- Speaker #0
Je suis Audrey Chemouli, avocate et entrepreneuse, fondatrice du cabinet Chemouli Profession Libérale, qui accompagne les avocats dans leur restructuration.
- Speaker #1
Je suis Manuel Meneghini, avocat et donc entrepreneur, engagé pour une profession plus riche et enrichissante.
- Speaker #0
Vous écoutez le podcast Avocats Génération Entrepreneur. La mission de notre podcast, vous donner les clés pour entamer votre propre transformation. Notre promesse ? Des interviews sans filtre, d'avocats innovants, créatifs et libres. qui ont cassé les codes et réinventé le business model pour s'adapter au nouveau marché du droit. Des contenus inspirants, des conseils et des techniques concrètes pour vous aider à devenir un véritable avocat entrepreneur.
- Speaker #1
Il était une fois un avocat qui avait la foi. Un petit je ne sais quoi, une force qui guide ses pas. Et crois-moi, en tout juste un an, il a fait beaucoup, mais alors beaucoup de pas. De comment je vais faire avec zéro client à sa nouvelle question préférée, qu'est-ce que je vais faire de tous ces dossiers ? Le mieux ? c'est qu'il a réussi à le faire sans secteur de niche, sans recette magique, seulement une méthode appliquée avec beaucoup de rigueur. Enfin, il y a encore mieux que ça. Il a accepté de partager cette méthode en détail avec nous. C'est pourquoi nous sommes ravis d'accueillir dans ce nouvel épisode d'Avocat Génération Entrepreneur notre confrère Guillaume Leclerc. Attends, pause. Et si on se rencontrait ? Pour parler de tes projets, se motiver, s'inspirer, ou juste respirer le temps d'une soirée ? La première, c'est pour le 15 septembre 2026. Réserve ta date, on te donne les détails très vite. En attendant, bon épisode.
- Speaker #2
Salut Guillaume. Salut, merci de m'avoir reçu.
- Speaker #3
Salut.
- Speaker #2
Salut.
- Speaker #3
Guillaume, on a toujours la même question au démarrage. C'est Guillaume, qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
- Speaker #2
Je suis Guillaume Leclerc, j'ai 35 ans. Je suis avocat depuis 2018. J'ai fait mes études en Alsace, faculté de droit. Après, j'ai fait un master en droit économique à Sciences Po. Je suis parti un an au Canada à McGill, à l'université, avant de revenir, de passer le barreau et de la voie. Ce qui me définit aussi, c'est qu'en parallèle de mes études, je me suis engagé dans l'armée de terre en tant que réserviste. Donc concrètement, j'ai été militaire à temps partiel, en parallèle des études.
- Speaker #3
Et on ne savait même pas qunand on t'a invité. C'est trop cool.
- Speaker #2
Et ça m'a appris beaucoup de choses. qui me servent encore aujourd'hui et qui vont expliquer peut-être certains de nos propos aujourd'hui. Pourquoi tu t'es engagé ? Parce que...
- Speaker #3
Ça veut dire quoi être engagé ? Rien à voir, rien à voir. Vous pouvez avancer rapide sur ce moment-là, mais moi j'ai envie de savoir, ça fait quoi ?
- Speaker #2
C'est tout simplement, tu fais ta formation militaire et puis après tu interviens les week-ends pour faire telle et telle mission en support des militaires professionnels, d'actifs qui sont là à plein temps. Souvent, tu les remplaces l'été pour qu'ils puissent partir aussi un petit peu. Donc, c'est hyper intéressant. Ça te permet de faire du sport, d'apprendre pas mal de choses que tu ne pourrais pas faire en temps normal et surtout une belle camaraderie. Donc, je l'ai fait pendant quatre ans en parallèle des études.
- Speaker #3
Quatre ans, c'est énorme !
- Speaker #2
Et à la fin de mon cursus, je me suis posé la question de savoir quelle spécialité je voulais faire. J'ai rejoint des grands cabinets d'affaires internationaux, au Luxembourg notamment, en droit commercial.
- Speaker #3
Tu as été vivre au Luxembourg ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
D'accord. C'est cool le Luxembourg ?
- Speaker #2
En PPI, oui, c'est sympa. C'est sympa, tu as un bon cadre de vie, tu as de belles opportunités professionnelles. Il y a un petit peu moins de monde, un peu moins de concurrence. notamment quand tu es jeune, tu as une bonne formation en général, donc c'est plutôt sympa. Je ne voulais pas non plus, je suis attaché à mon pays, donc j'ai souhaité rentrer après mes stages et quand j'ai eu mon certificat d'aptitude à la profession d'avocat, et je suis revenu à Paris où je suis arrivé en collaboration dans un big four à la Défense, où j'ai passé plusieurs années. Et donc là, ma pratique, c'était du droit commercial assez généraliste. C'était du contrat, des relations commerciales, un petit peu de contentieux. Globalement, on va en reparler, c'est ce que je fais encore aujourd'hui.
- Speaker #3
Donc chez un Big Four, tu étais dans un département assez général. C'est ça. C'est rare ça.
- Speaker #2
En fait, il y avait une compétence assez résiduelle de tout le droit des affaires du cabinet. Ce qui n'était pas pris par les autres secteurs qui étaient très spécialisés. C'est ça. Donc un peu... Sur le système de l'entonnoir, ce qui arrivait chez nous, c'était tout ce qui n'était pas pris par une autre équipe. Donc ça pouvait être par exemple un gros contrat bien complexe en matière réglementaire. On a fait aussi des sportifs de Ligue 1. On a fait des expositions aussi pour des peintres assez connus à Paris. Parce que par ailleurs,
- Speaker #3
tu as des beaux dossiers. C'est ça,
- Speaker #2
de très beaux dossiers.
- Speaker #3
Enfin des beaux clients. Du coup, ça donne des beaux dossiers.
- Speaker #2
Mais toujours quand même autour des secteurs différents, mais ça restait autour de la structuration, de la distribution et des partenariats de nos clients. C'est ça le fil d'Ariane.
- Speaker #3
C'est large quand même.
- Speaker #1
C'est tout le reste, tout ce que les autres ne font pas. Et vous étiez combien dans cette équipe ?
- Speaker #2
On était une douzaine. Et pour continuer sur la présentation, j'ai souvent ressenti au fil des dernières années l'envie de me lancer. C'est vrai qu'au quotidien je me disais souvent... ça je ne l'aurais pas fait comme ça, je n'aurais pas géré tel client comme ça, je n'aurais pas facturé comme ça. Et j'ai eu l'envie grandissante de me lancer un jour. Et bien sûr, là c'est le sujet justement de notre échange d'aujourd'hui, tu as l'impression d'être face à un mur. Lorsque tu as cette envie de te lancer, tu te dis que c'est impossible. On entretient un petit peu quand tu es en collaboration, ce mythe de c'est impossible d'avoir ses propres clients, de se lancer. Donc l'idée, ça a été de savoir à quel point c'était impossible et l'envie de tester a commencé à grandir en moi.
- Speaker #1
Le déclic, ça a été quoi ?
- Speaker #2
Le déclic, ça a été tout simplement le fait de se dire je me lance dans le grand bain, on n'a qu'une vie. À 70 ans, je pourrais avoir des regrets de ne pas l'avoir tenté. Donc en fait, je fais all-in, je tente le tout pour le tout. Et on verra bien. Et surtout, je ne sais plus ce que je lisais comme bouquin qui disait dans la vie, au pire quoi ?
- Speaker #3
Tu n'avais pas d'enfant. Je n'avais pas d'enfant. Tu n'avais pas d'enfant. Franchement, c'est vrai, au pire quoi ?
- Speaker #1
Au pire quoi ? C'est vrai, mais le truc, c'est que...
- Speaker #3
C'est quand même flippant, mais au pire quoi ? Non,
- Speaker #1
mais sur la plupart des gens, notamment ceux qui nous écoutent, c'est-à-dire la population d'avocats.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #1
T'aimes pas trop les risques. En tout cas, tu préfères limiter les risques. C'est-à-dire que toi t'as fait le choix à un moment donné, vas-y, tu sais quoi, j'y vais, et on verra après. Mais t'aurais pu te dire aussi, bon je vais peut-être tester de prendre 2-3 dossiers et garder ma collab.
- Speaker #3
Oui parce que t'avais pas de dossier perso ?
- Speaker #2
Non. Non, non, c'est le... Dans les gros cabinets, t'as un manque de temps. Tu travailles quand même beaucoup en journée, parfois tu fais 9h-22h. Tu travailles également pour le cabinet potentiellement, un peu le week-end aussi. Donc, avoir des clients dans ces conditions, c'est mission impossible. Sachant que pour avoir des clients, il faut avoir du temps pour développer.
- Speaker #3
Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Ça n'arrive pas du jour au lendemain, sauf si vraiment tu as une recommandation, un confrère qui te dit, quelqu'un veut rédiger un bail commercial, est-ce que tu peux le faire ? C'est un coup de chance. Mais sinon, c'est un vrai travail de préparation, on va en parler aussi, je pense, de poser les jalons pour ensuite avoir un approvisionnement client qui est assez régulier.
- Speaker #1
Bon,
- Speaker #3
donc du coup, tu en as marre de ta collab ?
- Speaker #2
C'est ça. J'ai envie de tenter les choses pour moi-même.
- Speaker #3
Ok, et tu te dis ? Fuck it, let's do it.
- Speaker #2
C'est un peu ça. C'est un peu ça, donc je commence à... Là, en plus, c'est ce qu'on disait avec Manuel, c'est intéressant, on est à peu près à un an du moment où je me dis que ça serait intéressant de se lancer, mais ça me semble impossible. Comment on fait ? pour, dans un an, pouvoir être indépendant et pouvoir en vivre correctement. Et c'est bien parce qu'on a ce recul pile aujourd'hui. Donc il y a un an, je me dis, je vais en fait magasiner un maximum de connaissances sur l'entrepreneuriat, sur comment on lance une boîte, comment on la gère, préparer éventuellement mon futur cabinet. Je l'ai fait officiellement en décembre 2025. J'ai créé le cabinet Victoris à Paris. L'idée c'est de faire du droit commercial, mais il faut apprendre aussi aux clients, ça c'est un bon exemple, de présenter son activité. Le droit commercial ça ne leur parle pas. Donc le droit commercial c'est quoi ? C'est tout simplement la structuration des réseaux de distribution et des partenariats de tes clients. En l'occurrence mes clients c'est des chefs d'entreprise. Mon idée c'était en fait de leur faciliter la vie au quotidien. Et tout le monde devrait être traité comme dans un hôtel 4 étoiles. C'était un peu mon idée. Et quand j'ai les clients, je les bichonne. Et c'est ça qui a bien marché, je pense. Donc, décembre 2025, on lance officiellement le cabinet. Ça s'est structuré assez vite. Le chiffre d'affaires, il y a eu un réel appel d'air. Je pensais que c'était passager. En fait, aujourd'hui, j'ai les clients. Sur les prospects, j'en ai entre 3 et 5 par jour, ça monte parfois jusqu'à 8 tous les jours. Donc ce n'est pas uniquement dans la spécialité, on s'est structuré, je donne tout simplement des dossiers en droit social, en corporate, etc. à d'autres confrères. Mais aujourd'hui, on a cet apport de clients. et 70 000 nouveaux visiteurs par mois sur le site internet.
- Speaker #3
70 000 ?
- Speaker #2
Oui, après moins d'un an de site internet.
- Speaker #1
Et juste avant d'aller là-dessus, parce que forcément c'est intéressant, tu as dit « j'ai voulu en magasiner un maximum de choses sur l'entrepreneuriat » . Qu'est-ce que tu as regardé, qu'est-ce que tu as fait ?
- Speaker #2
Tout simplement écouter des podcasts de confrères. C'est un auditeur en fait. écouter des livres audio divers et variés sur Audible et ce genre de choses, des vidéos YouTube. Il y a certaines sociétés qui proposent des masterclass sur comment lancer son cabinet. Il y en a plusieurs qui sont assez bien faites. Et tout simplement, c'est le fait de se dire, je vais regarder trois heures par jour au minimum. ces vidéos, je vais prendre des notes, je vais essayer de comprendre comment ça fonctionne et comment on arrive à avoir un client puis deux puis trois puis cent et c'est ça qui m'a passionné c'était comme un jeu au départ, dans la même veine qu'au pire quoi je me suis dit bon bah c'est une sorte de jeu on va essayer de lancer le cabinet si ça marche c'est bien si ça marche pas tant pis je retournerai en collaboration ou je gérerai l'entreprise puis on est en France quand même il y a quelques filets de sécurité Ce n'est pas les Etats-Unis ou d'autres pays comme ça. Donc voilà, je me suis dit, on tente et puis on verra bien.
- Speaker #3
Et donc ?
- Speaker #2
Et donc aujourd'hui, ça marche très bien.
- Speaker #3
Donc c'était quoi les jalons que tu as posés pour que ça fonctionne ? C'était quoi pour toi les piliers de la réussite d'un cabinet que tu as appliqué à ce moment-là ?
- Speaker #2
En fait, j'en ai identifié plusieurs. Je me suis dit, déjà, je pense que... les avocats, on pêche un peu sur le côté gestion d'entreprise. Donc, je vais écouter ces podcasts. Donc ça, c'était la première étape, accumuler un maximum de compétences sur la création d'entreprise. La deuxième étape, ça a été une vraie réflexion sur mon positionnement. En plus, j'étais assez généraliste à la base en droit commercial, mais tout de même assez généraliste, contrairement à toi ou d'autres. Donc, je m'y suis dit, qu'est-ce que j'aime bien faire ? Qu'est-ce que je sais faire ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire surtout ? Qu'est-ce qui est rémunérateur dans une logique quand même de manger à la fin du mois ? Donc ces questions-là. Comment je vais présenter mon activité ? Je me souviens d'un très bon exercice que j'ai fait à ce moment-là, quand je me cherchais un peu en termes de canal d'acquisition client, j'ai fait des BNI, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est tu te lèves très tôt le matin, dans une ambiance sympa, mais tu rencontres des entrepreneurs toutes les semaines. Et l'idée, c'est de faire un tour de table, de se présenter, etc. Donc, très bon exercice pour se présenter.
- Speaker #3
C'est très critiqué, les BNI.
- Speaker #2
Il y a du bon côté, ça marche bien pour certains confrères. Moi, je pense que ce n'était pas adapté.
- Speaker #3
Mais par contre,
- Speaker #2
bon exercice. Je crois que tu as 45 secondes pour te présenter. Très bon exercice, business, pour présenter ton activité, ton positionnement. Et donc, j'ai peaufiné mon positionnement à ce moment-là. Je me suis dit, OK, j'ai envie de faire ça. Ça, je pense que ça peut me distinguer des autres. Ça peut me permettre d'avoir des dossiers, etc. Troisième étape, ça a été de...
- Speaker #3
Et c'était quoi ton positionnement alors ?
- Speaker #2
Mon positionnement, c'est tout simplement, aujourd'hui, si on le résume, c'est rendre la vie plus simple aux dirigeants. C'est-à-dire que j'ai un dirigeant de PME qui doit structurer ses relations commerciales. On lui fait des contrats de distribution. Il a un problème de rupture brutale avec tel partenaire. On va gérer ça en pré-contentieux. Il a un client qui ne rembourse pas. On va faire une action devant un tribunal. Et puis éventuellement, ça c'est le bonus que je développe de plus en plus. Parfois, ils sont assez aisés. Ils veulent s'acheter un yacht pour cet été. C'est faire la transaction et le contrat pour acheter le bateau. Donc c'est autour du dirigeant. comme une conciergerie de luxe d'une certaine manière, mais être l'avocat,
- Speaker #3
l'interlocuteur au quotidien. C'est structurer l'activité business. Le yacht, j'imagine que ça n'arrive pas tous les quatre matins, même si tu dois en avoir... J'imagine que si tu le cites, c'est que ça t'est arrivé plusieurs fois, mais dans l'absolu, c'est structurer le pipe business du... C'est ça.
- Speaker #2
L'écosystème business des dirigeants. Donc ça, ça a été l'ADN. L'idée derrière l'ADN, petite parenthèse, c'est d'être très réactif, très agile, de proposer un niveau... de qualité similaire au cabinet où j'ai été formé, à un prix inférieur, parce qu'il y a moins de couches, moins de charges, et donc d'être l'interlocuteur au quotidien du dirigeant. Et de pouvoir lui dire, parce que ça on en parlera peut-être après, on s'est structuré, de pouvoir lui dire, si tu as telle et telle question complexe, en fait j'ai déjà le réseau d'avocats derrière, on va te mettre une équipe dédiée, personnalisée, à ton problème, je connais exactement la bonne personne, je vais intervenir avec lui sur le dossier, on va pouvoir faire ça, ça, ça et ça. Le dirigeant, il faut toujours se mettre à la place de ton interlocuteur. Il est content, il se dit, j'ai un interlocuteur, il va tout centraliser, il va me régler mon problème. Donc ça, ça a été la troisième étape. Et ensuite, celle qui vient après, c'est, bon allez, je me lance, c'est officiel. Pour ne pas perdre de temps, si ça marche, c'est avoir tous les outils déjà en place. Donc là, c'est une autre session de vidéo d'accumulation de connaissances. Comment on gère son CRM, donc le logiciel client ? Là, Jimmy Ababou m'a aidé, qui est à l'ACE avec nous, salut Jimmy, pour mettre en place un Notion, donc c'est en fait un outil de suivi entièrement personnalisable. Il m'a aidé à faire ça, il nous a formé à l'ACE, bon tout le monde sait ce que c'est l'ACE, mais c'est le syndicat, l'association des avocats d'affaires, si on peut résumer ça comme ça. Il nous a formé sur l'automatisation. Donc concrètement, tu t'appuies sur un bouton et ça déploie tes business,
- Speaker #3
ton processus administratif.
- Speaker #2
Tu l'as fait toi dans ton cabinet ? Oui, je l'ai fait.
- Speaker #3
Tu t'as fait quoi ?
- Speaker #2
J'ai fait... La convention d'honos ? Oui. C'est ça, le N8N, les formations sur Claude qu'il a proposées. Concrètement, aujourd'hui, j'appuie sur un bouton, j'ai un bulletin de procédure, je le donne à Claude, il est branché absolument sur... plein de connecteurs, Gmail, Calendar, etc. Je lui donne ça et il va me mettre en 30 secondes à jour mon tableau de suivi. Il va me lancer ma convention d'honoraires en 10 secondes. Il va me faire ma note de provision. Il va me mettre un rappel dans le calendrier. Il va me mettre toutes les dates du dossier. Et ça, ça prend littéralement 30 secondes. Quand ça prend, avant, ça prenait une heure, une heure et demie, le temps que tu ailles voir. Oui, bien sûr. ton collègue, ton assistante, etc. Donc ça, ça a été de tout mettre en place avant le lancement. Et puis la dernière étape, c'est, bon, maintenant j'ouvre les vannes.
- Speaker #1
Il faut que je cherche des clients.
- Speaker #2
Je vais chercher des clients. Comment on fait ? Donc j'ai testé plein de choses. Les BNI, les postings d'In, on en parlait juste avant. Le référencement sur le site, etc. Le référencement,
- Speaker #3
c'est-à-dire le payant, tu veux dire ?
- Speaker #2
Il y a le payant, SEA. et puis le référencement naturel SEO. Donc moi j'ai beaucoup misé sur le référencement naturel de la SEO.
- Speaker #3
Donc tu as fait les articles. Tu as fait un blog du coup.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Et tu as fait aussi des publications de Village de la Justice, beaucoup non ? Tout à fait.
- Speaker #2
Et donc je me suis renseigné dans le contexte de l'accumulation des connaissances, j'ai appris plein de choses et j'ai appris notamment que Village de la Justice, ça c'est le premier petit conseil, si vous ne le savez pas, les sites sont notés. Il y a une note d'autorité qui est donnée par Google. Étant donné que Village de la Justice, c'est très connu, ça fait assez longtemps que c'est en ligne, ils ont une très bonne note d'autorité. Donc concrètement, si vous faites un article sur leur site, vous allez sortir en principe très bien sur Google.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #2
Alors il ne faut pas faire un article qui a déjà été fait 50 fois sur Village de la Justice, ça ne marche moins bien. Mais si vous faites un article de niche sur vos sujets, vous allez sortir en première page assez rapidement. Donc si vous n'avez pas derrière de sites internet performants, de LinkedIn, etc., c'est une première étape intéressante.
- Speaker #1
Ça, c'est un vrai point, parce que notamment les plus jeunes, enfin, Village de la Justice, c'est vintage. Incroyable. On les aime bien, mais leur site, il est nul, objectivement.
- Speaker #3
Oui, la ergonomie du site n'est pas bonne, mais...
- Speaker #1
Mais en réalité, c'est en termes de poids, d'autorité et de référencement potentiel, c'est un des meilleurs trucs que tu peux avoir au démarrage.
- Speaker #2
Et après, tu peux avoir un petit lien vers ton site, vers ton... Et donc ça fait, ça, deuxième conseil aussi, Un backlink. Le banklink, en fait, plus tu as des sites internet qui renvoient vers le tien, avec un lien, plus ça va renforcer ton autorité, ça va booster ton propre site qui va monter au fil des années, au fil des mois. Donc, j'ai testé plein de choses, ça, ça a été un exemple. Et puis concrètement, après, ça a été de dire...
- Speaker #3
Donc, village de la justice, BNI, village de BNI moyen, enfin en tout cas sur ton... Ouais, c'est ça,
- Speaker #2
BNI, il y en a plein d'autres, mais... Ok,
- Speaker #3
village de la... enfin en tout cas, écrire des articles sur village de la justice...
- Speaker #2
Serrer des mains, faire du relationnel...
- Speaker #1
Écrire sur ton site, écrire sur LinkedIn...
- Speaker #2
C'est ça, relancer ton réseau, travailler son réseau. Alors tu rejoins différentes associations, quand je pense à un confrère ou un commissaire de justice ou autre, en fait je prends 10 secondes et je lui écris un petit message, comment tu vas, je cherche rien derrière. mais des fois le fait d'être gentil
- Speaker #3
ça permet aussi de travailler son réseau c'est très important donc j'ai tout essayé,
- Speaker #2
je me suis dit on va voir ce qui marche le mieux en l'occurrence pour moi ce qui marche le mieux c'est la traction qu'on a aujourd'hui avec le site internet qui va continuer à se déployer au fil des mois donc après au quotidien comment ça s'est concrétisé, je me suis dit je quitte pas mon poste de travail de la journée même si je finis à 20h sans avoir fait au moins un article sur un sujet que j'ai traité aujourd'hui Donc tous les jours, j'ai publié un ou deux articles.
- Speaker #3
Sur ton blog ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #2
Donc c'était une discipline personnelle. Je me suis dit, voilà, je suis obligé de faire ça. Comme c'est brosser les dents, c'était intégré après. Je finis pas ma journée sans l'avoir fait.
- Speaker #3
Même dix lignes, même vingt lignes. C'est-à-dire, tu faisais comment ?
- Speaker #2
Ça, c'est une très bonne question. En fait, il faut rédiger des articles pour que ça plaise à Google. Les règles changent régulièrement, donc il faut se tenir informé. Moi, je suis branché sur l'évolution des règles et je sais ce que Google, quelles sont les envies qui évoluent. Concrètement, il faut faire un article de 4000 mots avec une bonne définition d'entrée de jeu, etc. Il y a plein de règles à respecter. Si ça vous intéresse, on ne va pas tout détailler aujourd'hui parce que ça serait trop long, mais vous pouvez le retrouver. Vous tapez sur Google, qu'est-ce qui te plaît ? Quelles sont les règles qui te plaisent ? Quelles sont les règles aujourd'hui à respecter sur Google pour être bien référencées ? Et là, tu vas avoir plein d'infos. Tu peux croiser aussi. En fait, il faut être curieux. Moi, je suis hyper curieux. C'est comme ça que je fais des progrès. Parfois, il est 23h. Je me pose des questions comme ça et je vais regarder et je récupère plein d'informations que après je mets en pratique. Et donc j'ai respecté ces règles-là. Une fois que tu l'as fait deux, trois fois, c'est facile, tu fais toujours la même chose. Et puis voilà, je ne finis pas la journée tant que je n'ai pas fait l'article. Et aujourd'hui, il y en a un certain nombre sur le site et c'est ça qui fait l'attraction.
- Speaker #3
Ok, et tu le fais avec l'IA ou pas du tout ?
- Speaker #2
En partie. Mais je n'ai même pas trop besoin parce que concrètement, si je fais un dossier sur la vente d'un bateau entre la France et la Grèce, je vais faire des recherches juridiques. Je vais faire une petite note pour le client. Ça va faire à peu près une ou deux pages. Et en fait, je ne mets pas tout dans la note. J'ai plein de...
- Speaker #3
Oui, de matières qui ne correspondent pas. De choses que j'ai crémées,
- Speaker #2
etc. qui sont trop techniques. Et donc, je vais reprendre ma note un peu générale que j'avais faite avant de la simplifier pour le client. Et puis là, je vais couper, je vais aménager un petit peu. Je vais le formater comme Google aime bien. Donc ça, éventuellement, j'utilise l'IA pour qu'il me reformate ma note dans les critères de Google. Et voilà, je relis et je le mets en ligne.
- Speaker #1
Et t'as pas cherché à avoir un référencement IA en plus ? Puisque là, on parle de référencement Google. Est-ce que tu l'as fait volontairement ? T'as essayé une démarche ? Ou tu t'es rendu compte que ce qui plaisait à Google plaisait aux IA ?
- Speaker #2
En fait, je l'ai fait sans trop le faire. C'est-à-dire que, je me rappelle, je suis branché avec pas mal de confrères et de personnes qui sont intéressées par l'idée de développer à l'ère de l'IA. Il y a encore six mois, dans le cadre de mes discussions avec eux, on ne savait pas comment l'IA référencer, quels étaient les critères justement. Donc il y a eu ce jeu de j'essaye de les trouver par moi-même, je teste différentes choses. Et en fait, pour moi, ça a bien marché parce que j'ai commencé à avoir, il y a quatre, cinq mois déjà, des clients qui venaient de recommandations de Cloud, ChatGPT, etc. Ça a aussi bonne pratique pour les confrères, et les plus jeunes en particulier. Moi, des fois, on me recommande un confrère. Je l'appelle, et il ne me demande pas d'où la recommandation vient. Bien sûr,
- Speaker #3
tu demandes toujours.
- Speaker #2
Systématiquement. Une de mes premières questions, que ce soit un confrère ou un client, j'ai dit « Paru, comment vous nous avez connus ? » Et de plus en plus, ils disent « Bah voilà, c'est Chadjipiti, Claude, hier j'en avais deux ou trois comme ça qui me disent que vous êtes le meilleur sur ces sujets. » On ne sait pas trop encore comment ça marche concrètement. Il y a une petite idée, mais l'idée c'est de tester ce qui marche pour vous. Et voilà, c'est pour ça que je dis que je l'ai fait sans le faire, j'ai fait un peu au feeling. Et aujourd'hui, je pense que ça représente
- Speaker #1
15-20% des clients entrant.
- Speaker #3
Et pas du tout sur les réseaux sociaux, du coup ?
- Speaker #2
Non. Les réseaux sociaux, je l'ai tenté un petit peu avec LinkedIn notamment. Je pense que pour mon positionnement, c'est déjà extrêmement chronophage. Aujourd'hui, LinkedIn est un peu critiqué parce qu'il y a pas mal de posts qui sont rédigés. C'est un peu tous les mêmes par IA. Donc c'est une plateforme qui est un peu délaissée. Parce que justement...
- Speaker #3
Je suis en train de me montrer son site internet.
- Speaker #2
Justement, les clients aujourd'hui ne vont pas se dire je vais suivre mon avocat historique et je vais voir ce qu'il me raconte toutes les semaines avec sa newsletter. Je pense que ça ne fonctionne pas comme ça. Le client ouvre son PC, il va parler à Chadi Piti en disant j'ai tel problème. qu'est-ce que tu conseilles ? Et hier, en fait, j'ai eu un client comme ça. Il avait une problématique sur un sujet et c'est l'IA qui lui a dit écoute, là, ça serait bien que tu consultes un avocat et je te conseille tel avocat. Il lui avait même pas demandé, trouve-moi un avocat. C'est l'IA qui, à un moment, est dans l'intérêt du client. Donc, je pense que c'est aussi ça que j'essaye de dire, c'est que Il y a un ou deux ans, quand je me suis lancé, ils m'ont dit « Ah oui, mais pour trouver ! » C'est les vieux associés de 60 ans qui te disent ça. « Ouais, mais pour trouver des clients, si t'arrives... » Parce qu'encore une fois, t'as aucune chance. Souvent, on te dit ça. Mais moi, j'ai fait des dîners d'affaires, j'étais à tel meeting, tel club d'affaires, etc. En fait, ça marche pas, parce que tu vas rencontrer, tu vas passer énormément de temps, tu vas rencontrer 300 personnes dans l'année. Il n'y en a aucun, surtout si tu es sur une niche, qui va t'envoyer un dossier.
- Speaker #1
Ça marche pour eux, mais parce que c'est leur client à eux, ce n'est pas tes clients à toi. Oui,
- Speaker #2
puis avant, tu étais notable, il y avait moins d'avocats, tu étais un peu plus généraliste. Aujourd'hui, la tendance est quand même de se spécialiser. Et donc, si tu fais, par exemple, de la vente de yachts, je pense que sur les 300 personnes que tu rencontres... Des gens qui ont des yachts,
- Speaker #3
je ne sais quand même pas... Après, ça dépend si tu vas au salon des yachts à Saint-Trope, il y a peut-être des clients. C'est que t'es quand même sur une ultra niche. C'est pas une niche, là, c'est vraiment...
- Speaker #2
Mais c'est un bon exemple.
- Speaker #3
Mais oui, c'est un bon exemple.
- Speaker #2
C'est un bon exemple parce que, en fait, celui qui cherche un conseil là-dessus, il va te trouver par Internet. C'est le seul canal d'acquisition.
- Speaker #3
Oui, je comprends. Et tu le fais encore, l'écriture du blog, tous les jours ?
- Speaker #2
Oui, un peu moins, parce que j'ai été très occupé ces derniers temps. Mais... c'était une discipline de départ pour se dire, même si ça marche pas, j'aurais tout essayé. Donc je peux pas m'en vouloir. Aujourd'hui, en fait, je suis débordé de demandes.
- Speaker #3
C'est débordé de demandes pas nécessairement sur ta matière, en fait,
- Speaker #2
c'est ça ? Après, souvent, vu que c'est des sujets, je me positionne, on a l'impression que je suis assez généraliste, mais sur des sujets où soit c'est des contrats très techniques, soit il y a un aspect réglementaire. Donc derrière, il y a un background assez technique. Il y a beaucoup de contrôle d'administration aussi. Des sujets liés entre l'autorité de la concurrence et un contrôle fiscal, par exemple. En fait, ça va être des sujets sur lesquels je vais intervenir à deux, trois confrères sur la même convention d'honoraires.
- Speaker #3
Qui ne sont pas tes associés à date.
- Speaker #2
On n'est pas... juridiquement associés. Par contre, c'est un réseau... Oui,
- Speaker #3
bien sûr, c'est très bien.
- Speaker #1
C'est un réseau informel. Pour l'instant, c'est ça.
- Speaker #2
L'idée, c'est de profiter de l'été pour voir comment on structure ça. Mais on est tous attachés à une certaine indépendance. Donc, on n'a pas besoin de...
- Speaker #3
Il y a des gens qui font ça très bien, des structurations de réseau.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
D'avocats. Très brillant.
- Speaker #2
Ils sont à cette taille ?
- Speaker #3
On connaît ses armes. En l'occurrence,
- Speaker #2
pas qu'eux.
- Speaker #3
Ok. Et donc, tu penses que tu as... Tu disais tout à l'heure quand tu disais que tu avais reçu une formation militaire.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Tu disais que j'y reviendrais, ça m'a probablement aidé. Et du coup, c'est quoi ? Ça, ta discipline, tu penses que c'est...
- Speaker #0
C'est en partie ça ?
- Speaker #1
Bien sûr. Sur l'exécution des stratégies aussi ?
- Speaker #2
En fait, je pense que pour se lancer, pour être entrepreneur, et en particulier avocat entrepreneur où la concurrence est quand même rude, je ne dis pas que c'est facile non plus, aujourd'hui ça marche bien pour moi, mais ça a été quand même des batailles, il faut avoir cette discipline au quotidien. C'est-à-dire que... C'est à la fois perso et professionnel. Je fais du sport tous les jours, c'est ce qui m'aide à garder l'équilibre. Pour faire le pareil avec le fait d'être débordé de dossiers. Alors j'en suis très heureux. Il y en a certains qui sont pour moi, il y en a d'autres qui vont chez les confrères. Mais la charge de travail est quand même assez importante. Donc il faut garder quand même un certain équilibre de vie. Ce qui passe par le sport tous les jours. Donc en fait j'ai une certaine routine de travail chaque jour.
- Speaker #0
routine.
- Speaker #2
Routine, c'est par exemple, tous les midis, je vais courir ou je vais à la salle de sport. Le matin, je commence, vu que je ne suis pas encore très bien réveillé, je traite les sujets où je n'ai pas besoin d'être ultra performant tout de suite. Donc les demandes de prospects, j'écris un article éventuellement sur un sujet de la veille. Je fais quelque chose d'assez chill pour commencer. Par contre, 12h midi, je suis en phase de production et là, je ne prends pas les appels. Il faut que je produise, il faut que je sois sérieux, il faut que je sois performant. Et puis, il y a cette discipline, c'est un peu ce qu'on avait à l'armée. Le matin, 8h, 9h, c'est sport. Après, c'est un cours de 2h. J'ai repris un peu ces mécanismes et en effet, ça marche bien. Et tu le fais, tu déroules. Moi, tous les jours,
- Speaker #0
je mange un gâteau. C'est vraiment une discipline que je m'impose, mais exactement pareil que lui. Très important, c'est vraiment hyper important mais cela étant dit j'ai dernièrement changé ma routine et bon je sais pas on est pas câblés pareil pour ceux qui n'auraient pas remarqué mais par contre moi tous mes dossiers sur lesquels je suis obligée de rédiger ou je suis obligée de me concentrer ou les relectures de contrats, les packs, les choses comme ça je les fais le matin parce que l'après c'est plus compliqué pour moi je peux le faire mais ça me demande beaucoup plus d'énergie de faire quelque chose de très fastidieux et... et précis l'après-midi que le matin.
- Speaker #1
Ça dépend des gens. Ça dépend de toi. Oui,
- Speaker #0
mais c'est intéressant de te le... Je ne sais pas si c'est un invité ou un autre podcast.
- Speaker #1
C'est un invité qui t'avait parlé de ça. Ouais, je ne sais plus, mais en tous les cas,
- Speaker #0
je l'ai conscientisé. Et le fait de le conscientiser m'a permis d'essayer de m'imposer une discipline Euh... Genre vendredi après-midi par exemple, je ne relis pas un papier de sélection.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Pareil, le vendredi après-midi, je me laisse une après-midi. Des choses un peu plus détentes.
- Speaker #0
Ok. On pourrait dire que tu fais tes articles de la semaine vendredi après-midi.
- Speaker #2
Si je n'ai pas eu le temps, c'est ce que je fais. Ou je fais un peu de facturation. Le truc où tu n'as pas besoin de réfléchir. Encore une fois, là-dessus, l'IA est branchée. C'est-à-dire que quand mon comptable me demande quelque chose, c'est l'IA qui va chercher les différents documents. sur les différents justificatifs, etc. Avant, je passais 4 heures à faire ça. Aujourd'hui, ça lui prend 20 minutes. Et je complète un peu sur le... Donc en fait, j'en profite pour faire des choses comme ça. Mais voilà, ce cadre, il est important au début. Surtout quand tu te lances...
- Speaker #0
Il est important tout le temps, non ? Tu crois pas ?
- Speaker #2
Il est important tout le temps, mais pas pour la même raison. Au début, ça te permet de dire, bon voilà, je mets toutes les chances de mon côté, j'essaye d'être structuré. Surtout quand tu étais dans un grand cabinet avec plein de collaborateurs et que tu te retrouves avocat, solo, entrepreneur. Après, quand tu vois que ça marche bien, que tu es sur les rails, cette routine-là, cette discipline, elle te permet aussi de continuer à avancer, de trouver des nouveaux projets et ce genre de choses.
- Speaker #1
Parce que là, maintenant que tu as atteint les objectifs que tu avais il y a un an, tu pourrais dire, vas-y, j'ai le pied.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
C'est compliqué quand même. Non mais après, typiquement les articles, naturellement, parce que tu n'avais plus le temps de les faire, tu n'en fais plus un par jour. Mais tu pourrais dire peut-être les actions de prospection, j'en ai moins besoin et je vais peut-être prendre plus de temps pour aller à la salle ou plus de temps pour faire autre chose,
- Speaker #2
on ne sait rien. Tu lèves un peu le pied, tu t'essayes de prendre aussi un peu de recul. Toujours la même question en fait, qu'est-ce que je préfère, qu'est-ce que j'ai envie de faire, qu'est-ce que j'ai envie de continuer de faire, qu'est-ce qui n'est pas intéressant pour moi. En fait, l'idée aujourd'hui, c'est de garder les dossiers à plus forte valeur ajoutée. Au début, tu prends un peu tout. De garder ces dossiers-là, de se libérer un peu de temps, et puis de faire du développement un peu autrement. C'est-à-dire, on va viser une clientèle étrangère, d'expatriés pour beaucoup. Ils en ont eu deux. Voilà,
- Speaker #1
entre autres. Bloqués dans le détroit d'Hormuz. Et l'idée,
- Speaker #2
c'est de faire des plaquettes un peu sympas, ce genre de choses. Toujours les mêmes techniques, mais en se renouvelant un petit peu.
- Speaker #0
Ok. Donc, si on peut résumer, de la constance, c'est-à-dire un vrai engagement de la curiosité, d'aller voir ce qui manque. Et en tous les cas, ce que l'on se dit, et moi, ça, je l'ai entendu plusieurs fois, c'est effectivement probablement que pendant une période que l'on ne s'est pas déterminé encore, le référencement arrivera probablement et très certainement par les IA, mais encore par Google. Donc en fait, le référencement par IA... C'est un référencement multicanal, c'est-à-dire l'IA analyse probablement tout. Personne n'a de sources sûres sur l'IA, mais il analyse probablement tout ce que Google, les réseaux sociaux, etc. montrent et considère qu'il y a des spécialistes sur certaines matières qui sont visibles sur certaines matières.
- Speaker #2
C'est ça. En fait, de ce que je comprends, c'est que c'est bien sûr lié à ton référencement général Google, si on peut dire. mais qui va également voir si tu as d'autres publications par exemple sur VIA Justice il va voir si tu as une fiche Google My Business avec de bonnes notes ça tu l'as fait ?
- Speaker #0
oui bien sûr et donc comment est-ce que tu fais ta routine pour que tes clients te laissent une note ? c'est quoi ?
- Speaker #2
tout simplement les clients en fin de mission si vous voulez vous pouvez laisser un commentaire sur notre fiche et tu leur envoies un mail ? Ouais. à la fin de la mission tu dis merci beaucoup ça m'a fait plaisir de travailler avec vous voici le lien sur l'affiche du cabinet si vous voulez laisser un avis ça nous ferait plaisir pas d'obligation bien sûr il y en a 1 sur 3 ou 1 sur 4 en général quand ils sont contents qu'ils prennent le temps de le faire c'est comme nous quand tu reçois les trucs merci de prendre le temps de noter tel restaurant tu ne le fais pas toujours mais par contre Quand on a un sur quatre qui le fait, au fil des mois, après, tu as des bonnes notes sur le site du cabinet. Et ça, ça joue, bien sûr. De toute façon, les clients vont être dans une démarche de réassurance. Il va avoir un problème. ChatGPT va lui dire, pour tel contrat complexe, il faut aller voir Guillaume Leclerc. Lui, il va double checker sur Google le client pour voir si c'est vrai. Il va voir que tu as un site assez beau, que la description... correspond, que c'est assez visuel, tu as l'impression d'être soigné, et puis est-ce qu'il a une fiche Google ? C'est ce qu'on fait tous en fait. Dans un resto, moi souvent je regarde les notes, et seulement après il t'appelle. Moi derrière, je demande un petit peu, d'où vous venez ? Ah d'accord, très bien. Et en plus j'ai vu que sur votre fiche Google, vous avez de bonnes notes, bon commentaire client, ils ont l'air satisfaits,
- Speaker #1
etc. Ça me fait penser, je vais remonter un peu en arrière, tu disais, tu as tout mis en place avant d'aller chercher les clients ? Tu as investi en temps, en argent, ça a coûté combien ? Tu l'as chiffré ?
- Speaker #2
J'ai des grandes idées, mais je représente des clients qui sont dans l'industrie, qui lancent des produits un peu techniques, où tu as besoin de R&D, d'investissement, tu as besoin des locaux avec des équipes, tu ne peux pas être tout seul. On est quand même un métier. où tu peux commencer dans ton salon avec un ordi à 800 euros.
- Speaker #1
Si t'as ta tête et un ordi, c'est bon. C'était mon cas, en gros.
- Speaker #0
Tu fais un site, franchement, pour moins de 4000 balles, en vrai, tu peux te lancer. Aujourd'hui, encore plus qu'auparavant. Oui,
- Speaker #1
mais c'est pour ça que je pose la question aussi, savoir le site. Après, t'as eu des formations par le biais de Jimmy, donc ça, au démarrage, c'était gratos, donc c'est pas mal. mais le N8N et trucs comme ça, c'est juste pour que les gens prennent conscience, parce qu'il y en a qui doivent se dire c'est impossible de chercher des clients, mais en plus de toute façon j'ai pas les moyens de faire un site carré qui va ramener du monde tu vois c'est ça, en fait moi j'ai calculé c'est toi qui l'as fait ton site ?
- Speaker #2
non je l'ai fait avec Ourama que je salue, et en effet eux pour les lancements ils proposent des vidéos sur Youtube de masterclass, il y en a 5 c'est euh... Comment travailler sa fiche Google My Business ? Comment faire du référencement naturel, etc. Donc ça, en effet, ça m'a bien aidé. Ils le savent.
- Speaker #1
C'est cool.
- Speaker #2
Oui. Donc, en fait, tu as besoin. C'est quand même super de se dire, pour les plus jeunes qui hésitent, de se dire que tu as besoin de très peu, que tu peux travailler de chez toi, que tu peux... En fait, ma logique, elle a été de dire, en collaboration... Je gagnais à peu près tant pour essayer de garder à peu près le même niveau et payer l'Ursaf et compagnie et pouvoir manger...
- Speaker #0
Compagnie ! Je ne sais pas que l'Ursaf. Compagnie, compagnie,
- Speaker #2
hein ! Ils ont beaucoup de copains. Et pour essayer de ne pas manger les pâtes tous les jours, je me suis dit, il faut que je fasse... Je crois que le calcul, c'était 400 euros hors taxes par jour. Ça semble beaucoup, et à la fois, c'est pas beaucoup quand t'as compris comment ça fonctionne. Donc, tu vois, il faut relativiser. C'est pas si compliqué de faire, en fonction de ta spécialité, bien sûr, mais si tu comprends comment ça marche, faire 400 euros hors taxes par jour, alors t'en gardes bien sûr que la moitié, mais ça te permet d'avoir à peu près ton niveau de collaboration sur la moyenne de ce qu'on peut observer. Donc voilà, ça a été mon... Au début, c'était ma boussole.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour toutes ces... T'as d'autres questions, Manuel, avant qu'on passe aux questions qui fâchent ?
- Speaker #1
Un dernier truc, peut-être, sur le... Les gens l'auront compris, t'es parti un peu avec une compétence généraliste. Tu disais que t'aimerais bien peut-être aller chercher des trucs un peu plus spé. Nous, la... Allez, on va dire 90% des invités, si ce n'est pas 95%, nous disent « Mais si tu n'es pas en niche, tu n'as rien compris. » Et ils le disent très bien et on est assez convaincus souvent.
- Speaker #0
Ils nous ont presque convaincus.
- Speaker #1
Mais au final, là, tu vois, en fait, je ne sais pas si toi, tu te définis vraiment comme un généraliste ou si tu te définis comme ayant plusieurs compétences de niche. Est-ce que tu penses que c'est un step à faire peut-être au démarrage et après peut-être resserrer la focale plus tard ? Ou tu penses rester vraiment très large, ne serait-ce parce que tu auras le réseau derrière et que tu voudras alimenter ton réseau, je ne sais pas.
- Speaker #2
Je suis d'accord avec eux, mais ce n'est pas incompatible. Ce qui marche bien avec le cabinet aujourd'hui, c'est cette idée que le dirigeant a plusieurs problèmes tous les jours. Ce problème ne peut pas être réglé par un seul avocat. Il veut un seul interlocuteur. Il faut avoir une culture générale assez généraliste pour l'orienter et lui dire que son problème est celui-ci. Celui qui va résoudre son problème, je le connais, c'est mon partenaire et c'est lui. Donc, il faut garder cette hauteur de vue. Mais bien sûr, dans ma pratique, l'idée, c'est d'essayer de se concentrer sur les dossiers que je préfère. Quand tu fais que ça, tu vas un peu plus vite, tu es un peu plus rentable. Donc, tu vois, ce n'est pas incompatible. J'essaye de trouver cet équilibre. Pour l'instant, ça marche assez bien. Et c'est ce que j'ai envie de garder. Mais après, tu vois, au début, c'est ce que je disais à Audrey. Tu prends... T'es un peu stressé quand tu te lances, tu te dis il faut que je prenne tout ce qui bouge, tu vends des dossiers à quelques centaines d'euros et après tu passes beaucoup de temps et après tu dois facturer. Alors que si t'as un dossier à 10 000 euros, en fait t'as le même temps de facturation derrière. Et donc là l'idée c'est de... j'ai plus le temps pour les plus petites... tâches, entre guillemets, je vais me concentrer sur les dossiers que je préfère.
- Speaker #0
Moi, j'avais une question que tu as posée, qui était une bonne question, parce qu'on prépare le podcast et donc on s'envoie les questions. On travaille un petit peu les deux trucs. Moi, j'aimais bien ta question qui était, comment est-ce que tu fais ? T'as pas la flemme ?
- Speaker #2
Ben, si, ça m'arrive, comme tout le monde.
- Speaker #0
surtout une fois que t'as ce que tu veux non c'est pas une fois que t'as ce que tu veux c'est juste au début tu te mets en mode machine est-ce que tu continues à faire une
- Speaker #1
fois que t'es arrivé à ça tu te dis bon déjà est-ce que typiquement quand tu vas courir tous les jours là t'arrives, là il va faire 37, est-ce que tu vas courir ? oui bravo ! je vais courir ce soir je vais courir quand même aujourd'hui Et typiquement, c'est pareil pour les dossiers. C'est ça la discipline, mon pote. Quand t'arrives à quelque chose, c'est pour ça qu'il est là.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'il est là.
- Speaker #1
Une fois que t'arrives à ça, tu te dis, peut-être flemme un peu. Ou peut-être, elle n'est pas aujourd'hui.
- Speaker #2
En fait, bien sûr, j'ai eu ça il y a à peu près... Quand j'ai vu à 6-7 mois, donc c'était il y a un mois, le chiffre d'affaires, il était là, il était confirmé, c'était pas juste un appel d'air, que même il augmentait. qu'il y a de nouveaux dossiers qui arrivaient. Et à un moment, tu te dis, c'est bon, j'ai rempli la mission. Et puis, tu as un peu la petite rechute.
- Speaker #1
Le truc militaire, c'est bon, je rentre à la maison.
- Speaker #2
Donc là, c'est le moment aussi de prendre un petit peu de temps pour toi, de souffler, de savourer un petit peu cette petite victoire. Mais ce qui vraiment, là où je voulais en venir, c'est que... Je pousse les gens à, s'ils ne sont pas heureux en collaboration, il y en a plein. Moi, j'entends quand même pas mal d'abus, de gens qui se disent « Ah, je serais heureux de faire les choses à ma manière aussi » . Le fait de se lancer, tout simplement, moi ça m'a... Ça m'a réconcilié avec le métier d'avocat et ça m'a vraiment galvanisé en disant c'est un beau métier. Parce que t'aides les gens, moi je me lève le matin, c'est mes clients. Je les bichonne comme je le disais, donc en fait je suis des fois, j'aimerais bien rester un peu plus au lit. Ah non, il faut que j'aide madame. Et ça c'est hyper valorisant, c'est ça qui me fait me lever le matin. Donc non, j'ai pas la flemme. Tu adaptes, comme on disait, bon, ça, ça, ça, j'ai réussi, je vais le continuer, ça va tourner en fond. Mais c'est aussi, pour faire le lien avec ta question, cet esprit un petit peu combatif, d'aventure, de l'armée, peut-être, qui dit, je veux toujours me dépasser et voir jusqu'à où je peux aller, en fait.
- Speaker #1
Et c'est ça qui me drive au quotidien.
- Speaker #0
C'est une bonne façon de terminer, dis-donc. On passe aux questions qui fâchent. La première question qui fâche, c'est la question de Manu.
- Speaker #2
T'as plusieurs questions qui fâchent.
- Speaker #1
Franchement, ça va. On ne s'est jamais fâché avec personne. Non, le... Est-ce que tu peux nous partager, juste, si on va dans l'imaginaire collectif et nous sortir un avocat, si t'en as un, qui t'aurait inspiré, qui t'inspire encore aujourd'hui ?
- Speaker #2
En fait, ce qui... Je vais faire un petit peu le faillot. Il n'y en a pas un sur les avocats, il y en a plusieurs. Et c'est vrai que le fait de rejoindre l'ACE dans le contexte d'un lancement, tu as plein de gens autour de toi, des confrères qui t'inspirent à fond. Et c'est grâce à ça aussi que j'ai réussi mon lancement, parce que tu échanges, les bonnes pratiques, etc. Et ça, c'est super valorisant. Après, je parlerais plutôt de... Ce qui m'a inspiré cette année, c'est plus des entrepreneurs en général. Notamment un que j'ai écouté dans un podcast qui s'appelle David Goggins, qui est un américain. Milieu très défavorisé, il était assez en surpoids quand il était petit, harcelé, il faisait 140 kilos, banlieue un peu chaude des Etats-Unis, afro-américain, donc tu vois, aux Etats-Unis, compliqué. Et il s'est dit... En fait, je veux tenter le tout pour le coup. Je veux intégrer les Navy Seals, donc c'est les forces spéciales les plus dures au monde. Il a perdu 50 kilos en trois mois. Il s'est présenté, il a fait la formation qui est complètement horrible. Blessé, je crois qu'il avait une rupture du tibia. Il a continué à courir. Et puis aujourd'hui, c'est devenu un conférencier international qui inspire énormément de gens. Alors sa passion, c'est de courir 200 kilomètres en placanière dans la Death Valley aux Etats-Unis et de repousser ses limites. C'est un peu ça qui m'inspire au quotidien, de se dire, il y a des mecs comme ça qui partent de très bas et qui aujourd'hui sont une inspiration pour des millions de personnes dans le monde.
- Speaker #0
La deuxième question, c'est la question Steve Jobs. sur qui t'as copié ? Pas du tout, c'est pas du tout, c'est Gad Elmaleh mais c'est pas grave mais c'est la même question
- Speaker #2
Je l'ai déjà cité Jimmy Ababou Jimmy Ababou il fait partie de ces avocats qui ont pris le tournant assez vite qui ont compris qu'il ne fallait plus perdre de temps sur l'administrative ce genre de choses, les relances et qui en plus est hyper généreux qui aide qui aide les confrères autour de lui à prendre ce virage. Donc lui, je me suis dit, il est un peu plus jeune que moi.
- Speaker #1
C'est moi la même génération,
- Speaker #2
il n'a pas eu beaucoup de chance. Il a un peu plus de 30 ans. Et très rapidement, il s'est dit, je vais me lancer. Je veux faire les choses à ma sauce, encore une fois. Je vais m'appuyer sur la technologie. Je vais faire les dossiers qui me plaisent. Puis voilà, je vais être heureux dans ma pratique au quotidien. Je vais être à mon compte. Et ça, c'est une inspiration pour beaucoup. En effet, je l'ai copié, mais il a bien voulu parce qu'il fait les formations.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Après, on a une question déonto qui est, si tu devais supprimer une règle du code de déontologie, laquelle ce serait ?
- Speaker #2
Alors, elle n'apparaît pas, justement. Mais je suis pour, par exemple, le numerus clausus sur l'accès à la profession. Je trouve que ça... Notamment sur la place parisienne, on est beaucoup avec l'IA, le marché va être perturbé et que c'est dans l'intérêt de nous tous d'essayer de trouver le bon compromis. En fait, je le vois, il y a beaucoup de clients qui essayent d'utiliser cette situation. Ils te disent clairement dans les prises de contact, je contacte 10 avocats et je prendrai le moins cher. Et malheureusement, il y a des avocats qui sont peut-être moins structurés en termes de chiffre d'affaires et de structure, qui vont baisser leur prix, qui vont bosser beaucoup. pour pas grand chose, et ça c'est compliqué. Et c'est une situation qui est rendue possible parce que parfois on est beaucoup sur...
- Speaker #1
Toi tu penses que, plutôt dans le droit commercial, le marché n'est pas loin d'être saturé sur Paris ?
- Speaker #2
Je pense qu'il y a plusieurs matières. Alors là bien sûr, ceux qui disent qu'il faut aller sur une niche... Ils ont raison, mais si on est beaucoup et qu'il y en a beaucoup qui vont sur les mêmes niches, à un moment, ça va être le même problème. Donc, ce n'est pas une question de droit commercial. Je le vois dans plusieurs matières. Droit du travail, c'est un peu moins le cas. Il y a quand même beaucoup de boulot. Droit fiscal aussi. Mais après, corporel, droit commercial, certaines matières, c'est plus compliqué.
- Speaker #0
Oui, c'est plus compliqué. Nous, on a reçu pas mal de gens en droit de la famille. les gens ont quand même toujours Beaucoup de problématiques familiales, donc ce n'est pas une question de dossier, c'est peut-être plutôt une question de qualification, une question d'honoraire. Mais c'est moins régulièrement la question de...
- Speaker #1
Plusieurs critères.
- Speaker #0
Oui, il y a moins de dossier.
- Speaker #1
Et on va passer à la question Steve Jobs. Si tu devais donner trois conseils à quelqu'un qui veut se lancer, un jeune ou un moins jeune d'ailleurs, qui nous écouterait, ce serait quoi ?
- Speaker #2
Dans la vie, il faut essayer de faire ce qu'on aime. C'est la fameuse image de la montagne, quand tu regardes le sommet, ça a l'air impossible à atteindre et il faut le faire étape par étape. Donc c'est les étapes que j'ai essayé de détailler aujourd'hui, vraiment schématiser parce que sinon on y passe trois heures. L'idée c'est de pouvoir trouver, c'est une belle profession parce que ça te permet de l'exercer un peu comme tu le sens. Il y en a qui sont très techniciens, qui ne veulent pas faire de commercial, qui veulent faire les dossiers, c'est très bien. il y en a qui sont assez... développeurs dans l'âme donc ils peuvent aussi faire des choses ici ils peuvent être en réseau en individuel, en cabinet, tout est bien il y a de quoi faire donc trouvez vraiment si vous n'êtes pas heureux essayez d'autres choses et puis globalement Il faut tenter, la vie est un grand jeu, il faut parfois tenter les choses, et au pire quoi ?
- Speaker #0
Si on ne va pas la garder pour le titre de l'épisode.
- Speaker #1
On va la voir.
- Speaker #0
Merci beaucoup en tous les cas de ta générosité.
- Speaker #1
Merci beaucoup. A bientôt. A bientôt. T'as aimé cet épisode ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Partage-le, note-nous 5 étoiles, parle-en autour de toi ou viens nous en parler directement sur nos réseaux.
- Speaker #0
Parce qu'on construit une communauté d'avocats qui osent, qui bougent, qui refusent de statu quo, abonne-toi sur ta plateforme d'écoute préférée et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt ! Musique