- Speaker #0
Je suis Audrey Chemouli, avocate et entrepreneuse, fondatrice du cabinet Chemouli Profession Libérale, qui accompagne les avocats dans leur restructuration.
- Speaker #1
Je suis Manuel Mignoglini, avocat et donc entrepreneur, engagé pour une profession plus riche et enrichitante.
- Speaker #0
Vous écoutez le podcast Avocats Génération Entrepreneur. La mission de notre podcast, vous donner les clés pour entamer votre propre transformation. Notre promesse ? Des interviews sans filtre, d'avocats innovants, créatifs et libres. qui ont cassé les codes et réinventé le business model pour s'adapter au nouveau marché du droit. Des contenus inspirants, des conseils et des techniques concrètes pour vous aider à devenir un véritable avocat entrepreneur.
- Speaker #1
Elle, avocate. Elle a cramé des heures à chercher un postulant. Lui, entrepreneur. Il s'est enflammé pour l'expérience utilisateur. Eux, c'est une sœur et un frère, qui ont fini par se demander mais qu'est-ce qu'on attend pour créer une solution de feu ? C'est comme ça qu'ils ont fini avec Libélo et dix mois plus tard... Leur plateforme s'est vue discerner le premier prix French Tech et le prix coup de cœur des incubateurs CNB. Trois mois, tu vas en entendre parler. Mais nous, ce qu'on veut entendre, c'est eux. Comment ? Combien ? Bref, les coulisses derrière les premiers chapitres de ce qui a tout l'air d'une belle histoire. C'est pourquoi nous sommes ravis d'accueillir ce nouvel épisode d'Avocats, Génération Entrepreneur, Victoire Berne et Maxence Laurent.
- Speaker #0
Salut les amis,
- Speaker #2
bonjour !
- Speaker #0
On commence toujours par la même question les amis. Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?
- Speaker #2
Alors moi je suis Victoire Berne, ça fait 15 ans que je suis avocat. J'ai monté un cabinet en droit pénal des affaires et droit du travail, qui s'appelle Boreal, avec une associée, on a trois collaboratrices. À côté de ça, je suis quelqu'un de tout à fait explosif.
- Speaker #0
Donc il peut juste s'asseoir ? Il peut être. Ça va. Méprise.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Ok, donc c'est très... Oui, toi, vraiment 30 secondes. Ok. T'as commencé dans quel genre de cabinet ?
- Speaker #2
J'étais dans un cabinet de droit pénal qui s'appelait Aguera, avocat. Et ensuite, j'étais chez Fromomriens.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Donc deux grosses structures quand même Et puis après j'ai lancé À Lyon On était à Lyon mais on était perpétuellement en déplacement Mais je crois qu'on va en reparler aujourd'hui
- Speaker #1
Du coup t'as commencé quand exactement ?
- Speaker #2
Le 5 janvier 2011
- Speaker #1
Et ton cabinet ?
- Speaker #0
Le 1er juin 2018 Ah oui donc tu t'es installée tout quand même ?
- Speaker #2
Au bout de 7 ans de bourse Oui, mais c'est...
- Speaker #0
Oui, d'accord, mais c'est pas... Enfin, pour notre génération, vu qu'on est la même. Vu que...
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
La même. C'était 7 ans. Oui, bon, c'était rapide, quoi.
- Speaker #2
C'était le bon moment.
- Speaker #0
C'était le bon moment,
- Speaker #3
oui.
- Speaker #2
En fait, voilà, c'est la vie n'est plus hors de rencontre. Et c'était le coup de foudre de malade avec mon associé Karen qui a fait que ça devenait complètement évident.
- Speaker #0
Ok, canon. Et toi ?
- Speaker #3
Et moi,
- Speaker #0
je ne suis pas du tout à vos chars. Chez McDo, vous venez comme vous êtes.
- Speaker #3
Merci. C'est vrai, c'est très sympa. Moi, j'ai fait 17 ans de Sanofi, école de commerce avant. Ce qui m'a plu dans ma carrière, c'est l'étranger. J'ai passé 10 ans en Australie, 2 ans en Belgique avant ça, 2 ans en Espagne pour revenir en Europe, tester un peu, et après, 2 ans à Paris et maintenant à Lyon. Et j'ai appris surtout tout ce qui est opération commerciale et marketing pendant toutes ces années. Je me suis beaucoup marré, mais j'ai toujours voulu créer ma boîte. Donc je suis parti il y a 4 ans, j'ai négocié un départ, j'ai créé ma première boîte dans la data pour les RH, rien à voir.
- Speaker #1
C'était il y a combien de temps ?
- Speaker #3
C'était il y a 4 ans. J'ai revendu à mes associés, parce que ça ne m'allait plus trop, j'étais plus trop dans le thème de la boîte. Et là, Victoire vient me parler de sa vie professionnelle. Elle me dit, je reviens de Dreux. J'ai passé la nuit à l'Ibis. Bref, elle m'explique tout ça. L'Ibis de Dreux, si jamais nous l'écoutons,
- Speaker #0
il faut faire un effort sur la déco. On est d'accord. C'est mon problème. Et donc, du coup, tu reviens de l'Ibis de Dreux et tu te dis, on a un problème.
- Speaker #2
En fait, on peut dire que je pète un câble de multiples déplacements pour plaider ce que j'adore plus que tout, c'est pour ça qu'on fait ce métier. Mais là, c'était pour des audiences sans plus-value, des bureaux de conciliation prud'hommes ou des renvois. Et donc, je me suis dit, mais attends, qu'est-ce que je suis en train de me faire subir ? Qu'est-ce que je fais subir à mes collaboratrices ? Maintenant, on va arrêter ça. Et je viens parler à mon frère qui sait tout ce que je ne sais pas. Et on va trouver une solution. pour moins se déplacer, mieux travailler et être un peu moins claqué.
- Speaker #0
C'est la raison pour laquelle on vous invite aujourd'hui. C'est pour la solution que vous avez imaginée. Est-ce que vous pouvez nous partager un peu ce que c'est ?
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #0
Et comment est-ce que tu es arrivé à ça ? C'était quoi les tâtonnements, les développements, les trucs ? On en est où quoi ?
- Speaker #2
Alors le point de départ, c'est vraiment le traumatisme de l'Ibis.
- Speaker #4
On les entend pas.
- Speaker #2
Vous me dites, mais attends, j'ai fait un aller-retour avec une nuit entre les deux.
- Speaker #0
C'est l'enfer.
- Speaker #2
Mais comme sur toi, Dreux, c'est pas hyper... Il faut pas dire ça. Non,
- Speaker #0
mais... C'est super. Je sais pas, on connaît pas. Voilà, c'était... Oui, non,
- Speaker #2
voilà. C'était une audience de procédures. Et je me suis dit, en fait c'est ridicule.
- Speaker #0
C'est ridicule de passer une nuit en dormant de chez toi, même de faire 5 heures de train, c'est terrible. C'est complètement con.
- Speaker #2
Et donc je me suis dit, il faudrait qu'on puisse créer un réseau d'avocats de confiance où en quelques clics, comme sur Doctolib ou Airbnb, on trouve quelqu'un de bien pour gérer cette audience de procédures, pour gérer tous les besoins entre avocats. Et c'est ça le projet Libélo. Donc moi, j'identifie le problème, j'identifie à ce moment-là moins bien comment on fait pour créer une plateforme de mise en relation entre avocats.
- Speaker #0
C'est tout de suite ça le truc ? Tout de suite,
- Speaker #2
bien sûr.
- Speaker #1
T'as pas commencé par d'abord chercher s'il n'y avait pas un truc qui existait ? Oui,
- Speaker #0
qui existait déjà, non ?
- Speaker #2
Bien sûr, en fait, dans un temps, on a arrêté de se déplacer pour ces nuances de procédure. Donc, comment on faisait ? Appel du greffe, essayer d'obtenir la liste des avocats présents le jour J. Essayer d'avoir au téléphone, un, des avocats, enfin voilà, un truc chronophage au possible, avec toujours de l'anxiété parce que, est-ce que je vais trouver quelqu'un ? Est-ce que je vais trouver quelqu'un de bien pour gérer ? Et donc, j'ai regardé, évidemment, avec les collaboratrices et plein de consœurs, on s'est dit, moi attends, il y a forcément un truc qui existe, qui gère ce problème. Et en fait, c'est là qu'on s'est dit, mais non, personne n'a pris le temps de créer vraiment l'outil que les avocats... attendent et qui règlent ce fucking problème de la postulation et de la substitution. Donc, là, le temps 2, je me dis, en fait, on est au bout. On perd trop de temps à chercher des postulants de qualité. Le temps, chez nous, c'est la facturation. Donc, il faut que je trouve quelqu'un qui va monter ce projet avec moi. Quelqu'un d'aussi fou que moi. Non, mais il faut... Non, mais apparemment,
- Speaker #0
dans sa branche, c'est un... Non, mais non, c'est un... Non, mais... Merci. Les 4 dans Spot 4,
- Speaker #2
on sent que c'est vraiment... Le jeter dans le vide, d'y aller à fond, de tenter quelque chose. Et j'ai réfléchi, j'en ai parlé à personne initialement de cette volonté de vraiment lancer un produit. Et je me suis dit... Et en fait, je me suis dit, mais il est à côté de moi le gars. C'est mon frère. Il ne connaît rien à mon métier. Il a voyagé dans le monde entier. Il a eu mille expériences professionnelles. Il a eu plein de postes. Mais c'est lui. Et donc, je convoque Maxence à un café. Je cherche une lettre. Et donc, on boit ce petit café, on est en janvier 2024, je me rappelle très bien, tu venais de vendre la première boîte, et on se pose et je lui dis, Maxence, voilà ma vie. Et donc, ta réaction, ça a été de me dire ?
- Speaker #3
Tu sais qu'il y a la technologie qui est... J'ai vraiment dit ça, j'étais abasourdi par le problème, si tu veux. Et donc du coup, ce qu'on a fait, c'est qu'on a parlé au réseau de Victoire, 250 avocats pilotes, et on a fait un arbre déposté.
- Speaker #0
Tu t'es pas dit... Attends, juste... Attends, attends, attends. Juste, tu t'es pas dit... Reviens en arrière. Donc, ta sœur te propose une aventure professionnelle. Toi, tu viens de terminer ton aventure, t'as peut-être un peu tout dans la poche, tu te dis pas, je vais faire autre chose que de m'associer avec ma sœur, parce que c'est quand même un peu galère, les histoires d'association. Déjà, c'est galère, les histoires d'association. Ça, c'est mon métier.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Ça me permet de facturer, mais on ne va pas dire que ça rend les gens heureux parfois. Et du coup, rajouter à ça une composante familiale, ça ne vous a pas traversé le cortex du cerveau ? Peut-être que c'était un peu gênant.
- Speaker #3
Même pas une seconde. Personnellement, j'ai vu un problème. Et je me suis dit, putain, mais c'est pas possible que ça existe encore aujourd'hui, ce genre de truc. Le CO2 que tu butes en allant à Dreux pour une journée, c'est n'importe quoi. Le temps que tu perds, la fatigue. On peut forcément gratter et voir ce qu'il y a à faire. Je ne me suis pas dit, on va s'associer, on va en faire une boîte tout de suite. Tu t'es dit, je vais gratter le problème. Ouais, on va chercher, on va essayer de comprendre s'il y a quelque chose de facile, quick and dirty à faire. Et après, on va voir ce que ça va donner. Et en fait, au bout d'un mois... On est avec pas mal d'avocats, on a commencé avec 25, après 50, on en rajoute petit à petit, et ils nous disent tous, mais l'angoisse, le temps que je perds avec ces postulants, tout ça. Et donc je me dis, il y a vraiment un pain point, il y a un vrai problème. Donc comment est-ce qu'on fait ? Et bien après tu mets la main dedans et puis on a créé nos statuts, et puis on s'est associés, et voilà.
- Speaker #2
En fait on ne s'est même pas dit, c'est chaud d'être frère et sœur, on s'est dit, mais le gain de temps que ça nous apporte, parce qu'on ne prend pas spécialement de pincettes pour se dire les choses.
- Speaker #1
On appelle les parents,
- Speaker #2
c'est réglé. La confiance est absolue et surtout, on est tellement complémentaires. On n'avait pas de point commun à part l'envie de créer quelque chose ensemble. Mais la vie professionnelle de Maxence n'avait rien à voir avec ma vie professionnelle.
- Speaker #3
Je pense que ça, c'est vraiment une force. Parce qu'en fait, son monde n'est pas mon monde.
- Speaker #0
Ça t'a permis d'identifier les problèmes ?
- Speaker #3
Oui, et ça nous permet aussi d'évoluer dans deux sphères très différentes. Même si on a une boîte ensemble, on n'est pas sur la même manière de penser les choses. Elles les pensent avec une manière d'avocate, moi je les pense avec une manière business.
- Speaker #0
C'est quoi alors la manière business ? Comment est-ce que tu réfléchis ton problème ? Il y a quand même des trucs qui existent chez les avocats qui ressemblent à ce que vous avez fait. Donc, pas la même chose, mais il y a quand même des choses qui existent. Et donc, ça veut dire qu'il y a quand même des avocats qui se sont penchés sur le sujet. À l'époque, je ne peux pas ne pas la citer, puisque Charlotte faisait le podcast avec moi au démarrage. Charlotte avait créé avec Julia, votre bien dévouée. Et finalement, ce n'est pas quelque chose qui a réussi à être commercialisé. Il y a d'autres structures qui avaient fait ça aussi. Donc toi, tu ne connais pas tout ça, puisque toi, ce n'est pas ton monde. Et comment tu analyses le sujet ?
- Speaker #3
Tu veux commencer à répondre ?
- Speaker #2
En premier. En fait, en premier. Avec mes collaboratrices, on s'est dit, il y a forcément quelqu'un qui a pensé à ce problème. Mon frère, qui l'a résolu.
- Speaker #0
Résolu, je ne sais pas.
- Speaker #2
On est tous, les avocats en contentieux, on est quand même 57 000 en France, à tous avoir ce besoin. Donc on s'est dit, bon, qu'est-ce qui existe ? Donc bien sûr, tu as tout à fait raison, on a regardé ce qui existait et on a regardé pourquoi ça ne marchait pas. Et en fait, j'ai listé tous ces points de pourquoi ça ne marche pas sur la fixation des honoraires. sur l'agenda, sur plein de choses. Et j'ai dit à Maxence, voilà pourquoi on n'est pas sur ces plateformes. Voilà pourquoi je n'irai jamais et pourquoi ça ne prend pas. Et donc, je lui ai filé le bébé. Donc,
- Speaker #0
tu lui as fait quand même une analyse. Donc, ce que toi, tu dis, c'est que j'avais fait une analyse du marché des solutions qui existent. Je les avais listées. C'est quand même ça que tu as commencé à travailler instinctivement. Tu as listé les analyses, les solutions qui existaient sur le marché et les problématiques. semblait être les problématiques de ces solutions-là.
- Speaker #2
Exactement. Et pourquoi on n'y allait pas ? Et pourquoi les autres confrères que je connaissais n'y allaient pas non plus ? Parce qu'il existait des offres, mais ça ne correspondait pas à notre besoin d'agilité, de sérénité, de confiance, et de gain de temps, de plein de choses. Et donc, effectivement, j'ai listé tout ça.
- Speaker #1
À aucun moment, tu te dis « Je le fais toute seule. » Parce que même si c'est la famille, ça fait plaisir, etc. Tu as listé tous les trucs, tu ne dis pas, des avocats qui ont commencé à le faire, ils n'ont pas réussi, mais moi j'ai compris parce que ça ne fonctionnait pas, il y Tu ne t'es jamais dit, j'y vais tout seul ou j'y vais avec quelqu'un d'autre d'ailleurs ?
- Speaker #2
Non, ça ne m'a pas traversé l'esprit de le faire tout seul pour deux raisons très simples. Alors la première... c'est que je ne sais pas faire. Du tout. Et la deuxième, c'est que moi je suis associée au sein du cabinet Boréal, qu'on travaille quand même beaucoup, comme tous les avocats, et donc j'avais besoin d'un allié totalement focus sur le projet. Donc, voilà. Et Maxence, c'est pas pour te faire plaisir que je dis ça, mais c'était juste une évidence.
- Speaker #3
J'aime bien quand tu me fais ça.
- Speaker #0
Mais tu t'inquiètes, c'est pas la moindre de la nouvelle.
- Speaker #1
Et à aucun moment je t'ai dit, je vais juste faire une solution de maison, pourquoi est-ce que tu te prends la tête à vous le faire ? Ouais, c'était vrai, ça fait...
- Speaker #0
Putain, mais c'était vraiment une bonne question ça, putain, mais c'est vrai que... Mais c'est que pour ma gueule ! C'est vrai ça ! C'est à chaque fois maintenant,
- Speaker #2
quand on rencontre tous les clés liées d'avocat, je leur dis, désolé, mais le projet à la base, il est tellement égoïste ! Bien sûr que c'était pour nous, c'était pour Boréal ! Mais bon, une fois qu'on est monté pour Boréal, autant faire profiter les confrères, quoi ! Mais oui, à la base, on dessine un petit truc... artisanales, et puis avec tous nos avocats bêta-testeurs qui nous disent tous « Mais attendez, ça va changer notre vie, ça ! » Ben ouais, les gars, c'est vrai, c'est sûr, un avocat en contentieux d'avoir Libélo, ça va vraiment changer votre vie. Et donc, bien sûr qu'on a ensuite fait grosse à la plateforme, et qu'on l'a rendue hyper bien dessinée en termes de code, pour qu'elle soit accessible au maximum de confrères possibles.
- Speaker #0
Donc toi, on te... pousse à un problème vraiment d'avocat, vraiment le problème le plus sexy du monde. Dans la population, dans notre panel de sexitude d'avocat, c'est pas loin d'être le plus sexy. Et tu te dis, putain, ça, je vais m'en parler. C'est un mec qui a... Putain, je suis sur un truc ! Je suis sur un truc, putain, je travaille sur la postulation. C'est comme les mecs qui disent, je suis commissaire de justice.
- Speaker #2
Oui, c'est le 26. C'est pareil. On les embrasse quand même.
- Speaker #3
En fait, mon expérience chez Sanofi, elle était ce qu'ils appellent intrapreneur. Intrapreneur, c'est toujours quand tu es dans une grosse boîte comme ça, tu as 100 000 personnes. J'ai toujours essayé de développer des trucs pour la boîte. Et parfois, c'était des coups de folie. Parfois, ça ne marchait pas. Parfois, ça marchait. Et en fait, ce côté intrapreneur, ça m'a donné envie de réduire la friction dans la vie de plein de choses. Et petit à petit, je me suis mis dans la tech. Et après, quand Victor me parle de la postulation, pour moi, la postulation, au début, j'en ai aucune idée de ce que c'est. Je ne sais pas du tout. Pour moi, je trouvais ça irréel, en tant que business, que tu doives prendre une autre personne dans une ville en France. Je me disais, mais pourquoi en fait ? Vous êtes avocat tous, non ? En fait, oui, c'est comme ça. Ok, d'accord. Donc, comment ça marche ? Et après, tu creuses, et tu vois l'opportunité. Et là, c'est ce que Victor vient de dire, tu as des plateformes qui existent, oui. Mais il y en a quand même qui sont pas mal broken.
- Speaker #0
Oui. Laissé à l'abandon.
- Speaker #3
Laissé à l'abandon ou qui fonctionnent, mais fonctionnent un peu à l'arrache. Tu veux, quand tu es avocat en France, toutes tes données vont aux US. Dès le début, dès ta première discussion, est-ce que tu trouves ça normal ? Bof !
- Speaker #0
Maxence parle des groupes Facebook.
- Speaker #3
Tu vois ?
- Speaker #0
Oui, très bien. Oui, parce que par exemple, aujourd'hui, tu as un programme en France. Ça fait partie de la discussion, tu as raison.
- Speaker #3
Tu passes sur Facebook, il y a 30 000 personnes je crois.
- Speaker #0
Oui, donc c'est pas mal déjà.
- Speaker #3
Tu dis, bonjour à tous, je cherche un postulant, ah tac, ça c'est sur Facebook. Donc ça, ça va direct aux US.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #3
Et pour peu que tu donnes des données, je ne sais pas.
- Speaker #0
Un peu pour dire, c'est un litige, je donne un nom d'un client. Tout ça,
- Speaker #3
ça part aux US. Aujourd'hui, moi je trouve ça quand même bizarre, quand on est avocat en France, d'avoir ce genre de choses encore qui se passent. Donc c'est là qu'on a insisté pour avoir des serveurs en France, hébergés en France, avec des murailles de Chine autour pour que justement tout soit ultra confidentiel sur Libélo aussi.
- Speaker #0
Et donc comment est-ce que tu travailles le cheminement pour la construction de ce truc-là ? Parce qu'en fait, du coup, entre vous deux, en termes d'activité, c'est quand même toi qui es plus à 100% sur le projet, c'est ça que j'ai compris ?
- Speaker #3
Oui, oui. Moi je suis peut-être même à 200%. En fait, ce qui se passe, c'est que Victoire vient me voir avec cette fameuse nuit à Dreux, nuit étoilée, et elle m'explique ça. Elle m'explique ça, je lui dis d'accord, allons gratter un petit peu ce qui se passe, passe-moi 4, 5, 6, 10 contacts. On parle, ah ouais, en fait, il y a un vrai problème. Comment tu fais aujourd'hui ? Ah ouais, d'accord, c'est comme ça. Ah, t'as un Excel avec des gens, et puis t'as des gens qui sont décédés dedans encore. Mais en fait, je crois que c'est des postulants qui existent encore en France. qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Speaker #2
Histoire vraie.
- Speaker #3
Non,
- Speaker #1
bien sûr. Ok, ok. Les grands cabinets, les énormes cabinets qui ont un Excel avec... La dernière fois que tu as été à Evreux, du coup, tu n'as pas le contraire, mais il est mort depuis deux ans, quoi.
- Speaker #0
Ça lui est arrivé, vous.
- Speaker #2
Il a évoqué en France.
- Speaker #0
Ah ouais. Non,
- Speaker #2
mais c'est intéressant.
- Speaker #3
Donc, tu vois, ça, c'est vraiment... On gratte le problème. Clac, Après, tu fais un arbre des possibles. Ok. Qu'est-ce qui est vraiment cassé ? Qu'est-ce qui marche ? Là où est-ce qu'il y a de la confiance ? Là où est-ce qu'il n'y en a pas ? Par exemple, Facebook et tout ce... tout qui part aux US, tu vois des choses comme ça ensuite,
- Speaker #0
ça veut dire quoi ? comment tu dis ça ?
- Speaker #3
tu construis un arbre de tout ce que tu pourrais faire Avec Libélo. Toutes les portes que tu pourrais ouvrir.
- Speaker #0
Moi, j'ai appris ça dans mon truc de...
- Speaker #3
C'est du business. C'est pur business.
- Speaker #0
C'est-à-dire que tu dis, tu mets dessus toutes les solutions qui pourraient exister. Folles ou pas folles. Folles ou pas folles. C'est-à-dire que tu pourrais dire, j'ai un pigeon voyageur qui y va, par exemple. Ça pourrait faire partie des solutions.
- Speaker #3
C'est vraiment tout, quoi. Toutes les branches qui pourraient exister pour la postulation, la substitution, la vacation en France.
- Speaker #0
Ok. Les solutions que tu pourrais imaginer ou... tous les problèmes.
- Speaker #3
Tous les problèmes, toutes les solutions, enfin tout en fait. Tu fais vraiment ton... Tu décris tout ton business et après tu prends les points les plus importants et les plus cruciaux, on dit, cruciaux. Merci. C'est vrai qu'il a trois avocats en face.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #3
c'est comme ça.
- Speaker #0
Exactement. C'est la solution. Merci. Merci. Et tu le fais sur quoi ? Et tu le fais sur quoi comme...
- Speaker #3
Comme outil ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #3
J'en ai... Je n'ai même plus le souvenir, j'avais pris un truc gratuit sur internet, je ne me rappelle même plus comment ça s'appelle.
- Speaker #0
Le truc là au-delà de... Merde, ça s'appelle... Ah zut ! Miro !
- Speaker #3
Il y a Canva qui le fait, il y a Canva ou Canva, ça dépend comment on parle. Il y a plein d'outils en fait, tu te cherches sur internet, tu te le vas assez facilement.
- Speaker #0
Un truc en particulier. Non, non, non,
- Speaker #3
moi j'ai pris une solution assez simple, tu rentres tes trucs, ça te met des couleurs, tac, tac, tac, et après en fait tu choisis... vraiment les cases, celles qui font le plus mal. Quand t'appuies, on te dit tout le temps « Putain, c'est l'enfer, ça. »
- Speaker #0
Tu catégorises ?
- Speaker #3
Tu catégorises tout.
- Speaker #0
Mais tu le catégorises, c'est-à-dire que tu fais un genre de tableau où tu poses toujours les mêmes questions aux gens, par exemple, et du coup, tu te rends compte que c'est toujours le même problème ?
- Speaker #3
Je reviens encore vachement en arrière. Tu commences avec un questionnaire, bête et méchant. Qu'est-ce que je peux poser comme question ? et de quoi j'ai besoin pour vraiment comprendre le problème. Ce questionnaire, ça te commence à te former un arbre des possibles. Tu le grossis, tu le grossis au fur et à mesure des gens avec qui tu parles. Et après, de là, tu commences à avoir une structure des choses qui sont vraiment cassées, des choses qui sont nice to have, que tu pourrais faire, mais qui ne sont peut-être pas utiles tout de suite, en version 1, etc. Après, tu commences à regarder si c'est possible. Tu commences à parler à des techs qui savent et qui vont te dire combien ça coûte. Tu fais des devis. Tu commences, tu lances.
- Speaker #1
Tu mets combien de temps à faire ça ? En préparation, en projet ? Tu mets en moyenne et combien de temps vous avez mis vous ? Parce que c'est pas forcément la même chose.
- Speaker #3
Alors je connais pas la moyenne de tout le monde dans la vie là-dessus, mais je pense que c'est à peu près 6 mois, nous on l'a fait en 3-4 mois.
- Speaker #1
Et donc en 3-4 mois, c'est là où tu passes des 25 à 250 confrères ? Exactement.
- Speaker #0
C'est là où on passe énormément de temps avec eux. Comment est-ce que vous avez recruté des gens qui voulaient tester ? Moi, ça fait 15 ans que je suis avocate,
- Speaker #2
et en contentieux. Et comme je suis tout le temps en déplacement pour plaider, on parle avec les confrères, donc je connais tous les contradicteurs dans les dossiers, donc j'avais un listing dingue d'avocats.
- Speaker #0
Ça prend du temps quand même de contacter tout le monde. T'as contacté les gens, bonjour, salut, on ne s'est plus dans un dossier, à Nubis, à Droye, on n'a plus de cas.
- Speaker #2
En fait, Maxence a fait tout ce dessin un petit peu, ce dessin complètement fou, avec tous ces trucs, a préparé des questionnaires, etc. Mais ce qui était agréable, c'est que les avocats, ils étaient contents de faire ça avec nous.
- Speaker #0
Ah, c'est chouette. Parce qu'au bout de 250, ils ont dit, ouais, ok, ça va bien.
- Speaker #3
30 minutes à 45 minutes, avec chaque avocat. C'est pas non plus... C'est moi qui ai pris le temps, tu vois. Moi et Victoire.
- Speaker #2
Et c'est indispensable, en fait. Il n'y a que comme ça qu'on va avoir un reflet des vrais besoins et de ce qui peut être subsidiaire et de ce qui est de la fantaisie, si tu veux. Donc, on savait dès le départ qu'il fallait passer ce temps-là à identifier. Et j'ai dit à Maxence, mais attends, les avocats, ils sont comme moi, ils bossent comme des malades, on va les faire chier, quoi. Mais pas du tout. On a eu un très, très bon accueil. Parce que le truc de Maxence, c'était clinique. C'était 40 minutes, mais c'était bien bossé, hyper préparé en amont. Et puis après, j'étais dans une boucle de mails. On les faisait voter sur des trucs. Genre quoi ? Alors, exemple typique de moi qui me plante complètement sur un sujet. Pour commencer à dessiner Libélo, il fallait, comme tout est extrêmement cher, il fallait dessiner soit format téléphone portable, soit format ordinateur.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et donc, je dis à Maxence...
- Speaker #0
Tu veux dire l'appli ? C'est ça ? Soit une appli ?
- Speaker #2
Exactement. Et donc, je dis à Maxence, on ne va pas lancer un sondage, c'est une évidence. On lance sur le téléphone. Tout le monde a son téléphone dans la poche tout le temps. Maxence, de par son expérience, et on le remercie, me dit, Victoire, il ne faut jamais foncer tête baissée pour ce genre de sujet. Ton avis n'est pas l'avis de tout le monde. On fait un sondage. 99% pour la web app sur l'ordinateur. Énorme plantage, de ma part.
- Speaker #0
Moi aussi, j'aurais dit téléphone.
- Speaker #1
C'est souvent les assistantes qui vont passer par là. On a le poste bureau.
- Speaker #0
Les collaborateurs sont derrière l'ordinateur. Je comprends très bien, mais j'aurais tout de même pensé que... Mais tu as raison, c'est juste qui utilise ton appli. Bien sûr. Ce n'est pas nécessairement... que les avocats, t'as les assistantes, qui est ton persona. Et pas les avocats qui vont plaider nécessairement.
- Speaker #3
Voilà. L'associé qui est toujours en badrouille, c'était pas lui qui pouvait acheter les dossiers, etc. sur Libélo.
- Speaker #2
Et donc c'est là où l'expérience de Maxence, que je n'ai pas du tout dans le business et dans le commerce, pour justement penser au persona, c'est génial. C'est que moi je fonçais, je ne me posais même pas la question. Et donc du coup, on avait commencé à dessiner avec les... Nos développeurs téléphones, on a complètement rétropédalé pour faire sur l'ordinateur.
- Speaker #0
Oui, parce que la personne qui va utiliser ton truc, ce n'était pas la personne qui va plaider ton dossier, alors que toi, tu vas plaider ton dossier.
- Speaker #1
Et juste avant, tu as 250 personnes, tu as posé combien de questions pour avoir 250 personnes ? Tu es parti voir combien de confrères pour avoir 250 qui disent oui, on est d'accord que ce n'est pas 250 sur 250 ? Il y a eu des gens qui n'ont pas répondu, des gens qui t'ont dit non, des gens en Chine, simplement. Bien sûr. Pour qu'on te sache, tu vois.
- Speaker #2
Alors, il y en a deux qui m'ont dit... Deux, c'est quand même réel. Sans connard.
- Speaker #1
Les avocats de France et de ses fréquences. Non, non,
- Speaker #2
il y en a deux qui m'ont... Tu dis... Tu crois que j'ai que ça à faire ? Déjà, ça t'empêche pas d'être poli. Enfin, bref. Donc, voilà. Je vais d'ailleurs donner leur nom. C'est pas ma gueule. Name and shape. Shape and shape. Non, mais en... Je ne sais pas pourquoi, ou si on est né sous une bonne étoile, mais il y a eu assez peu de perdition.
- Speaker #1
D'accord, ok.
- Speaker #3
Je sais pourquoi aussi, Victoire. Victoire a une liste. Forcément, on l'a travaillée, on les a appelées, on leur a envoyé deux, trois informations en avance. C'était quand même un peu bossé le truc pour qu'ils aient un intérêt.
- Speaker #2
On n'y est pas allé en touriste. On a essayé de tout penser en amont, déjà parce qu'on sait que les avocats, ils n'ont pas de temps. Donc, ils ont encore moins de temps à consacrer à un truc juste pour être des bêta-testeurs. C'est pour ça que je disais qu'il fallait être clinique. Et donc du coup, non, non, franchement, bien sûr qu'il y a eu de la perte. Et deux, bâtard !
- Speaker #0
Ok, donc du coup, tu t'intéresses au truc, enfin tu lui pushes, tu t'intéresses au truc. À deux, vous essayez de monter cette fameuse liste, on fait un questionnaire. On appelle tout le monde, on répond à des questions, le champ des possibles se réduit. Et là, du coup, on va voir la tech. On leur explique quoi, ces gens ?
- Speaker #3
Alors,
- Speaker #0
je voudrais une app. Entre-temps,
- Speaker #3
il y a un gros truc qui nous est arrivé aussi, c'est qu'on est rentré dans un programme de start-up sponsorisé par BPI France, qui nous a non seulement énormément poussé à passer de nombreuses étapes.
- Speaker #0
C'est cool ça.
- Speaker #3
Elle va être votre business model. Enfin, tu vois, ils déconstruisent énormément Ta première vision pour l'affiner, l'affiner, l'affiner, au fur et à mesure. Ça, on l'a gagné, c'était... Le concours French Tech.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #2
ok.
- Speaker #1
Comment vous êtes rentré dans ce concours ? Qui est l'idée ? Pourquoi ?
- Speaker #2
Au début de l'aventure, on se pose beaucoup, beaucoup de questions et on a très peu de réponses. Je viens d'Axence. Attends, on va quand même aller déjeuner avec des gens qui savent mieux que nous. Et donc, je suis allé déjeuner avec la présidente de la French Tech de Lyon de l'époque. qui m'a accordé un déjeuner. Je lui ai dit, voilà le projet, la nanny. Et elle m'a dit, elle est géniale, elle est hyper cash, elle me dit, écoute, c'est super, arrête de me parler, il y a un truc que vous devez faire impérativement. C'est un programme qui s'appelle Lyon Startup, BPI French Tech. C'est quatre mois, tu commences par une semaine à l'EM et pendant quatre mois, tu t'arraches sur ton truc. Ils vont te mettre un poil, ton projet. Tu vas tout remonter avec eux. Fais ce programme. Et il y a 100 startups sélectionnées. À la clé, il y a un prix. Et il y a surtout une énorme crédibilité. Et donc on s'est dit, alors là, on va y aller à fond les manettes pour ce truc. On a travaillé jour et nuit, d'arrache-pied. Et ça nous a fait gagner, je pense, 18 mois de développement de produits. Et en décembre 2024, on remporte le premier prix. Ah,
- Speaker #0
canon !
- Speaker #2
Voilà, donc ça, c'était effectivement une énorme marge dans notre parcours. Ça a tout changé, en fait.
- Speaker #3
Et Victoire, ça l'a éduqué à énormément de concepts business aussi. Oui, je comprends. Parce que vous êtes à l'UQA, vous faites beaucoup d'études. Moi, oui, j'ai fait une école de commerce. Il y a des choses que je connaissais. C'est bien d'avoir un petit refresh quand même après. C'est clair. J'ai quand même 42 ans, j'ai oublié pas mal de choses. Mais pour Victoire, quand on parle de prix...
- Speaker #0
Si tu veux, comment construire un prix, Victoire ? C'est des notions très nouvelles pour elle.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Et donc, du coup, j'ai trouvé que... Et donc,
- Speaker #1
comment construire un prix ?
- Speaker #2
Alors là, c'est la question de surprise. Alors, en premier, je te dirais que c'est très difficile. C'est vraiment l'étape où on a vraiment le plus galéré à proposer quelque chose de simple et d'immédiatement compréhensible. Ah oui, bien sûr. Donc rien n'était fluide avec ce truc Il n'y avait rien pour le coup d'évident Et donc en fait comment est-ce qu'on construit un prix On a Sur des feuilles A3 Lancé plein de trucs C'était tout complètement naze en fait Et au bout du Avec un Finalement quelque chose qu'on a trouvé D'assez cohérent, on est arrivé à monter un pricing
- Speaker #3
Et vous avez pris quoi comme paramètre Structure de coût Déjà vélo
- Speaker #2
peut gagner de l'argent. Comment est-ce qu'on peut faire comprendre ça très facilement aux avocats et qu'ils puissent payer sur les vélos sans se poser trop de questions ? Donc ça, c'était vraiment le gros, gros point.
- Speaker #1
Parce que ça marche comme... On en a beaucoup parlé autour, mais en fait, on n'a pas dit comment ça fonctionnait peut-être.
- Speaker #2
Oui, alors maintenant, je peux le dire, maintenant, c'est très simple. Maintenant qu'on a passé des nuits blanches à réfléchir à un pricing, tout va bien mieux.
- Speaker #0
Sur l'ambition derrière tout ça, parce que dès que tu commences à parler à prix, les gens en face, ils vont quand même forcément se contracter. Notre ambition avec Libido, c'est de rendre tout le plus simple possible, y compris cette étape. Donc, c'était aussi pour ça que c'était hyper compliqué pour nous, parce qu'il y a plein de manières de faire différemment. Et en fait, on s'est dit, attends, c'est quoi le plus simple pour un avocat qui n'a pas le temps, qui n'a pas envie de s'emmerder ? et qui aujourd'hui a une structure de facturation qui marche comme elle marche aujourd'hui. Tu vois ? Et donc, c'est avec ce constat-là que...
- Speaker #2
Aujourd'hui... On propose plus de gens,
- Speaker #1
peut-être. Est-ce que vous avez remarqué qu'on triait les gens un peu sur la voix ? Bonjour. J'ai peut-être la deuxième voix, la plus baronne. J'ai pas vu les gens qui me savent la voix.
- Speaker #2
Non, mais il y a deux offres. Soit l'avocat il poste une mission en one shot et l'Ibelo prend 20% de frais de service sur les honoraires qu'il confie à l'avocat d'en face. Puisque c'est l'avocat demandeur qui fixe les honoraires qu'il va confier à l'avocat ressource. L'avocat qui va faire la mission. C'est là aussi où on est game changer, ça n'existait pas. Donc pour remonter le marché vers le haut et pour un peu valoriser les missions de l'avocat qui accepte les postulations, les substitutions, etc.
- Speaker #1
Je comprends que là on a... travailler sur le prix, donc du coup peut-être la tendance elle est de parler tout de suite du prix ma question c'était plus large, comment ça fonctionne Libéry ?
- Speaker #2
Mais quand c'est l'avocat demandeur qui fixe le prix qui va confier à l'avocat d'en face alors que jusqu'à présent c'était l'avocat d'en face qui disait je prends tant.
- Speaker #1
Ouais c'est vrai, non c'est vrai t'as raison, ouais je comprends, oui combien vous prenez pour les postulations ?
- Speaker #2
Ça faisait un peu plus d'acier d'air.
- Speaker #1
T'as dit quoi ? On va être censurés ! C'est vrai, je me disais, en le disant, je dis toujours bonjour, comment vous en prenez pour une situation ? C'est un peu bizarre quand même. Et du coup, ça a été naze. Non, je comprends. En fait,
- Speaker #2
ça tirait le marché vers le bas, ça dévalorisait complètement l'action de l'avocat qui faisait démission, et ça faisait vraiment un truc de marchand de tapis, ça m'énervait. Donc, on avait bien identifié ça, il existait chez les concurrents.
- Speaker #1
On s'était plus valorisés. que tu advenais plus valorisé. C'est dramatique. Alors que tu n'es pas une boîte aux lettres, normalement. Mais non !
- Speaker #2
Quand tu vas faire un renvoi en correctionnel ou un bureau de conciliation ou une postulation en droit des assurances, tu t'exerces en tant qu'avocat, tu représentes le client du confrère. Enfin, quand même, quoi.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Donc, pour y revenir à ta question de prix, soit on est en one shot, je publie une mission et Libélo prend 20% de frais de service sur cette mission, soit... Le cabinet prend un abonnement, ok,
- Speaker #1
à Libélo,
- Speaker #2
exactement à Libélo, et tu n'as plus aucun frais de service. Tu paies juste les honoraires à l'avocat d'en face. Et l'abonnement qu'on propose, évidemment, il est comme au Club Med, c'est premium. Tu publies 5 missions comme 20 par mois, ça ne bouge pas. Et dans tous les cas, au bout du bout, les frais de service, ou l'abonnement, ou les honoraires confiés à l'avocat d'en face, ils sont toujours facturés au client. C'est comme une forme d'avance de trésor que fait le confrère. Mais sinon, c'est totalement transparent puisque le client, il est tellement content. de retrouver un avocat un peu moins fatigué, qui se déplace moins, donc qui est plus dispo, qui bosse vraiment sur les dossiers, qu'il préfère payer 400 euros une substitution plutôt qu'aller payer 1500 balles, plus l'hôtel, plus le resto, plus machin, plus truc. Oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #2
Donc on a vraiment essayé de créer un cercle vertueux qui implique l'avocat en demande, l'avocat ressource qui fait la mission, et le client.
- Speaker #3
Et juste pour éviter que ça redescende vers le bas... Vous avez une vision ? Moi je fixe mon prix, ça se trouve j'arrive, je dis bon allez 15 balles. Je vais t'appeler. Tu vas pas être messue. C'est-à-dire que quand tu dois fixer, et puis après inversement, peut-être qu'il y a des gens qui sont dans le premier dossier ou le troisième dossier, ils n'ont aucune idée de combien ça coûte un BO à l'art curion. Comment ça se règle ça ? Où est-ce que vous les aidez ? Est-ce qu'il y a une grille ? Il y a une grille,
- Speaker #2
une moyenne indicative. Et il y a tout le temps un petit bouton, contacter le support. Donc le support est devant vous, c'est nous. Si jamais il y a besoin d'aide. Et en plus, dès qu'une mission est publiée, on a toujours une vision. Et il est arrivé une fois qu'un confrère, mais c'était pour un truc à la Réunion, price très mal la mission. Et donc vu que nous on connaît exactement les prix, on l'a appelé en lui disant attention, personne ne va accepter ta mission parce que c'est beaucoup trop bas.
- Speaker #3
Et inversement, s'il surprise de fou, est-ce que vous l'appelez quand même ou est-ce qu'il se débrouille ?
- Speaker #2
Alors, ça n'est jamais arrivé.
- Speaker #1
Merci pour cette question,
- Speaker #2
moi-même.
- Speaker #0
Ça m'arrivera jamais.
- Speaker #2
Si ça arrive, bien sûr que si. On va l'appeler parce que c'est étrange. Ce qui est important derrière,
- Speaker #0
c'est que c'est une plateforme vivante, Libélo. Et quand on voit tout ce qui se passe, évidemment, on est administrateur de la plateforme. On ne voit pas les messages qui s'envoient entre avocats, RGPD et tout, mais on voit les pricing et on voit les missions. S'il y a un problème, on appelle. Ça s'appelle du customer service et c'est hyper important pour nous. Donc s'il y a un souci, c'est trop long à arriver, quoi que ce soit, on est là pour ça. Et en fait, c'est ce que beaucoup d'avocats nous disent dans leurs commentaires quand on leur demande, parce qu'on leur demande beaucoup comment ça se passe et qu'est-ce que vous en avez pensé. Ils nous disent tous déjà hyper intuitif et deuxièmement, vous êtes toujours là pour nous. C'est des valeurs clés pour nous. Hyper important.
- Speaker #1
C'était important parce qu'on a parlé de la bourse French Tech mais on n'a pas parlé du prix du CNB que vous avez reçu il n'y a pas longtemps. Pourquoi est-ce que vous avez fait ce prix-là ? C'était des sous ? C'était de la visibilité ?
- Speaker #2
En fait, en septembre 2025, Lors de la grande rentrée du droit, le CNB remettait le premier prix du concours des incubateurs. Et donc, l'Ibello est incubé au barreau de Lyon. Et ça nous paraissait hyper important en termes de crédibilité auprès des confrères, déjà de participer et puis si possible de gagner. Oui, c'est bon. C'est quand même mieux.
- Speaker #3
On ne peut pas se déplacer pour rien de plus.
- Speaker #2
Et en fait, que ce soit la French Tech ou le CNB, ces dossiers, c'est un boulot de dingue à monter. Et ça nous force... à être au meilleur de nous-mêmes. Et pour le CNB, il fallait aussi faire une vidéo de maximum de minutes pour dire qui on était et montrer Libédo. C'était quand même très drôle, on pourra vous la montrer à l'occasion.
- Speaker #1
J'adore, tu as fait un truc un peu d'acteur.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
c'est très dur à faire,
- Speaker #2
il faut vraiment lutter contre sa nature.
- Speaker #1
Mais bref,
- Speaker #2
au bout du coup...
- Speaker #0
Je ne te vois pas avec toi.
- Speaker #2
Je vous la montrerai vraiment. On a été élus... pris coup de cœur. On a gagné un budget de zéro, si c'était question du budget, mais on a gagné quelque chose de bien plus fort. Vraiment, c'est que le CNB est venu tout regarder, comment ça fonctionne, tout retracer et nous dire c'est génial, les avocats en ont besoin. Et ça, franchement, ça vaut tout l'or du monde. C'est un énorme phénomène de réassurance auprès des avocats et des cabinets qui nous font confiance.
- Speaker #1
Oui, puis même toi, en tant qu'avocate, c'est quand même pas mal d'avoir...
- Speaker #3
Tu viens de dire qu'ils ont regardé ce que vous faites. Est-ce qu'il y a eu des recos ou des trucs comme ça ? Sauf si tout était parfait, évidemment, je n'en doute pas. Mais est-ce qu'ils vous ont aussi conseillé sur des choses, sur la suite ? Ne serait-ce que même en termes de déronto ou des warnings, sur des choses que vous n'avez pas vues, je n'en sais rien. Ou est-ce qu'ils ont juste dit, c'est super, voici le prix ?
- Speaker #0
On n'a pas eu de challenge. Je ne pense pas que c'était le besoin sur ce moment-là. En revanche... ils nous ont vraiment validé le business, le business model et la manière dont on le traitait. Chaque avocat qui vient sur la plateforme, on les appelle. On a des digues pour s'assurer que tous les avocats, on est vraiment dans une zone de confiance et ainsi de suite. Et ça, ça leur a donné beaucoup de confiance pour nous confier ce prix. Derrière, Victoire l'a dit, il y a une certaine légitimité que ça nous a permis d'avoir. Mais en plus de ça, il y a une campagne de com' qui arrive avec le CNB. pour Libélo.
- Speaker #3
C'est génial pour nous. Il y a eu combien de prix qui ont été remis ? 1, 2, 3, 5... À ce moment-là ?
- Speaker #2
C'était la première édition, et donc il y a eu un premier prix pour Bama, et le prix coup de cœur pour Libélo.
- Speaker #1
J'ai une question, parce qu'une des promesses que tu as rappelées au démarrage de la solution Libélo, c'était que tu as dit qu'on a du mal à trouver les gens. Ça, c'était la première chose. Et deuxième chose, on a du mal à trouver des gens bien. En tous les cas, on ne sait pas à qui s'adresser pour trouver des gens bien. Et ma question, c'est du coup, comment est-ce que... Parce que c'est ça la promesse de Libélo, c'est de fluidifier le parcours, que vous trouviez un postulant, mais pas un postulant Nasbrock. Donc, la question, c'est comment tu fais pour... Tu vois, c'est comment on fait ?
- Speaker #2
Alors, la promesse de Libélo est double.
- Speaker #1
Un.
- Speaker #2
C'est des postulants de qualité. Donc avec Maxence, on est des confrères qualifiés. C'est-à-dire qu'on échange avec chacun d'entre eux. Ça peut paraître artisanal, il n'y a aucun problème, on l'assume, mais c'est la clé du succès. Donc on échange avec eux, quelle pratique ils ont, dans quel contentieux, dans quel barreau ils rayonnent s'ils font des missions, par exemple autour de Dreux, à Chartres, à Orléans, etc. Donc on s'assure vraiment. qui soit de qualité. Et ensuite, dans Libélo, il y a plein d'autres digues qui font que les gros toccards, ça n'a pas passé. Exemple.
- Speaker #1
On va donner leur nom là aussi.
- Speaker #2
Une mecque, une mousse de noix. Non, mais du coup, il y a jamais eu de toccards. Il y a des toccards qui ont eu le goût parce qu'ils ne passent pas les mecs. Les gens. On a beaucoup la question de est-ce qu'on note les avocats sur Dibélo ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est une bonne question ça ! Bravo !
- Speaker #2
La réponse est oui, exactement comme sur Uber, les 5 étoiles. En revanche, qui a accès aux notations ? Ce n'est absolument pas public, il n'y a que Maxence et moi. D'accord. Ah,
- Speaker #1
pas mal !
- Speaker #2
Enfin, quand même, on est quand même... Ah ouais ! On se respecte un petit peu, quoi.
- Speaker #1
Ah oui, oui, d'accord. Donc, tu notes les avocats.
- Speaker #2
Et avec des commentaires.
- Speaker #0
Si tu as envie. Tu n'es pas obligé, mais si tu as envie.
- Speaker #1
Si tu as envie. Non, bien sûr, mais du coup, c'est-à-dire, ça vous permet de vous, d'avoir du retour d'expérience utilisateur. Je ne sais pas si on peut dire ça comme ça, mais... Si, c'est ça. Comme ça, mais de ne pas le publier, parce qu'on n'est quand même pas hyper fan de la notation.
- Speaker #0
Et on ne veut pas le publier, c'est vraiment que pour nous. C'est nous qui traitons. Est-ce que la mission s'est bien passée ? Est-ce que tu as des commentaires ? Et c'est tout.
- Speaker #2
Donc voilà, il y a des ligues après en interne. Parce qu'en fait, je suis à la place de chaque avocat qui est sur Libélo et qui confie une mission. Donc je me pose ces questions et moi aussi je vais traiter avec des confrères de confiance et de qualité. Et qui vont aller faire mon renvoi ou ma postulation ou mon truc. La deuxième promesse de Libélo, qui est hyper importante, c'est que chaque mission... publié trouvera preneur. Les avocats sont sûrs qu'une fois que c'est posé, c'est géré, ils sont sereins. Parce qu'on est avocat déjà c'est anxiogène, on est avocat en contentieux, c'est le pompon. Et si en plus en contentieux on n'est pas sûr quand on met une demande que ça va être géré, on vit plus quoi.
- Speaker #1
Et donc tu as besoin d'avoir beaucoup d'avocats ressources, merci, il a suivi. L'avocat ressource. Mais comment tu les... Tu as fait du phoneme, tu as appelé tous les...
- Speaker #2
Chaque avocat est demandeur et ressource, parce que moi, quand je suis en audience, je peux aller prendre des missions qui...
- Speaker #1
Je comprends, mais ce que je veux te dire, c'est que tu avais besoin que tous les barreaux...
- Speaker #2
Les barreaux, métropole, les premières...
- Speaker #0
Elle a 16 ans de barre en victoire.
- Speaker #1
Oui, mais... C'est quand même...
- Speaker #2
C'est que, avant, on a fait le contraire de l'esprit start-up. Esprit start-up, je bricole un pauvre truc, on lance, incha'Allah, on verra. Et bien nous, on a fait l'inverse. Parce qu'on s'adresse qu'à des avocats et on voulait que les avocats aient un produit attendu, espéré, construit pour eux. Donc, avant de lancer, déjà on a bossé avec les 250 avocats pilotes pour que le produit soit dessiné comme ils le souhaitent. On s'est claqué des tournées avec Maxence pour rencontrer des cabinets, des bâtonniers, la conférence des bâtonniers, le CNB, on a tout fait.
- Speaker #3
L'Ibis du Formule
- Speaker #2
1. Si tu veux, le modèle start-up, c'était Formule 1, je te confie le poste au Formule 1.
- Speaker #1
C'est le top !
- Speaker #2
Il faut savoir ce qu'on veut, et donc oui, on a fait ça en amont, entre janvier 2024 et avril 2025. Un an. Un peu plus. Et pour ce pendant... que le jour du lancement, qui est le 14 avril 2025, en fait j'ai tellement l'impression d'avoir accouché 14 ans, je me rappelle très bien, on a lancé pour que les deux canaux soient nourris, la demande et la disponibilité des avocats en ressources. Ça c'était vraiment ma hantide, d'avoir un truc qui déçoit. Les avocats, comme plein d'autres professions, on n'a pas le temps. Et si on est déçu, on ne retourne pas sur une plateforme. Donc on a fait le truc vraiment à l'envers de l'esprit startup.
- Speaker #1
Ok, ça j'aime bien ta réponse. Vous gagnez déjà de l'argent ou pas ?
- Speaker #2
On gagne de l'argent depuis J1, depuis le 14 avril. Et vous êtes rentable ? Je vais te laisser rentable. Mais déjà, pour lancer un produit, il faut beaucoup, beaucoup de sous. Donc on gagne de l'argent depuis J1, mais on en a déjà beaucoup défoncé.
- Speaker #3
Est-ce que c'est rentable ? Est-ce qu'il y a un retour sur investissement déjà ? Je ne pense pas. Enfin, peut-être. On ne sait pas, mais on n'est pas sûr.
- Speaker #0
Sur le côté chiffre, déjà, quand on lance en avril, on lance avec une expérience de 250 avocats. Donc, dès le premier jour, c'est vrai, dès le premier jour, on fait du chiffre d'affaires.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Déjà, ça, ça nous inspire énormément. Énormément, c'est clair. Ça marche vraiment. Parce que 250,
- Speaker #3
ils ont pris la solution directement, direct.
- Speaker #0
Oui, exactement. Alors, même s'ils avaient des petits bonus, parce que c'était partie des avocats pilotes, tu rentres quand même du chiffre d'affaires dès le début. La rentabilité, elle arrive en mars. 2026, donc cette année-là. C'est prévu pour moi, 2026. Quand tu dis rentable,
- Speaker #3
c'est rentable sur tous les coûts fixes ou même avec éventuellement...
- Speaker #0
Rentable pour tous les coûts fixes aujourd'hui. Sauf qu'après, on va commencer à recruter, on va commencer à regrossir. Tu vas pas appeler tout le monde tout le temps. Ah oui !
- Speaker #3
C'est comme les 30 000 avocats qui font du contentieux en France. 7 000. Contentieux ? Oui. C'est marrant, à Paris, on n'est vraiment pas nombreux. Paris, c'est 5 000. sur les 35, donc après le reste c'est sur toute la France c'était les chiffres du barreau qui ont été donnés lors de la grande rentrée qui ont eu lieu la semaine dernière moi j'ai regardé, j'ai écouté 5000 avocats qui mettent la robe une fois par an à Paris d'après ce que dit le barreau de Paris ok les 52 000 autres sont en province ok
- Speaker #1
Une petite dernière question business avant de passer aux questions qui fâchent. Des questions qui fâchent ? Oui, il y a des questions qui fâchent. Je ne sais pas si on a... Juste, on se posait une question. Manuel qui a préparé les questions brillantes d'ailleurs s'est posé une question que moi je m'étais pas posé mais que je trouve que c'est une très bonne question donc je la pose. C'est un marché assez restreint en fait, c'est-à-dire que la postulation et que les avocats du coup qui plaident, ça fait 57 000 personnes, on se dit que c'est un marché de taille suffisante quand on se lance dans un business ?
- Speaker #3
Il y a deux choses. Est-ce que le marché n'est pas très gros en réalité par rapport à un marché classique que tu as du temps ? Et est-ce qu'in fine, avec ton regard où tu disais « mais ça n'a pas de sens, pourquoi les gens font ça ? » À un moment donné, ça va peut-être disparaître, sait-on jamais. Est-ce que vous vous êtes posé la question ou pas ? Et in fine, quand vous aurez atteint tout le marché, parce qu'on sait ce qu'on vous souhaite, comment ça va se passer pour vous ?
- Speaker #0
Super question. Je ne sais pas quoi répondre. En fait, tu as 77 000 avocats en France, tu as une croissance à 2% grosso modo par an. Tu as 50 000 grosso modo avocats en contentieux. Donc, tu as 50 000 potentiels utilisateurs Libelo. Donc, ton marché n'est pas petit, il est quand même énorme. 50 000 qui payent un abonnement, tu n'as pas de quoi faire un vrai business. Certes, c'est un marché restreint, ce n'était pas sur un Google où tout le monde va faire une revue. C'est sûr, mais tu es sur une niche. On sait qu'on est sur une niche, une verticale, comme on dit dans le business. Et après, la prochaine question, j'imagine, c'est du coup, what's next ? Et en fait, what's next pour nous ? Déjà, on a une verticale avec 50 000 personnes à convaincre. Donc il y a quand même pas mal de boulot. Ça va donner pas mal de travail pour les prochaines années. Et ensuite, on verra. Est-ce qu'on va grandir sur d'autres choses ? Aujourd'hui, ce n'est pas l'ambition. On a envie d'être vraiment clinique sur une verticale métier. d'être absolument nickel et parfait et de la contrôler de A à Z. Et c'est notre ambition.
- Speaker #3
Et tu vises vraiment les 50 000 ou est-ce que vous vous êtes dit concrètement dans les 50 000 il y en a à peu près 10, 20, 30% qui ont 55, 60 ans qui ne passeront jamais par mois d'autres qui... La vraie question c'est est-ce que tu penses arriver à avoir tout le marché ou est-ce que votre ambition c'est 40% ce sera peut-être très bien j'en sais rien par rapport à notre démographie en fait.
- Speaker #0
notre ambition c'est la lune donc c'est les 50 000 non mais vraiment tu vois ça c'est notre goal ok on sait qu'on va pas y arriver parce que tu as raison il y en a qui ne veulent pas utiliser des plateformes j'en ai plein des avocats il y en a qui me disent ah mais c'est une plateforme je veux que le compteur m'appelle et ben désolé au revoir à bientôt parce que la mission est sur Libélo donc je peux rien faire d'autre et ceux-là on sait qu'on les aura pas mais notre North Star c'est vraiment les 50 000 ok et puis dans 5-10 ans peut-être que ceux qui ne veulent pas de plateforme en rond de la plateforme.
- Speaker #1
Il y a plein de générations d'avocats. Exactement, ça va changer.
- Speaker #3
L'éventuelle suppression de la postulation, vous y avez pensé ou pas ? Peut-être pas tout de suite.
- Speaker #0
Il y a des groupes qui existent, et celui-ci a beaucoup mieux que moi, il y a des groupes qui existent, mais on n'a rien vu sortir. Non,
- Speaker #3
pour le coup, c'est la question.
- Speaker #1
Tu te parles de la suppression de la postulation, mon pote, moi j'aimerais bien rentrer avec lui la prochaine fois que je vais en aller.
- Speaker #3
Ça marche très fort. C'était la première question. Exactement. On finit toujours avec la question qui fâche. On va terminer, même si c'est très sympa. Vous avez un train à prendre, il faut le dire. La première, je crois que c'est moi qui la pose.
- Speaker #0
C'est la question de Manu.
- Speaker #3
Est-ce que tu pourrais nous partager, si tu l'as aussi, Why Not Maxence, la première vision que tu as eue d'un avocat dans la pop culture lorsque tu étais jeune ? Qu'est-ce que c'était ? Est-ce que tu en as tiré peut-être ? Est-ce que tu l'utilises encore ?
- Speaker #2
Je ne sais pas si le nom que je vais donner ça coïncide bien avec pop culture mais moi l'avocat qui m'a donné envie de tout casser c'est Dupond-Moretti
- Speaker #1
C'est un peu la pop culture remarquable
- Speaker #2
En tant qu'avocat c'est quand même une figure La première fois que tu l'as vu c'était quand Dupond-Moretti ?
- Speaker #3
Parce qu'il est pas si vieux Je ne sais pas comment on va dire.
- Speaker #2
audience à l'aval. C'était déjà un bon moment. Je l'ai croisé en janvier 2011, c'est drôle que je me rappelle. Bon, il ne m'a pas reconnu. Bizarre.
- Speaker #3
Franchement Eric, tu étais con.
- Speaker #0
Je suis en admiration absolue.
- Speaker #3
Ok. Et peut-être Maxence. Moi, je ne me casse pas. C'est absolument pas le cas.
- Speaker #0
C'était pas du tout mon... C'était pas du tout mon centre d'intérêt. La prochaine fois qu'on te le dit, il va se faire, évidemment.
- Speaker #3
C'est normal.
- Speaker #0
Non, mais j'y ai pensé, là, pendant que tu parlais, Victoire, et je pense que Dupond-Moretti, moi, en tout cas, c'est quelqu'un que je connais, sûrement influencé par elle, mais c'est quelqu'un que je connais et que j'ai vu, oui, il a eu des gros combats, jusqu'à être ministre de la Justice.
- Speaker #1
Peut-être lui,
- Speaker #0
je dirais.
- Speaker #1
Putain, moi, j'étais sur la revanche d'une blonde, quoi. Wow ! Merci. La question déhantaux. Victoire, si tu devais supprimer une règle du code de déhantaux, ce serait laquelle ? Celle qui interdit de dire bâtard. Maxence, la question Gad Elmaleh.
- Speaker #3
De qui vous êtes-vous inspiré ou sur qui vous copiez peut-être ?
- Speaker #0
dans ma vie ou sur Libélo ?
- Speaker #1
Sur Libélo, peut-être. Dans ta gestion,
- Speaker #3
tu es un peu un peu lourd, je pense. Sur Libélo, est-ce qu'il y avait une réf que tu as ramenée, soit de ton expérience entrepreneuriale ou autre ?
- Speaker #0
J'ai copié énormément de choses que j'ai apprises chez Sanofi, c'est sûr, définitivement. Tout ce qui est targeting, segmentation, pour commencer le business, et puis après, comment simplifier, à max. Et donc là, sur la simplification, tu regardes des Steve Jobs et des gens comme ça, c'est là que tu as tes...
- Speaker #1
tes personnages t'as des bouquins ref ou des podcasts ref ? on est tellement en connexion putain en bouquin ref moi j'ai bien aimé
- Speaker #0
Steve Jobs toujours je trouve que le mec était complètement taré mais du coup hyper intéressant parce qu'il avait une vision en podcast ref on a parlé de légende récemment ah oui moi aussi on en a parlé je vais l'écouter bientôt j'ai pas écouté moi non plus Merci.
- Speaker #3
après les gens de Foggy c'est pas mal à poil et sans filet sur la start-up je ne connais pas ça vous ne connaissez pas ?
- Speaker #0
je ne connais pas non ça c'est pas mal pour les avocats ok c'est très business c'est à poil et sans filet c'est vraiment des gens qui ont créé des belles boîtes qui vont vraiment parler de leur parcours, mais alors à bras raccourcis sur tout ce qui s'est passé.
- Speaker #3
Trop cool.
- Speaker #1
Donc vraiment sans phare, tu veux dire.
- Speaker #0
Sans phare. D'où le à poil et sans filet.
- Speaker #3
Podcast qu'on peut retrouver sur toutes les plateformes, je suppose.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
La question de Sibjops.
- Speaker #3
Merci beaucoup. Ouais, c'est bien, bravo, magnifique. La question de Sibjops. Si vous aviez trois conseils à donner à un jeune avocat entrepreneur, puisqu'il nous écoute.
- Speaker #1
Mais pas nécessairement jeune, en fait.
- Speaker #3
Ouais, qui veut se lancer en fait. Oui, non ? C'est vrai,
- Speaker #0
c'est vrai. Utilise l'IA. Apprends des concepts business très rapidement, parce que maintenant tu peux le faire en 15 jours. Et oublie que t'as aucune chance. Alors ça c'est drôle.
- Speaker #3
On lui a dit ça pas pas fait.
- Speaker #2
Je vais lui dire en 1, oublie que t'as aucune chance et vas-y fonce. En 2, n'écoute pas les pessimistes. Il y en a un paquet.
- Speaker #1
et en 3 vis à fond vis ton truc et si tu te pètes la gueule t'auras quand même tellement appris que vas-y quoi canon sur ces petites notes on va terminer vous me laisserez 30 secondes pour embrasser très fort Alexandra et Sylvie qui m'ont laissé des messages après le podcast qu'on a fait tous les deux et donc je voulais te remercier Manu parce que franchement c'était sympa et j'ai reçu des messages trop sympas donc voilà y compris mon mari qui a découvert que j'avais un co-host Merci. Mais je ne comprends pas. Tu ne m'as pas dit qu'il y avait un homme maintenant ?
- Speaker #3
C'est pas une question.
- Speaker #1
On vous embrasse tous.
- Speaker #3
A bientôt.
- Speaker #1
Merci.