- Speaker #0
Bonjour Valentine, merci d'être présente aujourd'hui dans ce nouveau podcast de business de meuf.
- Speaker #1
Merci de m'inviter.
- Speaker #0
Oui, c'est avec grand plaisir. Donc aujourd'hui, on va parler de ta marque Bissam. Donc, Bissem, c'est une marque française proposant des meubles totalement innovants dans le secteur de l'ameublement. En fait, ton meuble Constantine permet aux parents de pouvoir bénéficier aussi bien d'un berceau et d'un fauteuil du 2 en 1. Donc, quelque chose de vraiment innovant ici. Donc, je vais te laisser te présenter, nous expliquer un petit peu ce que tu proposes comme produit.
- Speaker #1
Alors du coup, c'est effectivement du meuble parent-enfant. L'idée, c'est de rassembler à travers le meuble les petits et les grands dès la naissance. Donc c'est pour ça que j'ai créé Bizam.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait, c'est un projet vraiment de grande envergure, de se lancer comme ça dans la création d'un meuble. Donc est-ce que par rapport à ça, tu avais déjà une expérience, une expertise par rapport à l'ameublement qui t'a amené à te lancer dans son... dans ce projet en fait ?
- Speaker #1
Finalement, c'était un projet d'école. Donc j'avais fait un peu de design, de la création, tout ça. Puis le monde de l'enfance, je connais bien parce que ma maman est éducatrice de jeunes enfants, alors du coup j'ai baigné un peu là-dedans. Et mon papa menuisait, alors du coup le meuble, bon... Ça confond un petit peu comment ça marche. Et donc j'avais fait ce projet-là pour un peu m'amuser pour cette dernière année d'études et faire vraiment tout ce que j'aimais. Mais sans me douter que ça allait aller plus loin que ça. Et au jury de fin d'année on m'a dit mais vas-y essaye de lancer ton truc. Et je leur ai dit que c'était non en fait je me sentais pas capable, j'allais pas monter moi-même une marque de meubles, c'était pas possible. Et donc je suis partie dans les rangs en CDI, en entreprise, dans une grande boîte. Et puis finalement bah ça a germé quand même. Dans ma tête, et puis deux ans après, j'ai ressorti le projet des placards.
- Speaker #0
D'accord. Et en fait, qu'est-ce qui t'a donné vraiment envie de te dire, ok, maintenant c'est le moment, je me lance, je vais chercher mon projet qui est dans mon placard, et je vais le lancer là, maintenant.
- Speaker #1
C'est parti déjà d'un... J'étais dans une très belle entreprise, mais je ne m'épanouissais plus dans ce que je faisais. Et je me suis dit, mince, tu as 25 ans, qu'est-ce que tu veux vraiment faire ? Et puis finalement, ce projet-là, il m'avait animé tout le long de la dernière année d'école. Et je m'étais dit, mais si on m'a dit qu'il y avait une chance que ça puisse marcher, pourquoi je ne me lancerais pas ? Et puis en fait, pourquoi pas ? Vas-y, qui ne t'entraîne à rien. J'essaye, je teste, je vois. Et puis voilà, c'était tout simple. Après, il y a beaucoup de réflexion quand même. Tu ne te dis pas, je vais lâcher mon poste. demain je m'en vais au revoir président ça marche pas comme ça c'est que dans les pubs donc il y a forcément eu beaucoup de réflexions, de doutes bon il y a toujours des doutes mais il fallait y aller il fallait, il n'y avait rien à perdre on va dire que les risques étaient mesurés le reste,
- Speaker #0
ouais t'as pris beaucoup de temps avant de réfléchir et de te dire ok, c'est bon c'est le moment je me suis laissée un an
- Speaker #1
j'ai fait 4 mois d'accompagnement chez les premières réseau d'entrepreneurs pour tester le concept pour voir s'il y avait vraiment d'avenir là-dedans pour évaluer un peu les risques et puis vers où il fallait aller pour que ça fonctionne petite étude de marché il me fallait quelques armes pour me lancer parce que je ne te lance pas comme ça
- Speaker #0
Oui, parce que... La conception de meubles, c'est... Le design, la conception, c'est assez complexe. Oui. Je ne me rendais pas forcément compte quand je me suis lancée. Forcément, c'était moins fun qu'à l'école. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et là, je m'adresse quand même à une cible de maman, de petit bébé, de papa. Du coup, il leur faut avant tout de la sécurité parce que c'est quand même le critère qui revient en premier pour les parents. En termes d'achat pour leurs petits, c'est la sécurité. Du coup, cet aspect-là, je ne l'avais pas forcément quand j'ai vu le projet à l'école. Mais ça devenait fondamental et ça a été la ligne directrice dès le début pour le design de tous les meubles Bizem. Et du fauteuil berceau pour commencer.
- Speaker #0
Ok. Donc en fait, en gros, tu disais que la sécurité, ça t'a vraiment servi de guide pour te lancer. Et est-ce que c'est aussi ça qui a guidé ta recherche dans la conception, la réalisation, la recherche de fournisseurs, le prototypage, etc. C'est vraiment ça qui t'a...
- Speaker #1
Alors ça m'a forcément aidée parce que ça a aussi conditionné un petit peu mon choix de fabriquer en France. Je voulais être totalement transparente sur les matériaux, totalement transparente sur la fabrication. En fait, je voulais me chercher ce qu'il y avait de mieux et de plus sain. Bref, je voulais vraiment faire du Made in France aussi pour ça. Et puis, ça me permettait aussi d'échanger plus facilement avec mes fabricants et être sûre qu'on allait dans le bon sens et qu'on restait toujours dans ce même... Cette même dynamique et cette même guideline de sécurité avant tout.
- Speaker #0
Je suis un peu relou avec ça. Non mais c'est important surtout quand c'est pour les enfants, les bébés. Et en gros, tu dis que la sécurité c'est vraiment la grosse étape. Est-ce qu'il y a d'autres étapes quand on décide de se lancer dans le design de produits qui soient importantes à vraiment intégrer ? Enfin aujourd'hui, on dit...
- Speaker #1
Tellement d'étapes, tellement que je ne saurais même plus te citer tout ce qu'il y a eu. Et puis, je n'ai pas forcément fait les choses. Il n'y a pas d'ordre. Et puis, on ne te donne pas de cahier des charges. Et on ne te donne pas de liste de tout ce que tu dois faire. Il n'y a pas de liste qui existe. Non, et puis là, pour le coup, je lance un concept qui est plutôt novateur. Alors, du coup, je n'avais pas vraiment de benchmark. Personne n'a pu me dire, ah oui, je suis passée par là exactement. Tu vois, il faut faire ça comme ça. Ça aurait été trop simple. Non, mais non. Je ne saurais pas te donner les étapes qu'il y a eu. Mais... Mais... Après, je me suis entourée aussi d'un institut technologique qui valide tout ce qui est normes et que je fais intervenir dès le début, dès les premiers croquis.
- Speaker #0
Oui, mais c'est quoi comme organisme ?
- Speaker #1
Je ne vais pas citer le nom. Oui, ils travaillent avec de grandes marques de puriculture, ils testent les normes pour l'ameublement. D'accord,
- Speaker #0
donc c'est un organisme qui norme le lancement de produits. D'accord. Donc qui t'a un petit peu englobé le projet, le prototypage, pardon ? Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Et qui t'a donné la...
- Speaker #1
Dès les premières esquisses, en fait, déjà pour voir si c'était concrètement faisable, si ça pouvait rentrer dans les normes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et puis... Pour le reste, après, tout ce qui est cote, parce que même quand on parle de puriculture, mes barreaux, s'il y a un millimètre de trop ou de moins, je ne passe pas.
- Speaker #0
C'est comme un contrôle technique de voiture,
- Speaker #1
en fait. C'est pour la bonne cause, mais le cahier des charges est hyper strict. Et il y a des marques qui font ce processus après la commercialisation. Moi, je voulais absolument que ce soit fait avant. Pour être sûre que tout soit bien, bien actif.
- Speaker #0
Pour ne pas avancer dans le projet et au final revenir en arrière et te dire, ok, il y a ça, ça qui ne va pas. C'est ça qu'en fait, tu as bouclé toutes les étapes du prototypage, etc. Tu t'es renseignée auprès de l'organisme et après, tu es partie.
- Speaker #1
J'ai fait deux stages de prototypage. Du coup, il y avait un premier prototype qui était plus expérimental. J'ai travaillé avec une superbe boîte qui est près de Lyon. Et du coup, qui m'a aussi beaucoup aidée sur la conception, tout ça. Et après, il fallait trouver vraiment les vrais fournisseurs, les vrais fabricants. Voilà, donc j'ai décroché mon téléphone. J'ai essayé de chercher par moi-même. On m'avait prévenu, on m'avait dit, tu feras attention, c'est pas simple. En plus, t'es une fille. Ah ouais, d'accord, super. Pour le coup, j'ai jamais vraiment senti de... Je suis peut-être un peu naïve, mais je ne me suis pas dit qu'en étant ici, ça allait être plus compliqué. Je ne sais pas le problème.
- Speaker #0
C'est quoi ces freins un peu psychologiques ?
- Speaker #1
Finalement, c'est le seul moment où j'ai vraiment senti qu'il y avait un petit frein. Parce que la menuiserie, c'est plutôt masculin. Et ma petite voix au téléphone, je pense qu'il n'y avait pas... Je n'étais pas très crédible. Après, elle ne peut pas reçoit au téléphone. La fille, elle veut inventer un truc qui n'existe pas.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'elle a ?
- Speaker #1
Je me suis pris quelques claques. Au moment où je pensais que je ne l'allais jamais trouver, je suis tombée sur un organisme qui met en lien les créateurs et les menuisiers, tous les fabricants. Finalement, c'était ça qu'il me fallait pour démarrer le truc. Et grâce à ça, je me suis entourée de fabricants. hyper talentueux qui adorent ce qu'ils font en plus et de confiance parce que je crois que c'est la base et voilà c'est là que ça a vraiment démarré
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Deuxième prototype, puis quelques petits ajustements. Et puis, on a lancé une première série pour que j'ai mes meubles de démonstration quand même. Donc, du coup,
- Speaker #0
tu as tout reçu chez toi.
- Speaker #1
On a emménagé dans notre appart et c'était le premier meuble à être entré dans l'appart.
- Speaker #0
Ah, d'accord.
- Speaker #1
Le premier shooting, je l'ai fait moi-même.
- Speaker #0
Oui, donc du coup, vous avez dormi sur les couches.
- Speaker #1
copains ont testé la volquette. On en a profité pour faire tester un peu. Et il y a eu quelques petits ajustements d'orientation du dossier, de hauteur d'accoudoir. Et puis, voilà.
- Speaker #0
C'est en production.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, la machine s'est lancée.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et c'est parfait.
- Speaker #1
Du coup, en avril, j'ai présenté pour la première fois le fauteuil à la Foire de Paris. Et puis, j'ai eu les premiers retours qui étaient super bons. Les gens étaient enthousiastes, donc ça m'a donné envie de continuer. Et puis, du coup, j'ai commencé à commercialiser en septembre en ouvrant le site Bizem.fr. D'accord,
- Speaker #0
donc aussi bien, en fait, tu passes sur les salons pour présenter le produit, salons, pop-up stores, etc. Et aussi, tu passes aussi par le biais d'Internet pour vendre tes meubles. C'est ça. Est-ce que c'est prévu que tu aies un pop-up store assez physique ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Peut-être dans dix ans. On ne sait rien. J'ai du mal avec ça parce que finalement, je me dis que les pop-up stores éphémères, je n'ai pas forcément besoin d'avoir une boutique, par contre, être présente, je ne sais pas moi. Deux fois par an, pendant une semaine, sur un petit truc événementiel. Mais rien qu'à moi, rien que pour Bizam, mais autour d'ateliers, parents-enfants. Je pense que c'est plus pertinent, à mon sens, que d'avoir une boutique physique. Je ne sais pas, je trouve ça plus dynamique.
- Speaker #0
Alors pour l'instant,
- Speaker #1
c'est un projet. Oui,
- Speaker #0
mais après, on est à évoluer, à changer les choses.
- Speaker #1
Mais je n'imagine pas, bon après tout le monde rêve d'avoir sa petite boutique et tout. Oui, bien sûr. Mais là, je ne l'imagine pas, franchement.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Et si on revenait au moment de la conception, parce que tu avais vraiment choisi de concevoir un meuble 100% made in France, est-ce qu'on a vu que ça a été difficile de tout mettre en place, de trouver les bons producteurs, etc. Est-ce que tu avais déjà des contacts dans le métier ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, ça aurait été tellement plus simple, bien sûr. Non, je les ai cherchés, mes contacts. Non, ce n'était pas évident. Mon papa est menuisier, mais du coup, ce n'était pas des structures assez grandes pour supporter de grosses séries. Donc, ça ne pouvait pas m'aider. Donc, non, j'ai cherché.
- Speaker #0
Oui, et au fur et à mesure,
- Speaker #1
ça a cherché. Et le processus de décision était assez long, ou pas ? Finalement, une fois que j'avais trouvé le fabricant idéal, parce que pour le coup c'est le fabricant de tout ce qui est bois, c'est un peu la majorité de mon meuble. Une fois que je l'avais trouvé lui, ça a été assez rapide parce qu'il me fallait, en plus de la qualité de son travail et de son expérience, il me fallait un peu un contact humain, un peu de la confiance en fait. Et c'est un monsieur que j'ai trouvé en plus adorable et à l'écoute et qui m'a donné beaucoup de conseils. Il n'était pas obligé de le faire, il est très occupé. Et finalement, ça m'a fait me décider très très vite.
- Speaker #0
Donc vraiment, toute cette approche.
- Speaker #1
Et puis en plus, il travaille très bien. Ah bah d'accord, c'est une télé-réunie pour que ce soit...
- Speaker #0
C'est ça, pour que ce soit efficace. C'est ça. Ok. Mais c'est vrai, on sait tous que c'est important de se faire accompagner, d'être aidé. d'être entourée aussi. C'est surtout bien aussi de faire matcher les connaissances. Ça, c'est vraiment indispensable.
- Speaker #1
Après, je suis peut-être un peu... Comment dire ? Je fais peut-être trop attention à ça, mais en même temps, quand je ne le sens pas, je ne le sens pas.
- Speaker #0
Et pour le coup,
- Speaker #1
je pense que ça se ressent même après dans tout le reste.
- Speaker #0
C'est des relations qui sont tendues. Il vaut mieux que ça se passe assez naturellement. Ça facilite le travail pour tout le monde. Il y a beaucoup de personnes que je peux côtoyer dans le monde d'entrepreneuriat qui fonctionnent co-feeling et au final, ça se passerait bien. Donc finalement, je pense que tu n'as pas trop mal.
- Speaker #1
Je pense que le feeling, c'est un bon indicateur à chaque fois.
- Speaker #0
C'est ça, c'est vraiment important d'avoir un bon feeling avec les personnes avec qui on travaille parce que du coup, c'est ça aussi qui nous permet d'avancer. Et justement, ça t'a permis d'avoir des conseils vraiment bienveillants sur tes produits experts.
- Speaker #1
Et d'experts pour le coup, parce que moi, je débute dans le monde du meuble. Lui, ça fait un moment qu'il y est. Ouais, donc ouais, j'ai vraiment eu des... Une vraie expertise et c'est vraiment précieux.
- Speaker #0
Oui. Et par rapport à d'autres fabricants de meubles du type Med.com, la route intérieure, etc. Est-ce que tu penses que... Comment tu fais face à ces géants-là ?
- Speaker #1
Je ne leur fais pas face. Ils sont grands, ils sont géniaux, ils font de très jolies choses. Jamais je... Je pourrais me comparer à eux, mais je vois Bizam comme une marque beaucoup plus confidentielle.
- Speaker #0
C'est ça qui fait un petit peu ta force finalement.
- Speaker #1
Déjà plus confidentielle là parce que je suis tellement moins connue qu'eux, mais même par la suite, ce n'est pas la même approche. Je ne suis pas sur la même stratégie de communication, mais même de fabrication. Pour le coup, ils font de très jolies choses, mais je crois qu'on n'a pas fait les mêmes choix sur ce point. Donc déjà là, ça... Oui.
- Speaker #0
Pas la même configuration, c'est pas la même chose.
- Speaker #1
Je trouve ça toujours très joli et j'achète ce qu'ils font évidemment. Ça n'est pas à toi de bien en suivre ! Ça fait faim de découler, tu peux pas faire autrement. Mais non, c'est pas comparable et puis ce serait trop ambitieux de ma part de me comparer à des géants comme ça.
- Speaker #0
Quand j'ai vu ton titre la première fois, je me suis dit « Oh, elle fait du high level ! »
- Speaker #1
C'est tant mieux !
- Speaker #0
Oui, tant mieux ! Et en fait, tu n'as pas eu peur face à toutes ces étapes-là ? Parce qu'on sait bien que l'entrepreneuriat, c'est un peu les dents de scie. Ce n'est jamais tout blanc, jamais tout noir, ce qui est un peu gris.
- Speaker #1
Il y a des très blancs et des très noirs. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Des très, très, très, très, très, très noirs. Ou très, très, très blancs. Est-ce que par rapport à toutes ces étapes-là, comment tu t'es sentie ? Comment tu as fait face ? Est-ce que tu t'es fait aussi accompagner ? Parce qu'on sait que le développement personnel, c'est aussi important aussi pour se sentir confiante. Oui, ça marche. Voilà.
- Speaker #1
C'est vrai que ce n'est pas du tout évident parce que tu te retrouves vraiment face à toi-même. Et c'est toi et toi. Surtout quand tu es seule dans ta boîte. Donc moi, en plus, je suis plutôt timide.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Merci. Pour le boulot, je suis prête à foncer et à défoncer les portes. Après, perso, je ne suis pas celle qui va se montrer tout ça. Donc, il a fallu vraiment que je prenne sur moi et que tu l'as déjà prendre la parole. Je ne sais pas, je crois qu'il y a deux ans, ce n'était pas possible.
- Speaker #0
Mais bon, là, ça va,
- Speaker #1
tu me permets. Tu te rends compte à quel point l'entrepreneuriat, ça te fait développer des compétences que tu n'imaginais même pas. Parce que déjà t'as pas le choix, en fait. En même temps, c'est ça. T'as pas le choix et c'est super pour toi en fait. Parce que tu te dévoiles vraiment.
- Speaker #0
Ouais, tu montes ta vraie personnalité finalement.
- Speaker #1
Et finalement la marque... T'incarnes.
- Speaker #0
Enfin tu incarnes la marque.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. En tout cas j'essaye de mettre mes valeurs dans ma marque. Mais ça parle de toi forcément. Donc t'es obligée de te dévoiler.
- Speaker #0
t'es obligée,
- Speaker #1
t'es en train donc je me montre pas trop sur les réseaux tout ça parce que j'ai encore du mal mais je pense que c'est fondamental et c'est encore un exercice qu'il faut que je fasse on sait jamais en partant de A à comment on va arriver à
- Speaker #0
un deuxième stade on évolue, on change on ne comprend pas tout ce qui se passe mais en tout cas ça se passe ça se passe,
- Speaker #1
ouais c'est ça il y a des hauts et des bas et il y a eu des peurs forcément il y a des moments où tu dors par la nuit et tu te dis, mais qu'est-ce que je fais ? Mais quel folle je suis ? C'est pas possible. Et puis il y a d'autres moments où tu flonces et tu as une bonne nouvelle qui en amène une autre et encore une autre et puis finalement parfois tu prends du recul et tu te dis ah ouais, je suis passée par là mais ça y est, c'est passé. On est passé à l'étape supérieure. C'est un tourbillon dans lequel tu es.
- Speaker #0
T'es aspirée, ton bien de positivité.
- Speaker #1
Pas toujours, ce serait trop beau. Mais je pense que les mauvais côtés, ça fait partie du truc. Mais il faut bien s'entourer. Du moment que t'es soutenue, ça marche bien.
- Speaker #0
Oui, ça fonctionne. Et du coup, est-ce que t'en retiens en termes d'expérience ? En plus, ça t'a fait découvrir d'autres aspects, mais est-ce qu'il y a d'autres choses que maintenant tu te vois faire et que tu ne faisais pas avant ?
- Speaker #1
En plus de prendre la parole comme ça ? Oui, en fait, ça ouvre plein de portes. Ça te fait prendre du recul sur ce que tu as envie de faire. Je ne pensais pas, moi, avoir envie d'entreprendre. Et finalement, c'est devenu une évidence.
- Speaker #0
Ça arrive comme ça.
- Speaker #1
Oui. Oui. Jamais je ne me serais imaginé ça et en fait je ne me vois pas faire autre chose maintenant.
- Speaker #0
Oui, parce que tu kiffes. C'est ça. C'est quand même ça qui fend.
- Speaker #1
C'est génial. C'est des doutes, c'est des peurs, c'est de belles rencontres, des challenges, des réussites. C'est gratifiant quand tu réussis à faire un truc par toi-même et parce que c'est toi qui t'as mis des bougies. Mais ouais, c'est... J'ai découvert ça, j'ai découvert ma vocation finalement. Rien que ça,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
C'est vachement bien.
- Speaker #0
Et comment tu as vécu en fait ? Généralement, quand on passe du salariat à l'entrepreneuriat, c'est vraiment deux choses différentes. Comment tu as vu le changement de vie, le changement de rythme ?
- Speaker #1
Finalement, le rythme n'a pas vraiment changé parce que je me suis instaurée à un rythme. Et je pense que c'est bon. Tout le monde fonctionne autrement, mais pour moi, c'était indispensable de me lever encore un peu plus un tout petit peu moins tôt, j'avoue. Mais ce qui est cool, c'est que tu peux rester en pyjama et boire ton café et travailler en même temps.
- Speaker #0
C'est une multifonction.
- Speaker #1
Mais la journée commence souvent plus tôt, finalement, et se termine forcément plus tard. Et quand j'étais salariée, je ne travaillais pas la nuit non plus.
- Speaker #0
Tu as appris à travailler à 2h du matin, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, mais finalement, tu ne déconnectes jamais.
- Speaker #0
Non, c'est horrible. Tu ne déconnectes pas. C'est horrible, mais en même temps, c'est bien.
- Speaker #1
C'est ton truc, donc finalement, ça te passionne, ça t'anime. Et c'est ça la différence, en fait. Tu ne coupes pas, vraiment.
- Speaker #0
Bonne, tu coupes jamais. Tu penses à des trucs. Moi je me réveille un peu la nuit pour bosser.
- Speaker #1
Il faut toujours avoir un calepin sur sa...
- Speaker #0
Ouais, sur son... Oui c'est ça. Moi j'ai un... Le bloc-notes là de mon téléphone, il est blindé de notes. Et j'ai un calepin partout dans mon sac, je me travaille partout avec un calepin.
- Speaker #1
Et c'est là qu'il y a les meilleures idées. Souvent la nuit, il y a de très bonnes idées.
- Speaker #0
Des fois je me réveille le matin avec des idées, mais je me dis mais en fait qu'est-ce que j'ai fait la nuit ? C'est horrible, j'ai l'impression que j'ai fait un brainstorming avec moi-même.
- Speaker #1
J'ai envie de te conseiller aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais là, vraiment, les conseils sont pertinents. Des fois, je m'en réveille avec des idées de dingue. Je me dis, d'accord, si tu veux.
- Speaker #1
Comme business de meuf.
- Speaker #0
Oui, comme business de meuf. Tu vois, c'est des trucs qui arrivent comme ça. Du coup, aujourd'hui, ton meuble phare, c'est Constantine.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quand est-ce qu'arrive Constantin ?
- Speaker #1
Je ne peux pas t'en dévoiler trop, mais je suis en train de développer le deuxième meuble. Parce que l'idée, c'est que Bizam, ce soit une gamme de meubles par enfant. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
À l'école, j'en avais développé quatre. Ah, d'accord. L'idée, c'est de partir là-dessus.
- Speaker #0
On part sur un petit escape game, là. Petit teasing. C'est ça.
- Speaker #1
Non, je ne peux pas en dire trop parce qu'encore une fois... Tout ce qui est validation des normes, ça peut beaucoup jouer sur la forme du produit et sur le délai de fabrication. Je ne peux pas en dire trop, mais je travaille activement dessus. Toujours du parent-enfant, toujours évolutif, toujours fabriqué en France, du beau bois, tout ça. Et puis plein de petits accessoires en collaboration avec des jolies marques.
- Speaker #0
Ça va être trop bien.
- Speaker #1
Il y a plein de choses qui sont prévues.
- Speaker #0
Je vois tes... petits yeux là, ça pétille.
- Speaker #1
Tu sais ce qu'il y a dans ma tête ?
- Speaker #0
Ça pétille, ça pétille. Du coup, j'avais mis des accessoires de décoration,
- Speaker #1
des nouvelles gammes de meubles. En fait,
- Speaker #0
c'est dingue. Il y a une connexion de fou. Ça me trompe.
- Speaker #1
Tes questions sont pertinentes, c'est peut-être ça.
- Speaker #0
Arrête ! Arrête, je rongeais. Je rongeais, ça se voit en fait. Alors en fait, on va finir avec une dernière question que je pose assez régulièrement, enfin que je pose tout le temps maintenant. C'est la troisième fois que je la pose.
- Speaker #1
Vas-y, dis-moi.
- Speaker #0
Est-ce que si demain quelqu'un a envie de se lancer dans le design de meubles, quels seraient tes conseils ? Qu'est-ce que tu parles de lui des conseils ? Qu'est-ce que... Enfin voilà, t'as tout doux liste. Pas la tout doux liste, mais tu vois, quelqu'un veut se lancer, qu'est-ce que tu lui dis ? Allez, tout de suite.
- Speaker #1
Pas facile comme question.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
S'écouter. Parce que des doutes, il va y en avoir plein. Et on parlait de feeling tout à l'heure, mais jusqu'ici, pour l'instant, ça a bien marché. Il faut s'écouter et très bien s'entourer. Parce que il y a plein de gens qui vont... L'entreprenariat, c'est pas très clair pour tout le monde. C'est pas un schéma professionnel qui parle à tout le monde et du coup, il va y avoir des gens plus ou moins bienveillants.
- Speaker #0
Comme on disait tout à l'heure, il n'y a pas de to-do list pour devenir un entrepreneur.
- Speaker #1
Donc, super bien s'entourer par la famille. Mais même, parfois, au sein de la famille, il y aura des gens qui ne seront pas forcément en phase avec tes projets. Mais il faut laisser parler et y aller. Et tout ce que tu as à faire, c'est foncer et prouver que tu avais raison.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
fonce ! Il n'y a rien à perdre. Fais gaffe quand même. Évalue les risques. On ne part pas comme ça.
- Speaker #0
Pas de voir président sans réfléchir avant.
- Speaker #1
On réfléchit, on mesure les risques et on fonce.
- Speaker #0
Sur ces belles paroles, je vais te dire merci,
- Speaker #1
Valence.
- Speaker #0
Merci d'être venue aujourd'hui. Si vous voulez suivre Valence, n'hésitez pas à vous rendre sur son site internet. sur Instagram et puis sur les réseaux sociaux notamment LinkedIn et d'autres réseaux sociaux merci beaucoup d'avoir écouté et on dit à très bientôt enfin je vous dis à très bientôt et puis au revoir Valentin ciao