Speaker #1Les années 40, on allait faire les courses tous les jours, parce que d'abord les mamans, elles ne travaillaient pas. Elles allaient chercher ses pommes de terre, sa viande, il y avait le boucher, il y avait le boulanger, il y avait le charcutier, il y avait le primeur aussi. Maman, elle faisait ça, elle faisait toute sa cuisine bien sûr, mais comme il n'y avait pas de cuisine, il fallait bien y aller tous les jours, parce qu'on ne pouvait pas conserver. Alors elle allait chercher des pommes de terre, elle faisait une purée de pommes de terre par exemple, mais elle faisait cuire ses pommes de terre et elle les moulinait. Maintenant, c'est pas comme ça que ça se fait, mais enfin c'était mieux avant. Et puis elle allait chercher du biftec haché, mais qu'on hachait la viande devant nous. C'était chez le boucher. Pour les enfants, biftec haché, biftec pour les parents. Et du mou pour le chat, parce que le chat aussi il avait le droit de manger. Alors on coupait le mou en petits morceaux. Et puis il était content, le chat. Dans chaque quartier, il y avait des épiceries, il y avait des commerçants, partout, dans tous les quartiers. Et moi dans mon quartier, j'avais une petite épicerie où il y avait de tout. On allait chercher même de l'huile, mais par 100 grammes, si on avait besoin de 100 grammes. Parce qu'à l'époque, on n'achetait pas la bouteille d'huile, comme on l'achète maintenant, c'était trop cher. Alors on prenait des petites quantités. Alors on allait chercher le lait, alors un litre de lait avec un bidon. parce qu'on nous le donnait au détail. Il n'y avait pas de yaourt, donc on faisait les tâches nous-mêmes. Il fallait faire ce qu'on avait envie de faire, du riz, de la semoule. On faisait plein de choses comme ça. Mais de toute façon, les jeunes femmes, elles ne travaillaient pas d'accord, mais elles avaient beaucoup de travail parce qu'elles étaient quand même à la maison, à s'occuper des enfants et préparer à manger. C'était important. Et c'était long. Parce que Euh... On ne faisait pas une purée en cinq minutes. On faisait une purée, on épluchait les pommes de terre, il fallait les faire cuire, il fallait les passer, il fallait les préparer, on pouvait même les mettre au four. On faisait des pommes au four, on faisait plein de choses comme ça. On a tout fait par nous-mêmes. Moi, je sais que quand j'étais jeune mariée, avec mes enfants, je leur faisais des crêpes, je leur faisais des galettes. Tout ça, ça prend du temps. Parce que de toute façon, en faisant les crêpes et les galettes, c'était les jeunes. où il n'y avait pas d'école et quand il ne faisait pas beau. Comme ça, ça les occupait et puis tout le monde était content. On allait chercher des fruits. Quand je n'allais pas à ma petite épicerie, j'allais au marché une fois par semaine. Mais c'était loin. J'avais quand même trois enfants, donc c'était lourd. Je ne pouvais pas aller trop souvent au marché, c'était trop lourd. Alors j'allais donc à ma petite épicerie. Alors on prenait par petites quantités. Puis alors à l'épicerie aussi, ce qui était drôle, que moi je n'étais pas habituée quand je me suis mis en ménage, c'est qu'on payait la semaine. Alors moi je n'étais pas habituée, je payais à chaque fois que j'achetais quelque chose, mais là elle a marqué sur un cahier la dame, et puis en fait ce madame me disait « vous me devez tant » . Alors on payait, mais ça faisait trop cher quand même, moi ça ne me plaisait pas trop. Enfin bon, je faisais comme tout le monde, mais à l'épicerie il y avait de tout. Aussi bien à manger qu'une aiguille à repriser. Il y avait même du fil, il y avait tout dans les petites épiceries. Il y avait de tout. Mais je trouvais que c'était bien parce qu'on se rencontrait, on ne parlait pas longtemps. Il n'y avait pas vraiment de cancans d'histoire. Non, on se disait bonjour, on se racontait des petites blagues. Et puis, chaque fois qu'elle rentrait chez soi, préparait son déjeuner et puis c'est tout. Mes tantes faisaient beaucoup de conserves pour l'hiver. Même pour l'été, parce que j'ai une de mes tantes, elle avait une grande maison, un grand jardin. Elle n'achetait pas de légumes, ni de volailles. Je ne sais même pas ce qu'elle achetait. J'allais pourtant avec elle au marché. On n'achetait pas grand-chose parce qu'elle avait tout. Mais elle faisait des conserves de légumes, elle faisait beaucoup de confiture, elle faisait même des liqueurs. A l'époque, il mangeait beaucoup plus que maintenant. et il y avait l'apéritif qui se buvait chez soi. On n'allait pas au café. On buvait l'apéritif parce qu'on faisait un repas. Et on avait... Mais ça durait longtemps, parce que le repas, c'était très long, quand on faisait vraiment un repas de famille, par exemple. Eh bien, il y avait le trou normand. Alors, au milieu du repas, tout le monde s'arrêtait de manger pour boire un alcool. Et on repartait à manger. Et après, en fin de repas, puis il y avait des vins à chaque plat. Vous aviez le vin blanc pour commencer, vous aviez du vin rouge après. Après, il y avait un vin sucré pour la pâtisserie. Et après, il y avait le café, le plus café. Ça faisait énorme, énorme, énorme. Et ça a duré bien longtemps. Dans ma petite enfance, tout le monde mangeait et buvait comme ça, mais il n'y avait pas personne ivre. Il n'y en avait pas. Ils étaient peut-être un petit peu plus chauds, mais on ne peut pas dire que c'était des gens qui étaient ivres. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai, ça. Dans ma maison, je ne buvais pas. Mais c'était la coutume, c'était comme ça. Chez mon grand-père, il pouvait... pas avoir son café s'il n'avait pas sa petite goutte d'eau de vie. Et dans toutes les maisons de chez mes tantes, c'était comme ça. Et mes tantes, elles avaient tout dans leur jardin. Il y avait des tisanes, il y avait de tout. Il n'y avait plus qu'à aller chercher et préparer. Alors oui, c'était bien. Et quand, moi je me souviens, avec une de mes tantes, elle m'avait dit, tu vas aller chercher une betterave. Moi, je ne savais pas ce que c'était qu'une betterave dans le jardin. Je me suis amené avec un gros navet, puis je me suis fait disputer en plus. Mais j'étais jeune, alors quand même j'aurais pu être gentil. Elle avait sa maison, elle avait son poulailler, elle avait son chien, elle avait son jardin, elle avait ses fleurs, parce qu'elle avait beaucoup beaucoup de fleurs. D'abord ça s'appelait la maison du muguet. Le devant de la maison, il y avait plein plein plein de muguets, ça sentait bon. Le chien, il avait droit à sa gamelle. Alors voilà, le chien ne mangeait qu'une fois par jour, il n'avait pas de boîte. Comme maintenant, c'était du pain dur avec des restes de viande, du repas du midi, qui a mélangé tout ça avec de l'eau, du sel, et puis voilà, et puis manger ça avec un grand bol d'eau, et puis voilà. Et le chien, il a vécu très longtemps. Il s'appelait Rip, c'est un très beau chien, et il était dans une grande niche, mais il était attaché quand même. Parce que, mais il pouvait se promener dans toute la cour, parce que la cour était très grande. Il avait une grande chaîne, il pouvait se déplacer, il n'était pas malheureux. Il allait se coucher dans sa petite maison le soir. J'ai eu une tante qui stockait toutes ses conserves sucrées dans un petit placard qu'elle avait dans sa cuisine parce que ce n'était pas des maisons et des appartements comme on en a maintenant. Ils avaient une cuisine, deux chambres et une grande pièce. pour ramasser justement leur vin, les pommes de terre, les choses de l'hiver qui pouvaient craindre le froid. Alors elle avait un grand hangar aussi où elle mettait son bois, tout ça. Mais c'était mélangé. Mais les conserves étaient à l'intérieur, dans son grand placard. Moi, je me rappelle quand maman arrivait, elle lui donnait toujours une petite cerise à l'eau de vie. Alors puis nous, on regardait forcément. Mais chez mon autre tante, alors là... Elle faisait des conserves aussi, et elle, elle avait une grande armoire qui était magnifique, parce que c'était son mari qui l'avait fait, parce qu'il était menuisier ébéniste, et toute son armoire était pleine de victoises, de conserves, beaucoup de conserves. Et elle avait une commode dans sa chambre, alors ça c'était rigolo, parce que, enfin maintenant je lis ça, parce qu'à l'époque je ne me suis pas rendu compte, elle mettait ses farines, son riz, tout, tout. tous ces féculents, comme ça, elle mettait tout ça dans son placard, dans sa commode. C'est comme dans des jars, c'était des trucs en terre. Ah bon, je dis rien du tout. Oh là là, non, même le pain dur. D'abord, chez mes tantes, le pain dur, elle donnait à son chien. Mon autre tante, elle n'avait pas de chien, elle faisait des gâteaux, elle faisait des poudignes, beaucoup de poudignes. Puis il y a eu la guerre aussi, alors on a fait beaucoup de choses avec le pain dur. Soit qu'on le faisait griller pour le petit déjeuner, soit qu'on faisait des pudines. On faisait beaucoup de gâteaux avec du pain. Comme on était à la Compagnie, on avait tout ce qu'il fallait quand même, malgré qu'on s'était la guerre. Il y avait des oeufs, il y avait du lait, il y avait de la farine. et on faisait des gâteaux avec du pain dur. Et puis tout le monde était content. Ça ressemblait un petit peu au pain perdu, parce qu'il y avait du sucre, puis elle parfumait tout le temps, soit la vanille, soit... Il y avait toujours un parfum dedans, et c'était jamais les mêmes. Et même avec ces gâteaux de pain, elles mettaient des pruneaux, elles mettaient des pommes, mais c'était très très varié, et pour le goûter, on avait ça, mais on était très contents, avec un bol de chocolat chaud, hiver. Il y avait pas de... de boissons sucrées comme maintenant. D'abord, sur les tables, il n'y en avait pas. Il y avait du vin pour les parents et je crois que c'était de l'eau pour les enfants. Nos parents ne nous demandaient pas « Qu'est-ce que tu veux manger ? Qu'est-ce que tu veux boire ? » Non, non, non. C'était comme ça. Il y avait ça sur la table et poisse et tout. Tu aimes ou tu n'aimes pas, tu manges. Moi, je sais que chez mes parents, maman, enfin, chez mes tantes aussi, comme ils avaient beaucoup de légumes, l'hiver, c'était souvent des soupes de légumes que l'on mangeait. Ce qu'il y avait, c'est que c'était des potages qu'on faisait l'hiver. dans une grande soupière, la soupière était sur la table, on coupait des petits morceaux de pain dur justement dedans, et les légumes que l'on faisait cuire, on gardait le bouillon, et on jetait le bouillon sur le pain dur, on mettait un bon bout de beurre dedans, une bonne cuillerie crème, et c'était l'entrée du soir, c'était la soupe. Et après on mangeait les légumes avec du beurre, un petit peu de beurre. Et après on mangeait à l'étage, ça dépendait, oui à l'étage, ou... Du fromage, il y a eu du fromage aussi, mais très peu. Le fromage est venu beaucoup plus tard. J'en ai vu très peu sur la table chez moi. Comme on avait des cuisinières à charbon à l'époque, avec un grand four, et on faisait beaucoup de pâtisserie dans le four. On mettait à cuire dans le four. Et on faisait des pommes au four. C'était délicieux ça aussi, des pommes au four. Puis les enfants aimaient ça, les pommes au four. Mais les grandes personnes aussi, c'était le dessert de tout le monde en fait. À l'époque, on cuisinait beaucoup. Et c'est pour ça que les femmes restaient chez elles, mais à la fin de la journée, elles étaient fatiguées quand même. Parce qu'elles s'occupaient de la maison, du ménage, de la lessive, de la cuisine, des courses, des enfants, du mari. Ça faisait quand même beaucoup. Comme on dit, les femmes, elles n'ont rien fait. Mais non, ce n'est pas vrai, ça. Moi, j'ai vu maman dire le soir, à la fin d'une journée, ce n'était pas tous les jours, bien sûr, « Oh, j'ai mon dos qui se fend en deux » . Elle disait ça, je me demandais ce que ça voulait dire. Mais maintenant, je sais. Ma soeur et moi, on a été heureuses malgré tout. On n'était pas riches, mais on était très heureuses. D'abord, on avait des parents quand même gentils, qui faisaient bien la cuisine, qui s'occupaient de nous. On sortait quand même. Ce n'était pas des sorties comme maintenant. L'été, on allait dans les parcs, on allait pique-niquer et tout ça. Mais c'était une bonne ambiance familiale. En bas, la campagne, je vois mes tantes. Je vais une fois en quitte. Elle est tombée veuve très jeune, et elle avait quand même deux enfants. Mais elle était dans son jardin, elle mêlait ses haricots verts, ses haricots de mi-sec. Elle faisait son jardin pour avoir à manger pour ses enfants. Mais c'était presque, c'est même pas une obligation, c'était normal. Parce que les gens cultivaient leurs légumes, ils n'en aimaient pas assez leurs légumes à la campagne. Je vois pas l'intérêt, je vois pas l'intérêt. On allait chercher le lait à la ferme, mais c'est tout. Ils avaient leurs oeufs. Ils avaient leurs volailles, leurs poules, leurs lapins. Ils avaient tout. Le mari, c'était en fin de semaine, ça. Je me rappelle de ça. En fin de semaine, il a dit, bon, mais il avait quand même trois enfants, il a dit, je vais faire une omelette. Pour ce soir, on va manger une omelette. Il ne devait pas avoir que ça, parce que ce n'était pas sans doute suffisant pour toute la famille. Il cuisinait au feu de bois. J'étais assise auprès de lui, et puis il me dit, tu vois, moi, je vais faire une omelette avec des fines herbes. Tu vas voir comme c'est bon. mais c'était des fines herbes, mais c'était vraiment des fines herbes. On aurait dit des spaghettis, mais encore plus fins que ça. Je ne sais pas ce que c'était, mais c'était délicieux. Il tournait l'omelette, mais c'était remarquable. J'étais admiratif de voir comment il faisait de tourner sur les omelettes. Et il faisait cuire aussi du boudin. Il me disait, tu vas voir, ça crève la peau de boudin, parce que les boudins, en principe, quand tu les fais cuire, soit sur le feu de bois ou même à la poêle, Il crève, il pète. Alors il dit, ça crève la peau de Bouddha. Alors ça, je me rappelle de ça. Mon oncle faisait ça, mais il ne s'occupait pas de la cuisine du tout. Parce qu'en plus, ma tante avait un jardin, mais son mari avait un grand bout de jardin. Mais alors lui, c'était beaucoup plus grand. C'était bon pour un homme. Il y avait tous les légumes là. Il y avait tellement à faire dans le jardin après son travail. D'abord, il était tout le temps dans le jardin après son travail. Ils avaient des arbres fruitiers aussi. Ah bah oui, ils avaient beaucoup de choses. Ma tante qui était veuve... Elle avait restreint un petit peu parce qu'elle avait moins de besoins en fait. Ma tante, ma tante là qui avait trois enfants, elle faisait beaucoup de l'étage, beaucoup de trucs comme ça. Elle mettait ça dans sa pièce où il n'y avait pas de fenêtre, rien du tout, c'était tout fermé. Il y avait juste une porte, c'est tout, c'était tout fermé et c'était frais. Et dans cette pièce-là, parce qu'ils cultivaient leur vin aussi, alors ils avaient des barriques de vin, des petits barricots. pas des grosses barriques comme l'on voit dans... Mais ils allaient chercher leur vin dans leur cellier, qu'on appelait. Et dans le cellier, c'était frais. Et chez mon tante, elle avait un plus grand cellier. C'était pas pareil. C'était le cellier où ils faisaient leur vin, mais c'était de la terre battue. Et il y avait de la terre... Où il y a de la terre battue, c'est frais. Donc on mettait tout ça là, dans les... Mais dans le noir, toujours dans le noir. Mais évidemment, on pouvait pas garder ça qu'un jour. Mais c'était frais au moment voulu. Et c'est vrai que dans le cellier de ma tante Juliette, il y avait le pressoir qui était là. Il y avait le pressoir. Ils mettaient leur vélo. C'était une grande pièce où on mettait un petit peu tout. Mais ils mettaient leur chose qu'ils conservaient là. Et ils avaient des garde-mangers aussi. Parce que le garde-manger, c'était une grande boîte avec des grillages pour que les aliments respirent quand même. Et c'était accroché en l'air pour pas que les bêtes aillent dedans. Alors elle mettait son beurre, elle mettait sa viande, elle mettait des choses qu'elle voulait conserver, elle les mettait dedans en hauteur. Et c'était toujours frais. On disait, allez, va chercher ça dans le garde-manger. Le garde-manger, il était au frais, mais toujours dans le noir. C'était très froid quand tu rentrais, très froid. C'était la chambre froide, tout simplement. Et ça se conservait, les choses se conservaient. Parce qu'ils ont fait... Alors ils faisaient aussi du poteau-feu l'hiver. Alors le poteau-feu... Bon, évidemment, quand c'est une grande famille, peut-être que ça passe en deux repas, je ne sais pas. Mais il y avait du bouillon, le bouillon. Parce que comme ils mangeaient beaucoup de soupe à l'époque, ce n'était pas des potages comme maintenant, c'était de la soupe, de la soupe au vermicelle, mais ça a été après ça. Mais ça a été à la campagne, le vermicelle, ça s'est fait bien plus tard. Ils ne mangeaient que de la soupe au pain, tout le temps, tous les soirs, en hiver. La vie était très simple, les gens s'aimaient bien. il y avait des... Une entente familiale, on n'était pas toujours collés ensemble. On a fait beaucoup de fêtes de famille. Il y avait des fêtes religieuses. On se réunissait, alors soit il y avait des messes, on allait à l'église, et puis après, c'était le repas. C'était le blabla, les femmes parlaient beaucoup, les hommes, ça jouait aux cartes. Mais c'était très très simple, mais on était tellement contents de la journée. Mais on rentrait fatigués malgré tout. On ne faisait pas grand-chose, mais on rentrait fatigués et contents. Et heureux. Il n'y avait pas de violence surtout. Il n'y avait pas de violence. Et tout le monde rigolait. Et ça chantait. Et ça dansait. Comme ils pouvaient. Dans les chants, on dansait dans les chants. Enfin, pas moi, mais autour de moi, j'ai vu ça, danser dans les chants comme ça. Les gens se contentaient de peu. Et tout le monde s'habillait en dimanche. Et puis on était tous bien. Des gens de la campagne quand même. Mais les gens de la campagne sont bien.