- Speaker #0
Ce qui est bien avec notre podcast, c'est que l'IA cherche de plus en plus à être parfaite, alors que nous,
- Speaker #1
on reste en dépit.
- Speaker #2
Personne ne s'en fait plus, ça n'a été fait par rien.
- Speaker #1
Nous sommes en chair et en os, et pas encore remplacés par une intelligence artificielle.
- Speaker #0
Pas encore.
- Speaker #1
C'est l'équipe de Café Clatch, mes compagnons d'aventure, Antoine et Naïm, qui sont là pour le confirmer. Salut. Antoine et Naïm, bonjour.
- Speaker #3
Salut, Patou.
- Speaker #1
Aujourd'hui, nous sommes dans les locaux de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique. C'est correct ?
- Speaker #3
En effet, oui.
- Speaker #1
Je suis en présence de Marc Nix, qui est General Manager chez SACEM Luxembourg.
- Speaker #4
En effet.
- Speaker #1
C'est juste. Ok, j'ai bien fait mon travail. Bonjour Marc.
- Speaker #4
Salut.
- Speaker #1
Merci de nous accueillir. Merci. C'est votre deuxième épisode où on est à l'extérieur. D'habitude, on enregistre dans nos studios. On a fait un épisode précédent chez Landevik. Et donc aujourd'hui, c'est la SACEM qui nous accueille. Merci beaucoup pour ton accueil. Est-ce que tu peux te présenter rapidement et nous dire en deux mots, rapidement parce que je pense que tout l'épisode, on va défendre un peu ce que fait la SACEM, mais nous dire en deux mots la mission de l'organisation ?
- Speaker #4
Je m'appelle Marc Nix, je suis le gérant de la SACEM maintenant depuis 15 ans. Je travaille dans le secteur plus ou moins 20 ans. La SACEM, c'est une gestion collective. On est une société civile sans but lucre qui collecte les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique et on les redistribue à tous nos membres et les membres du monde entier.
- Speaker #1
Vous l'aurez compris, pour cet épisode on va parler musique, propriété intellectuelle, droit d'auteur, avec l'arrivée en trombe d'oeuvres d'intelligence artificielle. Je crois qu'on est vraiment au bon endroit pour parler des bonnes choses. Avant de rentrer dans le vif du sujet, on commence depuis peu nos épisodes avec des news qui ont marqué le domaine du marketing digital. De l'IA d'ailleurs. De l'IA, voilà. Et là, on souhaite parler d'une nouveauté qui est en lien avec le sujet du jour, qui est l'arrivée de l'Iria 3, l'outil l'Iria 3.
- Speaker #0
Exactement. Il y a quelques... jours, semaines, je ne sais pas quand est-ce que vous écoutez ce podcast, mais Google a sorti... Début février. Google a sorti une nouvelle version de son intelligence artificielle qui est dédiée à la génération de musique. Donc l'idée, c'est quoi ? C'est à partir d'un point de classique, d'une image ou d'une vidéo, l'intelligence artificielle va pouvoir générer une musique en lien. Pour l'instant, c'est limité à 30 secondes, mais ça tend à évoluer vers quelque chose de plus long, voire même pouvoir faire des musiques entières via ce système. Donc c'était un peu la news parfaite dans les mots de l'assassin.
- Speaker #3
Belle introduction.
- Speaker #0
Et avec cette introduction, j'aimerais bien demander, quand on est Marknix, comment on voit ce genre de technologie ?
- Speaker #4
Ce qui est très important pour nous dans ce cas de figure, c'est que c'est très souvent les créateurs qui utilisent la techno, la nouvelle techno qui arrive sur le marché, très souvent ce sont les créateurs, créatrices, qui les intègrent un peu dans leur procédure de création. Ici, on est vraiment dans un cadre nouveau, d'une nouvelle industrie qui se met en place. On a avec Google un acteur qui connaît très bien les débats par rapport à la propriété intellectuelle. Et là, on rentre de nouveau dans cette discussion. Nous, on n'est pas contre qu'eux, ils produisent cet outil, où il y en a tous les autres qui existent déjà sur le marché, mais on ne l'autorise pas pour n'importe quel prix. C'est-à-dire, nous, ce qu'on veut, dans ce cas de figure, c'est qu'on nous contacte pour créer une licence. pour l'utilisation de notre contenu, que Google joue une transparence avec quels outils ou avec quelles œuvres ils ont entraîné leur dataset, et ensuite que nous, on soit capables de créer un nouveau marché pour rémunérer les auteurs-compositeurs qu'on représente. C'est-à-dire, la technologie en soi, on sait qu'elle est là. Et c'est David Bowie qui disait, il y a déjà 20 ans, à un moment donné, les œuvres vont tomber du ciel et nous, ce qu'on va faire, c'est... faire encore des concerts. La AI, ce n'est pas nouveau. Les premières personnes qui ont discuté de l'intelligence artificielle, c'était dans les années 60 et même plus. Dans tout cet esprit-là, c'est depuis OpenAI, Chachipiti et tout ça, où c'est devenu très mainstream. Et avec Suno, un des grands acteurs audio qui ont commencé à faire des outils pour générer de la musique. Nous, en tant que SACEM, on était très tôt Sur la base de dire nous, on joue le opt-out dans la directive européenne pour dire nous on n'est pas d'accord que notre répertoire est utilisé sans rémunération. Nous on l'a vu comme... un moyen propre pour créer un marché. Il y a, ça fait maintenant 4 ans, ou même plus, où on a dit à tous ces opérateurs que nous, on veut être contactés, demander l'autorisation pour injecter notre répertoire dans vos intelligences artificielles. Nous, on essaye d'avoir un marché qui fonctionne. avec des licences, avec des autorisations. Justement,
- Speaker #3
on va en discuter plus en détail après. Comment s'insérer, comment créer ce marché, comment se positionner dedans ? Parce qu'il y a au final plein de possibilités, plein de pièges à éviter aussi. Tu seras sûr de nous le dire.
- Speaker #0
Mais ça soulève aussi déjà plein de questions. Ça veut dire qu'il n'y a pour le moment aucun acteur du marché dans les intelligences artificielles qui collabore avec des institutions comme l'Assasem, par exemple ?
- Speaker #4
Il n'y en a aucune. Il y a deux, trois petits dans les pays nordiques. Mais ça, ce sont des sociétés que toi, tu ne connais pas, qui ne sont pas utilisées. Les grands du marché qui ne viennent pas de l'Europe sont principalement des acteurs qui ignorent le fait qu'il y a un répertoire qui a été utilisé pour l'entraînement de leur output. C'est d'ailleurs la raison pourquoi la Guéma, notre homologue allemand, a initié des procès contre Chad OpenAI par rapport aux lyrics et contre Suno par rapport à la musique.
- Speaker #3
Il y a eu le cas aussi dans d'autres secteurs, pas seulement de la musique, mais je crois qu'il y avait aussi un groupement d'auteurs aux Etats-Unis qui clairement ont la conviction que leurs livres et que leurs œuvres ont été utilisés pour entraîner les IA et qui eux se sont regroupés pour aussi attaquer.
- Speaker #0
Je crois que sans trop se mouiller, on peut dire que c'est le cas.
- Speaker #3
Ouais, écoute, tu verras quand tu feras avocate en Véronique.
- Speaker #1
C'est un ami qui m'a dit, moi je suis bien sûr. Toi Marc, à titre personnel ou professionnel, tu as déjà consommé de la musique ? générés par IA ? Oui. Ou est-ce que tu as testé de créer ? Oui,
- Speaker #4
absolument.
- Speaker #1
Il y a des outils qui te font peur ou d'autres qui t'impressionnent ? Il y a une échelle ?
- Speaker #4
Ce que moi, je constate, c'est que la qualité du output devient vraiment une qualité très… De plus en plus parfaite. Il y a eu récemment cette étude Deezer. où ils ont démontré que 92% des gens ne faisaient pas distinction entre une œuvre créée par l'IA ou entre être créée par l'être humain. Moi, l'expérience que j'ai faite, c'est au début, c'était beaucoup plus pratique. En disant, moi, je veux une œuvre qui sonne comme Bob Mallet, en version techno, genre David Guetta, ça, ils n'autorisent plus. Parce que depuis toutes les procédures et tout ce qui est mis en place, et là, tu n'arrives plus à demander un prompt avec des noms d'artistes. Tu dois déjà décrire des prompts. Au début, dans le style 2,
- Speaker #1
ça fonctionne quand même. Dans le style reggae, ça fonctionne. Un genre de musique.
- Speaker #4
Et tout au début, ça n'existait pas. C'est à dire maintenant, les prompts doivent être un peu plus pointus. Mais comme tout le monde apprend d'utiliser des prompts de plus en plus. Les résultats, les outputs deviennent d'une qualité assez impressionnante.
- Speaker #1
Moi, j'ai testé Suno, justement, pour le mix de deux musiques. Par exemple, je prends une musique de rap genre Vanya Ice, je disais tout à l'heure en off, et j'ai fait un mix. Je suis vieille école, là. Je suis vieux, mais voilà, j'ai encore mon goût.
- Speaker #3
C'est bien, on n'a pas joué. C'est bien, on a connu ça.
- Speaker #1
Il a reconnu parce que j'ai uploadé. Et j'ai fait le test de l'accès avec une musique de Noël. Bon, ben là, voilà, tu vois, je perds toute crédibilité. Mais voilà, juste pour comprendre le résultat. Donc, le mix vraiment de deux styles musicaux complètement improbables, ou en tout cas, difficilement complémentaires. Et le résultat, c'était vraiment incroyable. Ça sortait de... Oui, on avait l'impression que c'était une musique créée par un humain, avec vraiment une créativité. Oui, je sais que tu me regardais comme ça, Antoine. Tu me vu juste du regard. Non, mais moi, j'étais impressionné. Je n'ai pas dit que j'ai apprécié le rendu, mais par contre, impressionné par le résultat, par la qualité. Oui,
- Speaker #3
la qualité.
- Speaker #1
Il y a moins l'effet robotique de la voix. On a vraiment l'impression qu'il y a un humain qui a posé sa voix sur une musique qu'il a composée.
- Speaker #3
La qualité du son, de la mélodie, etc. C'est effectivement très bon. Après, moi, personnellement, je trouve que ça n'a pas d'âme, en fait. Si tu écoutes les... Tu vois les paroles qui sortent de ces sons-là ? Tu as des espèces de rip-off, de Aretha Franklin, de trucs comme ça. Tu écoutes les paroles et au bout du deuxième couplet, tu te dis, c'est du plastique. Tu ne ressens pas d'émotion, etc. Même s'il y a de l'émotion dans l'oeuvre. Moi, voilà, j'essaie à tout prix de...
- Speaker #4
Toi, tu réussirais à identifier une oeuvre... Je sais que j'ai...
- Speaker #3
Je sais que j'y arrive, enfin sans le vouloir, ça m'arrive de m'en rendre compte sur les playlists YouTube, etc. et de dégager tout de suite de cette playlist et de partir dans cette chaîne. En fait,
- Speaker #1
si t'es sûr, tu vois, si t'entends Gims qui chante du jazz, tu dis ok.
- Speaker #3
C'est aussi parce que j'écoute des genres que je connais très bien, qui sont dans une certaine partie assez limitée et que quand t'entends un truc aussi bon et aussi parfait et que t'en as jamais entendu parler... et que tu vas voir dans la description et qu'il n'y a pas de nom d'artiste, et qu'il n'y a pas d'album, et qu'il n'y a pas de date. Je veux dire, tu te dis non, ce truc-là, c'est pas possible qu'il existe parce que j'en aurais entendu parler dans ce genre-là.
- Speaker #1
En tout cas, la mission fondamentale de la SACEM, c'est de protéger la musique créée par des humains et donc s'assurer que ces artistes ne soient pas désavantagés dans un paysage qui va être surchargé de contenus algorithmiques. enfin appelle ça un peu comme tu veux, j'aimerais qu'on démarre en fait ce débat avec peut-être la redéfinition de l'auteur à l'ère de l'IA. Est-ce qu'aujourd'hui l'IA, elle oblige la SACEM à redéfinir vraiment la notion d'auteur ?
- Speaker #4
C'est une bonne question. C'est en fait un des éléments qui est parfois revendiqué par l'un ou l'autre pour dire le droit d'auteur c'est quelque chose qui doit se moderniser et qui n'est pas à l'auteur. de cette nouvelle technologie, moi, je ne suis pas de cet avis-là. Je pense que la création humaine a fait en sorte que le droit d'auteur existe comme il est à l'heure actuelle appliquée. Et si les acteurs de la tech jouent le jeu pour respecter le droit humain, le droit d'auteur, à ce moment-là, tu auras une possibilité de rémunérer l'auteur humain, celui qui a créé l'œuvre. original. Je pense que le terme œuvre originale est très important dans cette définition, et là-dessus il y a toujours des similarités qui peuvent apparaître ou non, mais je pense qu'un élément clé, c'est qu'on garde dans l'esprit que l'œuvre créée par un être humain, matérialisée sur une partition ou un enregistrement, dégage un droit d'auteur. pour que celui qui a créé soit rémunéré correctement. Et dans cette perspective, une AI, si toi tu crées une œuvre avec l'aide d'une AI, ça reste ton œuvre. C'est là, à un moment donné, où le output est un peu critique.
- Speaker #1
C'est où commence la part humaine, en fait. La zone, elle est très fou. Où on met le curseur ?
- Speaker #4
Nous, on a édité un guide pour nos membres. Parce que qui... Moi, je ne peux pas contrôler toutes les œuvres qui sont enregistrées à la SACEM si elles sont créées à 100% par un être humain ou avec l'aide de l'AI. Mais là, on est comme je disais dès le départ, les créateurs et créatrices étaient toujours un des premiers qui ont inclus des nouvelles technologies dans la procédure de création. C'est-à-dire, si toi, tu utilises l'AI, ta procédure ou ton parcours de création, alors... Tu gardes ton droit d'auteur. Le droit d'auteur disparaît au moment quand ton output est AI. À 100% ?
- Speaker #3
Est-ce que c'est possible d'avoir une... Est-ce que c'est possible d'avoir une offre qui est considérée comme à 100% créée par Delia ?
- Speaker #4
Oui. Actuellement, il existe des technologies. C'est ça un peu où nous, on travaille sur le côté de la transparence. Pour l'instant, il n'existe pas des outils Merci. Sauf Sony le revendique maintenant et Universal aussi d'un côté, qu'ils sont capables d'identifier les œuvres préexistantes utilisées pour l'entraînement. Je ne l'ai pas encore vu, mais c'était médiatisé dans certains news qu'ils sont capables de le faire. Et là, il faut que la metadata, la data que tu as utilisée pour entraîner ton LM, c'est quelque chose qui doit être fait d'une manière très propre. Un peu comme quand tu sors une musique. sur Spotify et tes métadatas sont bourrés de fautes, tu ne vas pas être identifié, ton œuvre ne sera jamais rémunérée. Et c'est la même manière un peu ce que ces fameux identificateurs font, un diseur peut dire nous, on sait que cette œuvre est à X% AI ou non. Maintenant, 100%, Je suis. Je pense que c'est faisable, mais maintenant, jusqu'à quel point c'est vraiment couvé, ISO, ou un certificat prêt, je ne sais pas.
- Speaker #1
Donc, vous ne pouvez pas actuellement essayer de créer, je ne sais pas comment dire, des... espèce de nouvelle catégorie d'oeuvres qui sont 100%
- Speaker #4
humaines ou enfin je sais pas il n'y a pas chez nous chez nous même chez nous on parle du principe que tous les oeuvres déclarées à l'assassin par nos membres sont créés par des êtres humains par des êtres humains d'accord à 100%
- Speaker #1
ok alors alors du coup une question un peu c'est un peu pointu un peu corsé est ce que la question sur Istretto, on est dans le café. La SACEM, aujourd'hui, elle protège plutôt une personne ou est-ce qu'elle protège un processus créatif ? Et même dans dix ans, est-ce que ça va être encore le cas ? Comment tu sens la position ?
- Speaker #4
On fait un peu la distinction entre les copyright countries. Là, on est un peu dans les pays US, UK. Là, c'est l'œuvre qui est au centre de la protection. Nous, on est dans des pays droits d'auteur. où c'est l'auteur, celui qui a créé l'œuvre, qui est un peu le centre des droits que la création a généré. C'est pour nous. Pour devenir membre à l'Assasem, il faut être un humain. La seule personne morale qui peut adhérer à l'Assasem, c'est l'éditeur. Et l'éditeur, c'est un peu le commercial de l'œuvre. C'est-à-dire, moi, en tant qu'humain, auteur-compositeur, je cède une partie de mes droits à un éditeur qui commercialise l'œuvre pour qu'elle soit diffusée d'une manière plus poussée à droite à gauche. Pour nous, le fait que tu aies une personne physique joue un rôle essentiel pour pouvoir adhérer à l'assassin.
- Speaker #1
Parlons alors maintenant de données, de licences, de nouveaux droits, si on peut appeler ça comme ça. En gros, le champ de bataille stratégique. de la SACEM. Et là, attendez, on va partir en guerre. Parce que là, on va peut-être parler de choses qui nous parlent un peu plus, dont on a un peu plus la sensibilité au niveau marketing digital. C'est notamment les data sets. Est-ce que la prochaine bataille à mener avec l'arrivée comme ça de l'Elia, elle ne porte pas plutôt sur les données que sur les œuvres à proprement dit ? Est-ce que tout ce qui est de Entraînement de modèle, licence à réguler. Est-ce que l'Astacem va devenir un créateur ? Non, pas un créateur.
- Speaker #3
Devenir en fait une sorte de vendeur. Parce que tel que c'était aujourd'hui, les membres s'inscrivent. Vous, vous prêtez attention à quand est-ce que ces œuvres sont utilisées pour ensuite rémunérer les artistes selon l'utilisation de leurs œuvres. Mais aujourd'hui, on fait face à des entités ou des organismes qui utilisent toute cette donnée. Donc vous, est-ce que vous avez peut-être intérêt à devenir en fait une sorte de gardien du catalogue, d'aller voir OpenAI et dire, si vous voulez utiliser ce catalogue, nous on vous le vend. Donc faire en fait de la vente préventive, entre guillemets. Comment est-ce que vous voyez ça aujourd'hui ?
- Speaker #4
C'est intéressant comme tu poses la question. Quand je réfléchis sur le fonctionnement, c'est ce qu'on fait déjà. Quand on a toutes les plateformes de streaming, c'est-à-dire la plateforme de streaming, elle vient chez nous, elle dit nous, on veut utiliser ton répertoire, alors donne-moi un accès à ton répertoire et nous, on s'occupe que ça soit diffusé auprès du consommateur final, le consommateur qui a après le choix de diffuser la musique. lui il veut dire la plateforme elle a besoin d'un répertoire assez vaste pour satisfaire les attentes du client et c'est la même chose qu'on veut aussi établir avec les acteurs de l'AI, que eux ils viennent chez nous, demander un accès au répertoire, au data, au répertoire pour que lui ensuite il peut offrir le meilleur service à l'utilisateur qui ensuite derrière va créer ses outputs. On est toujours dans la discussion du input, le output ça va encore j'ai poser plein plein plein de questions. Nous on veut que l'input soit déjà organisé, régularisé, appliqué avec les règles du marché pour créer en fait un marché qui est correct envers les créateurs. C'est-à-dire que lui il peut toucher une rémunération quand son oeuvre est utilisée pour entraîner le output et après le output il faut définir quelle oeuvre a été utilisée pour générer dans tel et tel système d'études. C'est dans le marché actuel, ça fonctionne. Dans le marché actuel, quand tu utilises une œuvre préexistante et tu crées un arrangement d'une œuvre par la suite, toi, tu as les droits d'arrangeur. L'autre, il a les droits d'auteur sur l'oeuvre originale.
- Speaker #3
Ça va être super compliqué pour les modèles de génération. Parce qu'aujourd'hui, si je prends un schéma très bête, j'écoute une musique sur Spotify. Cette musique, elle a été streamée. Je ne sais pas, elle a fait un million de streams cette année. Chaque stream rapporte grosso modo une certaine somme. Mais là, t'imagines si tu dois... Est-ce que les plateformes de génération sont capables de dire sur cet output-là, sur le son que Naïm ou Patou ont généré, Il y a eu... 15% qui a été pris à telle musique de tel artiste.
- Speaker #4
Ça va être, pourquoi pas, des opportunités pour des sociétés qui sont capables de le faire. Il y en a ceux sur le marché qui disent qu'ils seraient capables de le faire, mais pour moi, je n'ai pas encore vu une qui est capable d'identifier sur le output, le pourcentage de telle et telle œuvre préexistante. C'est pour ça, dans l'input, ça devrait être clair que les gars, ton Google que tu as cité, Pour le nouveau produit, que lui, il soit transparent sur les datasets qu'il a utilisés pour l'entraînement de son algorithme. Maintenant, peut-être pour aller un peu plus deep dans tout ce qui est dataset, il existe déjà maintenant un second market pour les datasets. Quand toi, tu es une startup, tu veux te lancer dans une AI tech musique, tu ne vas pas dépenser une fortune pour faire le crawling. que les grands ont fait maintenant depuis des années et des années. C'est-à-dire, le fait d'avoir un input propre est nécessaire pour que le output pourra être régularisé. Et pour ça, les grands acteurs doivent jouer la transparence. Et c'est ce jeu-là qui n'est pas nécessairement respecté depuis l'apparissance de ces grands acteurs.
- Speaker #3
Parce qu'il n'y a rien qui les force aussi, je suppose. Ils sont tous basés grosso modo aux États-Unis.
- Speaker #4
C'est pour ça qu'on a travaillé beaucoup sur l'AI Act. Moi, je dis toujours l'AI Act est un cadre juridique dans lequel on pourrait beaucoup faire. Maintenant, les templates et le code of practice qui a été maintenant sorti récemment, ce n'est pas évident. Pour ça, à un moment donné, on doit avoir un outil juridique encore plus poussé pour faire valoir nos droits.
- Speaker #1
Ce n'est pas un combat qui est déjà presque perdu d'avance.
- Speaker #4
Tu sais, tu peux être négatif et tu dis « Ouais, on a perdu, bah bah… » Non,
- Speaker #1
ce que je veux dire, c'est que tu vois, quand tu diffuses, par exemple, je ne sais pas, tu postes une photo de toi sur Internet, tu sais que jamais tu n'arriveras à récupérer entièrement les droits. Enfin, je veux dire, c'est tellement diffusé qu'à un moment donné, devenir régulateur de ce truc-là, pour moi, ça devient très compliqué. Donc, quand tu as une technologie qui arrive comme ça, avec de la création massive de produits, J'ai le sentiment vraiment que ces combats, c'est David contre Goliath.
- Speaker #4
Nous, on a l'habitude d'être David contre Goliath. C'est maintenant seulement du fait qu'il y a ce volume qui sort que nous, on va dire OK, d'accord, vous pouvez faire ce que vous voulez. Le combat reste sur l'application du droit applicable sur les plateformes qui utilisent notre répertoire. Là, le marché est clair, le droit est clair. tu te dis, bah ok, j'utilise un répertoire préexistant. On a des gestions collectives qui sont capables de vous donner un accès au répertoire protégé, mais alors mettez-vous autour de la table et discutez entre vous. Ces acteurs-là sont un peu les mêmes qu'on a connus il y a quelques années quand on a parlé de la responsabilité des plateformes YouTube et autres, où les débats étaient, oui, censure du net, qui a la responsabilité du contenu. Merci. Ce sont les mêmes acteurs, ils connaissent la nécessité de se mettre en règle avec la loi et avec les droits d'auteur et les droits voisins et tous les droits qui déclenchent la création humaine. Maintenant, moi, dans ma thèse, je vais plus loin et je dis que c'est la première fois dans l'industrie qu'on a une concurrence déloyale qui se crée sur le dos de la création humaine, qui va ensuite, puisque nous, on risque de perdre des clients ou des utilisateurs qui vont dire, bah... Ça s'aime, je ne paye plus parce que moi j'utilise Output, Compostant, IA. C'est là où je voulais en venir.
- Speaker #3
On prépare la question en préparant l'émission.
- Speaker #4
C'est un risque qu'on encourt. Il y a des études qui sont faites là-dessus. Je peux partager après dans votre café Clatch. C'est très intéressant notamment de voir les chiffres qui se découlent. Nous, en tant que représentants des créateurs et créatrices, On se pose ces questions depuis un certain temps, parce qu'à l'horizon 2028-2029, vu l'accélération des investissements dans l'IA, C'est un enjeu majeur pour notre activité.
- Speaker #1
Tu nous fais une excellente transition pour la partie suivante. On voulait discuter avec toi du futur, du modèle économique et institutionnel. Parlons un peu vision 2030. Comment on va réussir, quand on est l'Assasem, une société qui protège les auteurs, rester pertinent dans un monde de production musicale ? aussi massif et automatisé. En 2030, peut-être que les humains auront le côté créatif, on va de moins en moins peut-être le mettre de côté et les gens vont de plus en plus bêtement créer eux-mêmes leur propre musique. Comment derrière tu arrives à rester pertinent au niveau de la régulation ? Les plateformes qui seront saturées.
- Speaker #3
Juste à gérer le volume de musique.
- Speaker #1
On aura des catalogues qui vont exploser, les plateformes vont être complètement saturées.
- Speaker #4
Au niveau du volume, je pense qu'on a démontré avec l'SSM qu'on est capable de gérer tout ce qui est music tech au niveau du volume et l'identification des œuvres. Je pense que c'est une évolution en partenariat avec les utilisateurs et je pense que c'est une vue très fataliste. de la musique qui sera, selon toi, un peu au focus au soleil. Je reste persuadé, si le consommateur final, il est au courant… Ce n'est pas ce que je veux. Oui, oui, j'ai compris.
- Speaker #1
C'est vraiment le sentiment que ça donne.
- Speaker #3
On voit très bien que tu veux ton album de luxe de Vanier Ice.
- Speaker #1
On reparlera dans dix ans si l'album est sorti.
- Speaker #4
Ce que moi, je veux dire avec ça, c'est… Si le consommateur final a le choix entre musique AI ou musique faite par des créateurs artistes humains, je reste persuadé qu'il va choisir le côté humain.
- Speaker #1
Ça n'empêchera pas les gens d'aller dans des concerts, voir des gens jouer la musique ? Comme on a dit, le théâtre va disparaître parce qu'il y a l'arrivée... du cinéma, etc. Je pense que l'émotion,
- Speaker #4
ce que tu disais avant, ça va toujours rester un élément clé pour la création. Et si tu as de l'AI qui génère un output tellement créatif que les gens vont adhérer, je pense qu'il va toujours, moi en tout cas, en tant que Marc qui adore la musique et qui vraiment voit le côté créatif dans l'être humain, on doit clairement identifier les œuvres qui ont été créées par l'AI. Si toi, tu es sur Spotify ou sur une autre plateforme, et tu paies tes 15 euros et tu as le choix entre une playlist humaine ou une playlist AI, je pense que ce sera principalement le côté humain qui sera... chercher.
- Speaker #1
Si tu arrives à le détecter, ça, en tant que consommateur.
- Speaker #4
C'est pour ça, encore une fois, le règlement AI Act, et tous ces règlements qui sont en place, ils demandent une labellisation. Comme tu vas dans le supermarché, tu veux voir ce que tu manges, tu veux savoir ce que tu manges quand tu t'intéresses.
- Speaker #1
Oui, la probabilité des aliments. Et tout ça, je pense,
- Speaker #4
ça reste un élément clé pour que la création, comme on la connaît, grandit ensemble avec...
- Speaker #1
Donc les générations qui arrivent, tu penses qu'elles sont peut-être plus facilement sensibilisées que nous ? Peut-être.
- Speaker #4
Je reste idéaliste dans cet espoir, oui. Moi,
- Speaker #0
je crois que culturellement, en Europe, et peut-être même, certainement, même aux États-Unis, au Canada, on est très attaché à la personne en tant qu'artiste. Un peu moins en Asie, il y a déjà des artistes qui n'ont pas de visage, qui sont des avatars. Pour l'instant, je vois mal le public européen et américain. pouvoir réellement apprécier une musique sans visage ou sans artiste. En tout cas, pour moi,
- Speaker #4
ça me semble très compliqué.
- Speaker #3
Et la responsabilité d'identifier ? Donc là, tu parlais, dans un monde, par exemple, il y aurait un monde où je pourrais avoir dans mon appli Spotify un toggle, un bouton, tu vois ? Et si je l'appuie dessus, tout ce qui est identifié comme AI est dégagé des playlists.
- Speaker #4
Parce que Spotify apparaît aussi.
- Speaker #3
Et du coup... et ça, l'identification de ces tracks signalés comme AI, est-ce que ça doit retomber sur les épaules des plateformes chacune de leur côté, d'un consortium ou peut-être même de l'assassin ?
- Speaker #4
Non, nous, je pense que c'est la responsabilité de ceux qui exploitent les plateformes, de savoir ce qu'ils mettent sur leurs plateformes. Et à ce moment-là, tu l'identifies et moi, je veux... Moi, j'écoute mes plateformes au quotidien, je veux avoir de la musique créée par des humains. Mais ce que tu disais, c'est très intéressant, il va y avoir une coexistence entre ce monde peut-être à 100% haï, mais l'autre monde va aussi toujours rester... Moi,
- Speaker #1
ça ne me gêne pas tant que tu arrives à faire la distinction. Après, ma vision personnelle de la chose, c'est que je trouve que... Là, par exemple, typiquement, il n'y a pas si longtemps que ça, je suis tombé sur YouTube. Je savais que c'était de l'IA. Je suis retombé sur une playlist de musique de jeux vidéo, Street Fighter, pour ne pas le citer, repris en version jazz. C'était de l'IA, un mec qui a pushé ça. Mais sur le coup, je me suis trompé. Enfin, je pensais que c'était réel parce que j'étais en train de travailler. Et puis, YouTube me propose ça, me push ça dans l'algo. Voilà, hop, musique suivante, vidéo suivante. Boum, je suis, attends, c'est sympa. Et là, après, je me rends compte, c'est vraiment bien. Et là, je me rends compte que c'est de l'IA parce que je l'ai lu. Mais demain, si on me trompe là-dessus, là, ça va me déranger parce que je ne suis plus capable de dire si c'est vrai ou pas. Donc, même si j'ai une appétence pour la création humaine à 100%, j'ai l'impression que demain, on va tellement être noyé de ça qu'on n'arrivera plus à faire la distinction.
- Speaker #3
Tu n'as pas envie qu'on te mente déjà. C'est le côté d'être trompé. Et puis pour rebondir sur ce que tu dis.
- Speaker #1
Je l'assume.
- Speaker #3
Pour rebondir sur ce que tu dis, moi, il y a un truc là que j'ai trouvé absolument inadmissible et j'en ai vu deux ou trois ces derniers temps. Des albums, donc des faux albums générés par RIA, d'artistes qui en général sont décédés. Pour le citer, c'était le cas à moi de Mac Miller. Et donc, en fait, si tu veux une playlist sur YouTube qui s'appelle Mac Miller Unreleased Tracks, tu vois. Donc là, le mec s'approprie l'identité, génère des sons avec la voix de Mac Miller. pour faire croire que c'est des sons qui ont été retrouvés au fond d'un tiroir, etc. J'ai trouvé ça, mec, absolument à gerber. J'ai trouvé le move dégueulasse. Il vole une personne, il trompe les gens qui écoutent. Et puis dans 50 ans,
- Speaker #1
les générations qui vont écouter, elles vont faire la distinction. Donc elles penseront que c'est vraiment... C'est là, c'est la falsification qui me...
- Speaker #4
Mais là-dessus, on a des lois applicables. On a le AI Act on Europe. Il y en a aussi... la protection de la création qui est applicable, c'est pour ça qu'il faut se baser là-dessus. Il faut travailler avec l'existant pour évoluer dans un futur qui ne sera, j'espère, pas aussi fataliste dans les visions. Il y a tellement de masse output AI qui fait en sorte qu'on ne se rende même plus compte. Je pense, à un moment donné, cette labellisation AI doit être un pré-kipa. par la loi, que ce soit vraiment demandé à tous ces acteurs que si toi, en tant que consommateur, tu veux écouter ça parce que c'est fait d'une manière super innovante, pourquoi pas, mais que tu as le choix. Que toi, tu as le choix de décider ce que tu écoutes, si c'est fait par des créateurs humains ou par des machines. Et je pense que c'est là-dessus où tu as, d'un côté, Tout ce qui est droit d'auteur, droit voisin, mais aussi de l'autre côté, une volonté politique et autre, de créer un cadre qui met un peu l'être humain, cette human-centric approach, au centre des débats. Et pas que ça se devienne un petit sujet à part dans tout ce qui est réglementation AI. Parce qu'on parle ici de musique, mais à Ease, c'est un impact. Oui, c'est vrai que là, on parle typiquement. Oui,
- Speaker #1
parce que c'est vrai qu'il y a Generative Video avec l'arrivée de Seedance.
- Speaker #4
Non, mais tu fais un... C'est... Sur le portable. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Oui, je pense que là, d'ici à ce que l'épisode, il sorte... Netflix, ils vont nous permettre de prompter nos propres films. Et puis voilà, c'est...
- Speaker #4
Romper ton propre film via Netflix
- Speaker #3
Je crois qu'il y a un épisode Je garde l'idée Ils l'ont déjà fait Je ne sais plus C'est un épisode soit d'American Dad Soit de South Park Les Simpsons peut-être Où ils promptent justement Je crois que c'est leur propre version du Seigneur des Anneaux Je ne sais pas Si je retrouve l'épisode je le mettrai en commentaire Après est-ce que Ouais,
- Speaker #1
enfin... Est-ce que c'est gênant ? En tant que consommateur, oui, honnêtement, je pense que je le consommerais. Mais effectivement, ce qui me dérangerait, c'est de consommer quelque chose dont j'ai été trompé. Donc là où, effectivement, l'auteur aurait été dupé, il n'aurait pas ses droits. Là, ça me gênerait.
- Speaker #4
Après, il faut faire un peu attention aussi à tout ce qui est slow-pays. Le phénomène qu'à un moment donné, ça tourne, Est-ce que toute la diversité culturelle, la richesse européenne... On parle de tous les répertoires de niches et tout ce qu'on a, on risque de perdre le sein un peu. Dans cette idée, je pense que c'est important de protéger les répertoires de niches, la protection de la création humaine, pour garder un peu une diversité culturelle dans tout ce que tu écoutes. Parce que sinon, à un moment donné, tout va être mélangé,
- Speaker #3
faire une bouillie.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a une partie où ça peut être un espèce de phénomène de mode. qui va s'atténuer dans les prochaines années, où on se dit on va utiliser... Là, c'est tout nouveau. Un peu comme quand ChatGPT arrivait avec son IA génératif, tout le monde faisait ses propres images, la façon qu'il blie... Et là, maintenant, on les voit passer, c'est passé et on l'utilise de manière peut être un peu plus intelligente. En tout cas, les gens, on a eu vite marre de cet effet, de voir tout le monde faire les mêmes choses. Donc peut être que pour l'audio, ça sera la même chose.
- Speaker #4
Je pense. Ça peut être aussi une piste. Maintenant, on voit les premiers grands deals se faire avec l'un ou l'autre acteur. Ils vont créer des univers à part où tu peux remixer tes œuvres préférées dans leurs outputs. Tout ton segment, ça sera régularisé parce que tu sais avec quoi tu as entraîné, tu sais qui a participé à quoi pour l'output. Et je pense que plus le temps avance, plus en plus le marché va s'adapter d'une manière ou d'une autre. Malheureusement, on doit de nouveau passer par des procès, des actions, créer des directives ou des lois. J'aurais préféré qu'au moment donné qu'on a fait notre opt-out, on s'aurait mis autour de la table et on aurait négocié des autorisations pour créer ensemble un marché nouveau. Un nouveau marché qui aurait généré des flux pour nos membres d'autres sources. Maintenant, il va y avoir des procédures, il va y avoir de la réglementation et à un moment donné aussi, un marché autour de l'AI va se stabiliser.
- Speaker #0
Tu parles de réglementation, c'est intéressant. Je t'entends aussi parler beaucoup de AI Act. Est-ce qu'à l'Assasem, on est satisfait de l'AI Act ? Est-ce qu'on n'est pas satisfait ? Est-ce que c'est complet ? Est-ce que ça doit encore évoluer ?
- Speaker #4
Tu connais un peu l'histoire de l'AI Act ?
- Speaker #0
J'aimerais beaucoup que tu me dises ça.
- Speaker #4
J'allais tout simplement te poser la question. parce que là c'est très souvent Le AI Act, c'est un consensus. Quand il y a tellement de stakeholders qui se mettent autour d'une table pour trouver un accord qui plaise à tout le monde, malheureusement, chacun a à mettre un peu de l'eau dans son vin. Et c'est ça un peu ce qu'est l'AI Act. C'est au moment donné où le AI Act a été voté, c'était la meilleure solution qui était sur la table. Maintenant, la technologie, elle évolue, le marché évolue. Il y a toujours des points à mettre près, mais si tu connais un peu... les procédures pour changer ce genre de texte, l'AI Act en soi, à la base, c'était un très bon outil. C'est à ta conscience, on aurait bien aimé d'avoir plus de précisions sur l'un et l'autre point, mais il ne faut pas oublier que l'AI Act, ça ne concerne pas que notre secteur dont on parle ici. L'AI Act concerne toutes les industries où l'intelligence artificielle a un impact. Si vous allez continuer vos podcasts avec Merci. de parler avec d'autres acteurs qui sont concernés par l'intelligence artificielle, vous allez voir que c'est partout. C'est disruptif pour la plupart des industries dans lesquelles on ne travaille pas avec...
- Speaker #3
Avec des mains directes dans le...
- Speaker #1
Ce qui est bien avec notre podcast, c'est que l'IA cherche de plus en plus à être... parfaite alors que nous... C'est très loin de vrai.
- Speaker #3
Personne ne sait se défendre si ça a été fait par rien.
- Speaker #1
Tout à l'heure, j'ai précisé qu'on était loin de faire en eux. Je pense que maintenant, tout le monde en est sûr. Cette épisode n'a jamais été générée par des gens artificiels.
- Speaker #3
Aucune liane a été blessée pendant le tournage. C'était très bien que tu poses la question parce que l'AI Act,
- Speaker #4
c'était vraiment le nerf de la guerre pendant des années où la discussion menait sur ces sujets-là. Maintenant, il faut le mettre en place. C'est toujours tuer les textes Tu as une loi et après, il faut l'impliquer dans un marché. Il faut créer des licences, un marché de licences, des autorisations. Il faut créer un équilibre entre les utilisateurs et ceux qui créent.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à la SACEM demain ? Qu'elle devienne, peut-être vulgairement parlant, un simple collecteur de droits ou plus orienté sur vraiment... Un régulateur stratégique en termes d'économie créative ? Un mix des deux ?
- Speaker #4
On est un mix des deux déjà maintenant et on va continuer à rester un mix.
- Speaker #1
Ou est-ce que le curseur évolue ?
- Speaker #4
Au niveau stratégique, on doit toujours se réinventer pour faire valoir les droits pour nos membres. C'est-à-dire les droits d'auteur en soi. La musique est omniprésente. Elle est diffusée dans tellement de lieux qu'une adaptation de nos procédures est toujours d'actualité. C'est-à-dire du côté collecte, les gens nous font confiance. C'est-à-dire donnant un mandat à l'Assasem pour représenter un répertoire, ça revendique de notre côté une adaptation aux coutumes. C'est-à-dire la collecte très importante, niveau stratégique, on était toujours impliqués dans tous les débats parce qu'on représente quand même un panel de créateurs, créatrices quand même assez important. Ici au Luxembourg, on est plus ou moins 2000, mais il faut savoir qu'avec la SACEM, qui est ma maison mère en France, on représente des centaines, milliers d'auteurs compositeurs. On se positionne dans un marché... global comme un leader, c'est-à-dire qu'on a les outils, on est innovant au niveau de l'identification, de la répartition, des délais de répartition. Les gens qui viennent chez nous, ils ont des attentes. On est presque à terre de service d'une manière ou d'une autre, parce que les gens, ils veulent toucher leurs droits au moment quand leur musique a été diffusée. Ce n'est pas toujours évident, c'est-à-dire collecter et évoluer d'une manière innovative, ce sont des... des challenges qu'on va mener ces prochaines années. L'année 2025, on a réparti presque 2 millions d'euros à des créateurs du Luxembourg. 1 500 personnes ont touché des droits, ce qui montre la qualité du répertoire qui est créé sur le territoire du Luxembourg. Je pense que ce sont des éléments qui sont parfois très importants aussi de... De préciser, on ne représente pas que les grands noms, mais on représente la totalité, la communauté des auteurs-compositeurs sur le territoire.
- Speaker #1
Pour finir sur une note légère, on a l'habitude de faire une petite animation.
- Speaker #3
On n'est que des pions dans ton jeu.
- Speaker #1
J'entends souffler dans mon oreille le jeu, le jeu. Non, c'est plutôt des petits cas de figure. Voilà, ça va. Je vais poser quelques questions. Vous pouvez me dire en gros ce qu'on a le droit, ce qu'on n'a pas le droit. Mais encore une fois, prenez pas ça comme une réponse juridique à proprement dit, mais prenez des éléments de réponse sur ce qui est faisable. Ça peut être totalement anonymisé comme ça peut être... Non. Totalement inventé. Premier exemple, j'ai une entreprise de vente en ligne de pièces détachées de voitures. Pour mon département, service à pré-vente qui gère de nombreuses attentes téléphoniques, au lieu de diffuser de la musique cool, j'ai décidé de reprendre moi-même le répertoire de Vianney a cappella. Est-ce que j'ai le droit ou est-ce que je n'ai pas le droit ? Est-ce que je dois le déclarer ou pas ?
- Speaker #4
Tu utilises une musique préexistante, à ce moment-là tu dois déclarer à l'assassin le nombre de postes. de tes attentes téléphoniques. C'est ce qui me dégage. Après, tu payes une licence et tu peux faire sur ton attente téléphonique. Maintenant, si tu as accès au répertoire, mais si toi, tu fais une version a cappella, il faut faire attention.
- Speaker #1
C'est pour éviter de payer des...
- Speaker #4
Oui, mais peut-être même si tu payes la SACEM, la version que toi, tu crées est tellement mauvaise qu'il y a un souci par rapport au... de la personne qui a créé l'opéginal.
- Speaker #3
C'est ce qu'on appelle un crime contre l'amitié.
- Speaker #1
De quoi ? D'utiliser le répertoire de Vianney ? Deuxième exemple, mon cabinet de kinésithérapie a décidé de défendre la création humaine en invitant régulièrement dans leur salle d'attente des guitaristes indépendants qui reprennent des musiques très connues. mais très, très mal joué, à la limite du reconnaissable.
- Speaker #4
Est-ce qu'il n'est pas le droit ? Tu fais une licence pour la sonorisation de ta salle d'attente.
- Speaker #1
De la salle d'attente ?
- Speaker #4
Et après, tu peux les inviter. Mais sans autorisation, non.
- Speaker #1
Non, OK.
- Speaker #4
C'est-à-dire, si eux, ils ont envie d'animer leur salle d'attente avec des guitaristes... Du monde entier ? Peut-être qu'ils invitent Slash ?
- Speaker #3
Il faudra que tu demandes une autorisation pour la bière aussi.
- Speaker #1
Troisième exemple, mais je pense qu'on l'a évoqué un petit peu tout à l'heure. La pizzeria en bas de chez moi diffuse sur sa télé, aux yeux des clients, qui consomment sur place, des clips musicaux remixés. Comme je disais tout à l'heure, des types de musique de jeux vidéo, par exemple en version jazz ou quoi. Est-ce que je suis obligé, enfin est-ce que la pizza... Elle est obligée de déclarer quelque chose par rapport à ça ou pas ?
- Speaker #4
Oui, elle demande une autorisation de diffuser de la musique dans son restaurant. Et après, elle peut diffuser ce qu'elle veut. Maintenant, si tu diffuses de la musique qui est libre de droit, ça peut être une situation comme on a discuté avec Soulo. À ce moment-là, non. Mais principalement, oui, toutes les pizzerias qui ont une télé dans leur restaurant, ils ont une autorisation. de ce sèmeau, on a... plus de 7000 clients à l'ASSM qui ont une autorisation d'accéder au répertoire mondial de la musique.
- Speaker #1
Dernier exemple, la société de transport public va vraiment trop vite. C'est le nom de la société. Constate que leur chauffeur de bus passe en boucle de la musique durant leur trajet entre deux épisodes de Café Clatch. Bien sûr. Est-ce qu'on est obligé de déclarer quelque chose à ce niveau-là ?
- Speaker #4
C'est considéré comme un accès à un espace public. partout dans l'espace public où tu diffuses de la musique, tu fais une communication au public, la loi donne droit à celui qui a créé la musique à une rémunération. C'est-à-dire, oui, il éclate. Moi,
- Speaker #1
chauffeur de bus, passe sa playlist Spotify en boucle.
- Speaker #4
Oui, mais on a aussi des accords avec les sociétés qui diffusent de la musique.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Marc, pour ton accueil. pour suivre toutes les actualités en savoir plus encore sur la mission de la SACEM Luxembourg en tout cas sacem.lu très beau site internet pour le reste Café Clatch on est toujours disponible sur LinkedIn, la page LinkedIn de Café Clatch on a un TikTok avec nos plus beaux shorts l'épisode aussi diffusé sur YouTube on remercie Revolut sans qui cet épisode aurait quand même eu lieu alors merci Connect pour la production de ce podcast pardon et encore donc merci Marc à la SACEM à la SACEM et puis bonne chance pour la suite pour toute la réussite merci beaucoup pour cette expérience à bientôt ciao bisous