- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur le podcast d'Extra Life. Je suis Louise Thiard, architecte ingénieur passionnée par le réemploi de matériaux de construction et dans ce podcast je rencontre des acteurs de l'économie circulaire, autrement dit des personnes engagées comme moi dans le réemploi de matériaux. Aujourd'hui je suis super heureuse car je suis en compagnie de Nathalie Clevenot que j'ai connue grâce à Tricycle, que je suis allée visiter assez récemment dans leur bureau de jeune villier. Aujourd'hui Nathalie a quitté Tricycle, mais j'ai la chance qu'elle soit avec moi aujourd'hui pour parler de ESG et de responsabilité sociale des entreprises. Nathalie, est-ce que tu pourrais te présenter en deux mots ou en deux phrases ?
- Speaker #1
Je m'appelle Nathalie Clevenot, je suis maman de trois enfants. Ça fait 38 ans que je travaille dans un environnement très commerce, mais pas que. Avec mes dernières fonctions que j'ai occupées chez Tricycle Environnement, j'étais directrice des opérations, avec une vision très 360, très transverse. Et j'ai occupé des postes aussi bien dans des grands groupes que des PME, dans des secteurs variés comme le service aux entreprises, le monde de l'industrie et enfin l'économie circulaire. Où j'y ai travaillé et j'ai trouvé beaucoup de sens en travaillant dans une structure qui effectuait du réemploi.
- Speaker #0
Et tu es restée combien de temps chez Tricycle ?
- Speaker #1
Pendant deux ans.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
deux ans où j'ai occupé des postes de directrice commerciale, puis directrice exécutive et commerciale. Je m'occupais du marketing, je gérais toute la logistique également. Et concernant Tricycle Office, qui est une des marques de Tricycle, là on récupérait du mobilier usagé pour le revendre en réemploi. Donc on est vraiment dans un cycle très vertueux d'économie circulaire. C'est en quelque sorte la holding, le groupe qui consolide cinq marques. Tricycle Curage, Tricycle Environnement, Baticycle, Tricycle Office et Gepetto Manuels Miseries.
- Speaker #0
Et toi, c'était Tricycle Office ?
- Speaker #1
D'abord Tricycle Environnement, et après j'ai cumulé un mandat avec Tricycle Office. Je m'occupais des deux, en fait, sur la fin.
- Speaker #0
Et donc tu es restée deux ans... là-bas est-ce que on sait que c'est pas trop le sujet de notre podcast et que ce sera qu'est-ce qu'on peut tirer comme leçon de ces deux ans ou
- Speaker #1
conseil c'est une C'est un modèle économique qui peut être fragile, mais qui est plein d'avenir, qui correspond à ce que les entreprises vers lesquelles... Enfin, c'est vraiment ultra tendance. Toutes les entreprises veulent travailler avec des entreprises telles que Tricycle parce que ça leur apporte une vraie valeur ajoutée. Mais encore faut-il que ces PME-là de l'économie circulaire arrivent à travailler avec des grands groupes. C'est très séduisant pour eux. Les grands groupes ont très envie, mais il y a beaucoup de contraintes.
- Speaker #0
Et de contradictions ?
- Speaker #1
Contradictions, pas forcément finalement. Elles veulent vraiment. Maintenant, il peut y avoir des freins de la finance, surtout actuellement, dans le contexte économique que nous traversons actuellement. Peut-être que les objectifs dans les grands groupes aujourd'hui sont moins focus sur la RSE et plus focus sur... la rentabilité globale de l'entreprise, le business au cours du cœur de métier de ces grands groupes. Ce n'est pas opposé, mais en tous les cas, on peut dire qu'actuellement, la RSE est un peu mise de côté en tant que telle, parce que ce n'est pas la priorité première.
- Speaker #0
Et tu me disais que si tu mettais la RSE de côté, en tant qu'entreprise, tu passais quand même à côté de quelque chose et que ça serait une épée. ça serait un retard que tu prends sur l'avenir et que même la RSE, ça peut être un argument de vente, un argument commercial. Est-ce qu'on va finir par se rendre compte quand même que c'est... Indissociable presque de la stratégie de l'entreprise ? Oui,
- Speaker #1
c'est complètement indissociable. D'une part parce qu'aujourd'hui, les grands groupes du CAC 40, même hors CAC 40, sortent des appels d'offres dans lesquels le critère RSE, qui représente tout ce qui est responsabilité sociétale des entreprises, L'ARSE fait partie des critères de sélection des offres. Et c'est visible également encore plus dans les marchés publics, parce que là, c'est carrément une obligation. Avec la loi AJEC qui a été votée en 2020, progressivement, jusque dans les années 2030, ça va être un critère qui sera obligatoire. C'est-à-dire que chaque entité, qu'elle soit publique ou privée, va mettre un critère RSE qui lui est propre. sur lesquels les PME, les PMI ou les très petites entreprises vont devoir se justifier.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc si ces PME-là ne sont pas en capacité de justifier la... qui n'ont pas seulement la volonté d'être vertueux, environnemental ou sociétal, ça ne suffira pas. Il leur faudra apporter des preuves.
- Speaker #0
Et alors ces preuves, on va les citer, c'est les fameux KPI ?
- Speaker #1
Oui, les indicateurs de suivi, qui, en fonction de l'entreprise, que ce soit une entreprise de service ou une entreprise qui fabrique des produits, il va falloir qu'elles apportent des éléments tangibles, vérifiables, pour être en capacité de dire voilà le produit que je fabrique aujourd'hui, les matières premières viennent de tel pays, a traversé tel continent ou est fabriqué en France, c'est encore mieux, j'ai dépensé tant de CO2 pour fabriquer ce produit. Je l'ai assemblé en France ou à l'étranger. Bref, toute la chaîne de fabrication du produit doit être scriptée à la loupe pour identifier toutes les étapes en amont, pendant et en aval de tout ce qui doit être vérifiable. Et ça concerne donc plein plein de choses. Voilà.
- Speaker #0
D'où vient le produit.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Comment il est fabriqué, comment il se recycle, se répare, quels engagements sont réels. et mesurée. Et c'est vrai que si tu racontes l'histoire de ton produit comme ça, tu le mets sur le papier, tu remplis ton bilan extra-financier parce que t'es soumis à des lois qui t'obligent à faire. Mais c'est surtout... Tu vas d'abord être jugé sur ce premier jet. Et après, pour les années suivantes, tu dois améliorer ce...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
T'es obligée d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui. En fait, jusqu'à présent, quand on répondait à un appel d'offres ou à une simple consultation d'un grand groupe, on était jugé sur le prix, la qualité du produit ou les capacités techniques pour pouvoir livrer le produit, par exemple, ou apporter le service que vendait l'entreprise. Aujourd'hui, en effet, les indicateurs de suivi qui permettent de définir d'où vient le produit, comment il est fabriqué, comment il se recycle, se répare, quels engagements sont réels et mesurés. ce sont des éléments tangibles, factuels, des chiffres clés en fait finalement, qui doivent être suivis dans le temps pour montrer également aux grands groupes qui sont intéressés par la qualité de ton produit ou de ton service, voir qu'il y a une amélioration continue. Que si Si aujourd'hui le produit est acheté, qui n'importe quoi, en Chine, il est fabriqué en Pologne, déjà il y a une avancée. Le bilan carbone sera moindre, on restera dans une zone euro. Cela concerne plein de sujets en fait. Prenons l'exemple d'un fabricant quelconque d'un d'un meuble, aujourd'hui ils doivent se poser la question de ok je vends un meuble mais il faut que ce meuble dure dans la durée. Il va servir à telle fonction. Donc là, on est dans la logique de la fonctionnalité. Il doit durer le plus longtemps possible. Quels sont les matériaux que je vais utiliser pour que demain, ce meuble puisse être réparé facilement ? Que la personne qui va réparer le meuble, qui sera peut-être agréée par le fabricant en question, je vais devoir lui fournir des pièces détachées. Mais tout doit être d'une très grande qualité. Et c'est un bénéfice pour tout le monde parce que finalement, on va mettre de côté c'est notamment dans les produits électroniques, cette obsolescence programmée qui existe moins dans les produits qui sont fabriqués dans l'industrie de la fabrication de mobilier ou d'eau. types de fonctionnalités comme je pense à du matériel dans le btp qui sont loués aujourd'hui du matériel qui loue et il faut qu'il qu'il soit de très grande qualité fier pour qu'il dure dans le temps. Et beaucoup d'entreprises aujourd'hui se mettent dans la location. Donc cela veut dire que tous les produits qu'ils louent doivent avoir une durée de vie large, puissent être réparés facilement, donc avoir une maintenance qui soit aisée. Et c'est comme ça que plein d'entreprises, je pense à Michelin, réfléchissent maintenant différemment. en améliorant la qualité première de leurs produits pour qu'ils puissent être réparables.
- Speaker #0
Donc oui, c'est à toutes les étapes du cycle de vie d'un produit qu'il faut faire des efforts, ou montrer qu'on fait des efforts sur de la recherche et du développement. En gardant en tête les ressources, le carbone et l'aspect social aussi.
- Speaker #1
Oui, totalement. Oui, parce que l'aspect social, quand imaginons que tu es une entreprise de... l'automobile, tu travailles avec des sous-traitants et tu es donc très attentif à leur politique sociétale et notamment un point très important dans le monde de l'industrie. Le pilotage des accidents de travail. Ça, c'est quelque chose qui fait partie d'une data, d'une donnée en lien avec le social qui peut être contrôlée par un fabricant automobile qui sera soucieux d'avoir un prestataire, un partenaire qui pilote cet indicateur pour avoir un taux minimum d'accident du travail. Donc tout est lié. C'est-à-dire que finalement, les indicateurs de suivi que pilotent aujourd'hui les grands groupes, ils les transposent auprès des PME avec lesquels ils travaillent. Que ce soit des partenaires, des sous-traitants ou juste un fournisseur avec lequel ils veulent travailler, aujourd'hui, ils sont quasiment obligés de transposer ces exigences-là vers les PME avec lesquelles ils travaillent. C'est pour ça qu'une PME qui aujourd'hui ne prend pas la mesure de cette importance de gérer tous ces KPI, d'industrialiser en quelque sorte la réponse aux appels d'offres, risque de se voir écartée du marché, même si leur produit est magique, leur service est de très grande qualité, mais parce qu'ils ne savent pas prouver en fait le fait qu'ils sont... soient respectueux de l'environnement, respectueux de leurs collaborateurs en interne. Et ce serait très dommageable.
- Speaker #0
Bien sûr. Est-ce que c'est ça, alors, tout l'enjeu du développement durable, quand cette notion est née il y a dix ans ? Oui. En fait, on se rend compte que c'est par ce moyen-là que toute la chaîne de valeur se met en route. Les plus gros ont besoin des plus petits. Donc ils leur demandent de leur rendre des comptes parce qu'eux aussi ont des contrats à rendre à des investisseurs.
- Speaker #1
C'est exact.
- Speaker #0
Et par effet d'influence et d'exemplarité aussi, on fait cet effort. Donc est-ce que tu pourrais me citer 5... Après, ça dépend des industries et ça dépend du domaine. Mais par exemple, pour l'ameublement, puisque t'as bossé dedans, qu'est-ce qu'une entreprise pourrait te demander ? Et qu'est-ce que tu conseillerais à une PME ? Merci. de travailler pour être conférenciel quand tu arrives en appel d'offres ?
- Speaker #1
Eh bien, c'est assez simple. Quand tu récupères du mobilier... d'occasion tu dois être en capacité aujourd'hui d'identifier où est ce que tu as récupéré ce mobilier. La traçabilité. D'en donner évidemment la marque de pouvoir identifier quelle est la réparabilité du produit.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est très important.
- Speaker #0
Ça, c'est une note ?
- Speaker #1
C'est une note, en effet, et l'entreprise dans laquelle j'ai pu travailler réparait justement des chaises de bureau qui étaient abîmées. Donc, lorsque l'on recevait le mobilier, il était diagnostiqué et rentré dans notre ERP, dans notre logiciel interne, qui nous permettait d'identifier d'où il venait, quelle était la qualité. On prenait des photos. S'il y avait des réparations à faire, de savoir quel type de réparation. Est-ce que ça avait été réparé avec des pièces d'origine neuve ou des pièces également de rayon ? emploi et il était important que le mobilier qui sortent de notre entrepôt n'ait plus du tout d'étiquette NF du fabricant. On mettait une étiquette tricycle environnement parce que nous avions eu un label qui certifiait en effet que nous avions la capacité de réparer des fauteuils du bureau.
- Speaker #0
Donc ça, c'est une garantie aussi ?
- Speaker #1
Oui, c'est une garantie. garantie c'est exact c'était une garantie c'est une garantie de 12 mois donc il est vraiment important de dire oui il a été réparé mais de quelle manière avec des pièces détachées neuves ou des pièces détachées de réemploi si par exemple le la scie en tissu a été remplacé être en capacité de dire qu'est ce qui a été remplacé est ce que c'est la mousse est ce que c'est juste le tissu. Est-ce que... le vérin du fauteuil de bureau a été remplacé. Voilà. Et typiquement, c'est ce que va nous imposer le passeport numérique produit, le DPP.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça va être une fiche numérique normalisée qui est associée à un produit. Ça va être valable sur toute l'Europe. Oui. C'est une directive européenne.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ça s'installe progressivement avec cette logique de traçabilité produit dont tu parlais tout à l'heure. Et quand je te disais qu'il faut apporter... des éléments de preuve concernant la performance environnementale, on y est. Oui. C'est ça en fait.
- Speaker #0
Oui. C'est aussi le... je fais peut-être un parallèle rapide, mais avec le numérique qui nous permet aussi de stocker cette masse d'informations.
- Speaker #1
Oui. Et c'est pas toujours évident pour une PME...
- Speaker #0
De s'équiper en plus.
- Speaker #1
s'équiper et c'est surtout de classifier l'information par thème, de le retrouver facilement, de ne pas perdre de temps à chaque fois qu'un grand compte demande, mais que ce soit stocké à un endroit et piloté. Le mieux dans ces cas là c'est d'avoir un référent en interne, même s'il travaille à mi-temps voire même encore moins, mais juste qu'il y ait une personne qui soit une référente en interne et qu'ils sachent où trouver l'information. Ça, c'est vraiment très important.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est du temps en plus passé quand même à regarder.
- Speaker #1
Oui, et le temps, c'est de l'argent et ça devient surtout de la marge pour une entreprise. Dans une PME, quand on perd trop de temps pour répondre à un appel d'offres parce qu'on court après la donnée, la data, on perd de la marge en fait. Parce que, alors qu'on pourrait faire ça en une demi-heure, Il y a plusieurs personnes qui s'affairent à trouver l'information. ou à se poser la question de comment je vais présenter cette information. Parce qu'il n'y a pas seulement d'avoir la data, il y a aussi comment je le présente.
- Speaker #0
Et c'est quoi alors le bon moyen ? Eh bien,
- Speaker #1
moi j'ai toujours pris comme habitude de constituer des espèces de bibliothèques de data avec un argumentaire qui intègre la data. Parce que quand on répond à un appel d'offres, la data à bruit ne suffit pas. Il faut la mettre dans le contexte, il faut l'associer à un produit, à un service. Donc il y a tout un rédactionnel associé. Et si à chaque fois qu'il y a un appel d'offres, il faut réfléchir à comment je vais rédiger et mettre en lumière les différentes données que j'ai stockées pour prouver ma bonne foi en environnement et en accompagnement de mes collaborateurs, on perd beaucoup de temps. Et c'est pour ça que je parlais tout à l'heure d'industrialiser la réponse aux appels d'offres. Finalement, c'est un travail en amont qui est effectué, et il y a juste des ajustements à opérer en fonction, évidemment, du grand groupe en question, des contraintes qu'il impose à la PME, des points de détail qu'il faut ajouter, mais c'est juste de customiser en quelque sorte. une bibliothèque de data qui existe déjà en amont.
- Speaker #0
Ok, très clair. Je comprends parce que l'entreprise, elle veut aussi rentrer dans... Elle a beau avoir la meilleure solution, la plus verte et vertueuse, il faut savoir parler le même langage avec son client. Et c'est le langage des chiffres, le langage aussi de... C'est ça, tout un nouveau jeu de données au-delà de celle auquel on a l'habitude. de faire référence. Un deuxième, peut-être, alors le premier, c'était le pourcentage de produits matière traçable. Deuxième indicateur, ce serait quoi ? Le pourcentage de déchets valorisés et employés ?
- Speaker #1
Oui, ça peut en faire partie. En effet, ça dépend encore de l'activité de l'entreprise. Mais en effet, que tu sois fabricant dans une usine, Mouah ! Il est important de pouvoir identifier toutes les chutes de matières qui doivent être soit réemployées dans le circuit, soit revalorisées, soit recyclées, mais en tous les cas ce sont des matières qui doivent être extraites de la chaîne de production, puisque ce sont des chutes de production. Ça peut être des produits... qui après contrôle ne sont pas suffisamment qualitatifs pour le marché. Donc comment je traite finalement ce produit qui va devenir un déchet ? Donc tout l'enjeu là c'est de savoir documenter en fait tout le processus. Oui, quel est le processus appliqué et quelle est la documentation ? associées pour gérer ce déchet.
- Speaker #0
C'est un exemple. Par exemple, dire j'ai donné mes chutes à des étudiants qui en ont fait du mobilier pour un salon au forum bois, c'est déjà une bonne...
- Speaker #1
supplémentaire pour exactement ça peut être puisqu'on parle on peut parler aussi du textile qui est aussi un sujet important des marques de grands noms aujourd'hui de la haute couture récupère toute leur chute et se donne pour objectif soit de l'insérer dans leur production à nouveau soit de le confier à des organisations qui sont des spécialistes. pour que cette matière textile redevienne du fil de main pour refaire un t-shirt, une chemise,
- Speaker #0
un pantalon. Ok, c'est du recyclage. Moi, je pensais sinon à des ressourceries.
- Speaker #1
Oui, là, on est plus sur de l'économie circulaire, clairement. parce qu'on récupère une matière textile, on enlève toutes les pièces dures, les boucles, boutons, les fermetures éclairs. Ils sont totalement broyés et déchiquetés jusqu'à obtenir une matière un peu dufteuse. Ça ressemble à du coton et qu'il soit retransformé en fil. C'est très onéreux pour le moment, mais on est sur la bonne voie. Mais typiquement, les grands hôtels qui ont des serviers d'éponge, des draps, quand ils sont abîmés, ils les jettent. parce que ce sont des... des établissements prestigieux, et ils ne peuvent pas donner à leur clientèle une... Des serviettes éponges effilochées ou un trou dans un drap. Donc automatiquement, c'est orienté vers cette filière-là. Et là, on parle d'économie circulaire.
- Speaker #0
Et oui, ça demande pas mal d'organisation, c'est vrai. Mais en effet, il y a plein de parallèles à faire déjà entre les industries, le tourisme, le textile, le bâtiment. On a tout à apprendre et même à répliquer.
- Speaker #1
Et cela démontre bien que... L'ESG en fait, l'environnement sociétal gouvernance, c'est vraiment un sujet aujourd'hui incontournable et une PME aujourd'hui doit absolument prendre le sujet en main parce que comme tu l'as dit tout à l'heure, par effet ricochet... L'exigence d'un grand groupe arrive pour une exigence auprès de l'APM. Je m'exprime mal là, mais c'est vraiment un effet ricochet entre le grand groupe et l'APM.
- Speaker #0
Oui, et c'était ça aussi un peu le message de... d'en prendre conscience et de ne pas avoir peur de passer un peu de temps sur ces sujets, sinon après on se...
- Speaker #1
Oui, parce que par le passé, il y a une dizaine d'années, il y a encore même cinq ans, quand on parlait de RSE, on pensait communication. pensait marketing. Certains parlaient de greenwashing. Pourquoi ? Parce que finalement, il n'y avait pas forcément de preuves, il n'y avait pas forcément de data. L'ESG a transformé en fait cet aspect-là avec la CSRD appliquée par les grands groupes. La CSRD, c'est une appellation européenne qui s'appelle Corporate Sustainability Merci. reporting directive. C'est une directive européenne qui impose aux grandes entreprises de publier leurs données concernant l'environnement, la partie sociale et la façon dont elles gouvernent ces deux aspects-là.
- Speaker #0
Donc ça rentre dans leur bilan financier et leur bilan extra-financier ?
- Speaker #1
Alors ça rentre dans leur bilan extra-financier. Ah oui, oui,
- Speaker #0
seulement extra-financier.
- Speaker #1
Voilà, extra financier. Alors au début, c'était que les entreprises du CAC. 40 après ça a été des grands groupes là les ETI sont concernés les PME ne seront pas concernés par la CSRD ça s'est acté c'est trop contraignant mais tu l'auras compris oui ils vont le faire pour leur fournisseur donc de toute façon ils vont le faire d'une manière détournée finalement d'accord D'accord.
- Speaker #0
Et donc on se disait que, oui, il y a quelque temps, c'était... c'était du greenwashing parce qu'il n'y avait pas de preuves. Oui,
- Speaker #1
totalement. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout du marketing. Aujourd'hui, ce sont des processus qui sont pilotés par des fabricants, par des prestataires de services, qui apportent en effet des datas fiables et précises, et surtout vérifiables. Donc on ne peut plus faire du greenwashing. des des PME qui avaient pour habitude auparavant de dire « je m'engage à… » Eh bien, ça ne marche plus, en fait. C'est vraiment important de prendre ce virage-là. Il y a encore beaucoup de PME qui annoncent sur leur site Internet leur engagement. Mais il faut que ces engagements soient assortis de chiffres clairs. Et que… sur plusieurs années ils soient en capacité de le piloter. Donc les entreprises, des petites entreprises qui ont compris cela il y a un an, déjà elles ont un avantage concurrentiel parce qu'elles peuvent améliorer leur bilan carbone, leur réduction énergétique, avec des datas qu'elles ont déjà consolidées il y a un an et qu'elles auront pilotées. Les entreprises qui ne se sont pas préoccupées de cela perdent un avantage concurrentiel d'une manière évidente finalement. Et donc il faut qu'elles s'y mettent tout de suite le plus rapidement possible.
- Speaker #0
Parce qu'il existe peut-être encore des entreprises qui ferment les yeux dessus, mais...
- Speaker #1
De moins en moins en fait. Disons qu'aujourd'hui, certains grands groupes et entreprises publiques, auparavant c'était juste un indicateur mais qui ne servait pas à déterminer le choix du fournisseur. Aujourd'hui c'est un indicateur, l'ESG est un indicateur qui permet de déterminer le choix du fournisseur en plus du prix, de la qualité, de l'offre de service ou des capacités techniques. Merci. Donc cela veut dire qu'il faut avoir la meilleure note sur ce critère-là.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que c'est comme ça ? Je me pose la question parce qu'on dit souvent pour le réemploi, il n'y a pas de marché. Il n'y a pas de marché. Souvent, j'entends ça. Mais est-ce que c'est là une manière de faire ce marché ? Parce qu'en fait, on va faire une demande en preuve. Et une de ces preuves, ça pourrait être... C'est par exemple le sujet des déchets. Pas que des des approvisionnements ou... ou que de la main-d'oeuvre, mais le sujet des déchets, ça en deviendra un. Donc ça va tirer, ça va faire ce marché, et le réemploi et le recyclage pourraient alors bénéficier de cet élan.
- Speaker #1
Clairement, toutes les directives européennes... Avec la CSRG, la loi française, AJEC, ça permet inévitablement d'avoir une plus grande maturité sur ces questions, d'apporter des règles, un cadre. Même si c'est difficile, soyons clairs, pour les entreprises publiques d'appliquer la loi AGEC, ça reste un cadre, une direction, un objectif à atteindre. Même s'il n'est pas atteint encore pleinement aujourd'hui, ça donne un cap, un fil rouge finalement. Et je pense que c'est important et que ça va permettre à de nombreuses entreprises de se structurer en conséquence.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, on pourrait dire aussi que c'est du bon sens de faire tout ça. Mais on est dans une époque où, en fait, on parle de chiffres. On parle aussi de... C'est un fait scientifique avéré que les émissions carbone, ça provoque des dérèglements climatiques. On est en mesure de le calculer. Il y a aussi cette intention de mettre des chiffres et de mettre des... C'est ça, des capes. il y a des seuils environnementaux. avec la réglementation pour le bâtiment par exemple il ya oui cette loi aj est que agir anti gaspillage et économie circulaire et oui c'est vrai qu'on est dans une ère où tout se mesure et tout est un bon un bon indicateur de ton engagement. C'est pas que tes bonnes intentions qui vont compter, parce qu'il y a derrière des gens qui attendent ces chiffres. Et d'ailleurs, à qui est-ce que les grands comptes font ce bilan CSRD ? À qui on l'envoie ?
- Speaker #1
C'est le bilan comptable en fait. C'est le bilan financier et le bilan extra-financier. C'est une obligation qu'une entreprise effectue chaque année à date anniversaire. Et oui, c'est quelque chose qui permet de calculer la profitabilité de l'entreprise, son résultat en fait.
- Speaker #0
Tu parlais des audits, alors de qui est-ce qui contrôle, comment on contrôle ça ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'on voit une recrudescence d'audits réalisés par des grands groupes pour vérifier qu'une PME avec laquelle elle travaille, un fournisseur avec lequel elle travaille, fait bien ce qu'elle dit en fait. Elle a écrit certaines choses, elle s'y est engagée, elle a donné parfois des datas ou parfois pas et pour un grand groupe le fait d'auditer ce fournisseur permet de vérifier la réalité et finalement la bonne foi de ce fournisseur là en question. Ces audits peuvent être réalisés d'une manière spontanée moi j'en ai fait l'expertise C'est tout à fait légitime. Un fournisseur s'engage à réaliser une certaine prestation. Un grand groupe veut vérifier au travers d'un audit que c'est réalisé selon les règles qu'il a définies. Et quand une PME a des difficultés, elle peut faire des recherches. difficulté à donner de la data, le grand groupe est beaucoup plus enclin à effectuer ses audits parce qu'elle veut vérifier. Et comme nous en sommes au balbutiement, c'est le meilleur moyen pour un grand groupe de vérifier. que ce qui a été écrit, ce qui a été dit est réellement fait.
- Speaker #0
Ça peut faire un peu peur, je pense, quand tu vas être évaluée, que tu te dis...
- Speaker #1
Oui, mais en même temps, si tu veux travailler avec ce grand groupe, ton objectif, c'est de lui apporter tous les éléments qui justifient ta qualité de service ou ta qualité de produit pour solidifier le marché que tu signes avec lui. Merci. L'objectif, c'est évidemment de garder ces marchés le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et le grand groupe, lui, veut s'assurer que son fournisseur est aligné avec sa politique RSE.
- Speaker #0
Oui. Qu'il se fasse confiance et que ça...
- Speaker #1
Confiance mutuelle.
- Speaker #0
Confiance mutuelle, oui.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu conseillerais à une entreprise qui veut répondre ? de manière concurrentielle, et aussi ne pas avoir peur, ne pas avoir l'impression que c'est une montagne insurmontable, de commencer à regarder... Peur de se perdre aussi dans un milliard de critères. Peut-être que garder ça simple, éviter que tout soit parfait, ne pas se fixer 30 objectifs compliqués à tenir.
- Speaker #1
Oui, totalement. Une entreprise doit avant tout prioriser. La PME a déjà reçu une multitude d'appels d'offres, de vérifier. Quels sont les critères qui lui sont demandés aujourd'hui ? De questionner également les grands groupes avec lesquels ils travaillent pour s'assurer qu'ils sont en capacité de répondre à telle ou telle exigence. Déjà, il y a de la qualification en amont, ou bien avant que l'appel d'offre ne soit pas fait. ne sortent. Et puis, en effet, ne pas créer une usine à gaz. En fait, l'objectif, c'est de se dire, bon, je sais que j'ai des qualités environnementales, je sais que... que j'ai des qualités sociétales. Quelles sont-elles ? Identifier 4, 5 KPI, indicateurs de suivi, qui soient faciles à prouver, en fait, pour lesquels j'ai déjà les datas. Alors, sur la partie sociale, c'est souvent la DRH, le responsable des ressources humaines, qui va être en capacité de dire, voilà, mixité dans l'entreprise, est-ce que je fais travailler les handicapés ? Est-ce qu'il y a des accidents ? À quelle fréquence ? Est-ce que durant les années précédentes, ce ratio a été revu à la baisse ? Qu'est-ce que j'ai mis en place pour limiter cela ? Peut-être des équipements de protection individuelle, des règles, des affichages, pour prôner la mixité. Comment j'organise mes recrutements ? Est-ce que je suis vigilant ? Sur la partie toujours sociale, est-ce que j'ai au moins un handicapé dans ma structure PME ? La PME peut-être occupe, emploie une trentaine de personnes. est-ce que je ne pourrais pas employer une personne en situation de handicap ou en insertion professionnelle ? Tout ça peut permettre d'alimenter le volet social. Sur la partie environnementale, là ça va dépendre évidemment du produit. ou du service que tu commercialises finalement. Donc d'une entreprise à une autre c'est très variable. En revanche il y a des datas qui sont universelles. Est-ce que je pilote mes dépenses énergétiques de mon bâtiment dans lequel je suis ? Qu'est-ce que j'ai fait pour améliorer tout cela ? Est-ce que j'ai isolé mon bâtiment ? Est-ce que ma chaîne de production ? est en adéquation avec tous les éléments environnementaux sociétaux. Est-ce que mes produits sont... On parle par exemple d'un produit, est-ce que celui-ci est réparable ? Est-ce que je vends des pièces détachées ? Ce que nous disions tout à l'heure finalement.
- Speaker #0
Oui. Il y avait aussi, tu m'avais dit, est-ce que tu as appliqué certains labels ou des certifications à ces mêmes produits ?
- Speaker #1
Exactement. Alors ça peut être des labels liés directement aux produits, ça peut être des certifications liées à l'organisation de l'entreprise qui assure un niveau de qualité suffisant, notamment avec l'ISO 26000 qui est lié à la norme environnementale. Donc ça c'est important en effet.
- Speaker #0
Il faut tout regarder.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que pour démarrer, il vaut mieux avoir un référent dans l'entreprise qui ait cette sensibilité et qui va y consacrer peut-être un temps pendant 30 jours. Il va peut-être travailler un maximum sur ce sujet. mais après, quelle économie de temps lorsque tu réponds à... ton appel d'offres et que toutes les datas sont consignées au bon endroit avec le bon rédactionnel avec peut-être des photos à l'appui qui permettent d'apporter une preuve et tous les documents officiels tu parlais de label de certificat ça peut être plein d'autres choses qui attestent de la bonne foi justement le relevé de compteur df pour les consommations d'énergie Que tout soit au même endroit. le fait qu'on n'ait plus à chercher... à 36 000 endroits différents et que tous les services transverses de l'entreprise comprennent l'intérêt de ce pilotage-là. Parce que si on s'éloigne... ou si on est blacklisté d'un appel d'offres, c'est toute l'entreprise qui peut être pénalisée. Et on sait souvent quel est le poids d'un grand groupe dans une PME. Parfois, c'est tellement lourd qu'une entreprise ne se relève pas derrière. Donc, soyons vigilants et être dans l'anticipation. Et donc, mener des actions proactives permet de sécuriser cet aspect. En tous les cas, les grands groupes aujourd'hui cherchent à obtenir une espèce de conformité de leurs fournisseurs face aux exigences qu'eux-mêmes ont. Et en plus... Le fait de se poser sur ces aspects-là, ça permet également de prendre conscience de la valeur commerciale différenciante que l'on peut avoir vis-à-vis de ses concurrents. Parce qu'un concurrent qui fait exactement la même chose que toi et qui continue à ne pas piloter alors que toi tu mets un point d'orgue à piloter toutes les datas environnementales et sociétales, tu prends un temps d'avance. Tu deviens meilleur que lui. C'est une évidence. Surtout dans le contexte de société dans lequel on évolue, la mixité c'est un c'est un sujet clé, on en parle dans les médias, c'est bientôt la journée de la femme, il y a plein de sujets qui nous y font penser. L'économie circulaire, on en parle un peu moins, mais de plus en plus dans les industries, il y a cette écoute, cette volonté de mieux faire et de pouvoir prendre en compte ces déchets et de ne pas les laisser être enfouis. mais bien réemployés ou recyclés dans de bonnes conditions avec des séparations de matières. Il y a encore cinq ans, ces mêmes industries n'étaient pas aussi attentives à ces aspects-là. Et c'est pour ça que ce cadre législatif apporte ce cadre, cette direction à atteindre. Et je pense que vraiment l'Europe a quelque chose à exploiter sur ce sujet-là. On a peu de matière propre. première finalement, notamment des matières fossiles pour créer des nouveaux produits. Par contre, on a des capacités intellectuelles pour peut-être transformer certaines chaînes de production en économie circulaire.
- Speaker #0
Complètement. Moi, j'y crois à 100% que ce soit le moyen de perdurer quand tu as... Une économie basée sur des choses qui restent en circuit court et en circuit fermé, une fois que tu les as achetées et que tu fais en sorte qu'elles perdurent, tu te rends beaucoup plus indépendant. n'importe quel contexte géopolitique ambiant et totalement souverain pour les matériaux de construction. Je trouve que c'est une piste qui est fondamentale pour l'Europe. Après, on pourrait se demander, pour les entreprises qui sont pas soumises à la CSRD, comment... Nous, on bosse avec des multinationales qui sont pas européennes. Est-ce que si je suis quand même un grand groupe, mais qui travaille pour une entreprise des GAFAM, par exemple, qui ne demande rien, qui ne demande pas de compte, parce que j'ai l'impression que si on dézoome encore... nous, nos grands comptes du CAC 40, ils ont eux-mêmes des investisseurs qui sont à l'étranger et qui peut-être s'en vont.
- Speaker #1
Et c'est pour ça que certains grands groupes estiment que l'ARSE peut être un coût aujourd'hui, alors qu'en fait, c'est une différence concurrentielle. Et ça doit être un centre de profit finalement.
- Speaker #0
Mais complètement.
- Speaker #1
Et donc c'est vraiment un changement de paradigme réel. Maintenant, oui, quand on travaille. avec des Chinois et que l'on veut vendre nos produits français en Chine ou que l'on veut vendre nos produits français aux États-Unis. Au-delà de toute l'actualité, les méga-taxes qui... Aujourd'hui, ça peut être tout de même une assurance de qualité et de suivi des produits. Finalement, la France, c'est aussi une image, la France et l'Europe, c'est aussi une image de produits de qualité. plus cher. En France, on a le luxe qui est extrêmement porteur. Notre vin, tous les produits culinaires avec notre gastronomie, comme beaucoup de pays européens. l'Italie qui est aussi un grand nom du luxe, de la mode et de la gastronomie. Je pense que c'est un élément différenciant qui apporte une vraie valeur ajoutée.
- Speaker #0
C'est vrai, oui, parce que c'est vrai que ça veut dire qu'après les produits seront... Oui tu dis de quelle... enfin la qualité, on parle évidemment environnement social et sur les produits même les matières premières et Et peut-être que l'artisanat aussi, c'est ça notre... spécialité. Et c'est un gage aussi, en faisant ces... oui, finalement, c'est vertueux de se dire que la CSRD, ça nous permet de faire des produits qui soient toujours de meilleure qualité, et toujours autant intéressants pour des pays qui regardent pas la CSRD, mais qui regardent la qualité peut-être.
- Speaker #1
Oui, totalement.
- Speaker #0
Pour ne plus chère. Oui,
- Speaker #1
oui, non mais c'est vrai.
- Speaker #0
On va s'y retrouver.
- Speaker #1
C'est une exactitude, oui, oui, totalement. C'est tout à fait exact. bon Si on met tout ça en place à un niveau européen, c'est aussi parce que l'on veut se différencier sur nos produits. C'est finalement notre marque de fabrique. Et je suis persuadée que... Des entreprises qui aujourd'hui fabriquent un produit neuf seront également obligées de réfléchir à « ce serait peut-être bien que j'ai aussi une ligne de production peut-être plus artisanale, qui sera peut-être un centre de coût au début » . mais qui deviendra un centre de profit différenciant et commercialement une vraie valeur ajoutée en développant de l'économie circulaire sur un matériel que je fabrique. Je prends l'exemple de... Un fabricant de mobilier, mobilier de bureau ou mobilier de cours. Et d'ailleurs on le voit dans d'autres secteurs d'activité comme le textile, où après l'arrivée de Vinted, les fabricants de textile... Ils proposent aujourd'hui des vêtements de seconde main sur leur site internet. Donc ça veut dire qu'il y a un marché. Et ce marché-là peut être facilement duplicable sur d'autres secteurs. d'activité que ce soit des fabricants de mobilier comme je le disais tout à l'heure ou d'autres fabricants de la décoration de l'aménagement du exactement bon ça demande un investissement au début Mais quand on voit certaines usines qui ferment, pourquoi ne pas utiliser la chaîne de production, les machines qui servent à fabriquer ce produit pour transposer ce matériel à profit d'une économie circulaire ? En tous les cas, la réflexion doit germer aujourd'hui dans la tête des entrepreneurs.
- Speaker #0
Les entrepreneurs et après... à la fin de toutes ces entreprises qui s'influencent les unes avec les autres on a quand même le consommateur qui est le demandeur qui va acheter un produit mais là peut-être qu'on revient à plus du... parce qu'eux ils vont pas regarder les KPI et les choses comme ça mais ils vont avoir le marketing ils vont avoir l'idée ah ça c'est du plastique recyclé et évidemment ils seront...
- Speaker #1
alors ils auront surtout le fait Merci. Tu vois, quand tu disais qu'ils n'auront pas les datas, quelque part, si, parce qu'aujourd'hui, quand tu vas sur des sites internet de différentes entreprises, il y en a certaines qui listent concrètement. Nous avons économisé tant de CO2 ou tant de matières premières ou tant de matières recyclées et ils ne l'ont pas sorti de leur chapeau. Sinon, ça devient du greenwashing. et là ils sont de toute façon dénoncés, aujourd'hui ça passe plus. Donc ceux qui le disent explicitement, ça peut être vérifié, mais en règle générale ce sont des entreprises qui pilotent réellement leur ESG justement.
- Speaker #0
Oui, qui ont pensé à toutes ces notions. Donc une clientèle qui est demandeuse de ce genre de...
- Speaker #1
Et d'ailleurs, c'est les demandes des particuliers qui sont nettement plus en avance que lorsqu'on est dans un environnement B2B, un business to business. Finalement, c'est le consommateur, toi, moi, qui pousse les entreprises à se poser les bonnes questions. Parce que dans n'importe quelle structure, n'importe quelle organisation, il y a toujours un ambassadeur LSE qui se manifeste et qui veut agir avec impact au sein de son entreprise. Je pense qu'autour de nous, quand on côtoie des personnes qui travaillent dans plein d'entreprises différentes, ça arrive très très souvent. Et ça, c'est une vraie valeur ajoutée. C'est vraiment nous, les consommateurs directs, qui poussons les...
- Speaker #0
entreprises finalement on est presque plus mature que c'est fou et on est nous mêmes au sein d'entreprises on dit même les grands comptes les investisseurs qui sont eux mêmes des individus qui consomment directement et exactement et donc qui sommes plus attentifs qui posons des questions qui s'intéressent à ces aspects là donc
- Speaker #1
c'est vraiment important mais dans tous les cas de figure de toute façon on parlait de PME tout à l'heure il faut absolument que le dirigeant soit pleinement convaincu pour que ça marche. Parce qu'un dirigeant qui va dire, oui, par exemple, je travaille dans l'économie circulaire, je n'ai pas plus besoin d'apporter la preuve que je suis une entreprise de l'environnement, ben non, en fait, les temps changent. On a besoin d'apporter cette preuve. Il faut vraiment fiabiliser. toutes les documentations que l'on peut avoir pour apporter cette traçabilité qui est vraiment fondamentale. En tous les cas, la bonne nouvelle, je pense qu'il y a pas mal de PME qui s'y sont mises, ça se corrige, ceux qui ne s'y sont pas mis, ça se corrige assez facilement, il faut juste se donner oui 30 jours pour faire le point sur toutes les datas qui sont à sa disposition et de pouvoir les documenter, les exploiter et apporter un rédactionnel associé. C'est pas insurmontable, c'est juste une étape à effectuer en amont pour éviter de se sentir complètement noyé et de se faire écarter de certains marchés.
- Speaker #0
Oui, donc pour peut-être récapituler, en effet, les temps ont changé. Maintenant, les acheteurs regardent beaucoup de critères et veulent bénéficier des efforts de leurs sous-traitants. Donc ils veulent vérifier aussi qu'on ne leur ment pas. Donc ils vont auditer ces sous-traitants. Le risque pour cette PME, c'est un risque commercial, forcément, un risque de marge et un risque de concurrence. Est-ce que... Il est dépendant de ses clients, donc il a tout intérêt à répondre à leurs demandes. Il y a aussi l'image de marque qui est en jeu très fortement. Et est-ce que tu disais un plan d'action en 30 jours ? Tu voudrais me reparler peut-être des six étapes pour une PME qui veut commencer son bilan RSE ?
- Speaker #1
déjà de pouvoir... Pouvoir identifier ces trois, quatre clients stratégiques ou prospects stratégiques. Pouvoir identifier quels sont les datas que ces clients-là vont demander. Quel est leur niveau d'exigence ? Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, peut-être qu'il y a des appels d'offres qui sont déjà en cours. Donc, de pouvoir se rendre compte, encore une fois, de quelles sont les questions qu'ils posent.
- Speaker #0
Oui, on pourrait même demander. qu'est-ce que vous voulez comme exactement,
- Speaker #1
totalement et puis il faut bien comprendre aussi que quand on a identifié ses clients, qu'on voit les appels d'offres, derrière souvent il y a des soutenances ou des rendez-vous parce que le client final veut un point de précision donc c'est ce moment là où le rédactionnel est très important, on parlait de marketing tout à l'heure c'est là que on peut insister. sur certains sujets qui seront différenciants par rapport à la concurrence. Donc il faut déjà avoir... par les supports de prêt. sinon on perd beaucoup trop de temps c'est dans les négociations c'est dans les négociations les arguments clés pour aller plus vite et pour qu'ils puissent être utilisés à l'oral comme à l'écrit dans un email comme dans un powerpoint comme lors d'une soutenance avec un vocabulaire et des mots clés impactants et puis d'être en capacité au sein de l'entreprise de pouvoir réunir toutes les parties prenantes. Donc que le chef d'entreprise soit vraiment le moteur, qu'il considère que c'est juste un temps ponctuel à mener. pour gagner du temps demain et donc plusieurs questions se posent je prends quel data, quels indicateurs de suivi que je vais être en capacité de suivre tout au long des années. J'en ajouterai peut-être certaines ou j'en remplacerai d'autres, mais au moins partir sur 5 KPI, ça c'est déjà bien. Et puis de réfléchir également à tout son processus. Où est-ce que je vais stocker ces data ? Que la DRH puisse me donner régulièrement de l'information qui viennent compléter mon reporting. que mon service financier puisse me dire quelles économies j'ai réalisées dans le pilotage de mon énergie, que mon service logistique puisse me dire combien j'ai dépensé en carburant avec mes camions, combien de kilomètres j'ai généré, bref, quelle est ma dépense en CO2 et est-ce qu'elle a été améliorée d'une année sur l'autre. Et encore une fois, ça dépend de... l'activité propre, que ce soit un industriel, un fabricant, un prestataire de service, donc service intellectuel, on a tous inévitablement des datas en lien avec l'environnement et le sociétal à consolider.
- Speaker #0
Et je me pose une question parce qu'on a cette base... avec des coefficients du carbone par exemple, on va dire le temps passé à faire ça en plus, ça va se voir dans le coût de notre prestation. Est-ce que c'est un surcoût ? Est-ce que ça va être aussi des raisons pour vendre quelque chose un peu plus cher ? Et qu'est-ce qui est facilement, et d'après ton expérience, encaissable ? Est-ce qu'on a, par exemple... Je pense pas qu'il y ait d'études qui aient été faites, mais ce serait peut-être pas mal de se dire, si vous dépensez par exemple le 5% de votre chiffre d'affaires pour faire ce bill, enfin c'est énorme, 5% de votre chiffre d'affaires pour faire ce bill, vous pourrez, ou alors vous pouvez, si vous allez vendre votre... prestation 10% plus cher par exemple vous avez fait cette dépense en plus est ce que ça c'est encaissable par par notre client et qu'elle est là peut-être le bon équilibre est ce que tu cherches un équilibre où tu dis encore une fois
- Speaker #1
ça dépend de la concurrence si tu es le seul à proposer ces éléments là et que cela justifie une élévation du prix immunitaire et que cela correspond à une exigence de ton client oui pourquoi pas mais il faut faire attention en fait c'est terrible à dire mais Tout ce qu'on est en train de dire là, j'en suis sûre que dans 5 ans, ce sera la norme et qu'on n'en parlera même plus. Donc oui, peut-être que de mettre quelqu'un à mi-temps pendant 30 jours, c'est un coût sur le moment. Mais quelle économie de temps et de marge et d'efficacité, de profitabilité ça va être sur la réponse à toutes les appels d'offres ou consultations qu'on recevra après.
- Speaker #0
C'est bien résumé. C'est vrai.
- Speaker #1
Il faut voir comme ça les choses. En tous les cas, c'est quelque chose qui n'est plus entendable aujourd'hui, de se dire, on verra ça plus tard, on n'a pas le temps. Eh bien, le temps perdu aujourd'hui peut faire perdre des affaires demain. Donc, il vaut mieux perdre du temps aujourd'hui dans la constitution d'un dossier prouvable. vérifiable et qui puisse être duplicable sur plein de réponses à appel offrer consultation, plutôt que de se laisser aller et de se dire on verra bien, on a répondu à celui-ci, ça a peut-être marché ou peut-être pas marché, ah mince, j'ai pas été retenue, parce que c'est le prix. Mais en fait, c'est pas sûr. Un grand compte, surtout privé, ne vous dira jamais, ben oui, mais les éléments de ton ESG ne sont pas suffisants.
- Speaker #0
étayé par rapport à des concurrents il le dirait ça je pense pas je pense pas moi j'ai jamais vu jamais entendu en tous les cas un appel d'offre parce que nous en tant que bureau d'études ont j'ai jamais vu dans c'est compliqué c'était peut-être en plus du mémoire technique fait moi avoir j'ai vu une fois un paragraphe sur le vos critères et ce en tant qu'entreprise pour des prestations intellectuelles et donc Finalement, j'ai récupéré quelques trucs à droite à gauche. Mais je pense que pour quelqu'un qui vend un produit, c'est peut-être plus demandé. Mais tu me dis que pas tant que ça. Et même quand tu as la réponse à ta candidature, on a une note globale. C'est pareil d'ailleurs pour un marché, pour du mobilier ?
- Speaker #1
Alors pour un marché public, on a obligatoirement une note. C'est comme ça que ça fonctionne. Le code des marchés publics impose une notation stricte des différents critères. Donc, avec des marchés publics, c'est limpide, clair. Tu sais si tu n'as pas une marché à cause de ta note environnementale ou si c'est autre chose. Concernant les entreprises privées, là, il n'y a pas de règle. acheteur rédige son cahier des charges comme il l'entend selon ses propres contraintes. Donc certaines entreprises vont être très à cheval sur des critères environnementaux et sociétaux, d'autres le seront moins. Mais plus le temps avance et plus on se rend compte que c'est un critère qui prend de l'ampleur. À cause de cette fameuse CSRD qui améliore leur bilan extra-financier. Donc ils obtiennent de cette manière-là. des avantages financiers, parfois même des subventions. C'est un avantage concurrentiel parmi d'autres.
- Speaker #0
Oui pour avoir des subventions aussi ça compte.
- Speaker #1
Regarde quand tu emploies des personnes en situation de handicap.
- Speaker #0
Oui, soit vous baissez les taxes ou alors vous faites les subventions.
- Speaker #1
Exactement, oui. Sinon tu payes une amende.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tout ça, ça a un impact, en fait.
- Speaker #0
Tu payes une amende si tu as un audit aussi qui n'est pas...
- Speaker #1
Alors, non, je ne pense pas. Enfin, ça ne m'est jamais arrivé. Un audit, c'est vraiment fait pour vérifier que c'est en conformité. Si c'est en conformité... tout va bien, si c'est pas en conformité d'une manière non conforme, une non conformité majeure ou mineure, tout dépend. Si c'est majeur, peut-être que le client final va dire, ben moi je travaille plus avec vous. Si c'est mineur, il y a peut-être des points d'ajustement qui peuvent permettre d'améliorer la copie. Encore une fois tu parlais de partenaires tout à l'heure. un fournisseur et son client, ce sont des partenaires. Ils doivent trouver un équilibre qui convienne aux deux parties. C'est ça, le commerce. C'est toujours un équilibre donnant-donnant qui permet aux deux parties de travailler dans de bonnes conditions en fonction des contraintes, de leur contexte, de leur gouvernance, de tous ces éléments-là.
- Speaker #0
C'est intéressant que je parle de ça. ça avec mes collègues il y a pas longtemps sur les partenariats qui aujourd'hui sont très solides parce que ils sont faits dans le temps entre un fournisseur de matériaux, un distributeur, une entreprise travaux qui va prendre toujours le même distributeur ou un BE qui va diriger vers toujours les mêmes entreprises travaux. Et ça serait bien qu'un jour on refasse un peu ces partenariats si jamais on juge qu'ils sont peut-être historiques mais plus satisfaisants sur ce point de vue-là. Et ça,
- Speaker #1
ça arrive souvent dans les endroits... de se dire ça fait très longtemps qu'on travaille avec ce partenaire aujourd'hui j'ai des contraintes de ma direction qui m'impose certains éléments et finalement le partenaire avec lequel je travaille aujourd'hui il me donne pleine satisfaction mais je ne l'ai jamais interrogé sur les contraintes que j'ai aujourd'hui. Est-ce qu'il va pouvoir y répondre ? Et ça arrive souvent, ça.
- Speaker #0
Alors, quand on te dit que là, ça ne va plus, tu n'es plus à la hauteur, tu n'es pas à la jour.
- Speaker #1
Exactement, et quand c'est un partenaire, en règle générale, on en parle en bonne intelligence autour de la table, en disant... Maintenant, j'ai un contexte peut-être un peu différent avec telle et telle contrainte. Sur ces contraintes-là, es-tu en capacité d'y répondre ? À quelle hauteur ? Peut-être qu'il y a cinq contraintes et tu peux répondre à trois d'entre elles. Ces deux autres-là, comment tu peux te rapprocher le plus possible de ces contraintes ? Il faut que tu y réfléchisses parce que sinon, demain, ça risque d'être un élément éliminatoire. C'est comme ça que ça marche, le commerce.
- Speaker #0
C'est plutôt bien, ça veut dire qu'on se force les uns avec les autres.
- Speaker #1
À être toujours meilleur. à améliorer sa qualité de service ou de produit. Et moi, je suis persuadée que nous allons vers du mieux. La preuve en est, c'est qu'il y a quand même beaucoup d'organisations aujourd'hui qui mettent en relation les grands groupes avec des start-up et des petites structures pour justement arriver à trouver des synergies qui leur permettent de grandir. mutuellement la start up de devenir peut-être une pme et le grand groupe de pouvoir bénéficier de l'agilité d'une start up dans sa façon de faire de voir des choses de sentir le marché dans un grand groupe c'est un gros paquebot donc quand il faut changer d'orientation ça prend beaucoup plus de temps Donc il y a de plus en plus de groupements, de clubs qui permettent de mettre en relation ces grands groupes avec des startups ou des PME pour justement améliorer cette partie-là.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a des beaux exemples en économie circulaire où il y a aussi beaucoup de choses à faire encore pour que des startups qui, par exemple, trouvent des nouveaux usages à des matériaux et qui en font un produit, qui essaient de le mettre sur le marché... Oui. Ces matériaux à l'origine, ils sont produits par un industriel qui, lui, peut-être a besoin d'entendre ce que l'autre peut faire pour lui et l'aider.
- Speaker #1
Voir même l'incuber à l'intérieur de son usine pour réussir à... A améliorer finalement son offre de pouvoir produire un produit historique, mais aussi un produit que peut-être sa R&D n'aurait pas... identifié.
- Speaker #0
Bien sûr, oui. Parce qu'on se posait la question à mince, pour les marchés privés, comment on fait ? Parce que les publics, ils sont obligés, ils comprennent déjà l'intérêt, mais pour les privés, on contrôle moins et ils pourraient... Il pourrait se sentir un peu à côté et rester comme ça.
- Speaker #1
Combien de fois c'est arrivé qu'une PME qui a deux, trois clients, pas plus, et notamment un client qui génère 60% de son chiffre d'affaires, lui impose du jour au lendemain des contraintes. Quand il peut y accéder, tant mieux. S'il ne peut pas, c'est 60% du chiffre d'affaires qui s'en va en fumée. Donc... Enfin, ce dont nous parlons aujourd'hui, c'est vraiment fondamental, en fait, pour la pérennité d'une entreprise. Ce sont des questions qu'il doit absolument se poser. S'il ne se les pose pas aujourd'hui, il risque de prendre beaucoup de retard vis-à-vis de sa concurrence.
- Speaker #0
Oui, ou alors perdre des clients.
- Speaker #1
Ou alors perdre des clients. Et ce qui serait le pire pour lui, c'est de ne pas comprendre pourquoi il perd ses clients. C'est de se remettre en question sur... sur son produit, son service, son prix, parce que ce sont des façons de réfléchir qui sont habituelles. Quand on perd un marché, on se pose toute cette question-là. J'ai été trop cher, ou mon produit n'est pas tout à fait adapté, ou dans mon offre de service, il a manqué tel aspect. Mais on se pose rarement cette question de, finalement, tous les critères sociétaux et environnementaux. n'était pas suffisamment carré. Alors évidemment, ce critère-là, ça ne va pas être 90% de la note, ce sera peut-être que 10 ou 20% de la note, mais 10 ou 20% d'une note globale, c'est très différenciant. Et aujourd'hui, grosso modo, c'est ça.
- Speaker #0
Donc le chef d'entreprise va se dire, peut-être que je ne suis pas assez engagée pour la planète, il faut que je me remette en question, il faut que je me remette en compte qu'il y a des choses qui bougent. Et je pose toujours cette question à mes invités, pourquoi tu fais tout ça aussi, pourquoi toi tu t'es engagée dans cette voie ?
- Speaker #1
Écoute, maintenant j'ai... Beaucoup d'expérience dans la gouvernance d'une entreprise, que ce soit sur la partie commerce, parce que ça fait partie de mon ADN, mais aussi cette vue 360 du fonctionnement d'une entreprise. Je me rends compte finalement que les grands groupes... dans lequel moi-même j'ai pu travailler sont conseillés par les plus grands experts et consultants qui sont des personnes qui leur apportent une vraie valeur ajoutée et souvent les PME plus petites structures. n'ont pas les moyens, en fait, de bénéficier de cette expertise de consultants seniors qui ont cette connaissance parce que ça coûte très cher. Et finalement, je me rends compte aujourd'hui que ce n'est plus une question de prix, en fait. Moi, je fais ça parce que j'ai envie d'avoir de l'impact de pouvoir aider une PME qui, quelle que soit son activité, se pose des questions. pose les bonnes questions pour qu'on ait une planète demain qui soit en meilleure santé qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et comme en France particulièrement, on n'a pas de matière première fossile, et tant mieux finalement, je ne sais pas si on peut dire tant mieux, donc il faut réfléchir différemment, je trouve que c'est une opportunité pour moi de pouvoir partager mes conseils. connaissances et d'en faire bénéficier des entreprises dont les moyens sont plus modestes, qui n'ont pas forcément les ressources adaptées et qui peuvent faire appel à moi ponctuellement pour que je puisse les aider. Donc voilà, moi mon objectif c'est d'avoir de l'impact et de pouvoir apporter mes compétences.
- Speaker #0
Candidature ouverte.
- Speaker #1
Et voilà, c'est exact. Merci. Oui, ça me tient à cœur. Je trouve que... En France, en plus, on a un tissu économique où on a une majorité de PME. Alors qu'en Allemagne, on a une majorité d'ETI, d'entreprises de taille intermédiaire. En France, on a vraiment cette particularité d'avoir un tissu économique d'une majorité de PME. Donc, elles doivent être aidées, en fait. Et comme la situation économique est quand même difficile actuellement, Bye ! bon commercialement, travailler son offre de valeur et ne pas laisser de côté des éléments qui permettraient peut-être de gagner encore plus de business demain, en tous les cas de ne pas en perdre.
- Speaker #0
Ok, c'est une bonne conclusion je pense.
- Speaker #1
Dans une économie où tout va très très vite, donc parfois il faut ajuster les curseurs au mois le mois dans certaines activités, parce que ça va justement très très vite. On le voit avec l'intelligence. artificielle aujourd'hui chaque semaine une nouveauté on a mis dix ans pour s'approprier internet là on doit mettre deux ans pour s'approprier à l'intelligence artificielle en fait tout est beaucoup plus court donc il faut aller vite faut pas perdre de temps
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. C'est vrai que l'intelligence artificielle nous aidera à gérer aussi ça, cette masse de données sur... Enfin, toutes les données collectées par toutes les PME, peut-être qu'on peut aussi... après les faire analyser ou alors ça pourrait servir même pour notre stratégie nationale bas carbone, notre ASNBC pour se dire est-ce qu'on est dans la bonne voie et peut-être un KPI est-ce que j'utilise ou pas l'intelligence artificielle
- Speaker #1
abonnés si on est ce que ça alors ça ça pourrait faire l'objet d'un autre podcast si tu veux parce que je pourrais t'en dire beaucoup sur l'intelligence artificielle et comment utiliser Les outils que nous avons à disposition aujourd'hui Certains utilisent claude gemini ou chat gpt mais encore faut-il bien s'adresser à l'intelligence artificielle parce que contre Contrairement à son appellation, je ne pense pas que ce soit une intelligence, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est plus une base de données, mais ce n'est pas une intelligence. L'intelligence, c'est toi qui l'as dans la façon que tu as de poser des questions.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Et tu obtiens des réponses très différenciantes en fonction de ce que tu lui auras posé la question.
- Speaker #0
Ce sera la suite. suite dans un prochain épisode.
- Speaker #1
Écoute avec plaisir.
- Speaker #0
Je te remercie, Nathalie, pour le temps et toutes les idées que tu m'as partagées, parce que je pense qu'elles en inspireront plus d'un. Que vous ayez ou non une PME, sentez qu'il y a quelque chose qui se joue dans le marché qui évolue et dans la stratégie d'une entreprise sur le long terme. Il faut bien prendre en compte le réseau. et c'est la boussole pour les PME en 2026 en tout cas et pour l'avenir. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté ce podcast. S'il vous a plu, je vous invite à le partager, à en parler autour de vous. Il s'appelle BIS. Il est disponible sur des plateformes. Vous pouvez aussi suivre le compte Extra Life sur LinkedIn. On est plutôt actifs. Et comme ça, vous serez tenus au courant de quand sortiront les prochains épisodes. Merci beaucoup.