- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du Café sans filtre avec ton RH, le podcast sans tabou du monde du travail d'aujourd'hui propulsé par Blossom Talent. Je suis Jennifer Montantin et aujourd'hui, chers auditeurs, je vous invite à plonger au cœur de la thématique financière qui touche plus de 10 millions de salariés en France et peut-être que même vous en faites partie. Je veux parler bien sûr d'épargne salariale. L'épargne salariale est une opportunité de mieux gérer nos ressources et de préparer nos projets futurs. Que vous soyez en début de carrière, en milieu de carrière ou proche de la retraite, il est capital de comprendre les tenants et les aboutissants de ce levier qui intéresse les entreprises et les collaborateurs, car il permet, entre autres, de créer une forme de sécurité financière et c'est aussi un moyen de rendre responsables et de fidéliser les salariés. Nous aurons le plaisir d'être éclairés par notre invité, Bruno Becker, formateur en épargne salariale. Il est dans le secteur financier depuis plus de 30 ans et exerce en tant que formateur depuis 15 ans. Il aura donc la mission de rendre ce sujet complexe accessible à tous. Préparez-vous donc à découvrir des conseils judicieux, à percer certains concepts financiers et à devenir acteur de votre épargne salariale. Sans plus tarder, rejoignons Bruno Becker. Bonjour Bruno et bienvenue parmi nous. Est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Déjà, bonjour Jennifer. J'en profite pour saluer tes podcasts, Café sans filtre avec ton RH. C'est vraiment très, très bien et je suis flatté de ton invitation.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Nous, on est ravis de t'avoir avec nous.
- Speaker #1
Merci. Ça fait plus de 30 ans que je suis dans l'épargne salariale et là, ça fait plus de... de 15 ans que je fais de la formation générale concernant l'épingle salariale, les outils pour traiter les traitements de participation et d'intéressement. Et j'anime aussi une communauté de référents formation métier.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amené à te positionner sur l'épingle salariale ?
- Speaker #1
Au départ, pour tout te dire, j'ai fait l'école hôtelière.
- Speaker #0
D'accord, donc rien à voir. Encore que...
- Speaker #1
En fait, la relation client est quelque chose que j'ai découvert au fur et à mesure du temps. Et j'ai découvert un teneur de compte qui m'a donné la chance de pouvoir travailler déjà dans une plateforme téléphonique. Et de fil en aiguille, j'ai continué là-dedans. J'ai fait un petit intermède au niveau bancaire. Et là, ça fait plus de 15 ans que je fais de la formation chez un teneur de compte. Départe salariale.
- Speaker #0
Super. Merci beaucoup pour cette belle présentation. Le côté service et accompagnement sera présent tout au long de notre podcast.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Pour bien rentrer dans un sujet, j'aime bien commencer par une petite définition. Alors, est-ce que tu peux nous donner une définition de l'épargne salariale Bruno et surtout nous indiquer quel est son intérêt ?
- Speaker #1
Alors, l'épargne salariale, en fait, c'est un système d'épargne collectif mis en place au sein de certaines entreprises. Le principe consiste à verser à chaque salarié une prime liée à la... performance de l'entreprise, souvent on parle d'intéressement ou représentant une cote-part de ses bénéfices. Et là, on parle plus de la participation. Dans les deux cas, les sommes attribuées peuvent, Ausha du salarié, soit lui être versées directement, comme une prime, on va dire. Et là, c'est quelqu'un fiscalisé. L'intérêt de l'épargne salariale, c'est que le salarié, le bénéficiaire, peut déposer ces sommes-là dans un plan d'épargne salariale exonéré d'impôt.
- Speaker #0
D'accord. Donc, il y a un intérêt à la fois pour l'épargnant et puis pour l'employeur qui met en place ce dispositif et qui, du coup, devient plus attractif.
- Speaker #1
Oui, pour l'entreprise, parce qu'effectivement, c'est un système, mais on va en parler après.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, on va revenir aux avantages. On ne fait pas de spoiler. Mais l'idée, c'est vraiment de dire que c'est assez intéressant qu'on se penche sur le sujet parce qu'il y a un aspect gagnant-gagnant. Les entreprises, les salariés et les RH. Je prends ma petite pancarte de RH pour le mentionner également. Donc, merci pour cette définition simple et efficace. J'enchaîne tout de suite sur une deuxième question qui est liée à ta définition. Tu as parlé de participation et d'intéressement. Est-ce que tu peux nous éclairer sur ces deux concepts incontournables de l'épargne salariale ?
- Speaker #1
Je vais déjà commencer par la participation. En fait, tout est venu d'un décret du général de Gaulle en 1967.
- Speaker #0
Alors, une petite page historique.
- Speaker #1
Une petite page historique. Tout a commencé par ça, puisque ce décret, pour faire simple, impose aux entreprises de plus de 100 salariés à l'époque et qui faisaient des bénéfices de redistribuer une partie de ces bénéfices. Donc, on parlait déjà à l'époque de partage de la valeur, en fait. Oui,
- Speaker #0
et on n'en est jamais sorti.
- Speaker #1
Voilà, et ça continue. Actuellement, la participation revêt un caractère, on va dire, obligatoire pour les entreprises, alors que l'intéressement, c'est un système facultatif pour les entreprises. En fait, l'idée pour le chef d'entreprise est de motiver ses salariés plus en lien avec des critères mesurables et quantifiables. Ça peut être sur des critères comptables financiers, par exemple. Si le chiffre d'affaires est de X millions d'euros, plus certains critères de performance, par exemple l'augmentation du nombre de contrats, ou des critères de qualité, comme la satisfaction client, alors l'entreprise pourra dégager une enveloppe de 300 000 euros, 1 million d'euros, auquel cas ça dégagera une prime pour chaque salarié.
- Speaker #0
Merci, c'est beaucoup plus clair. Participation, intéressement ? Donc, le premier revêt un caractère obligatoire et l'autre est lié à des critères prédéfinis. Pour plus d'informations, alors moi, en préparant ce podcast, j'ai trouvé une ressource intéressante qui est service-public.fr. Donc, ceux qui sont curieux et passionnés par le sujet peuvent également y trouver des informations. J'enchaîne avec une question sur le pourquoi. Pourquoi, selon toi, c'est un concept qui, on a vu, a des avantages ? et malgré tout, dépassent un peu tout le monde et en particulier les collaborateurs.
- Speaker #1
Avant de parler des collaborateurs, quand on interroge les Français, on va dire que la culture financière n'est pas toujours rendez-vous ou un acquis pour beaucoup de personnes. Ensuite, tout le monde n'est pas aussi bénéficiaire de dispositifs d'épeinte salariale. Enfin, c'est vrai que l'épeinte salariale peut aussi sembler complexe pour les collaborateurs qui bénéficient de l'épeinte salariale, malgré les efforts. de communication DRH, de l'entreprise, du teneur de compte qui a lui-même l'obligation d'aider les épargnants, par exemple avec une plateforme téléphonique, une application Internet, sans parler des applications mobiles, qui sont des outils d'aide pour les épargnants. Car sur ces plateformes peuvent obtenir toutes les modalités pratiques, mais aussi des documents indispensables.
- Speaker #0
Je te rejoins sur le côté culturel. C'est vrai que l'éducation financière est, je dirais, le parent pauvre des Français. Et donc, c'est aussi effectivement pour ça que les collaborateurs peuvent être dépassés. Je pense aussi qu'on ne s'y intéresse pas parce qu'on a des vies professionnelles qui sont très remplies. Et une fois qu'on ferme la porte du bureau, on a d'autres responsabilités. Et du coup, on a... pas cette disponibilité mentale pour se dire je vais m'atteler à cette question qui est pourtant essentielle dans notre vie. Question suivante. On arrive finalement aux avantages pour les épargnants et pour les employeurs. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #1
Bien sûr. Pour le salarié, ils sont multiples et je vais probablement en oublier. Donc déjà, fiscalement, toutes les sommes versées par l'entreprise, comme la part... L'participation, l'intéressement et l'abondement qui sont investis dans un PE sont totalement exonérés d'impôts, d'impôts sur le revenu et à l'entrée et à la sortie. C'est-à-dire qu'un épargnant qui fait l'effort d'investir, certes, l'argent va être bloqué pendant 5 ans s'il va sur un plan d'épargne 5 ans ou jusqu'à la retraite, on va dire, s'il va sur un percol. Mais c'est vraiment un gros avantage de ne pas... payé d'impôts sur et à l'entrée et à la sortie, parce que quand il va ressortir, même s'il peut avoir deux, trois petites exceptions, il sera totalement exonéré d'impôts.
- Speaker #0
D'accord, donc un avantage fiscal.
- Speaker #1
Oui, fiscal.
- Speaker #0
Juste, je rebondis parce que quand j'ai travaillé sur ce sujet, PE, je le voyais tout le temps. Pour nous autres qui ne sommes pas forcément habitués, PE, plan d'épargne.
- Speaker #1
Plan d'épargne, on parle de plan d'épargne, PE, plan d'épargne d'entreprise. Dans certaines entreprises, c'est PEG, plan d'épargne groupe. On peut parler aussi de PEI, mais tout ça, c'est des plans d'épargne 5 ans. Après, effectivement, dans un deuxième temps, après le PE qui a été créé en 1967, a été créé dans les débuts des années 2000, le PERCO, qui existe toujours, mais qui n'est plus vendu depuis la loi PAC. qui a mis en place en 2019 le PER. Et d'un point de vue d'épargne salariale, on parle là de PER-COL, PER-Collectif. Pour faire simple, on investit son épargne dans un produit qui est bloqué 5 ans ou qui a un objectif, on va dire double objectif, de retraite. Mais aussi, il y a un cas de déblocage anticipé qui est quand même l'acquisition de la résidence principale, l'acquisition et la construction de la résidence principale. qui est là et dans le PE et dans le PERCOL. Donc, c'est quand même un moment de vie important pour pas mal de Français, en fait.
- Speaker #0
Tout à fait. Donc, la fiscalité, un avantage fiscal ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait, un avantage fiscal. C'est quand même effectivement génial d'avoir de l'épargne qui ne sort pas de sa poche, en fait. C'est en complément de son salaire. Et effectivement, l'épargne salariale peut permettre de répondre à des événements de vie importants. Je parlais de l'acquisition de la résidence principale. et ou d'un complément pour la retraite. Bien sûr, le salarié peut aussi effectuer des versements complémentaires sur son ou ses plans d'épargne, qui sont effectivement le PE et le PVR. Je rappelle que les sommes sont investies sur les marchés financiers, sur des fonds communs de placement, donc en FCP, FCP, Fonds commun de placement d'entreprise, on va dire, qui sont orientés vers le marché monétaire, obligataire. et actions. Certes, il y a plus ou moins de risques suivant les fonds, mais l'argent est quand même géré par des gérants, par des experts qui travaillent pour une société de gestion. C'est quand même tout bénéfice pour un épargnant, pour un salarié, car en fait, s'il va à sa banque et qu'il veut diversifier son épargne, il payera des frais d'entrée beaucoup plus importants sur ce genre de fonds, de SICAV. Alors que là, quelque part... tant que le salarié est salarié, c'est l'entreprise qui paye son compte au teneur de compte et il bénéficie d'une gestion réalisée par des experts.
- Speaker #0
Donc c'est moins cher et c'est plus sûr ?
- Speaker #1
C'est moins cher et c'est optimisé. Et effectivement, le teneur de compte va être là pour donner tous les éléments à l'épargnant pour pouvoir réaliser ses opérations et ses investissements.
- Speaker #0
D'accord, donc on revient à la notion d'accompagnement et de service dont tu nous parlais au début.
- Speaker #1
Tout à fait, qui me sont chères.
- Speaker #0
Donc, avantage pour le salarié, on l'a vu, la fiscalité. Moi, je dirais aussi une forme de disponibilité, parce que cinq ans dans une vie, ce n'est pas grand-chose au final. Donc, c'est de l'argent qui est relativement liquide quelque part et aussi lié à des projets qui se préparent. Et donc, ça sécurise aussi le projet.
- Speaker #1
Oui, cinq ans, effectivement, quand on est très, très jeune, ça peut pas Ça paraît long, mais quand on fait l'effort d'investir, je vais prendre un exemple. Quelqu'un qui peut avoir une prime de participation de 3000 euros, qu'il a besoin que de 1000 euros, il peut récupérer ces 1000 euros et investir 2000 euros sur un plan d'épargne 5 ans, tout en ayant déjà un objectif de se marier, par exemple, dans un an et demi, auquel cas il investit dans cette niche fiscale qu'est le plan d'épargne. Donc, en fait, c'est non imposable et il ressortira dans deux ans, par exemple, une fois qu'il est marié. Il va nous fournir un acte de mariage et on débloquera la somme. Et cette somme-là sera non imposable. Alors, je ne parle pas des taxes, mais je parle d'impôts.
- Speaker #0
D'impôts uniquement. Tout à fait. D'accord.
- Speaker #1
Alors, tout à l'heure, on parlait, tu m'as posé la question, les avantages pour les épargnants, mais il y a aussi beaucoup d'avantages pour les entreprises.
- Speaker #0
J'allais y venir. Mais je t'en prie, dis-nous.
- Speaker #1
Alors, pour les entreprises, j'ai mes petites notes, mais du coup, ils sont un petit peu partout. Non, pour les entreprises, c'est pareil. Encore une fois, je vais en oublier, mais pour les entreprises, ça permet effectivement de fédérer, de fidéliser ses talents, ses salariés. Ce n'est pas négligeable. Effectivement, dans la vie, il faut avoir un métier qui nous intéresse. Il faut avoir un métier qui soit rémunérateur en fonction de son appétence. Mais effectivement, en rémunérateur, il y a quand même aussi les avantages autour de l'entreprise qui sont les peintres salariales. L'entreprise, il faut rappeler que tout ce que distribue l'entreprise, donc intéressement, participation et abondement, ce montant distribué viendra en réduction de l'assiette de l'impôt sur le bénéfice. Je rappelle aussi quelque chose, limite, qui est encore plus primordial, c'est la participation, l'intéressement et l'abondement est exonéré de charges sociales. Ça, c'est super important. Et donc, effectivement, c'est très avantageux pour l'entreprise. Alors, il a été créé il y a un certain nombre d'années le forfait social qui peut aller sur ces sommes-là. Les entreprises doivent payer un forfait social qui peut aller de 20%. Ça existe encore, mais il y a pas mal de modalités pour réduire ce forfait social pour l'entreprise, voire même ne plus du tout en payer pour certaines autres entreprises. Je ne rentre pas trop dans les détails des chiffres, mais c'est l'idée.
- Speaker #0
D'accord, donc avantages pour l'employeur. On a parlé de la fiscalité. Moi, je vois aussi le fait que le produit soit assez ancré dans les pratiques, donc accessible, assez facile à mettre en place au final, et que ça permet de fidéliser ou d'attirer de nouveaux talents. J'ai une question pour rebondir sur les avantages de l'épargne salariale. est-ce que l'on peut... abonder son compte épargne avec un compte épargnant ?
- Speaker #1
Pour être précis, je ne dirais pas abonder, mais effectivement, le compte épargnant d'un point de vue légal est une origine de versements comme la participation, l'intéressement et l'abondement. C'est une origine complémentaire. Avant les années 2010, je crois, peu importe, maintenant c'est bien ancré. Lorsqu'un épargnant a la chance Merci. on va dire, d'avoir un compte épargne-temps dans son entreprise, elle peut en fait transformer son temps en argent. Et si elle n'a pas de compte épargne-temps, mais qu'elle bénéficie d'épargne salariale, comme le plan d'épargne d'entreprise, le PE, et ou le PERCOL, par exemple, le législateur a un petit peu complété le dispositif, parce que toutes les entreprises n'ont pas non plus un compte épargne-temps. Et donc, on peut mettre ces jours de repos non pris dans l'épargne salariale.
- Speaker #0
D'accord. temps, c'est vraiment de l'argent.
- Speaker #1
En fait, c'est tout à fait ça. Et pareil, je ne vais pas rentrer trop dans les détails, mais on parle de 10 jours au maximum. D'accord,
- Speaker #0
c'est encadré, mais c'est possible.
- Speaker #1
Tout dépend de ce qui est écrit dans les accords, bien sûr. Mais d'un point de vue légal, le temps et de l'argent, c'est clair et net.
- Speaker #0
Tout à l'heure, tu as introduit une notion intéressante et sur laquelle on va s'intéresser davantage. Parce que moi, j'aimerais qu'on regarde le côté, comment on accompagne l'épingle salariale. Pour ça, il me semble intéressant d'identifier deux acteurs clés que sont le teneur de compte et le gestionnaire de fonds. Est-ce que tu peux nous expliquer le rôle de chacun ?
- Speaker #1
Alors déjà, avant d'expliquer le rôle, je tiens à dire ici que ce sont effectivement deux établissements qui sont totalement indépendants et qui sont agréés par des autorités de tutelle. Je ne vais pas les nommer, etc. Il n'y a pas d'intérêt. Mais tout ça est extrêmement encadré. L'idée générale du législateur, c'est extrêmement encadré. pour sécuriser l'épargnant qui investit son argent dans les marchés financiers. Le teneur de compte, en fait, c'est simple. Il assure le suivi administratif et comptable de l'argent des épargnants qui résulte de ses achats et de ses ventes. Donc le teneur de compte doit suivre les instructions de souscription et de rachat de part lorsqu'un épargnant veut récupérer son argent ou veut investir. que ce soit de l'argent disponible ou lié à un cas de déblocage anticipé. Et il met aussi à disposition des outils d'information, les relevés de comptes, plateformes téléphoniques et tout ce qui peut exister sur Internet pour lui permettre de faire toutes ces opérations-là, y compris des opérations d'arbitrage qui permettent d'aller d'un fonds, par exemple, commun de placement, on va dire risqué, vers un fonds commun de placement moins risqué, même si l'argent est bloqué. Ce sont deux choses totalement... différente. Ou inversement, quelqu'un qui a versé dans un fonds monétaire et qui voudrait prendre un peu plus de risques, il peut faire des arbitrages. Donc ça c'est pour le teneur de compte. Pour la société de gestion, effectivement, la société de gestion, pour faire simple, on peut s'imaginer un gérant avec sa cravate, même si aujourd'hui, on lui met de moins en moins de cravate. Et donc, c'est pareil, il est totalement indépendant du teneur de compte. Il agit en fait pour le compte. de l'épargnant, c'est-à-dire que lorsque l'épargnant veut faire des rachats ou des ventes, c'est lui qui va sur les marchés pour faire les opérations. Bien évidemment, il constitue le portefeuille collectif en fonction de l'orientation du fonds commun de placement qui a été créé. Il peut prendre des positions, acquérir, vendre des titres et il maintient un certain nombre de liquidités aussi dans la limite de la réglementation. Il établit des documents comptables. Je rappelle que la société de gestion est rémunérée, c'est une entreprise. par les droits d'entrée sur les fonds et ou un pourcentage qui sont appelés frais de gestion.
- Speaker #0
Et le teneur de compte et le gestionnaire de fonds sont rémunérés dans tous les cas.
- Speaker #1
Alors en fait, le teneur de compte, son schéma, c'est que l'argent passe, transite par le teneur de compte, mais effectivement, il est investi sur des fonds communs de placement, et le teneur de compte reçoit des rétrocessions de la part des sociétés de gestion. Ça, c'est peut-être la moitié de... de la source d'alimentation, du chiffre d'affaires du teneur de compte. L'autre motier, c'est la facturation que peuvent effectuer les teneurs de compte, notamment aux entreprises.
- Speaker #0
Chacun son rôle, mais du coup, si les deux sont indépendants, comment ils communiquent entre eux ?
- Speaker #1
Alors, ils sont totalement indépendants pour sécuriser les marchés. Je peux même te dire, Jennifer, que l'argent n'est ni chez le teneur de compte, ni chez la société de gestion. Elle est chez un autre acteur. Il s'appelle le dépositaire qui a, on va dire, deux grosses missions. Il surveille un petit peu ce que fait la société de gestion. Il pourrait créer certaines alertes. Donc, tout ça, c'est aussi cadré et il a une fonction de coffre-fort.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Tout ce petit monde-là communique tous les jours d'un point de vue informatique. Il y a des annonces, il y a des collectes qui sont réalisées. Il y a des programmes informatiques puisque, effectivement, Il y a une règle dans l'épargne salariale, tout ce qui est investi ou tout ce qui est désinvesti est investi sur valeur liquidative, VL, on appelle ça, inconnue. C'est-à-dire que, par exemple, sur une valeur liquidative, sur un fonds commun de placement qui est coté tous les jours, aujourd'hui, on est mardi, ça sera sur la VL, la valeur liquidative, de mercredi, le lendemain. D'accord, 24 heures. 24 heures pour un fonds qui est coté tous les jours. Et puis, tu peux avoir des fonds qui peuvent être cotés. sur une semaine, 15 jours, voire un mois. Un peu plus aussi, mais c'est de plus en plus rare. De plus en plus, les fonds sont cotés tous les jours.
- Speaker #0
D'accord, donc tout ce petit monde communique, mais communique de façon, dans un cadre extrêmement cadré.
- Speaker #1
Oui, et je peux même rajouter... Encadré, j'ai envie de dire. Encadré, oui. En France, je crois qu'il y a plus d'une vingtaine d'heures de compte et même plus d'une cinquantaine de sociétés de gestion. Et effectivement, les entreprises sont libres à l'intérieur d'un dispositif d'épargne salariale d'avoir effectivement un teneur de compte. Mais à l'intérieur du dispositif, les fonds communs de placement peuvent être gérés par plusieurs sociétés de gestion.
- Speaker #0
En général, en France, est-ce que tu peux nous dire sur quel type de fonds l'argent des épargnants est investi ?
- Speaker #1
Au niveau de l'épargne salariale, on va parler un petit peu chiffres. Déjà, l'épargne salariale, en fait, représente, alors ça varie. on va dire plus de 160 milliards en France. Alors ça ne va pas te parler, parce que si je te dis 160 milliards, si on fait un rapport par rapport à l'ensemble de l'épargne des Français, l'ensemble de l'épargne des Français, ça varie également, mais on va dire que c'est à peu près 6 000 milliards. Et que principalement, il y a quasiment plus d'un tiers qui investit en assurance vie. Nous, on connaît tous un petit peu l'assurance vie, le livret A, le compte d'épargne logement, le plan d'épargne logement, ça s'appelle l'épargne réglementée. Mais vient aussi l'épeinte salariale. L'épeinte salariale est investie sur des fonds communs de placement. Comme je le dis, c'est souvent un tiers sur des fonds à action déjà. Des fonds à action purs. Des entreprises qui ont des fonds communs de placement purs. Des fonds communs de placement en titre de leur action en fait. C'est assez variable. Les Français sont de plus en plus quand même à l'écoute, regardent de plus en plus.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est vrai que là, tu parlais de 160. 160 milliards. Oui, je pense qu'avec tout l'argent qu'on doit, je pense que les Français sont de plus en plus au fait de ce que représentent les milliards qu'on va devoir sortir à un moment donné.
- Speaker #1
Oui, mais là où je voulais en venir, c'est sur la répartition de l'épargne salariale sur ces 160 milliards. Oui, effectivement. Effectivement, il y a une bonne partie qui est investie en fonds actions, mais aussi sur des fonds obligataires, sur des fonds monétaires. Et il y a aussi une tendance sur les fonds diversifiés, on va dire. On va entendre parler, on entend parler, même chez les banques, assureurs, etc., sur les fonds ISR, les fonds investissement socialement responsables. Et il y a aussi les fonds solidaires. La paix de salariat a été précurseur au niveau des fonds solidaires. Et donc, ce type de fonds, c'est dans l'air du temps. Et les investisseurs, ils sont de plus en plus sensibles. Donc en fait, l'idée, c'est investir, oui. Mais si on peut en plus être utile, l'idée est que les clients et que les investisseurs ont la volonté de redonner du sens à leur épargne. L'épargne salariale permet aussi ça.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est intéressant parce que tu parles du côté des épargnants. Moi, je me pose forcément la même question côté entreprise. Est-ce que les critères RSE ne risquent pas de réduire un petit peu les rendements ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Non.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
d'accord. Non. On a même vu, notamment avec la crise Covid, que ce type de fonds pouvait potentiellement, momentanément, on va dire, être plus rémunérateur qu'un fonds classique. Sans rentrer encore dans les détails, l'idée des teneurs de compte, c'est de proposer de plus en plus dans la gamme de fonds aux entreprises des... des fonds avec ces critères-là, en fait. Ce n'est pas parce que c'est dans l'air du temps, parce que c'est indispensable. Oui, c'est une nécessité. C'est une nécessité pour l'ISR, le poids des critères environnement, sociaux et de gouvernance, on appelle les critères ESG, dans les choix de placement, c'est fortement accru, en fait, ces dernières années. Et donc, du coup, ce qu'il faut savoir, c'est que grâce à l'épargne salariale aussi, les teneurs de comptes font... pas mal de promotions sur ce type de fonds et ont même des liens avec certaines sociétés de gestion qui sont spécialisées sur ce type de fonds, que je ne marrerai pas ici, mais que je connais très bien.
- Speaker #0
On ne va pas donner de noms. C'est vrai que l'idée du podcast, c'est vraiment de diffuser de l'information pour que chacun soit suffisamment informé, de façon à pouvoir se positionner.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Comment est généralement organisé un teneur de compte afin de répondre aux besoins de toutes les parties prenantes ? Et par toutes les parties prenantes, j'entends aussi bien le collaborateur que la direction et les RH par rapport à ces sujets.
- Speaker #1
En fait, c'est une question vaste car les besoins des grandes entreprises ne sont pas obligatoirement les mêmes qu'une petite entreprise. Cependant, de toute façon, un teneur de compte doit pouvoir répondre et mettre à disposition les mêmes ingrédients. pour satisfaire les entreprises clientes et attirer aussi les prospects. L'image d'un teneur de compte doit être exemplaire. Les entreprises sont de plus en plus sensibles aussi à la performance des fonds communs de placement et à l'orientation des fonds, comme on disait tout à l'heure, des fonds ISR et des fonds solidaires, par exemple. Je rappelle juste un truc sur les fonds solidaires. Sur les fonds solidaires, la finance solidaire, en fait, elle vise à donner du sens à l'épargne en investissant dans les entreprises et associations à forte utilité sociale et environnementale via la souscription de produits d'épargne solidaire. Par exemple, pour lutter contre le chômage, le mal logement, le développement de l'agriculture biologique, les énergies renouvelables. Ça, ce sont des exemples. Et effectivement, il faut savoir que dans un plan d'épargne d'entreprise, c'est une obligation légale. doit figurer. au moins un fonds solidaire. Et pour être très précis dans ce cas-là, un fonds solidaire ne veut pas dire que tout l'argent du fonds commun de placement, toute la composition de l'actif va pour les entreprises solidaires, mais au moins 5 à 10% va là-dedans. Ça a été créé en début des années 2000, un ancien ministre, et on est en 2023 aujourd'hui, et ça prend de plus en plus d'ampleur.
- Speaker #0
Et du coup, selon toi, quels critères une entreprise doit prendre en compte dans le choix de son teneur de compte ? Parce que tu as mentionné que vous étiez plusieurs sur la place. Pour toi, qu'est-ce qui te paraît important ?
- Speaker #1
Ce que je disais au tout départ, l'image de l'entreprise, c'est très important. Pour les grandes entreprises, nul doute qu'ils connaissent la qualité des teneurs de compte. Pour les autres entreprises, pas obligatoirement. Et auquel cas, lors des appels d'offres, ils font des appels d'offres. et auquel cas il faut répondre effectivement aux appels d'offres avec le plus de justesse sur la qualité de service, comment en fait on va communiquer avec l'entreprise, comment on va communiquer avec les épargnants, donc les plateformes, un espace dédié pour l'entreprise. Souvent il y a un correspondant ou plusieurs correspondants liés aux entreprises. Des fois il y a des grandes entreprises avec beaucoup de filiales. Des fois, il y a simplement un seul correspondant qui va faire le lien entre l'entreprise et le teneur de compte. Bien sûr, ils vont être regardants sur la performance des fonds et des gammes proposées, y compris sur l'orientation des fonds avec certains critères bien précis par rapport aux critères ESG ou solidaires, voire les deux. Donc l'image du teneur de compte très importante, la qualité du dispositif proposé. La capacité aussi aux teneurs de compte à donner des conseils aussi à l'entreprise, à les aider par exemple dans tout ce qui est actionnariat, c'est quelque chose qu'on n'a pas abordé ici. Les teneurs de compte ont des experts là-dessus. Et puis, bien sûr, la qualité de la relation client, qu'elle soit humaine via les plateformes, via les commerciaux, via les salariés des teneurs de compte. Et la qualité et la simplification des outils techniques. Aussi bien les applications mobiles et les parcours internet pour les aider à réaliser leurs opérations. de la façon la plus simple possible. Oui,
- Speaker #0
je trouve que c'est le dernier point sur lequel tu insistes me paraît capital. Aujourd'hui, on est pris partout et avoir le service client qui soit au niveau, les outils qui soient accessibles, simplifiés et assez faciles à prendre en main, c'est pour moi ce qui me paraît le plus important parce qu'il ne faut pas oublier que ces dispositifs, c'est bien de les mettre en place, mais il faut aussi en interne les faire vivre, faire en sorte que les collaborateurs y adhèrent. Et donc, c'est une dimension sur laquelle je pense qu'il est important de sensibiliser les entreprises qui sont dans un processus de choix de teneur de compte. Donc, merci pour ces apports, Bruno. Alors maintenant, j'aimerais qu'on aborde un sujet chaud. Épargne salariale et syndicat. C'est une relation qui n'est pas simple. J'aime bien la qualifier de passionnée ou passionnante selon les cas. Tout de suite, la première question que j'ai envie de te poser, Bruno, c'est quel est le rôle des syndicats dans ce dossier ?
- Speaker #1
Je pense que le rôle des syndicats est primordial et je sais que la plupart des teneurs de comptes ont même un collaborateur dédié pour améliorer la relation avec les syndicats des entreprises, que ce soit des entreprises clientes ou prospects, car on sait que les syndicats, alors le CSE, les membres du CSE, peuvent être un appui précieux pour défendre un teneur de compte en place, par exemple. ou mettre en avant certaines tensions. Dans une entreprise, les syndicats sont très sensibles au respect de la loi et sur le fait notamment de la qualité de service. Ensuite, au sein de la société, ils vont probablement aussi faire en sorte de rendre l'accord d'intéressement par exemple, ou de participation, et ou des plans d'épargne le plus sociable et le plus profitable pour les salariés. Je vais donner un exemple, Jennifer, par exemple... Ils vont demander à l'employeur de mettre en place un abondement au versement, s'il n'existe pas. S'il existe, de l'augmenter. C'est bien que si tu as un abondement de 50%, si tu as versé 1 500, si l'abondement passe à 100%, tu as 2 000. Ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose et ça incite aussi les épargnants à investir. On peut aussi imaginer de mettre en place des taux d'abondement. différents suivant les salaires. C'est-à-dire qu'effectivement, sur une prime de participation que tu investis dans ton plan d'épargne, on peut imaginer que dans l'accord de participation, il est indiqué de 20 000 euros à 30 000 euros, tu as 300 %, qui est le maximum légal au niveau du taux d'abondement pour ces collaborateurs qui ont ce salaire-là, et qu'ensuite, de 30 000 à 40 000, le taux diminue petit à petit. Tout ça, ça peut être géré par un teneur de compte.
- Speaker #0
Porté par les syndicats ?
- Speaker #1
Oui, ça peut être porté, ça peut être une idée, c'est quelque chose de social.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas tout. Les syndicats peuvent aussi, dans les accords d'intéressement ou de participation, faire évoluer les clés de répartition des primes. Comme les clés, ça peut être le temps de présence ou le salaire. Je vais prendre un exemple encore. Si dans un accord d'intéressement, il est écrit que 80% de la prime est liée au salaire et que 20% est liée au temps de présence, dans cet exemple-là, c'est clairement un accord qui va favoriser les salaires les plus importants. Et donc, du coup, dans la négociation du prochain accord, nul doute que les syndicats, toutes étiquettes confondues, vont essayer de faire en sorte de rendre plus sociables ces clés de répartition. en inversant peut-être, en faisant l'inverse ou en diminuant le pourcentage de 80 à 50% sur le niveau du salaire, par exemple.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est un vrai acteur qu'il faut considérer dans ce sujet. Oui,
- Speaker #1
les teneurs de compte doivent considérer effectivement les syndicats, les membres du CSE. Je rappelle aussi que, même si là je n'y pensais pas, mais effectivement dans une... petite entreprise où il n'y a pas de CSE. Qu'est-ce qui se passe lorsqu'une entreprise ne veut pas mettre un accord de participation en place parce qu'elle a soit l'ignorance, soit elle n'a pas envie, le patron. On va dire clairement, le patron n'a pas le temps ou ne veut pas le mettre en place alors qu'il a plus de 50 salariés depuis plus de 10 ans et qu'il fait des bénéfices, que l'entreprise fait des bénéfices. Si personne va malheureusement au tribunal pour dire au moins, en tout cas, attention, monsieur le patron. Vous vous trompez, il faudrait mettre en place un accord de participation. C'est souvent les représentants du personnel ou le représentant du personnel qui va s'y coller et qui va probablement mettre raison l'employeur qui va effectivement mettre en place, qui va aller chercher un teneur de compte. Sinon, si on arrive à une impasse, les tribunaux donnent raison. C'est une loi, c'est une obligation légale. Donc à partir de là, l'employeur devra mettre en place un accord de participation.
- Speaker #0
Et du coup, c'est bien de terminer sur un désaccord, parce que ma question suivante, c'est quelles sont généralement les causes de désaccord ?
- Speaker #1
Ça peut être ça, mais ça peut être ce qu'on évoquait tout à l'heure par rapport aux clés de répartition des primes, par exemple. L'employeur souhaite garder l'exemple que je donnais, 80% ou 100% sur le salaire. Là, c'est clairement une mesure qui n'est pas trop sociale. Attention quand même, je rappelle que l'employeur, il fait ce qu'il veut sur ce genre de répartition. C'est déjà bien d'avoir mis en place un accord de participation, c'était une obligation. Mais je rappelle aussi que beaucoup d'entreprises mettent en place des accords de participation alors qu'ils n'ont pas l'obligation de le faire. Une entreprise de 15 salariés peut mettre un accord de participation en place avec la formule légale de participation. Il n'y a pas de problème par rapport à ça.
- Speaker #0
C'est bien de rappeler qu'effectivement, il y a des entreprises qui tiennent leur rôle et qui font plus que ce qui est demandé.
- Speaker #1
Oui, la preuve de l'intéressement. C'est totalement facultatif. Tout à fait. Beaucoup, c'est vrai, beaucoup de moyennes grandes entreprises ont souvent un accord de participation et d'intéressement.
- Speaker #0
Mais il y en a aussi qui ne jouent pas le jeu. Et dans ces cas-là, c'est aussi intéressant de comprendre où est-ce qu'ils ne jouent pas le jeu et quelle forme ça peut prendre.
- Speaker #1
On parlait au tout début du partage de la valeur.
- Speaker #0
De la richesse. De la richesse, oui.
- Speaker #1
Effectivement, là, il y a l'ANI qui va être mis en place petit à petit. L'accord national interprofessionnel qui va favoriser, enfin qui va favoriser, on va dire, l'épeinte salariale, de sorte que les entreprises inférieures à même 50 salariés, je ne vais pas regarder précisément, à partir de 11, on aura... plus ou moins l'obligation en 2024, 6 bénéfices. Ça va se mettre en place petit à petit. Mais effectivement, on peut imaginer que de plus en plus d'épargnants bénéficient de l'épargne salariale. Depuis plus de 50 ans, même s'il y a eu des à-coups, le législateur a bien compris que l'épargne salariale était vraiment un dispositif très important et pour l'entreprise et pour les épargnants pour préparer certains projets de vie.
- Speaker #0
On arrive presque à la fin du podcast et j'ai cette question qui me brûle les lèvres. Quel conseil tu donnerais à une entreprise qui devrait négocier avec les représentants des salariés ?
- Speaker #1
Ce serait prétentieux de ma part de donner des conseils. Mais je pense qu'à l'intérieur des entreprises, les employeurs, lorsqu'il y a les CSE qui se réunissent tous les mois, ont bien compris. qu'il y a un intérêt d'écouter les salariés et donc les représentants du personnel élus par les salariés. Écouter ne veut pas dire adhérer et donner. Mais dans le cadre des accords d'intéressement et de participation, c'est plutôt bien de le co-construire aussi. L'entreprise a ses exigences et effectivement, les élus peuvent évoquer certains critères aussi. l'idée est que effectivement, les salariés... puissent avoir en tête des objectifs clairs par rapport à l'orientation stratégique de l'entreprise.
- Speaker #0
Bruno, tu nous as partagé énormément d'éléments, on s'est dit énormément de choses. Je voudrais savoir si tu as un dernier complément d'information que tu voudrais généreusement partager avec nous.
- Speaker #1
Jennifer, ce qui me permet la fiscalité, en complément, on a vu que les sommes qui sont investies dans un plan d'épargne d'entreprise, Ils sont exonérés d'impôts à l'entrée et à la sortie. Donc effectivement, puisqu'ils sont investis, ils ne sont pas imposables. Lorsque tu ressors, que ce soit pour un cas de déblocage anticipé, par exemple acquisition de résidence principale ou mariage, ou lorsque l'argent devient disponible, ces sommes-là sont totalement exonérées d'impôts, c'est-à-dire ne viennent pas augmenter tes revenus. Ça, c'est vraiment un avantage. Alors un bémol sur la fiscalité, Comme dans tous les produits financiers, il y a des taxes à l'entrée. Donc, le CSG, le CRDS, l'équivalent de un peu moins de 10%, 9,7% pour être précis, sur tout ce qui est épargne salariale, donc participation à l'intéressement, abondement et comptez pas le temps, par exemple. Et lorsque l'argent devient disponible, il y a une taxe de 17,3% sur la plus-value et uniquement sur la plus-value. Je préfère terminer quand même sur un truc positif. la loi Pacte. a créé, on va dire, le PER, le plan d'épargne retraite. Et c'était déjà connu par d'autres produits qui s'appelaient bancaires, comme le PERP, tout ce qui était Madeleine, etc. Mais on va dire, voilà, maintenant, c'est généralisé. L'épargne salariale permet aussi de faire des versements volontaires déductibles de ses revenus sur le PER, uniquement sur le PER, pas sur le plan d'épargne entreprise de 5 ans. Donc, sur le PER, il y a quand même une possibilité de réduire aussi ses impôts. Donc voilà en complément ce que je voulais te dire, Jennifer, sur la fiscalité. Et juste une petite rectification, tout à l'heure je crois que j'ai dit que le plan d'épargne entreprise avait été créé en 1967. Non, le plan d'épargne entreprise, qui est aujourd'hui le réceptacle de l'ensemble des origines de l'épargne salariale, a été créé en 1987.
- Speaker #0
C'est la fin du podcast, Bruno. Quel serait ton mot de la fin sur l'épingle salariale ?
- Speaker #1
Alors, en fait, l'épingle salariale, c'est génial pour plusieurs raisons, pour l'entreprise et pour les salariés. L'entreprise, en fait, a la possibilité de mettre en place certains critères pour améliorer le dialogue social, mettre en avance ses objectifs stratégiques, fédérer par l'actionnariat salarié, par exemple, fidéliser ses salariés grâce aux... différents dispositifs qu'on a vus comme l'intéressement, la participation, l'amendement, le tout versé dans un plan d'épargne entreprise, par exemple. Pour les salariés et les bénéficiaires de l'épargne salariale, c'est une opportunité quand même incroyable pour plusieurs raisons, je dirais. La première, c'est d'épargner avec des avantages fiscaux, diversifier son épargne, ensuite de profiter de cette épargne pour les événements importants de la vie avec des produits adaptés. mais aussi d'apprivoiser, on va dire, une certaine culture financière et de profiter de rendements potentiellement importants des marchés financiers. En fait, le mot de la fin, ça serait de dire l'argent est un sujet clivant, central pour tous. Ça, c'est OK. J'ajouterais que l'argent est une énergie qui rentre et qui sort. L'épargne salariale, c'est une chance et je souhaite qu'elle continue d'évoluer pour encore plus de partage de la valeur.
- Speaker #0
Merci Bruno. Cet épisode captivant sur le vaste sujet de l'épargne salariale s'achève. Nous espérons qu'il vous a fourni des clés pour comprendre et agir aussi bien en tant qu'épargnant, RH, élu ou dirigeant. Nous vous attendons nombreux sur les prochains épisodes. Si celui-ci vous a plu, partagez-le, mettez-lui 5 étoiles. Et si vous avez des questions, des idées ou des sujets que vous aimeriez que nous abordons, contactez-nous sur hello.blossomtalent.com Vos contributions enrichissent notre podcast et nous motivent à créer un contenu toujours plus pertinent pour vous. Prenez bien soin de vous et de votre avenir. A bientôt sur le Café sans filtre avec ton RH.