- Speaker #0
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- Speaker #1
Bienvenue sur Ça vient des RH, le premier podcast passion qui parle des RH, parce que nous, on adore les RH, mais c'est tout ce qu'on déteste. On vous laisse découvrir pourquoi, juste après la page de réclame. Quoi ? On dit plus réclame ? Non, on dit quoi alors ?
- Speaker #0
Ça vient des RH ?
- Speaker #1
Ça vient des RH ?
- Speaker #0
Non, ça vient des RH ?
- Speaker #1
Ça vient des RH ?
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #2
Le réclame ?
- Speaker #0
Bonjour à tous et on vous retrouve pour un nouvel épisode de Ça vient des RH, toujours dans les splendides bureaux, dans le splendide studio de Swile. Aujourd'hui avec un nouvel invité pour parler d'une thématique qu'on a finalement eu très peu quelque chose. Le loisir. Le loisir, merci beaucoup. Le loisir de traiter, à savoir la communication et les ressources humaines. Ou plutôt, est-ce qu'on communique suffisamment ? Comment on peut communiquer mieux ? Est-ce qu'on n'a pas finalement parfois aussi un peu trop de communication ? Bref, c'est un sujet dont on aura l'occasion de parler avec une toute nouvelle invitée et experte du sujet, à savoir Emmanuelle, à qui on va laisser le soin de se présenter.
- Speaker #3
Bonjour Julien, merci beaucoup et ravie d'être là. Merci beaucoup de m'inviter à votre podcast. Alors effectivement, je suis Emmanuelle Loy, je suis la directrice de Staffbase France, que j'ai rejoint en octobre dernier dans ce rôle directement. Staffbase c'est quoi ? Staffbase c'est une entreprise, un, deux, trois, pas meurt, Staffbase c'est une plateforme d'expérience collaborateur et qui est née en Allemagne en 2014, qui est très présente aujourd'hui en Allemagne et aux Etats-Unis, et plus récemment. en Asie, en Asie-Pacifique, en Europe et donc en France depuis octobre dernier.
- Speaker #0
Super. Alors dans cet épisode, on va notamment, comme je disais, parler de la communication, de la manière dont les sujets arrivent finalement, de la direction générale mais surtout jusqu'en bas. On sait actuellement qu'on parle beaucoup de sujets de la qualité du travail, du care, mais finalement, est-ce qu'une des questions quand on traite de tous ces sujets, de toutes les politiques carrages, c'est de savoir si elles arrivent. bien en bas, bien la finalité, bien l'ensemble des collaborateurs, et notamment ceux qui sont parfois le plus loin des nouvelles technologies, considérant souvent, notamment quand on est à des plateformes tech, c'est évident, chacun a accès à l'information. Comment, toi qui n'es pas issu à la base du monde des RH, tu as... qui est issu du monde des RH, évidemment, indirectement, c'est une blague pour nos éditeurs, pour qu'ils nous suivent, c'était quoi ton approche de la communication dans ces politiques RH au démarrage ?
- Speaker #3
Alors... Peut-être que ça vaut le coup de redonner deux doigts de contexte. En fait, ça fait 20 ans que j'opère à l'intersection des RH et de la communication. Voilà, une grosse connerie juste avant, on comprend. Donc en fait, le sujet de la communication, pour moi, il a toujours été au cœur de mes réflexions, dans ma fonction, et notamment, moi, je me préoccupais des sujets qui étaient relatifs à la marque employeur, à l'expérience des collaborateurs, etc. Et la question qu'on se posait de façon constante, c'était effectivement de savoir, est-ce que tout ce que l'on fait pour les collaborateurs, un, est-ce qu'ils sont au courant ? Deux, est-ce qu'ils l'utilisent ? Et trois, est-ce qu'ils comprennent pourquoi on le fait ? Et donc, moi, en particulier, dans les fonctions qui m'ont été attribuées depuis le début de ma carrière et sur les sujets d'expérience collaborateur, la communication, elle est centrale. Donc, effectivement, ce n'est pas forcément quelque chose de nouveau, si tu veux, moi, dans mon expérience personnelle. Est-ce que ce que j'observe, c'est que c'est quelque chose qui est ou nouveau ou, à minima, un petit peu oublié ? Absolument. Absolument. Et effectivement... Il a fallu qu'il y ait une direction de la marque employeur, de la communication interne, de l'expérience collaborateur dans les diverses entreprises pour lesquelles j'ai travaillé ou alors pour lesquelles j'ai fait du consulting pour que quelqu'un se préoccupe du sujet et le prenne à bras le corps. Ce n'était pas naturellement quelque chose qui venait comme une brique de réflexion dans l'ensemble de l'architecture RH qui était organisée pour une entreprise.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'on parle, peu importe quelque part l'entreprise, on parle de l'engagement, l'engagement des salariés, dans un but évidemment performatif. Mais avant de parler d'engagement, parfois la question est simple, c'est ont-ils l'information ? Ont-ils l'information des chiffres ? Ont-ils l'information parfois juste des mobilités ? Je trouve que pour moi c'est un point pas crucial, mais quand même. ont une information, parfois des connaissances des autres métiers. Bref, on est souvent... Alors peut-être dans les startups que je connais, ils sont plus experts, beaucoup plus vieux. Ou les boîtes sont plus silotées par fonction et pour lesquelles on n'a pas forcément de l'information sur ce qui se passe à côté. Ou parfois des engagements dans lesquels on se dit, c'est quand même dommage, vous avez fait ça dans tel service ou tel département, on n'était pas au courant. Est-ce que finalement, ce n'est pas aussi une des frustrations avec lesquelles... C'est la même chose en startup.
- Speaker #1
Je pense que c'est partout pareil, dans toutes les entreprises. Sauf celle qui... qui font un focus là-dessus en disant on communique sur ce que tu disais, les réalisations des uns des autres. Mais moi j'ai toujours rencontré ce sujet de la communication, j'ai l'impression qu'on en parle mais à toutes les sauces. C'est vraiment la communication, il faut communiquer mieux, parfois on communique mal, il faudrait communiquer plus. Dans tous les sondages que tu fais auprès des salariés, ils trouvent qu'ils n'ont jamais assez de communication. où tu te dis on leur dit quand même les chiffres la stratégie,
- Speaker #2
la vision je pense qu'on a voulu développer énormément de rituels autour de la communication je pense beaucoup plus vu dans les start-up où une fois par semaine on a le petit point mais finalement c'est ce qu'on communique derrière si on communique des chiffres très financiers très business devant une population qui honnêtement ne comprend rien tout le monde va être satisfait en disant on a communiqué, je ne comprends pas ils ne comprennent pas Voilà. la réalité économique qu'est-ce que ça veut dire un EBITDA à moins machin ça veut dire que c'est un peu compliqué il y a ce côté où je suis pas sûr peut-être que vous allez peut-être me dire le contraire mais on communique en termes d'outils en termes de rituels je pense qu'on est plutôt bien mais surtout c'est le contenant, qu'est-ce qu'on y met derrière et là pour le coup je pense qu'on est perdu et c'est là où tu te dis je comprends pas ils me disent qu'il faut encore communiquer alors qu'on fait que ça qu'est-ce que t'en penses toi ?
- Speaker #3
c'est exactement ça C'est-à-dire que... La question, en fait, c'est moins « communique-t-on ? » , mais plutôt « comment communique-t-on ? » et puis « quelle est l'intention derrière ? » . C'est intéressant parce que tu parlais de l'engagement il y a deux minutes. L'engagement, en général, les études disent, notamment Gallup, expliquent que l'engagement, c'est quelque chose qui se trouve au confluent de quoi ? Les besoins psychologiques des collaborateurs, les besoins d'autonomie, de reconnaissance, etc. un cadre organisationnel qui va permettre effectivement de réaliser leur travail. Donc c'est un cadre qui est plutôt un cadre de ressources plutôt qu'un cadre de contraintes. Donc la communication, et j'entends bien communication, pas transfert d'informations, transfert de ressources d'un point A, un émetteur, à un point B, un récepteur. Eh bien la communication, si elle n'est pas faite avec l'intention d'habiliter les gens à faire leur travail... finalement, on en arrive exactement au même point. Le sujet n'est pas celui de communiquer, c'est de savoir comment on communique et qu'est-ce qu'on communique.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, je dirais peut-être qu'on a confondu outils et communication en disant qu'il y a plus d'outils. Je trouve que dans les startups, on va dire qu'il y a beaucoup de slag, des choses un peu de cette nature-là qui existent plus qu'ailleurs. C'est pour ça que j'ai l'impression que c'est un peu mieux. Et c'est ce qu'on se dit, on va se noyer d'outils, mais on aura beaucoup d'outils. Mécaniquement, on va donc communiquer mieux. Mais finalement, ça ne marche pas tout à fait comme ça.
- Speaker #3
Ça ne marche pas du tout comme ça, parce qu'en fait, on voit bien que malgré le fait qu'il y ait eu une explosion des outils de communication, notamment à la faveur du Covid, où on s'est quand même rendu compte qu'il y avait plus les échanges informels à la machine à café, à la pause, clope, même si c'est moins à la mode en ce moment, les gens se sentent quand même déconnectés. les gens continuent quand même de ne pas savoir où trouver l'information, à qui s'adresser pour avoir l'information, quelle information devraient-ils en vérité connaître. Et aussi, aujourd'hui avec l'IA, on se dit, super, je vais pouvoir poser des questions et puis avoir les réponses dont j'ai besoin. Mais alors quid ? Des fois où en fait, on ne sait pas ce qu'on ne sait pas et donc on ne pose pas la bonne question. Oui,
- Speaker #0
ça c'est vrai.
- Speaker #1
Des fois maintenant, il y a des outils qui sont créés, comme Dust par exemple, je ne sais pas si vous connaissez. Je l'utilise, non. Pour aller chercher l'information dans les propres outils qui sont ceux de l'entreprise. Parfois il y a tellement d'informations que tu as maintenant un outil qui va chercher ton information dans le Notion, Drive...
- Speaker #2
C'est ce que j'utilise moi au quotidien, c'est relier à tous les outils qu'on a. Alors après on met ce qu'on veut derrière, c'est-à-dire forcément la partie par exemple RH, la partie confidentialité de certains dossiers, on ne peut pas le mettre, mais sur la partie un peu visible. Je mets tout et en fait, c'est vraiment... Moi je trouve ça un peu triste. Parce que ça veut dire qu'on a trop de communication. Je le mets et ça va rechercher dans tous les docs, potentiellement te dire est-ce qu'il n'y a pas des incohérences entre ce que tu as dit là et le truc d'il y a deux mois ou machin.
- Speaker #0
Il faut contrôler ce que tu dis maintenant, on ne va jamais y arriver.
- Speaker #3
Juste pour être hyper clair et faire trois secondes de pub, en fait c'est exactement pour ça que la plupart de nos clients viennent nous voir. C'est simplement parce qu'ils se retrouvent avec un espèce d'amonçalement de contenu où on n'a aucune gouvernance. C'est un amonçalement qui est dû à la multiplication des canaux, à la multiplication aussi des sources et des émetteurs, au fait qu'il n'y a jamais eu de nettoyage qui a été fait et qu'au bout d'un moment, on ne sait plus comment effectivement permettre aux gens d'avoir l'information dont ils ont besoin. Je reviens sur Gallup. Ils ont le fameux Q12. Donc c'est les 12 questions auxquelles les gens doivent répondre qu'ils se sentent bien ou très bien sur le sujet. pour pouvoir effectivement se sentir engagé dans l'entreprise. Question numéro un, besoin de base, savoir ce qu'on attend de moi. et savoir les ressources à ma disposition pour le réaliser.
- Speaker #0
Besoin numéro un. C'est la base.
- Speaker #3
C'est la base. Donc après, on peut toujours parler...
- Speaker #0
Savoir si j'étais déclaré étant une question qui n'est plus posée maintenant, mais enfin, j'étais intense à l'été aussi.
- Speaker #3
C'est pas mal.
- Speaker #0
Non, je crois pas, je crois pas, du coup. Non, mais c'est vrai. Alors, est-ce que le point, c'est est-ce qu'on doit accepter aussi de ne pas être au courant de tout ? Moi, je pense qu'il y a aussi des fois, on n'est pas forcément au courant. Est-ce qu'il n'y a pas l'écueil ? On a notamment... Alors, je ne sais plus si ça existe. Les 92 ans, des intranets quand même, ça existe toujours les intranets. Oui mais bon,
- Speaker #3
le terme me fait pas rêver.
- Speaker #0
Moi j'adore les intranets, c'est super.
- Speaker #1
Moi je vois le truc vraiment...
- Speaker #0
Et je trouvais que, il y en a qui étaient mieux faits. Tu sais, pendant moi il y avait la volonté de créer des réseaux sociaux internes. Bon il n'y en a plus maintenant, je vous rassure. Il n'y en a plus vraiment des réseaux sociaux internes. Ça existe,
- Speaker #1
Salesforce ils font ça par exemple. Ils ont un truc où tu peux communiquer en interne, une plateforme.
- Speaker #0
Un réseau social qui ressemble à Facebook.
- Speaker #1
Facebook at work,
- Speaker #2
j'ai connu ça. J'ai eu cette tension de vouloir Facebook at work, c'était horrible d'ailleurs parce qu'en fait, quand tu utilises Facebook à titre perso, tu mets ta vie perso dessus, sauf qu'en fait, les collaborateurs n'avaient pas compris que mettant Facebook at work au travail, at work quoi, mais en fait, ils ont reproduit la même chose. Donc, tu te retrouvais avec toute la vie. Pas privé perso, mais tu voyais, un tartampion, à la limite, en maillot de bain parce qu'il était en vacances. Ah, on like ! À la base, c'est pas ça, c'est la réseau social. C'est le secret du lien.
- Speaker #3
Oui, oui.
- Speaker #0
On le repartage. Oui, après, on met des cœurs-cœurs.
- Speaker #2
On ne tient pas chez le café, on met des photos de soi en maillot.
- Speaker #0
Donc c'est vrai que je me pose la question de savoir si à l'aune d'intranet ou des applications, finalement, on n'est pas arrivé dans une crainte d'infobésité où on ne sait plus tout à fait comment prioriser. Est-ce que c'est facile pour une direction, pour un salarié, de dire que tout ne se vaut pas, Il y a forcément des besoins un peu plus primaires qu'on doit connaître. Ça peut être effectivement la fiche de poste, savoir si j'ai un accident, des choses un peu pratico-pratiques. Évidemment, je pense qu'un des trucs qui doit remonter, c'est les mobilités. Je pense que c'est un truc. Et les avantages pécuniaires, l'argent, l'argent, monnaie-monnaie. Des choses un peu classiques. Et est-ce que ce n'est pas parfois, pour certaines entreprises avec lesquelles vous avez pu travailler, effectivement, je comprends, c'est un peu bordélique parce que tout est un peu lisse au même niveau. Est-ce qu'il n'y a pas trop et que, de temps en temps, il faut faire des cuts ? Ou est-ce que, non, il faut tout garder ? Il faut juste prioriser différemment ?
- Speaker #3
Alors, il y a plusieurs choses dans ta question. Est-ce que c'est facile pour une direction ou pour un employé ? Déjà, le point de vue n'est pas du tout le même. On ne répond pas du tout de la même manière, que ce soit de la direction ou du point de vue de l'employé. Pour la direction, c'est forcément difficile, puisque, en fait, on a un corpus de contenu et d'informations qui est là depuis longtemps. On ne sait jamais ce qui est important, ce qui ne l'est pas. effectivement ça date de 2000, mais bon en 2006 est-ce qu'on n'aurait pas quand même un petit peu besoin, etc. Donc je pense que c'est extrêmement difficile effectivement de faire du nettoyage de la gouvernance et de la priorisation de contenu du point de vue de l'entreprise. Et puis finalement quand on y réfléchit bien, de ta fenêtre quand tu es à la finance, au supply chain, ou je ne sais pas quoi, l'information elle est importante pour toi. Donc tu n'as pas envie de couper ton information, celle des autres en revanche ne t'intéresse pas. Donc il y a ce premier point de vue là. Le deuxième point de vue qui est donc celui de l'utilisateur, et nous c'est ça qui nous intéresse en fait, c'est de dire... À partir du moment où on est à la fonction RH, où effectivement il pourrait y avoir une attente de, je sais que tu détestes ce terme, mais de remettre l'humain au site. Ah c'est reparti ! Je m'excuse. Eh bien, nous, sans parler d'humain, on va juste dire user-centricity. Donc effectivement, c'est l'utilisateur final qui prime dans l'organisation d'un canal de communication, peu importe, application mobile, réseau social, intranet. ce qu'on veut, e-mail, parce que ça existe encore, affichage, et donc de savoir qu'est-ce qu'on met à cet endroit-là, sur ce channel-là, avec cette audience-là. Et je pense que le nœud du problème, il est vraiment là, c'est-à-dire que quand on disait, est-ce qu'il y a trop d'informations ? Alors oui, dans tous les cas, c'est sûr, mais surtout, c'est plus la question de l'intention et de la pertinence qui doit se poser. Donc effectivement, je ne me souviens plus exactement de ta question. Mais la difficulté, effectivement, de savoir, de prioriser, faut-il prioriser ? C'est essentiel. Mais pour toi,
- Speaker #1
c'est un outil ou c'est une personne ? Parce que j'imagine qu'à l'époque de l'intranet, c'était quelqu'un qui monitorait l'intranet. Et donc, du coup, on concentrait un flux d'informations via une seule personne. Aujourd'hui, tout le monde utilise des outils comme Motion. Tout le monde crée du contenu, mais à la disposition de qui il veut. Donc, pour toi, est-ce qu'on a quelqu'un de physique qui va gérer ? Est-ce qu'on a un outil ? Parce que moi... remettre une surcouche d'outils pour aller chercher des trucs dans une infinitésime de contenus, c'est quand même moins pertinent.
- Speaker #3
Alors le problème, c'est que je pense que, tu sais, tu disais à l'instant, c'est à peu près la même chose dans les plus petites entreprises, les start-up versus les grosses boîtes. Je pense, si je peux me permettre, qu'il y a quand même une nuance, c'est qu'effectivement, plus l'entreprise est grosse, nécessairement, plus on se retrouve dans une infobésité, justement, avec la multiplication des sources d'informations, des émetteurs de l'information, etc. Donc, je pense que la réponse à ta question, elle dépend un peu du dimensionnement. De façon générale, on veut avoir un humain à un moment ou un autre qui va se poser la question de savoir est-ce que c'est pertinent, est-ce qu'on veut vraiment dire ça, et puis il y a quand même un aspect qui est un peu émotionnel dans la communication, et donc c'est un humain qui va pouvoir effectivement saisir le pouls de dire est-ce que c'est bien ça qu'on doit dire au moment où on veut le dire. Donc dans tous les cas, l'humain ne peut pas s'être sorti de la boucle. En revanche... Et surtout dans les entreprises à grande taille, l'outil me paraît indispensable. Parce qu'il peut faire en un clic et en une minute, ou en une seconde parfois, ce qu'un être humain mettrait des heures à effectivement scanner. Et donc nous on a quand même un cas d'usage qui est relativement clair, qui est relativement simple, c'est basique. Et aujourd'hui je pense que toutes les personnes qui font du knowledge management dans les entreprises, ils le savent bien, on a aujourd'hui des personnes qui viennent nous voir simplement parce qu'ils ont besoin effectivement de... d'avoir cette notion de filtrage et de nettoyage qui peut être faite par un outil de façon relativement simple. Donc la question, je pense, elle est moins de savoir est-ce que c'est l'outil ou est-ce que c'est l'humain, c'est plutôt comment est-ce qu'on travaille ensemble pour faire en sorte que l'outil fasse ce qu'on lui demande de faire et non pas devienne du coup, et la prérogative de décider quoi faire, et que l'humain, lui, reste aux commandes de cette compréhension de l'audience finale. qui en plus, alors là ça rajoute une complexité supplémentaire qui va être très différente selon que l'on parle d'une personne sur une chaîne de production, dans un bureau de finance ou en train de conduire sur les routes.
- Speaker #1
Oui parce que notre prisme il est très parisien centrique avec des entreprises où il y a encore des boîtes où les gens n'ont pas accès à l'information de la même manière. Enfin tout le monde n'utilise pas un PC. Clairement, c'est des palais d'affichage. Oui. Comment l'information peut arriver dans ce contexte-là ? Est-ce que l'outil est vraiment pertinent dans des entreprises où très peu d'outils sont d'un point de vue digital ?
- Speaker #3
Il me semble qu'on en revient toujours à la question de cet utilisateur final. Et finalement, si on part de là, la question c'est de savoir qu'est-ce qu'il consomme ? Comment il consomme l'information ? Comment est-ce qu'il la consomme d'un point de vue usage ? Et comment est-ce qu'il la consomme d'un point de vue préférence personnelle ? Soit qu'elle soit guidée par des questions de compétences ou de capacités, langage, capacité à lire, etc. Ou qu'elle soit guidée par le travail qui est fait au quotidien et donc le temps qui est nécessaire à cette personne ou disponible pour cette personne pour aller consommer de l'information métier. Et donc à partir de ce moment-là, une fois qu'on repart de cet utilisateur final, la réponse, du coup, elle émerge, si tu veux. Donc, effectivement, parfois, ce sera les fameux panneaux d'affichage parce qu'à la fin, c'est quand même ça. Ils passent devant quand ils déposent la voiture au garage et ils sont obligés de passer devant. Et ils ont envie de tout sauf aller dans l'ordinateur partagé de l'entreprise pour aller s'informer. Parfois, ce sera les SMS parce que peut-être qu'il y a un besoin, une question de souveraineté des données. et que passer par l'intranet qui est par un provider US, ça ne fonctionne pas, donc il faut que ce soit du SMS, etc. Donc toujours... Moi je pense qu'effectivement c'est inverser un petit peu la perspective.
- Speaker #0
Et puis tu as le récepteur et tu as aussi parfois l'émetteur, dans le sens où tu as aussi parfois, alors moi j'ai fait des groupes, mais tu peux aussi avoir un sens politique à communiquer. La communication c'est une forme d'existence au sein d'un board. Plus tu engages des actions qui se voient locales, plus ton nom figure, plus ton nom circule, et ça veut dire que tu travailles. Non, je caricature un peu de manière radicale. Ce que je veux dire c'est que si tu fais quelque chose qui est super, des engagements très bons, Personne ne le sait. C'est quand même compliqué de rayonner. Il y a des fonctions, notamment celle de la RH, tu peux être très bon, mais si personne ne sait que tu conduis des choses, c'est quand même difficile. Donc tu dois aussi réfléchir en amont à la stratégie par laquelle, y compris en local, au plus bas, surtout si tu as des points de désaccord avec certains managers, de dire que c'est une décision qui est la mienne. Donc tu vois, il y a aussi ça qui est à avoir. Là,
- Speaker #1
tu touches un point qui est essentiel, qui est quand même celui de la gouvernance. Parce qu'effectivement, s'il n'y a pas des règles autour de qui peut communiquer quoi, comment... et avec effectivement toujours garder en tête l'information qui sera utile. Encore une fois, c'est quelque chose sur lequel j'insiste beaucoup, c'est de dire de quoi est-ce que les gens ont besoin pour pouvoir faire leur boulot. Et donc forcément, ça transcende, si tu veux, l'intérêt individuel de quelqu'un qui aurait besoin d'être visible. Donc ça impose quand même des règles.
- Speaker #2
Je trouve que c'est assez juste ce que tu dis sur le fait que tout est politique, en tout cas toute la communication est politique. Moi, je me souviens d'une entreprise dans laquelle j'étais. où on a fait quelque part un peu l'erreur de mettre trop en avant dans la communication le CSE, qui s'attribuait un peu tous les wins des RH. Et du coup, on mettait en place l'échec resto, on avait augmenté le pourcentage de la mutuelle. Et en fait, on avait donné trop de visibilité de communication au CSE. Et du coup, les gens remerciaient le CSE, alors que c'était quand même le taf de la RH, que pour changer la mutuelle, on s'était fait chier à rencontrer je ne sais pas combien de providers qui étaient venus pour faire leur... pitch, etc. Et en fait, eux disaient, on a changé de mutuel grâce au CSE. Et donc oui, dans ce statut, tu dis, là, j'ai mal communiqué.
- Speaker #0
C'est un très bon exemple, ça parlera à pas mal de ceux qui nous écoutent.
- Speaker #2
Donc c'est vrai qu'effectivement, c'est hautement politique et il faut toujours mesurer ce qu'on communique et comment on le communique.
- Speaker #1
Et je pense que du coup, tu soulèves quand même un point qui est vachement intéressant parce que la raison pour laquelle, au tout début, on demande est-ce que la communication, les RH, ils y pensent beaucoup ? finalement. Et je pense que c'est moins une question de surestimer ou de sous-estimer ou de més-estimer, c'est plus une question de méconnaissance et parfois de crainte. Parce qu'effectivement, il y a des enjeux de perception de la marque, de perception du travail réalisé, etc., qui sont tellement forts dans ces processus de communication que je pense que un, la communication nécessairement, la fonction communication se positionne quand même comme le sachant sur le sujet. Donc du coup, les RH deviennent simplement un émetteur de contenu sans avoir forcément cette réflexion autour du dernier kilomètre quand ils doivent lancer des initiatives. Et puis le RH, lui, peut-être a un petit peu peur. En tout cas, moi, c'est quelque chose que j'ai ressenti très fort dans les conversations que j'ai eues. Et parfois, j'ai fait des focus groupes, etc. à la grande époque où je faisais du conseil en marque employeur. Les RH aussi ont peur, en fait. entre le fait qu'ils ne comprennent pas comment ça fonctionne, qu'on est KPI, que les mesures du succès ne sont pas alignées. qu'en plus, de toute façon, en face, il y a quelqu'un qui est quand même très assertif sur ce qu'il faut faire et pas faire,
- Speaker #2
finalement, l'ARH prend un point derrière. Eh bien, parce que je trouve que ce n'est pas notre métier aussi. Moi, je n'ai pas fait de l'ARH pour faire de la com. Et c'est vrai que systématiquement, pour ce grand sujet de la marque employeur, moi, j'allais voir le marketing parce que réfléchir en termes de cible, ça, c'est purement marketing, de dire quelle est ma cible, exactement. Et en fait, pour moi, en fait, et c'est un peu toujours le problème de l'ARH, on a souvent parlé ici, c'est que c'est un peu fourre-tout. Alors t'as l'ARSE, t'as de la com, t'as de la marque employeur, t'as du social, t'as de l'admin, t'as de la paye, et en fait au final c'est dur de maîtriser, c'est quasiment impossible je pense de maîtriser entièrement un sujet d'un point de vue spécialiste. Et je trouve que la com c'est un métier à part. Quelqu'un qui fait bien de la com, qui fait bien du marketing, c'est pas à la portée du premier venu. Exactement.
- Speaker #1
Mais là du coup, il me semble que la solution elle n'est pas dans l'un ou l'autre, elle est vraiment dans ce travail en partenariat. C'est ce que tu disais au début. Oui, le break. En fait, c'est aussi à la communication, à la fonction communication, au marketing, d'avoir l'humilité de dire « moi, je ne connais pas l'employé » . Nous, on amène en tant que communicant une expertise qui est une expertise, comme tu dis, autour du ciblage, des messages, du design, du wording et tout ce que tu veux. Mais par contre, c'est vous qui connaissez notre audience finale. Et donc, c'est dans la bonne intelligence de dire « vous, vous nous expliquez ce que les gens ont besoin d'entendre, comment ils ont besoin d'entendre, etc. » Et puis nous, on vous dira comment est-ce qu'on va le faire de la meilleure façon possible. Est-ce que c'est un email ? Est-ce que c'est un SMS ? Est-ce que c'est de la vidéo ? Est-ce qu'on sait tout ça ? C'est un haut marketing à la com de se préoccuper.
- Speaker #2
Je rebondis juste là-dessus pour la petite anecdote, mais Vuitton dans les usines, les offres d'emploi sont diffusées sur les panneaux d'affichage. Et ça marche vachement parce que les gens passent devant. Moi, c'était les panneaux d'affichage aussi. Et du coup,
- Speaker #0
c'est une très bonne transition. Ah ! On a réfléchi quand même. Je peux bien le faire. Gros travail stratégique de communication. On a... Évidemment, depuis des années récentes, des supports qui sont généralement des ordinateurs ou des tablettes, que sais-je. Mais on sait aussi que ce n'est pas le lot de la majorité, ou en tout cas de l'intégralité des collaborateurs, qui ne sont pas derrière un ordinateur. Aussi, la question qu'on peut se poser, c'est est-ce qu'on n'a pas finalement créé un peu une RH à deux vitesses, c'est-à-dire ceux qui ont l'information tout de suite, parce qu'ils sont devant l'ordinateur tout le temps, et puis les gens qui sont les personnes de ménage, la logistique, les caissiers. Est-ce que... on n'a pas eu cette espèce de comme un peu je pourrais faire la synergie avec télétravail, pas télétravail où certains peuvent l'être et d'autres ne peuvent pas l'être est-ce que là aussi on n'a pas eu une RH un peu à deux vitesses ? Terrain,
- Speaker #2
pas terrain, souvent les RH sont rarement terrain
- Speaker #1
Alors je ne sais pas si je peux répondre sur le terrain de la RH je crois que c'est plutôt Claire qui a envie d'y répondre parce que moi je ne sais pas si on a créé une RH à deux vitesses mais en tout cas on a clairement créé une expérience collaborateur à deux vitesses
- Speaker #0
Oui, donc ce qui finalement, par écho, ça ne revient pas tout à fait au même, mais je comprends cette nuance, qui n'était quand même pas à la base de la physionomie. C'est-à-dire que si on communique sur un engagement d'entreprise, l'objectif est quand même que l'ensemble des collaborateurs se puissent avoir concrètement. Et c'est vrai qu'on n'a jamais véritablement trouvé d'alternative, à part des panneaux d'affichage, mais bon, c'est vrai que le degré de renouvellement des panneaux, en plus des cas des panneaux, je peux vous le dire, il y a des... Quand vous êtes dans des grandes entreprises, il y a les syndicats à côté. Donc chacun, CFE, CGC, tout est à côté, tout est un peu au même niveau. Une espèce de gros globiboulga. C'est vrai que c'est un peu bordélique. Normalement, on n'a pas forcément accès aux informations. Comme dans les drives de certaines boîtes, finalement. Comme dans les drives de certaines boîtes. C'est-à-dire, on veut des noms, Claire.
- Speaker #3
On veut des noms.
- Speaker #2
Ou même le drive de Savir DRH. À un moment, on va falloir qu'on reprie. Ah oui, oui. Les drives.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Finalement,
- Speaker #2
c'est à l'image. globalement, je pense que c'est effectivement bien soutillé, c'est important pour avoir quelque chose de clean dans une entreprise, mais encore faut-il hiérarchiser ce qu'on a dit, prioriser, etc. Donc c'est pareil que sur un tableau d'affichage, mais en ligne, finalement. Non ?
- Speaker #0
Platon, on monte... J'ai fait prendre le micro dans la gueule. Si on est un peu toujours pour être sur ce point-là, on parle beaucoup d'inclusion, en tout cas dans les sujets qui sont... Est-ce que finalement l'inclusion ne passe pas déjà par l'accès Tout basique à l'information, parce qu'on n'est pas finalement pas inclus quand on se dit oui vous avez des potentiels mais souvent il y a des salariés qui peuvent vous dire je sais pas, j'en sais rien, c'est peut-être que mais je ne sais pas.
- Speaker #1
C'est le sujet de l'équité, de l'accès aux ressources.
- Speaker #0
Ah oui c'est quand même pas chouette de ne pas l'avoir.
- Speaker #1
Et d'ailleurs encore une fois j'insiste sur le fait que information c'est peut-être réducteur parce que là je dis bien communication et donc quand je dis communication je dis les infos mais je dis aussi les ressources, les outils. le network, qui seront mis à disposition des collaborateurs pour pouvoir un, travailler au plus fort de leur potentiel, mais aussi deux, pouvoir réaliser ce qu'ils ont envie de réaliser d'un point de vue personnel. Donc effectivement, il y a la question de l'inclusion, elle commence par se poser la question toute bête, un peu tactique et peut-être pas extrêmement glorieuse de savoir, est-ce qu'on touche tout le monde ?
- Speaker #2
Et comment tu vérifies que tu as touché tout le monde ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas comment tu verrais... Alors, bien entendu, il y a forcément dans les outils notamment, il y a des moyens pour effectivement voir est-ce que ça a été lu, est-ce que ça a été consommé, est-ce qu'on a touché des personnes. C'est les fameuses mesures marketing classiques d'audience. Un peu moins facile quand il s'agit d'une affiche. Quand un tableau d'affichage est corné... Pour chacun mettre une petite signature. Bon, voilà. Il y a quand même aujourd'hui des moyens, effectivement, par des outils, ou sur le moment, ou des enquêtes plus ponctuelles, internes, pour savoir, effectivement, est-ce que les personnes ont reçu telle information, etc. Je pense que...
- Speaker #3
C'est quand même des notions qui nous parlent, parce qu'il y a aussi... On a quand même une obligation aussi de diffusion de certains documents. Oui,
- Speaker #2
mais c'est pas parce que tu diffuses que la personne l'a consommé. Je veux dire, par exemple, tous les trucs de e-learning, de sécurité, etc.
- Speaker #3
Toi, tu dois quand même vérifier que t'as bien transmis l'information et que l'information est bien arrivée.
- Speaker #2
Je trouve ça différent de faire du réglementaire et d'être sûr que la personne a coché le truc. Tu sais, les formations à l'époque, c'était la grande époque des formations. où il te fallait appuyer. Sécurité, etc. En fait, tu peux le faire les yeux fermés. Les questions sont tellement simples, parce qu'il y a des petits sondages, c'est tellement simple que même un enfant de 10 ans pourrait répondre tellement il y a une logique. Ce n'est pas parce que la personne a consommé et que tu as la mention lue, pour moi, que l'information est intégrée. Parce que pour moi aussi, ça vient de là, le manque des gens qui disent qu'on n'a pas l'information, on manque d'informations, on ne sait pas où va l'entreprise. C'est parfois l'information qui est présente ou qu'on a communiqué. Mais je suis désolée, par exemple, pour parler des Montsli, quand t'as 200 personnes dans un écran de visio qui écoutent une grande messe pendant une heure et demie, t'as la moitié qui a décroché au bout de 10 minutes. Et donc, du coup, comment tu t'assures que les gens ont bien intégré ? Encore le message. Exactement.
- Speaker #1
Avec la main, oui. Et en fait, je pense que la question derrière ta question, c'est moins de savoir est-ce que les gens ont bien lu tel email, tel machin, etc. La question, c'est de savoir est-ce qu'ils ont compris ce qu'on a voulu dire. Et est-ce qu'ils vont se mettre en mouvement de la manière dont on a besoin qu'ils se mettent en mouvement ? Ils vont l'incarner finalement. Exactement. Et du coup, la réponse n'est pas dans un outil. Et peut-être qu'elle n'est pas dans plusieurs outils non plus. Peut-être que c'est une combinaison de choses. Comment est-ce qu'on crée un maillage autour du collaborateur pour qu'effectivement le message soit renforcé, répété, parce qu'on sait bien que la répétition est une source de mémorisation. Deux, est-ce qu'on réfléchit effectivement, il n'y a pas que la répétition, il y a aussi le format. Est-ce qu'on peut utiliser, privilégier des médias oraux, parce qu'on sait que certains collaborateurs, ce qui leur va, c'est d'écouter quelque chose, tandis que d'autres préféreront lire, tandis que d'autres préféreront voir une petite vidéo. Et encore une fois, on revient toujours sur cette bascule de perspective, de dire ok, la question c'est pas de dire on a un problème, la question c'est de dire comment est-ce qu'on fait pour, du point de vue du récepteur, faire en sorte que ça soit...
- Speaker #2
Mais c'est ça qui est super dur, parce que ça, ça prend du temps, ce que tu dis, le maillage, savoir quelles cibles, quels outils... ce que tu dis, la répétition, dès que tu as communiqué, il faudrait le faire, il faudrait avoir comme un calendrier édito où toutes les semaines tu vas répéter, redire différemment parce que parfois on comprend mieux différemment. Je trouve que c'est hyper difficile.
- Speaker #1
C'est très difficile et d'ailleurs, pour les auditeurs qui écoutent, qui font de la communication interne ou de l'expérience collaborateur,
- Speaker #2
c'est un métier.
- Speaker #1
Et j'ai perdu ma pensée.
- Speaker #0
Non c'est pas vrai, c'était pas un métier. C'est pour ça que ça a bugué, c'était pas un métier, mais c'est pour faire plaisir à celles et ceux qui nous décrivent. C'est ça que tu veux dire.
- Speaker #2
Quand ils sont pas dans les entreprises finalement ces gens-là, parce qu'il y a peu de boîtes qui peuvent avoir un service. La commentaire,
- Speaker #0
des choses comme ça, et c'est des nouveaux métiers. Et quand ça tombe chez nous, chez l'ERH,
- Speaker #2
comment on fait du coup pour se dépatouiller ? Ah ok.
- Speaker #1
Non alors en fait c'est un vrai métier quand même. C'est un vrai métier quand même, et donc ce que je voulais dire aussi c'est que il faut parfois s'interroger peut-être, et interroger tous les principes autour de la mémorisation et de l'apprentissage. Et qu'est-ce qu'on dit ? On dit qu'on apprend toujours mieux en faisant. On apprend toujours mieux quand l'information est diffusée dans un contexte particulier. Donc non seulement ça prend beaucoup de temps de le répéter, de le reformater, etc. mais en plus ça prend beaucoup de temps de réflexion de savoir ok à quel moment est-ce que cette information va véritablement être utile à quelqu'un et que dans le flow of work comme on dit en bon français et bien l'information va être utile tout de suite et donc mémorisable plus facilement et donc ça c'est effectivement énormément de travail et pour revenir à ta question de outils ou humains les outils parfois sont quand même bien utiles pour ce genre de choses parce qu'il peut y avoir des principes d'automatisation etc qui permettraient de pousser une information au moment où c'est utile s'il y a un pas Pimpin qui a un rendez-vous pour un rendez-vous commercial ou pour un entretien ou une interview a besoin d'avoir les 5 infos clés sur les grosses actualités de l'entreprise. Si on a un outil qui dit quand on voit le mot interview journaliste dans le calendrier, on leur pousse les quatre points qui vont bien, tout de suite, ça rend l'information pertinente dans le contexte et intégrable.
- Speaker #0
On sait qu'il y a des entreprises, évidemment, mais je vais t'en laisser toucher un mot, qui ont pris ce problème de la communication malgré la taille de l'entreprise à grande échelle. Ma question est la suivante. Dans quel contexte on vient vous... Vous sollicitez, c'est quand l'entreprise vraiment est au bord du craquage du burn-out, ou c'est quand elle a tellement grossi, ou c'est quand il y a un moment donné, il y a eu un gros clash, et elle se dit là, on a un problème, il faut qu'on retravaille complètement. C'est dans quel contexte qu'on vient vous solliciter généralement ?
- Speaker #1
Tout ça, mon capitaine.
- Speaker #0
Tout ça en même temps, c'est long.
- Speaker #1
Tout ça en même temps. On a des grands axes, si tu veux, qui sont en général des bons moments un peu clés dans la vie de l'entreprise. où il se pose la question de la communication et de s'outiller pour pouvoir résoudre des problèmes. Il y a des axes qui sont liés à la culture d'entreprise. Donc par exemple, dans des logiques de fusion et d'acquisition, là, les entreprises se retrouvent de toute façon confrontées à la nécessité de pouvoir mieux diffuser l'information autour de comment on fait le travail, quelles sont les valeurs qui nous unissent, où est-ce qu'on va, comment on y va ensemble, quel est ton rôle, etc. Donc là, gros sujet en général qui force un peu les autres. entreprises à se poser la question véritablement de la communication et moins celle de la communication que celle de la culture et donc de la communication qui permettra de faire connaître la culture et de la diffuser. Premier cas. Deuxième cas d'usage, c'est tout bêtement l'entreprise qui, au bout d'un moment, comme on a dit plusieurs fois dans les dernières minutes, se retrouve avec un amoncellement de contenus, etc. et une expérience collaborateur qui n'est plus à même de permettre aux collaborateurs de faire leur boulot. Et là, j'ai un exemple en tête tout de suite. suite d'une entreprise avec laquelle on a des conversations actuellement où il y a tout un corpus de contenu autour des gestes métiers. Bon, mais alors le corpus s'est étoffé au fur et à mesure des années, des transformations technologiques, digitales, le téléphone portable, l'Internet, etc. Et puis alors aujourd'hui, quand on tape « Que faire quand Intel a annulé ? » , etc., eh bien on a cinq versions différentes de la réponse, etc.
- Speaker #2
Et puis les gens partent aussi parfois. Moi, je suis intervenue dans une GEPP d'une entreprise. Et en fait, au bout de, je ne sais pas, deux mois d'intervention, ils sont revenus m'amener en disant... Ah bah personne n'était là en direction RH, on a renouvelé toute l'équipe, mais on s'est rendu compte qu'on avait fait le travail il y a 4 ans. Donc en fait ils avaient un planning, des fiches, ils avaient tout, sauf qu'ils n'avaient pas été récupérer la bonne info.
- Speaker #1
C'est ça qui est fou. Alors ça c'est terrible effectivement sur la transmission d'informations, ça on a beaucoup, et alors c'est moins une raison pour laquelle ils viennent nous voir qu'à un moment ou un autre, un espèce de grain de sable dans la matrice projet, où on se rend compte... en fait, ça avait déjà été fait. Ou il y avait ça qui existait. Et donc ça, on travaille en collaboration avec nos clients en général pour pouvoir remettre un peu tout ça à plat. Et le troisième cas d'usage, c'est tout bêtement celui d'une entreprise qui continue de grossir ou qui déjà est grosse et qui se rend compte avec des... populations qui sont dispersées avec des profils extrêmement différents, etc., qu'elle doit véritablement se poser la question et mieux se poser la question de savoir comment toucher tout le monde de la manière qui est la plus pertinente pour tout un chacun, et puis gérer pour une équipe communication qui, bien souvent, est assez légère, le fait de devoir gérer plusieurs time zones, plusieurs langues, et puis plusieurs profils. Le multiculturel,
- Speaker #0
c'est vrai que... Justement, quand la marque que DHL vient vous contacter, alors sans dévoiler de confidentialité, sauf si ça nous permet de faire du buzz, évidemment. Quand ils viennent vous voir, c'est dans quel contexte ? Quel était votre diagnostic ? Qu'est-ce que vous avez pu mettre en place concrètement ? On peut avoir des échéanciers à peu près, pas précis, mais à peu près. pour savoir ce que vous avez pu sortir.
- Speaker #1
Alors, pour DHL, c'est extrêmement simple. C'est 660 000 collaborateurs dans le monde. 660 000 ? Dans 220 pays ? C'est une des plus grosses entreprises du monde. Mais je savais que c'était gros. C'est énorme.
- Speaker #2
Et sur des métiers... Logistique,
- Speaker #0
transport, beaucoup.
- Speaker #2
Mais du coup, que des OTP à eux, quoi.
- Speaker #0
Ah oui, oui. Non, mais c'est très gros, c'est allemand. Je ne pensais pas que c'était si gros. Parce que Capgemini, tout ça, c'est des monstres aussi. Amazon, je crois que c'est un des meilleurs.
- Speaker #2
Ça concurrence les boîtes indiennes, là, en termes de taille.
- Speaker #1
Ah voilà, c'est ça. Pardon.
- Speaker #0
C'est gigantesque.
- Speaker #1
Donc, DHL, c'est très simple, c'est 600 000 employés dans le monde sur 220 pays.
- Speaker #0
C'est énorme. Partout, quoi.
- Speaker #1
Voilà. Donc, ils sont partout.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
Et donc, sur ces 600 000, évidemment, on a des équipes qui sont réparties sur des sites, sur des routes, sur des hubs logistiques et sur X time zones. Et donc, la question de la communication, du coup, elle se pose de façon très aiguë, parce que quand bien même ça reste une très grosse entreprise avec quand même des ressources... La direction des RH, la direction de la com, ce ne sont jamais qu'une poignée de personnes qui essayent de résoudre le problème. Donc c'est véritablement ça qu'ils nous ont demandé de réfléchir avec eux. Comment est-ce qu'on fait pour pouvoir transmettre l'information à ces personnes au moment où ils en ont besoin pour qu'ils puissent faire leur travail ? C'est vraiment la question de base qu'on nous demande. Je reviens à mon Q12 de Gallup. Savoir ce qu'on attend de moi. qu'est-ce qui est mis à ma disposition pour que je puisse... Oui, là,
- Speaker #2
on n'est même pas dans des considérations de je veux savoir à titre personnel des informations sur l'entreprise ou sur la façon dont... Je ne sais pas, la prochaine soirée, les trucs comme ça... Alors, en fait,
- Speaker #1
tout rentre en compte. Parce que quand on dit les informations dont j'ai besoin ou les ressources dont j'ai besoin pour pouvoir faire mon travail, de quoi j'ai besoin pour pouvoir faire mon travail ? J'ai évidemment besoin d'informations métiers, mais j'ai aussi besoin de connaître qui sont mes collaborateurs et mes interlocuteurs. avec qui je dois travailler, et puis j'ai un peu besoin de créer du lien, parce qu'à un moment ou à un autre, il va quand même falloir qu'il me fasse une petite faveur, etc., etc. Donc en fait, finalement, quand on dit les ressources dont les personnes ont besoin, c'est quand même relativement large. Et notamment, il y a quand même le sujet du bien-être. Alors c'est vrai qu'on en a beaucoup parlé, c'est un peu un sujet galvaudé en RH, et puis qui fatigue beaucoup les RH. Je crois que, je me souviens d'avoir fait partie d'un comité éditorial récemment, où on a dit « Peut-on parler du bien-être des collaborateurs sur la prochaine workshop ? » Et là, il y a eu une levée de main générale, tout le monde dit trop parlé. C'est pas faux, je comprends la ras-le-bol. Mais malgré tout, ça rentre aussi en ligne de compte de savoir, pour les personnes qui sont derrière leur volant en train de conduire ou dans les entrepôts en train d'essayer de sortir leur matériel, qu'est-ce qui est mis à la disposition pour l'entreprise ? C'est le travail bien fait.
- Speaker #0
C'est aussi le plaisir, beaucoup notamment se plaignent de dire je fais mon travail mais je ne le fais pas bien. Je le fais mais je pourrais le faire mieux. soit parce que je perds du temps, soit parce que j'ai pas la transmission, soit parce que c'est confusant. Chacun a envie de faire son travail. Il y a toujours des toccards, mais l'écrasante majorité a envie de faire son travail convenablement. Et quand on est obligé d'aller à la pêche de tout, tout le temps, pour plein de raisons bonnes ou mauvaises d'ailleurs, c'est fatigant et c'est pas satisfaisant. Et la majorité des gens a envie de faire un travail. où tu dis, je suis content. J'ai apporté à mon niveau à moi, ma contribution. C'est dans une boîte aussi immense que celle-ci.
- Speaker #2
Tu sais, moi j'étais dans une très très très grosse boîte quand on a été racheté, dont je tairai le nom, mais franchement c'était lunaire la commune. Tu cherchais une information, t'envoyais un mail, ça bouclait, donc les gens se renvoyaient, tu faisais refouler la poussière sous le tapis, et ça revenait vers toi. Et t'avais pas ta réponse. Donc il y avait eu 10 personnes qui avaient répondu pour te dire, on sait pas en fait. On ne sait pas qui gère le sujet, on ne sait pas où se trouve l'information, on ne sait pas. Donc c'était une boîte qui n'était pas française. Pour eux, on était un tout petit rien, la France. Mais c'était lunaire. Franchement, je me disais, je perds plus de temps. Ça a duré des semaines et des semaines et des semaines. pour finalement pas avoir ta réponse. Et je me disais, mais au moment où ça m'a tué, franchement... Oui, oui,
- Speaker #0
tu me donnes le nom parce que c'est un poste payant.
- Speaker #2
Je te donnerai le nom. Peut-être que c'est l'un de tes clients. Peut-être que c'est l'un de mes clients. Ça pourrait,
- Speaker #0
ça pourrait.
- Speaker #1
Ils sont peut-être réveillés. Mais enfin, en tout cas, pour revenir sur DHL, sur les 600 000 employés... C'est une boîte allemande, donc elle est quand même habituée à être assez... Alors, peut-être.
- Speaker #0
Non, mais c'est une qualité. C'est une qualité, absolument.
- Speaker #1
On n'allait pas dire autre chose. Mais donc, sur les 600 000, il y a quand même 300 000 qui sont desklets, donc qui n'ont pas d'ordinateur. Et la question qui nous a été posée très directement était effectivement de dire comment est-ce qu'on fait pour pouvoir toucher ces personnes qui sont exclues des outils digitaux qui, par ailleurs, existaient. Il n'y avait pas de question. Bien sûr, bien sûr, évidemment. Mais simplement... Un, comment est-ce qu'on fait aussi pour unifier les canaux, parce qu'il y avait beaucoup de canaux qui existaient, etc. Donc comment est-ce qu'on fait pour les unifier ? Deux, comment est-ce qu'on peut créer une source de vérité pour l'ensemble de l'entreprise et qui permette d'obtenir la réponse à la question, que ça fasse une boucle qui te revient vide ? Et donc c'était ça le brief.
- Speaker #0
Et ce que je trouve intéressant, c'est que souvent, quand on parle de start-up, elles partent du présupposé que leur solution, elle est digitale, donc c'est pour tout le monde. Et quand on est parfois amené à poser la question, y compris dans notre choix des invités, on va dire, mais comment vous faites pour les salariés qui n'ont pas accès ? Ah ouais, notre solution n'est pas pour eux. Ouais, excuse-moi, je trouve que c'est un peu léger, en fait. Alors, que tu me dises, on l'a en tête, on ne l'a pas encore structuré, mais c'est la partie de l'entre-progression, normal, ça je m'entends aisément. Mais dire, en fait, désolé, mais en fait, je m'en fous.
- Speaker #2
Démerdez-vous. Démerdez-vous.
- Speaker #0
Tout le monde ne travaille pas à Paris avec des gens très devs. Ça, c'est la discrimination aussi, je trouve. Donc ça m'agace. Je trouve ça bien que des startups aient maintenant plus en tête. Ça fait même partie de leur valeur, me diras-tu. Mais ce que je veux dire, c'est qu'elles se positionnent sur ça avec des solutions accessibles.
- Speaker #1
En fait, pardonne-moi ces deux minutes, ce n'est pas du pitch, mais c'est juste pour donner du contexte. Quand StaffBase a été créé il y a dix ans, Le constat, c'était un constat qui était limite humaniste et un peu militant, de dire voilà, il y a 60-70% de la main-d'oeuvre mondiale, et donc en France, c'est l'INSEE, c'est 60-70%, qui n'a pas accès à un ordinateur. Et donc par défaut, il y a 60-70% des entreprises, des employés, qui sont exclus de l'accès aux ressources, ce qui leur permettrait non seulement de bien faire leur travail, mais aussi peut-être d'y trouver leur compte. Donc... Donc la plateforme d'expérience collaborateur qui a été créée, elle a commencé par le mobile. Alors tu me diras, un portable, tout le monde n'en a pas. Enfin, ça commence à aller bien parce qu'on est à, je crois, 93 ou 94% de pénétration en France sur la population française. Et je crois que dépendant de l'angle que tu prends, tu es même à 120 ou 130% parce qu'il y en a qui ont deux téléphones. Donc ce n'est pas trop trop mal. À Claire, il y en a quatre. Voilà, donc ce n'est pas trop trop mal. Mais après, en ayant dit cela, tout le monde n'a pas un téléphone professionnel. Oui, c'est ça. Et donc, c'est pour ça, effectivement, qu'il y a plusieurs choses. Déjà, un, sur le téléphone, il y a l'accès qui est autorisé aussi et qui est sécurisé avec des principes qui peuvent, comment on appelle ça, contourner le fait de ne pas avoir d'adresse entreprise, par exemple. Mais aussi, on parle bien d'écosystèmes. plateformes d'expérience collaborateurs parce que nous, par capillarité, du coup, derrière, on a développé pas que l'app, le bon vieux intranet, il est dedans, les SMS, ils sont là, les panneaux d'affichage digitaux, ils sont là aussi et les e-mails aussi sont là parce que tout le monde déteste les e-mails, mais à un moment, on en a quand même besoin. Donc, en fait, on crée comme ça cet écosystème et ces différents touchpoints pour pour apprécier et pour rire l'ensemble.
- Speaker #2
C'est intéressant d'avoir pensé une solution pour une fois. Je pense qu'il y a d'autres entreprises aussi qui sont dans ce cas-là. Mais en retirant un peu le prisme très grande ville d'un certain type d'activité, pour mettre en parallèle, par exemple, en ce moment, je fais de la prospection. Et la meilleure façon de faire la prospection là où j'habite, on m'a dit, c'est les flyers. Et je me suis dit, mais oui, en fait, j'ai refait des cartes de visite. Parce que moi, j'étais là dans les premiers événements avec mon LinkedIn. Les gens m'ont regardée comme ça en me disant « Mais qu'est-ce qu'elle veut, cette pauvre fille ? »
- Speaker #4
« Qu'est-ce qu'elle veut nous scanner ? Elle te scanne depuis tout à l'heure. »
- Speaker #2
« C'est quoi un logeur ? » Et je me suis dit « Bah oui, en fait, il faut penser différemment parce que tout le monde n'est pas logé à la même ancienne, tout le monde ne fait pas du commerce, tout le monde ne communique pas de la même façon, tout le monde n'a pas les mêmes typologies d'entreprise dans des bassins très industrialisés, avec des TPE. Bah oui, moi, ça ne me choque pas qu'il y ait des gens qui n'aient pas d'accès à Internet. » Moi, mon beau-père, il a été cuisiniste toute sa vie, enfin, il a été poseur toute sa vie de cuisine, il ne s'est pas envoyé un mail. Donc comment on touche ces personnes-là, finalement ?
- Speaker #0
Et en écho de ça, c'est une vraie question, l'un des intérêts, l'une des survivances aussi des panneaux d'affichage et de la présence d'interlocuteurs humains, c'est que certains ont des difficultés à lire. Le pire, c'est les entreprises qui communiquent beaucoup en anglais, c'est quand même extrêmement excluant. l'analphabétisation et je crois que ça porte un nom aussi je ne sais pas comment on dit je vais me taire quand on ne sait pas utiliser les outils numériques ça porte un nom qui n'a méchant mais c'est beaucoup c'est 15 ou 20% est-ce que l'objectif c'est de dire t'as ton smartphone et tu te débrouilles ou c'est quand même d'encadrer aussi parce que quand tu n'as pas cette habitude là d'avoir accès à ces informations là puisque c'est une chose d'avoir accès à TikTok et de scroller, ça tout le monde sait le faire Mais on apprend aussi que beaucoup en réalité ne savent pas utiliser correctement les ordinateurs pour des recherches basiques. Et donc, est-ce que derrière, quand ces outils-là se mettent en place, vous avez aussi le message de dire, il y a cet outil ? Bien sûr. Mais il y a aussi en tête de partager comme des moments de communication. Il n'y a rien de pire qu'être continuellement devant un écran. Est-ce qu'il y a ces sensibilisations qui sont faites aussi dans ces populations un peu plus loin ?
- Speaker #1
Alors oui, il y a une sensibilisation et un travail qui est fait avec les entreprises dans les deux sens, c'est-à-dire d'un côté avec les émetteurs de contenu, où on les sensibilise et on travaille avec eux sur une structuration de la communication pour qu'elles atteignent ses objectifs, quels qu'ils soient. Et puis il y a effectivement des campagnes qui sont faites en collaboration avec nos clients pour sensibiliser en interne, etc. Maintenant, je pense que la résolution du problème, elle se situe aussi dans le système qu'on met en place et l'outil. C'est-à-dire, je m'explique, l'outil en lui-même, puisque nous sommes très centrés sur l'utilisateur, on s'est posé quand même la question de savoir qu'est-ce qui va le permettre de toucher tout un chacun. et donc au-delà du... canal, il y a aussi les formats qui sont disponibles à l'intérieur de l'outil lui-même. Donc un, tu parlais de TikTok, effectivement, nous on emprunte au code des réseaux sociaux et du B2C, on n'est pas les seuls, mais c'est relativement simple de se dire qu'effectivement, au lieu d'aller créer une expérience qui est tout à fait aride, qui est corporate, etc., il faut embrasser les tendances du moment, et comment est-ce que les gens veulent consommer de l'information ? C'est des shorts, c'est des huiles, c'est des... Parfois, c'est du texte. Parfois, c'est la photo du monhomme en maillot. Et c'est ça qui crée du lien, monsieur. Mais oui, mais oui.
- Speaker #2
Avec plus ou moins de succès parce que là, tous les trucs de carrefour et tout, quand on fait des vidéos TikTok, des fois, c'est un peu... En fait,
- Speaker #3
il y a ça et surtout, c'est quid aussi d'utiliser aussi des formats qui ne sont pas forcément dans le milieu pro et de la véracité de l'information qu'on a envie d'avoir derrière.
- Speaker #2
Parce qu'on ne va pas se mentir,
- Speaker #3
à force de scroller, de scroller, on regarde. pas réellement. Et du coup, est-ce qu'il n'y a pas non plus un risque de se retrouver avec les mêmes... Je n'ai pas trauma, mais c'est finalement le seul mot que j'ai. Dis-nous, trauma. En fait, le fait de se dire, mince, on a voulu prendre des outils...
- Speaker #0
Qui valorise la fast fashion.
- Speaker #1
En tout cas, on a envie d'être à la mode, donc on va utiliser les mêmes codes que TikTok, prenons un exemple. Est-ce que finalement, on ne va pas non plus avoir les travers de ce truc-là, en mode, on est sur de la conso, de la conso. Alors, bien évidemment, on ne va pas mettre les chiffres financiers en mode TikTok, mais je pense qu'il y a des startups qui ont dû le faire, en même temps, il y a des startups qui ont dû le faire. Il y a ce côté-là aussi où parfois...
- Speaker #2
Je pense que c'est une question qui est hyper légitime. Et on s'est posé la même question au moment où LinkedIn est sorti et puis que parfois, les entreprises utilisaient Facebook. Moi, je bossais beaucoup en marque employeur. Et Facebook, tous les employés étaient dessus. Donc plutôt que de créer un nouveau canal, il fallait aller sur Facebook. Et tout le monde s'est dit, mais bon, est-ce que les gens ne vont pas commencer à ne pas être professionnels, etc. La réalité, c'est qu'il y a quand même une forme d'autogestion qui se passe. Point numéro un, c'est qu'on est quand même dans le milieu de l'entreprise et les gens... même si peut-être Tartampion a un peu oublié qu'il ne fallait pas poser une photo de lui en maillot. De façon générale, en grande majorité, les gens se contiennent. Il y a un peu de l'autocensure. L'autre chose, c'est qu'on est sur des plateformes qui sont... entièrement sécurisé tout de même, avec un principe de droit en fonction de ton niveau de contribution et qu'il y a bien des droits administrateurs qui vont pouvoir permettre tout de même de dire ça on ne met pas, ça on enlève, si c'est injurieux en fait de facto le système va te le sortir, etc. Donc il y a des systèmes de contrôle quand même. Donc normalement on n'est pas censé tomber là-dedans. Est-ce que c'est jamais arrivé ? Je ne saurais te dire. Mais il me semble quand même que de façon générale, j'ai encore jamais entendu dans l'histoire de Staffbase des cas où effectivement on s'est retrouvé avec des dérapages comme ça. Il faut qu'il y ait des gardes fous. Oui, j'imagine. Mais la question, elle est tout à fait pertinente parce qu'à la fin, c'est quand même des êtres humains et c'est sur leur téléphone. Donc, tu passes de TikTok, tu passes à machin, tu peux un peu oublier. Donc, effectivement, il peut y avoir ça. Après,
- Speaker #3
ce que je trouve moins malin, c'est qu'on parlait tout à l'heure de l'intranet, on n'y allait pas par plaisir. On y allait une fois peut-être par semaine. Là, je trouve que le parti pris de se dire on va aller sur un téléphone qu'on consulte des dizaines de fois par jour, j'ai quand même beaucoup plus de chances d'être lu par mon interlocuteur. Donc ça, je trouve que c'est malin. Et deux, je pense que l'objectif, j'imagine, c'est de réutiliser des formats, pas le fond, mais des formats qui fonctionnent, c'est-à-dire des formats courts. On sait qu'une format... On peut critiquer, on sait que l'attention est plus limitée, mais si on se dit, tant pis pour présenter un métier, je vais le faire en gros un format, une minute, je présente mon métier et puis ceux qui veulent en savoir plus, je mets un petit lien, peut-être un descriptif de trois pages. mais au moins j'ai suscité l'intérêt alors qu'avant il n'aurait jamais su que j'existais il n'aurait jamais pu imaginer que de l'ARH je peux aller à la finance par exemple et ça je trouve que c'est intelligent d'utiliser les codes du B2C intelligemment pour le B2B parce que du corporate simple ça ne fonctionne pas on revient aussi à l'objectif même de ce que tu as envie est-ce que tu as envie de susciter l'intérêt ou est-ce que tu as envie que la personne se
- Speaker #1
coltine ces trois pages là en fait c'est ça,
- Speaker #2
on fait feu de tout bois que ce soit en termes de format, de canaux, etc. Encore une fois, toujours avec l'idée de savoir le mec au bout, ou la nana, qu'est-ce qu'il a envie d'entendre, comment il a envie d'entendre. A ce titre, j'ai un exemple qui est assez intéressant, on voit toujours avec nos amis de DHL en fait, donc on travaille avec eux, etc. Et nous, l'avantage d'être quand même une plus petite entreprise, c'est qu'on est un peu plus flexible et qu'on est effectivement capable de créer un peu à la demande des choses qui peuvent aider nos clients. Alors évidemment, ça vient avec un... un ticket d'entrée, mais tout de même. Et ils parlaient de leurs conducteurs. Et donc leurs conducteurs, comme on sait, qu'est-ce qu'ils font toute la journée ? Ils conduisent. Donc ils n'ont pas le nez sur leur téléphone, ou en tout cas, ils ne devraient pas. Deuxièmement, quand ils ont fini de conduire, ils ont envie de tout sauf de lire, ils veulent reposer leurs yeux. Donc on a un peu réfléchi avec eux de savoir qu'est-ce qui pourrait être un moyen de communication qui pourrait atteindre ces objectifs. Et c'est comme ça qu'on est tombés sur le podcast. Une petite radio. Exactement.
- Speaker #3
Hermès l'a fait aussi. C'est très malin.
- Speaker #2
Et du coup, on a travaillé avec eux. 8 heures de podcast,
- Speaker #3
c'est long. Alors non,
- Speaker #2
pour l'instant, on est modestement sur un podcast qui est à la semaine, mais qui du coup va proposer une curation qui est en fonction de ton profil. Donc, où est-ce que tu es localisé, quelle langue tu parles, quel est ton métier, etc. Quel est ton niveau de contribution ? Donc, ce n'est pas la même chose que tu es sur manager ou individuel contributeur. Et qui va résumer les informations les plus pertinentes pour toi. dans l'exercice de ton métier qui sont parues dans la semaine qui vient ou qui vont venir dans la semaine donc traduire de l'écrit en oral voilà donc ça c'est on avait une invitée qui faisait ça qui faisait la radio notamment pour les cuisiniers
- Speaker #3
qui faisait de la... Oui, C'était pas chez Compass. Oui, oui, oui, exact.
- Speaker #1
Les cuisiniers travaillaient tôt le matin pour préparer. Forcément, impossible de capter l'information. Et donc, il y avait eu une mise en place de la radio. Juste, moi, une question sur... On parle beaucoup du récepteur. On a parlé un tout petit peu de l'émetteur, le fait que parfois, c'est pas forcément la bonne personne qui va communiquer. Est-ce que toi, t'as déjà eu des situations où est-ce qu'il y a aussi ce conseil-là, mais finalement, De faire attention aussi à est-ce que c'est la bonne personne qui va aussi communiquer et qui va transmettre la bonne information. Parfois on parle aussi de CEO, on parle d'ego, ça qu'apparaît à chaque fois la parole et derrière c'est un peu aux autres d'aller à un cup. récupérer un peu les peaux cassées. Je ne parle pas d'expérience, mais un peu quand même. Ça sent trop mal. C'est le zotron mâle qui le donne. Ça ne se sent pas, ça se sent maintenant. Est-ce qu'il n'y a pas aussi ce côté-là où il n'y a peut-être pas... Vous pouvez aussi, je pense, prendre du temps. Désolé, mais je pense que tu ne dois pas être le meilleur à communiquer.
- Speaker #2
Alors, écoute, bien sûr que je suis tombée dessus dans les différents rôles dans lesquels j'ai été dans ma vie, etc. Et je pense que c'est la fonction... c'est un petit peu le rôle de la communication dans l'entreprise en fait d'assurer cette gouvernance et cette réflexion de faire les médias training qui vont bien etc et puis de choisir qui est la personne la plus pertinente pour parler sur un sujet je pense que ça pose aussi la question du relais essentiel qui est le manager donc après quel que soit l'émetteur de la communication initiale le manager qui je sais bien malheureusement on a déjà beaucoup sur les épaules mais effectivement ça reste quand même un des catalyseurs de la performance et de l'engagement du collaborateur donc la question c'est comment est-ce qu'on fait lui pour l'habilité.
- Speaker #0
Quand les messages sont durs, c'est vrai que souvent, la plupart du temps, ça arrive que les managers soient aussi un peu aux abonnés absents, mais on n'en a pas parlé, mais hyper essentiel, je suis d'accord, pour relayer l'information.
- Speaker #2
Et puis la remettre dans le contexte aussi, lui redonner du sens, ça veut dire quoi pour moi ? Alors normalement, de ce que je suis en train de vous dire, c'est que si l'outil est bien fait, normalement, on retrouve nos petits, on est capable de segmenter l'information, de la repackager, de la mettre dans la bonne langue, de la mettre dans le contexte d'un métier, et de dire, voilà, alors il se passe ça, mais donc pour toi ça veut dire ça. Mais bon, imaginons que ce soit un peu fait ou pas trop fait. effectivement, le manager va être essentiel pour ça. Et donc, on a aussi parfois des outils qui ont été mis en place juste pour s'occuper de la population managériale. Ça, ça arrive aussi. Donc, c'est un outil qui, du coup, est uniquement à disposition du manager. Donc, on n'est plus dans le cas d'usage de dire, on est sur le dernier kilomètre, on va pouvoir toucher les gens. Donc, on se coupe un peu de cette opportunité-là. Mais par contre, effectivement, d'avoir vraiment un focus sur le manager et ce qu'on peut faire pour l'habiliter.
- Speaker #3
On arrive un peu au terme de cet épisode. On la connaît. pas mal de sujets, je pense qu'il y en a encore d'autres à découvrir. Je dirais que si un des RH nous écoutait actuellement, tout de suite maintenant, on n'est que 4, il n'y a pas de public encore, et qu'il voulait travailler sur sa communication, le premier truc par rapport à l'accompagnement que vous avez pu faire, vous, indépendamment de travailler avec vous, mais le truc qu'il doit vérifier pour voir si la communication est efficiente, ce serait quoi ?
- Speaker #2
Moi, j'aurais tendance à penser qu'on en revient un petit peu à ce que tu disais, Claire, sur le métier de la com et le métier du RH. Et je pense que la première question à se poser, c'est est-ce qu'aujourd'hui, mes employés ont l'information ? et les ressources dont ils ont besoin pour travailler. C'est vraiment partir de l'existant. La base. La base. Et partir de l'employé qui est le cœur de métier du DRH. Bien sûr, tout de suite derrière, il y a la question de savoir si je vois l'expérience de mon collaborateur et que je me mets dans ses chaussures aujourd'hui, à quoi ça ressemble ? Et je pense que c'est hyper important pour la fonction RH à un moment de pouvoir effectivement marcher dans les pas... de ses employés pour pouvoir apporter des objections à leurs interlocuteurs comme ou IT et pour dire, ouais, mais en vérité, les collaborateurs, là, ils ne s'y retrouvent pas.
- Speaker #0
Surtout que, j'ajoute, je trouve ça très vrai, et ce qui fait rester aujourd'hui les employés dans les boîtes, alors on a tendance à dire, oui, c'est un manager bienveillant, etc. Moi, je pense, et pour l'avoir vécu en tant que DRH, c'est surtout quand tu as une visibilité sur ton poste et que ton projet, tes missions te plaisent. Et donc, ça fait complètement sens à ce que tu dis, c'est-à-dire que le truc numéro un qui fait rester les salariés et qui fait qu'ils se sentent finalement bien, sans parler de bonheur au travail, mais qu'ils se sentent bien dans leur job, c'est qu'évidemment, ils trouvent leur place et qu'ils trouvent l'information, qu'ils se sentent valorisés et finalement communiquer vers les salariés, que le salarié se sente inclus dans un projet d'entreprise, c'est aussi hyper valorisant. De se dire, moi j'ai l'information à même titre que mes managers, alors évidemment pas toutes les infos, c'est ce que tu posais comme question de ce qui est important de dire ou pas, mais de se dire, moi j'ai accès à l'information sur mon projet d'entreprise, du coup je me sens quelque part un peu actionnaire de cette entreprise, contributeur. Donc super intéressant.
- Speaker #2
Et d'ailleurs si je peux me permettre de rajouter, je sais qu'on est au temps, mais aujourd'hui dans le contexte de la transformation IA, etc., On parle beaucoup du super-employé. Employé augmenté. Oui, employé augmenté, etc. C'est un peu pénible comme terme, mais à la fois, il y a une opportunité qui est essentielle pour les entreprises aujourd'hui, c'est de permettre à ceux qui font vraiment l'entreprise au quotidien et qui la connaissent dans ses plus profonds rouages de faire émerger des innovations, des bonnes idées qu'ils n'auraient pas pu faire auparavant. Et donc... ce que tu dis, effectivement, de dire est-ce que, et pour pouvoir bien le faire, l'employé doit comprendre où est-ce qu'on veut aller en tant qu'entreprise et quelles sont les ressources qui sont à la disposition. Donc si on ne lui a pas donné ce cadre de réflexion, on se coupe en tant qu'entreprise de l'opportunité de voir émerger des bonnes idées qui vont maintenir une profitabilité, le fait d'être compétitif, d'être innovant, parce qu'on n'aura pas bien fait la com.
- Speaker #0
merci beaucoup je la poserai en haut
- Speaker #3
Emmanuel c'était un super échange on est revenu sur des fondamentaux des efforts contributifs simple accessible merci beaucoup d'être venu avec nous et on vous dit à très bientôt pour un nouvel épisode de ça vient des RH ciao