Speaker #0J'ai au moins une personne par semaine dans mes rendez-vous de candidature pour mon programme de création d'entreprise qui veut lancer un SaaS. Donc un SaaS, c'est un logiciel, une application en ligne qui va résoudre en fait une problématique en particulier. C'est toujours le même profil, c'est toujours la même phrase que j'ai en rendez-vous, c'est-à-dire je veux lancer un SaaS. et juste derrière, quand je leur demande La raison pour laquelle ils veulent lancer un SaaS, c'est un problème que j'ai constaté sur le marché. Il y a des outils, des applications qui le font déjà, mais je pense que je peux faire mieux. Et le SaaS, c'est vraiment hyper pratique comme business parce que ça tourne tout seul. Alors, je vais tout de suite déconstruire tout ça dans cet épisode de podcast. Parce que je pense que, enfin je ne pense pas, j'en suis sûre pour l'avoir vécu de manière directe et indirecte. pour avoir lancé un SaaS, pour avoir vu des personnes lancer un SaaS. C'est le business qui demande le plus de compétences business, de tous les business qui existent. Et je pense que c'est littéralement le pire business à lancer quand on devient entrepreneur et surtout quand on n'a jamais eu de business. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a des compétences à avoir, des compétences business à maîtriser, de fou malade, au-delà même des compétences techniques que nécessite le SaaS en lui-même. Et je vais vous les dérouler une par une. Il y a cinq compétences en tout. La première des compétences, c'est déjà de comprendre l'usage de vos futurs users à la perfection. En fait, on ne va pas forcément chercher à savoir ce qu'ils veulent. C'est important pour valider l'idée même du SAS. Mais par contre, il va falloir savoir ce qu'ils font dans leurs problématiques du quotidien. Les gens, ils décrivent fondamentalement très très mal leur propre travail. C'est-à-dire qu'ils vont vous dire, je perds du temps sur mes devis. Et en fait, quand vous regardez, le temps, il est en réalité perdu ailleurs. Il est par exemple perdu dans des allers-retours de validation, etc. Et donc, vous, ce que vous faites... C'est que vous vous cantonnez à savoir ce qu'ils veulent, mais pas à savoir comment ils le font. Et donc, vous allez construire un outil sur ce qu'ils vous ont dit, mais pas sur ce qu'ils vivent. Et ça, en fait, vous le savez qu'après. La problématique, c'est que, encore une fois, vous avez construit un sas avec des fonctionnalités qui, au moment où vous découvrez réellement ce qu'ils font, où est-ce qu'ils perdent du temps, etc. ou est-ce qu'ils perdent réellement du temps ? En fait, vous avez tout à déconstruire. La deuxième compétence à maîtriser, c'est la maîtrise du parcours client à 100%. Ça va de la découverte du client, de l'attraction jusqu'au paiement, puis de l'inscription à la première fois où l'outil leur sert, etc. Et le truc, c'est que si on ne maîtrise pas le parcours à 100%, Mais... en réalité, on perd des utilisateurs potentiels à chaque étape du parcours. Pourquoi ? Parce que typiquement, c'est effectivement un business, le SaaS, qui va se faire un peu tout seul. C'est-à-dire que le user va arriver sur votre page de vente de votre SaaS, il va s'inscrire tout seul, etc. Il y a tout un parcours qui doit suivre, qui va faire seul. Mais si à un moment donné, vous ne maîtrisez pas le parcours à 100%, il y aura forcément de la friction et vous allez perdre des ventes. La troisième compétence à maîtriser pour pouvoir ouvrir un SaaS, c'est de construire des stratégies business pour attirer, convertir en abonnement et éviter le churn. C'est trois métiers différents à faire en même temps et quand vous êtes seul. C'est hyper compliqué. Alors, le churn, c'est quoi ? C'est justement quand l'abonné, il arrête, il résilie son abonnement. C'est ça, en fait, le churn. Il y a aussi des stratégies pour les éviter, les churn. Par exemple, là, on le voit souvent. Alors moi, je n'aime pas du tout ces stratégies-là. Je trouve que c'est vraiment du marketing assez répulsif, mais il y a plein d'outils SaaS aujourd'hui qui le pratiquent. C'est-à-dire que quand vous résiliez un abonnement, il y a ce qu'on appelle l'offre de la dernière chance qui arrive, à savoir... Vous voulez partir, ok, mais par contre, on vous offre 40% de réduction si vous restez. Mais ça, c'est justement des techniques, des stratégies marketing aujourd'hui qui sont là pour éviter le choc d'un tout prix, puisque c'est mieux d'encaisser le prix de l'abonnement avec 40% de moins que d'encaisser zéro en réalité. Et tout ça, en fait, c'est des stratégies marketing que vous devez absolument maîtriser et... appliquées ou pas, parce que bon, il y a des SaaS qui n'appliquent pas ce type de stratégie-là anti-churn typiquement, mais en tout cas, vous devez les connaître et vous devez aussi parfaitement connaître votre cible parce qu'il y a des SaaS qui vont résoudre une problématique en particulier qui, dans l'environnement business, va générer plus de churn que d'autres SaaS. Je donne un exemple, mais si vous ouvrez un SaaS, par exemple, pour la création de postes sur les réseaux sociaux, etc., on sait que ces SaaS-là, les gens, ils attendent quoi ? Pas forcément un outil pour faire de la génération de l'écriture de postes, mais les gens, en réalité, ce qu'ils attendent, c'est que l'outil leur permette d'avoir plus d'abonnés, donc plus de clients, plus de chiffres d'affaires. Sur ces SaaS-là, on sait qu'il y a un churn qui est Merci. très élevés puisque les gens vont tester pendant un mois et puis après ils vont se désabonner. Donc là, il faut mettre en place tout le panel des stratégies marketing en t-shirt, etc. Sur des SaaS comme par exemple le SaaS de mon ami Théophile qui dirige l'école de coaching, LinkUp Coaching et qui a mis en place le SaaS The Coach Pilot, qui est tout un environnement pour gérer son activité de coach, que ça passe... par un portail collaboratif avec les clients que vous coachez, avec vos déclarations URSSAF, la facturation, etc. Vraiment, toute votre activité de coach administratif, client, etc., vous la gérez sur The Coach Pilot. Lui, typiquement, il a très, très peu de churn sur son SaaS. Pourquoi ? Parce que c'est déjà un outil qui est tout en main et c'est un outil de gestion plus que de génération de postes, etc. Puisque la génération de postes, encore une fois, Ça rentre dans la thématique de l'acquisition client. Donc forcément, on en attend un ROI très, très élevé. Que du coup, un SaaS de gestion, un outil de facturation par exemple, que vous pouvez en avoir d'autres, comme par exemple Time fait de la facturation, c'est aussi un SaaS, etc. Ils ont très, très peu de churn. Mais du coup, il faut maîtriser toutes ces stratégies. Alors là, je vous parle du churn, c'est la stratégie finale. Avant ça, il va falloir aussi monter des stratégies pour attirer vos prospects et ensuite les convertir en abonnements. Ça, c'est aussi hyper important. Donc, c'est comment est-ce qu'on va attirer les prospects à nous. Quand on se lance en création d'entreprise, je peux vous dire que ce n'est pas forcément évident sur un SaaS de faire de l'attraction de prospects comme ça en partant de zéro. Et après, derrière, en conversion, ce n'est pas non plus évident. Quatrième compétence. à maîtriser, ça va être l'ultra-vigilance sur la sécurité des données et tout ce qui est environnement légal du SAS. Dès que vous avez ouvert votre SAS, vous êtes responsable des données de gens que vous ne connaissez pas. Le RGPD s'applique, l'IA Act s'applique aussi, tout ce qui est hébergement, sous-traitance de données, vous avez aussi toute la partie conditions générales d'utilisation, conditions générales de vente. Il faut bien anticiper aussi les conditions de résiliation de vos abonnements par vos clients, etc. Le truc, c'est que ça, en fait, c'est un sujet que vous devez maîtriser avant même l'ouverture du SAS. Or, quand on démarre dans un business, en fait, l'environnement légal, donc tout ce qui va venir encadrer les différents scénarios possibles, de la relation que vous avez avec votre client, c'est-à-dire, bon, ben voilà, s'il veut résilier, comment ça va se passer ? S'il veut, je ne sais pas, recommander le sas à quelqu'un, comment ça va se passer, etc. Tout ça, vous n'y avez encore jamais été confronté. Ce qui veut dire que, du coup, vous allez imaginer des scénarios juridiques et devoir, en fait, aussi adapter tout votre environnement juridique au niveau de votre sas. par rapport à tous ces scénarios-là. C'est hyper compliqué. Le juridique, en fait, c'est ça, c'est de l'anticipation de scénarios que vous pouvez rencontrer dans votre vie d'entrepreneur avec vos clients. Et c'est très, très pointu. C'est typiquement ce qui peut faire basculer un business et c'est typiquement ce qui peut vous faire couler. En plus de ça, vous avez toute la problématique, RGPD, IA Act, aujourd'hui, depuis le 2 août, vous avez les obligations quand vous... Quand vous avez un SaaS, par exemple, ou un business sur lequel repose de l'intelligence artificielle, vous êtes obligé de prouver que vous êtes formé au niveau de l'IA, etc. Donc, on va aussi avoir toutes les conséquences par rapport à l'IA qui vont en découler. Donc, il faut être ultra vigilant là-dessus. Cinquième et dernière compétence à maîtriser, c'est d'être au contact. permanent de vos users pour améliorer le produit en continu. J'avais déjà interviewé sur cette chaîne, sur cette émission Yannis Esman qui avait lancé son SaaS de création de contenu sur LinkedIn. Au début, c'était juste un SaaS pour gérer les commentaires. Après, ça a évolué. Il en a fait vraiment tout un SaaS de création de contenu. Lui, c'est quelqu'un, il le dit au cours de ses épisodes, au cours de l'épisode que j'ai enregistré avec lui, c'est qu'en fait, pour pouvoir Pour améliorer le produit en continu, il faut recueillir du feedback en constant et tout le temps parler avec vos users. C'est systématique. En fait, votre produit quand il va sortir, votre SaaS quand il va sortir, il n'est pas fini. Il en est à sa version numéro 1 et il va y avoir à peu près 333 953 versions de votre SaaS qui va sortir parce que Intel vous aura fait remonter ça comme feedback. Intel vous aura fait remonter ça comme feedback et il faudra l'implémenter. Pourquoi ? Parce que vous voulez avoir un SaaS qui va répondre aux besoins réels de votre marché. Et donc, du coup, il doit évoluer. Et quand vous en êtes à la version 333 953 de votre SaaS, vous allez devoir développer la version d'après. Parce qu'entre-temps, vous avez de la concurrence qui est arrivée, d'autres qui vont proposer d'autres choses dans leur SaaS, etc. Et il va falloir justement faire évoluer votre SaaS en fonction de tout l'environnement business que vous avez, de la concurrence, etc. Donc là, aujourd'hui, vous additionnez concrètement cinq compétences que vous avez, alors qu'aujourd'hui, vous démarrez dans l'entrepreneuriat, vous en avez concrètement zéro que vous maîtrisez. Et ça, c'est je pense que... C'est le truc le plus sous-coté des SaaS, c'est qu'on se dit que la barrière à l'entrée, c'est la partie développement du SaaS, donc la partie codage du SaaS, la partie tech. En réalité, aujourd'hui, et on va le voir après dans cet épisode encore, je vais justement en parler, la partie tech, je ne veux pas dire qu'il n'y a plus de barrière à l'entrée, mais il y en a beaucoup moins grâce à l'IA. En revanche, justement, ça met en évidence. les cinq compétences business qu'il faut absolument avoir. Dans 90% des cas... Vous avez trois murs à passer quand vous lancez votre SaaS. Le premier mur, ça va être le mur de votre audience. Vous avez, quand vous vous lancez, zéro audience sur laquelle capitaliser. Vous allez devoir chercher vos users à la mano. C'est ce qu'il y a de plus difficile, parce qu'en fait, un SaaS, typiquement, c'est du produit digital. Donc, qu'est-ce qu'on va faire ? On va le promouvoir sur les réseaux sociaux. Alors, si vous n'avez pas d'audience, vous pouvez passer par de l'Ads. aucun problème. Mais de l'ADS, ça veut dire que derrière, il faut du budget marketing en face pour pouvoir avoir un retour sur investissement. Et il faudra aussi bien considérer votre taux hypothétique de churn, parce qu'il y a un moment donné, si vous dépensez 5 000 euros, par exemple, de campagne, de publicité sur les réseaux sociaux, et que derrière, vous encaissez 6 ou 7 000 euros, par exemple, de chiffre d'affaires mensuel, ce qu'on appelle aussi le... MRR, dans le langage un peu tech, le langage un peu des sas. Derrière, il faudra peut-être vous dire que potentiellement, le mois d'après, sur ces mêmes users que vous avez pu avoir le mois 1 où vous avez lancé votre campagne de pub, ces mêmes users-là, il y en aura peut-être 50% qui vont partir, en fait, où vous aurez du coup un taux de churn de 50%. Tout ça, en fait, c'est quelque chose qu'il va falloir que vous intégriez dans vos calculs, dans vos prévisionnels, etc. Parce que qui dit zéro audience dit que soit vous allez les chercher à la main, vos users, ça va prendre du temps à la conversion, etc. Mais ça se fait, mais ça prend du temps du coup. Ou alors, vous investissez des budgets marketing dans de l'aide, etc. Avec le risque que si votre SaaS, il est construit sur une idée que vous n'avez pas validée au demeurant, parce que vous n'avez pas parlé avec assez de gens de votre cible, etc. En fait, votre SaaS, il ne va pas convertir. Donc, c'est vraiment très... casse-gueule comme business. Le deuxième mur sur lequel vous allez vous confronter quand vous lancez votre SaaS, ça va être justement le peu de moyens financiers que vous allez avoir. Pourquoi ? Parce qu'en fait, aujourd'hui, vous vous dites, ok, il me faut des moyens pour lancer des budgets marketing, etc. Donc, je vais aller emprunter. Je vais aller emprunter à ma banque, je vais lui présenter le projet, etc. Oui, sauf que les banques, aujourd'hui, elles détestent financer les SaaS. Pourquoi ? Parce que c'est des business qui représentent trop de risques, parce que justement, on a un chiffre d'affaires qui est extrêmement volatile de mois en mois. Comme c'est des abonnements mensuels qui sont reconductibles, etc. Forcément, le chiffre d'affaires est très, très volatile. Le MRR, il met des années à monter. Donc le MRR, je le rappelle, c'est l'abonnement mensuel que vous encaissez de vos utilisateurs. Il met des années à monter. Vous ne lancez pas votre SaaS et d'un coup, vous avez 10 000 euros qui tombent. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Et en plus de ça, c'est un produit digital, un produit numérique. Donc, il n'y a rien de palpable, en fait, à mettre en garantie. Ce n'est pas comme si, par exemple, une banque, elle vous prêtait, en fait, 20 000 euros pour acheter une voiture. En face, en fait, elle a une garantie. Elle va prendre le gage sur le véhicule, etc., etc. Là, aujourd'hui, elle va prendre quoi, en fait, en garantie, votre banque ? Rien du tout. Votre garantie perso, votre caution perso. Oui, d'accord, mais concrètement... Ça va être super compliqué. Et elle va financer quoi en fait ? Elle va financer du développement de votre SAS, des coûts de développement. Donc ça veut dire du budget marketing. Ça veut dire peut-être potentiellement du budget de développement aussi de votre SAS. Mais en fait, ça, c'est des charges d'exploitation qui relèvent de votre SAS. Et une banque, elle finance un investissement, pas une charge d'exploitation. Donc c'est pour ça aussi que les banques, fondamentalement, financent très peu de SaaS. Donc après, ce qu'il faut faire, c'est soit vous vous positionnez, vous faites un choix et vous vous dites « Ok, je pars en mode bootstrap » , c'est-à-dire que... Alors je suis désolée, je fais un peu d'anglicisme, mais parce que c'est le monde de la start-up, de la tech, etc. Mais soit vous partez en mode bootstrap, c'est-à-dire que vous partez de rien et vous autofinancez vous-même avec votre temps, avec vos économies, etc. Mais par contre, forcément, vous allez être limité à un moment donné. une croissance extrêmement lente et peut-être que c'est OK pour vous, dans ce cas-là, très bien, ou alors vous partez un lever de fonds et là, vous allez aller toucher des investisseurs qui ne seront pas des banques, mais vraiment des investisseurs. Vous pouvez, par exemple, passer, je ne sais pas moi, qui va être mon associé, parce que vous avez une idée de SaaS qui est absolument géniale, etc. Mais avec derrière, le fait que quand vous présentez votre SaaS, le truc... ils soient hyper étudiés, hyper justifiés, il y a des preuves de concept, etc., que vous ayez déjà cherché vos premiers utilisateurs en... à la main, que vous ayez déjà tous les ratios possibles, inimaginables et tout ça. C'est pareil si vous voulez vous faire incuber, c'est exactement les mêmes problématiques. Il faut déjà que vous ayez lancé votre SaaS, qu'il y ait des premiers retours, etc. Troisième mur que vous allez vous prendre quand vous lancez votre SaaS, c'est que vous allez rentrer sur le marché du SaaS, qui est aujourd'hui un marché ultra concurrentiel, où vous allez peut-être vous faire... déposé à un moment donné par un concurrent sans l'avoir vu venir. Vous allez peut-être à un moment donné vous prendre trois TGV dans les dents par votre concurrent et vous ne l'avez pas vu venir. Exactement comme aujourd'hui le marché de l'automobile français et européen, il est en train de se prendre trois TGV dans la tête par le marché de l'automobile chinois et on ne l'a pas vu venir. Alors même qu'on avait quand même des signaux avant-coureurs et là ça va être exactement la même chose. En fait, vous allez être face à des concurrents qui auront potentiellement plus de budget que vous à allouer, que ce soit en termes de ressources pures, en temps, etc., ou en termes de finances. Et du coup, c'est des concurrents qui peuvent sortir des fonctionnalités en une semaine même pas, ou en quelques jours, alors même que vous, il vous faut beaucoup plus longtemps. Et c'est des concurrents qui potentiellement peuvent s'appuyer sur des audiences qui ont été construites depuis fort longtemps. via d'autres business models. Et du coup, forcément, ils ont une longueur d'avance, même deux ou trois ou plus par rapport à vous. Ça, ces trois murs-là, il faut que vous les ayez pris en considération dans vos prévisionnels chiffrés pour qu'à un moment donné, vous n'ayez pas construit tout votre SaaS. et que vous n'ayez pas passé des mois et des mois à essayer de commercialiser votre SaaS, à essayer de le distribuer, etc. Pour rien. Donc là, vous allez peut-être me dire « Oui, mais moi, je vais faire... » Alors, je vous dis ça parce que je le vois en fait en rendez-vous parce que tout ce que je vous dis là sort directement des rendez-vous que j'ai avec les personnes qui candidatent à mon programme de création d'entreprise et qui du coup, quand je leur détaille en fait tout ça, les cinq compétences à avoir, les trois murs qu'elles se prennent, etc. me disent... textuellement, oui, mais moi, je vais faire un SaaS avec Cloud Code ou avec Codex, ChatGPT Codex. Ça, ce n'est pas la solution. Ce n'est pas la solution du tout à ce que je viens de vous dire. En fait, c'est encore une fois une fuite en avant que vous faites parce que, en fait, ça va régler la problématique de l'argent à investir dans du développement web. Ça, on est d'accord. Ça va vous faire sortir un MVP, Minimum Viable Product, c'est-à-dire la version Merci. Un de votre SaaS qui sera tout à fait fonctionnel, qui n'aura pas toutes les fonctionnalités, etc. Mais ce n'est pas grave, elle a toutes les fonctionnalités qu'il faut pour être fonctionnel aujourd'hui. Et ça va vous permettre d'itérer relativement vite. Ok, c'est très, très bien. Mais par contre, ça ne va pas régler les cinq compétences business à avoir quand vous sortez un SaaS, ni les trois murs auxquels vous allez vous confronter. Il n'y a rien qui va être réglé. Absolument rien. C'est juste que ça casse la barrière à l'entrée de la technique. C'est juste ça. Vous avez supprimé tout simplement une ligne de dépense qui est le développement web. C'est tout. Le codage en lui-même de l'application. En fait, ce qu'il y a, c'est qu'avant, si vous ne saviez pas forcément coder, comme moi, par exemple, je ne sais pas coder et du coup, j'utilise Cloud Code pour coder mon SaaS. en fait, ce n'est pas une problématique parce que du coup, on a des IA qui le font. Donc, ça nous baisse la barrière à l'entrée de la technique du dev. En revanche, c'est la même problématique qu'on continue d'avoir, à savoir qu'on se lance sur un marché ultra concurrentiel. Pourquoi ? Parce que si vous vous sortez en un week-end d'un SaaS, il y en a 400 autres qui sont capables de le sortir aussi. Et donc, ce que vous croyez être votre avantage, c'est-à-dire de vous faire assister par une IA pour coder, pour aller plus vite, parce que vous n'avez pas de compétences dans le développement web, etc., c'est devenu tout simplement le minimum. Donc, quoi faire à la place ? C'est assez simple, c'est de vendre le résultat sans le SaaS. Alors, c'est assez simple, je ne dis pas que c'est facile. Le principe, il tient en une seule phrase, c'est que votre sas, il promet un résultat à quelqu'un. Il faut que vous vendiez ce résultat à la main, tout de suite, à des vrais gens qui payent. Donc, ce que vous devez faire, premièrement, ça, on a une méthode en six étapes. Première étape, c'est de reformuler votre promesse en résultat et pas de transformer cette promesse en outil. C'est-à-dire que vous ne allez pas sortir une plateforme de gestion des plannings, par exemple. Mais vous allez sortir une promesse, par exemple, je te sors ton planning du mois et tu n'y touches plus. Deuxième étape, c'est que vous allez accompagner trois à cinq clients tout de suite. Évidemment, vous n'allez pas en taper trente, mais trois à cinq. Et vous allez justement développer votre expertise sur ces trois à cinq clients. Et ça, vous allez le répéter pendant des mois, des mois, des mois et des mois. jusqu'à avoir suffisamment d'expérience sur le métier dans lequel vous vous lancez, dans la thématique dans laquelle vous vous lancez. Troisième étape, ça va être de faire payer ces gens-là que vous accompagnez, plein tarif, parce que le gratuit c'est bien, mais ça ne prouve jamais rien. Le gratuit, en fait, il est utilisé par des gens qui n'en ont pas besoin, il faut quand même se le dire. Donc ça va justement polluer tout ce que vous allez... apprendre et tout ce dont vous allez vous servir pour itérer pour votre futur SAS. Quatrième étape, ça va être de faire le travail à la main. Ça va être un temps considérable à mettre en œuvre, mais il faut que vous fassiez ce travail-là à la main pour justement acquérir ces cinq compétences-là. C'est indispensable. Il n'y a pas d'autre solution que de passer par ça. Cinquième étape, ça va être d'observer votre cible et d'en être absolument obsédé. C'est pareil, pour comprendre votre cible dans les moindres détails, vous devez l'observer, l'analyser. Ça doit devenir en fait obsessionnel. Ça va être la pire relation toxique que vous allez avoir. Je vous souhaite d'en avoir qu'une seule et c'est celle-là et c'est dans votre business. Mais en tout cas, c'est ce qu'il faut que vous sachiez parce qu'en fait... Il faut que vous sachiez ce qu'ils utilisent, ce qu'ils n'utilisent jamais, à quel moment ils vont vous rappeler complètement paniqué, à quel moment ils ont besoin de vous, ce qu'ils vont refaire en fait eux-mêmes derrière vous sans forcément vous le dire, etc. Sixième étape, ça va être de devenir vraiment expert et incontournable sur le sujet précis dont vous vous apprêtez à développer un SaaS. Pourquoi ? Parce que forcément, quand on devient... expert et incontournable sur ce sujet-là, forcément, qu'est-ce qu'on va penser si, par exemple, on se dit « Bon, ben voilà, on veut lancer un sas sur la gestion des plannings » , il faut que vous soyez, que vous deveniez un expert incontournable sur le sujet de la productivité. Et que quand on pense planning, on pense directement à vous. Pourquoi ? Parce que forcément, vous allez grandir, en fait, vous allez faire grandir vos audiences, vos communautés sur les réseaux, etc. Et une fois que vos audiences seront hyper mûres et vraiment que vous les aurez faits, qu'on aura une super belle croissance là-dessus. Là, on pourra capitaliser dessus pour pouvoir vendre le SaaS. Donc, il y a un vrai travail à faire en amont du SaaS en lui-même, du codage du SaaS en lui-même. que vous devez faire et qui suit là, prend, allez, on va dire, facile entre 18 et 24 mois, parfois même plus. Moi, honnêtement, je pense que je pourrais lancer aujourd'hui un SaaS sur deux, trois thématiques, notamment par exemple du marketing, etc. Je donne l'exemple d'une de mes concurrentes directes, c'est Margot Cunego, qui, elle, fait de l'accompagnement aussi d'entrepreneurs. avec ses programmes de création et de développement d'entreprise, de business, pour des solopreneurs, pour les entrepreneurs femmes, qui elle a lancé un SaaS de création de sa landing page, mais ça faisait 5 ans, je crois, ou peut-être même plus d'ailleurs, qu'elle avait lancé ses programmes en ligne. Donc en fait, alors ça marche super bien son SaaS, etc., en tout cas de ce qu'elle communique, mais elle a mis un certain temps quand même. à lancer son sas, alors même qu'elle a des moyens financiers, elle a des moyens humains, des moyens techniques, etc. Donc c'est vraiment la preuve qu'il y a tout un travail de longue durée et de longue haleine à faire avant même de lancer son sas. Il y a quatre signaux qu'il faut que vous ayez... en tête, qui vont faire que vous allez pouvoir vous dire « Ok, là, je bascule en sas » . Le premier signal, ça va être la règle de trois. C'est que vous refaites toujours le même geste, évidemment à la main dans un premier temps, puisque vous êtes d'abord sur de l'accompagnement. Vous refaites le même geste pour votre troisième client, par exemple, différent. Alors, on est sur... on n'est pas sur trois clients différents, il faut qu'on refasse en fait trois fois la même chose. Parce qu'un SaaS, c'est une réponse à une solution qui est standardisée. Donc, votre SaaS doit répondre à une problématique qui est à chaque fois identique, peu importe le client. Donc ça, ça va être votre première fonctionnalité. Et cette première fonctionnalité, forcément, elle est designée par votre marché. Pourquoi ? Parce que, peu importe le nombre de clients que vous avez, en fait, ils ont... toujours la même problématique et vous avez toujours le même process de solution à mettre en face. Donc, ce que vous n'avez fait qu'une seule fois, par exemple, chez un client, ce n'est pas une fonctionnalité. Pourquoi ? Parce que c'est du sur-mesure. Pourquoi ? Parce que ça n'a pas été demandé par la masse. C'est ça qu'il faut que vous compreniez aussi, c'est que tout ce travail de longue haleine vous permet d'avoir de la masse et donc de récolter de la data sur ce qui revient sans cesse. C'est comme ça qu'on évite aussi un peu les SaaS usines à gaz, que personne ne comprend, parce qu'il y a des tonnes de fonctionnalités, parce que juste à un moment donné, vous avez un user qui vous a dit « Ah bah tiens, ça j'aimerais bien avoir comme fonctionnalité » , et donc vous l'avez codé juste pour les besoins d'un user. C'est aussi pour ça que les SaaS, dans certains cas, enfin dans beaucoup de cas je trouve, par exemple des SaaS de création de contenu ou des choses comme ça, Vous n'avez pas toujours les mêmes fonctionnalités et certains, vous vous dites, punaise, moi, j'aimerais bien, en fait, pour faire, je ne sais pas, de la création de postes sur LinkedIn. En réalité, il me faudrait un Magic Post, un Link Post, un Metricool, etc. parce qu'ils n'ont pas forcément tous les mêmes fonctionnalités. Et donc, du coup, de combiner, en fait, les trois SaaS, vous permettrait d'avoir vraiment votre outil sur mesure. Et oui, mais le SaaS, ce n'est pas du sur mesure, en fait. C'est du standardisé. Le deuxième signal de bascule, ça va être de faire le test de la procédure. C'est-à-dire que vous êtes capable d'écrire noir sur blanc ce que vous faites, étape par étape, et de le faire exécuter par quelqu'un d'autre avec le même résultat. Si vous ne pouvez pas l'écrire, concrètement, vous ne pouvez pas le coder. Ce n'est pas possible parce que derrière, le code, on a toute une architecture qu'il faut qu'on dessine, toute une structure, etc., qui va faire que votre code va ressembler à quelque chose et qui va faire que votre SAS va avoir les fonctionnalités qui sont requises. Un SaaS, encore une fois, c'est une procédure qui est figée. C'est une solution à un problème qui est standardisée, qui est figée. Donc, aussi longtemps que ça va changer en fonction de chaque client, que vous allez faire un peu cette espèce de surmesure, etc., en fait, il n'y a rien à figer. Donc, en fait, concrètement, il n'y a pas de SaaS. Le troisième signal, ça va être le goulot d'étranglement. En fait, il y a un moment donné, vous allez peut-être arriver dans votre business avec une espèce d'embouteillage. Parce que soit vous refusez des clients, ou alors vous n'arrivez pas à traiter forcément les demandes, ou alors vous êtes tellement débordé que la demande que vous avez, la demande entrante, vous ne pouvez pas la traiter seule, etc. C'est le seul moment, en fait, à ce moment-là, où concrètement, l'idée du SAS peut venir solutionner ce problème-là. Mais encore une fois, encore faut-il qu'en face, on ait un problème qui soit standardisé. Parce que sinon... Il faut juste potentiellement faire de la délégation, prendre d'autres personnes à qui vous pouvez déléguer une partie de votre travail pour pouvoir vous dégager du temps. Ça peut être une autre solution. Mais si on a une problématique qui est standardisée, là, effectivement, on peut mettre un SaaS comme solution en face. Et avant ce moment-là, automatiser ne va vous faire dépenser du temps. que vous auriez potentiellement vendu dans un business model avec des offres d'accompagnement individuelles ou des choses comme ça. Le quatrième et dernier signal de bascule, ça va être d'avoir quelqu'un qui va être d'accord de payer pour une version où vous n'êtes pas dedans, où on n'a pas accès en fait à vous. C'est-à-dire que vous allez vendre une version outils, finalement, de votre livrable. Ça, aujourd'hui, si vous n'arrivez pas à vendre, ne serait-ce qu'un template payant ou un petit outil que vous avez conçu et que vous vendez à votre cible à 100, 300 euros, par exemple, en one shot, en fait, c'est que vous n'avez pas de marché en face. Et ce qu'il y a, c'est qu'il faut absolument que vous puissiez tester ces versions de vous. que les personnes puissent payer. Parce que sinon, si vous allez dépenser du temps, de l'argent dans le code d'un SaaS, votre SaaS, en fait, ne marchera pas. Donc moi, ce que je dis à toutes ces personnes qui viennent dans mes rendez-vous pour candidater à mon programme de création d'entreprise, quand elles me disent « je veux lancer un SaaS, mon idée c'est ça » , etc., je leur dis, alors évidemment, je leur pose plein plein de questions, parce que pour autant, il y a quand même des idées de SaaS qui sont... très très bonne et qu'on lance même si on ne fait pas forcément de l'accompagnement derrière parce qu'on sait que c'est la solution à une problématique. J'ai accompagné des fondateurs de SaaS dans mon programme de création d'entreprise et les SaaS fonctionnent, les SaaS marchent très très bien, il n'y a aucune problématique là. Mais ce que je dis toujours c'est que, en fait, le SaaS, dans la logique business, c'est pas ce avec quoi on commence en fait un business. C'est ce qu'on construit quand on connaît ses clients mieux qu'eux-mêmes ne se connaissent. Et c'est cette connaissance-là... qui ne s'achètent pas et qui ne se codent pas, mais par contre qu'on va transformer en une solution, à une problématique et qu'on va pouvoir vendre en un abonnement mensuel, etc. Donc si vous êtes en train de vouloir lancer quelque chose, vous ne savez pas dans quel ordre, c'est typiquement exactement ce qu'on démêle dans mes rendez-vous de candidature à mon programme de création d'entreprise. Parce que justement... L'idée de ces rendez-vous-là, ce n'est pas forcément de voir si seulement votre profil colle avec mon programme. C'est aussi de voir si votre idée de business tient la route. Et franchement, dans 99% des cas, des personnes qui viennent dans mes rendez-vous de candidature et qui ont des idées de SASS, en fait je les refuse parce que au fur et à mesure de l'échange je me rends compte et je leur... Je démontre à ces personnes-là que l'idée de SaaS est hyper bancale et qu'il faut qu'ils revoient d'urgence leur business model et leur business tout court, leur idée de business tout court, parce que le SaaS n'a pas marché. Moi, honnêtement, je n'ai aucun intérêt à vous faire rentrer dans mon programme d'accompagnement individuel, de création d'entreprise ou d'accélération de business aussi. Mais je n'ai aucun intérêt, si ce n'est d'encaisser de l'argent, mais ce n'est pas mon objectif premier. Mais je n'ai aucun intérêt à vous faire rentrer dans un programme alors même que votre truc est bancal et qu'il ne tiendra jamais la route. Aucun intérêt, vraiment. C'est hors de question et je refuse des gens justement à cause de ça parce que l'idée de business est 100% bancale. Donc faites attention à toutes ces choses-là quand vous voulez lancer un SaaS. J'espère que cet épisode vous a aidé en tout cas à y voir un peu plus clair, surtout si vous êtes en train de vous dire je penserais bien un sas avec Claude de code ou avec chat GPT Codex. Si cet épisode, il vous a aidé, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à le commenter et à mettre une note 5 à toi sur votre plateforme d'écoute préférée et notamment Spotify et Apple Podcast. Et quant à moi, je vous dis à très vite.