- Speaker #0
Bienvenue sur notre podcast Cactus Théorie, je suis Alex,
- Speaker #1
je suis Hache, on va vous parler d'histoires qui ne manquent pas de piquant,
- Speaker #0
disparitions mystérieuses, phénomènes inexpliqués et enquêtes épineuses. Alors si c'est votre truc, n'hésitez pas à rester avec nous et à vous abonner bien sûr. Petit avertissement pour nos auditeurs sensibles et pour le jeune public, sachez que certaines histoires et thématiques abordées dans ce podcast Ça peut être, comment dire, dérangeant. goûte celle-là et tu vas voir ça c'est une IPA qui n'est pas amère je sais que tu n'aimes pas les IPA tu n'aimes pas l'amertume si c'est amère tu trouves ça c'est vraiment une IPA soft bon
- Speaker #1
ben à la vôtre salut à tous on a déjà attaqué l'apéro nous il fait beau on en profite comment vas-tu
- Speaker #0
H ce soir en tout cas en cette fin d'après-midi
- Speaker #1
Tout va bien, comme tu le disais, la Bretagne a un ciel bien bleu, un soleil radieux. J'ai attaqué mon jardin.
- Speaker #0
Super, on est ravis.
- Speaker #1
Ça sent le printemps, on revit. Voilà, tu voulais savoir autre chose ?
- Speaker #0
Non, on est en train de boire des bonnes bières bio, donc que demander de plus ?
- Speaker #1
Une bonne histoire.
- Speaker #0
Mais ça, tu veux dire, c'est évident que c'est une bonne histoire, parce que c'est moi qui l'ai racontée,
- Speaker #1
écrite. Je t'attends, je t'écoute.
- Speaker #0
On y va ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais avant de démarrer, H, j'ai quelque chose à te souhaiter c'est pas mon anniversaire un petit peu si c'est l'anniversaire de Cactus Theory c'est vrai joyeux 1 an joyeuse première année du coup on vous le souhaite aussi parce que vous êtes nos cactus c'est passé super vite, ça fait pile poil quand l'épisode va sortir ça fera pile poil à quelques jours près, 1 an qu'on a démarré l'aventure on s'en lasse toujours pas non, on espère que vous non plus H, tu vas être surpris ce soir. Pourquoi ? Parce que tu savais, dans les grandes lignes, tu savais à peu près de quoi on allait parler, puisque c'est un sujet qu'on avait abordé il y a quelques temps, et tu m'as dit que ce serait chouette d'en faire un épisode.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et bien tu connais mon fonctionnement cérébral, à part.
- Speaker #1
Malheureusement, oui.
- Speaker #0
Je suis partie sur complètement autre chose. Et tu as vu, je ne t'ai rien laissé paraître pour ces derniers...
- Speaker #1
Tu n'as rien lâché.
- Speaker #0
Non, parce que tu m'en parlais, j'étais là, ouais,
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je suis tombée par hasard sur une histoire et j'ai été captivée. Et je me suis dit, c'est celle-là. Mais ça m'arrive souvent de prévoir un truc et d'avoir envie de faire autre chose. C'est mon tempérament. Pas facile à suivre.
- Speaker #1
Je valide.
- Speaker #0
Donc voilà, Hache, l'histoire du jour est celle, pour être honnête, qui me rappelle le plus une enquête de Sherlock Holmes. Parce qu'on a vraiment une scène de crime très mystérieuse. On a une enquête hyper épineuse. Et on a surtout, comme dans Sherlock Holmes... Un twist final totalement inattendu.
- Speaker #1
Alors, qu'appelles-tu un twist final totalement inattendu ? Ça veut dire une fin...
- Speaker #0
Oui, une fin improbable.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, ça fait très... Tu sais, comme dans les enquêtes de Sherlock Holmes, quoi.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
ok. À la fin, ce n'est pas du tout ce que tu imaginais, quoi. Et d'ailleurs, j'avais envie de faire une petite parenthèse, pour te rendre hommage. Petite parenthèse, Sherlock Holmes. Pour te rendre hommage, tu sais bien que tu vas prendre cher. On est allé voir un magnifique concert. Il y a eu des musiques de Hans Zimmer par l'orchestre de Hans Zimmer. C'est un grand moment pour moi, je dis pour moi. Et notamment, il y a Sherlock Holmes de Guy Ritchie, la musique du film qui a joué.
- Speaker #1
C'était un très beau concert.
- Speaker #0
Très très beau concert. Et à un moment, moi, j'étais très émue parce que c'est le genre de musique qui me fait frissonner et qui me provoque beaucoup d'émotions. Et j'ai tourné la tête pour voir si H était également ému. Mais il était tellement ému qu'il dormait. Il dormait. Il avait un orchestre symphonique devant lui qui est un des plus beaux qu'on puisse voir, écouter. Et il dormait.
- Speaker #1
C'était magnifique. C'était super. C'était très intense. Quand vous avez 80 musiciens, environ, je ne sais pas, on va dire 50 à 80, on ne vous a pas compté, qui se donnent tripes et boyaux pour vous faire un concert comme ça.
- Speaker #0
Avec les images, alors c'est aussi un peu genre son et lumière immersif. Il y a les images des films, il y a des jeux de lumière, c'est vraiment un spectacle.
- Speaker #1
Il y a les chœurs, il y avait un batteur, un bassiste, un guitariste, c'est vraiment super sympa. Mais à un moment, ça pète dans tous les sens, c'est de la musique de film. À un moment, je ne sais pas, il a dû y avoir 5 à 10 minutes de petit violon tout doux, tout...
- Speaker #0
Tu t'es assoupi quoi.
- Speaker #1
Ça m'a suffi.
- Speaker #0
En fait non, c'est pas pendant Sherlock Holmes que tu t'es endormi, c'est pendant Le Roi Lion. Donc la musique du Roi Lion, pour moi c'est pas une musique qui endort quoi, mais bon. C'est comme ça, en tout cas ça m'a fait bien rigoler, je pense que ça nous fait un souvenir indélébile. Je vais me moquer de toi pendant longtemps.
- Speaker #1
Et j'ai de la chance parce que j'ai pas eu le droit au petit selfie ridicule.
- Speaker #0
Non, non, non, mais parce que tu t'es vite réveillée. Bref, je voulais juste faire une petite...
- Speaker #1
C'était ma petite absence de la semaine.
- Speaker #0
Sacrée absence quand même. L'histoire du jour H, reprenons notre sérieux, est aussi un moyen de dénoncer, de faire connaître le contexte scandaleux d'une tragédie qui n'aurait jamais dû se produire. C'est aussi l'histoire du combat de Linda et Karl Bélanger, petite dédicace à nos amis québécois, vous comprendrez, qui aujourd'hui doivent vivre avec deux insurmontables réalités. La première, c'est celle de ne plus jamais revoir leurs deux filles. Et la deuxième, c'est celle d'une justice qui ne sera peut-être jamais rendue. Désolée, je viens de casser l'ambiance, mais... Je ne dis pas que c'est utile, qu'on ait un podcast utile, parce qu'on n'a pas non plus, pour le moment, des millions d'abonnés. Mais je me dis, on ne sait jamais raconter ce genre d'histoire. Déjà, c'est rendre hommage aux victimes, c'est rendre hommage à la famille qui continue à se battre. Et c'est aussi peut-être permettre aux gens, tu comprendras... mais d'être vigilant et finalement, ça a aussi un moyen de faire de la prévention. Cette histoire H, je l'ai découverte via Radio-Canada. Pour le contexte de l'épisode, je te propose tout de suite et je vous propose une petite immersion auditive qui devrait te mettre sur la piste de l'environnement en question.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
On y va ?
- Speaker #1
C'est un concert, non ?
- Speaker #0
Oui, c'est un concert de rue.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'essaye d'écouter, voir si ça évoque quelque chose.
- Speaker #1
Tu dirais de la musique un peu bouddhiste, un peu...
- Speaker #0
Oui, exactement ça.
- Speaker #1
Ça ?
- Speaker #0
Oui. Ou ça ?
- Speaker #1
Ben, ils sont... En Inde ? Non, ils sont au Canada ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu sais pas ?
- Speaker #0
Tu connais ce pays, tiens, allez.
- Speaker #1
En Thaïlande ?
- Speaker #0
Ouais, bravo.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça a bien fait avec le Canada ?
- Speaker #0
Bah, ce sont deux... les victimes sont canadiennes. En mai 2012, Audrey et Noémie Bélanger quittent leur famille et leur ville de... Je m'excuse pour nos amis, les Québécois, de ma prononciation. Leur ville de Poenegamook.
- Speaker #1
Oui. Po-En-Né-Ga-Mouk, oui.
- Speaker #0
Po-En-Né-Ga-Mouk, au Québec, dans la région du Bas-Saint-Laurent, pour voyager en Asie pendant un mois. Je vais te montrer une photo des deux filles tout à l'heure. Elles commencent d'abord par trois semaines au Vietnam et enchaînent avec la Thaïlande, et plus particulièrement la paradisiaque île de Koh Phi Phi.
- Speaker #1
Oui, très connue.
- Speaker #0
Très connue, sur laquelle elles arrivent le 12 juin, donc 2012. Oui. L'île de Koh Phi Phi est très connue pour les personnes comme moi qui ne sont jamais allées en Thaïlande. parce que c'est le décor du film The Beach avec Leonardo DiCaprio.
- Speaker #1
Ah oui, c'est vrai, tu m'en avais parlé.
- Speaker #0
Pour les millenials qui nous écoutent.
- Speaker #1
Donc c'est paradisiaque, autant vous le dire.
- Speaker #0
Ouais, voilà. Donc, elles arrivent le 12 juin, elles prévoient d'y rester quelques jours avant de s'envoler à nouveau pour le Québec et rentrer chez elles. Elles vont, dès leur arrivée, découvrir leur hôtel, qui s'appelle le Palms Residence. Un hôtel pas trop cher, mais assez correct, qui se situe dans un quartier animé de Lille. très apprécié des jeunes backpakers. Non.
- Speaker #1
Des quoi ? Backpakers ?
- Speaker #0
ça y est ça commence backpackers c'est comme ça quoi les voyageurs en sac à dos c'est ça ?
- Speaker #1
tu ne peux pas le dire normalement ?
- Speaker #0
mais non j'ai voulu faire un petit effort de prononciation et je me suis loupée comme quoi je vais te montrer H les photos de Noémie et Audrey pour commencer ainsi que les photos de l'hôtel que j'ai trouvé sur TripAdvisor voilà donc les deux sœurs à gauche tu as Audrey qui a 20 ans, et Noémie, à droite, 25 ans.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire, elles sont toutes jeunes, les filles. Elles sont toutes belles, vraiment souriantes, elles sont très jolies.
- Speaker #0
Elles ont l'air très sympathiques.
- Speaker #1
Je ne sais pas, en tant que papa, si j'avais eu deux filles comme ça, si je les aurais laissées partir toutes seules en Asie.
- Speaker #0
Elles sont majeures, donc elles font ce qu'elles veulent. Et puis les parents voulaient qu'elles profitent de leur vie. Leurs parents leur ont donné le goût du voyage. Et de toute façon, ils étaient en lien quotidien avec elles. Évidemment, pour vérifier que tout se passe bien.
- Speaker #1
Oui, mais apparemment, malgré tout...
- Speaker #0
Oui, ça, c'est pas bien fini. Ash, je te montre maintenant le contexte. Donc l'hôtel, une photo de l'hôtel. Je suis en train de remonter en arrière, voilà. Donc là, tu as l'hôtel, vous pouvez regarder en description, sur la droite. Et donc, tu as un peu le contexte de la rue qui est quand même vachement animé, vachement sympa.
- Speaker #1
C'est vrai, ce sont des petites ruelles très lumineuses la nuit parce qu'il y a beaucoup d'éclairages festifs, on va dire.
- Speaker #0
Oui, j'allais dire, je ne suis jamais allée en Thaïlande, mais je suppose que la vie nocturne est quand même assez sympa, quoi. Enfin, assez très animée.
- Speaker #1
Oui, très animée, comme tu dis. Et voilà, c'est très joli. C'est la Nighty de Bangkok, on dirait presque.
- Speaker #0
Voilà, en version copipi. Les deux sœurs, à leur arrivée à l'hôtel, elles sont bien épuisées de leur journée de voyage. Mais elles ont quand même très envie de découvrir les alentours de l'hôtel. Surtout que H, c'est une soirée un peu spéciale pour elles parce qu'elles ont rencontré au Vietnam deux jeunes brésiliens d'à peu près leur âge, avec qui elles ont bien sympathisé. Et figure-toi que... Le hasard fait bien les choses, ces deux jeunes brésiliens avaient aussi prévu de venir à Kopipi en même temps qu'elles.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc ce soir-là, ils se sont donné rendez-vous pour faire la fête. Oui,
- Speaker #1
aller pour un resto, manger un bout.
- Speaker #0
Oui, comme des jeunes de leur âge. L'idée donc, c'est de les retrouver plus tard dans la soirée, mais en attendant, elles profitent un petit peu de leur chambre d'hôtel pour se reposer, se préparer, etc. Le bar dans lequel elles ont rendez-vous, c'est un beach bar, donc évidemment, en Thaïlande. sur une île paradisiaque, qui est pas loin à pied de l'hôtel. Franchement, je vais te montrer un plan, tu verras, c'est juste à côté. Mais en attendant que la nuit tombe, Noémie, donc, qui a 25 ans, qui est l'aînée, elle, elle a un coup de barre, elle décide de s'allonger sur le lit pour faire une micro-sieste.
- Speaker #1
Ça me rappelle quelqu'un.
- Speaker #0
Ouais, c'est tout à fait mon genre en vacances, de faire la sieste. Sa sœur Audrey, qui a 20 ans... Elle est fatiguée aussi, mais elle est hyper excitée à l'idée de sortir ce soir. Alors, elle va plutôt aller prendre une douche et se préparer pour la soirée.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Il faut préciser, H, que les deux sœurs sont étudiantes au Québec. Et là, c'est leur mois de grandes vacances, de coupures. Donc, elles ont envie d'en profiter à fond.
- Speaker #1
Je peux me croire.
- Speaker #0
Je vous montre une photo, un plan que j'ai pris sur Google Maps de l'hôtel. Et on voit qu'il n'est vraiment pas loin du Beach Bar. Et je vous montre également... les photos du beach bar en question.
- Speaker #1
Allez, on voit.
- Speaker #0
Donc l'hôtel H, c'est là où il y a la petite épingle rouge à droite. Et tu vois, au bord de l'eau, au bout de la rue, il y a plusieurs beach bars. Je ne sais pas exactement lequel c'est, mais c'est un de ces deux-là.
- Speaker #1
Ils ont 150 mètres à faire maximum. Elles ont, pardon.
- Speaker #0
Exactement. Tu as tout compris. Et je vous montre aussi, comme ça ce sera fait, l'ambiance de... Enfin, une photo qui n'est pas forcément, évidemment, une photo de la soirée, mais qui est une photo de l'un de ces beach bars pour te montrer un petit peu l'ambiance qu'il y a. Bon là, il n'y a personne.
- Speaker #1
Sur toutes les îles Thaïlandes, il y a beaucoup ce genre de choses. Alors, je n'ai pas fait qu'au pipi, mais j'en ai fait sur d'autres îles. Et c'est exactement ça. C'est un bar limite mix bar discothèque de plage.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est un peu ça. Il y a un DJ et tout ça. Bon, il faut savoir aussi, H, que Noémie se sent un petit peu responsable de sa petite sœur.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et sa méfiance à elle... va tempérer un peu avec la douce insouciance d'Audrey. Elles ont 5 ans d'écart, ça fait la différence. Et Noémie, elle a quand même une légère appréhension à l'idée de passer la soirée avec leurs deux nouveaux amis brésilais, parce que finalement, elles ne les connaissent pas.
- Speaker #1
Ils se sont croisés comme ça.
- Speaker #0
Ils ont fait quelques soirées au Vietnam, mais ça s'arrête là. Ils les connaissent depuis quelques semaines. Les deux jeunes femmes descendent quand même jusqu'à la plage, là où se trouve le lieu de rendez-vous. Elles aperçoivent leurs nouveaux amis au loin et leur font des grands signes de la main. Et la soirée peut enfin commencer. Par contre, petit détail bizarre, les deux sœurs remarquent au loin que les garçons ont chacun dans leurs mains un grand seau en plastique. Genre saut de plage un peu, tu vois. Elles se disent, bon, bizarre, en train de jouer dans le sable, ils font des châteaux. C'est un peu bizarre, mais bon, pourquoi pas ? Tout est possible. On est en Thaïlande. Sauf qu'en s'approchant, elles se rendent compte que ces sauts de plage sont utilisés, H, en guise de verre à cocktail géant.
- Speaker #1
Ah oui, j'ai vu tout à fait. Ils passent en spring break.
- Speaker #0
Et c'est une pratique qui est assez commune sur les bijoubars en Thaïlande, mais qui est limitée. d'après ce que j'ai compris, à cet endroit-là de l'Asie. Je vous montre une photo justement de ce genre de... Une photo de jeunes qui sont avec un seau, un bucket, là, comme on dit.
- Speaker #1
Oui, en général, c'est le genre de soirée, c'est l'orgie, c'est la beuverie.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Tu vois, donc c'est un petit seau en plastique, c'est un truc de plage, en fait, quoi.
- Speaker #1
J'ai connu ça il y a quelques années à Tarifa, en Andalousie.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Il y avait un bar qui s'appelait le Ventilo, je crois, El Ventilo.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et c'est le seul endroit où j'ai le droit à ce genre de... De petits buckets, ça doit faire quoi ? Un litre, un litre et demi ?
- Speaker #0
Ouais, quand même.
- Speaker #1
En général, ils te mettent 4-5 pailles dedans, puis tu te débrouilles avec ça. Et en plus, c'est pas cher. Je vous imagine la suite.
- Speaker #0
Surtout quand t'es jeune, que t'as 20 ans et que tu viens faire la fête. Les filles vont commencer à discuter avec leurs deux nouveaux amis. Et Audrey, la plus jeune, elle a tout de suite envie d'aller se chercher un seau au bar, elle aussi, et de prendre un cocktail. Les garçons vont leur dire que c'est super bon, super frais. Et en plus, H, c'est un cocktail sans alcool. Noémie, elle n'est pas hyper convaincue, elle est méfiante, mais sa sœur va lui faire goûter le sien. Et c'est vrai qu'elle va trouver ça bon et elle va se dire, allez, on ne vit qu'une fois. C'est sûr,
- Speaker #1
on y va.
- Speaker #0
En plus, Noémie, elle voit bien que tous les autres jeunes qui sont autour d'eux boivent la même chose et boivent tous dans des seaux. Donc du coup, elle trouve ça moins inquiétant. Le cocktail en question H qu'elles sont en train de boire s'appelle le 4x100. C'est un mélange illégal en Thaïlande. mais c'est comme si la pratique était un peu autorisée, un peu acceptée sur les îles. On retrouve pourtant très facilement ce cocktail. Il contient quoi ? Du thé de kratom. Le kratom, c'est une plante aux effets stupéfiants. Une boisson gazeuse, en général, c'est du Pepsi. Ainsi que du sirop pour la toux à la codéine. Tu vois le mélange ? Il faut savoir que les quantités de codéine que l'on trouve dans ce cocktail dépassent largement les seuils réglementaires.
- Speaker #1
C'est un coup à se faire un malaise.
- Speaker #0
C'est un coup à être bien déchiré quand même.
- Speaker #1
Tu m'as dit quoi ? Le kratom, c'est quoi ?
- Speaker #0
Le kratom, c'est une plante stupéfiante. C'est le thé de kratom, en fait.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je pense que par contre, le thé de kratom, tu peux le trouver en vente libre. Si tu le bois tout seul, ce n'est pas hyper dosé, je pense. L'effet stupéfiant est quand même hyper limité.
- Speaker #1
Déjà, j'ai mélangé médoc et stup. Moi, je n'y vais pas.
- Speaker #0
Non, mais quand tu ne sais pas ce qu'il y a dedans. Tu vois, il y a ça aussi, quand t'es à l'étranger, que t'en as jamais entendu parler. On sait que la codéine, qu'il y a dans le sirop pour la toux, provoque un effet de sédation, qui peut être parfois accompagné d'un sentiment d'euphorie.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'est ce que j'ai lu sur Santé Canada, le site Santé Canada. Mais si tu prends des fortes doses de sirop pour la toux, tu peux...
- Speaker #1
Tu disais quoi ?
- Speaker #0
Je m'excuse.
- Speaker #1
Sirop pour la toux, c'est bien.
- Speaker #0
C'est mieux que la toux. Je suis désolée, encore une fois. Donc, tu peux avoir des somnolences, des maux de tête, des vomissements, H, et des étourdissements. Tout un programme.
- Speaker #1
Oui, c'est le but.
- Speaker #0
Oui, oui, mais ça ne donne pas envie. Les quatre amis vont se régaler de ce cocktail ne sachant pas trop ce qu'ils sont en train de boire. C'est bon, c'est frais, ils font la fête en Thaïlande. Le lâcher prise est total.
- Speaker #1
Jusque là, tout va bien.
- Speaker #0
Le cocktail fait son effet et tout le monde va se lâcher. Il y a un DJ qui est au platine. L'ambiance est électrique. On a l'impression d'être un peu dans une full moon party. C'est un peu de l'esprit. Les couples se forment donc. Et chacune des sœurs va passer du temps avec le Brésilien de son choix. Ils vont danser pendant cette soirée, se baigner, manger des platails de street food qu'il y a à côté et boire plusieurs de ses seaux.
- Speaker #1
Toujours les mêmes cocktails ?
- Speaker #0
Oui, toujours le 4x100. Pour ceux qui ont suivi. Au bout de plusieurs heures, vers 1h du matin, Noémie et l'un des deux Brésiliennes vont commencer à se sentir un peu crevés et décident de rentrer ensemble à l'hôtel. Noémie va évidemment prévenir sa sœur Audrey, elle va lui dire on rentre à l'hôtel, est-ce que tu veux venir avec moi, est-ce que tu veux rentrer ? Et Audrey, à l'inverse, elle va lui dire non non, moi je reste là, continue à profiter de la soirée, reste avec nous, restez avec nous, mais non. Donc les deux couples finissent par se séparer.
- Speaker #1
Alors attends, parce que les Brésiliens étaient censés être dans le même hôtel que les filles ?
- Speaker #0
Non, pas du tout, mais ils voulaient se faire un after.
- Speaker #1
Ouais, ok, on a pigé.
- Speaker #0
Non, pas forcément, non, non, pas forcément en plus.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Il faut savoir que c'est pas courant du tout que les sœurs se séparent. Surtout qu'elles sont à l'autre bout du monde.
- Speaker #1
En pleine nuit.
- Speaker #0
En pleine nuit, dans un pays étranger, avec des mecs qu'elles ne connaissent pas. Enfin, qu'elles connaissent que depuis quelques semaines. Sauf que là, le cocktail faisant effet, tout a l'air plutôt cool et moins dangereux. Surtout que l'hôtel, comme je t'ai montré, n'est vraiment pas loin à pied du bille-bar. Et qu'il y a beaucoup de monde dans les rues et au bille-bar. Donc... pas d'inquiétude particulière. Trois jours plus tard, le 15 juin au soir, une employée du Palms Residence arrive devant la porte de la chambre 103, donc la chambre des filles, et frappe. Et déjà, deux jours, qu'elle et ses collègues frappent à la porte et que personne ne répond. Il faut faire le ménage, il faut que le ménage soit fait. Donc si personne ne répond cette fois, la femme de ménage sera obligée d'utiliser son badge, pénétrer dans la chambre et la nettoyer. Elle frappe. Elle s'annonce, mais toujours aucune réponse. Elle réessaye, puis elle finit par insérer le badge dans la porte et à pénétrer dans la chambre. Quelques secondes plus tard à peine, elle sort de la chambre en hurlant pour appeler de l'aide. Elle vient de tomber sur une scène traumatisante. Noémie et Audrey, allongées dans leur lit, bien sur le dos, allongées sur le dos avec les draps qui remontent. décédés, leurs visages sont entourés de vomi. Vers 21h, une équipe de police de Lille arrive sur place. Les premières constatations permettent d'évaluer l'heure du décès entre 12 et 20h en arrière.
- Speaker #1
Trois jours avant.
- Speaker #0
Entre 12 et 20h en arrière.
- Speaker #1
Ah pardon, oui.
- Speaker #0
A première vue, Hache, les enquêteurs pensent forcément, peut-être que tu as pensé aussi, à des comas et des leaks.
- Speaker #1
Ben oui, avec le vomi et tout ce qui va bien.
- Speaker #0
Après tout, ils se disent, ils ont l'habitude, les inquièteurs thaïlandais, ils se disent que les deux jeunes femmes ont fait la fête sans limite, comme c'est le cas de beaucoup de touristes qui viennent s'amuser en Thaïlande.
- Speaker #1
Je confirme.
- Speaker #0
Sauf que, sauf que, lorsque les policiers s'approchent et examinent les corps, ils vont réaliser que les filles ont du sang, ce qui ressemble à du sang séché sur leurs gencives, ainsi que sur l'extrémité de leurs doigts, sur leurs ongles. Là, ils se disent que ça ne ressemble pas à une intoxication aiguë à l'alcool. ayant entraîné la mort, mais plutôt à des blessures défensives.
- Speaker #1
Oui, comme si elles avaient essayé de griffer ou mordre l'assaillant.
- Speaker #0
Après avoir fait le tour de la chambre, Hache, ils ne vont constater par contre aucun signe de lutte. Tout est bien rangé. Il y a des traces importantes de vomi, par contre, dans la chambre, mais également Hache, désolée pour les détails, de matière fécale. Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut faire quoi ? L'autopsie. Mais l'autopsie sur Kopipi, on sait que c'est une phase qui va prendre du temps parce qu'il y a un hôpital, il y a une clinique, mais il n'y a pas d'institut médico-légal suffisamment équipé pour ce genre de dossier.
- Speaker #1
Oui, il faut les ramener à Bangkok.
- Speaker #0
Ah bon, je suppose. Ça, je ne suis pas sûre, c'est une déduction. En attendant, les enquêteurs, qu'est-ce qu'ils font ? Ils décident de se lancer dans une enquête de terrain. Ils doivent savoir exactement ce qu'Audrey et Noémie ont fait les heures qui ont précédé leur mort. De là, H, le réceptionniste de l'hôtel, va raconter. qu'il a vu Noémie rentrer effectivement vers sa chambre, accompagnée d'un jeune homme, vers 1h du matin. Il dira aussi que vers 4h, sa sœur ainsi qu'un autre jeune homme est montée dans la chambre. Ensuite, vers 6h du matin, donc deux heures plus tard, les deux jeunes hommes ont quitté la chambre d'hôtel, seuls.
- Speaker #1
D'accord. Bon, c'est logique, ils viennent passer la soirée avec les filles, et puis ils s'en vont, ils rentrent dans leur hôtel.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ils restent quelques heures peut-être à picoler, à papoter, à rigoler, etc. et ils rentrent chez eux. Les caméras de surveillance placées à l'entrée de l'hôtel vont confirmer la version du réceptionniste. On y voit les deux jeunes hommes sortir tranquillement. Les enquêteurs ne perdent pas de temps et se mettent en quête de ces deux hommes. Ils passent une annonce publique sur l'île et même au-delà pour essayer de les retrouver en utilisant notamment les images de la vidéo surveillance. Et plusieurs témoignages vont confirmer que ce sont bien les deux amis brésiliens avec qui les filles ont passé la soirée. Seul souci... qui n'est pas moindre, les policiers apprennent que les deux jeunes hommes ont pris un vol retour et sont rentrés chez eux au Brésil.
- Speaker #1
Ah, mince.
- Speaker #0
La police thaïlandaise ne va pas baisser les bras et va contacter Interpol pour que la cellule internationale puisse les aider à trouver ces hommes et les interroger de là où ils sont. Une semaine plus tard, Interpol met la main sur les deux jeunes Brésiliens. Les premières minutes de l'interrogatoire vont laisser les enquêteurs perplexes. Les deux Brésiliens... ont l'air vraiment choqués et désolés d'apprendre le décès de leurs deux nouvelles amies. Mais inquièteurs, ils sentent pas le truc, ils se disent, on va creuser. Ils leur demandent... Dans ce cas-là, si vous n'y êtes pour rien, pourquoi vous avez si vite quitté la Thaïlande quelques jours après, si vous n'avez rien à vous retrouver ? C'est louche pour des enquêteurs. Et de là, les deux Brésiliens vont se défendre et vont dire, non, mais on a acheté nos billets retour bien avant même de rencontrer ces deux sœurs canadiennes.
- Speaker #1
Donc ça n'a rien à vous.
- Speaker #0
Ça a été vérifié, c'est la vérité. De là, les enquêteurs vont insister pour leur dire, écoutez les gars, vous êtes les dernières personnes à avoir vu ces deux sœurs. et vivantes. Vivantes, oui. Et juste après, on les retrouve mortes. Racontez-nous exactement ce qui s'est passé. Mais les deux Brésiliens vont raconter que quand ils ont quitté la chambre, c'est vrai que comme eux, Audrey et Noémie avaient l'air un petit peu...
- Speaker #1
Déglaguées ?
- Speaker #0
Ouais, encore... Elles tenaient debout. Bon, oui, joyeuses, enfin, un peu défoncées, quoi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais à part ça, rien de spécial. Il n'y a rien de plus à dire que ça. Elles avaient juste l'air de deux personnes qui sortent d'une grosse fiesta comme eux, quoi. Par contre, un fait qui est particulièrement pertinent, que vont rajouter H, les deux Brésiliens, c'est qu'eux également ont été super malades après la soirée. Ils racontent même que quand ils sont rentrés à leur hôtel et les deux jours suivants, avant de prendre leur vol, ils ont été coincés dans leur chambre tellement ils faisaient des allers-retours entre le lit et la salle de bain pour vomir.
- Speaker #1
Donc ils avaient les mêmes symptômes, tous les quatre.
- Speaker #0
Ouais, à peu près. Ils ne savent pas du tout ce qu'ils ont eu, mais au bout de 48 heures, ça allait mieux, ils ont pris leur voile, ils sont rentrés. De là, les enquêteurs thaïlandais vont se remettre au travail. Ils se disent que peut-être que les 4 amis ont eu le même problème de santé. C'est un peu bizarre que les filles soient décédées et pas les garçons.
- Speaker #1
Ils vont aller enquêter dans le beach bar quand même.
- Speaker #0
Oui, ils vont se renseigner, ils vont essayer de savoir ce qu'ils ont bu, consommé, mangé, etc. Ils se disent en premier, H, que c'est sûrement une intoxication alimentaire. Ça arrive malheureusement en Thaïlande et ça met beaucoup de touristes chaos pendant plusieurs jours.
- Speaker #1
Oui, ça a été mon cas.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais ça peut provoquer la mort dans quand même de très rares cas. Surtout deux personnes, c'est quand même bizarre. À ce stade, on ne parle pas d'une intoxication alimentaire mais d'un empoisonnement.
- Speaker #1
Oui mais attends, parce que les deux garçons ont été très malades mais ils sont vivants.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Les filles devraient avoir exactement les mêmes symptômes, elles ont eu la même chose, mangé la même chose.
- Speaker #0
Ouais, le même âge, tout ça. Mais par contre, Hache, lorsque les résultats d'autopsie vont tomber, on écarte tout de suite l'empoisonnement alimentaire, parce que les analyses psychologiques ne montrent rien. Par contre, ces mêmes analyses vont montrer que les deux sœurs avaient ingéré ce qu'on appelle du DIT. D-E-E-T. Tu connais ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Le DIT, c'est un pesticide, et plus spécifiquement un répulsif anti-moustique. D'accord ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ne me demande pas pourquoi, mais ce pesticide est parfois ajouté comme additif au 4x100,
- Speaker #1
le cocktail.
- Speaker #0
C'est l'horreur. Il faut savoir que c'est un pesticide qui est très dangereux et toxique, évidemment. Mais par contre, Hache, les résultats d'analyse ne permettent pas de dire que c'est ça qui a tué Noémie et Audrey. Il y en avait, dans leur sang, mais pas assez pour entraîner leur mort. D'ailleurs... Le cocktail dont je te parle, le 4x100, c'est très dangereux et très toxique, mais jusqu'à présent, a priori, dans le pays, aucun décès n'a été déclaré suite à sa consommation.
- Speaker #1
Oui, heureusement encore.
- Speaker #0
Oui. Pourtant, les autorités thaïlandaises, elles vont s'arrêter là. Elles ne vont rien trouver d'autre. Elles vont conclure un empoisonnement audite. De là, les corps vont être rapatriés au Québec, chez elles. Et lorsqu'ils arrivent sur le sol canadien, ils vont être directement transférés au bureau de la médecin-légiste René Roussel, à la demande des parents évidemment qui veulent pousser...
- Speaker #1
L'autopsie ?
- Speaker #0
Oui, oui, pardon. Donc une deuxième autopsie va être pratiquée au Québec et va révéler quelque chose de nouveau. Il n'a pas été vu en Thaïlande. Les deux sœurs ont de toute évidence de très faibles traces de phosphure, d'aluminium dans leur sang.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est que ça encore ?
- Speaker #0
C'est un pesticide également, H, dont la toxicité est extrême. On l'utilise comme insecticide puissant. Et au contact de l'air ou de l'humidité, le phosphure d'aluminium dégage un gaz mortel. Il s'appelle la phosphine.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Elle tue tout sur son passage, absolument tout sur son passage, dans les quelques heures après l'exposition. Notamment les insectes, évidemment. Mais aussi tout autre être vivant qui respire et qui peut être contaminé par ce gaz. On l'utilise notamment dans le monde agricole, et ceux qui le pulvérisent, tu l'imagines bien, qui sont équipés de la tête aux pieds, de masques, combinaisons, gants, etc.
- Speaker #1
Mais comment ils sont tombés là-dessus ?
- Speaker #0
Tu vas comprendre. Dans le reportage Radio-Canada, le chimiste Denis Bureau précise qu'une personne humaine au contact de la phosphine dans une pièce fermée va mourir dans les deux heures. C'est plus vite qu'un insecte qui lui succombera entre 24 et 48 heures. Pourquoi ? Parce que plus l'organisme est gros, plus il respire beaucoup et plus vite qu'un insecte qui lui...
- Speaker #1
A de tout petits poumons, c'est ça ?
- Speaker #0
Ben, il respire beaucoup. Par contre, ne me demande pas pourquoi Hache, j'en en sais rien, mais le phosphure d'aluminium ne laisse quasiment aucune trace dans le corps, donc il est très difficile. à détecter lors d'une autopsie, surtout quand l'autopsie n'est pas effectuée tout de suite après le décès, genre dans l'heure qui suit.
- Speaker #1
Mais alors ce ne serait pas une petite bombe anti-moustique qu'elles auraient achetée ?
- Speaker #0
Non. C'est pas ça. Non,
- Speaker #1
non.
- Speaker #0
Non, non. Alors, je ne pense pas qu'il y en ait dans les bombes antimoustiques.
- Speaker #1
Ben non, ce serait...
- Speaker #0
Tu vas voir.
- Speaker #1
Il y aurait des morts.
- Speaker #0
Il y aurait beaucoup de morts. Au niveau des effets sur l'organisme, la phosphine ressemble un peu aux cyanures.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Dans la mesure où elle empêche les cellules de respirer, et donc les organes d'être alimentés en oxygène, et donc de fonctionner. Les personnes intoxiquées commencent par avoir de forts maux de ventre, mal à l'estomac, des vomissements, mais également de la diarrhée. Puis ensuite, ça s'enchaîne avec une détresse respiratoire aiguë, ce qui provoque généralement un changement de couleur de la peau, notamment au niveau des ongles et de la bouche qui deviennent plus bleues. Ça te rappelle peut-être quelque chose ? Tout à l'heure, j'étais dit que lorsque les enquêteurs thaïlandais les ont trouvés dans la chambre, elles avaient comme du sang sur la bouche et au bout des doigts.
- Speaker #1
c'est la fameuse couleur bleue il n'y a pas eu de défense tu vas reprendre après mais il y a un truc qui me chiffonne depuis tout à l'heure on les a retrouvés bien couchés, bien bordés ils auraient pu les retrouver à l'envers en train de vomir dans des positions pas très sexy ouais bah oui je n'explique pas non plus comment elles ont pu être retrouvées bien couvertes dans leurs bras mais je ne sais pas alors d'où ils sortent ce produit toxique ?
- Speaker #0
alors je vais t'expliquer H Merci. Je vais vous expliquer. Au Canada, c'est un pesticide qui n'a pas le droit d'être utilisé à moins de 500 mètres des habitations. Je pense que ça va être pareil en Europe. Seuls les experts en fumigation agricole accrédités ont le droit de se le procurer et de l'utiliser. Aux Etats-Unis, le phosphure d'aluminium a provoqué un cas de décès, plutôt deux malheureusement, puisque deux très jeunes enfants ont perdu la vie dans leur maison juste après qu'ait été... qu'un traitement au fosfor d'aluminium ait été fait contre les rats juste au pied de leur domicile. En Thaïlande, la réglementation est beaucoup plus souple. Et on se rend compte que certaines entreprises d'extermination, qui sont mandatées, tu vas comprendre, par les hôtels, pour traiter les matelas contre les punaises de lit, se procurent plus ou moins illégalement du fosfor d'aluminium, parce que finalement, c'est un pesticide qui est très efficace et qui est pas cher.
- Speaker #1
Ils sont tarés !
- Speaker #0
C'est de la folie. C'est de la folie. Dans le reportage Radio-Canada, on voit carrément un patron d'entreprise thaïlandais d'extermination qui dénonce ses confrères, qui dit « Ah oui, non, mais je sais qu'il y en a qui l'utilisent. » On peut imaginer que les exterminateurs sont prudents, qu'ils vont aérer les chambres de longues heures après la fumigation ou après avoir utilisé des pastilles de phosphure d'aluminium. Mais même ça, c'est pas assez, évidemment. Sauf qu'il y a quelque chose qu'ils ne savent pas. de toute évidence, c'est que la mousse des matelas, souvent c'est des matelas en mousse dans les hôtels en Asie, elle a l'inconvénient de capturer les gaz et de les emprisonner pendant longtemps. Tu vois ?
- Speaker #1
Oui, je vois. Non,
- Speaker #0
je ne suis pas... Ce n'est pas ce genre de gaz que je fais référence.
- Speaker #1
Donc ça voudrait dire que les deux gars ne sont pas restés suffisamment longtemps dans la chambre pour mourir, mais ils ont été quand même très très malades à cause de ça.
- Speaker #0
En Thaïlande, quand on creuse un peu aussi, quand on creuse un peu, pardon, on se rend compte que de trop nombreux touristes sont morts dans les exactes mêmes conditions.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te dire.
- Speaker #0
Audrey et Noémie, c'est pas les seuls. C'est pas les seuls.
- Speaker #1
Parce que si t'as des entreprises qui, par exemple, ils viennent pas faire une seule chambre quand ils font un hôtel, les gars, ils font tout l'établissement.
- Speaker #0
Ouais. Deux jeunes femmes, H, qui logeaient dans le même hôtel, sur la même île.
- Speaker #1
Aïe, aïe, aïe.
- Speaker #0
Elles logeaient, alors pardon, je suis pas claire, elles logeaient toutes les deux dans le même hôtel, mais pas dans l'hôtel. d'Audrey et Noémie. Ont perdu également la vie de la même manière en 2009. Et c'est le sujet de notre mini épisode de Patreon H qui va suivre. Il y a également l'hôtel Downtown Hill à Chiang Mai qui a été mystérieusement détruit depuis H et qui lui bat des records avec 4 touristes qui ont perdu la vie la même année en 2009 en y séjournant. Et les autorités, elles vont dire que c'est une coïncidence, une fâcheuse coïncidence que quatre personnes soient décédées la même année dans cet hôtel. C'est le hasard.
- Speaker #1
Non mais les gars, ils se connaissent bien, ils ont tous les boîtes de détermination, ils se refilent les plans, les filons, les techniques, les produits.
- Speaker #0
Déjà, premièrement, et puis deuxièmement, c'est forcément un sujet tabou, parce qu'évidemment, c'est pas très vendeur, ça fait chure les touristes que d'admettre que certains hôtels utilisent un gaz mortel pour... éviter les contaminations au punaise de lit.
- Speaker #1
Sachant qu'à 90%, dans ce genre d'endroit, tu ne vis que du tourisme.
- Speaker #0
Voilà. Et pendant le reportage qui avait lieu en 2014, les journalistes de Radio-Canada ont interrogé sept entreprises d'extermination. Sur les 7, seule une d'entre elles a confirmé utiliser du phosphure d'aluminium dans les hôtels pour traiter les matelas contre les punaises de lit. Cette entreprise va précider, va dire comment elle fait. On laisse agir le produit 3 jours et 3 nuits, sans qu'il y ait de client dans la chambre. Et ensuite, on aère à fond. C'est hallucinant, quoi. C'est hallucinant. On aère à fond et il n'y a pas de soucis. Et cette même entreprise va dire que les hôteliers... directement aussi s'en procurent, finalement, un peu sur le marché noir. Enfin, c'est même pas sur le marché noir. Ils s'en procurent facilement. Et du coup, ils passent pas par les entreprises d'extermination. Ils font ça à maison. Comment ils font ? Ils mettent... On la voit faire dans le reportage chez Hallucinant. Ils mettent des comprimés de phosphure d'aluminium sur une petite feuille A4, là, comme j'ai d'entre les mains, qu'ils plient. Ils mettent, je sais pas, je sais plus combien de comprimés, 8 ou 9. Ils mettent ça sous les lits.
- Speaker #1
Ah, ok. D'accord.
- Speaker #0
Sauf que le comprimé libère le gaz. Au contact, comme je te disais, de l'oxygène et de l'humidité. L'expert canadien dont je te parlais tout à l'heure, il va préciser, lui, que le gaz peut circuler d'une chambre à l'autre et intoxiquer les chambres voisines et leurs occupants.
- Speaker #1
Ça doit être ultra puissant.
- Speaker #0
Ah mais c'est...
- Speaker #1
C'est pas odorant ?
- Speaker #0
Non, par contre, ça a l'air totalement neutre. Le foszur d'aluminium tue H, et malgré toutes les restrictions et les contrôles, il est... très facile de s'en procurer sur Internet. Même nous.
- Speaker #1
Oui, mais elle ne donne pas de mauvaises idées.
- Speaker #0
Non, non. Au Zemira arabe, il y a 9 personnes qui sont décédées à cause de son utilisation dans des résidences, et notamment des enfants, qui sont en plus des organismes plus fragiles. Dans les hôtels, on compte, en plus de la Thaïlande, également le décès d'une jeune femme au Vietnam, ainsi que de deux femmes à Bali.
- Speaker #1
Ça commence à faire du monde.
- Speaker #0
C'est clair, dans le même contexte. Même scénario. Les clients, H, ils tombent malades. Soit au milieu de la nuit, soit juste après s'être allongé dans le lit de la chambre d'hôtel, la plupart d'entre eux décèdent avant d'avoir le temps d'arriver aux urgences. C'est très rapide. À ce jour H, la famille d'Audrey et Noémie, ainsi que les autres familles des victimes, dont on parlera juste après dans l'épisode bonus, se battent pour faire connaître par les autorités thaïlandaises, leur responsabilité et la responsabilité des hôtels dans la mort de leurs filles et de leurs proches.
- Speaker #1
J'espère bien que ça va donner suite, tout ça.
- Speaker #0
Pour l'instant, non. Le ministère de la Santé thaïlandaise, par contre, a fini par s'exprimer et a fini par reconnaître que les deux sœurs Bélanger étaient probablement mortes à la suite d'une contamination par un pesticide.
- Speaker #1
C'est lucide dans cette histoire.
- Speaker #0
Oui, c'est piquant. Très différent de ce qu'on fait d'habitude. Ils ont proposé, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont proposé une compensation financière à la famille de Noémie et Audrey de 20 000 euros. 20 000 dollars. Et là, j'ai plusieurs versions, je ne sais pas qui est la bonne. Il y a une version qui dit que la compensation a été refusée par la famille et une autre version qui dit que la compensation n'est jamais arrivée. Mais la famille d'Audrey et Noémie, notamment, qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils veulent que l'hôtel soit fermé et condamné. Ils veulent que justice soit faite et que ça n'arrive plus jamais.
- Speaker #1
Et que le produit soit tiré de la vente.
- Speaker #0
C'est clair. D'après ce que j'ai cru comprendre, une enquête conjointement menée par le FBI et Interpol, est en cours sur le continent asiatique, justement. Parce qu'il y a eu un trop grand nombre de décès mystérieux, suspects, probablement causés par ce pesticide. Est-ce qu'à un moment donné, on pourrait arrêter de jouer les apprentis sorciers ? Est-ce qu'on pourrait arrêter de produire des substances chimiques que l'on ne maîtrise pas, des substances qui sont extrêmement toxiques pour tous les organismes vivants avec lesquels elles sont en contact ? directes, voire indirectes, des substances qui tuent donc des humains, des animaux, qui détruisent la biodiversité, c'est aberrant qu'aujourd'hui, dans nos sociétés, on puisse voir circuler librement des substances qui sont aussi dangereuses, dont on connaît en plus les dangers.
- Speaker #1
Dis-moi une chose, on a parlé des clients des hôtels qui sont décédés ou très malades, mais le personnel, on n'en parle pas. Les femmes de chambre qui passent leur journée, ok, elles aillent à l'air de la chambre, mais... Elles passent quand même leur journée à passer l'aspirateur à côté des matelas, taper les matelas, changer les téloreillers, changer les couettes.
- Speaker #0
Mais tu as raison de penser à ça. Tu as raison parce qu'il est très probable qu'il y ait des conséquences aussi au niveau de la santé publique thaïlandaise. Là,
- Speaker #1
il n'y a pas eu de décès.
- Speaker #0
Ah ben, s'il y en a eu, on ne sait pas. Et puis, je pense que ça ne se saura jamais. Le pays va garder ça pour lui. Imagine, je te dis, c'est tellement important le tourisme pour eux que d'aller communiquer publiquement sur le fait que le personnel des hôtels est très malade, voire meurt, il ne va pas le faire, ce n'est pas vendeur.
- Speaker #1
Fatalement, ta note sur TripAdvisor va chuter.
- Speaker #0
D'ailleurs, je te disais tout à l'heure, en début d'épisode, que j'ai trouvé les photos de l'hôtel que je t'ai montré sur TripAdvisor, les notes de cet hôtel. vont avec cette histoire. Et d'ailleurs, il y a des gens qui mettent dans les commentaires « N'y allez pas, deux touristes sont mortes à cause d'un traitement contre les punaises de lit » .
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour finir, Hach, comme vont le dire dans le reportage Radio-Canada, les courageux parents d'Audrey et Noémie, qui s'appellent Carl et Linda, ils vont dire « On aurait pas mal préféré que nos deux filles rentrent avec des piqûres de punaises de lit, mais au moins en vie, quoi » .
- Speaker #1
Ben oui, fatalement. C'est triste, hein ?
- Speaker #0
C'est triste, c'est injuste, ça n'a aucun sens.
- Speaker #1
Tu m'as déjà raconté des histoires comme ça, de deux petites nénettes qui partent, ce sont des sœurs, mais qui partent à l'étranger pour la découverte, pour le voyage, le goût du voyage, l'aventure et puis la fête, il faut le dire aussi, la vie nocturne, et qui ne rentrent jamais, on va dire, dans une boîte.
- Speaker #0
Oui, il y a quelque chose d'horrible qui est arrivé, c'est que... Les parents la lisent dans le documentaire Radio-Canada. C'est vraiment... Ça donne envie de pleurer, il faut dire ce qui est. C'est que les parents de Noémie et Audrey ont reçu une carte postale de leur fille après leur décès, évidemment.
- Speaker #1
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et dans cette carte postale, elle les remerciait. Elle remerciait leurs parents de leur avoir donné le goût du voyage et de leur avoir permis tout ça. Donc c'est vraiment déchirant d'entendre.
- Speaker #1
Ils ont dû se sentir coupables.
- Speaker #0
Oui, oui. Et d'un autre côté, comment... éviter, comment anticiper ce genre... Tu peux pas, en fait, éviter ce genre de situation. Tu peux pas. Tu vas dans un hôtel pour dormir, pour te reposer. Je veux dire, c'est pas comme si elles avaient pris des risques, qu'elles avaient été agressées, tu vois. Et encore, je veux dire, encore une fois, on n'est pas censé prendre des risques quand on sort la nuit. Mais je veux dire, comment éviter ce qui leur est arrivé, quoi ?
- Speaker #1
Ça doit être atroce. Tu vois, tes deux filles rentraient dans des boîtes, comme je disais. tu fais pas ton deuil parce qu'il y a l'autopsie il y a l'enquête et une fois que tout est terminé il y a l'enterrement ou la crémation je ne sais pas, avec toutes les galères qui vont avec les paparazzes,
- Speaker #0
les machins et une fois que tout est terminé tu peux enfin faire ton deuil paisiblement essayer en tout cas tu ouvres ta boîte aux lettres et tu tombes sur une carte postale ça doit être terrible surtout que comme ils le disent dans le documentaire tu peux faire ton deuil, tu peux essayer de faire ton deuil parce qu'on le dit souvent Dans quelques théories, mais je pense que quand tu perds un enfant, déjà de base, et quand tu perds un enfant dans des circonstances pareilles, le deuil, est-ce que tu peux le faire un jour ? Je ne sais pas. Mais bref, il disait faire le deuil en sachant que rien n'a été fait, que derrière, la justice n'a pas reconnu sa responsabilité, que ça s'est passé dans un pays étranger. Donc que c'est la justice de ce pays qui fonctionne indépendamment de... du leurre, et qui fait ce qu'elle veut, ça fait beaucoup. C'est impossible pour eux d'avancer sereinement dans la vie en sachant que ça s'est arrêté là.
- Speaker #1
Surtout que ce sont des morts, mais c'est complètement bête comme mort. Tu tombes dans un hôtel, l'hôtelier, il pense bien faire, il y a des puces et des machins, il veut une bonne note, il y a des punaises, il veut bien faire, il achète un produit qu'il ne maîtrise pas, il dit tiens, ça a marché chez les copains, je vais faire pareil.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Le résultat, quand tu ne maîtrises pas ?
- Speaker #0
Le résultat, c'est la mort. Est-ce que, et je te pose une dernière question avant qu'on se quitte, Hache, moi je me disais, dans ces cas-là, c'est un peu philosophique peut-être comme question, mais évidemment, ce n'est pas intentionnel. Je pense qu'évidemment, ils n'ont pas cherché à tuer des touristes. Mais est-ce qu'on considère que c'est accidentel quand on utilise une substance dont on sait qu'elle est toxique ? et peut tuer, est-ce que c'est un accident ? Est-ce que c'est considéré comme un accident ? Ou est-ce que c'est de l'ordre du criminel ? Si tu sais que ça peut tuer et que tu mets ça en contact avec des gens, à quel moment leur mort est accidentelle ? Tu vois ce que je veux dire ou pas ?
- Speaker #1
C'est parce que les gars, ils ont fait ça pour plusieurs raisons. Comme je disais, ils pensaient bien faire pour éliminer les invisibles, on va dire. Ils achètent un produit, bon, ils se font deux coups. Tiens, apparemment, c'est pas cher et ça marche bien. C'est pas ce que disent les copains. Donc on va le faire. Mais comme je te disais, tu ne sais même pas ce que tu achètes.
- Speaker #0
Oui, d'après toi, ils n'en connaissaient pas du tout la toxicité.
- Speaker #1
Les gars lui ont dit, bête, c'est dans l'hôtel d'à côté, ils mettent ça dans un petit papier sous le lit et ça marche très bien. Ils ont voulu faire pareil. Pour moi, ce n'est pas du criminel, c'est de l'accident. Mais c'est vraiment bête.
- Speaker #0
Je ne sais pas dans quelle mesure c'est accidentel parce que, enfin, ce que je veux dire, c'est que pour manipuler ces petites billes, Il faut des gants, etc. Ils ont dû prendre des précautions, sinon ils seraient morts aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc dans ce cas-là, quand tu... Tu mesures un peu la toxicité d'un produit quand tu sais que tu dois t'équiper de la tête aux pieds pour le manipuler. Donc à quel moment tu te dis que des personnes vont dormir au-dessus et ça ne va rien leur faire ? C'est ça qui me... Tu vois ?
- Speaker #1
Oui. Quand tu l'utilises maintenant en mousse, il est vrai d'abord homme, quoi. C'est tout, quoi. Oui,
- Speaker #0
oui. Donc voilà. Je pense qu'elles n'ont pas eu de bol. Je pense que peut-être il y avait eu des punaises de lit sur ce lit-là et que donc ils avaient fait... peu de temps avant un traitement de cheval. Et malheureusement, elles en ont subi les conséquences. C'est le moins qu'on puisse dire.
- Speaker #1
Comme on disait à l'instant, il suffit d'une mauvaise note sur un site d'hôtellerie. Et tout de suite, tu traites.
- Speaker #0
Oui, il y a des punaises de lit. Je suis ressortie de là couverte de boutons. J'ai ramené ça chez moi. C'est dégueu. Et là, qu'est-ce qu'ils font ? Ils prennent le pas cher. dans l'urgence la chambre est réservée pour demain ouais bah en effet vous m'avez dépuné à Zoli et tu verras H on va en parler on va on va enchaîner après avec notre mini épisode de Patreon pour nos abonnés mais tu verras que on peut se dire mais pourquoi elles sont pas allées chercher de l'aide finalement quand elles se sont senties mal avec les symptômes que je te décris mais oui mais tu verras parce que là on va parler donc des autres cas juste après que tu es tellement faible que tu ne peux pas te lever pour aller chercher de l'aide. C'est la raison pour laquelle tu succombes avant d'avoir pu être prise en charge par les secours.
- Speaker #1
Bon, écoute, je trouve ça vraiment bête et triste comme histoire.
- Speaker #0
J'espère vraiment que ce genre de situation n'arrivera plus. En tout cas, on n'en entend plus parler, alors est-ce qu'ils ont quand même vraiment... renforcer un peu leur contrôle en Thaïlande.
- Speaker #1
J'espère.
- Speaker #0
Depuis 2012, à priori, en 2014, comme je te disais, documentaire de Radio-Canada, deux ans après le décès des filles, il y avait toujours des exterminateurs qui utilisaient ça. Donc là, aujourd'hui, je ne sais pas. Mais en tout cas, clairement, ça questionne et ça ne me donne pas envie d'aller dans un hôtel en Thaïlande.
- Speaker #1
Je te comprends.
- Speaker #0
Ash ? Ça y est, on est arrivé à la fin de cet épisode.
- Speaker #1
Oui, je n'ai rien à dire de spécial parce que il n'y a pas vraiment de mystère dans cette histoire, hormis le produit qui a tué.
- Speaker #0
Non, ce n'est pas un cold case, mais je pense que tu ne t'attendais pas à cette conclusion.
- Speaker #1
C'est pas tellement bête.
- Speaker #0
C'est improbable.
- Speaker #1
C'est dommage, ces deux jeunes filles étaient magnifiques, pleines de vie.
- Speaker #0
Elles avaient toute la vie devant elles. Et voilà. Je vais espérer qu'elles n'ont pas souffert, mais ça reste un empoisonnement. Donc je pense que c'est un calvaire à vivre.
- Speaker #1
Et pour terminer, je pense que les deux Brésiliens ont dû se dire qu'on a eu chaud aux fesses. Heureusement qu'on n'est pas restés toute la nuit avec elles.
- Speaker #0
Ben ouais, comme on dit, ce n'était pas leur heure. Parce que non, comme tu dis, et puis heureusement qu'ils ne sont pas dans le même hôtel. Ça se joue à pas grand-chose, le destin. Mais voilà, c'est une histoire que je voulais raconter. Ça me met vraiment en colère quand même. Comme tu dis, c'est tellement bête.
- Speaker #1
Ça m'est mal à l'aise un peu,
- Speaker #0
oui. Et puis, je te dis, par rapport à toutes ces substances toxiques qui circulent dans le monde, qu'on a créées en pensant les maîtriser, parce qu'on se prend toujours pour Dieu, on crée plein de choses chimiquement, et au final, ça nous dépasse complètement.
- Speaker #1
Oui, et puis autre chose, jeune ou moins jeune, si vous arrivez dans un bar où on vous sert un 4x100, ne prenez pas cette merde.
- Speaker #0
Non, c'est clair. Mais bon, Hache, on ne va pas...
- Speaker #1
Un petit coquet de classique, c'est bien. C'est mieux.
- Speaker #0
Ouais. Prenez un mojito.
- Speaker #1
Restez sages.
- Speaker #0
Ouais. Ou prenez une eau pétillante. Encore plus classique. Non, mais on ne peut pas... Là-dessus, c'est un conseil qu'on donne. Nous, on a eu 20 ans un jour. On aurait probablement fait la même chose.
- Speaker #1
C'est possible.
- Speaker #0
Surtout toi, Hache. Sur ces belles paroles, on vous embrasse bien fort. On espère que vous avez apprécié cette histoire rageante.
- Speaker #1
Un petit peu, ouais. et piquante ouais et on vous dit à une prochaine fois allez les cactus salut tout le monde salut Alex on vous embrasse salut Alex ciao ciao ciao et à tout de suite sur Patreon à tout de suite