Valérie FayolleMais alors comment ça vous ne vivez pas ensemble ? On m'a posé cette question tellement de fois à propos de mon couple, comme si on s'aimait moins à cause de ça. Alors que pour moi au contraire, le fait de ne pas vivre avec mon compagnon, c'est ce qui nous permet de prendre soin de nous. Je vois tellement de couples qui se déchirent dans leur maison, je vois tellement de couples qui sont en tension dans leur maison. Et pourtant, on continue de nous vendre le modèle du toit partagé comme une évidence. comme une preuve d'amour incontournable. Alors j'ai envie de poser les choses autrement aujourd'hui et dans cet épisode, je vais venir vous parler de ce qui se joue vraiment quand on choisit de vivre ensemble et puis surtout de comment on peut prendre soin du couple même quand on partage le même toit. Alors restez avec moi, on en parle tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici. dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on va regarder ce qui se joue dans notre maison quand on partage l'espace avec son compagnon ou sa compagne. Et surtout, j'ai envie d'explorer une question qui revient extrêmement souvent, c'est pourquoi la vie à deux, elle est parfois si difficile justement quand on partage le même toit. Alors il y a un paradoxe qui est là, en vrai, souvent au départ, c'est que quand on choisit de vivre ensemble, quand on fait ce choix-là, c'est... En général parce qu'il y a l'élan amoureux, on veut partager plus, on veut partager plus de temps, on veut partager plus de choses avec l'autre et donc il y a cette espèce d'idée un peu romantique de l'inclusion ou de se fondre dans l'autre. Et la réalité, en tout cas moi ce que je vois, ce que j'ai vécu aussi, je vous en reparlerai, mais ce que je vois aussi chez les femmes que j'accompagne, je rentre dans beaucoup de maisons et moi ce que je vois c'est beaucoup de non-dits. Beaucoup de tensions aussi dans les maisons. Il y a des habitudes qui s'installent forcément au fil du temps. Il y a des contrariétés, le quotidien qui prend le dessus. Il y a aussi des conversations qui vont devenir complètement orientées vers la gestion du ménage, des courses, des travaux, un petit peu tout ce qui est administratif, tout ce qui va représenter une obligation dans le foyer. dans la maison et donc la maison devient cet espace où finalement on vient gérer des problèmes, régler des problèmes. Donc tout ça je le vois dans l'espace, cet espace qu'on avait pensé comme un espace amoureux ou qu'on avait voulu comme un espace amoureux au départ. Et puis en fait au fil du temps il devient complètement autre chose. Ce que je vois aussi beaucoup c'est des reproches, c'est des reproches, c'est des non-dits qui prennent de plus en plus de place dans l'espace. c'est-à-dire qu'on va avoir des personnes qui vont... être sous tension à cause de la présence de l'autre. La présence de l'autre va venir créer justement cet inconfort parce qu'il est permanent, c'est omniprésent. Et donc là, il peut y avoir des choses qui ne sont pas dites mais qui sont signifiées clairement avec des mimiques, avec des silences, avec des regards, beaucoup. Une façon de dire à l'autre que on n'est pas confortable avec sa présence, on est moins en amour. Et c'est là que ça vient. questionnée parce que je ne suis pas sûre moi aujourd'hui que ce soit une baisse de l'intensité, de l'élan amoureux, c'est plutôt une baisse du plaisir à vivre ensemble et à être ensemble. Et probablement que c'est parce qu'on n'est pas parti sur les bonnes bases ou en tout cas qu'il y a une intention ou une illusion qui est là au départ et qui mérite d'être revisité, re-questionné justement. Parce que si cette situation, si ce malaise est si fréquent quand on vit à deux, peut-être que c'est parce qu'on a hérité d'une conception qui est très particulière justement de l'amour. Je vous le disais au début, c'est qu'on est dans cette illusion un peu de la fusion, du modèle fusionnel de l'amour, comme si aimer c'était tout partager. Moi ça je le démonte, je le remets complètement en question, mais c'est vrai qu'on a tendance, c'est ce qui nous a été transmis beaucoup dans Les modèles amoureux, on a tendance à considérer que quand on est amoureux, on devrait... Avoir envie de tout vivre avec l'autre, de tout partager, mais aussi d'être en permanence en lien et en relation avec l'autre. Donc la question de la cohabitation, le fait de vivre ensemble, c'est aussi vendu, j'ai envie de dire, dans notre modèle amoureux comme une évidence. On s'aime, donc on vit ensemble. La question elle se pose peut-être avec évidence quand on a un projet de famille, quand il y a des enfants qui sont là. et qu'effectivement ça permet de vivre, de faire exister cette cellule familiale, j'ai envie de dire, de façon plus simple. Mais en revanche, quand on est dans une deuxième phase de vie, après 40, 50 et même au-delà, la question du vivre ensemble peut être questionnée complètement différemment. Et pourtant, c'est très souvent reconduit à l'identique et ça vient créer aussi et encore les mêmes... malaise, il y a aussi les couples parentaux qui se sont construits autour de la cellule familiale et qui ne viennent pas re-questionner leur façon d'occuper l'espace ou leur façon de vivre ensemble une fois que les enfants sont partis. Mais forcément la donne est différente, forcément j'ai envie de dire le projet partagé dans cet espace ne peut pas reposer sur les mêmes bases et pourtant en fait dans cette maison dans cette illusion de tout fusionner, ça va loin parce qu'il y a aussi cette injonction, cette obligation qu'on questionne rarement sur le fait de partager le même lit, partager la même chambre, partager le quotidien. Et donc on pense que tout ça c'est une évidence, comme si c'était aussi une preuve de notre amour, souvent d'ailleurs quand on a moins envie. D'être dans la même chambre, moins envie d'être dans le même lit, on peut ressentir de la culpabilité comme si c'était la manifestation, l'expression d'une forme de désamour pour l'autre, alors qu'encore une fois, ça n'a rien à voir. On a besoin d'être seul, on a besoin, c'est fondamental, ça ne fait pas de nous des mauvaises personnes. Physiologiquement, on en a besoin, psychologiquement aussi. On a besoin de se retrouver aussi dans une bulle, parfois, peut-être aussi souvent, et ce besoin de solitude, il est souvent interprété comme un rejet de l'autre. Alors que c'est tout sauf ça. L'amour a besoin de se nourrir aussi de deux individus qui sont pleinement ressourcés, qui sont pleinement souverains, et l'amour et le besoin d'intimité individuelle, le besoin d'être seul, ne sont absolument pas contradictoires. Et c'est ça qui n'est pas reconnu souvent dans le fait de vivre ensemble. C'est ça qui n'est pas reconnu souvent dans le fait de partager le même toit. C'est ça qui n'est pas reconnu souvent dans le fait d'être dans la même maison. Ça va être extrêmement important dans la cellule d'habitat, en fait, de prendre soin de l'intimité de chacun. et de l'intimité du couple. Mais ce sont deux choses distinctes. Et lorsqu'on aime profondément quelqu'un, on n'a pas nécessairement envie ni besoin de tout montrer, de tout partager ou d'être disponible en permanence. La maison, c'est cet espace intime. Mais quand elle est partagée, c'est l'espace intime de l'un, c'est l'espace intime de l'autre et c'est l'espace intime du couple. Et il y a ces trois dimensions-là qui ont besoin d'être reconnues et qui ont besoin d'être... J'ai envie de dire honoré, absolument. Et souvent, on a tendance à honorer que l'espace du couple. On le voit beaucoup dans les modèles architecturaux qui nous sont transmis, dans la structure des maisons ou des appartements que moi, je vois. Les maisons telles qu'elles sont conçues aujourd'hui privilégient, j'ai envie de dire, une vision du couple qui est fusionnelle, justement. Il y a une chambre parentale, elle est posée comme une évidence. Alors qu'à aucun moment, dans aucune maison que je visite, il n'y a deux chambres d'adultes. Ça, ça existe, on le voit dans les colocations, on ne les voit pas dans les maisons prévues, conçues pour les couples. Ce qui se fait beaucoup en ce moment, c'est très tendance, c'est d'avoir au contraire une suite parentale. Comme si justement, il y avait une espèce de vie autonome. autour du couple où la salle de bain est mélangée à la chambre et au dressing, etc. Donc il y a une espèce d'écosystème qui se met là, mais c'est toujours pour les deux, c'est toujours autour du couple. Moi je ramène à l'individu dans le couple, parce que ça va être extrêmement important. La suite parentale, pour moi, c'est tout sauf affaire, et le modèle de la chambre du couple systématique est aussi à questionner. Alors je ferai un épisode probablement là-dessus, parce qu'il y aurait beaucoup à dire. sur la question de la chambre parentale. Mais regardez, en fait, ce que je viens de questionner, c'est que si vous avez des enfants... Si vous en avez plusieurs, probablement qu'à un moment donné, vous vous êtes mis un peu de pression pour que chacun de vos enfants ait sa chambre. Ça vous paraît évident et vous êtes prêt à déplacer des montagnes pour ça. Donc, vous reconnaissez ce besoin individuel pour vos enfants et vous ne le reconnaissez pas au sein de votre couple. Mais c'est exactement la même chose. Cet espace personnel pour chacun des adultes n'est jamais vu, perçu. et reconnu. Donc la manière dont on organise l'espace donne à voir une vision, une certaine vision de la famille et du couple, mais à l'épreuve des faits, ce n'est pas toujours ce qui va venir prendre soin de nous et surtout prendre soin de notre relation et de notre relation amoureuse. Et regardez ce qui se passe en fait dans nos maisons, dans vos maisons, dans la mienne aussi, dans le passé, mais quand on n'a pas d'espace pour... se ressourcer, se replier parfois en fait, quand tout est partagé absolument les espaces communs deviennent des espaces de négociation permanente et ça c'est ce que je vois beaucoup c'est l'espace où il n'y a pas de délimitation tout le monde est là donc il y a des questions de bazar, de rangement de désordre qui deviennent des sources de conflits dans le couple ou au sein de la cellule familiale il y a aussi des conflits sur sur les habitudes des uns et des autres, sur les rythmes différents, sur ce qui est important pour l'un et ce qui n'est pas pour l'autre. Il peut y avoir des conflits autour de l'espace sonore, autour de l'usage de la télé, autour de l'usage de la musique, etc. Donc il va y avoir des conflits là-dessus. Il va y avoir aussi des conflits sur les choix d'aménagement, puisque tout est partagé, comment on aménage cet espace. Et souvent, et ça moi je l'ai fait aussi, il y a une personne dans le couple qui va. imposer sa vision, sa vision de l'aménagement de l'espace. Souvent, c'est nous les femmes, on va arriver un petit peu en mode dictatorial là-dessus et on va imposer nos choix d'aménagement sans questionner vraiment l'autre, sans questionner vraiment les besoins véritables de l'autre. Et puis il y a aussi la place physique accordée à chacune de nos activités, qui fait quoi, à quel endroit, quand, etc. Tout l'espace devient finalement un endroit de négociation, de compromis, de tension. Il y a des reproches qui peuvent être là, la sensation de se taire parfois, puis d'autres fois d'exploser. C'est l'espace qui vient créer tout ça, notre façon d'occuper l'espace, et cette illusion qui était posée au départ de la puissance sème. On va dépasser tout ça et on va fusionner ensemble dans l'espace également. C'est tout sauf affaire. Et je vous l'ai dit, c'est pourtant ce que j'ai vécu moi aussi. Pendant 25 ans, j'ai partagé ma maison avec le père de mes enfants et avec mes enfants également. Mais quand je revois cette période, je vois bien combien j'imposais ma façon de faire, ma façon de voir, ma vision de la maison, comme si c'était un domaine un peu réservé aux femmes d'ailleurs. Comme si... Il y avait quelque chose que j'aurais su mieux que lui. Et puis je vois aussi que j'avais du mal parfois à lui faire de la place lorsqu'il rentrait notamment de ses déplacements professionnels. Il fallait que je crée à nouveau de l'espace pour qu'il venait chambouler mes habitudes. Et c'était remuant pour moi, c'était pas du tout confortable, c'était pas quelque chose que j'aimais. Et du coup ça venait créer, j'ai envie de dire, un sentiment de désamour peut-être à ce moment-là où je me disais « Hey ! » Il vient bousculer mon quotidien, il vient bousculer mon espace, il vient remettre ses habitudes là où moi j'en ai déjà. Donc il y avait ça. Et puis moi également, lui souffrait probablement de ne pas avoir son espace à ce moment-là, mais moi également je souffrais aussi de ne pas avoir d'espace personnel. Je me souviens qu'à ce moment-là, je travaillais beaucoup, j'utilisais beaucoup ma voiture pour travailler, mais parfois en fait j'allais conduire, parce que c'était le seul endroit où j'étais seule. C'était le seul endroit où je pouvais écouter de la musique, chanter à tue-tête, réfléchir, tout simplement être dans ma bulle sans autre sollicitation que moi-même. Et ça, si j'avais besoin de ma voiture pour faire ça, c'est bien parce que dans ma maison je ne trouvais pas cet espace-là. Et c'est là qu'il y a un paradoxe. C'est que la maison devrait être notre espace-ressource. La maison devrait être cet endroit où on vient justement se déposer, se ressourcer, se reposer. Pas un espace dans lequel on vient se confronter à du conflit, à des tensions, à des revendications et à des non-dits, absolument pas. Donc quand la maison devient ça, j'ai envie de dire, au nom de l'amour, il y a quelque chose qui est clairement dysfonctionnel. Parce qu'à ce moment-là, la maison, elle cesse d'être un refuge, elle n'est plus du tout un refuge. Et bien au contraire, en fait, elle devient un espace qui nous épuise. Et là où il y a un malentendu, je vous le disais, c'est que ce n'est pas l'amour qui manque à ce moment-là, en fait, c'est tout simplement la possibilité d'avoir un espace où on peut être soi, d'avoir un espace où on n'est pas sous l'angle, j'ai envie de dire, dans l'angle de vue, dans le champ de vision de l'autre, où on peut tranquillement faire ce qu'on a envie de faire, être comme on a envie d'être, etc., la présence de l'autre. Même quand on l'aime, j'ai envie de dire surtout quand on l'aime, n'est pas toujours quelque chose dont on a besoin et toujours quelque chose qui nous fait du bien. Ça peut être quelque chose aussi qui va nous mettre une forme de pression, une forme d'obligation parfois, etc. Donc regardez-vous quels sont les endroits où il y a de la friction si vous partagez votre toit avec votre conjoint. Regarder les endroits où il y a de la friction, si c'est vraiment quelque chose qui est... Il y a une question d'occupation de l'espace, requestionnez ça parce que, encore une fois, ce n'est pas forcément la relation amoureuse qui est à remettre en question, ni l'autre d'ailleurs, ni vos sentiments. Et j'avais envie de vous partager justement trois pistes, trois clés qui vont vous permettre de prendre soin de votre relation, qui vont vous permettre de prendre soin de cet amour qu'il y a entre vous sans que ce soit, j'ai envie de dire, abîmé par ce quotidien partagé ou abîmé par le fait de... partager le même espace, de vivre sous le même toit. La première chose, c'est vraiment de se rappeler que vivre ensemble, c'est un choix et que c'est un choix qui ne devrait pas être une évidence. En fait, la cohabitation, le vivre ensemble, le vivre à deux, n'est ni une obligation, ni une preuve d'un amour absolu ou d'un amour qui aurait plus de valeur que si on n'y allait pas. Moi aujourd'hui, je fais l'expérience du contraire justement, je choisis, et mon compagnon aussi, on a choisi de ne pas partager le quotidien, de ne pas vivre ensemble. Pourquoi ? En fait parce que c'est un espace qui, je le sais aujourd'hui, va me demander plus d'énergie, va me demander plus de présence et d'attention, et que je n'ai pas aujourd'hui, et lui non plus, on en a parlé bien sûr, mais on n'a pas l'intention de mettre notre énergie là-dedans. On préfère mettre notre énergie à développer des projets, nos projets personnels, mais aussi des projets qu'on a à deux. Et c'est vraiment ça qui nous tient à cœur aujourd'hui. Donc le modèle du couple qui partage le même toit, ce n'est pas un modèle universel, comme le modèle du couple qui ne vit pas ensemble ne l'est pas non plus. Mais c'est vraiment important de faire vos choix en conscience et de vous autoriser à re-questionner ça aussi en en parlant avec l'autre. C'est vraiment de trop. trouver ce mode de fonctionnement qui vous ressemble et qui va vous permettre d'être une contribution pour la relation amoureuse et non pas quelque chose qui vient rajouter de la difficulté ou quelque chose qui vient, j'ai envie de dire, entraver ou abîmer ce qui était joli au départ. Ça c'est vraiment important de remettre cette question du choix sur l'établi. La deuxième chose qui va être importante si vous choisissez de vivre ensemble, Ça va être de... Préservez absolument dans la maison un territoire personnel pour chacun. Idéalement, vous auriez besoin d'avoir une pièce à vous. Et l'autre aussi, ce n'est pas que vous, l'autre aussi. On a besoin d'une pièce à soi. Ça peut être un bureau, ça peut être une deuxième chambre, ça peut être un atelier. Ça n'a pas d'importance, c'est à vous de voir. Mais c'est vraiment important que chacun dans le couple ait un espace où L'autre n'a pas le droit de regarder, l'autre n'a pas le droit d'entrer, l'autre n'a pas le droit de citer en fait. Et c'est ce qui va vous permettre de vous sentir vraiment en sécurité chez vous, parce que les espaces qui vont être partagés vont être pleinement partagés, et toute la maison ne sera pas un espace de compromis ou un espace de négociation. Il y a des endroits où vous allez pouvoir vraiment, j'ai envie de dire, vous replier, vous retrancher. venir vous déposer, venir vous ressourcer, venir recharger vos batteries sans justification, sans suivre les règles de quelqu'un d'autre, sans compromis. Et c'est ce qui permet justement de trouver cet équilibre avec le reste de l'espace. C'est vraiment important et ça, ça n'existe pas toujours, j'ai envie de dire, ça existe même rarement. Regardez si vous avez cet espace dans votre maison, ça va être indispensable et regardez aussi si l'autre a cet espace. Souvent, il y a l'un des deux qui l'a, mais pas les deux. Et ça va être vraiment essentiel que lui ou elle aussi ait cet espace. Donc, il ne s'agit pas de s'approprier toute la maison, mais vraiment de faire en sorte que chacun puisse y trouver sa place. Et ça n'est possible. Les espaces communs ne sont possibles et ne vont pouvoir être, j'ai envie de dire, vécus avec tranquillité que dans la mesure où votre système nerveux sait qu'il y a un autre endroit alternatif dans lequel vous allez pouvoir fermer la porte, en fait, tout simplement. Ça, c'est absolument, j'ai envie de dire, non négociable. Et le troisième point, c'est aussi de ne pas réduire le couple à la gestion de la maison. Ça, c'est extrêmement important. Je vois beaucoup de couples qui, comme ils partagent le quotidien, ne partagent plus que ça. Et donc, toute la relation se déroule au sein de la maison. autour de ces questions-là, autour de ces questions de logistique, autour de ces questions d'organisation, autour de ces questions d'intendance. Ça, c'est un tue-l'amour, beaucoup plus que, j'ai envie de dire, l'espace lui-même. Qu'est-ce que vous partagez avec l'autre ? Donc, se retrouver à deux chez soi, oui, il peut y avoir cette idée du cocon, mais si c'est pour toujours partager un quotidien, et seulement un quotidien qui n'est pas forcément enthousiasmant, c'est là aussi qu'il peut y avoir du désamour qui s'invite. Donc, ce n'est pas dans la relation à l'autre que vous êtes mal, c'est tout simplement dans ce que vous partagez ensemble. Donc je vais vous inviter vraiment aussi à sortir de votre maison ensemble, sortir de votre maison en couple, de sortir de votre maison à deux. Pourquoi ça veut dire ? En fait d'aller nourrir votre relation à l'extérieur de la maison, en dehors de la maison, ça va être de se donner des rendez-vous, vous pouvez vous retrouver dans un parc, vous pouvez vous retrouver dans des activités, vous pouvez Aller au cinéma, aller au resto, et ce n'est pas forcément des grandes choses, d'accord ? Il n'y a pas besoin forcément de partir sur des week-ends ou de partir en voyage pour être à l'extérieur de sa maison. Au contraire, c'est vraiment de nourrir, d'entretenir ce quotidien autrement et ce quotidien qui ne soit pas un quotidien domestique. Et c'est vraiment ça qui va faire une énorme différence parce que vous allez voir que dans votre couple, il va y avoir d'autres choses qui vont être partagées, vécues, d'autres projets aussi qui vont être nourris, qui nous... tourne pas autour de la maison et qui ne tourne pas autour de cette organisation du quotidien. Vous allez pouvoir choisir justement les moments où vous êtes ensemble que ce soit d'aller au ciné, que ce soit de retrouver des amis aussi, plutôt que de simplement partager le même toit. Donc ça c'est le troisième point que je voulais vous partager qui est extrêmement important à mon sens et j'ai envie de dire, ça paraît paradoxal quand on vit ensemble, on se dit il suffit de prendre soin de ce qui se passe dans la maison. Pas du tout, vous avez besoin de prendre soin de ce qui se passe à l'extérieur de votre maison justement pour vous sentir encore mieux dans votre maison avec l'autre. Donc voilà ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui sur cette question-là, sur le mieux vivre ensemble, mieux vivre en couple quand on s'aime et comment on peut prendre soin justement de notre relation, comment on peut prendre soin justement de cet amour qui est là. Et s'il y a une chose que j'ai envie que vous reteniez aujourd'hui, c'est vraiment que Aimer l'autre, ce n'est pas se fondre dans lui, aimer l'autre, ce n'est pas se fusionner avec lui ou elle, et ce n'est pas non plus renoncer à son individualité, bien au contraire, c'est de prendre soin de soi aussi pour encore mieux prendre soin de l'autre. Et la vie à deux n'a pas à être une fusion permanente, ni dans l'espace, ni dans les idées, ni dans les personnes, etc. C'est la rencontre de deux personnes, de deux individus qui conservent leurs besoins, qui conservent leurs envies. qui conservent aussi leur singularité et donc leur espace également. Donc regardez votre maison aujourd'hui, comment vous pouvez réorganiser l'espace pour justement prendre soin de ça, pour prendre soin de vos individualités, de chacun de vous, pour encore mieux justement prendre soin du couple aussi. Et puis s'il y a autre chose que j'ai envie que vous reteniez également, c'est que vivre ensemble... C'est ni un problème ni une solution pour un couple, en fait, c'est pas la garantie du bonheur, c'est pas que tout comme vivre séparément ne l'est pas non plus, mais ça résulte d'un choix, d'un choix conscient et pas d'une illusion. Donc je vous invite aussi à requestionner ça, quelle est l'histoire que vous vous êtes racontée au moment où vous avez commencé à vivre avec l'autre ou au moment où vous avez eu cette intention ensemble et c'est vraiment de vous demander comment vous pouvez... Remettre du choix, remettre de la souveraineté justement dans cette décision-là pour que ce soit quelque chose d'harmonieux et pour le couple et pour chacun de vous également. Et puis je serais curieuse que vous me mettiez dans les commentaires comment c'est dans votre maison. Est-ce que vous avez un espace qui est à vous ? Est-ce que l'autre a aussi un espace qui est à lui ? Comment ça se matérialise chez vous ? Est-ce que c'est une pièce ? Est-ce que c'est un canapé ? Est-ce que c'est un bureau ? Mettez vraiment du sens là-dessus, ça va être extrêmement... important. Dites-moi ça dans les commentaires. Et puis si cet épisode vous a parlé, je vous mets aussi dans la description un lien vers mon guide qui justement va vous permettre de voir si votre maison vous soutient vraiment. Donc je vous mets le lien, je vous invite, vous allez voir qu'il y a une série de questions qui vont vous permettre aussi d'aller explorer cette question-là du vivre ensemble. Donc n'hésitez pas à le télécharger. Je vous invite aussi à vous abonner pour ne pas manquer la suite. On se retrouve dès la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous surtout.