- Speaker #0
On parle souvent des immigrés en France, mais on les entend rarement. Ils travaillent, ils réussissent, ils contribuent à construire le pays, et pourtant, ils restent invisibles, dans l'ombre. L'AIDAR est le podcast qui les met en lumière. L'aide pour nos origines, art comme oui art, pour dire qui nous sommes aujourd'hui ici en France est pleinement légitime. Je m'appelle Wassila Moussaoui, française, née et grandie à l'étranger, immigrée depuis 20 ans, et un jour, j'en ai eu assez qu'on parle de nous, sans nous. Alors j'ai créé Blédard, un espace de parole, de témoignage vrai, pas un débat, pas une polémique, juste des réussites, des histoires vraies, les leurs, celles qu'on n'entend jamais jusqu'ici. Blédard, les voix invisibles, c'est parti ! Bonjour Anna, merci d'être avec moi aujourd'hui pour ce nouvel épisode de podcast. Est-ce que tu peux nous parler de toi ? te présenter personnellement et professionnellement.
- Speaker #1
Bonjour Priscilla, merci beaucoup de m'avoir invitée dans ton podcast. Moi c'est Anna Pavelescu, je viens de la Roumanie, je suis professeure de yoga et je suis aussi la fondatrice de la marque de vêtements de yoga, Bloom Yoga. Alors je suis arrivée en France en 2014 mais comme ingénieur en téléphonie mobile. J'ai travaillé dans ce domaine pendant 12-13 ans et après ça j'ai senti le besoin de changer. Là je me retrouve à donner des cours et ça me rend hyper hyper heureuse.
- Speaker #0
Et tu le fais depuis combien d'années ?
- Speaker #1
Alors, j'ai commencé à donner des cours en 2018. J'étais toujours ingénieure. J'ai commencé à donner des cours par plaisir dans un club de sport en bas de chez moi. Et j'ai tellement aimé et j'ai eu tellement de succès que je me suis dit, peut-être que je peux faire ça comme full-time. comme travail, mon travail à moi. Et j'étais super contente quand mon entreprise m'a licenciée parce que je n'avais pas le courage de commencer tout ça. Du coup, le fait qu'ils m'ont licenciée m'a donné l'opportunité de faire ce que je aime vraiment.
- Speaker #0
Et quand tu es arrivée en France, ce métier d'ingénieur, tu le faisais déjà en Roumanie ?
- Speaker #1
Oui, je les faisais déjà en Roumanie. Alors, j'ai travaillé pour Orange. C'était mon dernier job en Roumanie. Mais quand je me sentais totalement malheureuse, du coup, j'ai pris la décision de partir. Et j'ai choisi la France parce que j'ai parlé déjà le français. Pas bien. Mais c'était obligatoire en Roumanie d'apprendre le français à partir de 8 ans. Alors, j'ai voulu ça seulement pour la langue que j'ai adoré dès le début.
- Speaker #0
D'accord. Donc c'est une langue secondaire, enfin c'est la première langue étrangère ?
- Speaker #1
C'est la première langue étrangère qu'on apprend. Alors, à mon âge, c'était la première langue qu'on apprenait à l'école, langue étrangère. Mais maintenant, c'est l'anglais.
- Speaker #0
D'accord. Oui. Tu vois, ça, je ne savais pas.
- Speaker #1
La Roumanie est très fan de la France. On est très francophone. Alors, c'est pour ça.
- Speaker #0
D'accord. J'apprends quelque chose. Donc, tu as décidé, comme tu le disais, de venir en France pour la langue en particulier. Et quelle démarche tu as dû entreprendre pour venir ?
- Speaker #1
La première chose, c'est de trouver du travail. Alors, j'ai postulé en étant toujours en Roumanie. J'ai postulé pour ce job en France. J'étais prise assez vite et je suis partie de la Roumanie très très vite. Alors c'était je pense dans un mois, j'ai eu le job, j'ai fait mes bagages et je suis arrivée. C'était très vite.
- Speaker #0
Et quand tu es arrivée, tu es arrivée chez quelqu'un ou tu as ouvert un logement de là-bas ou d'ici ?
- Speaker #1
Alors, trouver un logement de là-bas ici. Non, alors j'avais un collègue qui travaillait chez Orange, du coup, qui habitait ici les Moulineaux. Et quand il a entendu que je vais déménager en France, il a dit « Ah, mais je connais quelqu'un qui veut louer son appartement à Issy les Moulineaux, et j'ai envoyé mon CV pour louer cet appartement et j'ai beaucoup insisté. Alors je suis arrivée dans un Airbnb à Vendres et après ça, j'ai rencontré les propriétaires et je les ai seulement suppliés de me donner l'appartement. Et c'était bizarre parce que je n'avais pas de compte bancaire pour... louer un appartement, il te faut un compte bancaire et pour avoir un compte bancaire, il te faut une adresse. Alors, c'était vraiment très difficile parce que je me disais, mais comment on peut le faire ?
- Speaker #0
C'est ça la contradiction.
- Speaker #1
La contradiction.
- Speaker #0
Par exemple, tu dois avoir un compte bancaire, tu dois avoir un titre de séjour. Pour avoir un titre de séjour, il faut avoir un compte bancaire. Oui, oui,
- Speaker #1
totalement.
- Speaker #0
Pas de débrouillage.
- Speaker #1
Alors, c'était dur. En fait, j'ai fait avec l'adresse de Airbnb. Oui. sans que la propriétaire de Airbnb le sache. Et j'ai réussi à avoir mon compte bancaire. Et après ça, j'ai réussi à louer mon appartement.
- Speaker #0
OK. Oui. Bon. Comme quoi, parfois, il faut passer par des solutions. Non,
- Speaker #1
parce que sinon, ce n'est pas possible. Oui, ce n'est pas possible. Et je sais que j'ai pris un rendez-vous chez BNP pour ouvrir un compte bancaire. Ils m'ont refusée.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tout simplement. Et pour moi, c'était un choc parce que, bref, j'ai dû prouver que j'ai de l'argent. Je ne venais pas en France pour, bref, je venais en France pour un changement. Je ne venais pas pour des besoins financiers. Mais pour moi, c'était un choc. Ils n'ont pas voulu m'ouvrir un compte bancaire.
- Speaker #0
Oui, ça peut être violent de se voir refusée comme des malpropres.
- Speaker #1
Oui, exactement. Alors que,
- Speaker #0
en fait, on a... Juste ouvrir un compte pour rentrer un peu dans le système parce que c'est obligatoire. Quelles que soient, j'ai envie de te dire, les institutions ou les administrations te demandent d'avoir un compte bancaire.
- Speaker #1
Oui, totalement. Mais apparemment, là, la poste, la banque, la poste est obligée d'ouvrir un compte bancaire sans poser des questions. Je trouve que c'est très bien.
- Speaker #0
Et il y a aussi les solutions, tu sais, les fintechs. Les entreprises, les banques en ligne qui proposent plus facilement l'ouverture d'un compte pour des étrangers versus les entreprises classiques comme la BNP. Et donc, quand tu es arrivée en France, c'était comment au début ? Tu connaissais des gens ?
- Speaker #1
Non, j'étais seule. J'étais seule, j'étais dans une petite entreprise. On était seulement trois sur Paris. allemande. Je ne pouvais pas trouver des amis au travail et j'ai commencé à faire beaucoup de sorties sur un groupe qui s'appelle Meetup. Mais malheureusement sur ces groupes-là, tu rencontres toujours des étrangers, des expats. Alors ça n'aide pas beaucoup à rentrer dans le système
- Speaker #0
Et après, comment tu as pu trouver des familles ou te faire un réseau ?
- Speaker #1
Alors, après deux ans, j'ai rencontré mon mari. Eh oui, qui est français et qui m'a aidé énormément de rentrer dans la société. Parce qu'avant, je ne pouvais pas toute seule. En fait, soit tu es en couple avec quelqu'un qui appartient déjà au système, Soit tu restes un expat. Malheureusement, c'est comme ça.
- Speaker #0
Pendant les deux années, c'était compliqué pour toi ?
- Speaker #1
C'était très compliqué. J'ai passé par une période très difficile de ma vie.
- Speaker #0
Et pendant ces deux années, qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit « je vais rester quand même » ? Est-ce que pendant ces deux années, tu t'es dit « pourquoi je fais ça ? »
- Speaker #1
Ah totalement, beaucoup de fois j'ai eu l'envie de rentrer. C'était très dur et je pense que les mauvaises rencontres que j'ai faites me découragent petit à petit de rester. Mais il y avait aussi des choses que j'aimais bien. J'aimais bien découvrir Paris, j'allais dans des endroits sympas et ça, ça m'a beaucoup plu.
- Speaker #0
Et ça t'a quand même donné envie de rester ?
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a des choses qui t'ont surprise quand tu es arrivée de Roumanie ? Des choses qui étaient complètement différentes de ce que toi, tu connaissais de la vie ou des pratiques sociales ?
- Speaker #1
Ah oui, énormément. Alors, je peux donner un exemple. C'était le premier jour. Je viens de l'aéroport avec deux grands bagages. Je remarque qu'il n'y a pas d'escaladeur pour le métro. Du coup, j'attends avec mes bagages en bas de l'escalier. Et j'attends. Les gens passaient. Mais en fait, en Roumanie, on est beaucoup plus humain. Alors, les gens t'aident. Alors, et moi, j'attendais. Naïvement. C'est que les gens m'aident. Personne ne m'a aidée. Et en fait, en Roumanie, on est beaucoup plus humain. On s'aide beaucoup plus. Même si on ne connaît pas bien la personne, on s'aide. On est beaucoup plus ouvert. Et là, à l'autre. Et là, ce n'était pas le cas. Et ce que ça m'a impressionné d'une manière négative, et ça m'impressionne toujours, c'est que la première réponse partout, partout en France, c'est non. Je demande quelque chose, c'est non. Et après ça, ils reviennent vers la question et réfléchissent. Et peut-être que c'est la réponse oui. Mais pour moi, je donne toujours la réponse, mais tout est possible. Pourquoi c'est non ? Tout est possible. Si on veut aider quelqu'un, tout est possible. La réponse est oui. Pourquoi ça doit être non ? Alors, aux finances, aux impôts, je ne sais pas. Toujours la réponse, sinon ce n'est pas possible. Et après, ça peut être, si on discute, ça va être possible. Mais la première réponse est non.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a agréablement surpris ?
- Speaker #1
Je pense qu'en comparaison avec la Roumanie, un point positif ici, c'est que les gens sont polis finalement. Ils sont un petit peu plus habitués avec la diversité. Ce qui n'est pas le cas en Roumanie ou ce n'était pas le cas en 2014. Et les gens te laissent un petit peu plus vivre et que tu es un petit peu plus libre d'être différent.
- Speaker #0
Et en tant que Roumaine, est-ce que ton installation a été facile par rapport à tes démarches administratives ? Parce que je ne sais pas si en tant que Roumaine, tu as des démarches spéciales ?
- Speaker #1
Non, je pense qu'on a les démarches presque comme tout le monde de l'Europe, qui vient de l'Europe. Golden card, c'est la sécurité sociale. C'est ça le pire à avoir. Et après ça, toutes les choses rentrent en ordre après avoir ce numéro de sécurité sociale. Mais ça a pris presque un an à l'avoir. Et pour moi, c'était impressionnant que les choses peuvent être si lentes. Alors, je n'étais pas habituée avec ça. Je pense qu'ici en France, ils veulent vraiment respecter les règles. Peu importe quelles sont les règles, ils doivent être respectés. Ils font une chose très, très simple, en fait très compliquée.
- Speaker #0
C'est la bureaucratie.
- Speaker #1
Oui, c'est la bureaucratie. Et en Roumanie, ça existe aussi. Mais en fait, quand tu vois une personne qui a vraiment besoin de quelque chose, alors on essaie de l'aider le plus vite possible. Ici, non. C'était un an pour avoir ce numéro de sécurité sociale.
- Speaker #0
Je connais. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux partager avec nous, justement par rapport à ton histoire ? Une anecdote que tu as envie de partager avec nous, qui en fait va un peu être le reflet de ton vécu ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, je me rappelle très bien, j'ai fait une soirée avec des expats. Et l'image de la Roumanie en France, elle est un petit peu... perturbés parce qu'ils pensent qu'on est tous des Roms, des Tziganes. En fait, je le dis maintenant comme ça on est clair, les Tziganes sont des personnes d'origine indienne qui, à partir de l'année 1300, ils ont commencé à migrer du land et ils se sont établis là où le climat était proche de leur climat indien. Alors on a... pas la même, bref, les mêmes apparences physiques, on n'a pas même pas la même langue. Alors, ici en France, ils pensent que les Romains sont des Roms, sont des Tiganes. Et j'étais dans cette soirée et il y a quelqu'un qui me demande « Qu'est-ce que t'es venu faire en France ? Est-ce que t'es venu faire les palprises ? » Alors, nettoyer les pardons. Et là, pour moi, c'était non, je suis ingénieure à Linux. Il était vraiment étonné. Mais je pense que cette image de roman qui est tigane, elle est tellement pas juste parce qu'il y a des romans comme moi qui ne sont pas venus en France pour... Avec l'idée de s'enrichir, seulement j'ai voulu changer ma vie parce que j'étais complètement malheureuse. Et c'est tout, c'est tout.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu es de nationalité française ?
- Speaker #1
Oui, j'ai été naturalisée en mai 2020. Et pour moi, c'était très important de faire toutes ces démarches. Alors, ça a duré à peu près trois ans pour être naturalisée. Et j'ai vraiment fait tout possible pour que je sois française parce qu'en 2017, j'ai eu ma fille. Et c'était important pour moi que ces deux parents puissent avoir la même nationalité.
- Speaker #0
Et quelles ont été justement ces démarches-là ?
- Speaker #1
Ces démarches, on commence avec le test de la langue. Et après ça, tous les papiers qu'on doit avoir, tous les boutons, les fiches de paie et tout. Et pour moi, c'était un choc, car quand j'ai accouché, nous avons reçu le livret de famille. Et en fait, sur la page de la mère, c'était vide. Et j'étais seulement mentionnée dans les notes. que je suis la maman de ma fille. C'est que c'était absolument aberrant. Et ça, ça m'a fait peur. Parce que dans ma tête, c'était si jamais je vais, bref, divorcer, me séparer, est-ce que je vais avoir les mêmes droits que mon mari sur notre fille, autour de notre fille ? Et après la naturalisation, Je pense que quelques jours après, je suis allée à la mairie pour changer de livret de famille et j'ai obtenu finalement un livret de famille où j'étais la mère. Alors, j'étais bien sur la page de la mère, ce que je trouve absolument aberrant parce que la mère, c'est la mère. Alors, on n'a pas des doutes. On ne peut pas dire la mère est dite Pavela Suvannamaria. Alors, j'ai été étonnée de tout ça et je pense que toutes les femmes qui accouchent en France comme étrangères ne sont pas sur la page de mère.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Donc, tu n'es pas mère sur le papier.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et pourquoi ça a pris trois ans ?
- Speaker #1
Ça a pris trois ans parce qu'il a fallu à peu près un an et demi pour être convoquée à l'entretien. On fait un entretien où on est demandé l'histoire, sur l'histoire de la France. Ils m'ont posé la question de, est-ce que vous connaissez tous les ministres ? Du coup, j'ai tout appris. J'étais bien préparée. Et après ça, pour apparaître dans le décret de naturalisation, il a fallu à peu près un an et demi.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et les gens qui sont justement aujourd'hui dans la même situation dans laquelle tu étais en arrivant où ce n'était pas facile, de ce que tu disais, qu'est-ce que tu as envie de leur dire ?
- Speaker #1
Parce qu'on ne doit pas mettre à cœur tout ça. On doit être vraiment insensible si on veut rester. Parce que je pense que c'est le cas pour toutes les personnes immigrantes. En fait, on part d'un pays pour peu importe quelle raison. On part d'un pays, on déménage dans un autre pays, on essaye de suivre les règles, on essaye de s'intégrer. Et après ça, on revient peut-être visiter le pays d'origine, on ne se sent plus à la maison. En fait, on ne se sent plus à la maison ni dans le pays d'origine, ni dans le pays où on habite. Alors, on est les citoyens du monde.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une chose que tu aurais voulu qu'on te dise, en plus de ce que tu viens de nous dire, à l'époque pour te donner plus de force pour la suite ?
- Speaker #1
Que sûrement, au bout d'un moment, toutes les choses vont rentrer en ordre. et que ça vaut le coup.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu dirais à Lana de 2014 ?
- Speaker #1
À Lana de 2014, je lui dirais de ne plus se projeter autant, parce qu'en fait, avec autant de soucis administratifs, autant de soucis au plan personnel, je n'avais pas de amis, j'aurais dû vivre chaque jour comme elle était, sans se projeter. sans se poser autant de questions. Parce que si on se projette autant, c'est un petit peu noir.
- Speaker #0
Après, c'est naturel de pouvoir anticiper, de prévoir, quand tu arrives effectivement dans un pays que tu ne connais pas, pour essayer de créer un cadre le plus safe, le plus sécurisant possible pour toi. Donc, je pense que c'est naturel et humain d'avoir ce genre de réflexion. Et pour les Français qui nous écoutent, qui ne sont pas d'origine étrangère, Qu'est-ce que tu as envie de leur dire par rapport aux étrangers et aux immigrés ?
- Speaker #1
Alors, j'aimerais leur dire d'être plus gentil, simplement plus gentil. Vous savez, c'est un truc super sympa. Et qui dit, j'aimerais qu'ils sachent comment je suis drôle dans ma langue maternelle. Alors, on est des gens tout court qui doivent être respectés. appréciée et prise en considération. D'accord ? Et que la première question après bonjour, que ça parle de quel origine je suis. Je suis un être humain tout court.
- Speaker #0
Et est-ce que tu aurais un dernier message à transmettre à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui, je pense que je dois dire, parce que pas tout est négatif. J'ai beaucoup de gratitude pour... cette société pour la France parce qu'en fait elle m'a rendu heureuse j'ai rencontré mon mari la France m'a donné ça d'abord et après ça j'ai pu changer du travail et faire ce que j'adore, donner des cours de yoga et à l'aide de ces cours de yoga j'ai rencontré énormément de personnes Alors, la majorité sont des expats. Je ne sais pas si c'est mon nom de famille qui les attire. Mais j'ai rencontré beaucoup de personnes expats et françaises qui sont absolument incroyables. Et je suis entourée par des personnes incroyables et j'ai seulement de la gratitude pour ça.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Anna, pour ta sincérité. Merci pour cet échange et ton partage. Encore une fois, une histoire qui est différente de celle qu'on a pu raconter jusqu'alors et qui est la réalité de plusieurs immigrés. Merci à vous, les auditeurs, de continuer à nous écouter et à vous intéresser à ces récits qui sont différents les uns des autres. Si vous aussi, vous voulez raconter votre récit et partager votre histoire, n'hésitez pas à me le faire savoir, soit sur LinkedIn, soit ici en commentaire. Et puis si cet épisode vous a plu, touchez ! partagez-le, laissez un avis. Ces voix ont besoin d'être entendues et vous pouvez y contribuer. Merci encore, Anna.
- Speaker #1
Merci infiniment.
- Speaker #0
Et je vous dis à très bientôt. Au revoir.
- Speaker #1
Au revoir.