- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Bamboula pour écouter la suite du récit touchant de Sophie. Bonne écoute ! Oui, on t'amène à l'hôpital et c'est vrai, comme tu dis, pendant 5 jours, moi je dirais une semaine, une semaine t'es plus là parce que ton corps est fatigué, ton corps n'est plus en mesure d'être, c'est ce que le médecin dit, ton corps ne peut plus assumer, en tout cas il est au ralenti. que même la nourriture, il n'est pas capable de pouvoir la gérer parce que ton corps est tellement ralenti. Donc, il ne peut pas digérer la nourriture que tu lui donnes. Et donc, plus on t'aura donné de la nourriture, plus on va donner des choses, plus ça va être difficile pour toi. Du coup, pendant une semaine, c'est vrai que tu étais en pause en fait. Et tu étais nourrie bien, soignée pour continuer à rester hydratée. Et vivante. Et vivante, complètement.
- Speaker #1
Donc, oui. Vers la fin de ces sept jours, je me rappelle de temps en temps, je crois, mais je ne suis pas encore en forme pour être capable de rester consciente. Donc, il y a eu un processus aussi de réveil qui a dû se faire. J'ai eu... Bon... Des conversations saccadées avec mon ami Akin qui est venu me rendre visite aussi. On a dit, mon père aussi qui était là, papa qui était là. Et arrivent des moments où je commence à reprendre conscience finalement, mais je me rends compte que mon corps, il n'y est plus. Même si je me réveillais, ce n'était pas sage. parce que j'arrivais plus à marcher. J'ai eu... Quand je me levais, je perdais l'équilibre. Et ensuite, il y a aussi eu des moments où j'avais la voix... Enfin, j'arrivais plus à parler, en fait. Vraiment, c'était compliqué, tout ça. Je mangeais à peine. J'arrivais pas parce que, comme tu disais tout à l'heure, ma bouche était complètement détruite, en fait. Et je devais d'abord... Je mangeais avec des pailles, enfin... J'ai eu des moments aussi de crise. Pendant ce mois-là à l'hôpital, je crois que j'ai passé un mois et demi là-bas, et c'était difficile la remise en route de mon corps et aussi le reste, parler, manger. C'était compliqué. Vraiment, c'était une période super dure. Mais avec votre aide, avec l'aide des médecins quand ils étaient là, Avec les infirmières, quand elles étaient présentes, j'ai réussi à revenir à la normale.
- Speaker #0
C'est vrai, ça a été quand même assez compliqué. Mais oui, effectivement, moi je dis que tu es une survivante. C'est ce que je dis tout le temps. Franchement, te voir comme ça dans la voiture, je me disais que ce n'est pas possible. Je vais la perdre. Mais bon, on va la perdre et te voir comme ça debout, c'est juste un miracle. Et une bénédiction aussi. Fortement, les médecins, certes, les chimios, très bien, mais les prières aussi qu'on a pu mettre auprès de toi ont été bénéfiques aussi pour ta guérison.
- Speaker #1
Oui, exactement, exactement. Tout le monde a été présent pour moi et m'a aidé à me relever aussi. Mais oui, je suis contente et fière. de moi aussi, de m'être relouée.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Ça n'a pas été facile, mais je suis là. Tu es debout.
- Speaker #0
Tu es debout et tu es encore là.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Tu ne conserves pas encore ta peau tout de suite. Non,
- Speaker #1
non. Pour continuer, comment tu vis maintenant ? Parce que là,
- Speaker #0
tu as encore un cancer métastatique. Oui. Donc, avec des traitements réguliers. Réguliers, oui. Comment tu vis ? Alors...
- Speaker #1
C'est vrai que ça n'a pas été facile en 2023, surtout quand je sors de l'hôpital. J'avais plus envie de me reposer et passer du temps seule. Mais cette année, j'ai décidé de vraiment me relever, de recommencer à faire des choses, à faire du sport, à sortir, à faire des activités, à voyager aussi. Et vraiment, je me sens beaucoup mieux en faisant ça. Je me suis mis notamment à la danse. Ça, c'est quelque chose que j'adore. Et ça, c'est vraiment super. Ça m'a vraiment libérée, j'ai l'impression. Je prends confiance en moi. Je fais du yoga, quelque chose que je n'aurais pas fait. Je pense dans ma vie avant, avant ce cancer. Et je me suis découverte, en fait. Donc, je suis vraiment super bien maintenant. Enfin, j'ai un meilleur rythme. Après, il y a toujours des choses qui ne vont pas forcément aller, mais bon, ça se gère. Et voilà, dernièrement, j'ai fait un voyage à Ibiza, c'était super. Voilà, je vais encore voir un tournadis bientôt, là, en octobre. Et voilà, et vraiment, c'est une renaissance.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, complètement.
- Speaker #1
C'est une renaissance.
- Speaker #0
C'est vrai qu'aujourd'hui, on te découvre différemment. Oui. Et j'ai envie de dire, je ne vais pas dire merci le cancer, mais il y a des choses dans la vie qui te permettent, comme on dit, de te réveiller. Parce que finalement, c'est comme un réveil. Et que là, le cancer est venu te réveiller en te disant, mais Sophie, qu'est-ce que tu fais en fait ? Il faut que tu vives là. Là, tu ne vis pas. Tu es là, mais tu ne vis pas. Peut-être que là, la maladie, je ne sais pas ce que tu en penses, tu me diras. Mais en tout cas, moi, c'est comme ça que je vois. d'un point de vue extérieur, de te voir aujourd'hui comme ça, c'est, comme tu as bien dit, une renaissance, mais aussi tu vis réellement, tu vis la vie, vraiment tu la croques à pleines dents, et surtout, est-ce que aussi, tu as fait la rencontre finalement, parce qu'au début je t'ai demandé, est-ce que tu as participé à des groupes de soutien, des groupes de parole, un psychologue ? peut aider dans ces pepres là parce que quelque part mentalement aussi c'est difficile certes le physique est touché mais mental également donc est ce que aujourd'hui tu as des groupes de parole des groupes de soutien des amis des gens qui vivent ça tu as rencontré par la suite je pense que tu rencontres maintenant avec la danse en
- Speaker #1
fait oui j'en voyais des psy j'en ai vu et je revois toujours une à l'hôpital notamment voilà qui m'a très bien que je vois régulièrement Et puis, oui, maintenant, je rencontre des gens qui ont la même maladie que moi, qui vivent la même maladie que moi, mais bon, on n'a pas le même cancer, mais on se retrouve sur certaines choses. Et vraiment, ça fait du bien de voir qu'on peut partager ensemble les moments difficiles comme je voyais justement, quand on danse et tout. On se voit différemment en fait. On est joyeuse, on danse, on communique, tu vois. Et du coup, ça fait qu'il y a une certaine connexion entre nous. Et ça, vraiment, j'apprécie. C'est ça aussi que j'ai envie de dire. En fait, ce que je veux maintenant, c'est être en accord avec moi-même et être vraiment consciente des choses que j'entreprends et vivre le moment, quoi.
- Speaker #0
Bravo ! Bravo ! C'est... Non, je n'aurais pas cru que tu aurais pu dire quelque chose comme ça. Je suis fière. Non, mais je suis très fière.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Enfin, moi, je dis ça parce que je te connais et que je connais le parcours. Et là, d'entendre dire ça, c'est une grande réussite. Merci. Oui, parce que comme je disais auparavant, moi, en tout cas, je pense, je croyais que justement le fait de rencontrer des gens, tu aurais certainement fait du bien. et Au début du cancer, je pense que tu n'étais pas prête à ça.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Et je pense que toi, tu voulais vraiment combattre le cancer. Une fois que c'est fini, on ferme la boîte et on reprend la vie. Sauf que malheureusement, ça ne s'est pas passé comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et la vie dit non, mais Sophie, tu dors encore. Donc, on va falloir te réveiller davantage. Donc, on va falloir reprendre encore. Et malheureusement, c'est là que le cancer métastatique arrive dans ta vie. Et là, du coup, c'est là que tu te décides, comme tu viens de le dire, de reprendre ta vie en bon.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça. C'est vrai que ça m'a mis un coup, c'est sûr. Mais derrière, comme je disais tout à l'heure, un cancer métastatique, c'est pour la vie. Donc maintenant, il n'y a plus de temps à perdre. Voilà, il n'y a plus de temps à perdre. Si j'ai envie de faire des choses, acheter des choses. faire des aventures et tout, ben, tu dois les faire, quoi.
- Speaker #0
Oui, donc c'est ce que je disais tout à l'heure, tu ressens quand même un peu une urgence de vivre.
- Speaker #1
Ah oui, d'une certaine manière.
- Speaker #0
Pas une urgence, mais tu veux vivre. Voilà, c'est ça. T'as dit urgence, mais tu veux vivre.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ne plus te dire j'attends de guérir,
- Speaker #1
de vivre. Oui, oui, c'est ça, c'est ça, c'est clair. Oui, oui. Quand j'ai décidé vraiment d'entreprendre ce que je voulais, j'ai trouvé ce que je voulais. J'ai tenté, j'ai essayé au yoga, à la danse, au sport, circuit training. Ça, ça me plaît. Je me retrouve dedans. Ça me correspond et j'aime bien ça. Donc, et avec la danse et le yoga, je rencontre des gens justement parce que ça, ça se fait à l'hôpital. Et tu sais, il y a aussi une chose que je n'ai pas dit, mais durant toutes ces périodes, durant toutes ces années où je suis dans cette maladie, à chaque fois, je rencontre des gens, mais genre, super ! C'est incroyable parce que... Ça me fait rire parce que, que ce soit infirmière, médecin, corps médical, tout ça, taxi même, c'est vrai, vraiment, ils sont tous bienveillants, la plupart. Et à chaque fois, c'est un échange, quoi. Et moi, j'adore ça, quand on parle de choses, qu'on échange et qu'on partage un peu nos vies. Voilà, j'adore.
- Speaker #0
Oui, que malgré la maladie, il y a quand même des échanges et que tu fais des rencontres sympathiques. Oui, sympathiques. Oui, oui. Toujours. Et il y a des personnalités que tu suis qui t'ont peut-être inspirée dans cette maladie. Oui. Qui te donnent la force parce que tu parlais du tennis, donc j'imagine que Serena Williams, comme tu adores, peut-être est l'une aussi des personnes qui te donnent la force.
- Speaker #1
Disons qu'en fait, je ne me suis pas trop associée aux célébrités. Je ne sais pas, j'ai plus fait confiance beaucoup à l'univers, on va dire, aux ancêtres et surtout aussi à ma main. Des fois, j'ai un peu puisé la force vers elle. J'ai demandé qu'elle me donne un peu de force. Mais non, pas spécialement. En fait, c'était vraiment... Parce que je comptais aussi sur vous, sur les gens qui m'entouraient. Vraiment, c'est vraiment les amis, la famille, en fait. Franchement, oui.
- Speaker #0
Pourquoi c'est important pour toi de témoigner aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, c'est important parce que je veux dire que le cancer, c'est pas une fin en soi. Finalement, même si un jour j'en meurs, l'important, c'est de vivre sa vie comme on l'entend. C'est vraiment... Le message que je veux passer, c'est qu'on vit malgré tout. Vivre malgré tout. Vivre malgré les médicaments, malgré les chimios. Il faut vivre sa vie à fond. C'est ce que j'essaie de faire. Que le cancer, ce n'est pas un frein. Il ne faut pas que ce soit un frein pour la vie. Et je le dis aussi pour moi-même. C'est surtout ça.
- Speaker #0
Et jusqu'à un moment, qu'as-tu appris sur toi ?
- Speaker #1
Beaucoup. C'est dans les temps où j'ai beaucoup pris confiance en moi. J'ai l'impression que je m'affirme plus. Je pense que je ne faisais pas avant. Et vraiment, je suis fière de moi. J'aime ce que je dégage aussi maintenant, niveau physique, je veux dire. Et voilà, je suis contente de ce parcours.
- Speaker #0
aussi donc tu aimes l'image que tu projettes c'est à dire que quand tu te vois dans le miroir t'es assez satisfaite de ce que tu vois tu compares ça par rapport à avant c'est à dire qu'auparavant je n'aimais pas ce que tu renvoyais dans le miroir si
- Speaker #1
si je pense que j'aimais mais disons que maintenant comme j'ai vécu tout ça ça a encore plus un impact en fait sur Au revoir. sur moi et je me dis tu vois tout ce que t'as traversé je serais fière de toi c'est ça en fait ce que je veux dire d'accord,
- Speaker #0
que souhaites-tu partager aussi aux personnes qui ont cette maladie ou bien les proches en fait de personnes malades ?
- Speaker #1
Pour les personnes les proches, soyez à l'écoute, essayez peut-être, enfin c'est pas facile d'être avec quelqu'un qui est malade d'un cancer Mais essayer de prendre le temps d'être peut-être un peu... Être patient aussi, c'est pas simple. Patient et bienveillant. J'aurais peut-être voulu un peu plus de compréhension.
- Speaker #0
Tu disais tout à l'heure que tu as commencé à perdre tes cheveux. Donc, c'est pas que les cheveux, tu as les cheveux, tu as les poils, tu as les sourcils, les cils. Donc, en fait, tu perds un peu toute ta pilosité corporelle. Et quand tu as pu, une fois que tu as perdu tes cheveux... Est-ce qu'on te propose des alternatives ? Parce que j'imagine que le fait aussi de se retrouver sans cheveux, c'est une perte aussi de féminité, peut-être pour toi, que tu as ressenti. Quelle importance t'accordais aux cheveux ?
- Speaker #1
Mes cheveux, c'était... Disons que je les aimais bien, mais c'était difficile de les entretenir. Donc du coup, au début, j'étais angoissée et inquiète de perdre mes cheveux. Mais une fois que je les ai perdus, je me suis toujours... Pardon, je me suis trouvée pas mal. Donc, finalement, c'était pas plus mal, en fait, de ne plus avoir de cheveux, puisque c'est plus facile à entretenir, finalement. Et ainsi que les poils, d'ailleurs. Donc oui, moi, ça m'a fait du bien. Je me sentais bien. Mais après, c'est vrai que, ben, quant à l'oucrain rasé, ben, t'as souvent froid. Donc oui, on m'a proposé... d'acheter une perruque que j'ai mise d'ailleurs lors de mon premier cancer donc j'avais une perruque rousse c'était super donc je mettais des chapeaux, tout ça et voilà et puis après quand j'étais un peu sur le chemin de la guérison j'ai laissé pousser mes cheveux mais un peu courts et ça, ça m'allait très bien j'ai beaucoup aimé pendant ce deuxième cancer c'est pareil, mes cheveux en fait Merci. La chimio que j'utilise, enfin qu'on me met, pardon, qu'on m'injecte, c'est une chimio qui ne fait pas tomber les cheveux, par contre, qui les laisse pousser un tout petit peu. Donc du coup, moi, ça me va très bien comme ça. J'utilise l'échappot, que j'adore. D'ailleurs, c'est vraiment, pour moi, très important, l'échappot, parce que ça m'accompagne aussi dans cette maladie.
- Speaker #0
Ouais, donc t'as allégé un peu ta tête, la perruque. Aujourd'hui, il n'y a plus de masque.
- Speaker #1
Il n'y a plus de masque. Donc,
- Speaker #0
c'est pas mal. Et puis même, ça permet aussi de t'aimer ton visage, t'exiler, d'apprécier ta tête, ton corps et de te voir vraiment les yeux dans les yeux tel que tu es.
- Speaker #1
Exactement. Oui, c'est ça. Moi, franchement, ça me convient comme ça.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, quand j'ai su pour le cancer et que, inévitablement, je savais que tu allais perdre tes cheveux, déjà, je me disais, De toute façon, les cheveux courts, elles vont être carmantes dans tous les cas. C'est comme ça que je m'étais dit. Mais je pense que toi, tu avais encore du mal à t'imaginer de cette façon. Mais je le savais. Moi, personnellement, en tout cas, je le savais que tu avais une tête à avoir des cheveux courts. Donc, je me disais, ça, ça va être rien du tout. Moi, ce qui me fait le plus, sur lequel j'apprends le plus, c'est plutôt les chimios que la coupe, en réalité.
- Speaker #1
Mais bon,
- Speaker #0
du coup, elle a perdu que maintenant, plus besoin d'appeler.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Tu es très bien sans, qui t'encombre, qui est encombrante finalement.
- Speaker #1
Oui, oui, plutôt,
- Speaker #0
ouais. Ah oui, d'ailleurs, est-ce qu'on t'a prodigué un type d'alimentation à suivre pendant le premier cancer ?
- Speaker #1
Oui, lors du premier cancer, en fait, je n'avais pas le droit de manger tout ce qui était cru.
- Speaker #0
Par rapport à la chimio.
- Speaker #1
Par rapport à la chimio, ouais. Mais lors de ce deuxième cancer, je n'ai... Aucune restriction alimentaire.
- Speaker #0
Bon, là, on arrive à la fin du podcast. Quelle autre chose tu voudrais partager ou qu'est-ce que tu veux qu'on te souhaite ?
- Speaker #1
Ben, du courage, de la force, beaucoup d'amour.
- Speaker #0
Tu l'auras, tu l'auras. Avec plaisir. Et, ben, dernière question. Aujourd'hui, j'ai décidé de parler de bon boulot à la fin parce que je voulais déjà que tu partages ton témoignage. Du coup, maintenant, est-ce que tu connais...
- Speaker #1
Ce mot bamboula, et surtout, est-ce que tu sais ce que ça veut dire ? Alors, oui, j'ai déjà entendu le mot bamboula, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Oui, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais j'ai déjà entendu le mot bamboula. Pas à mon rencontre, mais plutôt à l'encontre de... Enfin, je l'ai entendu, mais entendu peut-être au lycée entre deux personnes ou au collège.
- Speaker #0
mais pas envers moi. Voilà. Et t'as...
- Speaker #1
Ben, ça m'évoquait quelque chose, oui, de péjoratif, comme une insulte, en fait. Oui.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, parce que, évidemment, comme tu es ma sœur, t'as dû écouter mes autres épisodes. Oui, oui. Maintenant que tu connais la signification...
- Speaker #1
Ben ouais, maintenant, ben, c'est pas une insulte. Voilà, on sait maintenant que c'est pas une insulte et que les gens, ils ne savent pas. pas ce qu'ils disent, en fait. Et qu'il faut les éduquer et leur expliquer. Mais en fait, Bamboula, ça veut pas dire... C'est pas une insulte, quoi.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, c'est un message aussi que peut-être que t'as envie de partager, peut-être, autour de toi ou... Oui,
- Speaker #1
oui, clairement.
- Speaker #0
Si l'occasion, en tout cas...
- Speaker #1
Oui, si l'occasion me revient, oui, je partagerai, c'est sûr. Et merci à toi de nous expliquer certaines choses et de transmettre. On va faire le boulot.
- Speaker #0
Oui, en tout cas, c'est un épisode très émouvant, très touchant pour moi parce que c'est quand même un peu une part de ma vie aussi que je partage dans cet épisode-là. Ta vie à toi, qu'on partage toutes les deux et qu'on partage auprès de plusieurs personnes. Je partagerai peut-être aussi à d'autres personnes qui n'ont peut-être pas eu vent de ton état et de ta maladie. mais au moins les gens sauront vraiment ce qui t'est arrivé,
- Speaker #1
par où t'es passé les différentes étapes que t'as dû traverser et ton état actuel et ton relation amoureuse ça c'est plus compliqué pour l'instant voilà comment dire, j'essaye C'est pas simple, parce que le cancer, ça fait peur. C'est ce que j'ai remarqué, en tout cas. Donc, voilà. C'est un cheminement. C'est peut-être tomber sur la bonne personne qui va me prendre comme je suis.
- Speaker #0
OK. Non, mais je comprends, parce que c'est clairement... En plus, il faut savoir qu'il y a quand même des hommes situant des cancers du sein, et je crois qu'il y en a un. des hommes qui peuvent aussi contracter le cancer du sein. Et ça, c'est vrai que ce n'est pas assez mis en avant.
- Speaker #1
En tout cas,
- Speaker #0
tu es ouverte aux opportunités. Si jamais quelqu'un est intéressé par ton profil... Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Je verrai s'il y a des opportunités.
- Speaker #0
Très bien. Écoute, merci pour ton partage. Ta sincérité.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
ton énergie, ton honnêteté cet espace aussi je l'ai créé je pense pour ça pour qu'on puisse partager des choses qu'on n'a pas pu faire et c'est délicat aussi de parler de maladies comme ça, par exemple dans un moment de famille, c'est pas simple non plus, mais cet espace aussi est créé pour ça en tout cas moi si j'ai créé ce podcast c'est dans cette perspective aussi c'est un moment de ta vie qui a changé Merci. le cours de ta vie et qui est ce que tu es aujourd'hui parce que sans cancer quelque part tu ne serais pas la personne que tu es aujourd'hui et tu n'aurais pas comme tu dis tout à l'heure cette niac cette force cette envie de vivre et de partager que
- Speaker #1
tu as aujourd'hui oui tout à fait tu as tout à fait raison tu as tout dit et c'est ça le cancer a bouleversé le cours de ma vie. C'est pour ça que plus tôt aussi, je disais, je le remercie finalement, même s'il m'embête, d'une manière aussi positive.
- Speaker #0
Et en plus de ça, il te permet quelque part de reconnecter aussi avec ton passé, avec tes ancêtres, parce qu'à un moment donné, tu parlais de ta maman, enfin de notre maman.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et je sais que là, cette année, c'est une année qui t'a permis aussi de te reconnecter. avec elle, à son souvenir, parce que le deuil aussi a été fait d'une façon brutale et que tu n'as pas pu vraiment te concentrer là-dessus. Et donc du coup, aussi, c'est un moyen de te souvenir d'elle et de lui rendre hommage.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est exactement ça. La force, c'était un esprit. Oui, je m'inspire d'elle, et ça me fait du bien d'essayer de le rendre hommage en tout cas. que moi aussi je suis forte.
- Speaker #0
Non, non, si, si, que tu es forte et que tu veux t'en sortir.
- Speaker #1
Oui, voilà. C'est vrai que oui, des fois, j'ai pensé à elle. Je me suis dit, ben non, je peux pas abandonner. Je peux pas me laisser mourir, quoi. Donc oui, ça m'a aidée de penser, ça m'aide de penser à elle. Voilà, c'est vraiment mon modèle, quoi.
- Speaker #0
Alors qu'apparemment, c'est pas quelque chose que tu faisais forcément. c'est vraiment grâce au concert que tu as pu te reconnu qu'à elle te reconnaître à un passé que tu avais mis de côté c'est exactement ça je me suis remise
- Speaker #1
un peu dans le passé j'ai essayé de comprendre aussi ce qui s'est passé et voilà bref depuis qu'elle n'est plus là c'est vrai que ça fait un moment mais les souvenirs restent intactes et parfois c'est difficile sans elles c'est sûr mais voilà elles restent présentes très bien, bah écoute merci à toi Joa et vraiment bravo pour ce podcast je suis vraiment contente d'avoir participé à ton travail et à booster ton travail
- Speaker #0
Merci, merci. Bon, on se dit à la prochaine pour un prochain épisode.
- Speaker #1
Merci à toi. Au revoir. Salut. Salut.
- Speaker #0
Bon, eh bien, si vous êtes là, c'est que vous avez écouté jusqu'au bout et que l'épisode vous a plu. Alors, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Notez sur Apple Podcast et Spotify en laissant un commentaire 5 étoiles. Ainsi, je serai en mesure de continuer à produire des épisodes qualitatifs. À très vite. sur Bamboula.