert, mais ça il ne peut pas en avoir conscience. Donc, par amour, pour lui, là, il y a des choses où il faut dire brave. Et c'est renforcer une attitude. Quand il est arrêté à distance, loin, passif et patient, ça, c'est brave. Quand pendant deux cercles, il n'est pas en train de chipoter, ça, c'est brave. Quand il est dans une attitude relax, avec les oreilles relax, et qu'il est vraiment à l'écoute, ça, c'est brave. Et là, on fait une pause. C'est aller renforcer l'attitude intérieure du cheval. Est-ce qu'il est... disponible mentalement avec nous là où est-ce qu'il est en train de râler et d'essayer de gérer le monde. Et du coup, c'est intéressant parce qu'on a parlé de philosophie. Elle m'a dit, tu sais, moi, dans les courants éthologiques, il y a des choses où philosophiquement, je ne suis pas d'accord. J'adore parce que moi, j'ai la chance d'avoir des élèves vraiment... Je vous aime tous trop, vous êtes malins. Vous me posez des vraies questions. Vous me mettez parfois dans la merde quand on essaie d'expliquer des choses que je sens, mais sur lesquelles je n'ai pas encore mis des mots. Et je trouve ça très riche. Et donc, elle me dit, par exemple, à l'époque, il y avait ce bouquin, c'était le Jump, je ne sais plus comment ça s'appelait, Mon petit Robert, je ne sais plus qui, je me trompe peut-être. Un type qui avait créé les premières libertés en cercle autour de lui, où il faisait courir, courir le cheval infiniment jusqu'à reprendre le leadership, mais de manière un peu abrupte. Et elle dit, voilà, ça typiquement, c'est des trucs qui me choquent, ou d'attacher le cheval, disant à son poteau, oui. Et là, on en revient sur le podcast que j'ai sorti aujourd'hui, qui parle de consentement, la différence entre le consentement et la résignation, et la collaboration et la direction. On en revient entre diriger, prendre le pouvoir et l'idée. C'est des vraies questions philosophiques. Alors, le mec qui a créé ce truc de Jump, je ne sais plus comment ça s'appelle, si vous avez la ref. C'est pas bien parce que du coup j'ai tout lu, moi je suis au courant de tout, mais par contre quand il faut retrouver un nom dans mon cerveau, il n'y a plus personne. C'est intéressant parce qu'en fait il faut remettre les choses dans le contexte. C'était il y a des années et c'est un des premiers à avoir un petit peu abordé le travail à pied à un moment où les gens montaient avec des éperons, où ils foutaient les cheveux en sang, où les cheveux avaient fait la guerre. Donc au jour d'aujourd'hui, en fait c'est juste que c'était hyper incomplet, c'est maladroit, mais c'était un pionnier en fait. C'était un pionnier, donc il faut remettre ça à l'époque dans laquelle ça a été écrit. Et voilà, il faut prendre ce qu'il y a à prendre, c'est qu'il a compris qu'il y avait quelque chose à faire dans le travail à pied et que c'est à celui qui bougeait les pieds de l'autre. De laisser galoper le cheval deux heures n'est pas intéressant. Là, ça arrête ce qui était intéressant dans ce bouquin. Et oui, après le reste, on fait beaucoup mieux aujourd'hui parce qu'on a développé beaucoup plus de compétences. Pour autant, moi j'adore comment se déchouer en liberté. Et sur certains tempéraments et certains profils, on peut avoir cinq minutes de galop la toute première fois, qui du coup, pour quelqu'un qui s'arrêterait directement à ça, ne comprendrait pas l'aboutissement, pourrait faire une corrélation. Tandis que là, non, dans la technique du maître, il recommence ça systématiquement. En fait, c'est toujours pareil. Qu'est-ce que vous avez allégé à la fin ? Qu'est-ce que ça a permis ? Et du coup... Là, je lui dis, je te rejoins. Pour ce truc-là, je te rejoins que d'un point de vue philosophe. Tu n'as rien allégé à la fin, le cheval n'a pas fini plus souple, il n'a rien compris. Donc là, on n'a rien gagné, donc là, on n'y va pas, je suis d'accord. Le fait qu'un cheval puisse patienter, qu'on puisse le mettre à la tâche pour aller boire une bière en rando, ça a du sens. Par contre, il ne s'agit pas qu'il soit résigné, il s'agit qu'il comprenne qu'il peut rester à la tâche en sécurité. C'est deux choses différentes. De poser un cadre, parfois, c'est de l'amour. Et c'est quelqu'un qui fait du spectacle, je lui dis, si demain tout ton public dépasse les gradins et atterrit au milieu de ta piste et ne respecte pas le fait que leur place est dans les gradins, ça va être chiant en fait. Et donc, à un moment, un cadre est utile. Et tant que tu ne comprends pas vraiment pourquoi tu veux poser ton cadre, tu n'arriveras pas à l'avoir descendu à plus de 3 sur 10, il ne prendra pas de puissance. Moi, ce serait mon cheval par amour pour ce cheval-là. dès que je peux je dis braf et par contre il y a un nom clair dès qu'il fait le singe, c'est non il reste dans son espace, il bouge ses épaules, il arrête d'emmener son encolure partout, c'est stop en fait Et je ne lui accorde pas d'attention. Il y a aussi qu'est-ce qu'on renforce. Et le problème, c'est quand on n'a qu'un cheval et quand on en est bleu. Je sais parce que moi, j'ai eu un cheval un peu comme ça, qui aimait bien faire des singeries. C'est des chevaux qui aiment avoir leur public. Et donc, ils font des singeries. Et puis du coup, finalement, en vrai, on sourit. Et on ne se rend pas compte qu'on sourit. Et donc ça, on renforce positivement. On ne fait pas attention. Le cheval qui tape dans sa porte pour avoir à bouffer, on ne le nourrit pas. On attend quand il est calme. Là, on nourrit. C'est qu'est-ce que vous renforcez ? Et donc quand vous souriez, quand vous le regardez parce qu'il fait le neuneu et que vous n'êtes pas en train de vraiment le nier, vous renforcez positivement la chose. Quand vous n'êtes pas sincèrement dans un nom descendu, qui mime un agacement, qui écoute la seconde éconnerie, vous ne ressentez pas l'agacement de vous dire que ça ne va pas mener à bon port sur le long terme pour sa santé, pour sa disponibilité, pour les projets que nous avons ensemble. Et voilà. Et donc, je suis revenue quand même sur l'essence. L'essence, c'est la place du cheval dans le monde. Aujourd'hui, on peut élever des chevaux pour qu'ils fassent des sushis. Avant, les chevaux faisaient la guerre. Avant, il y avait des autres techniques, les vieilles embouchures, les vieux éperons, les vieux étriers, les vieux fers. Je trouve qu'on a avancé énormément quant à nos compétences en matière de communication avec les chevaux. On a avancé énormément. en matière d'ergonomie du matériel même s'il y a encore mille choses à faire. On avance dans l'idée de donner toujours plus de confort mais il est évident que les chevaux ont un rôle près de nous. C'est ok pour eux, je vous assure que quand on parle cheval c'est ok. Moi aujourd'hui les chevaux ont une journée pas terrible, j'ai pas fait tout ce que je voulais. Ils sont là, ils sont pas très contents, ils auraient préféré qu'on fasse un truc ensemble. Vraiment, ils trouvent ça un peu nul. Et donc, l'interaction est OK. Ils en veulent. Ils ont envie de donner. Il y a des chevaux qui tirent leur charrette à Bruges ou ailleurs. Il y en a qui sont vraiment malheureux de ne pas respecter. C'est une catastrophe. Il y en a qui sont contents. Ceux qui sont respectés, dont on respectait le mythe, où il y a une vraie interaction. Ils sont contents d'avoir un rôle. Ils sont contents d'avoir une... Et donc, dans cet échange, c'est ce que je vais vous expliquer. Moi, j'ai été élevée en partie par les chevaux. Très tôt, j'ai compris qu'on partagerait des choses ensemble. Par contre, très tôt, j'ai compris que quand on me mord la joue, j'ai plus de joue. Et quand on me tape à la force d'un cheval, je pars à 40 mètres. Donc, je dois leur expliquer que je ne suis pas un cheval, je suis un humain. Et qu'il va falloir apprendre à parler humain. Enfin, que moi, je vais apprendre à parler cheval pour aller vers eux. Que par temps de là, on va apprendre à parler un peu humain. Et que du coup, je vais devoir décider où y mettre leurs pieds, un peu canaliser les choses pour que moi, je ne sois pas à risque et qu'on puisse créer cette relation l'un avec l'autre. Et donc, je fais la vieille jument, je n'impose pas, enfin, il y a une petite notion quand même, mais il y a un truc de pour ton bien, la vieille jument, t'inquiète que le poulain qui fait une connerie, c'est non, en fait, tu fais pas ça, pour ton bien, tu fais pas ça, c'est non, mais ça y va fort, c'est non. Je parle de tout ça sans toucher, on parle de descendre vraiment son intention. Parce que je sais mieux que toi que là tu es en train de te faire mal. Parce que je sais mieux que toi que si je suis absent, tout le monde doit pouvoir te gérer. Que s'il m'arrive quelque chose, tu dois pouvoir être un gentil cheval. C'est ce qui assurera que tu as une belle vie. Parce que je sais mieux que toi que là, montée comme ça, tu vas mal me porter. À partir du moment où je décide de faire du sport avec toi, ou du spectacle à pied un peu poussé, où il va falloir avoir une musculature pour ne pas se blesser. et que je monte sur ton dos, du coup, j'ai besoin que tu puisses avoir les muscles pour me porter. Et donc, pour créer ça, on va devoir créer une communication montée. Et du coup, pour cette raison, j'ai besoin que tu acceptes d'être perméable et dans une attitude de travail. C'est vraiment pourquoi on fait les choses. Et à quel point vous verrez que quand vous posez un cadre, quand votre pourquoi est clair, que vous posez un cadre, à quel point il y a du bonheur derrière. Et donc, on avait deux séances aujourd'hui. Première séance, voilà. Donc, je finis la séance par ça. On a fait de la technique, c'était bien. Je finis la séance par cette question philosophique-là. Et je suis revenue ce soir. Elle avait descendu en elle juste de la détermination. Elle a monté de la même manière. Simplement, il y a une détermination. Elle a compris pourquoi. C'est quelqu'un de très doux, je trouve. Et donc, pourquoi là, je suis très douce, mais non, ça, on ne va pas faire comme ça. Et du coup, le cheval était beaucoup mieux, beaucoup plus descendu, elle a très bien monté, et à la fin le cheval était descendu de trois étages, mais du coup beaucoup plus relax, et plutôt très content en réalité. C'est très insécure d'être un gros leader, un gros leader, mais même chez les humains, cherchent toujours plus leader que lui. Il y a des leaders qui sont leaders par insécurité, il y a des leaders qui le sont intrinsèquement parce qu'ils ont développé en eux, c'est le cas des jumeaux plus âgés dans les troupeaux, ils ont développé par expérience la connaissance, la compétence, l'ancrage, et elles le transmettent. Plusieurs choses peuvent mener à cette posture, mais elle n'est pas facile à porter. Et dans le nombre de choses qui changent intellectuellement, physiquement, et qui prennent du plaisir à récupérer une place sécure et à se relâcher à côté de nous, c'est incroyable. Et du coup, cette place de leadership, il ne faut vraiment pas la voir comme... Parce qu'il y a vraiment les mots. Il ne faut pas la voir comme le petit chef qui veut imposer. Et je trouve que finalement, c'est ce que je lui expliquais, entre le début de mes activités et maintenant, au plus le temps passe, au moins il faut que j'agisse avec des gestes forts pour obtenir ce que j'obtiens avec une intention plus puissante. Au plus ma posture est puissante, au moins mes gestes doivent l'être. Et donc, c'est encore plus léger. Et ça, j'adore, évidemment. Plus que moi, c'est mon but, c'est d'imposer un cadre qui permette au cheval d'évoluer avec énormément de douceur. Par contre, une douceur dans un cadre extrêmement ferme, c'est non, c'est non. Il n'y a pas de débat. Et en fait, comme il n'y a jamais de débat, il n'y a personne qui essaye d'avoir un débat. Je voulais rajouter autre chose. Donc le cheval était mieux. physiquement on a pu aller un peu plus loin dans la science. Il y a autre chose c'est que du coup quand on fait venir je dis est ce qu'il a vu parce que du coup cette cervicale basse il a vu quelqu'un dans sa posture où il trébuche beaucoup forcément et il y a autre chose c'est que vous pouvez faire venir des personnes qui interviennent si le cheval a une posture pas tout à fait descendue pas dans le lâcher prise vous ne pourrez pas aller à ce point loin dans le soin. Moi, il y a des choses qu'on fait avec Patrick et qu'on obtient de certains chevaux aujourd'hui, X années plus tard, mais parfois 10 ans plus tard. Je ne sais pas depuis combien de temps. Ça ne fait pas 10 ans, Patrick, je ne sais pas, 6, 7, 8, qu'on n'aurait pas obtenu avant, parce que le cheval est descendu. Des chevaux, quand ils arrivent, ne se laissent pas toucher à ce point. Moi, ce qu'il obtient aujourd'hui en séance, Le lâcher prise que j'ai à côté de lui, c'est quelque chose qui s'est construit dans la durée. C'est-à-dire que même avec les soignants, il y a une notion de relation qui s'installe. Même dans la manière d'être soigné, l'environnement dans lequel on est soigné, où est-ce qu'on est soigné, à quel point on accompagne le soin, à quel point on se laisse aller dans le soin, il y a une notion de relation, d'habitude, de compréhension qui intervient et qui fait que du coup le soin gagne en puissance. C'est pour ça que moi je suis très peu one-shot. Mais en tout propos, je suis très très peu one shot. Je suis lente à me mettre avec un cheval. Je suis lente à rentrer dans une relation. Je suis lente pour tout. Pour tout, je suis lente. Je suis très très peu one shot. J'ai beaucoup beaucoup la vision long terme. Et je sais à quel point c'est dans la profondeur qu'on obtient une vraie puissance. Et donc moi, chaque soignant, chaque intervenant a une vraie relation avec le cheval, le connaît. Le cheval se sent descendu à côté de cette personne. C'est que cette personne va gérer les liens. Et que du coup, là, on peut se laisser aller. Le nombre de soins qui ne servent à rien parce que les chevaux ne se laissent pas aller, il y en a plein. Le nombre de séances qui ne servent à rien parce que les chevaux... Et donc, en fait, cette notion de leadership permet à l'autre de se déposer. Voilà. Comment ? J'ai envie de vous confier un truc un peu intime pour vous faire un parallèle. Je ne sais pas si vous, vous pouvez ressentir ça, mais en tout cas, moi, très jeune, il a fallu... En tout cas, c'est l'impression que j'ai eue. C'est toujours nous qui analysons notre environnement comme ça. Mais du coup, moi, très jeune, j'ai ressenti le besoin d'absorber beaucoup ce qu'il y avait autour de moi, de stabiliser beaucoup ce qu'il y avait autour de moi. Donc, j'ai développé ça très jeune. Et ensuite, avec les chevaux, j'ai trouvé déjà des êtres qui étaient constants, stables, forts, tout en étant... Enfin, j'ai trouvé vraiment du confort auprès des chevaux. Et au début, ils m'ont portée. Ça aussi, c'est intéressant, c'est dans la relation avec les chevaux. Quand on crée la relation, forcément, quand ils sont jeunes, quand on crée cette notion de communication, que cette étape de leadership se met en place, qu'ils se déposent, c'est nous qui les portons. C'est ce qui fait que de monter des jeunes chevaux, c'est je suis très fatiguée. Aujourd'hui, par exemple, c'est un jour de règle, j'avais un peu moins de watts. Je n'aurais pas été à la casse sur un cheval où il faut un ancrage très important qui va pouvoir un peu aller tester une limite. Par contre, au fur et à mesure qu'on avance dans la relation, ils se déposent, mais ils peuvent aussi petit à petit porter certaines choses. Ils se créent une forme d'indépendance et d'autonomie et ils savent que je porte. Mais ils prennent part à ça. Alors là, ça devient vraiment du... Et c'était le cas avec Fiji. Ça devient vraiment un partenariat. C'est-à-dire qu'il y a ce rapport de confiance. Moi, je suis un humain, donc tu ne peux pas me toucher comme ça. Et puis, si je te dis qu'on va mettre les pieds là, on met les pieds là. La notion de perméabilité est incroyable. Mais alors, on peut, dans ce cadre-là, rajouter de la personnalité, qu'ils ont déjà, mais laisser exprimer cette personnalité et que cette personnalité puisse porter. et soi-même être du coup un peu moins péchu et que l'autre puisse prendre le relais. C'est ce que Ferdinand a fait à Valenciennes, je l'ai emmené en ville. Il a pu porter une partie, c'était très gai. Et là du coup ça devient un vrai partenariat. Mais ça c'est pareil, c'est sur du très long terme. Beaucoup de personnages c'est un cheval, en se disant qu'ils vont se laisser porter par le cheval, mais c'est dans l'autre sens, c'est au début, c'est nous qui... C'est nous qui cadrons, c'est nous qui portons, c'est nous qui attendons qu'il se dépose dans la relation. Et ensuite, petit à petit, là vient de l'espace et dans le cadre. Et donc voilà, moi j'ai trouvé une place auprès des chevaux, où j'ai directement été attirée par des chevaux qui portaient, qui avaient cette capacité, où les choses étaient claires. Et du coup, quand j'avais plus de watts, les chevaux plus compliqués. J'ai toujours fait ça, très très jeune. Mais je vous parle de ça, 11, 12, 12 ans. 12 ans, je donnais déjà cours à des adultes. Et je gardais, enfin je faisais la colonie de vacances des enfants, etc. Et on nettoyait le matériel et on emmenait tous les poneys au pré en étant dessus. Et du coup, je n'ai fait que grandir cette part un peu de l'Ide, alors qu'à la base... Je ne suis pas quelqu'un de très ancrée, je suis plutôt aérienne, je pars vite dans mes idées. Il a fallu aller chercher ça très fort, encore et toujours plus, pour faire des chevaux, encore et toujours plus solide dans le besoin d'ancrage, pour faire des gens, encore et toujours plus solide dans le besoin d'ancrage. Ce n'est pas n'importe qui qui atterrit dans le manège, moi à chaque fois j'hallucine. Vous n'êtes pas n'importe qui qui écoutez ça, je le sais très bien. Parce que voilà, on attire forcément, c'est comme ça, c'est très gay, je me sens extrêmement chanceuse à chaque fois. de la richesse des rencontres, je me sens extrêmement chanceuse de ça. Mais du coup, ça demande à chaque fois de développer plus d'ancrage, de développer plus de l'idée de l'œuvre. Et dans mes relations privées, je dois bien avouer qu'inconsciemment, de temps en temps, chercher quelqu'un avec qui je peux débrancher pendant quelques minutes, ça me fait un bien fou. Et c'est pas facile à trouver parce qu'au plus on... des blocs, sachez-soi, au plus on porte, au plus on... on a appris à emmener, au plus on va dans les ouattes, au moins il y a de personnes qui peuvent accompagner ça. Voilà, donc je peux vous garantir que même votre cheval, le plus leader des leaders, ou vous appelez comme ça comme vous voulez, qui... très ancré, lui aussi, au fond, a ce besoin d'être déposé. Et n'attend qu'une seule chose, c'est que votre cadre soit tellement clair, tellement limpide, qu'à vos côtés, il puisse dormir, se coucher, mais pas se rouler parce qu'il prend, non, vraiment se déposer. Et que du coup, l'intervenant puisse aller vraiment beaucoup plus loin dans le soin. Et que du coup, il y ait un vrai « Ah, t'es là » . Et qui n'empêche pas le partenariat, qui n'empêche pas... Enfin voilà, il y a un truc de... Ah, t'es là. J'ai une idée qui est venue, qui était importante à rajouter. Ah oui, l'expérience, un truc amusant, c'est quand je forme ici, il y a les jeunes chevaux, le montoir, les débourrages. Donc moi, je leur apprends, parce que c'est le parking, le montoir. Et à l'époque, j'avais des scènes comme ça de trop rigolotes. Je me mets sur le montoir, le cheval se gare, n'attend qu'une seule chose, c'est que je monte dessus. C'était les premières séances, c'était pas moi, c'est une jument que j'ai fait avec quelqu'un. La personne monte sur le montoir, la jument se gare plus. Je remonte sur le montoir, la jument déposée, un pied levé, relax, attends que je monte dessus. Plus moi. Pur a fait ça à un moment aussi, c'était trop rigolo. Je monte dans le box, il est tout content, il me promène partout dans le couloir. La personne arrive, se met à côté de lui pour monter, il hésite. C'est all about energy. C'est une histoire d'énergie, de fréquence et d'ancrage. Si vous avez un autre mot que le leadership, n'hésitez pas. C'est vraiment l'ancrage, le calme. À quel point vous pouvez accueillir, à quel point on sait qu'à côté de vous... Vous pourrez contenir, vous serez cohérent, vous serez consistant, vous serez stable, vous serez clair, vous serez limpide, vous serez juste. C'est ça au fond. On ne parle pas de dominance, soumission, ça c'est pas ça. C'est regarde, j'ai besoin que tu fasses ça comme ça, parce que de faire ça comme ça, ça va t'apporter ça. Regarde à quel point ça te permet de briller. à quel point tu vas pouvoir exprimer ton potentiel de cette manière là, à quel point on va pouvoir se comprendre. Regarde comme ça te rajoute du confort, regarde grâce à ça je peux te soigner, regarde comme tu te sens mieux. Regarde en ma présence, tu peux, tu es, tu peux évoluer sereinement, je suis là, vas-y. C'est ça, si vous avez des mots plus pertinents, n'hésitez pas. Parce que vraiment aujourd'hui avec mon sujet de consentement et tout ça, j'ai peur des mots, j'ai peur de l'interprétation des mots. Alors peur, c'est pas le bon mot, mais... J'ai tellement envie de transmettre le message et je ne voudrais tellement pas qu'il ne soit pas compris dans le bon sens. Et je veux tellement vous faire gagner du temps, de l'expérience, que c'est très important de comprendre cette notion-là. Alors, il faut que je trouve le titre de ça. Je vous laisse avec ça. Je vous embrasse du tout cœur. J'ai hâte d'avoir de vos nouvelles à tous. Et à très vite.