Speaker #0Ne te plains pas, sois sage, il faut travailler dur pour mériter de l'argent, ou encore les émotions ça ne sert à rien. Ces phrases vous les avez peut-être déjà entendues, peut-être dans votre enfance, peut-être dans votre famille, et la vraie question c'est est-ce que vous les gardez encore aujourd'hui ? Est-ce que vous les répétez sans même vous en rendre compte, sans voir l'impact qu'elles peuvent avoir sur votre vie, sur vos choix, sur vos relations ? Et bien c'est justement ce qu'on va venir explorer dans cet épisode, comment repérer ce qu'on avait appris sans l'avoir choisi, et surtout comment désapprendre ce qui ne nous sert plus à l'heure d'aujourd'hui. Si tout ce que je viens de dire vous parle, je vous laisse avec la suite de l'épisode. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne, et chaque mardi on se retrouve pour un nouvel épisode pour t'aider à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit, et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager avec quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Bienvenue dans ce tout nouvel épisode. Aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'un sujet qui, je pense, va peut-être parler à beaucoup de personnes. Le fait de désapprendre un petit peu ce qu'on nous a appris à l'enfance. ce conditionnement qu'on a pu recevoir. On parle souvent d'apprendre, apprendre à mieux communiquer, apprendre à gérer ses émotions, à poser ses limites, mais on parle beaucoup moins de ce qu'il faut parfois désapprendre pour que tout cela devienne possible. Si vous m'écoutez régulièrement, vous savez que je parle souvent des croyances parce qu'elles reviennent beaucoup dans mes épisodes. En fait, elles sont un peu de partout, que ce soit dans notre rapport à nous-mêmes, au travail, à l'argent, aux autres. Et aujourd'hui, je veux aller un peu plus loin. Je ne vais pas seulement vous parler de ce que vous croyez, mais plutôt d'où ça vient et ce que ça vous coûte de continuer à les porter. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'avais envie de pouvoir partager avec vous mon expérience, parce que ce travail-là, je le fais aussi. Et la première chose que j'ai envie de vous dire, c'est que de repérer ces croyances, ce n'est vraiment pas évident. Ce sont des choses qu'on ne conscientise pas forcément. Elles sont tellement ancrées en nous qu'on les prend pour des vérités, pour... la façon dont le monde fonctionne. Et j'ai donc fait un vrai travail pour réussir à les détecter. Parmi celles que j'ai pu conscientiser, il y en a une qui était très présente. Je pensais que ce que les autres pensaient de moi définissait ma valeur, que leur regard sur moi me disait qui j'étais. Autrement dit, si les autres me voyaient bien, j'avais de la valeur et dans le cas contraire, c'était moi qui en manquais. Et je vous le dis honnêtement, c'est quelque chose que je suis encore en train de déconstruire parce que forcément ça prend du temps. Ça dépend de quand la croyance s'est installée et de tout ce qu'on a pu vivre aussi autour de cette croyance qui sont venues à chaque fois la confirmer. Plus une croyance a été confirmée, plus elle prend de la place. Je vous ai noté quelques exemples pour que vous puissiez peut-être vous reconnaître dans ces croyances-là et surtout de pouvoir peut-être... conscientiser dans quel domaine de votre vie elles sont les plus bloquantes. Déjà, il va y avoir dans le travail, on peut avoir tendance à se dire qu'on n'est pas assez compétent, qu'on n'est pas assez à la hauteur. Et le résultat, c'est que tu ne vas pas oser postuler, tu ne vas pas oser demander d'augmentation, tu vas rester dans l'ombre alors que tu as largement les capacités. Mais dû à cette croyance, tu ne vas pas forcément avoir les outils et les ressources pour faire autrement. Ça peut être aussi le fait de se dire que pour réussir, il faut énormément travailler. Donc on peut avoir tendance à se donner énormément dans le travail, à se tuer un peu à la tâche. On peut aussi se dire qu'on n'a pas le droit de se tromper, qu'on n'a pas le droit à l'erreur. Et là, ça peut être le fait de tout vérifier dix fois, de repousser, de s'épuiser pour être vraiment le plus irréprochable possible. Et ça aussi, c'est... une croyance qui peut avoir énormément d'impact dans ce qu'on va faire et dans notre lien à notre travail. Il peut y avoir aussi des croyances dans les relations amoureuses. Par exemple, si je montre qui je suis vraiment, on va me quitter. Ou je dois me donner pour être aimée. Les gens finissent toujours par partir ou je finis toujours par être abandonnée. Alors tu vas avoir tendance à t'adapter, à t'effacer, à dire oui alors que tu penses non, à donner. Donner jusqu'à t'oublier en espérant que l'autre reste. Ou encore rester alors que tu t'épuises dans une relation qui ne t'apporte rien. Ça peut aussi se retrouver dans la façon de se percevoir. Par exemple, de se dire qu'on doit être parfait pour mériter notre place, qu'on ne doit pas déranger, qu'on n'est pas quelqu'un d'important. Ça peut aussi se retrouver avec l'argent et avec nos propres envies. Par exemple, on a la croyance que l'argent ne s'étale pas, que c'est mal vu d'en vouloir, que penser à soi c'est être égoïste. Et le résultat, c'est qu'on va se refuser. refuser ce qui nous ferait du bien et culpabiliser dès qu'on va se choisir. Si tu t'es reconnu dans une ou plusieurs de ces phrases, déjà c'est normal. Ça ne veut pas dire que quelque chose ne va pas chez toi, ça veut simplement dire que tu as, comme tout le monde, appris des choses qui, dans un sens, ne t'appartiennent pas vraiment. Et ce que je voulais vraiment que vous puissiez remarquer, c'est que dans chaque exemple, la croyance a une conséquence très concrète sur ce qu'on va faire, sur ce qu'on va... oser et sur ce qu'on va se permettre. Et ces phrases, elles ne restent pas dans la tête, elles vont vraiment diriger notre vie et c'est pour ça que l'impact de nos croyances est énorme. Et ce que je veux que vous reteniez, c'est ce qui s'est passé quand j'ai pris conscience de tout ça. Ça m'a vraiment permise déjà de les remettre en question et surtout d'avoir envie de faire différemment. C'est pas arrivé du jour au lendemain, mais c'est là que quelque chose a commencé à changer. Parce que tant qu'on ne voit pas une croyance, on va avoir tendance à la vivre comme une évidence. Et à partir du moment où on va commencer à la voir, on peut enfin se demander, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est encore ce qu'on veut ? Est-ce qu'elle vient vraiment de nous, cette croyance ? Ou est-ce qu'elle ne nous a pas été transmise ? Et on la garde un petit peu sans s'en rendre compte. C'est précisément ce chemin que je vous propose de faire aujourd'hui. C'est vraiment de comprendre ce que « désapprendre » veut dire. d'où viennent ces croyances et comment commencer à s'en libérer. J'aimerais clarifier avant quelque chose, parce que pour moi, désapprendre, ce n'est pas renier sa famille, ce n'est pas dire non plus que nos parents ont mal fait, ce n'est pas tout jeter, mais c'est plutôt de se poser certaines questions, que ce que vous avez appris, ça vous a peut-être servi. Enfance et croyances vous ont aidé à vous adapter, à vous protéger, à trouver votre place. si vous avez... appris à ne pas déranger, c'est peut-être parce que ça vous a permis de rester en sécurité ou d'être aimé. Ce n'est pas une erreur, c'est simplement une stratégie qui s'est mise en place. Le problème, ce n'est pas d'avoir appris ça. Le problème, c'est quand on continue à diriger notre vie alors que le contexte a changé. Vous n'êtes plus enfant, vous n'êtes plus l'enfant que vous étiez, vous avez d'autres ressources, d'autres choix, mais bien souvent, la croyance, elle, elle reste au même endroit. Donc désapprendre, c'est un peu faire le tri, c'est regarder ce qui nous a été transmis et se demander est-ce que ça me sert encore. D'où viennent ces croyances ? C'est la question qu'on va pouvoir se poser maintenant. Ces croyances-là, quand on est enfant, c'est un petit peu comme si on était une éponge. On va avoir tendance à observer tout ce qui nous entoure et on nous transmet des choses de deux façons. D'abord parce qu'on va nous dire, donc les phrases par exemple qu'on va entendre à la maison, à l'école. des choses répétées encore et encore, et ensuite par ce qu'on va vivre et ce qu'on va aussi observer. La manière dont nos parents vont parler d'argent par exemple, de leur travail, de leurs émotions, de ce qui a en fait été transmis par rapport à leur propre expérience. Ce qui était permis, ce qui ne l'était pas, les expériences qu'on a traversées qui sont venues confirmer ces idées-là. Et à cet âge-là, on ne va pas avoir la... possibilité de se demander si c'est vrai, on va avoir tendance à le prendre pour une réalité. Et c'est comme ça que ces croyances, elles vont s'installer sans qu'on les choisisse. Et parfois, il y a aussi une part de fidélité là-dedans, c'est qu'on va avoir tendance à garder ces croyances par loyauté envers notre famille sans vraiment se rendre compte, comme si faire autrement, c'était trahir. Bien évidemment, là, ce que je suis en train de vous dire, c'est vraiment très inconscient. Quand je dis inconscient, ça veut dire Alors... qu'on va faire les choses sans vraiment s'en rendre compte et surtout sans vraiment le décider. Un exemple assez simple, quand on conduit un trajet qu'on fait tous les jours, on va arriver parfois à destination sans avoir vraiment réfléchi à la route. Notre corps et notre tête vont faire le chemin un petit peu tout seul, on va piloter automatiquement. Eh bien nos croyances, ça fonctionne un petit peu de la même manière, elles vont tourner en arrière-plan, elles vont guider nos réactions, elles vont guider nos choix, et on ne les remarque même pas. parce qu'elles nous paraissent normales. Donc pour revenir à ce que je disais, c'est vraiment la manière aussi dont on va observer les choses lorsqu'on est enfant, de nos parents et de ce qu'on va enregistrer à ce moment-là. Il y a aussi une notion dont je voulais vous parler plus précisément, c'est ce qu'on appelle les loyautés invisibles. Une loyauté invisible, c'est une fidélité que vous avez envers votre famille sans même vous en rendre compte. Par exemple, vous vous interdisez de réussir mieux que vos parents parce que ce serait quelque part les trahir. Vous continuez à tenir un rôle, celui qui va arranger tout le monde, celle qui va jamais poser de problème, celui qui va se sacrifier. Ou encore, vous allez avoir tendance à reproduire une manière de vivre les relations, d'une certaine manière, simplement parce que c'est ce que vous connaissez. La difficulté, c'est que ces loyautés, elles sont profondes, et elles se vivent souvent comme de la culpabilité. Parce que si on fait autrement, eh ben on va décevoir. Si on s'écoute, on risque d'être égoïste. Et ce qui est important de comprendre, c'est que c'est pas de la faiblesse, c'est bien évidemment, bien souvent de l'amour, un amour qui a pris une forme. qui vous étouffe à l'heure d'aujourd'hui. Alors concrètement, comment repérer tout ça ? Je vais vous donner quelques signaux pour que vous puissiez, si vous vous reconnaissez, déjà dans un premier temps les repérer. Le premier signal, c'est les phrases en « il faut » et « on doit » . Il faut que je sois parfait, on doit toujours finir ce qu'on a commencé, il faut être présent à ce moment-là, il faut penser aux autres avant soi. Quand vous vous dites tout ça, en fait, c'est vraiment de vous demander qui parle à ce moment-là. D'où vient cette croyance ? Est-ce que c'est dû à une expérience que vous avez vécue, que vous avez commencé à croire ça ? Est-ce que c'est quelqu'un qui vous l'a dit et à qui vous avez potentiellement cru ? Voilà, c'est vraiment de vous poser la question qui parle et d'où ça vient. Le deuxième signal, c'est une réaction disproportionnée. Une remarque, une situation, et tout d'un coup vous ressentez quelque chose de beaucoup plus fort que ce que la situation mérite. Bien souvent, c'est une vieille histoire qui va venir se réactiver, venir réactiver quelque chose de notre passé. Donc ça aussi, ça peut être un signal qui peut vous aider justement à reconnaître certaines de vos croyances, certaines choses qui peuvent se répéter. Le troisième signal, c'est la culpabilité quand vous faites autrement. Vous choisissez quelque chose pour vous et vous vous sentez mal alors que rien de grave ne s'est passé. Cette culpabilité, c'est souvent la trace d'une loyauté invisible. Le quatrième signal, ça va être les situations qu'on va avoir tendance à répéter. Les mêmes relations, les mêmes conflits, les mêmes blocages. Malgré toute votre bonne volonté, quand quelque chose revient sans cesse, ce n'est pas un hasard. C'est bien souvent un schéma qui cherche à être vu pour qu'il puisse être changé. À quoi servent ces signaux que je viens de vous décrire ? Ce sont des indices, comme on l'a dit, parce qu'une croyance va être inconsciente, donc on ne va pas forcément la voir directement. Par contre, on peut voir ce qu'elle provoque, une phrase qui revient, une émotion trop forte, une culpabilité ou encore, comme je vous le disais, une situation qui se répète. Ces signaux vont vraiment vous montrer où chercher. A chaque fois que l'un d'eux apparaît, c'est un petit peu comme s'il y avait une petite lumière qui venait s'allumer et qui vous disait attention, là il y a peut-être une croyance cachée derrière et c'est justement là que vous pouvez commencer à la repérer pour commencer petit à petit à la remettre en question. J'aimerais maintenant vous proposer un petit exercice très simple pour passer de l'indice à la croyance. C'est de venir prendre un carnet, une feuille, votre téléphone et de penser à l'un de ces signaux. que vous avez reconnu, une phrase que par exemple vous avez répétée, une situation qui revient, une culpabilité que vous ressentez, c'est d'en choisir un et à partir de là de vous poser trois questions. La première question, ça va être cette croyance. Est-ce que je l'ai entendue ou est-ce que je l'ai observée de quelqu'un ? Et si oui, de qui ? En général, la réponse est bien évidemment oui, parce qu'une croyance ne n'est pas du hasard. Ça peut venir d'un parent, d'un grand-parent, d'une ambiance de la maison, de l'école, de camarades, de ce qu'on a pu vivre finalement en fait dans notre enfance. C'est vraiment d'essayer de mettre un visage là-dessus, sur cette croyance, et de venir conscientiser d'où elle vient. La deuxième question, ça va être à quoi m'a-t-elle servi ? Comment est-ce qu'elle m'a protégée à l'époque ? Et de prendre le temps de la remercier, même si on a envie de la quitter. Elle a fait de son mieux et c'est vraiment de pouvoir prendre conscience de ce que cette croyance a pu apporter. Troisième question, ça va être, est-ce que je veux encore la garder ? Est-ce que je vous la transformais ? Est-ce que je vous la posais ? Vous n'avez pas besoin de répondre tout de suite. Parfois, le simple fait de se poser la question, ça va déjà commencer à desserrer quelque chose. Et si rien ne vient aujourd'hui, ce n'est pas grave. C'est vraiment de laisser la question vous accompagner quelques jours. Peut-être qu'à un moment donné, il y a peut-être quelque chose qui va venir. Voilà, j'espère que ce petit exercice pourra vous aider, pourra vous permettre à peut-être prendre conscience de vos croyances. et de commencer petit à petit à vous en libérer. Avant de conclure, j'aimerais vous donner trois précautions par rapport à ce que je viens de vous dire. La première, c'est de ne pas chercher de coupable. L'objectif, ce n'est pas de venir juger notre famille, mais plutôt de comprendre, de venir comprendre ce que nos parents ont pu nous transmettre et ce qu'ils avaient aussi peut-être potentiellement eux-mêmes reçu. C'est de ne pas non plus chercher à tout désapprendre d'un coup, parce que c'est un chemin qui va être... être progressif, une croyance après l'autre, avec de la patience, surtout envers vous-même. Moi, je suis encore en chemin sur des croyances que j'ai conscientisées il y a plusieurs années. Donc, c'est vraiment de prendre le temps et de ne pas chercher à tout désapprendre d'un coup. Et le dernier point, c'est que si vous découvrez que certaines choses sont douloureuses, vous n'avez pas à avancer seul, se faire accompagner, c'est justement un moyen pour ne pas rester coincé dans ces schémas. et surtout parfois c'est pas évident de conscientiser certaines de nos croyances parce qu'elles peuvent être très enfouies et très inconscientes. Donc un accompagnement peut vraiment venir vous aider. Ce que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode, c'est que désapprendre, c'est pas trahir d'où l'on vient, c'est plutôt choisir ce que l'on va garder. Vous pouvez garder ce qui vous nourrit, les valeurs, la tendresse, la force qui vous ont été transmises et vous pouvez aussi déposer ce qui vous pèse avec respect. Et vous avez aussi le droit de faire le tri, de faire autrement et de changer les croyances qui sont bloquantes aujourd'hui. Si cet épisode vous a parlé, je vous invite à le partager à une personne qui pourrait en avoir besoin. Vous pouvez bien évidemment me partager en commentaire, en message, quelles croyances vous avez pu peut-être repérer en vous, ce que cet épisode vous a peut-être permis de conscientiser, ce qu'il vous a apporté. je suis toujours Hyper contente de pouvoir vous lire. N'hésitez pas non plus à me partager des thèmes de sujets que vous aimeriez que j'aborde dans les prochains épisodes. En tout cas, j'espère que cet épisode vous aura plu. Merci pour votre écoute. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.