- Antoine
Tu as tellement de culture et même de langue. Nous, on le voit dans le marketing digital. Quand on lance des campagnes, c'est toujours une grande question. En fait, où est-ce qu'on s'arrête ? Ok, tu fais la campagne en français, tu l'as fait en luxembourgeois. Espagnol.
- Patrice
Comment construire un lien sincère avec son audience, même sur des produits difficiles à aimer, grâce à la puissance du storytelling et à une réflexion stratégique sur l'émotion ? Ça vous parle, ça ? Bonjour à tous, vous écoutez Café Clat. Aujourd'hui, on est avec Olga Jeczmyk. Est-ce que je l'ai bien prononcée ? C'est au moins.
- Olga
C'est pas grave, Olga, c'est facile.
- Patrice
Ça démarre tout mal, je vais t'appeler juste Olga.
- Olga
C'est très bien.
- Patrice
Donc aujourd'hui, on est avec Olga qui travaille chez Landewyck, qui nous a gentiment invité, accepté de nous recevoir. On est dans les locaux de Landewyck pour la première fois. de l'émission Café Clatch. C'est de l'histoire de Café Clatch. C'est la première fois qu'on est à l'extérieur. Et donc, merci beaucoup pour cet accueil. Merci à vous. Ça s'est super bien passé au niveau de l'install. Maintenant, on doit être à la hauteur de l'événement et la qualité de l'épisode doit être au même niveau. Donc aujourd'hui, on va parler storytelling. On ne l'a pas beaucoup fait dans les précédents épisodes de Café Clatch. On s'est beaucoup... focus sur l'IA depuis le début de la saison 4. Mais effectivement, le mot clé de 2026, je pense que tout le monde l'a sur la bouche, donc le storytelling. Je pense que Olga est très bien placée pour en parler. Et donc, on va aborder ça avec elle tout de suite. Est-ce qu'on pourrait définir ce que c'est du storytelling ? Effectivement, on parle de storytelling. Je rappelle quand même pour nos auditeurs qu'on s'était juré d'utiliser le moins d'anglicisme possible. Et on démarre cet épisode avec le mot storytelling. Effectivement, est-ce que, Olga, tu peux nous expliquer globalement ce que ça signifie, le storytelling ?
- Olga
Alors, comment j'utilise moi le storytelling ? Oui,
- Patrice
par exemple.
- Olga
Voilà, donc moi, je pars par exemple sur un texte qui doit être publié soit en interne, soit en externe. Et l'idée, c'est d'expliquer quelque chose avec des valeurs qui puissent être attractives pour un public, mais avec une histoire derrière. Une histoire qui commence bien, une histoire qui a toujours un happy ending. Voilà, donc qui finit bien, qui apporte une valeur et qui fait comprendre pourquoi je devrais m'intéresser à ces produits, pourquoi je devrais vraiment aller tout de suite acheter en ligne. Ici, je vois au Luxembourg qu'il y a beaucoup de personnes qui commencent à acheter en ligne et après, ils ont besoin de toucher le produit. Donc, ils font tout le parcours en ligne, ils font tout, ils regardent les prix, ils comparent. et Mais finalement, ils ne cliquent pas sur le code action, achètent. Ils restent un peu dans le flou. Donc voilà, je pense qu'à travers le storytelling, on peut justement aller chercher ces clients qui ne veulent pas vraiment finaliser un achat. Pour lui dire, écoute, ça s'est passé comme ça, moi j'ai acheté ça. Et à la fin, je n'ai pas plus d'énergie. Si c'est un produit sportif, maintenant c'est très à la mode. tout ce qui est... protéines, boissons spécifiques ou vêtements sportifs, ou que ce soit un simple téléphone. Voilà, donc moi, j'achète ces téléphones-là parce que j'ai fait beaucoup de photos. Et donc, pour voyager, j'ai tout, le téléphone, les photos et tout. Et à la fin, dans un petit appareil, vous trouverez tout. Appliquez-vous ça parce que ça peut vous aider. Donc, il faut toujours trouver un problème et une solution. Et la solution doit être... assez facile et compréhensible pour tout le monde.
- Antoine
Tu peux la véhiculer rapidement avec des mots simples. Exact.
- Olga
Et trouver aussi une émotion.
- Patrice
Donc, je propose de démarrer par une thématique liée autour de la fidélisation de l'audience. Donc, construire et fidéliser une audience, ou même refidéliser, parce que parfois on peut perdre l'audience.
- Antoine
Tu peux avoir des gens qui... qui ont connu ta marque il y a très longtemps. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils vont y rester attachés toute leur vie si tu ne t'occupes pas d'eux. Il y a aussi du maintien de la fidélité en plus de l'acquisition.
- Patrice
Et donc tout ça grâce au storytelling. Donc voilà, l'objectif au moins de cette première partie, c'est de distinguer les mécaniques d'attachement pour un nouveau face à un ancien produit, par exemple. Donc toi, Olga, comment tu abordes la construction d'une audience globalement pour un nouveau produit ?
- Olga
Ça dépend du produit, bien sûr. Ça dépend aussi du pays, parce que moi, maintenant, je travaille au Luxembourg, mais je travaille en Espagne, je travaille également en Italie, donc là, on aborde les clients d'une façon différente. Il a tendance à parler beaucoup et tourner, retourner, et retourner au début et à nouveau recommencer à trouver des solutions. L'espagnol, on sait toujours qu'il va faire une sieste, une longue sieste. Donc ça prend du temps aussi. Ici, on n'arrive plus sur les concrets, mais en sachant que l'audience vient de partout le monde. C'est comme on prend la voiture, on ne sait jamais qui roule. Même si la plaque est luxembourgeoise, ça peut être un italien, comme un luxembourgeois, comme un allemand. Je pense qu'avec le contenu, c'est un peu la même chose. On ne sait pas vraiment à 100% qui est notre audience. Donc, il faut vraiment s'y mettre dans la peau. Moi, je suis expat moi-même. Donc, j'essaye aussi de voir un peu de quoi j'ai besoin, de quoi un expat aurait besoin ici au Luxembourg. Et ensuite, voir un peu, s'adapter, lui donner ce qu'il cherche. C'est vrai qu'aussi la façon de présenter les contenus, les produits ici, change par rapport à d'autres pays. En Espagne, on a tendance vraiment d'avoir les clients. Les clients, il est le roi. Donc, les clients, ils décident, il a toujours raison. Ici, je ne me suis pas trouvée avec ça. Ici, il faut guider plus les clients. Il faut le faire comprendre que de toute façon, si tu ne viens pas chez moi, un jour, tu vas avoir besoin de moi et tu vas t'y rendre compte. Donc, je pense que l'idée, c'est de l'accompagner, de le connaître et de le guider. Beaucoup plus que dans d'autres pays. Justement pour... En partant du fait que la population de Luxembourg est pleine d'expats. C'est culturel, oui.
- Antoine
Tu as tellement de culture et même de langues. Nous, on le voit dans le marketing digital. Quand on lance des campagnes, c'est toujours une grande question. En fait, où est-ce qu'on s'arrête ? Ok, tu fais la campagne en français, tu la fais en anglais, tu la fais en allemand, tu la fais en luxembourgeois, tu la fais en portugais. Et ça continue, italien, espagnol. C'est vrai que c'est une spécificité du pays qui est assez intéressante.
- Patrice
Là, on parle de la construction d'une audience qui, par exemple, n'existe pas ou que tu ne connais pas. Mais à l'inverse, quel genre de stratégie on emploie pour entretenir une relation de confiance avec une audience qui est déjà existante ? Parce que l'entretenir, c'est aussi dur que la carrière au final.
- Olga
Alors, ce que j'aurais marqué dans d'autres jobs ici au Luxembourg, ou... dans d'autres sociétés où j'ai travaillé, c'est qu'il y a un classement vraiment d'audience par rapport aussi aux marques et aux produits. Donc il y a des marques qui sont bien vues, ça fait longtemps. Il y a des marques qui sont un peu moins connues. Il y a des marques qui partent du principe, moi je vais travailler ou je veux, je ne sais pas, acheter un téléphone ou un produit chez lui parce que je sais que la qualité est son point fort. Même si le message est un peu tyrannosaurex. Voilà que ça. Ça prend du temps à être bien digéré. Je sais comment la qualité va être là. Donc, c'est un peu l'idée vers où les clients vont aller, surtout ici au Luxembourg. Je me suis rendu compte vraiment que c'est ça. C'est exactement ça. Il faut pouvoir le guider, mais il va toujours chercher la référence. Il va commencer à parler, à poser des questions et le fidéliser. Ça sera vraiment l'intéressé. Trouver toujours un message catchy, qui soit sexy, qui soit facile à comprendre et surtout court.
- Antoine
Tu fais comment pour parcourir le chemin entre l'idée que tu as et ton objectif ? Est-ce qu'il y a des méthodes ou des techniques pour trouver l'émotion qui correspond à ton produit ? Ou est-ce que tu es un peu bloquée avec ce que ton produit évoque de toute façon auprès des gens ?
- Olga
J'aime bien demander l'opinion des autres, sans dire vraiment qu'est-ce que je cherche ou quel est le produit. Donc j'appelle un peu à gauche et à droite. surtout beaucoup d'amis, de connaissances ici au Luxembourg, mais aussi à l'extérieur. J'aime bien appeler des amis ou la famille même, sans dire écoute, j'ai ça et ça en tête, je voudrais présenter ça de cette façon, qu'est-ce que tu en penses ? Tu as compris ou tu n'as pas compris ? Donc je lance l'idée et ensuite j'aime bien avoir du feedback. Donc le feedback me donne vraiment une vision 360 degrés pour voir vraiment où est-ce que je pourrais me positionner, comment ça a été compris, pourquoi, qu'est-ce qui manque. qu'est-ce qui n'a pas été compris et pourquoi. Et donc, avec tous ces éléments, j'arrive vraiment à monter toute une structure pour voir vraiment comment structurer le message. Mais pour moi, avant de communiquer, la chose la plus importante, c'est d'écouter et se poser les bonnes questions, ce que je trouve qu'on ne fait pas assez.
- Naïm
Ce que Olga dit, c'est très vrai. Il y a une erreur que je vois beaucoup en e-commerce en général, c'est que quand on vend un produit, on aime son produit, on lui fait une fiche technique détaillée parce que les aspects techniques sont dingues, parce que c'est le meilleur du marché. Parce que la fiche technique est meilleure que les concurrents. Mais en fait, les trois quarts des utilisateurs, surtout en B2C, ils s'en foutent de la fiche technique. Ils veulent une émotion, ils veulent une histoire, ils veulent s'apparenter à un groupe en achetant le produit. Donc, c'est toujours très intéressant de bien soigner ces petites produits. Justement,
- Patrice
tu me fais un pont d'or. Là, on parle B2C. B2B, B2C, j'imagine que le storytelling va forcément changer, tu ne parles pas de la même manière. Est-ce que toi tu as détecté des déclencheurs émotionnels qui créent une fidélité vraiment sensible par rapport à la type de clientèle ? Comment tu gères ça ?
- Olga
Alors j'ai travaillé soit en B2C, soit en B2B, mais également en B2B2B, donc encore plus B et 2. Mais ce que je préfère, parce que je me sens plus à l'aise, c'est le B2C, parce que moi-même je suis le client. Je peux me mettre à sa place et c'est toujours ce que je cherche, de me mettre à la place du client pour voir un peu ce qu'il a compris, comment il a compris. J'analyse tout, j'adore analyser, que ce soit du texte, que ce soit des chiffres, que ce soit vraiment dans ma tête, j'ai vraiment toute une structure. Je vois, je scanne. Et là, pour moi, c'est facile. C'est quelque chose que je fais, ça fait longtemps. Donc, je pense aussi par rapport aux langues, parce que, voilà, je viens d'une famille polonaise. J'ai vécu à Barcelone, à Paris, à Rome, maintenant au Luxembourg. Donc, voilà, si tu veux ou tu ne veux pas, tu dois changer de langue. Donc, tu as toujours quelque chose en tête, une analyse ou comment j'ai dit ça, comment je communique ça. Et comme j'ai dit avant, on ne communique pas de la même façon avec un Italien, un Luxembourgeois, qu'un Allemand. Et c'est aussi la façon, vous le voyez certainement, de travailler. Vous ne travaillez pas de la même façon avec un Allemand, qu'avec un Français, et pas avec un Italien ou un Espagnol, ou en Portugais. Donc, ça change. Et le client change aussi. Donc, les émotions, l'histoire qu'il y a derrière, la façon de vendre, la culture, c'est vraiment un point super important.
- Antoine
Et moi, ça me fait penser, en fait, tu parlais de, grosso modo, de tester tes idées auprès de ton entourage, de challenger. Est-ce qu'aujourd'hui, avec les outils d'IA, tu as déjà fait le test de, tu vois, toi, faire ton travail primaire, donc créer ton idée, et ensuite aller la faire challenger par l'IA ? Oui. Ou aussi t'en servir pour analyser justement les retours, etc. Est-ce que tu as déjà pu faire des tests avec ça ? Oui. Parce que c'est quelque chose qu'on encourage beaucoup chez nos clients, qu'on fait aussi pour l'agence.
- Patrice
Ou à l'inverse, passer à l'opposé de ce qu'une IA peut te recommander. Oui. On sait tous que l'IA va te normaliser au fur et à mesure. Ça dépend de ce que tu lui demandes. Oui, ça dépend de ce que tu lui demandes. Mais je veux dire, si tu lui dis de la même manière, tu vois, les discours, ils vont à un moment donné tous se ressembler. Est-ce que tu challenges une IA pour dire, ah, toi, tu me proposes ça ? Donc, moi, je sais que pour ce type d'audience-là, je vais parler autrement. Je vais lui raconter l'histoire du produit autrement. Tout le temps.
- Olga
Il faut la challenger tout le temps, parce qu'elle apprend tout le temps. Moi, j'ai la challenge en plusieurs langues. Elle est habituée, par exemple, les outils que j'utilise, à mélanger des langues, à mélanger des concepts. Mais ça reste un outil artificiel. Donc, il manque vraiment la touche humaine et il faut toujours la challenger. Pour moi, c'est quelque chose qui se produit pour... L'IA, pour moi, je pourrais la définir comme un très, très bon copilote, mais un très mauvais pilote.
- Antoine
Oui, c'est ça.
- Olga
Voilà, donc je ne pourrais pas vraiment à 100% laisser l'IA travailler pour moi, mais je devrais vraiment pouvoir l'utiliser en tant que base et ensuite construire. Donc, je n'utilise jamais l'IA à 100%. J'ai mes bases pour des analyses. Pour analyser de la donnée, par exemple. Exactement.
- Antoine
C'est là que l'on venait, tu vois, c'est que, en fait, par exemple, admettons qu'à la fin de l'année, tu récupères, je dis n'importe quoi, mais admettons que tu récupères les transcripts de tous les appels. passer au service après-vente à la fin de l'année. C'est un truc, si toi, tu veux commencer à écouter ça, en fait, tu es toujours l'année prochaine.
- Olga
Or,
- Antoine
si tu es capable, en les anonymisant ou si c'est de la version texte, de les mettre dans une IA et de lui demander d'analyser les sentiments, les émotions et les cinq questions, les cinq mots qui sont revenus le plus souvent, là, c'est effectivement un rôle de copilote de dingue parce qu'elle te permet de traiter une quantité astronomique de data, de te la ranger parfaitement et de te la poser sur la table. où toi, tu n'as plus qu'à dire, bon, ok, en fait, là, je sais que les réponses sont devant moi.
- Olga
Exactement.
- Antoine
Et je n'ai plus qu'à aller chercher au bon endroit.
- Olga
Oui, c'est les ingrédients pour toi, t'es donné l'opportunité de cuisiner avec.
- Antoine
Oui, et alors déjà préparer. Et ensuite aussi, je trouve une des forces de l'IA, c'est qu'une fois, donc elle peut te traiter la data en amont, te la donner. Et une fois que toi, tu as fini ta réflexion, elle est capable de t'en faire un, désolé, un output, mais dans plein de, tu vois, multiformes.
- Olga
Oui.
- Antoine
Tu vas pouvoir... par exemple, une fois que tu as fini d'analyser ses sentiments, lui demander un classement des émotions dominantes, des verbatimes et cinq ou six angles pour nos prochaines campagnes de communication. Donc pareil, là avant, toi, tu étais forcément obligé de bosser sur un seul angle au fur et à mesure. Elle va pouvoir te donner, tu vois, tout de suite plein de branches qui sont à toi d'étayer par la suite.
- Olga
Tout à fait. Et moi, ce que je demande aussi, c'est de justifier le pourquoi. Pourquoi tu as dit ça ? Tu t'es pas sûr quoi, quelle donnée ? Et souvent, je demande aussi, t'es allé chercher cette information où exactement ? Je veux vraiment avoir la source. Oui, parce que voilà, ça peut être VAC, comme ça peut être sur Reddit, écrit par quelqu'un.
- Antoine
Ça peut même être faux parfois, ça peut être des hallucinations. Nous, on a fait quelques épisodes, notamment où on parlait de RAG, des petites vidéos.
- Patrice
Et c'est encore moi. Juste une question, ton agent RH, il a vraiment codé dans Excel ?
- Antoine
En fait, encadrer ton IA, encadrer ses sources, pour être sûr qu'elle s'inspire de choses correctes.
- Patrice
Qu'elle hallucine le moins possible. Oui,
- Antoine
qu'elle hallucine le moins possible.
- Patrice
Comment tu mesures le succès ou l'échec de la construction de ton audience ? Est-ce qu'à un moment donné, dans tes missions de défendre un produit, le vendre à travers une histoire, à travers du texte, des vidéos, etc. Comment, au quotidien, tu pilotes ce navire-là ? Mon audience, elle est toujours là, elle grandit ou au contraire, elle est en train de s'effriter.
- Olga
Avec l'engagement.
- Patrice
Avec l'engagement. Oui,
- Olga
l'engagement, c'est très, très important. Principalement, les réseaux sociaux alors ? Aussi, mais aussi en communication interne. Je veux dire, ici, par exemple, je donne l'exemple de Landewyck. Un des objectifs que nous avons, c'est engager. Mais pas uniquement nos clients, mais s'engager nous aussi. Donc, je pense qu'il faut partir de cette base. Il faut toujours s'engager soi-même. pour ensuite pouvoir le vivre et le faire revivre aux autres aussi. Donc, c'est un élément clé. On ne peut pas trouver la bonne formule si on n'a pas appliqué ça avant. C'est comme avant, je disais, on a les ingrédients, il faut cuisiner. Donc ici, c'est pareil. Il faut avoir cuisiné, goûté, mis un peu de sel, poivre, voilà un peu ce qu'il manque et donner ça à quelqu'un pour goûter. Ça ne va pas plaire à tout le monde parce qu'on n'a pas les mêmes goûts, mais c'est un bon point de référence.
- Antoine
Et l'engagement, autant tu vas moi ? avec mon expérience de mener des campagnes, par exemple sur Meta ou sur Instagram, ce qu'on appelle les KPIs, donc d'engagement à l'externe, pour moi, sont très connus. C'est le nombre de likes, etc. Par contre, j'ai très peu fait dans ma vie de communication interne. Ça va être, je ne sais pas, ça prend quelle forme vos KPIs sur l'engagement interne ? C'est parce qu'il n'y a pas de likes ? Si,
- Olga
on a un internet avec des likes, des visites avec... Tout un système d'analytique aussi. Je peux voir quel produit ou quel article, quel sujet a fonctionné le mieux, pourquoi. Normalement, ce sont des sujets qui partent sur un événement, un workshop, quelque chose qui engage justement les personnes.
- Patrice
Les gens à s'inscrire. Exactement, à s'inscrire.
- Olga
Ou aussi s'il y a des bons résultats par rapport à une campagne, justement. Donc, je ne sais pas, la France a lancé une campagne qui a fonctionné très bien. Comment ? Pourquoi ? Je te demande toujours comment et pourquoi, parce que j'aimerais bien pouvoir, si jamais, le succès peut être répliqué chez nous au Luxembourg, ou par exemple en Espagne, ou dans d'autres pays. Parce que je pense que les succès, il faut les partager. On est la même maison mère ici avec l'Endevik. Donc, si quelque chose a bien fonctionné en Espagne, ça ne veut pas dire que ça va fonctionner au Luxembourg. Oui, tu ne vas pas faire un copier-coller, mais tu as des briques. Exactement. Il ne faut jamais faire du copier-coller. Copier-coller, je ne suis pas trop fin de ça. Non, non, là, il faut faire copier-coller, analyser, réécrire, contextualiser et digérer.
- Patrice
Tous les collaborateurs à travers l'Europe ont accès à toutes les mêmes communications. Oui. Tu cibles des communications différentes pour chaque pays. Mais par contre, quelqu'un qui travaille en Espagne peut accéder à la communication qui se passe en France et réagir aussi.
- Olga
Oui, toujours. Comme ça, on peut aussi s'appuyer, on peut s'aider, on peut donner des conseils. Une fois par an, je pense que c'est aussi important de se retrouver tous pour pouvoir échanger. Qu'est-ce qui a fonctionné ? Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Analyser les résultats, voir où est-ce qu'on va, quels sont les objectifs. Donc, je pense que tout ça, c'est la base d'une bonne communication, d'une bonne histoire à expliquer ensuite au client. Si, entre nous, on arrive à bien communiquer, à se mettre d'accord et à identifier les points le plus puissants et ceux qui sont un peu moins puissants et comprendre, surtout comprendre.
- Naïm
Quels outils on utilise pour de la communication interne ? Est-ce qu'on a des outils dédiés custom ou est-ce qu'il y a des outils, des SaaS qui existent potentiellement déjà qu'on peut utiliser ?
- Olga
Alors moi, je travaille avec beaucoup d'outils, que ce soit avec des liens. On a par exemple à l'interne, on travaille avec Copilot parce que c'est vraiment personnalisé pour nous. Mais moi, je travaille avec d'autres outils pour analyser, rechercher, perplexity, chat GPT, beaucoup d'IA. Ça m'a fait gagner, comme tu as dit, avant beaucoup de temps. Exactement. Mais la digestion et tout ce qui vient après, c'est moi qui le fais. Ensuite, comme je travaille beaucoup avec la création du contenu, j'ai beaucoup... des dictionnaires, des glossaires, surtout je regarde aussi ce que la concurrence fait, ça m'intéresse aussi, ce que dans d'autres pays on fait, et par rapport à ça, je fais mes analyses, je fais mes propositions, et ensuite les analyses pour voir si ça a marché, si une campagne a marché, si le produit s'est bien vendu, et si jamais ça peut être répliqué aussi, donc voir comment le faire. Ça ne fonctionne pas toujours de la même façon, en Espagne on utilise des réseaux sociaux beaucoup, d'une façon ou d'une autre. différentes qu'au Luxembourg. En Espagne, on utilise par exemple beaucoup X, l'ancien Twitter. Ici, franchement, ça n'existait pas vraiment. À part le même... Voilà, à part la grande douchesse ou quelqu'un... Oui,
- Antoine
il reste des journalistes et des politiciens. Exactement.
- Olga
En Espagne, non. En Espagne, c'est un outil très, très utilisé, très, très puissant. Donc voilà, ici, c'est beaucoup TikTok, Instagram, encore l'ancien Facebook qui fonctionne très bien. Voilà, Anne Espagne, Facebook
- Patrice
Non ? Pardon, t'as une blague non Naïm ? Non mais je te vois se rire Moi je te vois se rire en me regardant Je sais qu'il y a un power user de Facebook Je ne donnerai pas son nom, il s'appelle Patrice
- Olga
Ça fonctionne très bien
- Patrice
Oui, ça fonctionne très bien Ça parce que j'ai un nouveau compte Insta C'est le mot qu'il y a de moi J'ai changé mon compte Ok, super Merci. Tu fais des newsletters aussi, peut-être ? Oui,
- Olga
je les fais. Et justement, dans mes objectifs, ça fait trois mois que je viens commencer chez Landewyck. Un de mes objectifs, c'est une newsletter.
- Patrice
Oui, travailler de l'époque. Oui, voilà. Donc,
- Olga
basée sur trois piliers de Landewyck. Et ce que j'aimerais bien mettre avant, c'est justement à travers les storytelling, l'histoire, les success stories, donc les histoires des succès de plusieurs acteurs au sein de Landewyck. Mais pas uniquement le management, parce qu'on le voit assez souvent. partout, mais des personnes avec lesquelles on ne part pas tous les jours. Donc avec la personne, je ne sais pas qui, en train de faire les filtres à Frida, à notre usine, ou avec quelqu'un qui a fait des exports, qui a travaillé dans les exports, ou quelqu'un qui est allé sur les marchés directement et il connaît les vendeurs, les revendeurs, et il sait quel est le besoin vraiment du client directement, en première personne. Donc je veux parler avec eux parce que je pense qu'il y a une belle histoire à raconter. C'est aussi la valeur, mettre en valeur le travail et la valeur que cette personne apporte à la société. Et je pense qu'on n'en parle jamais assez.
- Antoine
C'est souvent mis en retrait ou en fait, parfois, des fois, en tant que communicant, des fois, tu as peur de parler de ces gens-là parce que tu te dis ça ne va pas être glamour, ça ne va pas être sexy. Et en fait, en général, on a toujours plutôt tort quand on fait ça. Et je trouve que ça, on en parlait un petit peu hors antenne. Mais tu vois de plus en plus aujourd'hui de la communication sur TikTok, sur Instagram, où tu vois des petites histoires comme ça qui ont l'air anodines. Et en fait, c'est ça qui a le plus d'engagement aujourd'hui. Et ça, c'est vachement intéressant. Je trouve que c'est un bon changement qui s'est opéré dans la com par rapport à il y a quelques années où tout ce qui sortait devait être ultra lisse, ultra travaillé, ultra léché et au final ultra faux.
- Olga
Oui,
- Antoine
c'est ça. Et aujourd'hui, on a le retour de l'authenticité, de pouvoir prendre une vidéo avec quelqu'un, une selfie, etc. Et que ça, au final, provoque beaucoup plus d'engagement, beaucoup plus de mémoire de marque que des trucs que tu as shootés pour 10 000 balles en une demi-journée de studio.
- Olga
Oui, je suis d'accord. Et après, si tu donnes le micro à cette personne, au départ, tu as toujours un peu de franc. Par contre, après 2, 3, 5 minutes, tu vois que cette personne commence à se sentir à l'aise. Et c'est ça le moment que ça te fait vraiment plaisir, parce que tu vois que l'objectif de lui donner un peu de lumière et de dire, voilà, qu'est-ce que tu as fait, comment tu as fait, et qu'est-ce que tu peux partager en tant que bon pratique, à la fin, ça donne ses fruits.
- Antoine
Oui, on avait touché. L'année dernière, je crois, quelques mois à propos de l'EGC, tu as dit « Employee Generated Content » . Donc vraiment, tu vois, aller filer le micro, aller filer la caméra aux employés avec leur accord, avec rémunération même aussi, parce que c'est du boulot. C'est ça. Et là, tu te rends compte qu'en fait, les gens, ils sont parfois… C'est des communicants nés, mais en fait, naturels, tu vois. Ils n'ont pas tous… Opté des talons cachés. Ils n'ont pas tous ce formatage. Et en fait, ils font des trucs qui parlent beaucoup plus. Donc, ouais.
- Patrice
Naïm, c'est un excellent communiqué.
- Antoine
Avis aux C-Levels, C-Suite, n'hésitez pas à trouver. Il y a forcément des pépites dans toutes vos boîtes. Pour toutes les équipes marketing, il faut juste les trouver.
- Naïm
Moi, j'ai peut-être une sous-question aussi qui peut être très intéressante.
- Antoine
Pas de sous-question.
- Olga
Question B. C'est quoi une sous-question ?
- Naïm
Tu viens de dire que ton projet, c'était de lancer une newsletter. Comment est-ce qu'on prépare le lancement d'une newsletter ?
- Olga
Ok, c'est une bonne question. Ça a beaucoup d'étapes, mais surtout il faut savoir quel est l'objectif de la newsletter. Est-ce que tu veux vendre ? Est-ce que tu veux fidéliser ? Est-ce que tu veux communiquer juste pour dire à tes clients « On est là, on n'est pas disparu, même si on vend des tomates ou des fruits ou des appareils photo ou des ordinateurs. Donc on est là, il faut savoir vraiment quel est l'objectif derrière et surtout essayer d'offrir quelque chose de différent, quelque chose de nouveau parce que c'est très facile de copier ce que la concurrence le fait. » très difficile d'être créatif et d'offrir quelque chose de différent, de nouveau. Donc, ce que je cherche toujours, c'est d'offrir justement la différence, de dire « Ah, ça, je ne l'ai pas vu. Combien de newsletters tu reçois par jour dans ta boîte ? » Voilà, moi aussi. Et tu les scrolles, tu regardes ton diagonal. Ou tu ne les ouvres même plus. Voilà, ou tu effaces. Je ne sais pas. Moi, je reçois tous les jours une newsletter à la même heure et franchement, quand ça arrive, je me suis dit « Oh, à nouveau, c'est déjà 7h du matin. » Il faut trouver la façon d'interagir et de vendre quelque chose. Soit une histoire, soit un message, soit une émotion ou soit un produit directement.
- Patrice
Justement, j'aimerais bien qu'on enchaîne sur la partie de produit et type de produit. Tu parlais de trouver des angles créatifs pour parler du produit. Comment on fait concrètement quand on est face à un produit qui n'est pas du tout sexy ? Donc, par exemple, le tabac, ça peut être quelque chose de sensible pour un certain type d'audience, comme les déchets, l'assurance, la banque, la sécurité, le sport. N'importe quelle audience, n'importe quelle personne peut trouver un produit pas du tout alléchant. Comment tu t'adaptes avec ça ? Est-ce que tu passes par l'humour ? Est-ce que tu passes par le contre-pied ? Est-ce que tu essayes de forcer le message du greenwashing ? Comment on essaye de... de mélanger un peu tout ça ?
- Olga
Alors, je pense que si on force quelque chose, le résultat ne sera jamais ce qu'on attend. Je veux dire, si je suis forcée à faire du régime, au bout d'un moment, je vais dire non, merci. Donc, je pense que forcer, ce n'est pas la solution. Je pense que ce qu'on devrait faire, c'est d'essayer de revoir, retourner le produit et voir qu'est-ce qu'on peut faire, comment on peut le rendre intéressant, qu'est-ce qu'on n'a pas dit, comment est-ce qu'on peut le rendre attractif. pour que... Moi, j'ai pu acheter ça. Il y a des produits que je ne vais pas acheter parce que je n'en ai pas besoin. Je ne sais pas, je ne vais pas acheter des produits pour la barbe. Je n'en ai pas besoin. Mais comment je peux rendre ça attractif pour que quelqu'un qui en a besoin puisse dire, OK, je vais laisser le produit de toute ma vie pour acheter celui-là. Est-ce que c'est plus écolo ? L'écologie, maintenant, ça vend beaucoup. Est-ce que c'est quelque chose qui est moins, je ne sais pas, moins cher ? Parce que le prix… on ne va pas le cacher. C'est important. Est-ce qu'on va chercher des ambassadeurs qui vont parler de mon produit d'une façon, comme tu as dit, normale, avec son téléphone, sans se préparer, que ça soit spontané, pour expliquer comment ça a aidé et qu'est-ce qu'ils ont fait avec ces produits. Si ça a été un produit qu'ils ont découvert ou ça fait longtemps qu'ils l'utilisent, et pourquoi. Ça vend aussi, surtout. Moi, par exemple, quand je voyage et je dois regarder un hôtel et chercher, j'essaye toujours de voir quelles sont les opinions. Parce que les photos, elles sont toujours très belles.
- Antoine
Elles ont aussi parfois 15 ans.
- Olga
Oui, ou plus de 15 ans. Mais j'échange justement le feedback. C'est ce qui m'intéresse, c'est l'opinion. Donc, je pense qu'avec tous ces éléments, j'arrive à avoir une opinion.
- Patrice
Je pense que quand on lit des avis d'un restaurant ou d'un hôtel, on ne lit que les mauvais avis et pas les meilleurs. Mais justement, c'est intéressant. Oui, on commence par les mauvais pour voir si c'est aussi intéressant pour le consommateur que pour les productifs.
- Antoine
Et voir la réaction de la marque aussi face aux mauvais avis.
- Olga
Et ce qui est négatif pour quelqu'un, on peut être...
- Antoine
Oui, aussi.
- Olga
Tu peux faire un mot par toi ou par moi.
- Antoine
Tu vois, là, Patou, c'est un truc que j'ai testé. Je pourrais le donner en commentaire pour ceux qui veulent de l'épisode. Mais récemment, j'ai fait le test parce que j'étais un peu syndrome de la page blanche par rapport à un client qui a un produit qui n'est pas dingue, qui ne fait pas rêver. Et je regardais un peu des exemples et des idées de promptes pour ChatGPT, pour ces cas-là. Et je suis tombé sur un prompt qui est assez drôle, qui génère des idées de campagne que tu ne feras jamais. En fait, l'idée, c'est que le truc va volontairement te sortir une trentaine de campagnes complètement loufoques qui sont vouées complètement à l'échec. Mais en fait, dedans, il y a plein de trucs assez drôles. Et si tu veux, ce truc se permet d'abattre un peu les barrières.
- Patrice
C'est ce que je disais, en fait. Est-ce qu'à un moment donné, le fait de prendre à contre-pied tous les codes d'une audience, les codes d'un produit...
- Antoine
en fait le puzzle il est presque trop parfait des fois tu peux faire de l'accompte papier c'est ce qui s'est passé parce qu'en lisant ces trucs je me suis dit il est vraiment parti loin tu vois et en fait bon bah ça m'a fait marrer et au bout de 15 minutes Je suis quand même tombé sur un truc là-dedans. Je me suis dit, ouais, en fait, ça, c'est inutilisable en l'état, mais ça vient de me donner une idée.
- Patrice
C'est osé, mais par contre, c'est inspirant.
- Antoine
Et ça, c'était assez fun. Donc, effectivement, le contre-pied, n'hésitez pas parfois à... L'IA, en fait, je pense qu'aujourd'hui, elle n'est pas capable de te donner la bonne idée. Par contre, elle est capable de te mettre sur des pistes.
- Olga
Oui, tout à fait. Que toi,
- Antoine
tu vas pouvoir traiter après. Donc, ouais, je mettrai le prompt en commentaire. Il est assez drôle en plus. vous pourrez le tester directement.
- Patrice
Toi, pour trouver un angle créatif comme ça, au quotidien, tu as des rituels, tu as des outils, des méthodes de brainstorm ? J'aime bien rechercher. Tu es beaucoup dans la recherche ? Oui,
- Olga
j'aime beaucoup parce que je pense que c'est important de voir, surtout, j'aime bien la concurrence parce que je trouve qu'ils ont toujours des bonnes idées. J'adore la bataille entre McDo et Burger King. Ça, c'est l'exemple. En termes de community management, Burger King, c'est pas déprimable. Magnifique. Et je pense que ça me donne des idées, mais aussi en partant d'une base, je travaillais plusieurs fois dans des sociétés où le budget marketing, comme il était assez limité. Donc, avec ce que j'avais, il fallait faire des choses. Donc, c'est un peu quand tu rentres à la maison le soir après une journée de boulot et tu dis OK, j'ouvre le frigo, je vois ce qu'il y a. Oups, il n'y a pas beaucoup. Qu'est ce que je fais avec ? Je m'adapte. Donc, voilà, c'est là quand tu deviens créatif. Et je pense que quand on n'a pas beaucoup d'éléments à utiliser, c'est là qu'on commence vraiment à dire, OK, qu'est-ce que je pourrais faire ? Et moi, j'ai beaucoup ça. J'aime bien justement...
- Patrice
Tu te prennes un peu... Enfin, tu te prennes. Tu t'imposes quelque part des limites, justement, pour que tu sois beaucoup plus créatif. Exactement. Donc, ça veut dire que l'IA, quelque part, ça va te desservir à un moment donné parce que c'est trop facile. Voilà. Quelque chose... Oui, tout ça, c'est un truc...
- Olga
...utilisé, bien sûr, parce que ça me fait plus de temps. Oui, bien sûr. Et c'est un utile. C'est vraiment cool. Mais la touche humaine doit toujours rester chez nous et on ne doit pas donner cet avantage à la machine. Parce que je pense que ça fait toute la différence. Ça se voit dans les contenus, ça se voit dans les produits, ça se voit dans tout. Donc, je pense qu'il ne faut jamais laisser tout à l'IA. Il faut faire des recherches, il faut regarder ce que les autres font et voir les éléments avec lesquels on joue. Qu'est-ce qu'on a ? Si on peut demander de plus, plus de budget. Voilà, on le demande. Des fois, on a de la chance, des fois, on n'a pas de chance. Mais voilà, ça me permet de pouvoir avoir une vision créative. Et surtout, moi, je suis un peu de la vieille école. Moi, je suis quelqu'un qui écrit beaucoup. Donc, je mets notes, des idées. Des fois, tu vois, t'es dans le bus ou t'achètes quelque chose et là, hop, la lumière d'Einstein qui s'allume et tu dis, waouh, ça, c'est génial. Donc, tu prends le téléphone, tu notes toujours. Donc, j'ai mon téléphone avec plein de notes.
- Patrice
Calme-toi. Vieille école, tu vois. WhatsApp. Tu t'envoies un autre WhatsApp à ton mail. Oui, je m'envoie des mails. Voilà.
- Olga
Tu fais ça aussi.
- Patrice
Je le sens moins seul. Oui, des fois, j'ai l'application Note, bien sûr, mais des fois, je me dis ça va plus vite de m'envoyer un mail avec le mot-clé.
- Olga
Si ça n'arrive pas, au moins, c'est dans les...
- Patrice
Voilà, c'est ça. Exactement. Et quelle place tu laisses ou d'après toi, il faut laisser à tout ce qui est plutôt imparfait ? par rapport au vrai de ce que tu racontes dans une histoire. Est ce que tu penses qu'on doit sublimer une histoire ? Non. Ou est ce que une newsletter qui est peut être un peu maladroite dans la manière de parler, une photo mal cadrée ou peut être mal soignée ? Est ce que tu penses qu'il y a ce côté imparfait sert pour ton audience ou est ce que... Je pense que oui.
- Olga
Parce que sinon, c'est trop préparé.
- Patrice
Ouais,
- Olga
c'est trop. Tu vois, c'est un peu comme quand... Tu vas, je ne sais pas, chez quelqu'un et c'est dans un grand hôtel. Il y a un hôtel 5 étoiles et tu as le monsieur qui vient te bouger la chaise. C'est un peu impersonnel. C'est un peu...
- Antoine
Je ne ressens pas de connexion. Voilà,
- Olga
c'est pas personnel. Voilà ce que tu disais. Là, j'ai besoin vraiment de descendre un peu et dire non. OK, il y a eu des erreurs. On va apprendre. On va essayer de ne pas les répéter. Mais voilà, si on n'a pas des erreurs, on ne va jamais apprendre. On est tous tombés par terre pour après ensuite dire OK, qu'est-ce que je fais pour tomber ? Il y avait une pierre. Qu'est-ce qu'il y avait ? Pourquoi ? Donc, je pense que le parfait n'est jamais parfait.
- Patrice
Non, non, non. Il n'y a qu'à voir l'équipe de Café. Il y a forcément une imperfection. Je te laisse vivre mon regard. J'aimerais qu'on revienne un peu sur la discussion de l'émotion. Tout à l'heure, on parlait de trouver un alignement émotionnel avec une marque. Justement, comment une marque ? elle peut incarner une émotion bien spécifique. Tu vois ce que je veux dire ? Comment, par exemple, une marque de tabac, on peut la marier avec une émotion particulière ? Tu te dis, c'est sur ce degré d'émotion-là que je veux aller pour que mon... l'audience puisse être sensible et répondre présent quand on est là.
- Olga
Ça dépend du produit, parce que tous les produits sont destinés au même public. Donc ça dépend du produit. On a des produits par exemple, une marque très très connue de Landevix, Mademoiselle. C'est très clair avec le nom, il ne faut pas trop expliquer à qui cette marque est destinée. Voilà, c'est déjà. Exactement.
- Antoine
Je ne me rends pas compte. Exactement. Exactement,
- Olga
donc tu t'es positionné déjà là comment trouver ça ? c'est difficile à dire il faut vraiment trouver quelque chose qui puisse te donner des idées des pistes mais par exemple, mademoiselle, c'est marqué et destiné aux femmes, pourquoi ? parce que c'est délicat, c'est long, c'est élégant donc là on veut transmettre le sentiment d'élégance chaque femme va être élégante chaque femme va être bien vue c'est dans la société, c'est comme ça On a d'autres produits qui sont un peu plus rock'n'roll, que ce soit Elixir, Austin, je pose des exemples. Et là, c'est destiné aussi aux femmes, aux hommes, à tout le monde, mais avec un esprit peut-être un peu plus guerrier, plus jeune, plus dynamique dans ces sens-là, avec un sentiment plus spirituel, jeune.
- Antoine
plus fan. Et ça tu le véhicules donc d'une part par le nom, je suppose ici par tout ce qui est couleur. Cote couleur c'est très intéressant,
- Olga
oui les visuels, les images, les vidéos, ce qui vient derrière, le message. Le chant lexico. Absolument.
- Antoine
En fait ça prend aujourd'hui si admettons moi demain tu vois je veux lancer ma marque d'un produit je sais pas, tiens je veux lancer des stylos tu vois, les stylos c'est pas très fun mais ça me passionne donc en fait ce que ce que je dois être amené à faire plus ou moins c'est construire une sorte de matrice dans laquelle je vais intégrer des éléments. En fait, ça fait un mood board. Oui, oui. C'est ça. Oui, oui.
- Olga
Pourquoi tu as besoin de ton style pour signer ton contrat millionnaire la prochaine fois ? Donc, voilà. Donc, pourquoi tu as besoin ? Pour écrire, pour prendre des notes ? Voilà. Donc, il faut voir le pourquoi derrière, essayer de comprendre et ensuite guider. Donc ici, c'est l'idée de pouvoir guider. Ensuite, avec certains marques, on a la chance d'avoir déjà une puissance. Un nom fort qui tape sur la table, qui dit là, je suis arrivé. Tu sais bien que si je te parle de, je ne sais pas, Amazon, tu sais bien ce que ces produits vont t'offrir. Oui,
- Antoine
puis je sais tout de suite ce que ça m'évoque.
- Olga
Voilà, tu le vois visuellement. Voilà, donc ici, avec le produit de tabac, c'est pareil. Après, avec le tabac, il faut faire attention parce qu'on n'est pas autorisé à faire autant de pubs qu'on aimerait bien. Ce n'est pas comme vendre des téléphones ou d'autres produits. Surtout aussi par rapport à des différents pays. Donc voilà, il y a des restrictions, il y a des réglementations. Donc voilà, on se trouve avec des freins, on se trouve avec un peu plus de liberté par rapport à certains produits. Donc il faut connaître dans ces cas-là tout ce qui est possible de faire et s'adapter à ça.
- Antoine
Tu dois, toi en plus, dans ton cas, tu as effectivement une sorte de veille légale, je suppose. C'est ça. Il faut passer extrêmement gaffe. Et ça change tout. Oui, ça doit être une constante évolution.
- Patrice
Mais comment on fait si demain on fait face à un cas où il y a un mauvais alignement émotionnel qui dessert complètement la marque ? C'est-à-dire que tu as une audience qui est complètement réfractaire à ce que tu proposes parce qu'on ne partage pas les bonnes émotions. Comme tu disais, la couleur, les images, le message ne passent pas. Tu t'es trompé, tu t'es trompé. Tu fais un produit, tu t'es trompé, tu rattrapes le coup. Tu fais Jaguar par exemple Tu vois le Jaguar C'est pas mal passé pour eux Oui mais concrètement Tu arrives dans un impasse et tu te rends compte Que l'audience elle est pas là On a mis en place On a pris le risque de mettre en place un storytelling Bien choisi Non pas bien choisi Bien positionné, bien réfléchi En disant voilà on va partir sur ce chemin là Et boum on arrive dans une impasse Comment on fait marche arrière pas.
- Olga
Alors la mauvaise pub, c'était toujours une pub. Donc là, si tu veux, il y a déjà quelqu'un qui est en train de parler de toi. Même si ce n'est pas avec des superlatifs, mais c'est aussi la façon de pouvoir parler. Il y a plusieurs marques qui se sont... Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne stratégie. Ce n'est pas la bonne stratégie, mais c'est la bonne stratégie. Voilà, donc à partir de là, il faut tout de suite regarder ce qui n'a pas marché et corriger ça d'une façon humaine. Tout le monde peut se tromper. à une opportunité, à une deuxième chance. Donc je pense que ça te donne déjà beaucoup d'éléments à analyser, voir ce qui n'a pas marqué. Il y a beaucoup de marques qui se sont rendues compte. Je me souviens, il y avait en Espagne un cas de chaussures chez Zara. Donc Zara, comme vous le voyez, en Espagne, tout le monde en porte. marque de mode la plus puissante en Espagne. Et donc, il y avait des sandales qui s'appelaient Esclaves. Et alors là, derrière, il y a eu toute une discussion de pourquoi. Mais on a parlé de Zara. Et Zara, elle a vendu ses chaussures. Et ils ont vendu d'autres produits. Ok, il y a eu un communiqué. Ensuite, il y a eu beaucoup de communication, des campagnes derrière.
- Antoine
Dans ces cas-là, parfois, certaines marques,
- Olga
elles ne manquent pas.
- Antoine
Il y a de la manufacture de Bad Buzz. notamment quand tu sais que tu as, ce qui est le cas de très haut, je recommande vraiment pas la plupart des marques de faire ça, parce qu'il faut une marque qui est intouchable, un truc genre Zara. Ils peuvent se le permettre, H&M aussi, on avait eu des histoires comme ça. Si tu cherches assez bien sur Internet, tu vas aussi trouver certaines agences qui se spécialisent dans la création de Bad Buzz, parce qu'eux, ils savent qu'en gros, ils vont forcément avoir un article dans Le Monde, avoir un article dans le London Times, etc. Et qu'ils ne l'auraient pas avec une campagne normale.
- Patrice
C'est ça.
- Antoine
mais le problème c'est bien choisir l'agence quand même parce que ça peut plomber complètement ton business eux ils peuvent pas eux un bad boss tu vois un bad boss pour Samsung un bad boss pour H&M c'est un caillou dans la chaussure ça en mettront par contre il y a des petites entreprises qui ne peuvent surtout pas se jouer à ce genre de choses parce que là t'as pas le socle oui t'as pas la légitimité en fait c'est solide tu mets ton business en risque ouais et puis ils jouent aussi sur l'enchaînement si tu veux il y a toujours Quelqu'un qui va faire un autre bad buzz deux jours après toi. Donc, il va venir te remplacer. Mais ouais, très, très risqué et très, très niche comme stratégiste.
- Olga
Je ne recommande pas.
- Antoine
Ce que tu disais au final, c'est que si tu as sorti quelque chose, que ça s'est mal passé. Concrètement, ça t'a permis de récolter de la data. Absolument. Traite cette data.
- Olga
Absolument.
- Antoine
Back to the drawing board. Exactement.
- Olga
Et revoir à nouveau pourquoi. Pourquoi ça n'a pas marché ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Et comment on peut faire pour que ça marche ? Voir s'il y a des bons exemples. Là aussi, on peut utiliser l'IA justement pour nous aider à rechercher. Et ensuite, donner toujours la touche humaine. Pour moi, c'est essentiel. Sans ça, je ne lance pas une campagne, je n'écris pas en texte ou je ne communique pas. Je ne communique pas juste avec copier-coller, mais il y a de la réflexion derrière. Ça prend plus de temps, oui. Mais le temps que ça me prend, c'est le temps que je gagne avec la recherche de l'IA, par exemple. Donc, il faut toujours trouver le bon équilibre.
- Patrice
Ok, je propose de terminer l'épisode sur une petite touche légère. Oui, une petite discussion. Non, ce n'est pas un jeu. C'est plus un débat. Vous allez me dire. Je ne suis pas d'accord. Si c'est assez ludique ou si en fait c'est chiant. J'ai appelé le jeu IA, IA ou les deux. Donc, en fait, pour chaque action, je vais vous citer des actions, des types de tâches. Donc, on va rentrer dans le concret de ce que quelqu'un dans la communication a l'habitude de faire. Et vous devez me dire si on utilise plutôt de l'IA, c'est-à-dire de l'intelligence artificielle, de l'IA plutôt une imagination artisanale, donc vraiment purement humain. Tu as vu ça, le jeu de mots ?
- Naïm
Tout ça pour juste placer le jeu de mots.
- Patrice
Ou les deux. Donc, savoir jusqu'à quel degré, en fait, en gros, tu peux utiliser l'IA artificielle, l'intelligence artificielle. pour t'aider dans ton quotidien. Alors, écrire une introduction impactante pour un article de blog, pour un intranet, un post LinkedIn ou autre. Donc, IA, IA ou les deux ?
- Antoine
Juste l'intro.
- Patrice
Juste vraiment trouver l'angle parfait pour avoir le hook qui fait que ton audience, elle va tout de suite cliquer sur ton...
- Antoine
Ça dépend du genre, les deux. Si c'est dans un bon jour et que j'ai l'inspiration imagination, si j'ai le syndrome de la page blanche le jour-là, intelligence artificielle pour m'aider à trouver 25 hooks dans lesquels je vais peut-être...
- Patrice
C'est pas devenu instantané de dire, bon, je fais confiance à ma créa personnelle, mais à côté j'ai ChatGPT, Genia qui me...
- Antoine
Je préfère trouver mon propre angle. Oui, moi aussi.
- Olga
C'est vrai ? Oui.
- Antoine
Soyez honnête. Parce que je pense que tu es un peu comme moi. Moi, j'ai aussi commencé le SEO il y a très longtemps. J'ai fait beaucoup de rédaction de contenu. Et je t'avoue que j'ai cette petite partie de moi qui a un peu peur. Je me souviens à l'époque, j'étais très fier de moi quand en tant que stagiaire, j'arrivais à écrire 4 ou 5 articles optimisés SEO dans la journée.
- Olga
C'est génial.
- Antoine
Oui, mais du coup, aujourd'hui, je peux en écrire 500 si j'ai envie. Mais je n'ai pas envie le jour où les serveurs d'OpenAI tombent en rade. de ne pas pouvoir écrire un article, parce que ça fait tellement longtemps que je ne l'ai plus fait. Donc je préfère garder, tu vois, quand j'ai le temps, quand je peux, et je préfère garder un peu, tu vois, l'habitude. Je pense qu'on l'a déjà répété aussi plein de fois, c'est la même chose pour toi Naïm. avec le dev, si tu ne sais pas coder, Claude, il ne va pas non plus te faire tout seul. Il faut garder quand même une certaine base de compétences pour tenir l'outil qu'il y a. Donc moi, je garde quand même un peu de travail à la main. Il y a une importance de squelette,
- Naïm
de fil rouge, une importance de connaissance de base. Quelqu'un qui aujourd'hui a juste chat GPT et n'a entendu le SEO que dans un article hier soir, ne sera pas le pro du SEO et ne pourra pas écrire des... des articles de blog très optimistes.
- Olga
Je suis d'accord. Et surtout, il faut toujours expliquer quelque chose où on s'y connaît. Moi, je ne vais pas vendre des chèvres, des burgers ou des produits avec lesquels je ne connais pas.
- Patrice
Après, tout à l'heure, on a parlé de contenu imparfait. Ça peut rentrer dans ce cadre-là de se dire qu'il y a une forme de maladresse sur la manière dont je bosse. Ça peut être une excuse. identifier les émotions à activer dans une stratégie de contenu ?
- Naïm
Pour moi, je te répondrais exactement la même chose. Il y a une importance de squelettes et de fils rouges que tu dois avoir déjà de base avant de faire ton premier prompt. Et une fois que tu as ce fil rouge, tu peux le donner à ton intelligence artificielle et qu'elle va pouvoir peut-être construire quelque chose au-dessus.
- Antoine
Je le prendrais dans l'autre sens,
- Patrice
moi.
- Antoine
Je prendrais toute ma data et je la mettrais direct dans un prompt. Dans une moulinette. Ou tu sais, des outils comme Dogwalker, par exemple, qui sont des outils de social listening, tu vois, qui techniquement, aujourd'hui, ont des surcouches d'IA que tu ne vois pas tourner. Mais en gros, il va analyser les sentiments quand quelqu'un te poste à propos de toi ou même, tu vois, le site de ta marque sans forcément te taguer. Il va pouvoir récupérer ça. Donc là, j'aurais tendance à me dire que l'IA, tu vois, il y a de la data. J'ai un pool de data gigantesque à aller chercher. Et d'abord, traite-la pour moi. Et comme ça, je pars avec. toutes les infos. Et là, j'y mets ma patte, tu vois. Moi,
- Olga
j'aime bien cette approche, mais ensuite, je lui demande aussi, je challenge l'IA. Je lui demande aussi, écoute, moi, ça m'évoque ça, ça et ça, qu'est-ce que t'en penses ? Dis-moi pourquoi, analyse-moi pourquoi, et justifie ta réponse. Je lui demande toujours de justifier sa réponse parce que je veux voir bien quelle est l'idée derrière, quel est l'algorithme derrière pour me donner ces résultats en concret.
- Patrice
Trouver le bon moment pour prendre la parole. sur LinkedIn, enfin sur les réseaux sociaux globalement.
- Olga
Oui, ça c'est un truc que j'ai écrit hier justement. Oui,
- Patrice
je me suis inspiré de ton post.
- Olga
Alors pour moi la question c'est plus quantité ou qualité.
- Patrice
Oui, c'est ça.
- Olga
Est-ce qu'on partage parce que ça fait une semaine que je n'ai pas écrit quatre mots sur LinkedIn ou est-ce que je partage parce que j'ai quelque chose à dire, non ? Je pense que c'est plus important de partager quelque chose parce que j'ai quelque chose à dire. mais... pas uniquement pour garder un volume ou X publications pendant les semaines.
- Patrice
Qu'est-ce que tu penses des gens qui se forcent, enfin qui se forcent, oui, qui s'imposent justement à un rythme, se dire il faut à tout prix que je poste une fois par semaine sur LinkedIn. C'est artificiel,
- Olga
ça se voit de suite.
- Antoine
Ça, c'est plus un problème, je trouve, de format. Si tu veux...
- Patrice
On parle de LinkedIn, mais en fait, quel que soit le réseau social,
- Antoine
mais même de communication, un épisode de podcast,
- Patrice
ça peut être valable aussi.
- Antoine
En termes de communication, tu as effectivement la qualité. Donc quelqu'un va lire tes posts et va associer ça à se dire « Putain, ok, c'est malin, c'est intéressant ce qu'ils viennent de dire. » Et tu as aussi la fréquence, parce que tu ne veux pas que les gens t'oublient. Et tu veux que les gens pensent à toi. Le problème, c'est que les gens ont souvent tendance à garder le même format et à vouloir mélanger dans le même format la fréquence et la qualité. Ils se disent « Putain, je n'ai pas posté depuis trois jours, merde, il faut que je fasse un truc. » Et du coup, ils font du contenu mauvais parce qu'ils se forcent à le sortir. Alors qu'en fait, dans des cas comme ça, il faudrait que tu dédies un certain type de format à la fréquence. Un truc où tu sais que tu peux shooter tous les trois jours et que tu auras toujours quelque chose à dire. C'est très simple, tu vois.
- Patrice
Si tu prépares ton calendrier éditorial, parce que là, tu peux très bien dire à un moment donné, j'ai quelque chose à raconter sur un produit particulier. Je sais que j'ai de la matière pour poster une fois par semaine des choses. Après, ça ne sera pas forcément ultra quali, mais tu sais... Quel thème aborder semaine par semaine ?
- Antoine
Si tu veux rester dans le mental des gens, en fait, prépare au début de l'année, si ça t'amuse, prépare un tips par semaine. Et le truc, il fait quatre lignes. Tu peux le shooter, ça va emmerder personne. Et tu l'envoies toutes les semaines. Par contre, tes pieces of content, on va dire, là, bosse-les pendant un mois s'il faut, pour que ce soit du contenu béton, solide, et que tu l'envoies. Et que les gens se disent, ok, ce truc, je le bookmark, elle ou cette marque ou lui, je le follow parce que c'était du lourd ce qu'il a fait. Mais tu vois, il ne faut pas essayer de faire du middle game.
- Patrice
Non mais donc là, pour répondre au mini-jeu, c'est en fait, c'est purement ton imagination artisanale. C'est-à-dire que tu n'as pas besoin d'une IA. pour te dire, tiens, je vais analyser la performance par rapport au fait que je dois publier. C'est plus sur ton instinct. Oui,
- Antoine
parce que tu connais, à moins de lui fournir vraiment toutes les informations et tout le contexte sur ta verticale, sur ton audience, sur ton produit, sur ta façon de communiquer, elle, ce qu'elle va te donner, c'est un ensemble de données, tu vois, un agrégat qui prend en compte un peu toutes les verticales, tous les secteurs, tous les domaines qui, au final, ne correspondent pas. que toi tu véhicules il y a peut-être quelque part une petite vérité de ce que toi tu fais mais là c'est de la data trop globalisée donc oui il va te dire poste toutes les semaines le mardi entre 10h et 13h peut-être
- Olga
qu'au final la data qu'il utilise ne correspond pas à ce que toi tu fais vraiment et je pense que le contenu il faut le faire respirer aussi donc si tu prépares un truc solide bien structuré avec du temps Non. Il faut le laisser un peu respirer de côté, retourner, reprendre ces mêmes contenus après un certain temps, avant de publier ça, et dire « Ok, comment je le vois maintenant ? Est-ce que j'ai le même esprit ? Est-ce que le message est le même ? Est-ce qu'il y a des améliorations que je peux apporter ? Ou est-ce que c'est tellement bien fait que je peux poster ça demain ? »
- Patrice
Aujourd'hui, la durée de vie d'un post moyen sur LinkedIn, Facebook, Insta, une vidéo TikTok, est quand même de plus en plus courte. Oui, oui. on pense que c'est plus en plus est-ce que ça nécessite de se dire je vais passer beaucoup de temps à faire quelque chose de très qualitatif et ça va être diffusé une fois par semaine parce que c'est vraiment bien travaillé alors qu'au final au bout de 12h tout le monde a oublié ce que tu as posté même
- Antoine
chose, question de format si tu veux que ça reste, fais une vidéo de 30 minutes sur Youtube elle continuera de tourner elle continuera d'être trouvée par les gens qui recherchent si tu fais un short, oui dans 3 semaines il est oublié Merci.
- Olga
Mais parfois, tu vois, tu as une idée magnifique, tu travailles énormément derrière et après, la réponse du public n'est pas celle que tu attends. Par contre, tu postes une petite chose qui n'a pas beaucoup d'intérêt pour toi, peut-être. Tu penses, le public ne va pas s'intéresser et là, hop, tu as des messages, tu as vraiment de l'engagement. Et là, tu dis, OK, alors là, je n'avais pas bien... Tu n'avais pas assez de risque que les gens attendent, en fait. Exactement.
- Patrice
Là, justement, tu parlais de réaction du public. T'as dû lire ma fiche, non ?
- Olga
Je vois pas. C'était vraiment...
- Patrice
Ah, j'ai écrit trop petit. Analyser les commentaires d'un post, pareil, de n'importe quel réseau social, pour en dégager des insights.
- Antoine
Ça dépend du nombre de commentaires.
- Olga
Oui,
- Patrice
ok. Alors oui, ok. Si on a un dislike sur notre vidéo, ok. Non, mais globalement, admettons que tu aies un minimum d'une audience suffisamment grande et construite et engagée, Tu te bases sur quoi ? Est-ce que tu te bases sur ton instinct en disant « Tiens, je lis » ?
- Antoine
Je trouve qu'elle est relativement forte quand elle part d'un corpus de textes pour en dégager des émotions, ranger très rapidement. Honnêtement, pour tous les tests que j'ai faits, j'ai rarement vu se planter. J'ai eu l'occasion aussi de bosser pour un client qui a plein de restaurants et qui a un outil, je ne l'ai plus en tête là, mais un outil qui gère toutes les fiches My Business. et qui prépare automatiquement des réponses en analysant les reviews moi je devais le faire ça allait être ma question,
- Patrice
t'as eu l'occasion de le faire ?
- Olga
je le faisais manuellement et j'ai passé un derrière l'autre ça me prenait un temps de fou,
- Antoine
il n'y avait pas encore Chatupiti à l'époque et donc c'est quelque chose que tu seras que tu auras envie de tester j'ai trouvé que les réponses pendant le temps que j'ai bossé avec cet outil non seulement le truc se plantait quasiment jamais. Donc, il n'allait pas s'excuser face à un mec qui avait donné 5 étoiles et il n'allait pas féliciter un mec qui avait mis une étoile. Et surtout, tu sais, tu as dû le vivre aussi. On avait des réponses préfaites, grosso modo. Un ou deux étoiles, on copie-colle ça. Un, deux, trois étoiles, on met ça.
- Olga
Et tu changes juste le nom. Partant, Beaujolais, Paris.
- Antoine
Voilà, c'est ça. Et en fait, ces outils-là, avec la couche d'IA, ils arrivent vraiment à faire une réponse qui est personnalisée, que tu valides avant qu'elle parte sur l'affiche.
- Olga
Oui.
- Antoine
Et là, franchement, je trouve que le truc était vraiment très bien foutu et qu'il l'analysait très bien et qu'il captait bien les émotions qui y provenaient. Après, je n'ai jamais vu face à une review avec du sarcasme. Je ne sais pas trop comment il se débrouillerait face à ça, mais de ce que j'en ai vu, c'était assez performant.
- Naïm
Mais c'est vrai que je le remarque aussi en développement. L'IA est extrêmement pertinente quand il s'agit d'analyser ou de donner un retour sur quelque chose, quelque chose de très factuel. Mais par contre, dans la création, c'est là que ça pêche un peu. Mais en termes d'analyse de contenu, d'analyse de code, c'est extrêmement pertinent. Quel outil ? Moi, je préfère beaucoup Cloud. C'est un peu lié à des développeurs. Peut-être pour quelque chose de plus verbeux ou de plus journalistique, entre guillemets, ChatGPT sera certainement... plus adapté.
- Olga
Pas uniquement, tu vas jouer, tu vas jongler toujours entre 2-3 outils différents.
- Naïm
Lesquels, du coup, tu conseillerais ?
- Olga
Moi, j'utilise la version pro de ChatGPT, on va ne pas se cacher, parce que je trouve qu'elle est très bien, Copilot, Perplexity, Cloud également, donc... Ça dépend. Ça dépend de ce que je cherche. Ça dépend avec quoi je travaille.
- Naïm
C'était quoi les avis principaux ?
- Patrice
Tu sens un déséquilibre entre les outils. Il y a des outils qui sont plus performants quand tu demandes tel type de...
- Olga
Oui, mais surtout par rapport à la qualité du contenu. Je vois que ChatGPT offre vraiment... Ça s'est très, très amélioré par rapport à ce que c'était. Ça fait un an ou ça fait... Oui, 2023. Oui, voilà. Il y a vraiment... C'est complètement différent. Je vois aussi par rapport à la création de contenu, par rapport graphique. Moi, je ne suis pas graphiste, donc deux fois, j'ai besoin d'un bannère. Et je n'ai pas le graphisme qui est disponible, il faut que je fasse avec. Donc, je donne toutes les instructions et je vois que de plus en plus, ça s'améliore et ça génère beaucoup.
- Antoine
La génération d'images, de vidéos, ça commence déjà effectivement dans le système de dépannage que tu décris. Et encore plus, c'est un peu la même chose que ce que tu disais Naïm pour le code. Là, on a nos graphistes à l'agence, donc chez E-Connect. L'aide et l'appui de l'IA des fois tu sais quand au Luxembourg tu as besoin d'avoir un visuel Oui,
- Olga
luxembourgeois Luxembourg typique,
- Antoine
des fois c'est chiant t'as pas le temps d'aller shooter une rue enneigée à Bertrange avec un sapin tu vois Mais aujourd'hui il est capable de le générer ou au moins de te faire un visuel qui s'en rapproche que le graphiste va pouvoir retravailler En fait pour eux c'est l'éclate parce que déjà ils sont plus bloqués avec les photos de stock banal. Je trouve que ça, c'est vachement intéressant.
- Patrice
Ce n'est pas beaucoup mieux à l'époque. Là, on est inondé d'images IA, mais inondé d'images Shutterstock, ce n'était pas forcément mieux.
- Naïm
Au moins, il n'y a pas le watermark dégueulasse.
- Patrice
Créer un framework éditorial ou une méthode par rapport à une stratégie. Est-ce que tu as peut-être déjà tes outils dans tes bagages depuis quelques années ? C'est comme ça que je travaille, c'est comme ça que ça fonctionne. Donc, j'utilise purement mon cerveau ou est-ce que...
- Olga
Non, non, il faut mixer. Non, tu t'adaptes. Oui, oui, il faut mixer. J'aime bien découvrir ce qu'il y a sur le marché. J'aime bien aussi demander à mes collègues aussi. J'aime bien me retrouver avec d'autres collègues marketeurs qui font du marketing digital également, de la communication et échanger. Parce que tu apprends énormément de choses. C'est une valeur ajoutée aussi. La façon dont tu travailles peut être un peu différente chez quelqu'un. En échangeant, tu partages tes meilleures pratiques. Moi, je pars toujours de mêmes outils, mais qui s'agrandissent, la liste s'agrandit. Parfois, il y en a certains que tu élimines parce qu'ils ont plus la même utilité. Et tu en as d'autres que tu découvres. Mais moi, j'aime bien encore faire les anciennes recherches sur Google quand j'ai besoin de quelque chose.
- Patrice
Sur Yahoo ?
- Olga
Ou Bing ? Ecosia, pour planter des arbres.
- Naïm
Je crois qu'elle est très gentille, mais elle ne va jamais se faire une bing.
- Patrice
On n'est pas obligés de citer trois marques. Est-ce que pour toi, il y a une action où l'IA ne pourra jamais remplacer ton intuition ou ta création ? Est-ce qu'il y a un truc sur lequel tu dis non ? Le lien, c'est... C'est jamais pour faire ça.
- Olga
Pour l'instant, ce n'est pas possible. Je pense que pour mon travail, ça va m'aider. Ça va m'aider surtout à gagner du temps et aussi à analyser pas mal de données. Faire des photos, ton compte Insta,
- Patrice
ton compte Insta de la société. Peut-être, oui,
- Olga
pourquoi pas. Ou donner des idées à quelqu'un pour me créer, je ne sais pas, une vidéo. Voilà, là, oui. Mais je pense que c'est un peu la même idée qu'on avait, tu vois. On était, je veux le dire, en 1999 et on devait passer à l'année 2000. Là, on avait peur que les ordis allaient se bloquer, tout allait arrêter de fonctionner. Et le lendemain, comme par miracle, tout continuait de la même façon. Donc voilà, on a eu des adaptations, on s'est adapté. Je pense que l'IA va nous aider à... Je ne comprends pas vraiment les personnes qui disent « Oui, on a peur de notre travail parce que l'IA va automatiser. » D'un certain point de vue, oui. Mais ça va aussi ouvrir des portes à d'autres nouvelles expériences et opportunités professionnelles. Donc, il faut suivre. C'est l'actualité.
- Antoine
Je pense aussi qu'on reste quand même assez éloigné pour moi. Tu vois, le premier truc auquel je pense quand je vois la question, pas tous, c'est en fait la validation.
- Olga
Oui.
- Antoine
Tu vois, prépare tout ce que tu veux. Mais qui aujourd'hui a entre guillemets le cran dans son entreprise de se dire OK, vas-y. c'est plus moi qui appuie sur le bouton pour publier. Je mets en place les workflows sur N8N, je mets en place les tests unitaires, machin, ondé, mais c'est plus moi qui push. personne, personne, c'est normal c'est tellement risqué et tu vois qu'aujourd'hui les startups justement les plus avancées comme celle de Yann Lecun etc c'est des trucs en fait qui cherchent à créer des algos de prédiction de qu'est-ce qui se passe quand une IA prend une décision tu vois, quelles vont être les conséquences quelles vont être les répercussions et tant qu'on n'a pas ça, tant qu'on n'a pas ces modèles pour au moins évaluer ça c'est toujours toi, c'est toujours un humain qui va appuyer sur le bouton, tu peux pas laisser une IA décider Des fois, elle se plante quand même dans les grandes largeurs, elle fait des trucs moches, elle fait des trucs HS. Donc tu vois, tu es obligé de garder un humain pour la validation.
- Olga
Absolument, pour tout.
- Patrice
Dernière question, est-ce qu'on a besoin d'une IA pour décortiquer le succès insoupçonné et insoupçonnable de... Café Clash ?
- Olga
Ou est-ce qu'on se basse sur nos cerveaux pour dire que...
- Antoine
Les chiffres d'écoute sont tellement élevés que même lui ne pourra pas les traiter.
- Olga
Je ne pense pas que c'est pas un risque.
- Antoine
On peut avoir un feedback honnête de ta part. Moi, j'étais en train de vous suivre. Voilà. C'est un bon moment.
- Patrice
C'est bien. Merci beaucoup pour cet épisode. Merci à vous. Merci Landvik pour l'accueil. N'oubliez pas, Café Clash, page LinkedIn. Abonnez-vous. des commentaires. Si jamais vous n'êtes pas content, on analysera les émotions.
- Antoine
Vous pouvez en parler à E-Connect aussi qui nous sponsorise. Ils peuvent nous couper les fonds si vous en avez marre de nous écouter.
- Patrice
E-Connect qui produit l'émission. Pour tout connaître, nos services en matière de marketing digital, E-Connect.lu E-Connect.lu On ne remerciera jamais assez aussi le sponsor Rhinoshield. Sans qui cet épisode a quand même été réalisé. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ? Parce que ça fait trois mois que tu es chez Lindevique.
- Olga
Voilà, que ça dure.
- Patrice
Que ça dure.
- Olga
Voilà, que ça dure, que ça continue à évoluer. Et voilà, qu'on se retrouve autour d'une table à nouveau à pouvoir échanger. Pourquoi pas ?
- Naïm
Avec plaisir. Merci beaucoup.
- Patrice
Merci à toi. Merci, à bientôt.
- Naïm
Salut,
- Olga
salut. Ciao.