Speaker #0Tu sais exactement ce que tu veux construire, tu sais ce qui te rendrait fier, et je dirais même que tu connais les étapes, les tâches à faire pour accomplir tes projets. Pourtant, tu te retrouves à procrastiner, repousser, attendre le bon moment. Pas parce que t'es paresseuse, pas parce que tu ne sais pas comment faire, pas parce que tu manques de discipline, mais parce qu'il y a sûrement un blocage qui est plus profond. Il y a un je-ne-sais-quoi rassurant à... continuer de nourrir un projet ou des habitudes que l'on connaît, même si ça nous prive d'un épanouissement qu'on trouverait ailleurs. J'ai réalisé que ces dernières semaines, voire ces derniers mois, c'est exactement ce qui se passait dans ma propre vie. Je m'étais fait une promesse, une promesse que tu connais déjà si tu me suis depuis quelques temps et cette promesse, je ne l'ai pas tenue. Elle devait me permettre de me donner le temps et l'espace d'accomplir réellement ce que je voulais. mes rêves en fait, ce que je veux réellement faire. Et pourtant, je me suis retrouvée à revenir sur mes mots et à retourner dans ma zone de confort. Aujourd'hui, on va parler de ces peurs qui sont sûrement la source de ma procrastination, sûrement la tienne aussi, face aux choses qui comptent vraiment pour nous. Coucou ! Hello, hello, ça fait longtemps ! Ça fait longtemps, ça fait longtemps ! Bon, du coup, petit update de vie, c'était quoi cette... fameuse promesse que j'ai teasée, et bien je m'étais dit tout simplement, tout simplement enfin pas tout simplement mais que j'arrêtais la freelance, voilà je m'étais promis il y a 6 mois maintenant que j'arrêtais la freelance pour me consacrer à 100% à travailler sur mon indépendance financière déjà, créer des événements, des workshops, une retraite créative, me consacrer à la création de contenu, donc le podcast, Youtube faire tous mes vlogs, vous savez qu'une fois que j'ai arrêté que j'avais tout mon temps et mon énergie consacrée à moi Je savais que normalement, je ferais du bon travail. Encore faut-il faire le travail. Je dirais pendant toute la fin de l'année dernière, j'ai vraiment complètement arrêté la freelance. À partir du début 2026, j'ai eu quelques petites demandes. Et je me suis dit, le meilleur des deux mondes, c'est peut-être prendre une mission par mois qui me permet de sécuriser de l'argent sans que ça me prenne trop de temps et d'avoir tout le reste du mois pour moi. Donc, c'est ce que j'ai commencé à faire. Sauf que, sauf que, sauf que, sauf que, sans la freelance, je n'arrivais pas à prioriser ce qui me rapporterait de l'argent. Donc, mon portefeuille se fragilisait et j'ai recommencé à sentir un stress financier. Et mois de mai, j'ai eu beaucoup, beaucoup d'opportunités. En fait, que des anciens clients. Tous mes anciens clients sont revenus d'un coup. Je ne sais pas ce qui s'est passé en mai. Mais je suis passée de un projet freelance par mois à sept dans le mois, je crois. A peu près sept ou huit. Et en discussion sur cinq autres projets, le stress quoi. permanent et c'était que des projets en plus qui ne se bouclaient pas, que des urgences qui ne sont pas vraiment urgentes. En soi pour être honnête, je n'ai pas accepté ces projets par peur financière mais plutôt par sens d'opportunité. En fait je me disais, je peux accumuler de l'argent pour être sûre de pouvoir partir à étranger à la fin de l'année, pour être sûre d'avoir le reste de mes mois où je peux vraiment concrètement refuser tout projet qui me distrait de mes rêves. Et en fait j'ai commencé à adopter cette logique de je sacrifie entre guillemets mon mois de mai. pour le reste de l'année. Donc, c'est ce qui s'est passé. J'ai été mal physiquement. En fait, voilà, à chaque fois que je reprends la frélance, c'est un rappel de pourquoi je souhaite arrêter. L'anxiété me rend malade. J'ai eu des semaines, je dormais très mal. Je ne peux même pas vous expliquer comment j'étais physiquement. Il y avait un brouillard mental, mais un mal-être physique. J'étais dans un épuisement, un stress, une irritabilité. Je ne me reconnaissais plus. J'étais vraiment épuisée, en fait. J'aimerais pouvoir avoir cette capacité. de faire de la freelance à côté de la création de contenu, par exemple, sans que ça me pose de soucis. La réalité, c'est que, un, ça me rend malade, et deux, ça me fait perdre le sens, en fait, de mes projets à moi. J'ai une personnalité tellement passionnée, et c'est ça qui me rend malade, c'est que je ne peux pas faire les choses à moitié. Donc, quand j'ai une mission client, je le prends comme si c'était mon projet. Et quand j'ai sept missions clients d'un coup, j'ai sept fois... des missions où je me mets corps et âme dedans. A force de donner des parts de moi à tout le monde et de me surinvestir sur des missions, j'ai perdu le sens de mes rêves. J'arrivais plus à avoir le sens de ma vision, de ma direction. J'ai l'impression que quand je poste sur les réseaux sociaux, sur Instagram, je me disais mais est-ce que ce que je fais est clair ? Et à chaque fois, je me retrouve presque tous les mois à refaire un travail de vision alors que ma vision est parfaitement claire, que je sais exactement quoi créer, je sais exactement quelles sont mes idées de contenu. J'ai vraiment plein d'idées de podcasts, de shorts. Et j'accumule toutes ces idées, tous ces projets qui sont très concrets là-dedans. Parce que quand je perds mon flow, j'arrive pas à savoir ce que je dégage en fait, si ce que je produis est vraiment en alignement avec ce que je veux produire. J'ai du mal à savoir si la vision que j'ai correspond à la vision que je dégage. Donc ça me donnait l'impression que je devais recommencer à zéro, que tout ce que j'avais construit, comme j'ai fait un peu une pause et même le podcast, Je vous dis que je suis là toutes les semaines, mais voilà, finalement je suis là toutes les trois semaines. C'est fatigant, c'est épuisant, je me déçois constamment. Et j'ai l'impression que tout ce que je construis ne sert à rien, n'aboutit à rien, parce que je n'arrive pas à être constante. et à respecter mes engagements. J'ai sacrifié mon mois de mai pour avoir une sécurité financière qui me permettrait de me consacrer davantage à mes rêves, mais en ayant plus de sécurité financière, j'ai moins d'urgence. Et c'est dommage, comme je n'ai plus actuellement de stress financier, j'arrive beaucoup plus avec précision déterminée, ce qui est important. Quels sont les vrais messages que j'ai envie de transmettre, à qui j'ai envie de parler, comment, pourquoi ? Tout ce que je fais aujourd'hui, en fait, ce sont les bonnes décisions parce que je l'ai fait dans le calme, je le fais dans la sérénité. Tous les messages que je veux partager, c'est ce que je veux réellement partager. Donc c'est super, en fait, je suis dans un état qui est super, mais, donc paradoxalement, j'ai moins d'urgence. Parce qu'à force de suivre l'argent comme indicateur de valeur, tu oublies l'urgence de la valeur à partager qui n'est pas pécuniaire. Et c'est intéressant comme parfois on a besoin d'un minimum de sécurité pour créer sincèrement. C'est même perturbant. de me rendre compte de ça. Parce que quand tu as peur de manquer, tu te travestis parfois pour survivre sans t'en rendre compte. Mais tu t'appropries les idées des autres, tu t'essayes de répliquer ce qui fonctionne déjà sans t'en rendre compte parce que tu es dans un instinct de survie. Ça, le danger avec l'argent, c'est que ça dicte beaucoup de choses, c'est très tangible et ça te fait perdre la valeur de tes rêves qui sont parfois plus dans ce qu'on peut catégoriser de mission de vie, de... sens d'utilité et qui est donc intangible et qui peut vite devenir donc conceptuel, ce qui fait que tu ne te ressens pas d'urgence. Est-ce que je fais sens ? Bref, du coup, concrètement, ce qui se passait, c'est que les journées qui étaient 100% pour moi, où je n'avais plus de travail à faire, je n'arrivais pas à calmer mon système nerveux, je me mettais à me reposer parce que j'en avais besoin. Et donc, soit je travaillais dans la freelance, soit je ne travaillais pas. Donc très concrètement, je vois... Le coût de l'attente qui est certes le nombre de vidéos que je n'ai pas publiées, mais aussi le nombre de personnes que je n'ai pas pu aider, pas pu toucher. La retraite créative que je veux faire depuis deux ans, depuis deux ans. Je me dis mais j'aurais pu faire quatre, cinq éditions. C'est pareil en fait, je calcule toutes mes pertes. C'est même pas perte financière du tout pour le coup, c'est vraiment perte de fierté de moi, de bonheur. de connexion humaine, de rencontre, je vois tout ce que je n'ai pas vécu. Ça me provoque de la colère, ça me provoque de la honte, ça me provoque de la déception. Et cette déception s'autonourrit. Plus je suis déçue de moi, plus je suis en colère avec moi-même, plus je vais être propice à abandonner vite, à repousser encore plus, à procrastiner encore plus, parce que je me sentirai encore moins capable. Et voilà. Voilà, cercle négatif, cycle négatif, je ne sais toujours pas si on dit cercle ou cycle, peu importe. Donc si tout est prêt et qu'il manque juste l'action, pourquoi ? Pourquoi ? Là on arrive au pourquoi, les vraies peurs là. Pourquoi je n'avance pas ? C'est quoi le pourquoi qui t'intéresse, qui m'intéresse, qui m'intéresse, qui t'intéresse ? Aujourd'hui, en vrai, c'est simple. Je veux faire des podcasts toutes les semaines, je veux organiser des workshops de danse à travers la France. Bon c'est quand même important mais je veux créer des workshops de danse pour aider les femmes à prendre confiance en elles et je veux créer des retraites créatives. Pour l'instant, c'est tout. C'est déjà beaucoup, mais en vrai, je sais comment faire. Je sais ce que je dois faire. Quand on y pense, quand on découpe les tâches, on va dire que c'est entre guillemets accessible. OK ? J'ai déjà entrepris dans ma vie, je sais entreprendre. En vrai, c'est un truc de fou. C'est un truc de fou. Dites-vous que vraiment, les retraites créatives, ça fait tellement longtemps, mais tellement longtemps que c'est dans ma tête et maintenant, on en voit partout. La K-pop ! La K-pop, moi, je suis sur la K-pop depuis le collège. Maintenant, c'est... partout, il y a tellement de trucs comme ça en vrai, vous savez maintenant on voit plein de contenus sur la gamification, les side quests, les main quests, ça c'est pareil ça fait 3 ans que j'y pense j'ai que ça dans ma vie j'ai des idées que du coup qui sont prouvées être bonnes par le temps parce que ça devient des tendances alors que j'étais précurseur mais qu'en fait ça sert à rien d'être précurseur parce que j'en ai jamais rien fait quoi et c'est cette frustration je vous jure mais des fois je m'en fous, je me frappais quoi J'ai envie de me frapper, je suis d'hyper bons conseils pour les autres, je fais du super bon travail encore une fois pour les autres et j'en ai parlé dans un autre épisode de podcast qui n'est pas sur YouTube. Justement c'est la fin de la boucle freelance, burnout etc. Bon du coup, cette frustration que j'ai de savoir être compétente, de savoir avoir de bonnes idées, de savoir que si je me mets à travailler concrètement sur mes projets, je sais que je peux créer des choses incroyables et ne pas le faire. Qu'est-ce que ça m'énerve ! Mais qu'est-ce que ça m'énerve ! C'est là où j'ai réalisé que je ne procrastine pas tout. Je procrastine ce qui compte vraiment pour moi, ce qui est vraiment important pour moi. Et quand tu comprends ça, c'est plus facile de comprendre d'où viennent les peurs. Déjà, j'ai peur d'être médiocre. Voilà, c'est dit, j'ai peur d'être médiocre, j'ai peur de pas être à la hauteur des idées et de tout ce qui se passe dans ma tête, malheureusement. Se mêle à ça un petit syndrome de l'imposteur, parce que par exemple, le podcast, je vous donne des conseils, mais la réalité c'est que ma vie n'est pas encore parfaite, je vous donne des conseils que moi-même je dois écouter, et donc ça me donne un espèce de syndrome de l'imposteur où je me dis mais qui je suis pour parler de ces choses si c'est pas encore à 100% vrai dans ma vie ? Mais c'est pas parce que je ne suis pas un modèle de perfection que je ne peux pas partager des réalisations qui aideraient réellement des personnes à avancer. Parce que le changement, c'est un processus et je ne serai jamais parfaite. Il faut que je me mette ça dans ma tête, qu'on est toujours dans un changement perpétuel, on est toujours dans une évolution perpétuelle. Et ce n'est pas parce que je ne suis pas un produit fini. C'est horrible de dire ça, mais voilà. C'est pas parce que je suis... Pas un produit fini que je n'ai pas de valeur à apporter à qui que ce soit. Et il faut que j'arrête avec ce syndrome de l'imposteur de devoir respecter à la perfection les conseils pour pouvoir les donner. Merde quoi ! Voilà, je l'ai dit. Et du coup, en plus ce syndrome de l'imposteur, il est horrible parce que c'est ce qui me fait que j'ai peur d'initier. Vous savez, le podcast, j'arrête pas de repousser parce que j'ai un blocage dans la gorge en fait. J'ai un blocage dans la gorge où je me disais, je vais pas réussir à bien dire. Je vais pas réussir, j'ai peur que mes idées soient pas cohérentes, dites de la bonne manière, j'ai peur de trop en dire, de pas assez en dire, de pas être trop précise, pas assez généraliste, mais de parler à personne et de parler à tout le monde. Il faut que je calme, mais vraiment c'est ça qui se passe dans ma tête. Je me dis, il faut que je prépare, parce que c'est ça qu'on te dit. Il faut que tu prépares ton script à l'avance, alors que je suis quelqu'un de très spontané. Et donc c'est la préparation de mon script que je repousse. Une fois que je me mets dans le script, je me dis, j'ai trop préparé. Je ne vais pas être naturelle, je ne vais pas être authentique. Je me retrouve dans une espèce de prison. D'ailleurs, ce n'est pas réellement une peur, mais c'est plus une prison que je me suis faite. C'est la prison de l'authenticité. Je veux tellement être authentique, je suis tellement à la recherche de l'authenticité que je m'enferme dans les règles que je me suis imposées de l'authenticité. Peut-être que ça peut être encore une autre idée de podcast. Je veux tourner quand je suis dans une bonne énergie, quand je me sens moi-même. Ne pas avoir un planning défini d'un podcast tourné toujours dans le même temps de la semaine parce que j'ai l'impression qu'il y a quelque chose de très structurel et très méthodique là-dedans qui me dérange et où je ne me sens pas en phase avec ça. Pourtant, c'est ce qui me ferait vraiment avancer. Il me ferait arrêter d'attendre le bon moment. Arrêter de tout mettre la pression sur un moment précis pour prouver toute ta valeur comme si... tout se jouer en ce moment-là. Non, c'est les efforts cumulés, c'est l'effet cumulé qui va t'amener là où tu veux aller. Et d'ailleurs, c'est les erreurs humaines, c'est ton humanité qui va faire que tu vas aimer le processus et qui va faire que les gens vont apprécier ce que tu fais aussi. En plus, c'est bête parce que ma peur de la médiocrité, elle est un peu irrationnelle. En vrai, quand je me réécoute, quand je fais les montages de mes podcasts, je trouve que c'est intéressant ce que je dis et à chaque fois, je me fais la même réflexion. La réflexion qui est Merci. C'est dommage que tu ne le fasses pas plus souvent, c'est dommage que tu ne te mouilles pas plus, c'est dommage que tu ne sois pas plus régulière. Parce que là, vous voyez, j'ai toujours plein de trucs à dire et je pense qu'on y gagnerait tous. Je parle peut-être moins, que je me canalise plus, mais que je le fasse par petites doses. Le problème, c'est que je me mets tellement une pression de l'authenticité la plus pure et la plus exacte que je me mets une pression monstre pour être toujours dans une actualité. Et quand une idée n'est plus tout à fait alignée avec ma réalité d'aujourd'hui, je la mets de côté, je ne la fais pas, je filtre ce que je dis aussi. Et c'est comme si mes brouillons avaient une date d'expiration. Et ça c'est pas pérenne en fait, c'est pas pérenne et je trouve que c'est pas juste aussi par rapport à la valeur que j'avais apportée et que du coup j'abandonne. Mais ça me demande de mettre moins de pression. Et la pression, elle vient de mon perfectionnisme qui me pourrit la vie. Et ça, quelle est la cause de mon perfectionnisme ? Dans mon cas, j'essaie encore en vrai de le déterminer. J'ai l'impression que j'ai toujours été comme ça. Un mélange de chaos, c'est-à-dire que je faisais tout à la dernière minute, tout le temps. Mais toujours avec cette satisfaction. Quand j'étais en cours, quand j'étais en primaire, lycée, je faisais mes révisions dans la nuit pour le lendemain et j'avais des super notes. Et en fait, c'est une addiction, une adrénaline de la dernière minute et de quand même y arriver. Et j'ai été comme ça dans toute ma construction en grandissant. Donc forcément, je pense que c'est un truc qui me suit encore aujourd'hui, même si j'en souffre. De devoir toujours attendre la dernière minute parce que c'est comme ça que je suis programmée et parce que c'est ce qui me donne le plus de dopamine ou de satisfaction et parce que j'en ai fait mon identité, vous voyez ? J'ai aussi accumulé une espèce de honte. Une petite honte des fausses promesses que je fais encore et encore. Du podcast qui doit sortir toutes les semaines, du workshop où je suis en création depuis deux mois. Cette honte me rend immobile et me fait fuir plutôt qu'autre chose. Plutôt que de me mettre à agir et prendre mes responsabilités, de me dire c'est pas grave tu loupes une semaine, je commence à mettre des œillères et à prendre l'habitude de ne pas respecter mes engagements parce que je me dis comme ça vous vous habituez au fait que je m'habitue. que je ne respecte pas mes propres engagements. Mais du coup, je me mets encore plus dans un cercle négatif ou cycle négatif. Je ne sais pas. Du coup, c'est la chaleur, je vous jure. Je ne suis pas dans mon état normal. Vous voyez, là, je filme. Il est 23h30. Je filme sous la canicule parce que je me suis dit, il y en a ras-le-bol de procrastiner. Vous voyez l'effet que ça fait. Est-ce qu'il y a des gens qui m'écoutent encore là maintenant ? Purée ! Anyways, les promesses que je fais et que je ne respecte pas me provoquent tellement de honte, je pense, et de culpabilité, que ça me fait encore plus suivre le problème et ça me fait encore plus procrastiner, tout simplement. Et donc ce que j'ai envie de conclure dans tout ça, aujourd'hui ce que je me dis là, maintenant que je suis un peu sortie de ma vague de freelance que j'ai mis de côté, que je vais pouvoir me consacrer à mes projets, que j'ai identifié mes peurs et ce qui me freine, etc. J'accepte que je suis en chemin. J'accepte... que revenir sur ses paroles n'est pas forcément synonyme d'échec, mais c'est une transition. Parce que du coup, j'ai identifié que j'ai une personnalité très passionnée tout au rien, que je m'investis à 100% ou que je ne m'investis pas du tout. Tout simplement, il y a un curseur à mettre. C'est possible d'avoir deux réalités en même temps, de rester un peu dans ce qui est connu pour nous donner un sens de sécurité, tout en travaillant un peu petit à petit sur ce qu'on veut réellement faire, en ayant la paix. patience du changement, en se laissant le temps de changer, en appréciant notre parcours, nos progrès. Il faut que j'arrête de sur-intellectualiser, sur-compliquer. Je peux être à 50-50, à 80-20, je n'ai pas à être à 100% dans un projet, à 1000% même dans un projet, pour le mener à bien et il est tout aussi valable même si je ne suis pas perdue à corps d'âme dans ce projet, vous voyez ce que je veux dire ? Il faut accepter de montrer le moche, le processus, la réflexion. Il faut accepter de montrer le vrai, l'humain en fait. Et il faut arrêter de se lisser, de se cacher. Amenons un peu d'authenticité dans ce monde qui en a tant besoin. Et acceptons d'être une œuvre d'art mais aussi un chef-d'œuvre en construction.