- Speaker #0
Je suis Audrey Chemouli, avocate et entrepreneuse, fondatrice du cabinet Chemouli Profession Libérale, qui accompagne les avocats dans leur restructuration.
- Speaker #1
Je suis Manuel Meneghini, avocat et donc entrepreneur, engagé pour une profession plus riche et enrichitante.
- Speaker #0
Vous écoutez le podcast Avocats Génération Entrepreneur. La mission de notre podcast, vous donner les clés pour entamer votre propre transformation. Notre promesse ? Des interviews sans filtre, d'avocats innovants, créatifs et libres. qui ont cassé les codes et réinventé le business model pour s'adapter au nouveau marché du droit. Des contenus inspirants, des conseils et des techniques concrètes pour vous aider à devenir un véritable avocat entrepreneur. Elle n'était pas destinée à faire du droit de la famille et puis, sans l'avoir vraiment prévu, elle a pris goût à l'intensité du droit de la famille d'accompagner des parcours de vie. Elle a claqué la porte de sa collab et a monté son cabinet. Un cabinet qu'elle assume vouloir gérer seule. parce que c'est sa manière à elle de garder le cap, de ne pas se diluer, de rester fidèle à sa vision. Et comme notre invitée n'aime pas s'ennuyer, elle a décidé de lancer un projet né d'un besoin concret de ses clients. Ce sont souvent les meilleurs. Parce qu'elle l'a vu mille fois, quand on divorce, on ne sait pas par où commencer, qui garde les enfants, quel jour, qui paye les vacances, les activités extrascolaires, même quand on est marié en vrai, mais bon, c'est pas grave. Elle a donc décidé de créer une application pour répondre à ces questions et elle a remporté le prix de l'innovation du CNB cette année. Nous avons donc le plaisir d'accueillir dans ce nouvel épisode d'Avocats Génération Entrepreneur, Louisa, Amis, fondatrice du cabinet éponyme et de l'application BAMMA.
- Speaker #2
Petite annonce spéciale pour les Parisiens et les Parisiennes. Le Barreau organise prochainement la Digital Week. Pour nous, c'est essentiel et c'est la raison pour laquelle nous avons accepté l'invitation du Barreau de faire, pour la première fois, un épisode en public, le jeudi 2 avril. Dans cet épisode spécial, nous avons décidé de parler d'un sujet qui nous passionne, l'impact de l'IA sur le taux horaire. Pour en discuter avec nous, Tony Lowe, fondateur du Juriste de Demain, et Clarisse Bérébi, fondatrice d'Ether et ancienne CEO du cabinet Bold. Venez nombreux nous retrouver et nous soutenir pour cet premier épisode en public. le jeudi 2 avril de 17h à 18h30 à la Maison de l'Avocat, Auditorium Badinter, au 3ème étage. A bientôt ! Salut Louisa !
- Speaker #3
Bonjour !
- Speaker #0
Louisa, on commence toujours par la même question. Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
- Speaker #3
Alors, je suis Louisa Amis, je suis avocate au Barreau de Paris depuis 12 ans et j'exerce exclusivement en droit de la famille. C'est un choix délibéré de ne pas faire autre chose. Ça n'est pas ma formation d'origine. C'est ce qu'on a compris. C'est quoi ta formation d'origine ? Moi, j'ai fait un Master 1 en droit international. Et j'ai fait un Master 2 de pure procédure. Donc, c'était finalement assez généraliste, avec un peu d'arbitrage. Et en réalité, j'ai fait mon stage final dans un cabinet dédié aux droits de la famille et aux droits pénals. Et j'y ai vraiment pris goût. Et ma première collaboration, je l'ai trouvée dans un cabinet qui faisait... que du droit de la famille, et qui montait sa structure à Paris.
- Speaker #0
C'était un cabinet en région qui s'implantait à Paris ?
- Speaker #3
C'était un cabinet de Strasbourg qui s'implantait à Paris, qui cherchait des collaborateurs, et c'est comme ça que j'ai appris avec un avocat un peu à l'ancienne. Non mais t'as guéri ton avocat comme ça. C'est pas Manuel,
- Speaker #0
toi t'as pas commencé avec un avocat comme ça, t'as de la chance.
- Speaker #1
C'est bien.
- Speaker #3
qui déléguait beaucoup et qui déléguait trop. Et forcément, comme j'étais un peu esselée dans mon exercice, ça m'a poussée à bien faire les choses, à essayer de bien faire, puisque j'étais toute seule. Donc voilà, comment ça a commencé, le droit de la famille, pour moi. Ok,
- Speaker #0
et donc après, à un moment donné, tu dis, je me casse, je m'en vais.
- Speaker #3
Ouais, au bout de deux ans.
- Speaker #0
Deux ans, c'est pas beaucoup,
- Speaker #3
disons. C'est pas deux ans de trop, parce que j'ai beaucoup appris. Avec beaucoup de plaidoiries, notamment à l'extérieur, avec des dossiers complexes. et avec beaucoup de violences intrafamiliales. Donc c'est comme ça aussi que j'ai orienté mon activité. Et au bout de deux ans, on a eu un désaccord. Qui était le désaccord de trop. Et j'ai décidé de monter mon cabinet.
- Speaker #0
Ce qui était jeune quand même, non ?
- Speaker #1
C'est vraiment ton premier choix ? Je monte mon cabinet ou tu as quand même d'abord cherché une collab ? après j'ai dit bon finalement...
- Speaker #3
J'ai cherché une collab. J'ai fait une micro, mais pour le coup, une micro collab à mi-temps qui a été un carnage. Vraiment. Et là, je me suis dit, en fait, non. Je savais, alors, j'avais cette sécurité d'avoir des parents qui pouvaient assurer en me disant OK, t'as pas de client, t'as pas de bureau. Je te remercie. C'est pas mal, c'est vraiment bien. Mais vas-y, fonce. Et en réalité, ça a marché. Et ça a marché tout de suite. Puisque euh... J'ai eu de la chance, dans mes promos, les gens n'aimaient pas le droit de la famille.
- Speaker #0
Ah, donc ils t'ont tout renvoyé.
- Speaker #3
Ouais, c'était pas tendance.
- Speaker #0
On n'est pas un immense... En fait, il y a des fiscalistes qui, à la fin, en fait, il y a des tétrachites fiscalistes en M2 fiscal qui, à la fin, te font du droit de la famille pour être sûr que toute la promo le renvoie. C'est pas mal. Bravo,
- Speaker #3
Lucas. Non, mais vraiment, pour le coup, c'était... Ce qui était plutôt tendance à l'époque, c'était vraiment le droit des affaires et le droit de la famille, c'était un peu la sous-matière, pas technique.
- Speaker #0
Parce que t'as prêté ça avant quand ?
- Speaker #3
En 2014, janvier 2014. J'ai intégré l'EFB en 2011. Et c'était...
- Speaker #0
T'as moins de 40 ans là.
- Speaker #3
Je vais avoir 40 ans.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #3
C'est l'année de mes 40 ans.
- Speaker #1
C'est une très belle année.
- Speaker #0
Toi aussi,
- Speaker #3
t'es 40. Ouais. Ouais. Et euh... Et c'est comme ça que j'ai commencé. Toute seule.
- Speaker #0
Toute seule. Et du coup, tu développes ton câble comment ? C'était assumé que ça ne soit pas du tout généraliste, donc que c'est droit de la famille dès le départ ?
- Speaker #3
Dès le départ. Parce qu'en fait, je voulais que les gens se disent « Ok, j'ai un dossier en droit de la famille, c'est à elle que je l'envoie. » Alors que dans un cabinet plus généraliste, généralement, on ne sait pas quel type de dossier on envoie. Est-ce que finalement, elle fait du droit de la famille ? Est-ce qu'elle pourra gérer cette spécificité-là ? Et là, c'est comme ça que les gens m'ont envoyé des dossiers, que des anciens clients du cabinet dans lequel j'étais m'ont aussi suivi, que le bouche-à-oreille a commencé à fonctionner. Et j'avais trois dossiers, puis dix, puis quinze, et je suis passée d'un microscopique bureau. un bureau un petit peu plus grand et que j'ai amélioré aussi mes conditions d'exercice.
- Speaker #1
Parce que du coup, que droit de la famille, pas de patrimoine, c'est ça ce que tu m'as dit en préparation. Et le bouche-oreille, ok, mais t'as pas fait les petits-déj,
- Speaker #0
les after-work, les BNI ? Non,
- Speaker #3
les BNI j'ai pas fait parce que dans aucun monde je paye 3000 euros par an pour me lever.
- Speaker #0
c'est énorme mais je sais pas en fait peut-être que c'est bien quand même moi je sais pas du tout capable de se lever et capable de se justifier si t'es pas là aussi je crois c'est ça ou trouver quelqu'un avec le même profil que soi pour être remplacé donc ça j'ai pas du tout c'est la stagie ce truc si
- Speaker #3
je te l'envoie j'ai pas de problème avec on aime tous les gens qui sont à BNI qu'on embrasse très fort par ailleurs alors j'ai pas fait after work un petit peu mais pas beaucoup j'avais et À l'époque aussi, j'avais un compte Twitter qui était assez suivi. Pourquoi ? Parce que...
- Speaker #1
Pour ton activité, tu l'avais commencé avant ?
- Speaker #3
Je l'avais commencé avant. Et à un moment, je l'ai réactivé. J'ai commencé à suivre des avocats. Et à ce moment-là, il y avait aussi des apéros d'avocats qui étaient organisés, des rentrées d'avocats qui étaient organisées avec des gens du... ce qu'on appelait le barreau de Twitter. Il y avait un barreau Twitter.
- Speaker #0
Je n'étais pas dans le fait qu'il y ait ça.
- Speaker #3
Je ne suis pas sûre que ça passe la barrière du code de déontologie, mais en tout cas, c'était le barreau de Twitter. Et ça m'a permis aussi de développer. Et pour le coup, c'était un compte qui était anonyme. Mais comme je parlais du droit de certaines audiences, toujours dans le respect, bien sûr, des informations qu'ils pouvaient m'être confiées, ça m'a permis aussi de récupérer un certain dossier.
- Speaker #1
Il y a des gens qui venaient te voir depuis Twitter, en fait.
- Speaker #3
depuis Twitter exactement et pas d'autres réseaux ? non LinkedIn je m'y suis mise avec Bamma mais c'était pas c'est un exercice qui est pour moi plus compliqué parce que plus solennel plus normé moins sur le vif et moins direct que Twitter
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'il y a des gens qui sont très bons en transition. Et notre invité en fait partie. Et donc du coup, la raison pour laquelle on t'a invité, c'est pour que tu nous parles de Bamma. Oui. Et vu que tu as fait une belle transition, je n'ai même pas à la faire. Du coup, je suis un peu sèche. Je te lève.
- Speaker #3
Alors, Bamma, c'est une application que je développe avec mon frère qui est dédiée aux parents séparés et aux avocats en droit de la famille. L'idée, c'est d'avoir une plateforme unique qui permet aux parents d'avoir toutes les réponses sur les défis de la coparentalité. Donc, ils vont pouvoir gérer le calendrier de leurs enfants, les frais qu'ils partagent, l'échange des documents importants et surtout avoir accès à des professionnels sur cette plateforme. Et comme ça, Bama devient un cercle vertueux pour les parents et pour les avocats en droit de la famille. Et j'ai eu cette idée en février 2025.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'il y a eu un besoin qui est arrivé à ce moment-là ?
- Speaker #3
J'ai eu un enfant en fin d'année 2024, fin novembre 2024. Février 2025, je finis mon congé maternité et je me rends compte que je perds un temps fou sur des tâches qui sont intellectuellement pas très intéressantes, mais pour lesquelles mes clients ont un vrai besoin. Et à ce moment-là, j'ai des dossiers très contentieux où je suis saisie, par exemple, pour des modifications de calendrier ou des accords sur certains frais. Et je me rends compte que pour changer, par exemple, un jour de passage de bras pour les enfants, les parents disent « Ok, moi je veux que ce soit le samedi et pas le vendredi » . Eh bien, il va falloir que mon client m'écrive, que j'écrive à mon client pour lui faire un projet de courrier, que je l'envoie à ma consoeur qui va l'envoyer à son client. Et en fait,
- Speaker #0
ça prend un temps fou.
- Speaker #3
Et là je me dis en fait, ça ne peut pas continuer comme ça.
- Speaker #0
C'est important pour toi. Le fait est que c'est quand même important pour ton client.
- Speaker #3
Absolument.
- Speaker #0
C'est crucial pour ton client. Sauf qu'en termes de... Donc il voit la valeur ajoutée de l'avocat dans ce cas-là. Donc il sait que c'est quand même important. Il est sécurisé par moi. Il est sécurisé par toi. Pour autant, son impératif de rapidité ne peut pas s'en sortir dans une réalité de nos métiers. Ou en tous les cas, pas facilement. Oui.
- Speaker #3
En tout cas, il faut que ce soit quasiment instantané. Et surtout, ils me disent, non mais moi je veux un courrier pour être bien sûr qu'il n'y a pas de soucis. Oui, bien sûr,
- Speaker #0
pour évacuer le problème, bien sûr. Donc c'est important, bien sûr, évidemment.
- Speaker #3
Et dans des cas où parfois, ils n'arrivent même plus à se parler sur des choses très simples, on pourrait se dire, le commandant des mortels peut se dire, mais en fait, on peut se parler pour changer le jour. Mais la réalité, c'est que dans le cas... C'est des divorces, bien sûr. C'est pas comme ça que ça se passe. Et j'en parle à mon frère, en lui disant, écoute, j'ai cette idée, qu'est-ce que t'en penses ? Lui est entrepreneur aussi. Il m'a dit, écoute, c'est pas mal parce que ton idée, toi, si on la développe, tu peux la transmettre, tu peux la diffuser, puisque tu as déjà une base de clients et une base de confrères qui pourraient être intéressés. Et dans le même temps, il y a l'ouverture des candidatures pour l'incubateur du barreau de Paris. Et je lui dis, écoute, là, il y a les candidatures pour l'incubateur, mais c'est chaud, je reprends le boulot, on n'a pas de crèche pour... Pour le petit, les journées ne font que 24 heures, laisse tomber, on fait ça l'année prochaine. Il me dit, Louisa, impossible. En fait, si tu veux entreprendre, t'entreprends maintenant. Tu te dis pas, j'ai une idée d'entreprise en 2025 et je vais la lancer en 2026 ou 2027 et je vais commencer à travailler dessus, ça marche pas comme ça. Et je lui dis, écoute, il faut faire un PowerPoint, je sais pas. Je t'en supplie, aide-moi.
- Speaker #0
T'as dit, point.
- Speaker #1
Je veux des slides, s'il te plaît.
- Speaker #0
C'est horrible de faire un powerpoint, mais je suis d'accord avec toi. Et vu tout le temps qu'on y passe, et c'est toujours chum à la fin, mais c'est horrible.
- Speaker #3
Alors maintenant, il y a des IA qui... Oui, d'accord, mais... En fait, pour moi, ça me semblait être une montagne impossible à gravir. Et je me souviens, je lui ai envoyé un... Franchement, c'était honteux. Je lui ai envoyé un document Word avec 10 polices. La base, la base. des trucs en grains dans tous les sens. Bon,
- Speaker #0
tu n'avais pas fait d'efforts. C'était vraiment parce que tu étais... Non,
- Speaker #3
mais il y avait...
- Speaker #1
Il était un vieux genre.
- Speaker #3
Mais il y avait plein d'idées. Mais c'était assez structuré quand même. Mais c'est vrai que sur le... Il n'y avait pas de design, en fait. On ne peut même pas parler. C'était juste des idées lancées sur un dockboard. Et je lui envoie. Et il me fait le PowerPoint. On candidate un incubateur et on passe le premier filtre. Le deuxième filtre... celui de la soutenance, et ensuite on est retenu pour l'incubation. Et c'est comme ça que Bamma en réalité a été lancé. Moi je ne m'attendais pas à ce que ce soit un de mes projets 2025, mais... On a pris ce chemin et ça nous a aussi poussé. Et l'incubateur nous a aussi aidé à pousser la réflexion.
- Speaker #0
Parce qu'il se passe quoi pendant cet incubateur-là ? Parce que c'est très nébuleux encore pour moi.
- Speaker #3
Alors, l'incubateur du barreau de Paris, c'est trois mois où... Alors, on nous dit que c'est un mi-temps consacré en temps horaire. C'est en réalité un petit peu moins. En fait, on est avec un cabinet de développement. qui va nous faire plusieurs ateliers qui vont nous permettre de pousser jusqu'au bout notre idée. La première, ça va être quelle est votre idée, quel est votre marché. Ensuite, vous voulez développer une application, est-ce que vous avez déjà une idée de votre expérience utilisateur que vous allez vouloir avoir ? Est-ce que vous savez faire un pitch ? Est-ce que vous savez présenter un PowerPoint ? Et ça nous permet aussi de nous poser la question de savoir, Ok, vous avez une idée de Legal Tech, il va falloir... y intégrer de la technologie, sauf que c'est un projet qui ne peut pas se faire en instantané. Quel est pour vous l'essence même de votre projet que vous voulez développer tout de suite ? Et ça nous permet de pousser la réflexion. Et à la fin, certains, notamment un candidat de l'incubateur, n'a pas poursuivi. Parce qu'il s'est dit, ok, non, en fait, la technologie que je veux développer, elle n'est pas prête. Et par contre, il y a eu d'autres projets. où ça commence à être lancé et ça progresse. Et c'est vraiment intellectuellement très enrichissant parce qu'on est aussi avec des gens qui ont l'habitude de développer des outils de technologie. Et ils nous disent, non, en fait, là, vous vous plantez, vous voulez utiliser une technologie, ça ne marchera jamais pour vos utilisateurs. Donc, c'est un peu un accélérateur, l'incubateur. Et ce qui permet de savoir est-ce qu'on continue, est-ce qu'on arrête et quels sont nos axes de progression.
- Speaker #0
Parce que là, tu as hyper bien pitché ta solution, mais à la base, ça devait être beaucoup moins défini que ça en tous les cas. C'est-à-dire que tu sais que tes clients ont un pain qui est le fait de transmettre des informations de façon sécurisée. C'était quoi l'essence même de ton projet ?
- Speaker #3
Moi, au départ, c'était l'idée de je ne veux plus perdre du temps pour ça. Donc, il faut à minima qu'on ait quelque chose sur la gestion d'un calendrier. Ça, c'était l'espoir.
- Speaker #0
Ne plus perdre du temps, c'est-à-dire que ce n'est même pas à destination de tes clients, en fait, en vrai. C'est pour toi, au démarrage.
- Speaker #3
Au démarrage, c'est pour moi. Au démarrage, c'est pour moi parce qu'en fait, je sais que des solutions uniquement dédiées aux parents, il y a déjà un marché. Il y a déjà un marché et qu'il y a déjà des solutions qui sont... présentés, mais qui pour moi ne sont pas optimales. Et je sais aussi que de l'autre côté, l'avocat est l'interlocuteur dédié en bout de chaîne quand il y a des difficultés entre les parents. Et moi, mon idée, c'est de me dire OK, il y a beaucoup de tiers qui interviennent maintenant. Il y a des médiateurs, des coachs parentaux, etc. qui, en réalité, sont en train de prendre notre place sur ces questions-là. Moi, je veux réintégrer l'avocat. Et mon idée, c'est OK. Les avocats ont des besoins, les parents ont des besoins, il faut qu'on fasse quelque chose qui permet d'allier les deux pour faire gagner du temps à l'avocat.
- Speaker #0
Lui conserver sa place centrale quand même.
- Speaker #3
Exactement. Et lui rendre sa place. Et moi, je voulais vraiment que ce soit un outil pour ces deux groupes de personnes. Je ne voulais pas que ce soit que les parents ou que les avocats.
- Speaker #0
Et donc dans ta solution ? Tu peux expliquer ta solution ?
- Speaker #3
Alors, dans ma solution, mon idée c'est de pouvoir faciliter l'exécution des décisions de justice, s'il y a déjà des décisions qui ont été rendues entre les parents, ou faciliter la pratique des accords qui sont intervenus. Ma solution est assez simple, elle a deux aspects. Il y a un profil parent, un profil avocat. Je suis avocat, j'ai mon dossier. sur mon interface. Une décision a été rendue pour mes clients, j'en intègre les termes. Et ensuite, de l'autre côté, je suis un parent, je crée mon profil, mon avocat a déjà rempli un certain nombre de choses. Ce qui me permet, moi, d'avoir une sécurité sur l'exécution de ma décision.
- Speaker #0
Mais comment est-ce que tu as une sécurité sur l'exécution ? Parce qu'en fait,
- Speaker #3
par exemple, ma décision, elle me dit fin des semaines père, le père pourra voir les enfants. Les fins des semaines paires, du vendredi au dimanche. Ouais,
- Speaker #0
et les semaines impaires, c'est un moment.
- Speaker #3
Exactement. Et donc, la vocale rentre de son côté. ou le parent, même le parent non assisté peut avoir accès, et il y a le calendrier qui se met à jour. Je peux modifier ce calendrier, c'est interactif, je fais ma proposition de modification directement sur l'application, notification instantanée à l'autre parent, et j'évite de perdre tout ce temps.
- Speaker #0
D'accord. Il n'y a plus d'échange, par exemple ? Absolument. Il n'y a plus d'échange. Donc si le parent dit OK ?
- Speaker #3
L'accord est matérialisé via l'application, et on a une preuve de cet accord.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #3
Et il y a la question de la prise en charge des enfants, mais la réalité économique est ce qu'elle est aujourd'hui. Et il y a la question aussi du partage des frais. Et moi, je sais que dans mes dossiers, à ce moment-là, j'avais non seulement la question de la prise en charge des enfants, mais j'avais aussi la question de la prise en charge des frais.
- Speaker #0
Intrigante, quoi.
- Speaker #3
Mieux qu'intrigante, parce que moi, ce que je veux, c'est que le BAMMA, quand on a exposé des frais, en fait, on prend en photo, on intègre sa facture. Et si ça fait partie des frais qui sont pris en charge par moitié par les parents, c'est automatiquement remboursé à l'autre parent.
- Speaker #0
Il faut que tu aies une sorte de mandat, c'est pas ?
- Speaker #3
C'est en intégrant des logiciels tiers qu'on pourra le faire.
- Speaker #0
C'est le cran d'après.
- Speaker #1
Là, pour l'instant, tu as les calendriers, tu as la matérialisation d'un accord avec un style de QSA et une autre, j'en sais rien, quelque chose comme ça. Non,
- Speaker #3
c'est en fait des notifications.
- Speaker #1
Si tu fais un étage avec une preuve sécurisée, tu veux intégrer les paiements, donc tu as quand même beaucoup de briques de développement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Là, tu en es où exactement du dev ? Et comment est-ce que tu es déjà à date de développer tout ça ? Parce que je pense que... Tu es en pleine idée chiffre. Oui, si tu veux. Tu es peut-être en ordre. À peu près, juste pour qu'on puisse comprendre aussi, parce que toi, tu as ton fière qui t'aide aussi. Tu ne sais pas forcément combien ça t'a coûté, mais combien ça aurait coûté si lui l'avait fait pour quelqu'un ? Parce que si t'as fait un tarif, t'as pas besoin de le dire. Mais juste qu'on puisse prendre conscience aussi de tout ça.
- Speaker #3
Alors, mon frère, il m'a fait mieux qu'un tarif, c'est qu'il est associé avec moi sur le projet et que c'est son métier de développer. Lui, il a développé des logiciels de facturation en Amérique du Sud et il travaille sur des algorithmes, donc ça nous...
- Speaker #0
Il travaille en Amérique du Sud, ton frère ? Oui.
- Speaker #3
En fait, on est avec un décalage horaire.
- Speaker #0
Ça s'implique bien. C'est bien, on reste en Éric Dichu, il n'y a pas beaucoup de décalage horaire.
- Speaker #3
C'est important. Tu es pas chez nous.
- Speaker #0
Le problème,
- Speaker #1
ça ne sera jamais comme ça. Ah oui, c'est vrai. Donc là, pour l'instant,
- Speaker #3
il est en Colombie. Pour le moment, il est en Colombie. Les choses vont changer dans les mois qui arrivent. Mais ça ne nous a pas empêché d'avancer sur le projet. Donc, mon frère développe. C'est un apport en industrie, donc ça me coûte zéro, si ce n'est une reconnaissance éternelle. C'est tout ce qui est important. Mais sinon, aujourd'hui, développer un MVP, c'est de l'ordre de 40 à 60 000 euros. Si on veut avoir un produit qui tienne un peu la route.
- Speaker #0
Ok, donc tout ça, ça t'attend. L'incubation... Ah oui ! Attends, j'ai juste une autre question. Quand tu as fait le travail avec l'incubateur, vous vous êtes certainement posé la question de c'était qui tes clients ? Donc toi, la façon dont tu as réglé le problème, c'est qu'en fait tu as deux types de clients, tu as les avocats et les parents.
- Speaker #3
Absolument.
- Speaker #0
Ok. Et c'est des gens à qui on va... Et comment est-ce que tu t'as envisagé de commercialiser ton outil alors ? Parce que des applications payantes, il n'y en a pas beaucoup en fait. Dans l'utilisation que les gens ont des applications, c'est plutôt des applications gratuites. Donc, comment est-ce qu'on peut faire ?
- Speaker #1
T'as plein d'applications gratuites, t'as plein d'applications où tu prends l'appli, après tu payes le forfait pour avoir accès au service. Oui, absolument.
- Speaker #3
C'est exactement ce qu'on a prévu. Ce qu'on a prévu, c'est plusieurs crans. C'est-à-dire qu'on aura l'accès à l'application avec le calendrier, le partage de frais et le cloud. si ensuite... On veut pouvoir avoir le remboursement automatique quand on sera à la phase 2, mais l'abonnement ne sera pas tout à fait le bon. Ah, d'accord.
- Speaker #0
Tu vas faire un premium.
- Speaker #3
Exactement, exactement. Mais aujourd'hui, en tout cas moi, dans ma pratique du quotidien, les applications qui peuvent me faciliter la vie, je n'ai pas de difficulté à les payer, à payer un abonnement par mois. Enfin, question toute bête. Moi, à un moment, mon fils ne dormait pas, j'ai payé une application qui me permettait de calculer les cycles de sommeil.
- Speaker #0
Et j'ai plein de conseils pour les enfants qui ne dormaient pas. Moi, je vous dis...
- Speaker #1
J'avais pas le temps de dormir, c'est ma femme qui s'est levée, et après, elle a fait l'inverse.
- Speaker #0
Exactement. Et je suis dans le fait que je ne suis pas beaucoup cette méthode-là.
- Speaker #3
Et non, en vrai, je pense qu'il y a un vrai besoin des parents, un vrai besoin de sécurité. Et quand ils ont exposé, notamment pour les frais, 100, 200 ou 300 euros de frais qui ne se sont pas vus remboursés. Je pense que les bénéfices qu'ils vont en retirer en réglant un abonnement à 10 ou 12 euros par mois qui peut être partagé avec l'autre parent.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #3
Ça va. Je ne veux pas que ce soit prohibitif. Je veux que les parents, aujourd'hui, c'est 4 millions d'enfants français qui ont des parents séparés. Donc ça fait beaucoup de familles. On a des nouvelles compositions familiales aussi, donc ça fait beaucoup de monde. Et je veux vraiment que ça puisse être diffusé sans que le prix, on se dise « Ah non, c'est une application qui n'est pas pour moi parce qu'elle est trop onéreuse. »
- Speaker #1
Et les avocats, tu les fais payer ?
- Speaker #3
Dans un premier temps, non. Dans un premier temps, non, je ne les ferai pas payer. C'est un choix, c'est voulu, parce qu'en fait, ce sont des diffuseurs. Et le cercle vertueux que je veux, c'est de me dire, OK, je vais le proposer à des confrères, et les confrères vont en parler à leurs clients, les clients vont venir sur la plateforme. Donc, j'ai besoin de mes confrères pour diffuser. Et pour le moment, je pense que c'est pas... Je ne veux pas les faire payer.
- Speaker #0
Oui, mais c'est pas... En plus, c'est pas dans la ligne... C'est pas ton canal d'acquisition, ça sera... Plutôt celui-ci ? Oui. Ok, d'accord. Très bien. Ok, et donc là vous avez cette première brique-là, mais on ne peut pas encore télécharger Bamma ?
- Speaker #1
Non, pas encore.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Alors, on pourra bientôt. La version bêta, elle est quasiment finalisée, il est encore en train de travailler dessus. Moi, il faut avoir en tête que c'est un projet, à l'origine, ça n'était pas dans mon actualité. Bama ! C'est ajouté à tous les défis que j'avais.
- Speaker #2
Oui, parce que t'avais un enfant en bas âge.
- Speaker #1
J'avais un enfant en bas âge. Mon cabinet où je suis seule, un enfant en bas âge,
- Speaker #0
pas de crèche. Mais pourquoi pas de crèche ? Pourquoi pas de crèche ?
- Speaker #1
C'est parce qu'on n'a pas voulu faire garder notre fils la première année. Donc c'est un choix. C'est un choix qu'on a fait.
- Speaker #0
Tu as beaucoup d'amants.
- Speaker #2
C'est la première année où tu vas à la crèche.
- Speaker #1
Ça fait plaisir. Non, non. Et ensuite, il est rentré à la crèche. Donc, tout ça, ça s'est ajouté.
- Speaker #0
Je veux voir si il a un deuxième. Même pas, il a deux. Donc,
- Speaker #1
la place sera pré-réservée. Et donc, non, tout ça, ça s'est ajouté à mon agenda. Et je ne veux pas faire trop vite et faire mal. Parce que je sais aussi que ce genre d'outil...
- Speaker #0
C'est compliqué, si tu te plantes, c'est compliqué. Parce que ça t'arrive dans un moment qui est extrêmement tendu, de friction intense chez les gens. Si tu ne règles pas leurs problèmes, mais que tu les rends en cause, non,
- Speaker #2
c'est compliqué. C'est sûr, il va être connant.
- Speaker #1
Et puis on sait, moi aujourd'hui, je télécharge une application et je me prends bug sur bug. C'est fini. Oui, bien sûr. Zéro étoile sur un peu le sang. Et c'est foutu, donc j'ai préféré prendre le... Prendre le temps, par exemple, je sais qu'il y a d'autres confrères, avant de diffuser et de parler de leur application, il y a eu deux ans de développement. Et moi, en réalité, c'est un petit peu le contraire qui a été fait. C'est que mon application, je l'avais pensée et on en a parlé. Et alors que j'étais en train de développer, ce qui fait que je suis un peu... C'est vrai,
- Speaker #0
ça te met le... Ah oui ! C'est comme ce qui prend moins ton temps.
- Speaker #1
C'est ça !
- Speaker #2
Et d'ailleurs, tu fais l'incubateur du bureau de Paris et t'enchaînes... tout de suite avec le concours du CNB ?
- Speaker #1
Alors, l'incubateur...
- Speaker #0
C'est pour quelqu'un qui n'avait pas les powerpoint, là, il a dû en faire.
- Speaker #1
Et je les avais vus avec, j'ai fait toute seule, même. Est-ce qu'ils ont tous la même police ou pas ? Ce qu'il y a, c'est quand même pas mal. Ça ne remplacera pas les humains. Mais ça peut aider des humains à faire des powerpoint. Donc, je finis l'incubateur du barreau de Paris. Et ensuite, s'ouvrent les candidatures au mois de... de mémoire, je crois que c'est en août, les candidatures pour le prix d'innovation.
- Speaker #2
C'est en août, et c'était remis en septembre, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement. De mémoire, c'était ça. C'est pour la grande rentrée. Voilà, c'est ça. Et donc, on candidate. Mon frère, à ce moment-là, est à Paris, et on fait le... On va défendre notre projet. Il vient avec moi, donc c'était vraiment génial de le faire. Parce que, pour le coup, l'aspect technique est très important et c'est souvent un peu les hommes de l'ombre. C'est-à-dire qu'on ne les voit pas, ils sont devant leur ordinateur, alors que c'est important de pouvoir aussi expliquer à des gens la façon dont on travaille. Et donc, on défend notre projet. Je sors de là en me disant, bon, écoute, on s'est bien battus. C'était cool de le faire ensemble. Ils nous remettent le prix, sinon, je crois que c'était quelques jours après. Et donc, grande rentrée des avocats, j'y vais. Et je me mets au dernier rang en me disant, il me crie ma langue, je ne vais pas l'avoir. Donc, bon, je me mets au dernier rang. Et puis après, je retourne au bureau. Je retourne travailler. Limite,
- Speaker #0
tu n'allais pas y aller, quoi. Limite, ça ne t'arrangeait pas d'attendre. Voilà.
- Speaker #2
La maison de la chimie, ce n'est pas le bon moyen. C'est franchement là.
- Speaker #1
J'y suis quand même allée parce que j'avais vraiment apprécié aussi les efforts qui avaient été faits par le CNV pour... pour mettre aussi en avant l'innovation, les legal tech, etc. Mais vraiment, je me mets au dernier rang, tout à droite, un peu dans l'ombre, et on est primé. Et là, en fait, Bamma prend une autre ampleur, parce que derrière, c'est diffusé aux avocats, des avocats et des consœurs. Alors, il y a beaucoup de femmes en droit de la famille. Il y a quelques...
- Speaker #0
Franchement, moi, je suis intervenue aux états généraux du droit de la famille cette année. Ça fait deux ans de suite.
- Speaker #1
Oui, il n'y a que des femmes dans le public.
- Speaker #0
C'est complètement dingue cet endroit. C'est complètement fou. T'as 1 200, 1 300 consoeurs. T'as 4 mecs. 1 400 consoeurs qui sont au même endroit pour faire la même chose. Apprendre les mêmes... C'est un barreau qui est... très très très divers, passionnants, avec des enjeux de femmes qui sont complètement investies, tu vois, c'est pas du tout des gens blasés. C'est étonnant, j'adore cette matière. Je te jure, et j'adore les femmes qui le font. Je trouve que c'est que des femmes, toutes les femmes que j'ai rencontrées étaient toutes des femmes engagées. Vraiment.
- Speaker #1
Oui, beaucoup de femmes.
- Speaker #0
Et beaucoup de gens avec des idées très innovantes, très humaines. Franchement, je trouvais ça super.
- Speaker #1
C'est une matière qui se réinvente aussi tout le temps. On essaye d'améliorer plein de choses. Et donc... Du coup,
- Speaker #2
je reçois le prix.
- Speaker #1
Je reçois le prix. Et donc, il y a des conseillers et quelques confrères.
- Speaker #2
Les gars, vous êtes là ensemble.
- Speaker #1
Ils viennent me voir. C'était la grande rentrée des avocats. Donc, il y avait certains hommes, ce qui n'est pas le cas. C'est un génome. Ce n'est pas le cas,
- Speaker #0
c'est un génome.
- Speaker #1
Et qui me disent... Mais c'est hyper bien. Moi, j'en ai besoin dans des dossiers. Quand est-ce que ça sort ?
- Speaker #0
Et là, tu te recouvres un peu.
- Speaker #2
Peut-être un quartier qui commence à sortir.
- Speaker #1
Mais moi, on me dit, l'innovation, je suis en train d'innover. Laissez-moi le temps d'innover. Et c'est surtout, mon frère avait fait un site qui est vraiment bien fait. Et les gens me disent, ouais, mais en fait, ok, c'est bon, on télécharge, on a vu le site. Et là j'appelle mon frère, je lui dis écoute s'il te plaît, rajoute quelque chose en disant inscrivez-vous sur la liste d'attente et mets une date disponible en 2026 parce que là je ne peux pas leur répondre en fait, on n'est pas sur l'App Store. Et là voilà, je me rends compte qu'il y a une vraie...
- Speaker #2
Il n'y a pas de personne sur la liste d'attente là tu sais ?
- Speaker #1
Il ne me l'a pas dit. Il ne veut pas être la pression.
- Speaker #0
J'adore ces histoires familiales des mères qui sont complètement retraites qui te laissent vraiment ta vie
- Speaker #1
Bien sûr Tu vas l'être assistante ou conseiller technique Bien sûr
- Speaker #0
Je ne crois pas Non mais bien sûr
- Speaker #1
C'est grâce au cerveau qu'elle nous a fait
- Speaker #0
Et tu sais et je continue à dire à mes enfants ça c'est à moi c'est à moi C'est à moi, ta bouche c'est à moi, je t'aime. Maman tu m'oppresses ? Non, je ne t'oppresse pas du tout. Et tu continues à faire des gens qui vont être dénévrosés. Ce père t'es-tu de génération en génération ? Bien sûr.
- Speaker #1
On est quand même heureux.
- Speaker #0
Non mais écoute, moi je ne sais pas, je me suis mariée avec un breton qui ne comprend pas ce que je lui dis. Il ne comprend pas. On n'a pas besoin de s'embrasser. Je lui dis mais c'est l'ami. Non pas, c'est ça l'objet de l'homme.
- Speaker #1
Je te pince parce que je t'aime.
- Speaker #0
Je t'aime. Formidable. J'adore cette fille. Donc, pardon. qu'on a complètement dévié. Donc cet app store qui est... Duquel ? Bamma est absent.
- Speaker #1
Duquel ? Bamma est absent pour le moment. Et donc tout ça pour dire qu'on est en train de le développer. Moi, ce que je veux, c'est que ce soit disponible pour la rentrée 2026. Je pense que c'est le mois de septembre. Oui, septembre. Oui,
- Speaker #2
on va mettre les enfants à l'école, les accueillir.
- Speaker #0
C'est pas ce qui est gros. Un gros pic d'activité de divorce en septembre. Parce que t'as passé des vacances.
- Speaker #2
Divorce en janvier, en général, je crois que c'est ça.
- Speaker #1
On s'entend parce que les vacances sont réservées. Tu vas pas divorcer. Et janvier, parce que ça y est, c'est bon, on a subi la belle famille. C'est la dernière fois.
- Speaker #2
Noël avec tonton, ça va.
- Speaker #1
C'est terminé. C'est la dernière année de sacrifice et pas une année de plus. Et donc, voilà, moi, je veux que ce soit pour... Je veux pas que ça arrive comme un cheveu sur la soupe. en plein milieu d'année.
- Speaker #0
C'est vrai que le novembre, c'est naze, quoi.
- Speaker #1
Ça n'a pas d'intérêt, septembre, les calendriers.
- Speaker #2
Tu veux que ça soit prêt pour septembre ou tu veux que ça soit... Tu veux le lancer un peu avant pour pouvoir... Non, je veux le lancer avant. OK. Comme ça, en septembre, t'es prête à remplisser.
- Speaker #1
Vraiment, moi, j'aimerais bien le lancer là en février, avril.
- Speaker #0
Comment il s'appelle ton frère ?
- Speaker #1
Nail.
- Speaker #0
Nail, si tu nous écoutes.
- Speaker #2
Alors Nail, tu l'écouteras en mars parce que ça va se faire en mars. Mais il ne reste pas un mois.
- Speaker #0
Nail, il te reste un mois. OK.
- Speaker #1
Mais c'est une vraie chance qu'il puisse... qui puisse se développer. J'ai un développeur qui est disponible tout le temps, qui comprend ce que je veux. Ça fait quoi,
- Speaker #0
tu es travaillée en famille ?
- Speaker #1
Ça fait qu'il ne faut pas être susceptible, parce que sinon, je pense que je me serais jetée contre un mur. Mais non, ça fait que c'est beaucoup plus direct. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai qu'on passe pas par quatre chemins.
- Speaker #1
Et puis surtout, moi, j'ai envie de... Ma déformation, c'est que je veux que ce soit très bien. tout de suite, parfait. Et lui me dit, attends, quand on lance un MVP, c'est pas tout de suite parfait.
- Speaker #0
C'est important encore pour toi, c'est-à-dire même avec ton bagage d'entrepreneuse et tout, là, c'était encore important pour toi que tout soit parfait au démarrage.
- Speaker #1
que ce soit le mieux possible.
- Speaker #2
Oui, le mieux possible.
- Speaker #1
Que ce soit le mieux possible, mais moi j'ai du mal à me dire j'abandonne cette partie de mon innovation en me disant qu'elle va arriver dans un second temps. Alors que pour moi, l'idée est bonne et ce serait génial de l'avoir tout de suite. Mais sauf que ça risque de tout planter parce que ça veut dire qu'on ne va pas pouvoir gérer tous les micro-bugs qu'on va avoir parce qu'on va en avoir des bugs sur la version bêta. Et donc, il ne faut pas qu'on accumule non plus 50 choses pour que ça devienne encore plus compliqué. Mais ce n'est pas facile pour moi.
- Speaker #2
Et ça va, c'est facile de lui faire comprendre les enjeux plutôt juridiques et à pratique, alors que lui, il a un background, comme tu dis, tech, entrepreneuriat, etc. Donc, parfois, en tant qu'avocat, tu vas lui parler de trucs qui vont lui sembler tellement loin ou tellement inutiles, ou c'est parfois compliqué, où il n'y a pas de barrière de la langue, entre guillemets.
- Speaker #1
Non, ça a été surtout parce que lui, notamment sur la question des frais, il y a la question du calendrier, mais pour moi, la gestion des frais sur Bamma est très importante parce que ça va aussi devenir à terme une source de rémunération pour Bamma. Et lui, le logiciel qu'il avait développé, c'est un logiciel notamment de lecture automatique de factures. Donc pour lui, ça lui parle. Évidemment, quand je lui dis qu'il faut rajouter ce niveau de détail sur le calendrier, il me dit « mais en fait, t'es sérieuse ? » Je lui dis « non, vraiment, c'est de l'orfèvrerie, parce que la situation de M. A, c'est pas la même que celle de M. B. »
- Speaker #2
C'est la demi-heure près.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est pour ça qu'il faut que ce soit adapté à chaque situation. Et lui, ce qu'il veut, c'est « ok, il faut que tu me dises ce dont tu as exactement besoin, et moi, je le traduis en code. » moi je suis une littéraire lui c'est un mat pur et dur donc c'est identifie-moi ton problème,
- Speaker #0
moi je vais te trouver la solution mais identifie-moi bien les choses c'est marrant parce que le CNB cette année a quand même remis des prix à que des couples de famille c'est dingue quand même Maxentilito c'est absolument génial moi je vais pas me lancer avec mon frère Je vais te dire, passe dans cette chute. Donc, tu as fait ça à côté de ton cabinet, puisque tu étais juste en plus. Et tu es toujours toute seule, entre guillemets.
- Speaker #1
Toute seule. Tu n'as même pas de stagiaire,
- Speaker #0
d'alternant. Jean qui t'aide, qui fait la compta.
- Speaker #1
Non, si, la compta, si.
- Speaker #0
Non, mais genre, un peu d'assistance, quoi. Je veux dire, pas la compta, évidemment que t'as un comptable. Non,
- Speaker #1
le secrétaire téléphonique externalisé, prise de rendez-vous externalisé, mais sinon, après tout le reste, je gère seule. Alors, je l'ai toujours fait. J'ai parfois eu des stagiaires, mais je pense que je suis un peu contrôle freak. Comment tu le reconnais, c'est bien. C'est une première étape vers la guérison. Pour l'instant, toute seule, j'ai envie aussi d'avoir une structure plus grande ou d'intégrer une structure plus grande. Je pense que ce serait bien pour moi et pour mes clients aussi. Mais pour l'instant, ça roule. Mais ça va.
- Speaker #0
C'est toujours pareil. C'est confortable. Ça va. Je prends mes décisions seules. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, j'ai aussi choisi ce métier parce que je n'aime pas rendre des comptes. Je n'aime pas...
- Speaker #0
Ce métier, ce n'est pas nécessairement rendre des comptes. Mais c'est comme dans un couple. C'est-à-dire que tu es quand même obligé de faire des compromis, par contre.
- Speaker #1
Oui, ça c'est... Mais des compromis, ça dépend sur quoi ? Les compromis,
- Speaker #0
quand ça ne fait pas mal, ce ne sont pas des compromis du compte. C'est un autre truc. compromis, c'est que ça doit faire un peu mal.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, je ne suis pas sûre d'être prête à ça.
- Speaker #0
Moi, je comprends, et pour l'instant, alors je ne travaille pas toute seule, mais en fait, le truc de ne pas du tout avoir d'associé avec lequel tu échanges sur ta pratique, ça, c'est un truc qui me manquerait. du coup je travaille avec plein d'autres gens qui ne sont pas nécessairement mes associés donc ça me permet quand même d'avoir cet échange mais j'ai quelqu'un dans mon bureau qui travaille pas exactement la même matière que moi mais en tous les cas en droit des sociétés qui fait du droit des sociétés du coup corporate et donc ça me permet d'échanger sur ce genre de choses mais sur la stratégie de jamais pouvoir échanger c'est un peu dur je trouve Ah mais non j'échange,
- Speaker #1
j'échange avec des confrères
- Speaker #0
Oui, mais tu ne peux pas vraiment leur dire tout ce que tu... Tu vois, je veux dire, même si tu fais un dej avec quelqu'un, il va s'intéresser pendant 15 minutes à ton problème, mais tu ne peux pas le rappeler tous les quatre matins en lui disant « Alors, voilà, donc maintenant, j'ai des idées. »
- Speaker #1
Ah, t'es vraiment gentille alors. Non, j'ai vraiment des consœurs. J'ai autour de moi beaucoup de consœurs qui sont devenus des amis, qui font du droit de la famille. Et à force, on finit par ne pas connaître les dossiers des autres. mais... Par échanger parfois sur des problématiques. Et on se rappelle, on se dit, écoute, tu te souviens de ce dossier-là où j'ai eu un sujet ? Donc je ne suis pas... Tu n'as pas l'impression d'être s'excuser. Non, pas du tout.
- Speaker #2
Mais tu vois là, ce qu'on disait avec ton frère et ton rapport que vous avez, sur le même courrier, et que du coup ça permet d'avancer le projet et tout, et que parfois je pense que quand toi tu es un peu down, il te pousse, etc. Ça c'est un truc que tu peux avoir avec l'association aussi. L'en réalité c'est quand tu es tout seul, quand tu ne vas pas, ton cabinet ne va pas. inversement quand vous êtes à partir de 2 a priori si toi tu vas pas avec l'autre va bien si tout va bien le cabinet il peut continuer à tourner donc c'est ça aussi qui peut être intéressant le fait d'y avoir goûté avec ton frère ça t'a pas donné envie ?
- Speaker #1
si ça m'a donné envie ça m'a donné envie parce que à un moment mes journées ne font que 24h moi j'ai toujours mon attente plus on en trouve mais il y a aussi en fait il y a aussi une réalité c'est que j'ai Merci. une vie de famille que je souhaite conserver et que je ne veux pas sacrifier. Moi, c'est constat de base. Et à côté, j'ai un cabinet et une entreprise qui est en train d'évoluer. Donc, je vais devoir repenser ma façon de travailler. J'ai déjà commencé à la repenser en créant Bamma pour essayer de me libérer de certaines tâches. Mais c'est sûr qu'à un moment donné... Mon modèle, je ne vais pas pouvoir continuer de tout porter toute seule, même si pour le moment, j'y arrive.
- Speaker #0
Est-ce que le fait de faire Bamma, c'était aussi le constat ? C'est-à-dire qu'il y a un problème chez mes clients, j'ai envie de le régler. On pourrait le faire différemment, ça fait gagner du temps, ça règle le problème de mes clients. Et potentiellement, ça peut régler le problème de d'autres confrères qui peuvent être aussi des promoteurs de ma solution. Je pense que c'est hyper clair et très fluide, donc j'ai pas de doute sur le fait que ça a marché. Ma question c'est, est-ce qu'il y avait aussi pour toi une volonté d'avoir, tu vois on disait à l'instant que tu gérais tout toute seule, est-ce qu'il y avait une volonté de sortir un peu de ce métier de droit de la famille qui est quand même un métier très contentieux, donc du coup très chronophage ? Avec des honoraires qui sont parfois difficiles à fixer, parce que quand tu fais du B2C, c'est... Bien sûr. En tous les cas, je me suis rendu compte en fréquentant de plus en plus de milieux. C'était vraiment un sujet, les honoraires, parce que quand tu fais du B2C, c'est compliqué. Et surtout quand tu fais des violences intrafamiliales, il y a beaucoup d'agis chez vous aussi, dans vos métiers. Je récupère ma question qui est... c'était une autre source de revenus, d'avoir une sorte de truc prêt sur l'étagère ? Est-ce qu'il y avait une volonté de développer ton cabinet, de multiplier tes sources de revenus ? Ou à 10 balles, de toute façon ?
- Speaker #2
10 balles x 4 millions.
- Speaker #0
10 balles x 4 millions, mais c'est pas des enfants. T'as 4 millions de divorcés.
- Speaker #2
4 millions d'enfants. 4 millions d'enfants qui ont des parents séparés. Donc a priori, t'as un parent qui prend. Ça fait même 2 x 4 millions x 10. Parce qu'il y a un parent à chaque fois.
- Speaker #0
Il y a deux parents, pas un enfant en général.
- Speaker #2
Il y a deux parents,
- Speaker #0
pas un enfant, mais tu as plusieurs enfants dans une famille.
- Speaker #2
Ah, en plus ? Ah, ok. Oui,
- Speaker #1
ça peut être... Bon, ça va. Ça fait toujours bien. Ça fait toujours bien.
- Speaker #0
Ça fait quand même pas mal de l'argent. Ça fait toujours bien. Ça fait quand même pas mal d'argent. Non, non, mais bien sûr, ça fait un marché qui est important. Mais ce que je veux te dire, c'est que ma question, c'était vraiment, est-ce que l'objectif, c'est la source de revenus différente, un produit prêt sur l'étagère, tu vois ?
- Speaker #1
Il y a eu deux choses. Il y a eu la volonté aussi de... sortir un peu de la tête de mes dossiers.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Parce que j'ai une activité qui est très condensieuse. Il y a un peu d'amiable. Mais généralement, on ne vient pas me voir quand tout va bien. Et on ne vient pas me voir quand...
- Speaker #0
C'est parce que tout le monde se forme à l'amiable chez vous.
- Speaker #1
Oui, enfin, l'amiable, c'est pour dire à l'autre, on est d'accord. Il y a des consœurs qui disent, non, mais moi, je fais de l'amiable. Mais elles ne voient l'amiable que si on se rallie à leur position. Tout le monde peut faire de la merde quand c'est pas... Ah oui,
- Speaker #0
c'est le compromis. C'est comme ça me fait pas mal. Du coup, c'est pas la merde, effectivement. Voilà,
- Speaker #1
il y en a plein. Et le principe, c'est que si un confrère vous dit « Moi, je suis formé au droit de collaboration » , c'est que ça va être un feu à sang.
- Speaker #0
C'est sûr, parce qu'une place d'art en temps, j'avais 90 personnes dans ma salle qui étaient formées au droit de collaboration, la salle contenait 100 personnes.
- Speaker #1
Voilà, mais...
- Speaker #0
C'est que des chiens de garde.
- Speaker #1
C'est parce que tu me dis... En fait, quand c'est déclaré dès le départ, c'est généralement le signe que le dossier va glisser et pas du côté amiable quand tu le découvres au cours d'une conversation ça se passe bien il avait sorti à la tête un peu de mes dossiers et aussi il m'a créé une nouvelle source et j'avais aussi je trouvais ça génial de pouvoir bosser avec mon frère parce qu'en même temps j'ai eu une autre idée d'affilié pour des restos il me dit qu'on s'est... t'es réparatrice ? non t'écris des livres de cuisine ? non plus donc on va arrêter sur le droit non mais ça veut dire que si demain t'as notre idée sur le droit ils t'accompagnent aussi Et lui, vraiment, il n'a pas de formation. À la base, il n'est pas entrepreneur. À la base, c'est un ingénieur qui a fait des études très classiques, une grande école d'ingénieurs. Et ensuite, il a voulu entreprendre et il a lancé des sociétés et il développe. Et forcément, c'est aussi un exemple. C'est mon petit frère, mais c'est aussi un exemple que j'ai suivi.
- Speaker #0
Oui, je comprends, bien sûr.
- Speaker #1
En fait, lui, vraiment, il a... Il a peur de rien et il est parti s'installer à l'autre bout du monde, dans un pays dont il ne parlait pas la langue.
- Speaker #0
Il ne parlait pas l'espagnol ?
- Speaker #1
Non, il ne parlait pas un mot en espagnol.
- Speaker #0
Parce que dans la catégorie, la Colombie, ce n'est quand même pas hyper fastoche. Oui,
- Speaker #1
il est parti et il a développé son logiciel, il a développé une application qui marche hyper bien. Et en même temps, c'est peut-être un peu de famille qu'on fasse mille choses à la fois. Et en même temps, il est en train de faire un doctorat avec l'université de Londres.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est comme ça. On n'aime pas ces gens.
- Speaker #0
Peut-être dans les dernières questions, tu prévois... Là, c'est intéressant quand même, comme situation pour un... J'imagine que ça ne doit pas être hyper confortable, parce que du coup, tu as une sorte de projecteur qui est mis sur ton projet un tout petit peu trop avant la sortie du projet. Donc du coup, ce qui est chouette, c'est que tu valides quelque chose, c'est qu'il y a un engouement pour ton projet. Donc ça, c'est cool.
- Speaker #1
Ça veut dire combien tu entends en temps ?
- Speaker #0
Ça veut dire, oui, c'est vrai, mais ça valide quand même un intérêt pour le projet, ce qui n'est pas toujours acquis quand tu es dans les premiers temps de ton développement. Donc ça, c'est plutôt cool. Mais en fait, septembre, c'est quand même assez loin, même si là, on va être en mars et que du coup, tu vas le sortir. En septembre, ça fait quand même... Voilà, c'est pas très proche. Tu comptes le marketer comment ? Tu comptes le communiquer comment ? Comment tu envisages les choses ?
- Speaker #1
Je me ferai accompagner sur la communication parce que je pense qu'il y a des... Développer une Legal Tech, ça, j'apprends à le faire. Mais après, c'est un peu chacun son métier. C'est-à-dire, comme moi, communiquer de manière efficace, je ne sais pas forcément quelle est la meilleure manière de le faire. Je sais par contre que... Là, par exemple, j'ai pu le présenter à certains confrères aux états généraux du droit de la famille et du patrimoine. Il est prévu qu'en janvier 2027... Oui, ça repart,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
En janvier 2027, donc ce sera...
- Speaker #0
Vous allez demander si tu avais une date d'étagère. En fait,
- Speaker #1
il est normalement prévu que j'ai un stand pour le présenter. Et là, c'est génial parce que c'est la plus grande concentration. C'est la plus grande concentration de... de jaffette, comme on le dit, de jaffette.
- Speaker #0
J'adore ! Non, je ne connais pas.
- Speaker #1
De la plus grande concentration, et ça permet de diffuser. Et moi, je veux aussi avoir, notamment sur les plateformes, que ce soit TikTok, Instagram, je n'ai pas envie de faire n'importe quoi. Et je veux pouvoir avoir une communication qui soit suffisamment simple pour que... qu'elle puisse toucher tout le monde, mais quand même que l'aspect professionnel de ce que je propose ressorte.
- Speaker #2
Et donc, tu prévois de mettre un budget, tu vas aller chercher des financements ? Oui,
- Speaker #1
je vais aller chercher des financements. C'est la prochaine étape. On a fait un peu les choses pas à l'envers, mais les étapes ne sont pas très classiques. Mais là, forcément, on recherche de subventions et de financements, puisque... En fait, il y a un vrai besoin, il y a un vrai marché, il y a une validation aussi, parce que je sais que j'ai de la concurrence. Alors moi, quand j'ai vu que j'avais des concurrents, pareil, mon frère, je l'ai saoulé, je l'ai appelé, je lui ai dit « Ah, il y a des concurrents ! » Il me dit « Mais c'est génial ! » Je lui dis « Mais attends, mais arrête ! » Ils développent quelque chose qui ressemble. Il me dit « Mais c'est super ! » Ça veut dire qu'en fait, on a un marché. Il y a deux points, bien sûr,
- Speaker #0
c'est la ville de fête qui en est. Mais tu vas aller voir dans ton plan de com', t'as envie... Pardon. T'as envie d'aller proposer cette appli à des plannings familiales, des gens qui s'occupent, qui sont autour de la famille ou pas particulièrement ? Non mais je pense que c'est pas...
- Speaker #1
Tout de suite, je suis pas sûre que ce soit la plus grande source, le meilleur vecteur de diffusion. Après, ça peut... peut, forcément. Là où il y a des familles, Bamma peut s'intégrer. Là, vraiment, moi, je vais m'attacher à la diffuser auprès des avocats.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Oui, parce que ma première idée, c'est faciliter avec Bamma l'exécution des décisions de justice, puisque ça a été le premier problème que j'ai identifié, moi. Et ce qui m'a donné l'idée de créer Bamma.
- Speaker #0
On termine toutes nos interviews par les mêmes questions. J'arrête de dire qui sont les questions qui fâchent, mais je vais dire quand même.
- Speaker #1
Tu dis les questions qui fâchent ?
- Speaker #0
Ça me blesserait, en fait, je pense, d'arrêter de dire que c'est les questions qui fâchent. Donc, chers auditeurs, vous allez continuer à avoir les questions qui fâchent, qui ne fâchent pas. C'est dit. Et la première question, c'est la question de même.
- Speaker #2
Est-ce que tu pourrais nous partager... une image ou un avocat de la pop culture que tu as pu croiser quand tu étais jeune ? Première image, si possible.
- Speaker #1
Alors, je ne vais pas te demander de définir ce qu'est jeune, mais... On a le même âge,
- Speaker #2
donc ça passe, ne t'inquiète pas.
- Speaker #1
Que si on dit l'union des jeunes... Non, deux images. Il y a le... C'est le documentaire de Raymond Depardon, Dixième Chambre.
- Speaker #0
J'étais hyper intelloto.
- Speaker #1
En fait, c'est l'une de mes premières images d'avocat, mais attends, je vais te dire ma deuxième image d'avocat.
- Speaker #0
C'est la deuxième chambre, et donc ?
- Speaker #1
Dixième chambre, que je découvre au moment où je passe mon bac. Ça sort en 2004, et c'est l'une des premières fois où ont été filmées des audiences. Donc de la dixième chambre, qui sont les déférés de la nuit et les renvois de petites infractions. Et en fait, on suit autant la magistrate en audience que les confrères.
- Speaker #0
C'est les compas immédiats ?
- Speaker #1
C'était à l'époque, oui, je crois que c'était les compas. Et donc, en fait, on suit les avocats. Et donc, ça a été l'une de mes premières images. Et puis, un truc que j'adore et qui est très girly, qui n'est pas très intellectuel pour le coup, c'était la revanche d'une boule. Merci !
- Speaker #0
ça va en tout coup il n'y avait que moi qui l'avais dit c'est affreux, les gens ne te sortent jamais ni à Link McBeal ni à la revanche d'une blonde c'est quand même la base je suis d'accord je vais merci Louisa ça me fait du plaisir merci pardon alors la seconde tu veux que j'aille ?
- Speaker #2
Question déonto. Si tu devais supprimer une règle du code de déontologie, tu choisirais quoi ? Ou en ajouter une ?
- Speaker #1
Alors, moi je pense que je rendrais publiques toutes les décisions disciplinaires.
- Speaker #0
Décidément, tu es pleine de surprises. Parce que c'est un vrai débat au CNB. Oui,
- Speaker #1
je sais. Mais moi je pense que c'est important. Aujourd'hui on va dans un resto, au pire on va mal manger. On peut lire les avis, mais on va choisir un avocat auquel on va confier sa vie.
- Speaker #2
Tu ferais pour tous les manquements ?
- Speaker #1
Non, je pense pour les manquements les plus graves, mais qui font que les gens continuent d'exercer.
- Speaker #0
Parce que nous, il y a un groupe de travail au CNB qui s'est constitué harcèlement et discrimination. Et donc, une des questions, c'est est-ce qu'il faut rendre publiques les décisions en matière de harcèlement et discrimination ?
- Speaker #1
Moi, je pense que oui.
- Speaker #0
Mais en fait, c'est... Oui, j'entends, mais ce n'est pas si facile que ça.
- Speaker #1
Mais par exemple, aujourd'hui, il y a des cabinets, on sait qu'ils sont des cabinets toxiques. Et pourtant, ils ont un turnover de malades. Et tous les 3-4 mois, il y a des validations de contrats de collaboration et de collaborateurs qui vont se faire harceler, malmener et qu'on va dégoûter d'une profession qui est extraordinaire. Euh...
- Speaker #0
Et ils ne le savent pas. Ou ils l'apprennent quand ils y sont. Parce que quand on commence la profession, on veut à tout prix une collaboration. Alors en tout cas, moi, quand j'ai prêté serment, ça ne se faisait pas trop de s'installer direct. Ça se fait de plus en plus. Deux ans après, ça se fait de plus en plus. Mais moi, à mon époque, c'était... Non,
- Speaker #1
non.
- Speaker #0
C'était une collaboration. Déjà, deux ans,
- Speaker #1
tu faisais partie des premiers à s'être installée, j'imagine.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. C'est clair.
- Speaker #0
Et je fais partie aussi de celles qui sont restées dans la profession quand d'autres ont été traumatisées par leur première collab et sont parties. Donc moi, je pense que la publicité des sanctions, elle est importante. Après, sur quel spectre ?
- Speaker #1
À définir.
- Speaker #0
À définir.
- Speaker #1
La question, Gadel Malé, c'est de qui tu t'es inspirée ? Qui t'a copiée ?
- Speaker #0
Je vais dire ma mère parce que je n'ai pas de problème. Et en vrai, moi je me suis beaucoup inspirée de mes parents qui ont une force de travail hallucinante, qui ont recréé leur vie dans un pays qui n'était pas leur à 30 ans passé, et qui m'ont appris une chose, il y a deux choses qui sont graves dans la vie, la maladie et la mort, tout le reste ça peut être chiant, mais tu vas avancer et tu vas progresser. Et quand on parle de ce principe-là, on peut avoir un... un stress au quotidien, on peut avoir certaines peurs, mais on se dit, ok, rien n'est insurmontable et on avance. Donc non, vraiment, mes parents, j'ai l'impression de... Comme quand on remet un César, je remercie.
- Speaker #1
C'est un énorme ego booster que tu viens de nous faire. Genre, on est un peu la série, mais c'est pas grave. C'est pas grave, c'est lui. Donc là, tu viens de nous refaire l'Igali Blondé, ça,
- Speaker #0
tu seras réinvité.
- Speaker #1
La question de Sibjohn, si tu devais donner trois conseils à un avocat entrepreneur qui souhaite se lancer, quels seraient-ils ?
- Speaker #0
Ne pas avoir peur d'échouer. Parce qu'on peut avoir des idées qu'on estime bonnes, mais elles n'ont pas de prise autour de nous. Donc ne pas avoir peur d'échouer. Et surtout, savoir s'entourer. Je pense que c'est... Tout à l'heure, on parlait de... Est-ce qu'on reste seul ou est-ce qu'on s'entoure ? Et je pense que quand on entreprend, il faut savoir s'entourer avec des personnes qui sont compétentes, mais aussi des discours très directs. Parce que moi, je pense que c'est important d'avoir des gens qui sont capables de te dire « Non, en fait, là tu fonces dans le mur. Non, repense ça. » Je pense que c'est vraiment deux conseils, ne pas avoir peur et être bien entouré.
- Speaker #2
Troisième point. Je me questionne jusqu'au bout.
- Speaker #0
Ah oui ! Ne pas avoir peur, savoir s'entourer.
- Speaker #1
Tu peux lui dire, moi j'ai deux et tout.
- Speaker #0
Et se remettre en question.
- Speaker #1
Ah oui. Facile. Il va m'en faire.
- Speaker #0
Trois conseils, en fait deux ou quatre d'habitude, mais bon, c'est pas obligatoire.
- Speaker #2
Tu peux en sortir quatre-quatre, tu peux, mais ça peut être une bonne portion.
- Speaker #1
Bon, en tous les cas, merci beaucoup. Merci. A bientôt.
- Speaker #2
A bientôt. T'as aimé cet épisode ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
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- Speaker #1
Parce qu'on construit une communauté d'avocats qui osent, qui bougent, qui refusent de statu quo, abonne-toi sur ta plateforme d'écoute préférée et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt.