- Audrey
Je suis Audrey Chemouli, avocate et entrepreneuse, fondatrice du cabinet Chemouli Profession Libérale, qui accompagne les avocats dans leur restructuration.
- Manuel
Je suis Manuel Meneghini, avocat et donc entrepreneur, engagé pour une profession plus riche et enrichissante.
- Audrey
Vous écoutez le podcast Avocats Génération Entrepreneurs. La mission de notre podcast, vous donner les clés pour entamer votre propre transformation. Notre promesse ? Des interviews sans filtre, d'avocats innovants, créatifs et libres. qui ont cassé les codes et réinventé le business model pour s'adapter au nouveau marché du droit. Des contenus inspirants, des conseils et des techniques concrètes pour vous aider à devenir un véritable avocat entrepreneur. Il a fait ses armes en freelance, a créé des sites et des vidéos pour des marques de luxe. Et puis il a atterri chez Anomia, la boîte de formation business pour les avocats fondée par Valentin Tontibernard, qui a beaucoup fait parler d'elle. C'est comme ça qu'est née Ourama, une agence de communication à destination des avocats, notaire, expert comptable, commissaire de justice, qu'il a fondée. Bref, dans ce nouvel épisode d'Avocats Génération Entrepreneurs, on ne reçoit pas un avocat entrepreneur, mais celui qui aide les avocats à devenir entrepreneurs, Louis Gaillot. Salut Louis.
- Manuel
Salut.
- Louis
Salut.
- Audrey
Alors Louis, notre podcast il commence toujours par la même question, qui es-tu ? quel est ton parcours ?
- Louis
Alors très très simple, j'ai un parcours assez classique, j'ai fait une école de commerce derrière j'étais freelance en création de contenu comme tu l'as dit dans l'intro et j'accompagnais, j'ai eu de la chance j'accompagnais des belles marques mais j'étais pas un très bon entrepreneur je me sous-facturais, j'ai eu pas non plus des mille et des'cents et au fur et à mesure de mon parcours j'ai rejoint du coup Anomia Chose comme 2021, 2022, je ne sais plus.
- Audrey
Pas très loin après la création.
- Louis
Peu de temps avant, Anomia a une histoire assez courte, mais globalement, c'était un cabinet de conseil dédié aux avocats. Je les ai rejoints peu de temps avant qu'ils soient rachetés par Xelya. Dans le cadre d'Anomia, ce qui s'est passé, c'est que j'ai beaucoup formé des avocats sur le volet business, etc. Bien que j'étais le responsable marketing, j'intervenais dans des formations. Et surtout sur des formations marketing, puisque du coup c'était un peu mon dada. SEO et création de sites internet, optimisation de tout ça, publicité. Et c'était assez catastrophique ce que je voyais, en termes de, pas forcément de ce qu'ils avaient fait, mais des prestations qui étaient réalisées pour ces métiers-là. Il y avait beaucoup de sites qui étaient templétisés, mais tout le monde avait les mêmes. Globalement, personne ne faisait vraiment de pub, ils ne savaient même pas s'ils avaient vraiment le droit d'en faire. Côté SEO, j'en parle même pas. Et donc... Ce qui faisait que beaucoup d'acteurs étaient très bons en marketing, mais la majorité, c'était vraiment... Tout était à faire. Et Anomia accompagnait sur la formation, mais ne faisait pas. Et donc, les avocats le disaient, en fait. C'est super, j'ai appris plein de trucs, ça m'a aidé. Mais il y avait une frustration, et d'ailleurs, ça jouait un peu sur la réputation de cette boîte, c'est de dire, c'est bien, ils donnent plein de trucs, ils donnent plein de tips, mais en l'occurrence... derrière, comment on fait ?
- Manuel
Et donc,
- Louis
ils avaient besoin de prestataires qui connaissaient leur métier pour pouvoir continuer à dérouler ces stratégies. Et donc, c'est pour ça que j'avais créé Oramain, dédié exclusivement à la base, à la création de sites internet pour les avocats, et au fur et à mesure du temps, on a ouvert le positionnement. Et donc, aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ? Parce que, vous avez vu, j'ai le t-shirt de R&D, parce qu'on est au congrès des experts comptables en ce moment. Et donc, il faut représenter, mais globalement, on est un groupe dans... d'entreprise, où il y a quatre entités dedans, qui sont toutes dédiées aux professions réglementées. Donc pas seulement les avocats, mais aussi experts comptables, CGP, notaires, et c'est important parce que ça nous aide aussi à comprendre d'autres secteurs, d'autres métiers, et faire un peu les mises en relation qu'il faut, parce que c'est aussi vos prescripteurs en général, en tant qu'avocat. Et donc à l'intérieur il y a quatre entités, la première du coup c'est une boîte qui s'appelle Libéral Conseil, c'est globalement la dernière construite qui oeuvre à fond aujourd'hui, et qui a globalement deux ans. C'est la boîte qui a été créée par Clément Bernard, le frère de Valentin, avec Valentin. Concrètement, ils auditent des cabinets, ils identifient les besoins au sein de ces structures, et ils déroulent, c'est-à-dire qu'ils mettent en place, ils n'envoient pas un set de slides, comme faisait plus Anomia à l'époque. Mais globalement, ce qu'on attendait d'eux, c'était de mettre en place, parce que c'est complexe, pour fluidifier, automatiser, améliorer les processus de facturation, améliorer le positionnement stratégique, etc. Et donc, ce cabinet de conseil souvent intervient en premier dans le schéma classique du groupe. Ensuite, on déroule côté Ourama pour mettre en place la stratégie côté marketing. Donc, refonte de sites internet, création de contenu pour le SEO, GEO, mise en place de stratégie marketing, de campagne publicitaire via Google Ads, Meta Ads, etc. Nous, on a vraiment l'objectif de... Faire de la notoriété de la boîte, la crédibilité des structures, et derrière, développer, soit faire de l'acquisition client, soit développer la marque employeur. Et enfin, troisième boîte, derrière, qui est une boîte de recrutement, donc chose de tête classique, et on a créé des plateformes dédiées pour poster des offres et que les gens avec les cabinets puissent trouver un cabinet ou à l'inverse, trouver un collaborateur. Et dernière petite boîte qui vient de sortir, c'est Liberal Salesite, qui est une banque d'affaires qui accompagne les cabinets dans la revente de leurs structures. plutôt dédié aux experts comptables, parce que le marché se consolide à fond. Et donc, en fait, il y a beaucoup de cabinets qui rachètent, mais qui choisir, comment déterminer ma valo, etc. C'est ce qu'on fait aujourd'hui pour ces cabinets-là. On accompagne quelques cabinets d'avocats aussi, qui cherchent soit à rejoindre des cabinets d'expertise comptable, soit à fusionner ou à grossir. Mais c'est plutôt des cabinets d'expertise comptable aujourd'hui. Et voilà, et donc le groupe, 35 personnes aujourd'hui, on est en deuxième à Paris et on a environ 1000 clients, 1100 clients, quelque chose comme ça, quand on consolide le tout. Donc belle aventure, un peu sympa, et en plus on est jeunes, ça rigole bien. On a la niaque, on essaie vraiment de mettre les mains dans le cambouis et on sait qu'on est dans un petit secteur, donc on veut vraiment bien faire les choses parce qu'on sait qu'une mauvaise expérience,
- Audrey
ça rejaillit sur toutes les boîtes.
- Louis
Et donc voilà, aujourd'hui voilà mon parcours.
- Manuel
Et chez Ourama, vous êtes combien maintenant ?
- Louis
Ourama, on est une petite douzaine, beaucoup de designers, quelques personnes qui s'occupent du marketing SEO, quelques commerciaux aussi. Et donc, une petite agence parisienne qui court aussi bien. En trois ans, c'est pas mal. Ok,
- Audrey
et du coup, peut-être on peut... Vas-y. On peut faire ce qu'on veut. En fait, l'idée de ce podcast, c'était de... Donc nous, on a vachement apprécié. Moi, j'ai regardé beaucoup tes vidéos sur la création du site Internet ou comment est-ce que tu crées ta marque, etc. Je trouvais que c'était vachement sympa. En tous les cas, tu as donné beaucoup de contenu. Et c'était peut-être pour faire la synthèse de ça qu'on t'a invité.
- Manuel
Oui, surtout. C'est Guillaume qui nous a dit, Guillaume Leclerc, qui a été le dernier à l'interviewer. Le dernier épisode, si on les sort dans l'ordre. Mais qui nous a dit que ça a été beaucoup aidé au lancement sur tous ces types de business et toutes ces choses gratuites que vous mettez en place. Au-delà, après, derrière, on en reparlera aussi l'accompagnement sur son image de marque et sur son cabinet parce que ça, c'est un truc aussi qu'il a apprécié chez vous.
- Louis
Trop bien.
- Manuel
Donc en fait, c'est pour ça. Donc je remercie Guillaume.
- Audrey
donc du coup si on se dit la première question c'est j'ai un avocat qui a envie de s'occuper de son marketing qui se dit ok là vas-y c'est bon je me lance c'est la rentrée, ok go on commence comment ?
- Louis
souvent quand quelqu'un vient nous voir soit il a effectivement un besoin qui est précis soit il est un petit peu perdu mais la majorité du temps quand on digue un petit peu les cabinets d'avocats sont assez perdus sur finalement comment je vais adresser une clientèle et qu'est-ce que je dois mettre en place derrière en termes de marketing Merci. Parce que si on a un cabinet d'affaires à Paris, ou qu'on est un avocat, alors là c'est plus simple. Quand on est pénaliste ou qu'on est en droit social, on sait globalement qui on va aller attaquer. Mais la majorité du temps, les gens sont un peu paumés sur « je vais faire un peu comme tout le monde, je vais faire mon petit site rapidement, et puis je vais faire des posts sur LinkedIn. » Et en fait, on est perdus dans des actions qui globalement génèrent assez peu de rentabilité et de ROI.
- Audrey
Et parce qu'ils n'arrivent pas à trouver leur singularité. En fait, le truc, moi je le vois chez mes clients, que tu leur dis et C'est quoi la différence entre toi, avocat en droit social, et l'autre avocat en droit social ? Ils ne savent pas te dire, en fait.
- Louis
Ils sont plus disponibles et plus réactifs.
- Audrey
Oui, voilà. Putain, on en parle à jour. Je ne peux plus.
- Manuel
Tu as peut-être ce truc aussi, les gens, ils arrivent, tu vois ce qu'il fait lui, je veux pareil.
- Louis
Ça peut arriver. Ça peut arriver, mais dans ce cas-là, c'est qu'il y a eu un positionnement qui a été travaillé. Donc nous, souvent, c'est un peu ce qu'on va diguer. C'est que tu copies, c'est ok. C'est moi qui sais ce que je veux. Souvent, ils veulent... Mais alors, c'est pareil, c'est aussi un gros risque. C'est-à-dire qu'on a beaucoup de cabinets individuels qui sont venus nous voir en disant « je veux le site d'Auguste Debouzy » . Mais en fait, ça n'a aucun intérêt. Et globalement... Alors, il a bien changé depuis, là c'est devenu... D'ailleurs, ils ont fait un truc vraiment sympa, je vais en reparler bientôt. Allez voir si vous êtes en parallèle sur le podcast. Mais ils ont fait un truc tout autour de l'IA, etc. Et globalement, nous, la question qu'on pose, c'est « vous adressez qui ? » Vous êtes payé combien par dossier ? Vous avez combien de clients par mois qui viennent vous voir ? Derrière, quels sont vos objectifs ? Est-ce que l'objectif c'est de créer un cabinet où il y a plus de gens qui rentrent à l'intérieur ? Vous faites une structure plus grosse et vous cherchez à grandir en termes de nombre ? Est-ce qu'à l'inverse vous voulez faire rester solo ? Typiquement Guillaume qui me disait moi je veux rester solo au maximum, être indépendant et aller au bout de ce que je peux aller seul pour garder ma liberté etc. Et c'est un cas d'école Guillaume, c'est-à-dire que lui il a vraiment fait tout. tout ce qu'on lui a dit exactement à la lettre et de manière hyper assidue et de manière volumétrique, c'est-à-dire il a envoyé. Militaire, tu peux le dire. Exactement, ouais, militaire. Ça lui va bien. Ouais, c'est ça. Et globalement, ça a super bien fonctionné. Mais la plupart des gens ne vont pas du tout faire de cette manière-là. Ils ne vont pas être aussi actifs. Et donc, ça va être important, surtout aujourd'hui. de se défaire un peu de la concurrence actuelle. Et vous avez de la chance, parce que nous, on bosse du coup dans d'autres secteurs, et notamment les cabinets d'expertise comptable, les avocats peuvent avoir une vraie singularité par rapport à d'autres métiers. Un cabinet d'expertise comptable, bien qu'ils peuvent avoir des singularités sur des missions connexes où ils vont pouvoir accompagner les structures, on vient souvent les chercher pour leur compta, pour notre comptabilité. A l'inverse, un cabinet d'avocat...
- Audrey
Ce qui, paradoxalement, n'est pas nécessairement le truc qui est le plus rentable chez eux, d'ailleurs.
- Louis
D'autant plus. Mais ils ont la chance d'avoir des clients récurrents, donc ils ont de la visibilité sur leur chef d'affaires. Et donc, c'est un métier qui, globalement, ils n'ont pas trop de difficultés à développer leur structure, même si certains galèrent. Et en face, un cabinet d'avocats, lui, souvent, alors il y a beaucoup qui font du one-shot, donc il faut aller chercher toujours de la nouvelle clientèle. Et pour aller chercher toujours de la nouvelle clientèle, c'est pas comme il y a 30 ans où je posais ma plaque et ça tombe tout seul. Et c'est ce qu'il fait, je pense, aujourd'hui, qu'il y en a beaucoup qui galèrent, parce que du coup, les... plus grands associés ou les professeurs qui évangélisent sur le droit au sein des universités ne comprennent presque pas pourquoi on explique comment aller chercher une clientèle. Parce qu'en fait, ils n'ont jamais eu besoin d'aller la chercher de manière aussi importante qu'aujourd'hui. Et donc, ils ne se retrouvent pas formés sur des points où, globalement, presque on se moque d'eux s'ils vont aller chercher de la clientèle. Il y a des cabinets, en tant que collaborateur, si tu commences à publier sur LinkedIn ou que tu fais ton site web, tu te fais...
- Audrey
Oui, c'est vrai, on n'en parle pas. Encore aujourd'hui, ça ? Je pense que globalement, quand tu es collaborateur et que tu commences à avoir une démarche active sur LinkedIn, je pense que ton cabinet te regarde. C'est possible que ton cabinet te regarde, pas nécessairement avec de la malveillance, mais en tous les cas, c'est noté.
- Manuel
Il va te regarder, ça c'est sûr. C'est noté, c'est relou. C'est noté t'es chiant.
- Audrey
Il y a des histoires où ils se font jeter des fois. Carrément ?
- Louis
Oui, c'est chaud. T'essaies de trouver ta singularité. La singularité, globalement, c'est des avantages concurrentiels que tu as un petit peu de départ. Alors il y en a qui ont plus que d'autres. C'est-à-dire qu'il y a des gens, ils lancent leur cab, ils ont un réseau de dingue, ils étaient dans un beau cabinet et ils avaient déjà une practice qui était peut-être un peu complexe. Moi, par exemple, je vois des avocats fiscalistes en prix de transfert. À chaque fois, je n'ai pas l'impression que ce sont des gens qui galèrent. Parce qu'en fait, les gens sont en recherche de ce type de... Peu d'avocats fiscalistes bon en TVA, et donc dès qu'un cabinet se lance et qu'il est un peu Ausha, globalement ça se passe bien. Mais des fois on ne trouve pas sa singularité, c'est là où on ne trouve pas la singularité par la matière. Exactement, quand on est avocat en droit des affaires généralistes ou en droit social, et qu'on n'a jamais déterminé vraiment, on n'a jamais eu une clientèle particulière, on n'a pas un réseau particulier, notre associé ne nous aide pas plus que ça à développer, et on n'a pas de... de potes, enfin voilà, il y a plein d'avocats, ils sont devenus avocats, et puis maintenant, ils commencent de zéro. Et donc, nous, on aime bien identifier ça avec eux, et parfois, il va falloir l'inventer. C'est-à-dire que on a des jeunes qui arrivent et qui nous disent « Moi, je pense que j'ai envie d'attaquer, par exemple, les organismes de formation. J'ai envie d'attaquer, j'ai un pote qui a ouvert une boîte, une start-up que j'ai accompagnée une fois sur un secteur de l'agroalimentaire, j'aime bien l'agroalimentaire, je vais aller là-dedans. » Et en fait, nous, on va leur dire si c'est une bonne ou une mauvaise idée aussi. Parce que un positionnement qui s'invente, ça peut être aussi une très mauvaise manière de lancer son cabinet. Alors c'est plutôt un travail que fait le cabinet de conseil ici, donc pas forcément au Rama, mais nous on les accompagne aussi quand même dans ce travail-là, mais globalement, c'est de se dire ok, on va identifier ton marché, on va voir le nombre de personnes, on va voir s'il y a des vrais sujets, on va essayer même d'aller interviewer des personnes de ce secteur-là, donc discuter avec eux. Moi je trouve que celui qui se lance dans un secteur et qui ne connaît personne, Il fait son podcast en tant qu'avocat, tu vois. Il va aller discuter avec les big boss de l'agroalimentaire en disant voilà, on va parler de juridique sur votre secteur, les directions juridiques, etc. Et il va aller collecter de la donnée. Et en fait, c'est la meilleure manière de savoir si on va dans le bon sens ou non, en tout cas, que de collecter un maximum de données sur le secteur qu'on veut embarquer. Ce qui n'est pas simple, parce qu'on n'a pas beaucoup de temps. Si on est collaborateur en parallèle, moi je ne dis jamais quittez votre cab et lancez votre structure tout de suite. C'est confortable d'avoir un salaire. Et quand on n'a pas de filet de sécurité... On peut développer en parallèle de sa collaboration, et des fois on n'a pas le choix, on se lance, et là il faut aller vite et fort. Mais à mon sens, là où vous allez quand même vous défaire facilement de la concurrence, et je vais expliquer pourquoi derrière, c'est quand même de trouver un positionnement, soit sur une... prestation, je peux être le pro du bail commercial.
- Audrey
C'est ce que tu disais, prix de transfert, sur une matière.
- Louis
Mais vraiment, le besoin client, c'est-à-dire, je me positionne sur, moi je suis le pro du testament. Ça pourrait être ça. Et en succession, la France fait qu'ils n'ont pas trop de mal à trouver des clients. C'est plus la gestion de clients qui est compliquée. Mais globalement, Euh... Soit c'est une prestation, soit c'est un secteur d'activité, ce qui est plutôt une bonne chose, moi je trouve, en règle générale, parce que c'est beaucoup plus simple d'aller déterminer derrière qui contacter, et derrière ça peut être aussi tout simplement une localité. Il y a une vraie différence entre Paris et la province, et il y a même une vraie différence entre les métros, les Lyon, Marseille, Paris, et le mec qui est à Caen. Parce qu'il y a quand même encore aujourd'hui ce volet un peu local, ou qu'on peut tirer et faire en sorte d'avoir une vraie clientèle, un écosystème de proximité. Et donc, en fonction de tous ces points-là, derrière, on détermine le positionnement. Mais pour ça, il faut en discuter, il faut aussi diguer un peu le marché, parce que nous, on avait des gens qui se lançaient sur... On a eu un gars, et c'était avocat droit des affes sur les agriculteurs. Je ne sais pas aujourd'hui ce qu'il en est. Mais je sentais qu'il l'avait un peu pris en disant « En fait, j'aime bien la ferme quand j'étais petit. » Et donc, ça peut être le cas.
- Audrey
Franchement, moi j'ai des clients droit rural.
- Louis
C'est un peu différent encore. Oui, je sais. Je ne sais pas si les fermes se rachètent entre elles. Je ne suis pas certain.
- Manuel
Il faut être à la FNSEA.
- Louis
Et le risque aussi qui est beaucoup pris, c'est de faire ça par ma passion que j'ai en parallèle. J'ai toujours fait du rugby, je vais faire du droit du sport. En fait, il y a aussi des secteurs qui sont beaucoup plus plébiscités que d'autres. Ce qu'on devrait dire d'ailleurs aux étudiants en socio, quand ils se lancent en socio, il n'y a pas de taf derrière. Et bien c'est pareil sur certains secteurs d'activité. En fait, il y a des secteurs qui sont bouchés, et il y a des secteurs qui sont beaucoup moins attaqués que d'autres, parce que les gens ne y pensent pas. Et c'est souvent les secteurs les moins sexy. Et d'ailleurs, moi, ne serait-ce que personnellement, quand je rencontre d'autres fondateurs d'agences qui me disent « Oh, les avocats, ça va être chiant. » Déjà, ça ne l'est pas, au final j'ai de la chance. Les avocats sont des gens intelligents, donc finalement tu traites avec des gens intelligents. C'est toujours mieux que de traiter avec des cons. Exactement. Et puis, tu vois, les fondateurs de start-up, ils ont une pression de dingue. Ils sont aussi chiants que le cabinet d'avocats. Il n'y a pas de raison qu'ils soient moins. Et puis, on le doit parler, dans l'industrie, a priori, c'est un secteur, ils sont insupportables. Bref, mais globalement, c'est surtout aussi une notion de marketing. C'est-à-dire qu'en fait, derrière, une fois qu'on a un positionnement clair, et qu'on sait concrètement qui on va attaquer, et qui on va aller chercher à toucher, Eh bien, on sait ce qu'on va pouvoir mettre en place. C'est-à-dire que si mon secteur, c'est 40 personnes, il y a 40 boîtes, si j'accompagne ne serait-ce que 3 boîtes de ce secteur-là de manière continue et que j'arrive à être leur avocat particulier, eh bien, en fait, je ne vais pas faire du marketing, LinkedIn, etc. Je vais les contacter et puis, en fait, on va travailler directement en direct. Je vais juste faire de la prospection. Je n'ai même presque pas besoin d'un site Internet. Et donc, ça, c'est si on a un tout petit marché très ciblé, si on a un marché qui est beaucoup plus large. Ok, qu'est-ce que dans ce secteur-là, les gens regardent ? Est-ce qu'effectivement, ils vont sur Internet ? Est-ce qu'ils vont possiblement demander à ChatGPT, qui est l'avocat dédié sur ce secteur-là ? Est-ce qu'ils vont utiliser Instagram, LinkedIn, des forums un peu chelous ? Est-ce qu'ils lisent la presse ? Il y a plein de manières de se dire, ok, en fait, on va pouvoir identifier les canaux, et derrière, mettre en place la stratégie qui nous semble la plus pertinente.
- Audrey
Et moi sur les... Je peux ? Ok. Ma petite consulte particulière. Moi, sur les différents canaux, je voyais, enfin, je voyais, je vois, je vois des avocats qui font des... parce que je ne savais pas comment ça s'appelait, mais depuis que je me suis renseignée, je sais que ça s'appelle le clipping. Donc, tu prends des formats longs, genre tu te fous 3h devant une caméra avec un interviewer fictif et tu parles pendant 3h ce que par ailleurs je pourrais faire donc attention, je pense que je n'ai pas dit mon dernier mot sur le clipping mais et donc du coup tu fais des petits shorts je précise que j'ai essayé c'était moi, c'était mon test 2025 je me dis, j'ai essayé de faire des petites vidéos je vois tout le monde faire des petites vidéos, je me dis putain c'est trop cool j'ai Lockman mon préféré qui est dans ce studio Studio module que j'embrasse, qui me hoste pendant trois heures. Il m'entend parler de trucs ridicules. Et quand bien même, en plus, je m'invente un peu un truc. C'est-à-dire, je me dis, je vais toujours être en noir. Ok. Tu vois ? Non, mais il y a un truc. C'est une bonne ambiance. Thierry Ardisson. C'était moi, Thierry Ardisson. Et donc, je me dis, ça va être le nouveau moi, ça va être ça. Et donc, je fais genre, je ne sais pas, j'ai 25 vidéos, je ne peux pas te dire un truc. Elles sont montées, il y a des petits sous-titres, je décide que c'est en jaune parce que mon site est jaune, ça ne le sera plus dans pas longtemps, mais c'était le cas. Et je lance ça. Mais à part ma mère. Et des copines qui m'ont dit, je t'adore. Eh, tu l'as acheté où ta baguette ? C'est ça que j'ai eu comme retour sur ce putain de truc. Alors que je sais que...
- Louis
C'était quoi le sujet que tu traitais ?
- Audrey
C'est juste mes sujets, tu vois. Les trucs chiants. Ce que je veux dire, c'est qu'ils sont par ailleurs chiants sur LinkedIn, chiants dans mes interviews, chiants dans mes formations.
- Louis
Mais sur le droit des affs plus classique ?
- Audrey
On est sur du droit des affs, à destination des professions libérales. Qui est mon positionnement. Chouette ! très clair. Et ce que je veux dire, c'est que ce contenu n'est pas plus pénible en format short qu'en format long, qui sont pourtant les choses qui me font venir du... Tu vois, du client. Et là, catastrophe. Et du coup, je n'ai pas compris ce truc de clipping. Pourquoi ça marche chez des gens et pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi moi, ça ne va pas ? Ah non, mais ce n'est pas la question. Je pense que je ne suis pas la seule à me dire qu'il faut que je fasse des petites vidéos. Ça me plule sur Internet.
- Manuel
Mais justement, c'est peut-être pour ça. En fait,
- Louis
il y a déjà... C'est vrai, c'était il y a un an. Là-dessus, c'est vrai qu'il y a des recettes. Et c'est vrai que se lancer solo sur ça, souvent, on a tendance... Je pense qu'on en parlera même un peu plus tard sur le volet avec quel format on attaque, mais en fait, souvent... On peut parler de ce format. Très bien. En fait, à mon sens, nous, on l'a fait pareil sur Les Avocats, sur Ourama, etc.
- Audrey
Toi aussi, t'as eu envie de te mettre au petit clipping.
- Louis
En fait, moi, j'ai un monteur en interne, et du coup... Je lui ai dit, profitons-en, on en fait des podcasts, balance des clips. Franchement, quand on compare ce qu'on a fait sur LinkedIn à ce qu'on a fait sur Instagram, je pense que sur LinkedIn, si on parle de l'acquisition via les réseaux sociaux, LinkedIn doit faire 80%, le reste, à la limite, si on met ChatGPT dans le lot, 10%. Et puis derrière, Instagram, je ne sais même pas si ça fait... 0, c'est ça, t'as fait un client, c'est ça, on est d'accord. Deux, trois clients, je ne sais même pas. Et on essaye de suivre, mais globalement, en fait, ils nous voient un peu partout. Moi, je pense que sur ce volet-là, le volet clipping et le fait de faire plein de petites vidéos dans ce sens-là, c'est que tout le monde se met à lancer cette dynamique-là, alors que typiquement, tu vois, les avocats, pour moi, en profession réglementaire, t'as tenté et t'as eu raison, mais ils sont sur LinkedIn. Alors peut-être que le fait qu'ils t'aient vu aussi sur Instagram pour certains, parce que ça tourne quand même, c'est-à-dire que tu fais toujours au moins 200, 300, 500 vues sur ces petites vidéos. c'est mon max en fait elles sont poussées par l'algo et moi ce qui m'aurait semblé pertinent de faire à la limite avec ces vidéos c'est que tu as créé des assets marketing et ça c'est jamais fait par les cabinets finalement elles valent de l'or ces petites vidéos parce qu'il y en a certaines peut-être qui ont bien marché ou tu as pris le pli d'avoir un script un peu travaillé, ou tu as tout de suite touché de la personne et en fait c'est tout un travail de hook d'accrocher les gens au maximum mais la réalité des choses c'est que le côté organique de ces vidéos il est un petit peu euh... Il est difficile à palper, parfois c'est con, mais entre le même script, mais deux personnes différentes, la manière dont ils vont l'amener, il y en a une qui va faire un million, il y en a une qui va faire les 500 vues.
- Audrey
Je crois que je le prends un peu perso. Non, mais moi, par exemple,
- Louis
je n'ai jamais fait de vues sur ce truc-là. Parce que, déjà, je pense que ces assets-là, il faut les utiliser pour faire de la pub. À mon sens, ce qui est bien, c'est que toi, tu accompagnes des professions réglementées. Donc, en fait, c'est... typiquement un bon plan parce que tu peux identifier les métiers que tu accompagnes. Et donc, pour ça, pour ce type de stratégie-là, il faut se dire où est-ce que je peux aller toucher directement les personnes qui sont avocats, experts comptables, je ne sais pas exactement à quel point, médecins aussi, etc. Du coup, les médecins, ça peut être une autre manière de les toucher. Mais globalement, c'est de se dire, j'ai ces petits clips vidéo, j'en ai un, il est vraiment pas mal et il a peut-être suscité un peu plus d'interactions. dans tous les cas j'en ai pas mal, je peux en pousser plusieurs et bien je vais les pousser sur LinkedIn Ads par exemple parce que c'est le seul endroit LinkedIn Ads c'est génial, parce qu'en fait c'est le seul endroit où tu sais que tu vas toucher que le métier que tu as décidé d'attaquer. C'est-à-dire que nous, quand on fait de la publicité sur LinkedIn, les fondateurs d'agences, ils ne m'ont jamais vu. Ils ne me verront pas. En fait, je m'en fous, ce n'est pas ceux que je touche. Moi, je veux faire de la pub dédiée aux avocats et aux experts comptables ou aux notaires. Et donc, même vous, vous ne voyez pas mes pubs d'experts comptables. Vous ne voyez pas les pubs dédiées aux notaires. Vous voyez parfois peut-être passer des posts. Et en fait, ce que je fais, c'est que je publie des contenus sur mon LinkedIn de manière organique. c'est-à-dire, je passe des contenus et au bout d'un moment, je vois qu'il y en a qui marchent bien parfois il y a des guides à télécharger parfois il y a une prise de rendez-vous, parfois c'est un petit audit parfois c'est juste de la notoriété je parle du secteur et je me dis bon bah vas-y, je le pousse, je mets de l'argent sur ces postes-là et ils vont être sponsorisés exclusivement pour les avocats. Et en fait, les gens me disent mais je te vois tout le temps. Mais c'est normal je fais de la pub je le paye par là
- Manuel
C'est le format promu par ou promu par truc OK. Ça coûte combien, ça ?
- Louis
Ça dépend du budget que tu mets en face.
- Manuel
C'est-à-dire que tu peux choisir... Par exemple,
- Louis
nous, on doit être à 2 000 euros par mois de pub sur LinkedIn.
- Manuel
C'est un bon budget. Imaginons qu'elle prend sa vidéo à 500. Elle prend sa vidéo à 500 et voit que c'est les pharmaciens. Elle dit, vas-y, je vais mettre cette vidéo sur LinkedIn. Je veux des pharmaciens en région parisienne sur une semaine.
- Louis
Et même tu peux aller chercher plus loin, tu peux aller chercher les jeunes pharmaciens. Globalement tu sais que les pharmaciens au bout de 10 ans ouvrent leur pharmacie. Je ne sais pas exactement. Et donc tu peux mettre le niveau d'expérience, etc. Et tu peux les pousser à une toute petite cible. Et derrière ?
- Manuel
Et ça, typiquement ce type de campagne comme je viens de dire, ça chiffre à peu près combien ? 500, 1000 balles, imaginons sur deux semaines un mois.
- Louis
En fait c'est toi qui mets le budget que tu veux. Donc tu peux très bien dire, j'en teste 10. Je mets 10 euros par jour sur chacun, c'est 100 euros par jour, et concrètement dire, on va voir, de toute manière, c'est là où les algorithmes de ces outils sont top, c'est que tu peux même tout pousser d'un coup, tu mets 100 euros par jour sur toute ta campagne avec toutes les annonces, et globalement, celle qui marche le mieux va être poussée. Mais à toi derrière, qu'est-ce que tu retrouves derrière ? Parce que pour vendre de la prestat directe, souvent les gens veulent... Excuse-moi, les gens veulent...
- Manuel
Je te resserre.
- Louis
Excuse-moi. Les gens veulent avoir tout de suite une prestation de consulte.
- Audrey
Oui, c'est-à-dire qu'ils veulent rembourser tout de suite leur investissement. Exactement. La plupart du temps, c'est un peu complexe. Et donc, tu vois, par exemple, tu crées le guide juridique dédié à l'ouverture d'une pharmacie. Tout ce qu'il faut mettre en place pour ouvrir sa pharmacie, avec un truc que tu as fait avec l'IA, que toi tu as donné tout ton savoir et tu l'as positionné là-dessus, de toute manière, ils ne le feront jamais eux-mêmes. Enfin, certains le feront eux-mêmes, moi je donne. plein de contenus sur internet, s'ils le font eux-mêmes j'ai envie de dire tant mieux, j'aurais aidé quelqu'un et de toute manière moi ça me fait plaisir de savoir que j'ai des gars typiquement Guillaume on l'a accompagné sur son site, on l'a aidé sur sa strat mais sur la production il s'est vraiment débrouillé c'est génial qu'il y a l'école de dire regardez, c'est la preuve que quelqu'un peut le faire, et bah vous pareil sur l'Indienaz ce serait de créer ce petit truc téléchargeable, les gens le téléchargent tu récupères les infos de contact et derrière alors chose qui est assez peu faite par les cabinets, mais tu peux rappeler. Tu te rappelles, mais attends, tu sais que je m'étais fait insulter par Valentin. Valentin m'a insulté. Que j'embrasse, ça, d'ailleurs. Je fais exactement comme il me dit. C'est-à-dire, il me dit, il faut prendre un guide, il faut le faire à télécharge, il faut récupérer les trucs. Exactement ce que tu dis. Je fais tout, je reçois mille demandes. J'en ai pas rajouté, j'en ai pas appelé un seul. Et il me dit, mais t'es débile !
- Louis
Et dans ce cas, quand t'as pas le temps comme ça, typiquement ? C'est dans ton petit formulaire de télécharger le guide, tu dis vous en êtes où sur votre pharmacie ? Quand est-ce que vous pensez que vous allez la lancer ? Tu vois comme ça tu peux filtrer. Si demain du coup tu as 100 personnes qui ont téléchargé ton contenu, tu regardes un peu, ok lui va vraiment l'ouvrir. Lui il est en réflexion, je vais lui envoyer un petit mail automatique. Tu peux même mettre en place des scénarios marketing derrière, d'envoi de campagne en disant vous avez téléchargé le guide, est-ce que vous l'avez lu, etc. C'est vraiment en fonction de par exemple les réponses qu'il a données. mettre en place derrière des...
- Audrey
Et ça, tu aides les avocats à faire ça ? C'est des campagnes marketing
- Manuel
C'est des campagnes marketing que vous faites pour vous et il y a des avocats avec qui vous bossez qui le font déjà. Et sur toutes les plateformes sponso, donc LinkedIn, Facebook,
- Louis
Insta... En fait, Meta, c'est Facebook, Insta. Et Google Ads, et TikTok. Ok.
- Manuel
Et donc ça... Première question, est-ce qu'il voit vraiment une réelle diff avec ce type de méthode ? Parce que c'est vrai que c'est une méthode dont j'avais pas forcément entendu parler. En fait,
- Audrey
ça dépend le positionnement.
- Manuel
Et après, derrière, c'est est-ce qu'il y a d'autres types de choses sur d'autres réseaux, j'en sais rien, plus confidentiels que ça va être Reddit ou je sais pas... Alors, du coup, j'en parle de temps en temps, mais
- Louis
Reddit, globalement, on n'a jamais aidé quelqu'un sur ce volet-là, mais des fois, on le pousse en disant « Test, tu verras bien » , mais Merci. Ils ont testé ou pas ? Non, non, je n'ai jamais eu personne qui a testé. Mais j'avais rencontré un gars qui voulait faire un podcast parce que lui développait grâce à ce biais-là il m'a envoyé un petit mot sur LinkedIn parce que j'en avais parlé. Il disait, moi je fais ça tout le temps, je développe. Je lui dis, viens passer, il m'a dit non et je ne veux pas que tu le dises. Merci alors ! Pourquoi tu veux me dire ? Tu veux parler de quoi ? C'est cool alors ! Il ne voulait pas passer, mais il voulait me dire qu'il faisait ça. Oui, qu'il était bon. C'est ce que tu as dit, il est smart. C'est super, mais je ne peux pas en parler. Il était venu là pour me dire, arrête d'en parler du coup. Mais Reddit d'ailleurs a une grosse baisse, donc bon, ce n'est peut-être pas le bon plan. Mais concrètement, c'est là où l'expérience terrain qu'on a, elle a de l'intérêt, parce que c'est de dire... Toi, tu es avocat en droit social à Paris. Tu cherches à toucher les employeurs. Eh bien, on sait, ou par exemple les salariés, on va rester sur un truc vraiment simple du simple. Je veux toucher les salariés ou les cadres dirigeants pour les accompagner en cadre SUP. Nous, on sait qu'un bon site web avec Google Ads, en fait, c'est large, c'est d'une simplicité sans nom. Et ils ont cette chance-là. C'est-à-dire que c'est super simple à développer. Et en règle générale... quand on a un client qui vient comme ça, on ne s'inquiète même pas une seconde. C'est-à-dire, laisse-nous faire, ça va bien se passer. Et tu vas voir, tu vas avoir un retour sur investissement sur tes campagnes qui vont être de... On en a, c'est du x15, c'est du n'importe quoi. Globalement, on est sur du x7. C'est-à-dire, je mets 1000 euros, j'arrive à facturer 7000. Alors, ce n'est pas mois 1, mais globalement... Non, bien sûr. Je pense que tout le monde est assez grand ici. Au bout de 2 mois, 2-3 mois, on commence déjà à avoir un super retour sur investissement. Et donc, tu vois, on parlait des questions juste avant. on prépare un petit peu l'épisode, mais tu vois, ça donne un budget global sur un avocat en droit social. Son site internet, entre 4000 et 6000 euros, il va avoir un truc qui est béton et sur lequel il va pouvoir conserver sur des belles années. Et derrière, les campagnes, s'il met 500 euros par mois, globalement, il peut facturer 3500 euros par mois sur les mois qui suivent. Et donc, ça lui donne surtout un budget qui est allé, si on tire le trait jusqu'au bout, ça fait Un petit budget à 10 000, 5 000. Ouais, un peu plus. 12 000, 12 000 euros. Mais 12 000 euros, en face, il va peut-être récupérer 40 000 sur la première année. C'est-à-dire qu'en fait, une fois qu'une strat fonctionne bien, on la tire. Et puis en fait, il y a plein de gens qui me disent ça y est, ça marche bien, qu'est-ce que je dois faire ? Bah, rien. Mon budget augmente, tu as de la dispo, mais vas-y, passe à 1000 euros. Et nous, on a des cabinets en fiscal, tu vois. Je dirais, non, c'est... Ah, non, on arrête ! Parce que vraiment, je suis... Non, mais on va toucher le bout. On va toucher le bout du marché. Non, mais je fais avec 500 euros ou 1000 euros, tu ne vas pas toucher le bout de ton marché. Tu peux y aller, quoi. C'est-à-dire qu'il y a des mecs qui mettent 5000 balles par mois. Et ils génèrent 50 000, 100 000 euros par mois derrière. C'est une histoire de...
- Audrey
Vas-y. Je comprends, je comprends... il n'y a pas que moi qui en sens que j'embrasse Mylène parce qu'on a beaucoup parlé de droit da santé
- Manuel
Non c'est bon si je veux le faire et savoir determiner mon marché je viens te voir évidemment mais imaginons j'ai pas encore les 10 000 ou autres et comment est-ce que quelqu'un qui écoute aujourd'hui dit bon je pense que j'ai envie de travailler par exemple sur le marché des tatoueurs, imaginons je vois t'as des tatouages j'en ai compte aussi mais on les voit pas Comment est-ce que je fais pour savoir comment est-ce que je les touche ? C'est-à-dire que toi tu as de la data aujourd'hui, vous l'avez récupérée, c'est votre job évidemment, mais imagine que je suis tout seul dans mon coin, et je n'ai pas forcément accès, mais j'ai deux ou trois mecs que je connais, etc. Mais comment est-ce que je fais pour savoir que les tatoueurs en général, ou les fleuristes, imaginez. Comment je fais pour les toucher ? Est-ce qu'ils sont plutôt sur LinkedIn ? Est-ce qu'ils sont plutôt sur Insta ? Est-ce qu'ils sont plutôt sur autre chose ? Est-ce qu'ils ne sont pas du tout ? Est-ce qu'ils sont sur la presse ? Il faut que j'aille absolument dans la revue du tatouage ou autre, etc. Comment je fais pour déterminer ça et savoir du coup quelle est la priorité pour les toucher ? Justement,
- Audrey
on va compter s'ils vont sur des revues.
- Louis
Je ne suis pas tatoueur, je ne peux pas te le dire. Il faut être humble aussi par rapport à nous, nos accompagnements. C'est-à-dire, on connaît le secteur des avocats, des experts comptables. On ne connaît pas tous les secteurs d'activité. Et parfois, on le dit à des clients, c'est-à-dire, tu veux aller là-dessus ? Ok, on va pouvoir déterminer. Si c'est une bonne idée ou non, c'est-à-dire identifier le volume et concrètement qu'est-ce que ces personnes effectivement utilisent comme canaux. Après, on va tester. C'est-à-dire qu'il y a un moment, il y a des fois des gens qui nous disent vous avez déjà accompagné un avocat qui accompagne sur les beaux commerciaux, exclusivement sur les commerçants, sur Avignon ? J'aimerais te dire que oui, mais on n'a pas tous les cas d'usage non plus. Mais en même temps, on a assez peu de boîtes qui ont autant de cas d'usage que nous. Donc, il y a aussi des fois de la prise de risque sur certains cas. Il y a des fois, on s'est foiré. Il y a des cabinets, on a voulu pousser une dynamique, ça n'a pas forcément marché, et en fait, on a pivoté. Mais c'est le principe. En fait, il y a un moment, il faut savoir se mouiller en tant qu'agence et leur dire, on va le tenter, ça me semble être une bonne idée en tout cas. Et tu vois, les tatoueurs d'expérience comme ça, je pense que c'est plutôt des gens pour avoir été tatoués, soit c'est un peu des vieux de la vieille, tatouage, casque de pompier, et signe infini. Donc vraiment des profils très différents, qui vont peut-être être plus vieux, qui vont aller sur Facebook, etc. et en face des jeunes un peu... un peu avec la flemme des tatoueurs qui sont un peu sur Insta mais un peu déconnectés donc en fait à partir de ça presque déjà différents personnages, avec différentes méthodes. Et ça se trouve... Il y en a un qui lit Figaro et l'autre qui regarde... Exactement !
- Audrey
Donc, comment on va aller chercher ces personnages ? Je ne sais pas, ça m'est venu. Moi, j'aurais eu tendance à effectivement produire des contenus à destination des tatoueurs, mais tu vois, ils ne sont pas sur LinkedIn, les tatoueurs. Donc, le côté métier, ici, il n'a pas d'intérêt. C'est-à-dire que, s'il y en a qui développent leur salon de tatouage sur LinkedIn, peut-être, mais je ne pense pas que c'est vers là qu'on va y aller, tu vois. Mais après, c'est aussi d'identifier les prescripteurs aussi de ces métiers-là. dire que concrètement les tatoueurs ils bossent avec les vendeurs d'encre et en fait c'est de tirer aussi son secteur par rapport à l'écosystème qui tourne autour et donc il y a des cabinets d'avocats c'est pareil on leur a beaucoup poussé tu bosses avec les baux commerciaux et bien il faut que tu détermines les agences de biens immobiliers qui ont besoin de pousser un gars un peu sharp sur le sujet dès qu'ils ont des gros biens et des projets qui sont bêtons Et donc c'est toujours de se dire, tu vois l'avocat en restru, classiquement, il cherche à tout prix à bouffer avec la MJ, l'administrateur judiciaire du coin. Oui,
- Louis
bien sûr.
- Audrey
Et c'est pour ça que ces mecs d'ailleurs, déjà ils sont débordés, et en plus derrière les avocats en restru, ils cherchent à les inviter à dîner toute la journée. Mais en fait, il faut tirer ton écosystème à fond. Et typiquement nous, pour les avocats, ou pour le fait d'avoir bossé avec les experts comptables, qui était à la fois un peu concurrent, mais aussi beaucoup partenaire des avocats, c'était une super chose. Et aujourd'hui, tu vois, j'accompagne un avocat, on a accompagné Nico-Dime Gligor, en tout cas, ça peut être très drôle de l'avoir, parce que c'est vraiment un gars qui est top, et il était du droit de la construction, mais avant, il bossait dans le BTP. Donc c'était vraiment l'artisan qui est devenu avocat, l'histoire est drôle, et en plus, il a une espèce de bagou qui est sympa. Et bien, je l'ai mis en relation avec un autre expert comptable qui est dédié au BTP. qui s'attaquent au secteur du BTP. Et en fait, tu peux faire des liaisons, mais très... Louis Pinet, on l'a mis en relation avec Pierre Meunier, qui est un avocat, un expert comptable dédié au restaurant. Et Louis Pinet, parce que je ne l'ai pas dit du coup, est dédié au restaurateur.
- Manuel
Et Louis Pinet, il faut qu'on en parle d'ailleurs. Je ne le connais pas,
- Audrey
mais il y a des choses... Et on en parlait au tout début, mais Louis Pinet, au début, attaquait les startups. Il y a l'époque où c'était un peu en plus la post-Covid, donc ça y allait à fond. Et il disait, mais je galère, je n'y arrive pas, les gros cabinets en fait sont déjà... en bisbille avec tous les incubateurs, etc. Et donc, je n'arrive pas à rentrer dans ce secteur. J'avais quelques clients, mais ça ne m'allait pas. Enfin, je n'arrivais pas à faire le chiffre que je cherchais à avoir. Il était en collaboration à l'époque, pourtant, il avait le temps de développer et il ne trouvait pas, il ne touchait pas son secteur. Et il s'est rendu compte que dans son portefeuille client, il y avait quand même 3-4 restaurants qui avaient globalement des problématiques qui étaient communes et dont il avait apprécié accompagner. En réalité, c'est un super écosystème, les restaurants. Il s'ouvre, il se ferme. Il y a 200 restaurants par jour, par semaine qui meurent, mais qui se rouvrent. Donc, en fait, ça ne s'arrête jamais. Et lui, il a dit « Ok, maintenant, c'est fini. Je me positionne sur le restaurateur. » Il a même, au début, pas osé le faire complètement, ce qui lui a porté préjudice. C'est-à-dire, on était en train de travailler son site internet, je me souviens. Non, on avait fini son site internet et sur LinkedIn, il était resté assez généraliste. Et globalement, les gens disaient... Non, c'était l'inverse, pardon. Je reprends. Il était sur LinkedIn... dédié au restaurateur et sur son site c'était un peu tout et donc les gens me disaient mais je ne comprends pas je vois sur votre site qu'il a failli perdre des dossiers vous êtes spécialisé en start-up vous êtes spécialisé en start-up en droit des affaires et globalement moi je suis un restaurateur et donc je ne comprends pas c'est quoi votre truc donc il a tout poussé on a fait un site hyper simple dédié au restaurateur mais le restaurateur qui découvre Weepiné sur LinkedIn parce qu'a priori il y a beaucoup de restaurateurs sur LinkedIn et bien il va sur son site il trouve que c'est Kali il discute avec lui le mec a 1000 cas d'usage il sait tout de suite concrètement, il va se passer ça, ça, ça, faites attention à ça. Vous avez regardé les... Tu vois, je peux racheter un réseau. Ah bah, vous avez regardé les évacs, les trucs comme ça. Ah putain, il me parle de ça. Moi, je voulais parler de Pacte d'Associés. Ouais, mais regardez ça avant, parce que ça se trouve, ça va vous coûter 30 000 balles. Et en fait, le gars est hyper Ausha, de fait, parce qu'il connaît exactement les problématiques de ses clients. Et au fur et à mesure, le positionnement va jouer aussi sur le discours commercial, etc. Et donc, pour reparler de marketing... Lui, il a poussé à fond sur LinkedIn, ça a super bien marché, et il publie, tu ne le vois jamais parler, d'avocats. Moi, je trouve que trop d'avocats, et tu me demandais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire, à mon sens, sur les réseaux sociaux, eh bien, il y a trop d'avocats qui parlent de leur quotidien d'avocat. C'est très sympa, ça rajoute un petit peu de... C'est bien de temps en temps, mais il y en a, c'est trop tout le temps. C'est-à-dire, en fait, tu me parles tout le temps que tu n'es pas content que ton client, il ait envoyé un truc de chat GPT en amont, tu n'es pas content que certains clients ne payent pas. Tu sais, c'est un peu... Je me plains. C'est pas du marketing, ça.
- Louis
C'est différent. Il y a des mecs qui parlent de leur quotidien sans se plaindre.
- Audrey
Mais par exemple, toi, tu peux le faire, parce que tu as parlé à tes clients.
- Louis
Oui, moi, c'est très différent. Ça va résonner pour eux.
- Audrey
Mais quand l'avocat... J'ai un avocat et je vois qu'il se plaint sur LinkedIn de sa situation ou de points, de sujets, du fait qu'aujourd'hui, c'est un peu ça. Les gens m'ont envoyé une consulte à GPT. Non, mais ils ont pas honte. En fait... Qu'est-ce que tu vas dire ça sur LinkedIn ? C'est ton journal intime ? Enfin, on est là pour faire de... Alors après, si c'est leur kiff, c'est-à-dire c'est leur journal intime vraiment...
- Louis
J'adore que tu dises ça, c'est très très clivant comme propos. Parce que, par ailleurs, ces gens-là font énormément de likes.
- Audrey
Oui, mais ils font des likes, mais ils font pas de clients.
- Louis
Non, ils font pas de clients.
- Audrey
C'est-à-dire que nous, si tu regardes mon profil, moi je fais 10-20 likes. Mais en fait, on fait beaucoup plus de chiffres. Parce qu'en fait, les gens, ils nous lisent, ils trouvent ça intéressant. Nous, en plus, on parle de développement de clientèle. Donc en fait, liker ça, c'est compliqué pour des cabinets. c'est-à-dire en fait que Ce serait un aveu de faiblesse de dire je n'arrive pas à développer ma clientèle. Il y en a beaucoup qui me disent que je ne like pas trop tes posts pour ne pas montrer que je développe. Mais les gens sont... Je comprends. Moi, je ne like pas d'autres agences. Enfin, je ne suis pas d'autres agences. J'essaie de garder ma tête sur mon secteur. Pour ne pas t'influencer ? Exactement.
- Louis
Je vois plein d'agences qui n'avancent pas.
- Manuel
Tu ne regardes pas du tout ton secteur ? Pas du tout.
- Louis
franchement j'en parlais avec une pote qui fait du branding dans une belle agence elle me parlait de tout plein de noms d'agence pour moi c'est du chinois mais je connais aucun de ces noms là et en fait j'ai essayé de m'en défaire parce que j'ai pas envie de rentrer dans le travers de regarder
- Manuel
comment on fait du design les avocats ils s'en foutent du design ils veulent savoir comment on va chercher du chiffre si t'appliques ça aux avocats le premier réflexe souvent c'est de regarder ce que fait le confrère qui fait le même aspect que nous Oui. Juste pour voir ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas ? Moi, il n'y a pas d'agent. Alors si,
- Louis
je regarde mes concurrents de temps en temps. Pour le coup, je regarde un peu ce qu'ils sont faits. Mais dédié à mon secteur. Mais par contre, je ne vais pas trop regarder... En règle générale... Si, quand on a fait la refonte du site, je vais un peu regarder. Et tu vois, d'ailleurs, on ne s'est même pas inspiré au final. On a fait vraiment un autre sauce. Mais pour le coup, en tant qu'avocat, je trouve ça pas mal d'aller regarder ce que vont faire sur ton secteur d'activité et les autres. Mais attention à regarder à l'échelle de la structure. Nous on a même des cabinets qui nous envoient des sites de belles structures qui ont un beau nom, en disant voilà moi je veux ce site là, le site il est horrible, mais en fait je pense que vous aimez ce site, parce qu'en fait vous aimez la marque, mais en fait le site, moi si je suis honnête, il est dégueulasse et on va pas faire ça. Ah bon vous avez raison, je me suis fait avoir, regardez ce site, beaucoup plus pertinent, beaucoup mieux construit par rapport à ce que vous voulez faire, et nous remercie derrière parce qu'en fait c'est aussi de dire les choses. vraiment au gust de bousille pour le coup.
- Audrey
Il est beau leur site quand même
- Louis
Il est incroyable le site, d'autant plus maintenant. Mais ce n'est pas pour un avocat individuel à Paris. Ça n'a aucun sens de faire ça. Après, ils viennent chercher une patte. Et même le site en lui-même, il n'était pas non plus dingo. C'est simplement, il est vraiment cool maintenant. Il est joli. Il était déjà joli, mais globalement, c'est de dire, il faut se mettre à... C'est pour ça que j'aime bien, je pense que les gens aiment bien aussi les podcasts que vous faites, c'est... Tu peux trouver un peu toute typologie de personnes qui sont peut-être un petit peu au-dessus de toi. Et quand Valentin faisait des podcasts avec les Big Boss, il disait « Oh, ça s'est fait naturellement le développement » . En fait, ce n'est pas un conseil. C'est globalement « Comment veux-tu que je m'inspire de ça ? » C'est inspirant parce que le mec est inspirant, mais par contre, il ne m'a donné aucune clé. Il ne m'a donné aucune clé. Et donc, c'était l'objectif du cheat-code. C'est de dire « Moi, je veux... » Tu vois, Valentin, des fois, il me dit « Ah, tu l'as invitée, elle, mais elle se lance tout juste. » Mais justement ! Elle vient de se lancer, alors que tous les gens qui hésitent à se lancer, ils cherchent à avoir ce type de témoignage, parce que toutes les peurs qu'ils ont, ça va résonner pour eux. Et donc c'est ça qui est génial, il faut avoir un peu tout type. Et moi j'aime bien trouver des collabs qui développent en parallèle. C'est hyper intéressant d'avoir ces gens.
- Audrey
Et c'est pour ça que moi j'ai lancé le second podcast que j'ai lancé, à mon associé Mon Amour.
- Manuel
Allez l'écouter.
- Audrey
Ouais, allez l'écouter, parce que en fait c'est... Je suis pas là, mais c'est super. Non mais c'est de se dire, ta cible... Elle, à un moment donné de sa carrière, en tout cas moi, les gens s'associent, oui, mais ils se séparent. Et c'est vraiment un moment qui est très compliqué dans les carrières et dans les histoires d'association. Et je trouve qu'il y a une forme de solitude, dont je voulais témoigner. Et ça me paraissait important qu'il y ait une forme de soutien. Mais pour ça, je m'étais beaucoup inspirée. En tout cas, celle qui m'a fait penser à ça, c'est Karine Deluca, qui est sur le divorce. Et elle a un podcast sur lequel elle explique comment tu gères une séparation. Tu vois, c'est pas du tout un podcast. Au démarrage, c'était un podcast juridique, mais aujourd'hui, ça ne l'est pas. Ça n'est que son propos sur le divorce. D'ailleurs, ça n'engage qu'elle. Mais en fait, je pense qu'en termes de moral support pour les gens qui sont avec elle, c'est extraordinaire. J'avais une question sur le site Internet. Je crois que dans une de tes vidéos, mais j'ai oublié après, je n'ai pas retrouvé laquelle, tu parlais... Ah là là, mais le problème, c'est que je n'ai pas les termes. Sur l'EURL, tu disais que tu avais deux formes d'EURL, non ? Ou que dans l'EURL, il fallait avoir écrit le nom du secteur ou je ne sais pas quoi, non ?
- Manuel
Tu as dit l'EURL, quand même. Non,
- Audrey
je ne sais pas, ça ne s'appelle pas comme ça ?
- Manuel
Alors l'EURL, pour toi, ça parle, c'est juste l'URL, peut-être, juste pour le site.
- Audrey
Ça me rend ouf, putain. Je n'aime pas ces gens. Je n'aime pas ces gens. Mais pas nécessairement. ça change quelque chose ou pas ?
- Louis
franchement non au début je le pensais un peu et je me suis rendu compte avec le temps et l'expérience pas nécessairement les projets qui me plaisent le plus c'est quand même quand il y a une marque même si j'aime bien mettre X parce que des fois ça marche très bien par exemple quelqu'un qui ne sait pas encore s'il va créer un cabinet ou il va associer des gens capitaliser sur son nom ou faire de son nom une marque je trouve ça très sympa mais j'aime bien avoir 2-3 personnes qui arrivent et qui disent on veut créer une marque, on veut créer un nom et on aimerait même vous accompagner et moi je trouve que c'est génial quand le cabinet par exemple il a un nom très simple et que c'est ça le réel du site tu vois et typiquement tu vois pour Bredin Prat c'est des noms mais c'est devenu une marque et BrodinPrat.com ça claque et donc moi j'aime bien accompagner ce volet là, d'aller chercher à trouver un nom pour qu'en fait on crée une histoire et qu'on crée une affiliation entre chaque associé Merci. et qu'on se dise qu'on va faire en sorte d'attirer des collaborateurs demain, parce qu'ils ont ces ambitions-là. Mais non, ça n'a pas trop d'impact, ça ne sert à rien. Ce n'est pas nécessaire de mettre « avocat » dans votre nom de site internet et dans votre mail, parce que derrière, c'est le mail aussi. C'est l'enfer.
- Audrey
Pour un avocat, j'ai envie de me suicider moi aussi.
- Louis
C'est super long.
- Audrey
Et j'ai une autre question. Dans la stratégie de communication et de référencement pour l'acquisition de clients, Là aujourd'hui, tout le monde nous dit, maintenant tu tapais sur Google auparavant et donc c'était super, mais en fait maintenant les gens vont demander, et sur Google la vérité c'est que tu as quand même une page entière de noms. Tu vois ?
- Manuel
Jusqu'à récemment, maintenant tu as la Google AI qui est arrivée, qui a pas mal changé les choses.
- Audrey
Du coup, IA fait qu'en fait tu n'as que deux ou trois noms en réalité qui te sont...
- Louis
Alors là-dessus, ça a pas mal bougé effectivement dernièrement. Vous avez des petits résumés qui se mettent en place ? Alors en fait, ça dépend sur quoi on rédige du contenu. Sur votre nom à vous, vous allez toujours être premier. Donc en fait, quand je tape, voilà. Ça, il n'y a pas de souci. C'est avocat en restauration. Exactement. Avocat droit des affaires Paris. Eh bien en fait, il y a plusieurs choses qui vont sortir. Et si on regarde un peu comment Google a évolué derrière moi, là, le résumé n'a pas d'intérêt. Parce qu'il n'y a pas un résumé qui va dire avocat droit des affaires Paris. Là, pour le coup, Google va le comprendre, il va partager tout de suite les sites internet. là sur ces points là, sur le avocat droit des affaires Paris si vous êtes solo et que vous voulez vous positionner sur ce sujet là bah en fait vous pouvez un peu oublier parce que avocat droit des affaires Paris,
- Manuel
je sais pas combien il y en a mais peut-être 10 000 en plus les gens ne cherchent pas forcément ça, ils vont chercher bah en fait ils vont le chercher mais à l'espace pour ça céder son restaurant dans le 17ème ou quelque chose comme ça ça peut être des choses comme ça exactement mais en tout cas aujourd'hui sur le sujet,
- Louis
le volet un peu commercial donc avocat droit social marseillais par exemple en fait en fonction de la concurrence ça va être complexe ça pour moi, les gens qui veulent se positionner là-dessus En fait, il faut qu'ils payent. C'est Google Ads. Et là, pour le coup, Google Ads a vraiment mis le pli de bien mettre en valeur les résultats sponsorisés dernièrement. Même si ça se voit, en tout cas, ça génère vraiment pas mal de traction. Essayez d'arriver premier, je paye 1 euro le clic, et concrètement, je vais arriver dans les premiers résultats, et ça génère de la clientèle. Ce ne sera pas toujours moi le premier, c'est le principe de Google Ads, mais voilà. Et par contre, là où c'est pertinent, c'est dès qu'on est en région. Dès qu'on est dans une... plus petite, il y a moins de concurrents. C'est beaucoup plus simple de se positionner sur ces volets-là. Et là, ça génère quand même de la clientèle. On a un cabinet sur Albi, par exemple. Nous, avocats de droits des affaires Albi, les anciens de Fidal qui ont lancé, qui s'appellent Alex Avocat, c'est eux les premiers. Il me dit, j'ai 3-4 clients par an qui viennent par ce biais-là. Mais 3-4 clients par an, à 4 000 balles de dossier, ça fait 12 000 balles par an en plus, ça se prend. Et ça rentabilise vachement l'investissement qui a été réalisé. Mais là, ils ne payent même pas. Parce qu'il n'y a pas de concurrence. Et les choses, j'ai fait un effet imposte il n'y a pas longtemps, mais les gens ne le comprennent pas. Je pense que ça les stresse, c'est les fiches Google. Ça pour le coup, les fiches Google, elles ont pris encore plus d'importance dernièrement, parce que concrètement, vous avez... les avis Google qui sont identifiés même par les IA et qui vont tout de suite, vous demandez à ChatGPT c'est qui le meilleur avocat à Perpignan en pénal, il va tout de suite aller récupérer la map. C'est ça ma question.
- Audrey
Qu'est-ce qui va les chercher ? Excuse-moi.
- Louis
Les fiches Google My Business parce qu'en fait c'est des arguments d'autorité. Il y a des avis, elles existent, c'est ouvert 24-24 pour certaines, bref, c'est plein d'arguments qui fait que je les pousse. Ça va être... effectivement les premiers résultats de Google, mais pas toujours. Et en fait, la différence avec les LLM, puisqu'en fait, aujourd'hui, c'est un peu des agents qui sont envoyés, dès que tu poses une question, il envoie un agent qui va naviguer sur Internet et qui va dire, ok, je vais me diguer dans les sites. Et le mec, il a dit, je cherche un avocat à Perpignan qui est trop sympa. Ça va avoir un impact sur les résultats qui vont sortir, parce qu'à tout moment, il va les diguer dans les top 10, et plutôt que d'être le premier, il a vu, il y a pas mal la petite page cabinet où le gars, il a dit, qu'en plus de ça, il met un truc à con, et puis il le scanne, il le capte et il le repousse. Et donc, ça ne va pas forcément être les premiers, mais la réalité des choses, c'est que c'est quand même les premiers qui sont sur Google, ou du moins dans les top 10, top 20, qui vont être cités par les intelligences artificielles majoritairement. Et donc, le travail de référencement...
- Audrey
Il marche de toute façon.
- Louis
Oui, exactement. Mais il y en a beaucoup qui ne s'attardent qu'à ça. C'est vraiment une des stratégies. C'est-à-dire, le SEO, des fois, ça n'a aucun intérêt pour certains. Quand la cible, elle est trop petite, Moi j'ai des gens qui me disent je suis premier sur avocat dédié aux revendeurs d'or. C'est bien mon gars, mais en fait personne ne tape ça sur internet. Je dis ça, mais on l'a fait pour des experts comptables et il y avait eu tous les ans des revendeurs d'or qui contactaient. C'est un exemple, parce que c'est un peu niche. C'est un peu niche,
- Audrey
c'est moins qu'on puisse. Après, il n'est peut-être pas dédié qu'à ça.
- Louis
Je comprends. Mais globalement, sur un site internet, c'est là aussi ce qu'il faut. Il faut comprendre que c'est un outil et tu peux le faire exploser en des milliers de pages. Il y a des cabinets qui se positionnent sur d'autres petites villes autour de chez eux. Cabinets intervenant à...
- Audrey
C'est intéressant de faire des milliers de pages sur un site internet.
- Louis
Ce n'est pas forcément de multiplier des milliards de pages, mais c'est d'identifier les pages qui pourraient être pertinentes. Selon la localité ou selon les secteurs, parce que tu vois, profession réglementée. Personne ne tape ça. Jamais un mec va dire, je cherche un avocat, ou une agence marketing dédiée aux professions réglementées. Par contre, avocat dédié aux formations, avocat dédié aux vétérinaires, avocat dédié aux chiropracteurs, t'as tellement de métiers, en fait, tu dois créer une page dédiée pour chacun. Et en fait, ça te fait une page qui va bien se référencer pour chacun des métiers. Et pareil, derrière, tu vas retrouver dans ton blog, là où on va en parler, du coup, ce qu'il a pour le coup, fait créer des résumés IA. Et là, par exemple, c'est... comment je crée, est-ce que je dois créer une SELARL ou une SELAS en tant que pharmacien ? Là, il va y avoir le résumé. Mais le résumé, il ne va pas forcément répondre à l'intégralité de ta question. Donc les gens continuent quand même vachement d'aller sur les questions en dessous. Par contre, c'est sûr que quelle est la durée d'un bail commercial ? Le résumé, il y a. Il suffit. Donc en fait, c'est maintenant, pour générer du contenu, tu as effectivement toutes ces pages un peu commerciales que tu peux développer au sein de ton site et ne pas t'arrêter qu'à ta page d'accueil. Et à ta page cabinet et ta page expertise. Mais vraiment dire, voilà, par exemple, une page secteur d'activité ou qui on accompagne, c'est souvent assez smart. Et derrière, toutes les pages de blog qui vont répondre à des questions sur les sujets que tu traites, là, il va falloir se dire aujourd'hui, est-ce qu'un résumé va concrètement suffire ? Si un résumé suffit, en fait, je ne vais pas me faire chier à écrire cette page. Alors, on peut. mais globalement si le résumé suffit, il n'y a pas de raison d'aller l'écrire tu vas être cité mais il y a beaucoup d'agences SEO qui disent vous allez être cité en fait je suis désolé mais combien de fois on clique sur le but des citations, on le fait pas et donc c'est bien d'être cité ça permet de se dire aussi quand même qu'on est bien référencé, ça peut être traqué tout ça mais par contre ça n'a pas forcément grand intérêt et donc là où c'est intéressant c'est de se dire dans mon secteur d'activité quelles sont toutes les questions que se posent mes clients et quelles sont celles Ou ils vont aller diguer quand même assez en profondeur. Et si tu fais le meilleur article sur, typiquement, de la CELAR à la CELAS, dédié aux vétérinaires, là, pour le coup, les IA vont te citer, parce que le vétérinaire qui discute en disant « Bon, ça y est, j'en peux plus de mon boss, et c'est moi qui vais lancer mon cabinet de vétérinaire » , eh bien, là... tu vas peut-être être poussé, et surtout tu vas apparaître sur Google. Et derrière, surtout, s'il dit, donne-moi un avocat qui pourra m'aider, au-delà, je suis direct. Et donc, c'est vraiment de rationaliser aussi maintenant les contenus par rapport à ça. Et ce qui est bien, c'est qu'en tant qu'avocat, à l'inverse des experts comptables ou des notaires, vous avez tellement des practices différentes et des secteurs différents, qu'il y a franchement tellement de contenus à rédiger encore. On est tellement loin d'avoir touché globalement tous les sujets qui sont traités, et tout sujet peut être être tiré en fait en article et en sous-question et parfois en fait vous allez avoir un article qui génère beaucoup de trafic et vous allez dire c'est marrant parce que quand je tape le titre de cet article ça n'apparaît pas, mais en fait c'est parce que c'est un petit bout que tu as rédigé avec ton IA, que tu as bien retravaillé et qu'il y a dit, qui se référence et globalement et les gens vont aller regarder ça et non, tu vois le cas de Guillaume Leclerc pour le coup, qui a un site qui génère énormément de flux parce qu'il a écrit énormément de contenu Et bien lui, il y a quand même énormément de gens qui le contactent par ce biais-là. Mais qu'est-ce qu'il a fait ? Il a été aussi smart sur ses pages de blog, prise de rendez-vous au doigt, premier rendez-vous gratuit, je crois. C'est quand même dingue qu'il soit encore gratuit son premier rendez-vous. Je ne suis pas sûr que ça reste tout le temps. Oui, je pense qu'il va devoir changer parce qu'il a une demande qui est tellement importante qu'il va devoir filtrer. On avait accompagné Avi Bitton sur le volet acquisition client il y a quelques années. Et le vrai sujet pour lui, c'était qu'en fait...
- Manuel
Ça ne faisait plus possible.
- Louis
C'était impossible. Il avait en plus une première prestation à 200 balles à l'époque, je crois. On l'a triplé son tarif. Et on a filtré avec, si tu ne gagnes pas tant ou si tu n'as pas ce point-là, je ne pourrai pas t'accompagner. Ce n'est pas possible.
- Manuel
Non,
- Louis
ce n'est pas possible. Voilà, c'est la réalité de son activité. Après, c'est des problèmes de riche.
- Manuel
c'est des problèmes de riches merci beaucoup franchement c'était trop bien merci on arrive à la fin j'espère que c'était concrètement c'était carrément concret en tout cas je crois qu'Audrey a sa consul
- Audrey
est-ce que vous pourriez envoyer des messages à Manuel pour lui dire que cet épisode vous a été également utile merci,
- Louis
bisous merci à vous deux à bientôt
- Manuel
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- Audrey
Parce qu'on construit une communauté d'avocats qui osent, qui bougent, qui refusent de statu quo, abonne-toi sur ta plateforme d'écoute préférée et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt ! Musique Musique