Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans un tout nouvel épisode du podcast Les Sens de la Vie. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un sujet qui nous concerne, je pense, presque tous, et parfois sans s'en rendre compte, le besoin de reconnaissance. Ce besoin d'être vu, d'être validé, d'être remercié, d'être important finalement aux yeux des autres. Enfin voilà, si ça vous intéresse, je vous laisse. avec la suite de l'épisode. C'est aujourd'hui ce qu'on va explorer ensemble. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et chaque mardi, on se retrouve pour un nouvel épisode pour t'aider à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager avec un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide. énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Pourquoi j'ai voulu vous parler de ce thème aujourd'hui ? Parce qu'en ce moment, j'ai eu pas mal de prises de conscience à ce sujet et j'avais vraiment envie de pouvoir vous partager ce que j'ai pu conscientiser autour du besoin de reconnaissance sans jugement parce que je sais que parfois quand on commence à... conscientiser ce besoin de reconnaissance, on a tendance aussi à pas mal culpabiliser. Donc vraiment, c'est un épisode où j'ai envie de mettre beaucoup de bienveillance et de pouvoir vous apporter un petit peu les clés, du moins ce que j'ai pu conscientiser au cours de ces dernières semaines. Avant d'aller plus loin, je voudrais prendre un instant pour vous expliquer un petit peu plus ce que c'est ce besoin de reconnaissance. Parce qu'on utilise ce mot sans vraiment comprendre ou savoir vraiment ce qu'il représente. Donc le besoin de reconnaissance, c'est le besoin de se sentir vu. C'est le besoin de se sentir considéré, de compter pour quelqu'un. C'est savoir que ce qu'on fait, ça a de la valeur. Mais aussi que ce qu'on représente a de la valeur. C'est ce petit signal qui va nous dire, je t'ai vu, tu existes pour moi et tu comptes. Et c'est un besoin qui est profondément humain. On va le retrouver dans la plupart des grandes théories de la psychologie. Il va faire partie des besoins d'estime. On est des êtres sociaux et on se construit dans le regard et la relation aux autres. On va retrouver la reconnaissance dans deux choses différentes. La première, ça va être dans ce que l'on va faire. Et la deuxième, c'est la reconnaissance de ce que l'on est. De ce que l'on est, ça va être la plus profonde et ce qui va nous donner le sentiment d'avoir vraiment de la valeur. Simplement parce qu'on existe. Et c'est souvent là que tout va se jouer, parce que quand on a reçu cette reconnaissance de ce que l'on est quand on est enfant, on va pouvoir recevoir la reconnaissance de ce que l'on fait, sans en dépendre. Mais quand justement on a manqué de cette reconnaissance de ce que l'on a été dans notre enfance, on va avoir tendance à chercher cette reconnaissance de ce que l'on fait pour combler celle que l'on est. et ça c'est un puits sans fond parce que justement on va être en quête d'une sensation et de quelque chose que l'on n'a jamais vraiment reçu. Je voulais préciser aussi quelque chose, c'est que ce besoin, ce n'est pas un problème. Bien au contraire, ce besoin, il va nous motiver, il va nous relier aux autres. Il va aussi donner du sens à ce que l'on fait et il devient pesant à partir du moment où on va dépendre entièrement de la reconnaissance des autres et de l'extérieur pour avoir de la valeur. Donc voilà, le besoin de reconnaissance, ça va être ça, et c'est quelque chose qu'on a tous, parce que c'est un besoin qui est humain. Mais quand on va justement le rechercher à outrance à l'extérieur, ça peut être quelque chose qui peut être un frein. Quand je dis ça, je vous donne par exemple un exemple de ce besoin de reconnaissance qu'on va chercher, mais qui ne va jamais être suffisant, c'est que lorsqu'on va par exemple nous faire un compliment, qu'on va nous remercier, qu'on va... Nous dire bravo, ça va nous faire plaisir sur le moment. Et en fait, le manque va revenir et on va toujours en vouloir plus. Et pendant ce temps, on va donner, on va donner de son temps, de son énergie, de sa disponibilité, en espérant en fait vraiment recevoir quelque chose en retour. Mais c'est jamais suffisant. Le besoin de reconnaissance, on va par exemple le retrouver au travail. Quand par exemple, tu vas faire un super travail, que tu vas attendre que quelqu'un le remarque. Et si personne ne te dit rien... ça va peut-être te travailler toute la journée. Ou alors tu prends toujours plus de tâches, plus de travail, tu vas avoir tendance à rester tard en espérant qu'on voit enfin tes efforts. Ça, ça peut être un besoin de reconnaissance. Ça peut jouer aussi dans les relations. C'est peut-être le fait de beaucoup donner, d'être toujours disponible pour l'autre, de rendre service, de ne pas oser dire non, en espérant en fait qu'on te le rende ou qu'on t'apprécie tout simplement. Et de ressentir en fait une vraie déception quand ça ne vient pas, quand ça n'arrive pas et quand justement tu n'as pas ce retour-là. Et puis il y a aussi ce qu'on va ressentir à l'intérieur parce que cette reconnaissance-là, on peut aussi par exemple la ressentir quand on nous fait un compliment. Ça va nous faire du bien pendant une heure et on va avoir tendance à passer à autre chose ou au contraire à en redemander. Ça peut passer aussi par le fait de repasser en boucle ce que quelqu'un nous a dit ou ce qu'il ne nous a pas dit. à chercher un signe d'approbation. Ça peut être aussi le fait de réussir quelque chose et au lieu de ressentir de la joie d'avoir réussi, on va ressentir du vide, comme si on ne comptait pas et comme si cette réussite-là, on n'arrivait pas vraiment à la savourer avec nous-mêmes. Pourquoi on a du mal à la savourer ? Eh bien parce que c'est jamais assez. C'est jamais assez bien, c'est jamais assez reconnu. Tu vas te comparer ou tu vas te dévaloriser dès que le regard de l'autre va manquer. Et si vous vous reconnaissez d'ailleurs dans ces exemples-là, il n'y a aucune honte à avoir, ce sont des signaux, ce ne sont pas des défauts. Et on va justement aller voir d'où ils viennent. Quand on est enfant, on va se construire dans le regard des adultes qui vont nous entourer. Et si on se sent justement vu, si on se sent entendu, si on se sent accueilli tel que l'on est, on va intégrer petit à petit qu'on a de la valeur. Simplement parce qu'on est... ici, qu'on est présent et qu'on est ce que l'on est. Mais quand justement notre regard va être absent, il va être distrait ou il va être conditionnel, eh bien on va s'adapter. On va comprendre qu'il faut être sage, qu'il faut être performant, qu'il faut être utile, qu'il faut être peut-être discret ou même serviable pour être aimé. Et justement cet enfant quand il va devenir adulte, eh bien c'est ça qui va sans le savoir créer en fait une confusion sa valeur et avec ce que les autres lui renvoient. En fait, ce qui est important de comprendre, c'est que ces façons de faire ne sont pas des défauts, c'était des stratégies intelligentes qui nous ont aidé à nous adapter. Simplement, on les garde parfois bien après qu'elles ont cessé d'être utiles et surtout, on ne sait pas vraiment comment s'en libérer. Je vais vous parler maintenant d'un mécanisme que j'ai justement repéré chez moi et qui m'a beaucoup interpellée. En fait, j'ai tendance à m'enflammer pour des passions. à m'investir à fond dans certaines choses avec beaucoup d'enthousiasme. Et puis au bout d'un moment, en fait, dans certains temps, moments, ça retombe et je passe très vite à autre chose. Et en fait, je me lasse surtout très vite des choses. J'ai vraiment commencé à faire un lien avec ce besoin de reconnaissance que j'attendais et cette déception qui arrivait forcément. Parce que tout ce que j'attendais qu'on m'apporte, tout ce besoin de reconnaissance n'arrive... jamais, ou du moins arrive, mais jamais à la hauteur de ce que je m'étais imaginée. En fait, ce qui m'a vraiment permise de réfléchir un petit peu sur tout ça, c'est le fait d'avoir eu une discussion avec une personne qui m'a ouvert les yeux, je dirais, sur des comportements et des mécanismes que j'avais, que je n'arrivais pas trop à comprendre. Et en fait, cette personne m'a expliqué que cette reconnaissance qu'on cherche à travers les autres, un manque qui va dater de l'enfance, il n'y a aucune reconnaissance extérieure qui va suffire pour nous combler et pour combler ce besoin-là qu'on va rechercher. Et surtout, ce qui m'a vraiment marquée, c'est qu'en fait, cette personne m'a expliqué que ce besoin de reconnaissance, en fait, dans l'enfance, si on le recherche à la même hauteur que ce dont on a manqué, c'est qu'on va être à la recherche de quelque chose qu'on a pas. jamais vraiment ressenti à l'intérieur de nous. Et ça, ça m'a vraiment fait quelque chose quand elle m'a expliqué ça parce que je me suis vraiment rendue compte que j'étais à la recherche de quelque chose que je n'aurais finalement jamais. Parce que je recherche une sensation, je recherche le besoin d'être vue, d'être reconnue, d'être aimée, alors que ce besoin-là, du moins cette sensation-là, je ne l'ai jamais vécue. Et j'ai trouvé ça vraiment très fort quand cette personne m'a expliqué ça, parce qu'en fait ça m'a apporté une autre perception de voir les choses, et surtout de vraiment se concentrer sur le fait de s'apporter cette reconnaissance-là, et d'arrêter de la chercher avec les autres. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce qu'en fait, ça a changé la perception que j'avais et surtout, ça m'a donné une clé, ça m'a permis d'avoir une clé pour pouvoir me libérer de schémas de répétition. Donc, si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de dire, écoutez bien parce que c'est quelque chose qui peut vraiment vous aider. Bien évidemment, je ne vais pas vous promettre une solution magique. Je pense que ce genre de besoin, il ne va pas se combler en trois jours. Mais voilà, je voulais vous donner quelques... pistes qui, je pense, peuvent vous être utiles et surtout que vous pouvez commencer à mettre en pratique si vous vous reconnaissez dans ce besoin de reconnaissance. Déjà la première chose, c'est de vous rendre compte que ce besoin de reconnaissance, il date pas d'aujourd'hui. Que lorsque vous allez vous retrouver dans une situation où vous allez attendre de la reconnaissance, c'est de vous dire que ce besoin, il est ancien. Et rien que ça, ça va vous donner déjà un choix. Vous n'allez pas être obligé de vous... vous précipiter vers l'extérieur pour vous sentir exister. Parce que voilà, ce que j'ai compris, c'est que cette reconnaissance qu'on va chercher chez les autres, c'est souvent parce qu'on a manqué de certains besoins quand on était enfant. Et c'est pour cette raison qu'une partie du chemin va consister à apprendre à se le donner à soi-même. Pas à la place des autres, bien sûr. On aura toujours besoin des autres, bien évidemment, et c'est très bien comme ça. Mais plutôt en construisant en soi une base solide. pour que le regard de l'extérieur soit un cadeau et non plus une nécessité. Le deuxième conseil, c'est d'apprendre à recevoir un compliment. Ça a l'air tout bête dit comme ça, mais on a souvent le réflexe de minimiser ce qu'on va nous dire, de minimiser les compliments. C'est vraiment de venir observer ta réaction quand quelqu'un va venir te faire un compliment parce que des fois, on va répondre automatiquement. avec des phrases comme merci, et on ne va pas forcément laisser le compliment entrer. L'exercice, ça va vraiment consister à conscientiser ce compliment et à réellement l'accueillir. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que notre cerveau est capable de modifier progressivement ses habitudes et ses associations grâce à la neuroplasticité. Autrement dit, plus on vit une expérience de manière répétée, plus justement notre cerveau va apprendre à la considérer comme familière et sécurisante. Par exemple, si on a eu l'habitude de chercher la validation extérieure et que lorsque l'on nous fait un compliment, on va le minimiser, automatiquement notre cerveau va apprendre que je ne veux pas vraiment croire les compliments qu'on me fait. Et à l'inverse, chaque fois qu'on va recevoir un compliment et qu'on va prendre le temps de l'accueillir, prendre le temps de vraiment l'intégrer, on va offrir à notre cerveau une nouvelle expérience. Et à force de répétition... et bien progressivement tu vas créer une nouvelle croyance, une nouvelle association. Comme par exemple, je peux recevoir de la reconnaissance sans en avoir besoin pour me sentir valable. Ça c'est vraiment ce que j'ai conscientisé, c'est vraiment ce que j'ai compris et je trouve que c'est hyper important de pouvoir vous le partager parce qu'on nous dit souvent qu'on doit s'apporter cette reconnaissance, qu'on ne doit pas dépendre des autres pour s'apporter mais on ne nous donne pas vraiment les clés. Et on ne nous explique pas vraiment comment faire. Il ne s'agit pas toujours de comprendre intellectuellement qu'on a de la valeur. Je pense qu'il faut aussi le vivre et répéter de nouvelles expériences pour que cette nouvelle façon de fonctionner devienne plus naturelle et surtout que notre cerveau puisse l'enregistrer et que ça puisse devenir tout simplement une normalité. Le conseil que je peux te donner aussi, si tu te reconnais dans ce besoin de reconnaissance et qu'il est très présent, c'est de te faire accompagner. Parce que quand ce besoin, justement, il est omniprésent, ça peut être lié à des croyances ou des mécanismes qui sont liés à ton passé, qui se sont construits justement à l'enfance. Et parfois, ce n'est pas évident de pouvoir conscientiser ces mécanismes seuls. Donc se faire accompagner, ça peut vraiment permettre de comprendre d'où viennent ces mécanismes, d'où vient ce besoin de mettre... en lumière les croyances qui peuvent alimenter ces comportements-là et surtout d'expérimenter progressivement une autre manière de sentir en sécurité et de reconnaître sa propre valeur personnelle. Voilà, pour terminer cet épisode, j'aimerais vous poser quelques questions si vous vous êtes reconnus dans ce que je viens de dire. C'est dans quel moment de votre vie vous vous êtes surpris à chercher de la reconnaissance ? Qu'est-ce que vous pensez ? chercher vraiment derrière ce besoin-là. C'est peut-être de prendre un moment cette semaine pour vous poser cette question sans vous juger, simplement avec curiosité. Et si cet épisode vous a parlé, vous pouvez aussi me partager en commentaire vos prises de conscience ou peut-être les choses qui ont pu résonner en vous. J'espère que cet épisode vous aura peut-être apporté des prises de conscience, peut-être vous aura permis de comprendre un petit peu mieux ce que c'est ce besoin de reconnaissance. En tout cas, merci beaucoup de votre présence. Merci pour votre écoute. Et d'ici la semaine prochaine, prenez soin de vous. Et on se retrouve mardi pour un tout nouvel épisode.