- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Business de Meuf. Aujourd'hui, je reçois Amel. Bonjour Amel.
- Speaker #1
Bonjour Astrid.
- Speaker #0
Alors, Amel est fondatrice de Phoenix Conseil, qui est une boîte de conseils. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus par rapport à ton activité ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, Phoenix Conseil Business et Formation, c'est un concept hybride entre un cabinet de conseil et un centre de formation dédié à l'entrepreneuriat. Donc, en fait, je propose à la fois du conseil en stratégie d'entreprise et en gestion et pilotage, et de la formation en gestion, pilotage d'entreprise, management, comptabilité, et tout ce qui peut servir aux entrepreneurs, des méthodes de vente, des techniques de négociation, tout ce qui a trait à l'entrepreneuriat. Donc il y a des formations qui vont être délivrées par moi-même, et d'autres par des formateurs qui travaillent avec moi.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est un centre de formation un petit peu hybride où tu mélanges aussi bien formation et conseil.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc ça a double compétence.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En gros, c'est un cabinet de conseil couplé à un centre de formation. Et en fait, ton projet, c'est de donner une petite boîte à outils finalement aux entrepreneurs.
- Speaker #1
Exactement. Je voudrais que dans Phoenix, les entrepreneurs puissent vraiment trouver tous les outils qui leur sont indispensables. Donc en fait, moi j'imagine que... La formation isolée n'est pas suffisante et le conseil quand il n'est pas accompagné de formation n'est pas suffisant non plus. C'est pour ça que j'ai voulu coupler les deux. Et en même temps, depuis pas mal d'années d'expérience que j'ai eues auparavant dans la banque, en cabine d'expertise comptable, etc., j'ai pu me construire un réseau, ce qui me permet aussi de mettre les entrepreneurs en relation avec des experts dans des domaines qui leur sont indispensables. Donc ça peut être des cabinets d'expertise comptable, des avocats, des spécialistes de la vente, des spécialistes du management, des spécialistes dans plusieurs domaines différents. Et je peux mettre en relation les entrepreneurs que j'accompagne avec d'autres personnes.
- Speaker #0
D'accord. Et comment a commencé ton activité ?
- Speaker #1
Ça fait aujourd'hui presque deux ans que je travaille sur ce projet. Il m'a fallu un petit peu de temps pour construire le modèle économique, pour construire des offres adaptées à la fois à ce que j'avais envie de faire. et aux attentes des futurs clients. Donc j'ai dû tester le marché, j'ai fait des études de marché, des prototypages, donc des formations faites gratuitement à des personnes et des accompagnements aussi en création d'entreprises et en développement d'entreprises. Et en fait, toute cette phase test m'a permis de construire aujourd'hui une offre commercialisable, on va dire.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a été pour toi le déclic par rapport à... ta vie d'avant parce que tu as travaillé dans le conseil, dans l'expertise comptable. J'ai fait aussi une banque. Enfin, voilà.
- Speaker #1
Oui, j'étais directrice adjointe d'une agence bancaire pendant quatre ans et demi. Je travaillais dans la banque en tout pendant sept ans. Et en fait, j'ai accompagné, bien sûr, des chefs d'entreprise dans tout ce qui était financement de leur entreprise, etc. Et puis après, j'ai travaillé en cabinet d'expertise comptable, mais je ne faisais pas du tout d'expertise comptable ni de comptabilité. J'étais là pour accompagner les chefs d'entreprise, de TPE, PME, plutôt des artisans commerçants, dans la gestion, le pilotage de leur entreprise. Donc c'était du conseil en gestion quotidien. Et puis sur certains points, ça pouvait être aussi du conseil sur des lettres de mission ponctuelles, sur la gestion d'un projet, comme le rachat d'une société, comme le développement de leur entreprise, ou certaines fois pour des entreprises en difficulté aussi.
- Speaker #0
D'accord. Donc c'est ça qui a été ton déclic finalement et qui t'a donné envie de... De créer Phénix ?
- Speaker #1
Alors en fait, moi à la base, je suis fille d'entrepreneur et l'entrepreneuriat, c'est quelque chose qui m'a toujours, toujours, toujours intéressée. Mais je ne te cache pas que j'avais une petite peur, toujours, de me dire, est-ce que je vais pouvoir me construire des revenus suffisants ? Est-ce que j'ai quelque chose à offrir de suffisant pour pouvoir en faire une activité principale, etc. ? J'ai mis beaucoup de temps, en fait, à me décider et clairement, ça a été la naissance de mes deux filles. qui m'ont montré que c'était difficile de concilier une vie professionnelle en tant que salarié épanouie, c'est-à-dire pouvoir gravir les échelons, pouvoir avoir des promotions et être en même temps maman. En tant que salarié, je trouvais que c'était extrêmement difficile. Et puis, je n'étais pas aussi très épanouie sur les dernières années. dans mon dernier poste, où je commençais à avoir des difficultés à accepter des règles qui ne me paraissaient pas toujours très justes, pas toujours aussi éthiques que ce que je cherchais. En fait, au fur et à mesure, il y a eu certaines difficultés qui se sont installées dans mon poste. J'avais beaucoup de déplacements professionnels, etc. Donc beaucoup de mal à avoir un équilibre vie privée-vie professionnelle. Et puis voilà, au bout d'un moment, ça a été compliqué pour moi. J'ai fait un burn-out professionnel. Et cette période-là a vraiment été une période de totale remise en question, à la fois sur ma vie privée, sur ma vie professionnelle. Et je me suis dit, maintenant, qu'est-ce que je veux ? Et en fait, je ne me voyais plus du tout aller travailler chez quelqu'un. Il fallait que je fasse exactement ce que j'avais envie de faire et comme j'avais envie de le faire. Et c'est de là qu'est né le projet Phoenix.
- Speaker #0
D'accord. Ce qui t'a freinée au départ, c'est le besoin de sécurité, en fait ? Te dire, bon, je vais quitter un métier confortable pour aller à quelque chose de moins confortable finalement. Parce que l'entrepreneuriat, on sait que ce n'est pas facile tous les jours. Le fait d'être sur un nouveau créneau, de ne pas avoir la même sécurité de l'emploi. Donc ça, ça t'a freiné au départ. Et le fait aussi d'avoir fait ton burn-out, finalement, ça t'a fait repenser à ce que tu avais envie de faire, à comment tu avais envie de gérer ta vie. Parce que c'est difficile de concilier vie privée et vie professionnelle, surtout quand on a un poste à responsabilité finalement. Parce que quand on regarde bien son emploi, un emploi, ça nous bouffe beaucoup de temps et beaucoup d'énergie. C'est difficilement conciliable avec une vie perso très épanouie. Donc, c'est vraiment ça qui a fait des clics.
- Speaker #1
Je pense que je n'étais plus alignée avec l'entreprise dans laquelle je travaillais. Je pense que j'avais des attentes qui n'étaient pas non plus prises en compte. Et puis, du coup, nos chemins se sont écartés.
- Speaker #0
C'est une disruption comme...
- Speaker #1
Exactement, exactement. C'est moins la mode. Et souvent, j'ai tendance à dire, cette période de burn-out, ça a été peut-être l'une des périodes les plus difficiles de ma vie. Mais en même temps, je crois que ça a été la période la plus riche. Parce que c'est vraiment là où je me suis posé les bonnes questions, où je suis revenue à l'essentiel, et que je me suis concentrée sur moi, en fait. Ça faisait longtemps que je m'étais oubliée. Et là, je me suis vraiment concentrée sur moi, sur ce que j'avais envie et sur le sens que j'avais envie aussi de donner à ma carrière professionnelle. Donc, ça a été une période de grosse remise en question. Donc, effectivement...
- Speaker #0
Tu as fait un bilan de compétences ?
- Speaker #1
Je n'ai pas fait de bilan de compétences. J'en avais fait un quelques années auparavant. Donc là, à cette période-là, je n'en ai pas refait. Mais effectivement, quand j'avais fait mon bilan de compétences, apparaissent le fait que J'étais pas forcément une salariée modèle.
- Speaker #0
Oui, ça se sentait déjà à l'époque que t'avais envie d'entreprendre. Oui,
- Speaker #1
voilà. On sentait que j'étais un peu une tête brûlée.
- Speaker #0
Oui, effectivement, l'entrepreneuriat, c'est bien parce que t'aimais bien ça. Mais après, forcément, ça se ressentait déjà à l'époque que t'avais envie de lancer ta boîte. Oui,
- Speaker #1
clairement. Donc ça,
- Speaker #0
c'était déjà peut-être un premier indice qui t'avait dit... effectivement, il y a un moment où il faudra que je passe le cap. Mais je pense que finalement, c'est ça qui t'a fait te dépasser. Et finalement, de cette expérience-là, ça t'a rendu plus forte. Ça t'a fait poser aussi tout ce que tu as envie de faire aujourd'hui, te poser sur tes envies, sur comment tu as envie de développer ta vie demain, comment tu as envie de développer ton activité. Et ça t'a permis peut-être de t'affirmer aussi, en tant que chef d'entreprise, d'avoir cette posture de leader aussi que tu as aujourd'hui. Exactement,
- Speaker #1
exactement. En fait... Il y a eu un moment où je pense que je n'étais pas suffisamment confiante. Je n'avais pas suffisamment confiance en moi. Et du coup, je doutais de mes compétences, je doutais de mon savoir-faire, je doutais de moi-même en fait.
- Speaker #0
Le syndrome de l'imposteur.
- Speaker #1
Exactement. Il m'a fallu faire un long travail personnel en fait pour me rendre compte que si, j'avais vraiment quelque chose à offrir. Et puis ça en fait, au départ, quand j'ai fait mes premiers accompagnements, quand j'ai eu des retours très, très positifs de mes clients, où j'ai vraiment senti que j'avais... que j'avais touché quelque chose chez eux, en fait. Je pense que c'est ça qui m'a redonné confiance et que je me suis dit, OK, il y a des compétences, il y a un savoir-faire, j'ai vraiment de quoi faire quelque chose. Mais ça m'a mis du temps, en fait.
- Speaker #0
Ça prend du temps. C'est assez long de savoir qui on est, dans quoi on est bon, qu'est-ce qu'on a envie de faire demain. Et je pense que c'est important quand même de commencer l'entrepreneuriat par un... Un volet un peu développement personnel, enfin c'est un développement personnel qui est constant, mais c'est bien d'avoir ce volet-là parce que ça permet aussi de se recentrer, de savoir ce qu'on a envie de faire, qui on a envie d'être demain et quelle entreprise on a envie d'incarner parce que finalement on incarne notre entreprise et c'est notre vitrine finalement, c'est notre ADN qui est redonné à l'entreprise, donc effectivement de se poser, de revoir un petit peu ses valeurs, ses envies, qui on est. S'affirmer en tant que personne, c'est vraiment très important. Donc du coup, tu as quitté ton poste, tu as monté ton centre de formation. Qu'est-ce qui t'a paru un petit peu le plus difficile ? Mis à part le fait que tu as fait un travail personnel, mais plus sur l'activité en elle-même. Quand tu veux monter ton centre de formation, qu'est-ce que tu pourrais donner comme conseil qui a envie de lancer son centre de formation demain ?
- Speaker #1
Ce qui est le plus difficile, en fait, c'est d'être seule, de travailler seule. Parce que déjà, ta journée, elle ne fait que 24 heures. Et puis en fait, quand tu crées, tu es obligé d'être à la fois sur la stratégie, à la fois sur les offres, à chaque fois sur l'opérationnel, la communication, les mails, etc. Et en fait, tu as beaucoup d'activités chronophages qui te prennent du temps et qui empiètent sur tout ce que tu voudrais mettre en place. Ça, je pense que c'est la partie la plus difficile. Donc moi vraiment ce que je conseillerais c'est de se faire bien entourer, de se faire accompagner et de ne pas hésiter à déléguer. Même si au début quand on se lance on dit il faudrait que je fasse un maximum d'économie. Mais parfois l'économie du temps aussi est hyper importante. Et s'entourer d'experts qui peuvent gérer ta partie marketing, gérer une partie de ton site internet. Enfin ce n'est pas de l'argent jeté en l'air. Je trouve que l'accompagnement et s'entourer des bonnes compétences et des bonnes personnes. c'est extrêmement important pour pérenniser son projet.
- Speaker #0
Oui, finalement, de se faire aider, d'avoir une expertise sur chaque pôle, finalement, ça peut aider à avancer un peu plus vite.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'entrepreneurs qui ont cette vision-là, qu'en début de l'activité, il faut tout faire seul. Mais à vouloir tout faire seul, on n'arrive pas à faire tout ce qu'on voudrait faire. Et finalement, en se faisant accompagner, on gagne peut-être six mois, un an sur un projet qui nous aurait pris deux ou trois ans à être développé si on était en solo. Donc, c'est vrai que se faire accompagner, c'est ça. C'est très important. Et au niveau du centre de formation, qu'est-ce que tu pourrais nous donner encore comme astuce ? Donc, c'est de bien se faire entourer. Après, est-ce qu'il y a des freins par rapport au centre de formation ? Effectivement, oui.
- Speaker #1
Mais après, sur le centre de formation, tu as toutes les formalités, etc., qui sont assez complexes.
- Speaker #0
Data doc, alliopie...
- Speaker #1
Voilà, exactement. C'est assez complexe. Il faut bien comprendre, après, ça peut se faire. Les formalités, ça reste un peu le parcours du combattant. Une fois que tu as bien compris, tu peux vraiment le faire. Après, ce qui est important, c'est quand on veut faire de la formation, aujourd'hui, il est très important, étant donné la concurrence qu'il peut y avoir sur ce secteur, d'offrir quelque chose de qualité. Et j'ai envie de dire que le travail le plus important pour moi, c'est vraiment l'ingénierie pédagogique et le travail qui est fait sur les formations. Et surtout, faire des formations qui sont à la fois en cohérence avec ses propres compétences, mais surtout avec les attentes des futures personnes qu'on va former, en fait. Parce qu'on se rend compte que c'est en faisant les premiers tests qu'on va améliorer la qualité de ses formations et vraiment toujours remettre en question ses formations en elles-mêmes. Oui,
- Speaker #0
son programme. Oui,
- Speaker #1
le programme, on le construit une fois, mais c'est quelque chose qui doit être vivant et qui doit s'adapter à son public. Et je trouve que le travail vraiment le plus important, c'est de travailler sur l'ingénierie pédagogique.
- Speaker #0
Combien de fois on a assisté à des formations où il y avait écrit ? La date de la première formation, ça devait dater de 2016, il y en était déjà en 2020. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et puis aussi, il y a beaucoup de personnes qui s'improvisent formateurs. Quand on regarde, ce n'est pas vraiment de la formation, c'est souvent de l'information ou des bribes de formation. Mais vraiment avoir une formation structurée et pouvoir mettre en place à la fois de la théorie, de la pratique. Et puis moi, je ne conçois pas la formation sur... que de la formation uniquement. Moi, je couple mes formations avec des séances de mentoring. Donc, ce que j'appelle le mentoring business, c'est très différent du coaching. Le coaching, on va travailler vraiment sur la partie mindset, accompagnement en développement personnel. Le mentoring, c'est vraiment de l'accompagnement en développement professionnel. Donc là, c'est mettre le stagiaire, l'apprenant, avec un mentor expert dans son domaine et qui va lui permettre de suivre avec lui l'application de la formation sur plusieurs mois.
- Speaker #0
Oui, d'accord. C'est pas juste, on vient, on donne sa formation et puis, ben,
- Speaker #1
ciao !
- Speaker #0
C'est comme un service après-vente pour voir s'il y a une vraie mise en application parce que souvent, il y a des personnes qui disent que les formations n'auront pas été bénéfiques parce qu'en fait, ils ne mettent pas en application derrière. C'est comme un accompagnement. En fait, finalement, il faut mettre en application derrière et regarder s'il y a des résultats. Donc, c'est bien d'avoir ce système de mentoring. Ça permet aussi de... De valider que les choses soient bien faites, de faire un service à pré-vente finalement, pour voir si toutes les clés sont bien validées et pour apporter un sujet aussi, parce que c'est une montée en compétences et la formation. De plus en plus, c'est assez compliqué de faire de la formation aujourd'hui. Quand on voit certains programmes, on ne sait pas trop ce qu'il y a derrière. Des fois, c'est engageant parce que ça nécessite quand même des fonds. même si c'est payé la majorité du temps par les services publics, le CPF, etc. Mais c'est quand même des sous qu'on met dedans. Il faut vraiment avoir un truc où on sait qu'on va avoir de la qualité derrière. Et souvent, ce que je pourrais peut-être donner comme info sur les formations, c'est de bien demander le programme de formation, ce qu'on va avoir dedans. Ne pas hésiter à vous informer. On peut être déçu parce qu'avoir une formation, on n'a pas du tout dedans ce qu'on voulait. On n'a pas vraiment identifié le besoin, il n'y a pas pire comme formation. Donc pour résumer, tu as quitté ton emploi, tu es partie, tu as monté ta boîte de conseils, de formation, maintenant tu t'éclates quoi ?
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Exactement, aujourd'hui j'ai un petit portefeuille de clients qui se développe, j'ai des partenariats avec des cabinets de conseils, avec d'autres centres de formation aussi. Je commence à sous-traiter avec des nouveaux formateurs. Donc ça grossit doucement mais sûrement.
- Speaker #0
Doucement mais sûrement. Est-ce que tu as d'autres choses que tu fais, mis à part la formation ? Donc tu fais du conseil, du mentoring, tu fais aussi du bilan de compétences, parce que toi-même tu es passée par là. Comme c'est quelque chose que tu as vécu toi-même, est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Alors je me suis formée en coaching en transition professionnelle. Donc en fait, aujourd'hui, je suis capable de faire des bilans de compétences. mais des bilans de compétences entrepreneuriaux. C'est un petit peu différent du bilan de compétences classiques. Donc il y a des outils qu'on utilise qui sont bien sûr en commun avec les bilans de compétences classiques. Mais là, ce qui est important, c'est en fait de positionner le candidat par rapport aux compétences clés qui vont lui permettre la réussite dans l'entrepreneuriat, voir quels sont ses besoins lui par rapport à son projet d'entreprise et ce sur quoi il a besoin de se performer. Donc en fait... Je propose un bilan de compétences entrepreneuriales qui va permettre de faire une première phase de diagnostic. Ensuite, une seconde phase où on va travailler plus son projet. Et une troisième phase de formation, justement, où on va le former sur les compétences clés qui lui sont manquantes pour vraiment réussir son projet entrepreneurial.
- Speaker #0
D'accord. Et ça s'adresse à quelle typologie des salariés, des entrepreneurs ?
- Speaker #1
Ça s'adresse... à des salariés en reconversion professionnelle qui veulent se tourner vers l'entrepreneuriat, mais aussi à des entrepreneurs qui sont déjà installés et qui, au moment où ils se sont installés, n'ont pas forcément fait un travail important sur la construction de leur modèle économique, sur l'alignement de leurs valeurs au sein de leur entreprise par rapport à leur personnalité, etc. Et même si on est entrepreneur depuis 4, 5, 6 ans, on peut quand même faire un bilan de compétences entrepreneuriales et puis avoir un diagnostic sur ses capacités et ses potentiels à entreprendre. Et du coup, après avoir tout un plan de formation qui va suivre à la suite de ça.
- Speaker #0
D'accord. Bon, merci beaucoup de nous avoir accompagnés aujourd'hui. Merci pour tous tes conseils. Merci pour ton expérience qui est très, très enrichissante et qui va parler à beaucoup de personnes. Est-ce que tu pourrais peut-être, pour conclure, donner à... Qu'est-ce que tu pourrais donner comme conseil à quelqu'un qui a envie de se lancer demain ?
- Speaker #1
Alors, le conseil, je pense le plus important, c'est d'être persévérant et déterminé dans ce qu'on a envie de faire. Parce que l'entrepreneuriat, c'est vraiment quelque chose, pour moi, ça va au-delà d'une carrière professionnelle. C'est vraiment un mode de vie différent qu'on va adopter. Dans l'entrepreneuriat, on se remet en question tous les jours. Il y a beaucoup d'obstacles, il faut le dire. C'est extrêmement difficile de construire une entreprise qui va devenir pérenne. Et donc, il faut vraiment être persévérant et puis bien s'entourer. Ça, j'insiste là-dessus, mais l'entourage est hyper, hyper important. Que ce soit par des professionnels, développer un réseau d'entrepreneurs avec qui on va pouvoir échanger, discuter. C'est hyper important, je pense, pour se lancer.
- Speaker #0
Donc s'entourer, s'entourer, s'entourer et être persévérant. C'est comme en immobilier, l'emplacement, En fait, il faut s'entourer au maximum et du coup être persévérant, pas baisser les bras. C'est difficile, c'est un petit peu comme les montagnes russes. Aujourd'hui, on est à Pille, demain, c'est le déluge, on est au bout de sa vie. Mais en fait, je pense que ça vaut le coup, en fait. Oui,
- Speaker #1
je pense que ça vaut vraiment le coup. En tout cas, moi, ça a vraiment changé la qualité de vie. que je peux avoir aujourd'hui. Sincèrement, je ne reviendrai pas en arrière. Enfin, je ne souhaite pas, mais...
- Speaker #0
Tu ne m'auras plus avec toi.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Voilà, en train de vous dire que c'est une union qui fonctionne.
- Speaker #1
Mais non, clairement, je pense que ma qualité de vie a vraiment évolué. Aujourd'hui, je fais certainement plus d'heures de travail que quand j'étais salariée. Mais ces heures-là, je les adapte en fonction de ma vie privée. Tu sublis plus en fait.
- Speaker #0
Exactement. J'allais dire tu kiffes. Oui en fait tu kiffes.
- Speaker #1
Non mais il y a des périodes de rush mais je peux plus facilement gérer mon planning.
- Speaker #0
Oui parce que je pense que c'est toi qui l'as décidé et c'est toi qui prends l'initiative aussi. Et comme c'est quelque chose qui te passionne, tu comptes plus tes heures.
- Speaker #1
C'est ça exactement. Et puis j'ai la chance aussi d'avoir un mari qui me soutient énormément. On travaille à deux. Je ne me sens pas esselée dans mes journées puisqu'on est toujours deux dans la prise de décision, dans la projection et aussi pour gérer le quotidien.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Parce que tu as des enfants aussi. Il faut gérer les enfants, la famille et tout ça. Et la nouvelle vie. Il y a tout ça à gérer.
- Speaker #1
Bon,
- Speaker #0
merci Amel d'avoir échangé avec nous ce matin. Merci à toi, c'est très bien. C'est un grand plaisir et ça faisait longtemps que je voulais t'avoir dans le podcast. Donc voilà.
- Speaker #1
Toujours un plaisir d'échanger avec toi.
- Speaker #0
Je vous invite, si vous voulez avoir plus d'informations sur Amel et son centre de formation, je vous mettrai toutes les infos dans la barre d'infos. Et puis ces coordonnées, si vous avez envie de la rencontrer, ce que je vous invite à faire très, très, très rapidement, parce que c'est vraiment une merveille. C'est vraiment un plaisir de travailler avec Amel. Donc je vous mettrai toutes les infos. N'hésitez pas à nous dire ce que vous avez aimé dans cet épisode et nous laisser un petit commentaire sur Apple Podcasts et sur toutes les plateformes d'écoute et de nous dire ce que vous avez pensé de cet épisode. Merci beaucoup. Ciao les meufs.
- Speaker #1
Ciao, ciao.
- Speaker #0
Merci à toutes et à tous d'avoir écouté ce nouveau podcast du business de meufs. Je vous invite dès maintenant à vous abonner pour ne rien rater des épisodes. Et puis, je vous invite à nous suivre aussi sur les réseaux sociaux, donc Facebook, Instagram et LinkedIn, pour avoir toutes les nouveautés, savoir ce qui se passe en coulisses. Et en parlant de nouveautés et de coulisses, maintenant, vous pouvez devenir contributeur et participer à la campagne Tipeee pour décider des contenus qu'on va mettre dans Business de Meuf. Donc, allez voir. Et puis, je vous dis à dans deux semaines. Merci à tous. Au revoir.