Speaker #0Aujourd'hui, on va parler de quatre types de business que je déconseille fortement de lancer en 2026, et même en 2027 et en 2028. Alors avant que quelqu'un me tombe dessus dans les commentaires de cet épisode de podcast ou vienne me chercher dans mes messages privés sur LinkedIn ou sur Insta ou sur TikTok, je ne suis pas en train de dire que c'est impossible de réussir dans ces métiers-là. Je suis juste en train de dire qu'il y a des façons... de construire ces business qui sont devenus extrêmement dangereuses. Parce qu'en fait, depuis quelques années, vous l'avez vu, mais le marché a complètement changé, parce qu'en fait, il y a l'IA qui est arrivé. Du coup, on a une concurrence qui est devenue mondiale, avec l'IA, avec des plateformes qui vraiment ont explosé. Et certaines activités, elles sont devenues tellement faciles à remplacer que, en fait, elles vont... elles vont se retrouver dans une guerre de prix permanente, dans une concurrence face à l'IA. Ce qui est super compliqué parce que l'IA aujourd'hui, en termes de tarifs, c'est fortement démocratisé. Ça fait plus de 20 ans que je fais du conseil business, mon 17 dans la profession d'expert comptable. Et s'il y a bien une chose que j'ai apprise en voyant passer des centaines de projets de création d'entreprise, c'est que le problème n'est presque jamais le métier. Le problème, c'est le modèle économique, c'est l'offre. Et c'est la façon dont l'entrepreneur décide de vendre sa compétence. Parce qu'en fait, en 2026, les gens n'achètent plus de l'exécution. Ça va falloir vous le mettre dans le crâne. Ils achètent un résultat. Et c'est ça qui va séparer les business qui vont réussir à partir de maintenant et dans les années futures de ceux qui vont en fait concrètement mourir. parce qu'en fait... Vous allez avoir un marché qui va se resserrer de plus en plus, donc un même nombre de concurrents sur le marché, mais avec une demande beaucoup moins forte parce qu'elle est remplacée par de l'IA. Alors, la première catégorie, évidemment, de business à ne pas lancer en 2026, c'est bien évidemment ceux qui sont remplacés par l'IA, les business dont la valeur repose uniquement sur l'exécution. Quand je vous parle de ces business-là, ça va être, par exemple, je ne sais pas, un traducteur de texte. Ça va être de faire de la veille documentaire. Ça va être un rédacteur web, par exemple, ultra généraliste qui rédige des articles web pour des entreprises. Là, le truc, c'est qu'en fait, le client va pouvoir obtenir 80% du job. avec un chat GPT ou avec un cloud pour 20 euros par mois, bien prompté, bien paramétré, etc. Et à partir de là, en fait, vous avez un problème. Et le problème, c'est pas vous, mais ça va être votre positionnement. Parce qu'en fait, vous êtes en train de vendre quelque chose qui est directement concurrencé par un tool, par un outil comme une IA à 20 balles par mois. Donc du coup... en fait, ça va être hyper compliqué. Alors évidemment, vous allez toujours encore vendre à des clients qui n'utilisent pas l'IA aujourd'hui, parce que, en fait, ce sont des clients qui n'ont pas l'habitude d'utiliser de l'IA. Je donne un exemple, mais moi, par exemple, j'ai refait tout mon site Internet avec Cloud Code. En fait, je n'ai pas besoin de web designer pour me faire mon site Internet. pas eu besoin de payer quelqu'un à 2000 ou 3000 euros par prestat pour refaire mon site internet. Ça ne veut pas dire que le métier de concepteur de site web, de web designer, etc. va mourir. C'est juste que la demande va se resserrer. Parce que typiquement, un boucher charcutier, un artisan boulanger ou quoi, lui, il n'utilise pas l'IA dans son quotidien. Donc, du coup, vous pourrez quand même continuer à vendre votre prestation d'exécution simple, mais sur une part, réduite du marché. Or, comme tout le monde vend de la prestation d'exécution simple, tout le monde va se resserrer sur la même part de marché. Donc, en reprenant l'exemple du rédacteur web qui écrit juste des articles de blog pour un référencement SEO, en fait, lui, il ne va plus devenir quelqu'un qui va écrire des articles purs et durs, il va devenir quelqu'un qui comprend un marché, qui va comprendre la psychologie d'achat. qui va comprendre les enjeux business et qui va réussir aussi à mettre une sorte d'architecture IA en place. Parce que l'IA, en fait, on ne pourra plus s'en passer. Il va aussi devenir un stratège face à tous les agents IA qu'il va pouvoir piloter, etc. Donc autrement dit, il ne va plus vendre du texte, mais il va vendre du chiffre d'affaires. En fait, il va vendre des articles. qu'il va concevoir via une architecture IA pour ramener du trafic et pour ramener de la conversion à son client. Et ça, ça change absolument tout. Donc ce que je veux que vous compreniez, c'est que le business à éviter n'est pas d'être rédacteur web, mais c'est d'être rédacteur web qui vend uniquement des mots, par exemple. Ensuite, il y a une deuxième catégorie de business à ne pas lancer. Ça va être les business qui sont ubérisés. Ces métiers-là, ils sont devenus interchangeables. Quand le client ne voit plus la différence entre vous et votre concurrent, vous allez rentrer dans une éternelle guerre de prix. Et les indépendants, ils perdent systématiquement la guerre des prix. Dans cette catégorie-là, vous allez par exemple retrouver un graphiste généraliste, un photographe généraliste, un monteur vidéo archi-basique. Un créateur de site vitrine qui n'est pas niché, qui est vraiment généraliste, etc. Le problème, ce n'est pas le métier. Le problème, c'est que le client, en fait, il va pouvoir trouver quelqu'un d'autre en trois clics. Sur Malt, sur Fiverr, sur n'importe quelle plateforme de mise en relation, il va pouvoir trouver son prestataire. Et parfois pour trois fois moins cher. Et parfois même à l'autre bout du monde. Donc, la question, ça va devenir, en fait, pourquoi... Pourquoi est-ce qu'il va vouloir vous payer, vous, plutôt qu'un autre ? Et dites-vous que, oui, mais c'est parce que je suis français. Non, ça ne marche pas, en fait. De toute façon, on est dans une guerre de prix éternelle. Donc, ça, ça ne fonctionnera pas. Votre axe de différenciation, ce n'est pas que vous utilisez des outils français. Ce n'est pas que vous êtes français. Pas du tout, en fait. Et ce n'est pas parce que vous faites bien votre travail non plus. Là, vous avez déjà perdu le game, en fait. Parce que, en fait, tout le monde dit exactement la même chose. Mais ça, ce n'est pas des axes de différenciation. Donc... Les entrepreneurs là-dessus, dans ces métiers qui gagnent bien leur vie encore et qui existent aujourd'hui, c'est parce qu'en fait ils ne vendent plus une prestation, ils vont vous vendre en fait un résultat. Un créateur de site internet, de site web, de landing page, etc., il va pas vous vendre une landing page ou un site internet, il va vous vendre la garantie entre guillemets que votre landing page, elle convertisse en fait. Après, c'est à vous de faire le job de l'attraction. Mais en tout cas, il va vous dire, OK, moi, je te vends une landing page qui convertit. C'est ça qu'il va vendre, en fait. Il va vendre un résultat précis, un problème précis, à une cible précise. Et c'est ça qui va vous protéger. Troisième catégorie, ça va être les business qui ne sont pas viables. Celle-là, je la vois beaucoup. Le métier n'est pas trop mal, mais par contre, le modèle économique, il est catastrophique. Quand je dis ça, c'est par exemple des freelances à 30 euros de l'heure, des coachs qui vendent encore à la séance, par exemple des thérapeutes, que ce soit dans des professions réglementées, paramédicales ou pas, qui dépendent uniquement du bouche à oreille. Là, ici, on n'a pas un problème d'IA. Le problème, ce n'est pas forcément la concurrence. Le problème, c'est tout simplement le modèle économique que vous avez construit. Est-ce qu'en fait... Là, vous dépendez d'un seul client, par exemple. Vous dépendez de votre temps. Vous dépendez du fait que vous n'ayez aucune récurrence dans votre business. Et donc, du coup, moi, quand j'accueille un entrepreneur dans mon programme d'accélération de business, par exemple, moi, je regarde toujours si le modèle économique, en fait, il est capable de générer du chiffre d'affaires de façon prévisible. Je ne dis pas qu'il faut générer du chiffre d'affaires à un an, ce n'est pas ça que je dis, mais à minima deux ou trois mois devant soi. histoire que vous soyez assez tranquille par rapport à votre acquisition client. Si la réponse, c'est non à cette question, c'est-à-dire que le business n'est pas capable de générer du chiffre d'affaires de façon prévisible, là, en fait, vous avez un problème. Parce que, du coup, vous serez toujours en course à de l'acquisition client fraîche et ça va devenir très, très compliqué quand, typiquement, comme aujourd'hui, en juin 2026, on a un ralentissement quand même économique. Parce que ça, on le voit, juin 2026, c'est... assez ralenti, mai 2026 aussi. Enfin, d'une façon générale, 2026 n'est pas du tout comme 2025. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mais on observe quand même une frilosité sur les marchés et un ralentissement. Quatrième catégorie de business que je ne lancerai pas en 2026, c'est les business qui sont illusoires. Alors ça, c'est la catégorie la plus dangereuse parce qu'en fait, ça ne vend pas en fait un business, ça vend du rêve. Ça va être du dropshipping, ça va être du trading, du copy trading, de la formation crypto. Un SaaS, par exemple, lancé sans compétences techniques. Alors un SaaS, pour ceux qui ne savent pas, c'est une application en ligne. Aujourd'hui, n'importe qui peut coder une application en ligne. Moi, j'ai codé la mienne. Mon portail client et mon portail administratif pour tout gérer, j'ai tout codé. Mon CRM et les espaces collaboratifs avec mes clients et tout. En vrai, je ne l'ai pas du tout fait dans le but de le vendre. Absolument pas, parce que je pense que mon code, c'est un vrai spaghetti et qu'il faudrait faire un refacto complet. Mais bon, je ne suis pas développeur. Et pour l'instant, ça tient et c'est sécurisé et je n'ai pas de problème. Bref, mais moi, typiquement, je n'ai pas de compétences dans un code, dans un SaaS, donc je ne me lancerai pas là-dedans. Ça va être aussi de vendre du coaching business sans expérience. Et je rajouterai même du coaching tout court sans certification, parce que ça aussi, c'est archi dangereux de faire du coaching, à mon sens, sans être certifié coach, puisqu'on touche quand même à de l'accompagnement humain. Perso, je n'irais pas me faire soigner chez un médecin qui n'a pas son diplôme de médecine. Donc là, ces business, en fait, ils ont à chaque fois quelque chose en commun. C'est de promettre de l'argent facile, juste en appliquant une méthode, en disant qu'il existe des raccourcis, etc. Mais dans la réalité, la plupart du temps, le produit vendu, c'est juste de l'espoir. Et ça, ce n'est pas un modèle économique. Donc là, si quelqu'un vous promet quelque chose de rapide, de facile, d'automatisé, qui va vous rapporter je ne sais combien de milliers d'euros de chiffre d'affaires, En fait, dites-vous... posez-vous tout de suite la question pourquoi cette personne passe son temps à vendre sa méthode au lieu d'exploiter ce business elle-même. Ça, c'est vraiment la question qu'il faut se poser. Ce que je regarde beaucoup chez les entrepreneurs que j'accompagne, accompagnés depuis 90 en 2025 individuellement, c'est que je ne regarde pas spécialement leur métier. Évidemment, je regarde s'ils ont un niveau de compétence pour exercer leur métier. Parce que si vous voulez exercer le métier de consultant SEO, mais que vous avez zéro compétence, ça va être compliqué. Moi, je regarde surtout autre chose. Au-delà de la compétence, c'est quel problème vous résolvez avec votre business. Est-ce que c'est un problème qui est urgent ? Est-ce que c'est un problème qui est douloureux ? Est-ce que c'est un problème qui est reconnu ? Ou bien... Si on n'est pas sur un business qui résout un problème et qu'on est sur un business qui fait vivre une expérience, comme par exemple, je ne sais pas, vous êtes travel planner, vous êtes wedding planner, vous êtes fleuriste, coiffeur, esthéticienne, etc. Je regarde en fait quelle expérience vous faites vivre à votre client, en fait, quelles émotions vous faites passer à votre prospect quand vous voulez lui vendre en fait votre prestation. Parce qu'en fait, en 2026, la compétence seule ne suffit plus. Tout le monde aujourd'hui a accès aux compétences, alors plus ou moins bien. Mais regardez, moi j'ai codé ma propre application pour mes espaces clients collaboratifs. En fait, je l'ai fait avec Claude. Et moi, j'ai accès avec de l'IA. Claude Code m'a tout codé. J'ai juste eu besoin de discuter avec lui. Alors oui, évidemment, j'ai mis en place un setup. Je me suis fait quand même conseiller là-dessus parce que j'avais besoin d'avoir les bons outils pour coder. Mais ce que je veux dire par là, c'est que... tout le monde a accès à de l'information en fait aujourd'hui via l'IA. Donc ce que vous devez comprendre, c'est que la vraie valeur aujourd'hui se trouve dans votre capacité à transformer votre compétence en un résultat concret, tangible pour votre client. Donc si vous deviez retenir une seule chose de cet épisode, c'est que le métier à lancer aujourd'hui, ce n'est pas un métier. C'est un business dont la seule valeur est finalement de donner un résultat et pas d'exécuter à la place du client. Parce que l'exécution, encore une fois, elle est déjà faite par les IA et elle est déjà faite par un certain nombre d'acteurs sur le marché où la demande va se resserrer de plus en plus. Aujourd'hui, je reprends encore mon exemple de SaaS que moi j'ai codé pour mes clients, les espaces collaboratifs et tout ça. Mais concrètement, j'aurais payé probablement 15 ou 20 000 euros à un développeur web pour avoir ce résultat-là. Et je ne l'ai pas fait. C'est typiquement 15 ou 20 000 euros qu'un développeur web n'a pas pu vendre parce que je l'ai fait avec Cloud Code. avec un abonnement qui me coûte aujourd'hui 90 euros par mois. Donc c'est là où il faut vraiment que vous compreniez que l'exécution, ça ne se vend plus en fait. Donc ne vous demandez plus quelles compétences vous allez pouvoir vendre, mais surtout quels résultats vous êtes capable de produire et donc de vendre. Et ça c'est probablement la question la plus importante que vous pouvez vous poser avant de lancer votre business aujourd'hui.