Speaker #0Si je me donne un fond et que ça marche pas, ça veut dire que je suis vraiment nul. Je crois profondément que non seulement le risque est obligatoire sur la planète, mais en plus, il est sain. Mais pour avoir cette prise de conscience-là, ils ont besoin d'être aidés. Et c'est ton rôle en tant qu'accompagnant. Qu'est-ce qui fait que quelqu'un n'ose pas se lancer ? Souvent, ce n'est pas parce que c'est trop cher. Même si elle baissait son prix par deux, ça ne ferait pas que le sportif se lance. Les peurs avec l'argent, pourquoi on les traiterait pas comme une peur qui fait partie de l'accompagnement ? et présenté de cette manière, boum, les choses peuvent évoluer. Tous les préparateurs mentaux veulent coacher le mental des athlètes et être magnifiquement payés pour ça. Mais qui peut vraiment le faire ? Avoir un diplôme est au mieux utile, mais jamais suffisant pour accompagner les sportifs de ses rêves. Bienvenue sur Business Infini, le podcast pour développer une répoprise tellement épanouissante et solide que t'auras envie de travailler dedans toute ta vie. Tu vas découvrir comment j'ai multiplié mon chiffre d'affaires par 36. en 5 ans et obtenu un tel succès dans le sport de haut niveau que j'ai dû m'entourer d'une équipe de coach à force d'être débordé de demandes. Je m'appelle Nathan Delacoste et je vais te dire les erreurs à ne pas commettre, celles qui m'ont fait perdre tout mon temps, qui ont parfois ruiné ma santé et certainement détruit mes résultats, mais j'ai compris comment faire mieux et grâce à ces épisodes diffusés chaque semaine par Elite Europe, je te le transmets. On dit que la compétition ça se joue dans la tête, je vais te montrer et que l'entrepreneuriat aussi, bonne écoute de Business in Clou. Qu'est-ce que tu réponds à quelqu'un qui te dit j'ai peur de me lancer parce que je ne suis pas sûr que ça va marcher j'ai peur que ça ne marche pas Salut, je m'appelle Nathan Lacoste et je viens de finir une séance avec une préparatrice mentale que j'accompagne à développer son business et donc à la fin de son premier rendez-vous de closing avec ce prospect, un compétiteur qu'elle a rencontré, à la fin de ce premier rendez-vous elle présente son offre, elle présente son tarif et il lui dit c'est super ce que tu proposes, j'ai envie de le faire Mais j'hésite à te dire oui, j'ose pas me lancer parce que j'ai peur que ça marche pas. Et dans cette situation, si on analyse un peu techniquement ce qui se passe, donc elle a proposé son offre, elle lui dit est-ce que tu veux démarrer ? Et il répond une objection. Et bien dans cet épisode, je vais te parler des erreurs qu'elle a fait en tentant de gérer cette objection et de comment toi tu pourrais gérer ça la prochaine fois pour à la fois aider un sportif qui hésite, qui a des doutes, qui a des peurs. à oser se lancer, de la même manière qu'un beau moniteur de snowboard aiderait son élève qui a peur d'aller prendre le saut à oser faire le saut pour progresser, parce que quand on fait ça, c'est au service des gens qu'on accompagne, et puis à t'aider, toi, à générer plus de trésorerie, plus d'argent pour ton business, un accompagnement trop cool, etc. Donc, reste avec moi dans cet épisode, c'est parti, je t'explique tout. Il lui dit, je pourrais même payer en une fois, et je suis sûr que ce que tu proposes en préparation mentale, c'est très bien, mais j'ai trop peur que ça ne marche pas. Et donc, il hésite, il ne veut pas lui dire oui, il ne veut pas se lancer. Et à ce moment-là, en fait, tu as trois façons de gérer cette objection. Et elle est un peu tombée dans le piège de la première. Le piège de la première, c'est la suivante, c'est que comme la personne a peur que ça ne marche pas, eh bien, elle va choisir de rassurer cette personne sur le fait que ça marche. Elle va, par exemple, lui dire, qu'est-ce qui t'a fait choisir de venir vers moi ? Pourquoi est-ce que tu penses que tu devrais faire de la préparation mentale ? et lui rappeler à quel point elle est compétente et elle a déjà accompagné des personnes dans sa situation. Sauf que si cette stratégie de communication ne fonctionne pas parfaitement, ça va amener au problème que je vais décrire dans un instant. C'est-à-dire que même si le prospect est complètement rassuré, même si le sportif se dit « Ah oui, moi j'ai tout à fait confiance en Julie pour m'accompagner, je sens qu'elle est forte en préparation mentale, elle sait ce qu'elle fait, elle a déjà accompagné des gens dans ma situation. » Donc, j'ai trop confiance en Julie, c'est bon, je suis rassuré. Mais qu'est-ce qui se passe si malgré l'aide de Julie et le fait qu'elle soit trop forte, moi, j'y arrive pas ? Et en fait, ça vient soulever quelque chose que vous connaissez bien. j'imagine, j'espère en tant que préparateur mentaux, c'est les stratégies d'auto-handicap dont je vais parler dans un instant parce qu'à mon avis, c'est la meilleure façon de répondre à ce type d'objection qui est « j'ose pas me lancer parce que j'ai peur que ça marche pas » . Donc d'abord, la première chose qu'elle a fait, c'est qu'elle a tenté de rassurer la personne sur le fait que si si ça va marcher, si si on est fort, si si t'en as besoin, c'est fait pour toi, etc. La deuxième chose, c'est, est-ce que vous remarquez quand la personne lui dit « j'ose pas me lancer parce que j'ai peur que ça ne marche pas, est la latente irréaliste que... Il ne faut se lancer que si on est sûr que ça va marcher. Et donc là, elle pourrait utiliser une analogie du type, tu sais, en ski alpin, en sport extrême, quand tu te lances sur une figure, tu te lances avant même de savoir si ça va marcher. Quand c'est la première fois de ta vie que tu fais une nouvelle figure, si tu y vas seulement si tu es sûr de la mettre, du coup, tu n'y vas jamais, parce que comme tu ne l'as jamais fait auparavant, tu ne peux pas être sûr que ça va marcher. Et donc, on doit coacher le sportif sur le fait qu'il a une attente irréaliste de vouloir savoir avant de se lancer. Mais il y a beaucoup de gens qui se comportent comme ça avec leur argent. Parce qu'on a une telle peur de perdre l'argent, et notamment j'en parlais dans l'épisode de podcast précédent, le 55, va l'écouter si jamais. On a peur de perdre de l'argent parce qu'on va se juger par rapport à ça, on va avoir de la culpabilité, on va avoir de la honte, on va associer à ça une identité qui est « je gère mal mon argent, je ne suis pas quelqu'un de bien, je prends de mauvaises décisions » . On va voir le fait de rater une décision à propos d'argent comme quelque chose de très grave, alors que si je rate un 360 en snowboard, en soi ce n'est pas grave. Et bien, rater avec l'argent, pour la plupart des gens et des Français, ça va être quelque chose qui est inadmissible, hors de question. On ne peut pas prendre le risque de perdre de l'argent à cause d'une mauvaise décision. Et donc ça, cette croyance, cette façon de voir le monde, « je devrais mettre mon argent là-dedans seulement si c'est sûr que ça va marcher » , c'est quelque chose sur lequel on a besoin de coacher les sportifs et les familles aussi, pour qu'ils osent se lancer. Et là, tu me diras peut-être « mais Nathan, tu es un mauvais vendeur, tu forces les gens à acheter quelque chose dont ils ne sont pas sûrs qu'ils veulent faire » . Non. Est-ce que ça ne vaut pas le risque de perdre peut-être 1000, 2000, 3000 euros dans l'accompagnement pour se donner une chance d'y parvenir ? De toute façon, dans la vie, je ne crois pas qu'on parvient à grand-chose sans prendre de risque. Et par conséquent, comme d'ailleurs c'est le cas dans le sport, tu ne peux pas marquer des shoots au basket si tu ne prends pas le risque de perdre le ballon. C'est juste qu'on manque de cette relation à l'argent en France et dans l'investissement en soi parce qu'on se dit que l'éducation doit être gratuite et qu'il ne faut surtout pas perdre d'argent. Nous, on est là pour éduquer les sportifs et les parents au fait que c'est normal de prendre des risques avec son argent pour pouvoir progresser sur soi, pour avoir une forme de développement personnel et que ça serait irréaliste d'investir seulement si c'est sûr que ça va marcher. Surtout que malheureusement, l'accompagnement, ce n'est pas quelque chose de tangible. Tu peux aller à la concession et acheter une voiture, tu peux aller à Carrefour et acheter un stylo. Ça, c'est tangible, tu repars avec dans la main quand tu achètes l'accompagnement. tu repars avec du vent, entre guillemets. Ils ont raison, les gens qui critiquent en disant que la préparation mentale, c'est du vent. En vrai, ce n'est pas complètement faux. C'est un échange d'air qui passe dans mes cordes vocales et qui va dans les oreilles de la personne en face. Mais ça, ça provoque des idées qui changeront peut-être totalement sa vie, sa façon de voir le monde, son épanouissement. Et donc, quand tu payes un accompagnement, tu dois être OK avec le fait que peut-être il ne se passe rien. Bien sûr, tu essaies de maximiser les chances que cet accompagnement il va fonctionner pour toi, en t'assurant que t'as quelqu'un en face de toi qui est spécialiste de la discipline, par exemple, qui s'y connaît dans ton problème. Donc c'est peut-être pas spécialiste du tennis, mais ça peut être spécialiste des problèmes de sommeil ou des problèmes d'anxiété précompétitive, etc. Donc j'ai commencé cet épisode de podcast en me disant qu'il y avait trois façons de répondre à l'objection. J'ai peur de me lancer parce que je ne suis pas sûr que ça va marcher. La première, c'était de rassurer la personne. La deuxième, c'était... d'aider la personne à se rendre compte que c'est complètement irréaliste la manière qu'elle a de décider, qui est « je me lancerai seulement si je suis sûr d'y arriver » . Et la troisième, c'est celle qui vient en confrontation avec la première, et c'est peut-être la plus importante de cet épisode, donc bravo d'être resté jusqu'à maintenant. La troisième, c'est la nécessité de lui poser la question « qu'est-ce que ça signifierait pour toi de te lancer dans l'accompagnement et que ça ne marche pas ? » Parce que c'est là que réside tout le problème de la première façon de faire face à l'obligation. C'est-à-dire que si la personne te dit Merci. j'ai peur de ne pas y arriver, j'ai peur de ne pas avoir de changement, j'ai peur que ça ne marche pas. Et que tu lui dis, ah mais si, si, mais nous on est très fort, on va réussir à t'aider. Ça va créer chez elle la peur que si elle se fait accompagner par les meilleures personnes et qu'elle y croit vraiment mais que ça ne marche pas, ça veut dire que ce ne sera pas la faute de ces personnes-là, parce que ces personnes-là sont compétentes. Et oui, toi, tu as déjà accompagné des gens qui étaient dans sa situation et ils ont réussi à évoluer. Et donc si le sportif, il n'y arrive pas, ça veut dire que ce sera de sa faute. C'est ce qu'il va s'imaginer. peur liée à l'estime de soi, qui imagine, j'investis dans l'accompagnement, je donne tout pour progresser, je me fais accompagner les bonnes personnes et ça ne marche pas, ça veut dire que je suis terriblement nul. Parce que si j'ai les meilleures personnes qui m'accompagnent et qu'on met tout en œuvre et que je paye pour ça et qu'on dédie du temps et de l'énergie et que ça ne marche pas, ça veut dire que je ne suis pas fait pour ça, que je suis nul et on revient à l'état d'esprit fixe de Carol Dweck. Et ça vous fait peut-être penser, pour ceux qui ont lu le bouquin Psychologie du sport aux éditions Desbois, au passage de Lucie Finesse à l'intérieur, avec qui d'ailleurs j'avais échangé par e-mail, elle m'a envoyé ses ressources, etc. Cette chercheuse sur les stratégies d'auto-handicap. Faisons simple, pour que je te l'explique et tu vas comprendre le lien avec ce rendez-vous de closing. Si un sportif se couche tard la veille d'un match et dort mal, quel est l'avantage pour lui pendant le match ? C'est que s'il rate, il pourra se dire... Ah, mais ce n'est pas vraiment ma faute si j'ai raté. C'est parce que j'ai mal dormi. C'est la faute des circonstances. Si un sportif n'arrive pas en forme, ou qu'il n'a pas bien mangé, ou qu'il n'a pas le bon matériel, ou qu'il a oublié son matériel pour pouvoir bien performer, s'il n'atteint pas le résultat qu'il aimerait, ce n'est pas sa faute, c'est la faute des circonstances, de quelque chose d'extérieur. Et ça, ça va venir protéger l'estime de soi. c'est ce que sont décrites comme étant les stratégies d'auto-handicap. Il y a beaucoup de recherches là-dessus et moi, je trouve ça vraiment un sujet passionnant, fascinant de voir la manière dont rien n'est plus important pour nous, souvent, que de protéger l'estime de soi. Et donc, on est prêt à se mettre des bâtons dans les roues si à la fin, ça permet de se sentir mieux avec soi-même. Et le problème de Julie quand elle aide le sportif à se dire « si, si, mais on est très fort, on va bien pouvoir t'aider » , c'est qu'elle supprime pour lui les bonnes excuses si ça ne marche pas. Et c'est peut-être quelque chose qui va renforcer encore sa peur de se lancer, parce que ça veut dire, s'il se lance et qu'il n'y arrive pas, alors il est vraiment nul. Et ce qu'elle aurait dû faire à ce moment-là, c'est poser la question, tout simplement quand il lui dit « j'ose pas me lancer, j'ai peur que ça marche pas » . Ok, imaginons que ça marche pas, qu'est-ce que tu te diras ? Qu'est-ce que ça signifierait pour toi que ça marche pas ? Et là, quand il va lui dire « ah bah je me dirais que j'aurais vraiment tout essayé et je suis nul, et ça changera pas pour moi » , à ce moment-là, elle pourrait arriver avec une question banger en mode ok donc tu veux dire que La raison pour laquelle aujourd'hui tu as besoin de préparation mentale, c'est que tu te sens nul. Et la raison pour laquelle tu ne te lances pas, c'est que tu as peur de te sentir nul si tu te lances. Donc là déjà, il y a deux fils qui pourraient se toucher. En général, chez les gens, ça provoque un certain nombre de choses. Et dire, quand tu vois ça comme ça, avec ce niveau de détail, est-ce que tu penses que c'est vraiment une bonne raison de ne pas se lancer ? Et on pourrait aller plus loin. En disant, selon toi, comment pensent les autres personnes qui se lancent dans un accompagnement en préparation mentale ? Est-ce qu'elles se disent « Ah, c'est 100% sûr que ça va marcher ? » Est-ce qu'elles ont une boule de cristal ? Donc là, elle va dire, ah bah non, probablement pas. Et donc, on pourra en venir au fait que ces autres personnes qui se lancent, déjà, elles osent prendre la décision sans être sûres que ça va marcher. Et surtout, elles remarquent que le fait d'avoir peur que ça ne marche pas, c'est exactement la raison pour laquelle elles devraient se lancer et pas la raison pour laquelle ne pas se lancer. Alors, si j'avais cet athlète face à moi, on pourrait avoir la conversation en direct tous les deux, mais peut-être que toi, tu l'as dans ta tête maintenant. D'ailleurs, tu peux l'imaginer par rapport à ton activité. je sais pas si aujourd'hui il y a Un accompagnement que tu ne fais pas parce que tu as peur que ça ne marche pas. Peut-être que c'est le mien, peut-être que c'est le fait de te faire superviser. Peut-être que c'est le fait d'aller suivre une certaine formation en préparation mentale. Parce que tu te dis, mais tiens, si je suis cette formation et que ça ne marche pas, ça veut dire que je ne suis vraiment pas fait pour ça. Bref, va te renseigner si tu veux sur les stratégies d'auto-handicap. Et moi, c'est pour ça que je trouve la vente fascinante. C'est qu'il ne s'agit pas de prendre l'argent des gens, de leur mettre le couteau sous la gorge ou de voler leurs sous. c'est vraiment de les aider à dépasser des injonctions sociales comme l'injonction de... Tu ne dois pas faire des erreurs avec ton argent, tu ne dois surtout pas faire des pertes avec ton argent, ou de dépasser des mécanismes de protection de l'estime de soi, comme si je me donne un fond et que ça ne marche pas, ça veut dire que je suis vraiment nul. Et en fait, à ce stade du podcast, peut-être que tu n'as pas le souvenir de la phrase exacte que j'utiliserais pour amener ce sportif à changer. Et ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas essentiel, parce que pour moi, ce qui compte, ce n'est pas la phrase exacte, j'aurais pu en sortir dix autres. Ce qui compte pour moi, c'est les principes psychologiques. qui sous-tendent les phrases que l'on va dire. C'est-à-dire que ce qui m'a permis d'inventer cette phrase devant le micro, c'est la compréhension du fait qu'il y a un mécanisme d'auto-handicap qui peut empêcher le sportif de se lancer. Et à partir de cette compréhension-là, je peux faire tous les recadrages du monde possible, je peux avoir toutes les idées, je peux avoir toutes les analogies, parce que j'ai compris quel est le principe de psychologie qui sous-tend le reste. Et c'est à ces principes-là que tu dois t'intéresser. Ensuite, si tu veux que ça devienne plus fluide, on peut s'entraîner ensemble. je te fais pratiquer le truc pour que dans la conversation, tu sois plus à l'aise, notamment dans ces moments où des fois, en fin de rendez-vous, il peut y avoir un peu de fatigue ou un peu d'enjeu, il y a un peu de tension avec l'argent parce que tu viens de proposer ton offre et tu as vraiment envie que la personne dise oui, et lui, il a peur de te dire non, etc. Donc évidemment qu'on peut s'entraîner ensemble sur ces manières de mieux prononcer les choses et que ça vienne plus facilement, un peu comme la différence entre bouger à la salle de crossfit ou dans la salle de danse quand tu es échauffé ou quand tu n'es pas échauffé. Mais à la base, ça part du principe de comprendre quelle est la psychologie derrière une décision d'achat ou une décision de Ausha. Qu'est-ce qui fait que quelqu'un n'ose pas se lancer ? Et vraiment, j'ai envie d'insister là-dessus. Souvent, Ce n'est pas parce que c'est trop cher. Et tu vois, dans le cas de Julie dont je te parle, dont j'ai anonymisé le nom d'ailleurs, même si elle baissait son prix par deux, ça ne ferait pas que le sportif se lance. Parce qu'il a une peur qui est plus grande que ça. Alors peut-être que s'il investit 20 euros au lieu de 2000 euros, c'est sûr que là, d'un coup, il n'a plus peur de perdre de l'argent. Parce qu'en réalité, on a tous une peur de perdre de l'argent qui est proportionnelle au montant. Tu vois, moi aujourd'hui, je n'ai pas peur de perdre 2000 euros, mais j'ai peur de perdre 20 000 euros. Par exemple, récemment, j'ai fait une campagne de publicité. J'étais complètement à l'aise de perdre 2000 euros si la campagne ne marche pas, mais je ne serais pas à l'aise de perdre 20 000 euros. Peut-être que toi, aujourd'hui, c'est plus que ça ou c'est moins que ça. Et ces sportifs que tu rencontres et ces familles que tu rencontres, ils ont un certain montant. Mais encore une fois, souvent, ce n'est pas ce montant qui pose problème, c'est la manière dont ils voient la dépense. Et quand tu arriveras à les faire ressentir, par exemple, quelque chose comme « c'est plus important pour moi d'avoir » tout essayer pour atteindre ce que je veux, que c'est plus important pour moi de ne pas avoir pris de risque avec mon argent et de ne pas faire d'erreur avec mon argent, alors tu auras des gens qui se lancent vraiment. Et crois-moi, il y a plein de gens pour qui ils s'entraînent tellement dur et leur rêve est tellement important pour eux qu'ils sont bien plus prêts à mettre 2000 euros pour se faire bien accompagner et être sûr de tout mettre en œuvre pour essayer d'atteindre leur rêve que de se dire « Ah non, il ne faut surtout pas que je perde 2000 euros dans ma vie, ça c'est absolument inacceptable. » Mais pour avoir cette prise de conscience-là, ils ont besoin d'être aidés. Et c'est ton rôle en tant qu'accompagnant, ton rôle de coaching à la prise de décision. Et pour moi, si tu ne fais pas ça, tu passes à côté d'un des cadeaux que tu peux faire aux gens. Parce que tu ne vas aider que les gens qui sont déjà libres dans leur tête par rapport à l'argent, qui sont déjà faciles, alors que je crois que notre métier, c'est d'aller aider ceux qui sont challengés aussi par des peurs. Et notamment toi, si tu es preuve mentale, souvent ton rôle, ça va être d'aider les gens avec leurs peurs. Et en fait, les peurs avec l'argent, pourquoi on ne les traiterait pas comme les peurs avec le saut quand j'étais moniteur de snowboard, comme les peurs de l'échec en basket, comme les peurs d'être jugé quand tu fais une mauvaise passe en sport collectif ? Pour moi, je traite vraiment les peurs de l'argent de la même manière, comme une peur qui fait partie de l'accompagnement, et pas comme un sujet tabou dont il ne faut surtout pas parler, parce que la France a dit que c'est tabou de parler d'argent. Vraiment, je suis sûr que si un athlète te disait qu'il avait peur de l'échec, tu sauterais sur le sujet dans la conversation. Qu'est-ce qui fait que s'il te dit « j'ose pas me lancer parce que j'ai peur de perdre mon argent » , tu ne sautes pas sur le sujet ? Dans les deux cas, c'est des peurs. C'est juste qu'il y en a une avec laquelle tu te mets un tabou en tête, en mode « je peux pas parler de ça, ça me met mal à l'aise » , etc. Et pourquoi je termine l'épisode de podcast sur ce sujet ? C'est que même si avant je viens de te décrire les processus psychologiques et comment est-ce que tu devrais t'y prendre techniquement, il y a une chose qui peut t'empêcher de gérer l'objection de la meilleure des manières possibles, c'est si toi tu t'autorises pas à y aller parce que tu te dis ça se fait pas, ça va me mettre mal à l'aise, ça va mettre l'autre mal à l'aise. D'ailleurs, on a des techniques de communication pour faire en sorte que l'autre puisse se sentir à l'aise même dans des conversations qui sont inhabituelles ou qui seraient d'habitude malaisantes. C'est sans doute d'ailleurs ce que tu apprends à faire aux athlètes quand tu les aides à avoir une conversation difficile avec leurs parents. Par exemple, j'ai aidé beaucoup d'athlètes à poser la question à leurs parents « Est-ce que tu seras déçu de moi si je rate en compétition ? » Cette question peut mettre très mal à l'aise. Mais avec les bonnes techniques, on peut faire en sorte que tout le monde soit à l'aise d'avoir une conversation sur ce sujet, ou même tout le monde accepte d'être mal à l'aise à propos du fait d'avoir une conversation sur ce sujet, mais est la conversation quand même. Donc, s'il te plaît, au lieu de te dire je reste bloqué sur mon truc, je peux pas le faire, ça se fait pas, dis-toi 1. Comment est-ce que ça peut être au service du sportif de le faire ? Et 2. Comment est-ce que ça m'aide à devenir un meilleur préparateur mental si je me concentre sur ces choses ? Si je traite toutes les peurs, et pas juste les peurs liées au ballon. Et si tu fais ça ? et bien naturellement tu vas apporter plus de valeur autour de toi et donc naturellement tu seras mieux payé pour ce que tu fais parce que tu vas pouvoir vendre à plus de personnes ou plus cher. Et comme le monde est bien fait, tu apportes plus de valeur, tu seras plus rémunéré. Et en parallèle, on pourrait tout à fait imaginer que sur un épisode de mon podcast Obsession Progression, j'explique aux sportifs que c'est complètement irréaliste de leur part de vouloir se lancer dans un accompagnement en étant absolument sûr que ça va marcher et peut-être que tu pourrais récupérer des sportifs qui sont déjà éduqués. à ça. Peut-être que même toi, dans tes podcasts ou dans les contenus sur Instagram, tu pourrais parler de ce sujet. D'ailleurs, sache que c'est une super façon de faire des épisodes de podcast, ou de créer des contenus, de faire ces contenus sur les objections de la cible, parce que ça te laisse du temps pour les faire changer de point de vue. Ils sont tout seuls dans leur coin, ils ne sont pas sous pression, ils peuvent écouter ça. D'ailleurs, tu vois, peut-être que si toi, tu m'écoutes aujourd'hui, et je terminerai l'épisode là-dessus, c'est assez amusant. Je ne sais pas si on t'a déjà proposé un accompagnement Un événement présentiel ou l'accompagnement qu'on a sur plusieurs mois Starting Block ? Si tu as profondément confiance en moi, en nous, Reddit Rock, en toute l'équipe, et qu'il y a une raison pour laquelle tu ne le fais pas, cette raison c'est peut-être que tu te dis « Oh, mais imagine, j'investis toute cette somme d'argent pour me faire accompagner et ça ne marche pas pour moi. » Ça voudra dire que je n'ai aucune chance d'y arriver dans le business. Parce que si je suis accompagné par Nathan qui s'y connaît et qui met tout en œuvre pour que j'avance et que moi je n'y arrive pas, ça veut dire que je suis nul. Et donc la question que je te pose c'est est-ce que toi ce n'est pas tes stratégies d'auto-handicap par hasard qui t'empêche de te lancer avec nous. Parce que t'as peur que si tu t'investis et que ça marche pas, ça détruit ce que tu penses de toi. Et franchement, si tu te lances pas avec nous parce que t'as pas confiance, t'as écouté cet épisode et tu me trouves pas très bon, ou bien quoi que ce soit, ça me gêne pas. Mais si la raison pour laquelle tu te lances pas, c'est parce que t'as peur de ce que tu vas penser de toi si ça marche pas, alors c'est exactement la raison pour laquelle on devrait se parler et sans doute tu devrais te lancer. Et donc finalement, ça fait une vingtaine de minutes qu'on est ensemble et t'es en train de te rendre compte avec cet épisode de podcast parce que j'ai essayé, un, d'apporter de la valeur sur un sujet qui compte pour toi. Parce que tu vas avoir demain des sportifs qui te disent « Ah, j'ose pas me lancer, j'ai peur que ça marche pas » . Et deux, je me suis servi de cet épisode de podcast pour travailler sur une objection que pourraient souvent avoir les préparateurs mentaux avant de bosser avec nous. En mode « J'ai confiance en vous, mais si je me lance et que ça marche pas, si je suis pas sûr que ça peut marcher, j'ai peur » . Et d'ailleurs, truc irréaliste, je te disais que dans le sport, tu peux pas réussir une figure si tu veux absolument être sûr de la plaquer avant même de l'avoir lancée. De la même manière, dans l'entrepreneuriat, tu ne peux pas réussir un business si tu ne lances un business qu'en étant sûr que ça va marcher. Ça n'arrive pour personne. Et c'est le cas aussi d'une relation de couple. Si tu décides de ne pas te mettre en couple avec l'autre tant que tu n'es pas sûr que cette relation va marcher, tu finiras probablement par être en couple avec personne. Parce que construire une relation à deux, se mettre en couple, comporte une forme de risque. Même les mariages en soi sont risqués d'ailleurs, il y en a un sur deux qui s'arrêtent. Je crois profondément que non seulement le risque est obligatoire sur la planète, mais en plus, il est sain pour nous permettre d'aller atteindre ce qu'on veut, dans la mesure où si on ne prend pas de risque, rien ne change. Ça, c'est ce qui est garanti. D'ailleurs, il n'y a pas de risque là-dessus. Et je terminerai sur ça. C'est un des leviers que tu peux utiliser avec le sportif pour qu'il ose se lancer. C'est-à-dire lui faire avoir la prise de conscience qu'en effet, s'il se lance avec toi, c'est un risque. D'ailleurs, là, tu vas faire l'inverse que de le rassurer. ça marche très bien, au lieu de faire ce que faisait Julie tout à l'heure et de dire, ah si si, mais regarde comment on est fort, j'ai déjà aidé des gens dans ta situation, je vais pouvoir t'aider, c'est sûr, avec les problèmes que tu as décrits tout à l'heure, je m'y connais bien, je vais pouvoir t'aider. A l'inverse, on va s'empêcher de le rassurer, on va dire non mais c'est vrai, t'as raison, si tu te lances, il y a un risque. Il est possible que ça ne marche pas, en plus moi je ne suis pas magicien, je ne peux pas te garantir que ce qu'on va faire ensemble, ça va marcher. Par contre, qu'est-ce qui va se passer si tu ne te lances pas ? Et là, pour 99% des gens, vu que ça fait longtemps que leur problème est là, qu'ils ont déjà essayé de le résoudre et que ça ne fonctionne pas, ils vont te dire... Ah ben, si je ne change pas, si je ne me lance pas, c'est sûr que rien ne va changer. Ok, est-ce que tu es d'accord avec ça ? Est-ce que tu préfères prendre le risque que peut-être que ça ne marche pas ? Ou bien la garantie que dans tous les cas, rien ne change et que ça continue de ne pas aller ? Et présenter de cette manière, boum, les choses peuvent évoluer. Voilà. Dernière chose, je crois que ça fait mille fois que je dis dernière chose. Ce que toi, tu vis, consciemment ou inconsciemment, dans ta propre vie, la manière dont tu vois le monde, peut créer ça aussi dans la tête des gens face à toi. Un peu de la même manière que la contagion émotionnelle, si tu te sens en joie, ça va mettre en joie les gens en face de toi, tes croyances aussi sont contagieuses. C'est-à-dire que si toi tu te dis, moi je ne me lance jamais dans un truc si je ne suis pas sûr que ça va marcher, comme je le disais il y a un instant tout à l'heure pour l'accompagnement ensemble, par exemple pour Starting Block, ça pourrait faire que face à toi, tu te retrouves devant des sportifs qui ne veulent surtout pas se lancer s'ils ne sont pas sûrs que ça va marcher. Je vais le formuler autrement pour que ça te paraisse peut-être moins spirituel. Imagine la force intérieure que tu as quand un sportif a ces peurs-là et que toi tu sais que dans le passé t'as eu ces peurs, mais t'as osé te lancer, t'as osé prendre le risque de faire même si t'étais pas sûr que ça marche. Quand il te dit ça, ce que tu dégages dans ta communication, le niveau de certitude que t'as va avoir un impact énorme par rapport à si dans ta vie t'as jamais été capable de prendre la décision de faire. sans savoir si ça allait marcher ou non. Et je pense que c'est un des trucs qui m'aide aujourd'hui dans le business en tant que pratiquant de sport extrême, c'est que très souvent, en wake, en snowboard, en surf, je me lance sur quelque chose et je ne suis pas du tout 100% sûr que ça va marcher. Et donc, ça crée cet état d'esprit chez moi, notamment par rapport à l'entrepreneuriat. Je lance des conférences, je lance des projets sans savoir s'ils vont marcher ou non. J'achète des accompagnements sans savoir si ça va faire une différence pour moi. Tu vois, cette année, j'ai investi 10 500 euros dans un accompagnement. Je n'étais pas sûr. que ça allait me permettre de faire grandir mon business, d'être plus épanoui, etc. Mais je me suis dit, probablement que ça va m'aider. Et donc, à toi, soit de t'appuyer sur cette certitude interne que tu as pour pouvoir mieux aider l'autre. en mode, je me connecte à ça, je l'ai déjà vécu, et donc je peux communiquer en me sentant fort là-dessus. Soit, si tu n'as jamais vécu ce type de choses, tu n'attends pas à avoir des sportifs qui osent se lancer face à toi, et peut-être que le premier travail, il commence par faire ce travail sur toi. Je sais, ce n'est pas forcément agréable à entendre, mais ça peut faire partie des choses que tu aurais besoin d'entendre. Et moi, dans ce podcast, je ne suis pas là pour être sympa, je suis là pour être sympa et vous confronter, vous faire progresser, vous dire les choses qui font avancer. J'ai été très confronté dans le passé et donc ça me fait plaisir d'être à vos côtés pour que vous avanciez plus vite. On se retrouve très vite dans le prochain épisode. Salut ! Coacher les sportifs de ses rêves tout en étant magnifiquement payé pour ça, c'est plus facile quand ils viennent directement vers toi parce qu'ils te reconnaissent comme un expert et ont la certitude que tu pourras les aider dans les moments décisifs. Marquer les esprits de cette manière, ça s'apprend. Et en écoutant Business Infini, tu te donnes les moyens d'y parvenir. Bien joué ! L'année prochaine, j'ai envie que chaque athlète puisse avoir un préparateur mental à ses côtés. Alors si ce podcast t'a inspiré, partage-le à un autre entrepreneur. Rendez-vous maintenant au prochain épisode pour explorer vision, mindset, stratégie marketing, vente et relation à l'argent avec l'intention de vivre de ta passion en entraînant l'humain derrière la machine. Salut !