- Speaker #0
On parle souvent des immigrés en France, mais on les entend rarement. Ils travaillent, ils réussissent, ils contribuent à construire le pays, et pourtant, ils restent invisibles, dans l'ombre. BLED'ARE est le podcast qui les met en lumière. BLED pour nos origines, ARE comme WE ARE, pour dire qui nous sommes aujourd'hui ici en France est pleinement légitime. Je m'appelle Wassila Moussaoui, française, née et grandie à l'étranger, immigrée depuis 20 ans, et un jour, j'en ai eu assez qu'on parle de nous, sans nous. Alors j'ai créé BLED'ARE, un espace de paroles, de témoignages vrais, pas un débat, pas une polémique, juste des réussites, des histoires vraies, les leurs, celles qu'on n'entend jamais jusqu'ici. BLED'ARE, les voix invisibles, c'est parti !
- Speaker #1
On dit que l'exil est une petite mort. Donc oui,
- Speaker #0
c'est joli et triste à la fois.
- Speaker #1
C'est triste.
- Speaker #0
Bonjour Thiziri.
- Speaker #1
Bonjour Wassila !
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir aujourd'hui pour mon premier épisode. Je suis ravie parce que tu es une amie de longue date et je suis aussi ravie de pouvoir partager ton histoire qui est inspirante à nos auditrices et à nos auditeurs. Est-ce que déjà dans un premier temps tu peux te présenter, nous parler de ton parcours personnel, professionnel, nous dire d'où tu viens ?
- Speaker #1
Déjà permets-moi de te remercier. C'est un honneur d'être ta première invitée. Tu sais à quel point notre amitié compte beaucoup pour moi ?
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Donc oui, Thizéry, j'ai 43 ans, je suis maman de deux enfants. Je suis installée en France depuis 2010 et je travaille actuellement dans la gestion de projets informatiques pour une banque internationale.
- Speaker #0
Et avant ça ?
- Speaker #1
Avant ça, j'ai commencé en tant que consultante dans les cabinets de conseil en système d'information. J'ai ensuite travaillé pour mon propre compte pendant cinq ans. Et depuis trois ans, j'ai intégré une banque internationale, comme je te disais au début, dans le cadre de la gestion de projets informatiques, plus précisément dans ce qu'on appelle le trade, donc le commerce international.
- Speaker #0
Et tu viens d'où ? Ça fait combien d'années que tu es en France ?
- Speaker #1
Ça fait... Je suis en France depuis fin 2010, donc ça va faire bientôt 16 ans, mine de rien que je suis en France. Je viens d'Algérie, et plus précisément de Kabylie. Donc voilà.
- Speaker #0
Ton imaginaire, est-ce que... Déjà, c'était quoi ton imaginaire ?
- Speaker #1
En fait, j'avais pas forcément d'imaginaire quand je suis venue en France. J'avais quand même 27 ans, donc j'étais assez... J'avais conscience de pas mal de choses, j'étais donc assez mature. Je dirais plutôt que venir en France, c'était une évidence, parce qu'en fait, je voulais absolument sortir de ma zone de confort, voir à quel point je pouvais aller dans l'exploration de mes limites. Donc en fait, la France s'est posée comme une évidence. C'est un challenge, certes. Mais c'est un challenge plus importable que les autres pays parce qu'on a cette langue française déjà qu'on maîtrise. Et puis, culturellement, on est quand même pas mal familier avec la France. Donc, je ne m'attendais pas forcément à grand chose parce que, comme je disais, on est déjà familier avec la France. Il y a eu des déceptions, comme tout le monde.
- Speaker #0
On y viendra. Quelles démarches, justement, t'as entreprises pour venir en France ?
- Speaker #1
C'était un long combat. Je suis venue dans le cadre d'un visa étudiant. Donc, c'est des démarches qui prennent un an minimum entre la préparation des entretiens, du dossier, des inscriptions auprès des universités. Donc, voilà, c'est des démarches qui ont pris quand même du temps.
- Speaker #0
Et du test aussi de connaissance.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Il y a pas mal de... Il y a pas mal de démarches à faire dans le cadre de ce process, dont évidemment le test, le fameux TCF, le test de connaissances en langue française. Ceci se rajoute à les différents entretiens auprès de Campus France.
- Speaker #0
Et quand tu es venue, tu disais effectivement que tu avais 27 ans. Qu'est-ce que tu as laissé derrière toi ?
- Speaker #1
On dit que l'exil est une petite mort. Donc oui,
- Speaker #0
c'est joli et triste à la fois.
- Speaker #1
C'est triste, mais c'est vrai, c'est tellement vrai. En fait, lorsqu'on n'a pas fait cette expérience, on ne peut pas comprendre cet adage, mais une fois qu'on le vit... ça prend tout son sens. Donc j'ai laissé derrière moi mes parents, j'ai laissé derrière moi mes racines, ma culture aussi, même si, comme on dit, sa culture, je parle précisément de l'Algérie, c'est elle qui nous habite, c'est pas nous qui l'habitons, mais il y a quand même, je parlerai pas de déracinement, mais il y a un déchirement, un tronc qui se retrouve cassé de son arbre. Donc oui, c'était... C'était très difficile, ça l'est toujours.
- Speaker #0
Tu avais aussi, tu étais déjà installée dans la vie professionnelle, donc effectivement, tu as fait tout ça derrière toi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est un sacrifice que tu as fait pour un choix que tu as voulu. Quand tu es arrivée en France, concrètement, comment ça s'est passé ? Comment se sont passés ces premiers temps en termes logistiques, pour le logement ? Les inscriptions, éventuellement le travail.
- Speaker #1
Quand on arrive en France, on découvre la bureau de chassif, ils sont tous en sens. C'était des péripéties quand même très... Je ne sais pas si ça se dit, mais c'était très mouvementé. Donc en fait, on se rend compte qu'il est très difficile de trouver un logement. Déjà, il y a une vraie crise, surtout dans la région parisienne. Il n'y a pas d'accompagnement en France pour les étudiants algériens. On se le disait en off, il y a pas mal de pays qui sont quand même bien organisés, il y a pas mal de communautés d'étudiants étrangers qui sont organisées en France. Nous, on n'a pas cette organisation-là. Donc, en fait, lorsqu'on arrive en France, on est livrés à nous-mêmes.
- Speaker #0
Et tu m'avais raconté une petite anecdote.
- Speaker #1
Oui, donc, en fait, je suis allée voir une assistante sociale. en lui exposant mon cas, en lui disant que clairement, si ce n'était pas l'aide des cousins, cousines, que j'allais me retrouver dans la rue, que j'avais besoin d'être autonome vite, de trouver un toit vite, elle m'a regardée dans les yeux en me disant « Madame, à 27 ans, vous êtes censée être assez grande pour vous débrouiller toute seule. » Donc en fait, elle, elle voyait... La femme de 27 ans qui se tenait devant elle, mais ce qu'elle ne voyait pas, c'était la femme ou la jeune fille complètement coupée de sa vie, de sa vie d'avant en tout cas, et qui doit tout reconstruire de zéro. Donc en fait, si cette aide, j'en avais besoin.
- Speaker #0
Je vais rebondir sur cette anecdote parce que j'ai eu aussi une anecdote un peu comme ça où, pareil, j'étais en difficulté pour trouver un... logement, je suis partie voir un assistant social qui m'a dit, qui m'a regardée un moment dans les yeux et qui m'a dit, écoutez madame, mademoiselle, il ne vous reste qu'une seule solution, c'est de rentrer chez vous. Je l'ai regardée à mon tour dans les yeux et je lui ai dit,
- Speaker #1
je resterai ici et je finirai mes études, quitte à dormir sous les ponts.
- Speaker #0
Quand on est dans une situation où on est vulnérable, je pense qu'il y a des gens qui en souffrent et qui peuvent prendre des coups C'est peut-être pas très compliqué psychologiquement d'assumer ce genre de discours.
- Speaker #1
Je rajouterais aussi là, si tu permets, que souvent les personnes qui font ce genre de remarques, ce sont des personnes qui n'ont pas, souvent, elles ne savent pas ce que c'est, elles ne connaissent pas le fait de sortir de sa zone de confort. Donc c'est des personnes qui se contentent déjà de leur situation et qui n'osent pas forcément affronter l'inconnu. Chose que nous, on fait assez brillamment.
- Speaker #0
Après, c'est des assistants sociaux qui sont censés connaître des situations compliquées, diverses. Ils sont aussi confrontés aussi bien à des étrangers qu'à des Français. Donc, ils sont censés un peu connaître les difficultés de la société.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et justement, face à ces difficultés, est-ce qu'il y a des moments où tu t'es dit, bon là, c'est trop, j'ai envie de rentrer, c'est trop compliqué ?
- Speaker #1
Non. Non, non, non. Il y a eu des moments où j'ai perdu ma motivation, mais je n'ai jamais remis en question mon projet. Parce que je savais ce que je voulais, je savais pourquoi j'étais en France. Pour moi, il était hors de question de faire ma machine arrière, parce qu'il y a toujours des solutions. Comme je dis à mes enfants, il y a toujours des solutions. Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. À vous de les trouver.
- Speaker #0
Parlons des autres difficultés auxquelles on peut faire face, c'est les difficultés administratives, les démarches administratives, notamment la préfecture, les titres de séjour.
- Speaker #1
En fait, moi, ce qui m'a marquée, c'est surtout le fait de... Tu sais, avant, il y avait... Enfin, je ne sais pas pour... Pour l'instant, comment ça se passe ? Mais nous, il y a 10 ans, 15 ans, il n'y avait pas ce système de rendez-vous. Donc, en fait, on devait se pointer à la préfecture dans l'espoir d'avoir un ticket et dans l'espoir de pouvoir déposer son dossier. Donc, en fait, on ne sait pas. On était tout le temps dans le flou, dans l'incertitude. Donc, moi, ce qui m'a marquée, c'est le fait de me réveiller à 5h du matin, d'aller me pointer. Il fallait que je sois à 5h30, 6h devant la préfecture. Et attendre que ça s'ouvre à 9h, dans l'espoir, quand je suis dit, d'avoir le sésame, de décrocher le ticket. Et en fait, c'était très violent. À l'époque, je ne me posais pas de questions parce que j'étais focus, j'avais un objectif. Donc, je faisais tout pour l'atteindre. Donc, mon objectif, c'était de renouveler mon titre de séjour. Mais en fait, quand j'y pense avec du recul, c'était violent de demander que des personnes se lèvent à 5h du matin. C'est limite déshumanisant. de se lever à 5h du matin parce qu'encore une fois, les gens en face ils ne voient que des dossiers, ils ne voient pas l'humain qui est derrière cette démarche, donc c'est très déshumanisant. Donc moi, ça ça m'a marquée.
- Speaker #0
Et t'es française aujourd'hui, t'es française depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Depuis fin 2015. Donc ça va faire 11 ans.
- Speaker #0
Et comment se sont passées les démarches ?
- Speaker #1
Là, pour le coup, c'est une bonne expérience. Ça allait assez vite pour moi. J'ai déposé le dossier et fait l'entretien en avril 2015 et j'ai eu ma nationalité fin 2015. Donc ça s'est plutôt bien passé. En tenue des délais qu'on peut avoir pour les autres démarches, là pour le coup c'était relativement... rapide, parce que j'en connais pour qui ça a pris trois ans.
- Speaker #0
Après, aujourd'hui, même les délais sur les titres de séjour, ça devient assez compliqué. Moi, je suis pas mal des avocates sur les réseaux sociaux, notamment le professeur Bentahar, qui accompagne notamment des étrangers, et elle dit, nos gens parisiennes, on est sur des délais de deux ans pour un grand titre de séjour. Pour les gens qui ont un travail et qui sont obligés d'avoir un site de séjour et donc d'être réguliers, je ne sais pas comment ces gens-là se débrouillent, parce que ça les met dans une situation de précarité. Puis il y a des gens aussi qui sont là installés depuis des années et qui aujourd'hui se retrouvent dans la précarité parce que justement ces sites de séjour ne sont pas renouvelés, parce qu'il y a des retards de traitement dans les préfectures. Et ils se retrouvent du coup en situation irrégulière et sous OQTF. Dans l'imaginaire, je pense, parfois collectif des profils occultes, il y a des pères de famille et des mères de famille qui sont là depuis plus de 10 ans, voire 15 ans. Moi, j'ai déjà écouté le récit de personnes qui sont installées depuis des années, mais qui aujourd'hui se retrouvent en situation irrégulière et dans une situation de précarité. J'ai même vu au Parlement des parlementaires en parler, où ils ont été justement sollicités pour mettre en avant cette... Cette situation qui est très compliquée pour ces gens-là, parce qu'aujourd'hui, ils se retrouvent dans des situations très compliquées et qui ont des enfants, qui ont un foyer à assumer et qui se retrouvent à la rue.
- Speaker #1
C'est incroyable. Parce qu'en fait, là, pour le coup, il y a des couches de misère, de précarité qui se rajoutent pour ces personnes. Et sans le savoir, l'administration, elle crée des... elle génère des problèmes sociaux derrière. Parce qu'un père de famille qui ne peut pas travailler, c'est des enfants qui ont un foyer qui va se retrouver dans la pauvreté. Et on sait tous ce que la pauvreté peut générer comme fléau social. Donc en fait, il y a des répercussions pour lesquelles l'administration, pas toute l'administration, mais une partie de l'administration, qu'elle ne mesure pas.
- Speaker #0
Tout à fait, parce que ce n'est pas juste un dossier, c'est ce que tu disais tout à l'heure, c'est des gens derrière, c'est des êtres humains qui, aujourd'hui, pour certains, sont malmenés. Et justement, je me dis, psychologiquement, comment on tient, comment on fait ?
- Speaker #1
Il faut s'entourer, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide, même s'il y a des portes qui vont se refermer sur votre visage et il y en aura d'autres qui vont s'ouvrir. Alors ça, je me permets, voici là, mais s'il y a des gens qui sont dans ces situations et qui écoutent ce podcast, n'hésitez pas à demander de l'aide autour de vous, à de la famille, à des amis, à des associations.
- Speaker #0
Oui, aujourd'hui, il y a le CIMADE qui est très bien, enfin aujourd'hui, qui est reconnu et qui soutient les étrangers et qui soutient aussi... Le discours que je suis en train de tenir, parce que c'est connu, ce n'est pas un secret, sauf que l'opinion publique ne le sait pas, les médias n'en parlent pas. On parle juste de l'augmentation du nombre de titres de séjour, mais qui est en fait une augmentation systémique. C'est juste qu'il n'y a pas eu de régularisation pendant un certain nombre d'années, ce qui fait qu'à un moment donné, depuis le Covid, en 2025, il y a eu des régularisations, mais qui en fait régularisent. Ces dossiers-là sont régularisés parce que ça fait 4 ans qu'ils l'ont. On fait aussi dire ce qu'on veut aux chiffres. Est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a surprise quand tu es arrivée en France, l'anecdote que tu m'as recontée.
- Speaker #1
À un moment, je m'apprêtais à prendre le bus. Donc, il y avait pas mal de personnes qui attendaient, comme moi, sous l'abris bus et là, j'arrive avec ma spontanéité et mon soleil méditerranéen. Et je lance un bonjour. Ils m'ont tous regardée. Je pense qu'ils se sont sentis agressés. Après, il y a de belles surprises aussi, des choses plutôt agréables. Les jardins qui sont bien entretenus, les espaces verts qui sont bien entretenus, ça aussi, c'est agréable. Ce n'est pas forcément le cas partout. Donc, si, il y a pas mal de choses.
- Speaker #0
Et est-ce qu'à un moment donné, tu as souffert de stigmatisation ou tu t'es sentie ramenée à tes origines ?
- Speaker #1
Je vais être honnête avec toi, ça va surprendre beaucoup de personnes. Je pense que le fait de vivre en Algérie et de ne pas naître ici, on n'est pas biaisé, on n'a pas ce biais qui fait qu'on pense tout de suite, on interprète tout de suite. En fait, on n'a pas le racisme, l'excuse raciste facile. Donc comme ça, je ne te dirais pas vraiment, parce que moi, je n'ai pas cette impression que les gens soient forcément racistes en France. Je n'ai pas le souvenir d'avoir subi un quelconque racisme au travail. On m'a toujours vue comme une personne normale, comme tout le monde. Je suis là pour apporter une valeur ajoutée, je l'apporte et puis c'est tout. Je suis jugée sur mon travail et non sur mon appartenance ethnique. Donc non, il y a eu des actes à l'extérieur, oui. Mais par exemple, je me rappelle qu'un... qu'un monsieur d'un certain âge nous a regardé avec mon mari gratuitement, il nous a lancé un « rentrez chez vous » . Mais il est âgé, on ne lui en veut pas, on l'excuse.
- Speaker #0
Est-ce que Thiziri, tu aurais un message pour les personnes étrangères qui sont dans des situations compliquées aujourd'hui ?
- Speaker #1
Évidemment. Donc je leur dis, faites-vous confiance. Ayez confiance en vous. et surtout Donc, ayez conscience que vous méritez de réussir. Si vous êtes là, c'est que vous le méritez et vous méritez tout le bien qui va vous arriver plus tard. Donc, ayez confiance et ayez conscience de votre mérite.
- Speaker #0
Et force à vous.
- Speaker #1
Et force à vous. Ah oui, ça, ils en ont besoin.
- Speaker #0
Pour les personnes,
- Speaker #1
les autres personnes qui ne sont pas concernées,
- Speaker #0
pour les Français, par exemple, qui ne sont pas issus de l'immigration, qu'est-ce que tu as envie de leur dire par rapport à... à ce qu'ils peuvent entendre par ailleurs sur la réalité, la soi-disant réalité des étrangers.
- Speaker #1
Comme je le disais tout à l'heure, la France n'est pas raciste, elle n'est pas ce qu'on veut nous faire croire. Et je dirais pareillement pour les étrangers. On est tous les mêmes, on a tous les mêmes aspirations. En fait, si on vient en France, si on fait tout ce chemin, si on laisse tout derrière nous, c'est pour justement avoir une vie meilleure. C'est pour construire. Donc on est là pour construire.
- Speaker #0
Merci beaucoup Thizéry pour ce témoignage, pour ta générosité et ton authenticité qu'on te connaît. Ce que tu nous as partagé aujourd'hui, c'est la réalité de milliers de personnes en France, des personnes qui travaillent, comme je disais tout à l'heure, qui contribuent à la société française et qui réussissent. Tu en as un exemple parfait et qui reste pourtant invisible. C'est mon ambition à travers ce podcast, c'est vraiment de mettre en lumière des profils comme les tiens et de remettre, comme on dit, l'église au milieu du village, si vous reconnaissez. dans ce témoignage. Si vous voulez, partagez-vous aussi votre histoire, contactez-moi ici ou sur LinkedIn. Je serai ravie de partager votre histoire également. Si ce podcast vous a plu, touchez, partagez-le. Laissez-moi un avis, ça me donnera de la force, puisque ces voix ont vraiment besoin d'être entendues. Vous pouvez aussi m'envoyer de la force sur LinkedIn directement. Merci à vous aussi d'avoir écouté. cet épisode de BLED'ARE et à bientôt.